USA : Trump déclare la guerre aux ours et aux loups

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Encore un primitivisme coup d’éclat de Donald Trump.

Alors que l’ancien Président, Barack Obama, avait légiféré afin de préserver les ours et les loups en Alaska, Trump fait comme à son habitude tout le contraire en autorisant de nouveau l’abattage de ces animaux ainsi que de leur progéniture. Les chasseurs peuvent désormais tuer ces mammifères comme leurs petits par voie terrestre ou aérienne dans leur repaire et même durant leur hibernation.

L’ancien texte interdisait certaines pratiques de chasse, notamment la pose de pièges, le recours à des appâts, la chasse aérienne et l’abattage des ours, des loups ou des coyotes dans leur tanière. Cette loi concernait les 16 réserves protégées pour la faune de l’État qui s’étendent sur 300 000 km2.

Le nouveau texte a été déposé par le représentant républicain de l’Alaska, Don Young. Les élus (républicains aussi) considéraient la loi fédérale comme un empiétement sur leur juridiction. Ils estimaient que seul l’État était à même de définir la politique en la matière sur son territoire. Bénéficiant du soutien des principaux lobbies, la National Rifle Association (armes), et le Safari Club International (chasse), ce texte a été ainsi voté par la Chambre en février dernier, le Sénat fin mars, et signé par Trump en avril.

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Et bien que cette loi ait provoqué la véritable colère des associations environnementales, dont Wayne Pacelle, président de l’ONG de la protection animale The Humane Society of the United States, a déclaré sur son blog « un vote cruel et insensible », elle est officielle.

Ce texte devenu malheureusement légal, donc applicable, est non seulement un énorme retour en arrière, or surtout nous donne un aperçu de la suite de la politique Trump. Et nous ne sommes qu’en mai 2017, soit un peu plus de 4 mois depuis son investiture, mais bien loin de la fin de son mandat.

Enfin, à quand sa destitution ?

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Congo : virus Ebola

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Congo – Des personnels de santé au Liberia procèdent à l’enterrement d’une personne suspectée d’être décédée du virus Ebola en octobre 2014 – ABBAS DULLEH/AP/SIPA

Jeudi 11 mai dernier, la République Démocratique du Congo (RDC) a alerté l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’une épidémie à virus Ebola qui sévissait dans le pays.

Selon les sources de Radio France Internationale (RFI), relayées sur le site Sciences et Avenir, 9 cas suspects auraient été déclarés dès le 22 avril dernier. 3 personnes seraient dès lors décédées et 1 seul cas d’Ebola aurait été certifié par des tests réalisés dans un laboratoire national à Kinshasa. Le foyer de l’épidémie se situerait à Likasi (nord du pays) dans la province du Bas-Uélé.

Le ministère de la Santé du RDC a demandé l’aide de l’OMS afin de lutter contre ce virus mortel qui a déjà causé la mort de plus de 11 000 personnes en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016.

En rappel. Le virus Ebola a été identifié pour la première fois au RDC en 1976, le long de la rivière Ebola, proche de la zone actuellement atteinte. Sans une prise en charge rapide et efficace, ce virus est mortel dans 80 à 90% des cas. Il est surtout contagieux au moment du décès où « la charge virale contenue dans les fluides corporels est très importante. »

Néanmoins, lors de l’épidémie en Afrique de l’Ouest qui a été ainsi enrayée en 2016, un vaccin a été mis au point et testé avec une certaine réussite clinique.

My breaking news

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À défaut d’être ce papillon paré à s’envoler vers de nouveaux horizons, puisque mes ailes restent figées pour l’instant, je ne déménage pas encore !

La conjoncture actuelle étant extrêmement compliquée pour trouver un logement, digne de ce nom, le propriétaire (après maintes négociations et de nombreux bras de fer), via son agence immobilière, a concédé à une rallonge de 3 mois, avec un bail renouvelé mois par mois, me permettant de demeurer ici en attendant. J’ai donc officiellement jusqu’à la fin septembre, dernier carat, afin de pouvoir me reloger.

Entre parenthèses, bien que l’agence immobilière m’avait garanti la possibilité de résider dans les lieux jusqu’à temps que…, elle avait ceci dit omise de me donner un petit détail. Celui d’avoir malencontreusement oublié d’en parler avec le propriétaire. Je ne vous dis donc pas la tête du propriétaire lorsqu’il apprit la nouvelle.

Cela étant, j’évoquais précédemment un logement digne de ce nom. Oui digne de ce nom ! Les maisons que j’ai visitées… l’horreur ! Je n’ai jamais vu cela ailleurs ! Un seul mot me vient à l’esprit : dégueulasse ! Comment les gens peuvent faire visiter leur bien dans cet état ! Les maisons sont d’une saleté ahurissante ! Les locataires en fin de bail présents parfois dans le lieu aussi. On doit littéralement enjamber les amas de vêtements propres ou pas, je ne saurais trop dire, les jouets des gamins qui traînent partout, jusque dans les toilettes. Les moquettes (les Anglais en sont les rois, même dans la cuisine) sont tellement sales que l’on ne définit plus trop la couleur d’origine. Les murs, sans commentaires. Et même la douche qui est telle qu’un cochon n’y mettrait pas ses petits, etc.

Le plus ironique dans l’histoire, c’est le gars ou la nana de l’agence concernée venue pour la visite de la maison qui vous dit sans la moindre gêne, le grand sourire aux lèvres, que la maison bien évidemment sera nettoyée (éventuellement) avant votre emménagement si celle-ci vous convient.

Enfin l’expression à la mode, je suppose, au vu de son incessante répétition, hormis ce fameux « clean up » (nettoyer), c’est « Don’t panic ! » (Pas de panique !)

Mais bien sûr ! Pas de Panique ! Un ultime délai de 3 mois, dont 2 pendant les vacances d’été et le dernier en pleine rentrée scolaire. Sachant ça, effectivement don’t panic !

À suivre donc à la fin septembre…

En toute simplicité

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Après une période festive (pour tous ceux ou toutes celles qui ont eu la joie de célébrer la fête des mères), on ne sait toujours pas quoi manger pour permettre à son petit estomac de se reposer ou tout simplement afin de retrouver un équilibre alimentaire ?

Et souvent, on a tendance à se compliquer l’existence en cherchant partout des idées de recettes diététiques. On ouvre les livres de recettes de cuisine grand-mère pour y dégoter des astuces, on fouille dans les magazines à la mode sur le sujet dans l’espoir d’y repérer un éventuel indice. On épluche les différents sites Internet en la matière pour y dénicher la recette miracle. Ou encore, on ouvre son réfrigérateur en observant les restes afin d’y trouver de l’inspiration…

Bien sûr, on se retrouve bredouille. Alors, on se rabat sur le fameux jambon/salade ou la soupe de légumes légère.

Mais aussi, on arrive parfois lorsque l’on referme le frigo à être frappé par un éclair (non de génie) ou plutôt à avoir un déclic qui se produit.

Je vous propose donc une recette en toute simplicité, légère et naturelle.

Plat chaud/froid pour 1 personne.

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Endives aux saveurs mélangées

(260,75 kcal et moins de 10 €)

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– 240 g d’endives (2 petites) crues (48 kcal)
– 90 g de filet de colin frais entier (63 kcal)
– 30 g de bœuf séché (2 fines tranches) bresaola (48,9 kcal)
– 25 g de jambon blanc (1 tranche) fumé au feu de bois (28,25 kcal)
– 20 g de chorizo épicé (4 fines rondelles) au paprika et poivre de Cayenne (72,6 kcal)

Pas de recette végétalienne, végétarienne.

Dans une casserole d’eau portée à ébullition, cuisez les endives sur feu fort, 20 minutes, sans couvercle. Égouttez et réservez au chaud.

Dans une poêle vide, cuisez le poisson sur feu doux, 3 à 4 minutes de chaque côté, selon l’épaisseur du filet.

Sur une assiette, disposez la tranche de jambon blanc en superposant les tranches de bresaola, les rondelles de chorizo et le colin. Terminez avec l’endive entière ou coupée, selon votre préférence.

C’est prêt !

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  • Note

 – Vous pouvez cuire le poisson dans un léger fond de sauce de soja réduite en sel ou avec le jambon blanc, en y ajoutant un petit filet de jus de citron jaune ainsi qu’un tout petit peu de poivre, pour les amateurs de salé. Vous pouvez également cuire le poisson avec les rondelles de chorizo, pour les amateurs des plats épicés.

– Vous pouvez reproduire l’opération avec les endives en ajoutant un peu de gingembre frais émincé et en les faisant revenir quelques secondes dans une poêle, avec ou sans chorizo ou jambon.

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J’espère que cette recette vous plaira. Je vous retrouve lundi prochain avec une autre recette culinaire, toujours maison.

Bon appétit !

Fête des mères

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Bonne fête à toutes les mamans (françaises), en particulier à la mienne qui est au loin et à qui je pense très fort, surtout cette année. Cette année si singulière, puisque ce sera sa première fête des mères sans mon père à ses côtés.

Mais elle ne sera pas seule. Elle fêtera ce jour chez ma sœur et mon charmant beau-frère, entourée de ses deux petits-enfants. Par la même occasion, ma sœur célèbrera donc aussi ce jour.

Alors bonne fête à vous deux et toutes ! Que vous soyez proches ou loin de vos enfants ou de votre maman, le plus important c’est de garder en mémoire tous les bons souvenirs que vous avez eus avec eux, avec elle…

Bon dimanche !

Mad Men

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Loin d’être une nouvelle série, puisqu’elle a été diffusée sur la chaîne de télévision AMC entre juillet 2007 et mai 2015, elle est en tout cas une découverte personnelle sur le site Netflix.

Cette série télévisée américaine créée par Matthew Weiner se déroule dans les années 60 à New York au sein d’une agence publicitaire factice située sur Madison Avenue et décrit les mentalités sociales de cette époque aux États-Unis.

Entre fausses vérités ou vérités cachées, préjugés sociaux et états d’esprit très cloisonnés de cette période des sixties, cette série nous montre une réalité d’un univers pas si loin que cela dans le temps et qui quelque part n’a pas non plus tant évolué.

On accroche très vite à l’histoire et aux différentes vies des personnages d’une excellente crédibilité. On assiste à ce monde très machiste d’un côté et au début des combats des droits de la femme, de l’autre.

Cette série, assez simple finalement, est vraiment très bien conçue. Elle nous plonge dans une certaine profondeur de la société d’hier et nous amène à une réflexion relative sur celle d’aujourd’hui…

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Première africaine du siècle !

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Maria Borges, 24 ans, Angolaise, est en couverture du magazine ELLE, édition US, pour le numéro de mai.

C’est la première africaine du siècle à apparaître à la Une de ce magazine. Depuis 20 ans, aucune africaine n’a été en couverture de celui-ci. La dernière fut Alek Wek, Soudanaise, en 1997.

Pour ce numéro, le magazine a choisi de mettre en Une pour ses différentes éditions des visages en vogue afin de proposer de la diversité à ses lecteurs, dont Bella Hadid, Candice Huffine, Hailey Baldwin, Jasmine Tookes, Elsa Hosk et Maria Borges.

Cette dernière a ainsi commenté sur Twitter : « Très honorée d’être la première femme africaine du siècle à être en couverture de Elle US. Merci à tous pour votre soutien »

Elle a également transmis un autre message : « L’industrie de la mode est là pour tout le monde, peu importe la couleur ou l’ethnie. Quand j’étais enfant, je n’ai jamais vu quelqu’un comme moi, et maintenant les autres filles peuvent voir quelqu’un comme elles. C’est une question d’inspiration. »

Voilà une bonne nouvelle qui peut sembler être un détail, mais c’est peut-être ce genre de détail qui peut faire toute la différence. En tout cas, il apporte une lueur d’espoir et de fraîcheur en ces temps si sombres…

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La Califorctenus Cacachilensis

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Mexique – La Califorctenus Cacachilensis – CA AcademyOfSciences – Photo Twitter

ATTENTION ! Âme très sensible, s’abstenir !

À tous ceux et toutes celles qui ont une trouille bleue de ces bestioles, accrochez-vous !

Alors qu’une cinquantaine d’espèces d’araignées a été déjà découverte en Australie, une équipe de scientifiques en a déniché une autre, mais celle-là de taille.

Littéralement, la Califorctenus Cacachilensis a été trouvée en 2013 dans les grottes à Las Cacachillas au Mexique. Elle mesure 23 cm de diamètre, possède une tête et des pattes marron, dont ces dernières peuvent atteindre 10 cm chacune, deux énormes crochets et un abdomen jaune.

Bien que des chercheurs du Muséum d’histoire naturelle de San Diego (NAT) ainsi que des experts mexicains et brésiliens aient évoqué cette nouvelle espèce de la famille des Ctenidae, les scientifiques ont attesté que la Califorctenus Cacachilensis constituait à elle seule un nouveau genre, donc le Califorctenus, tel que Maria Luisa Jiménez, spécialiste du Centre de recherches biologique du nord-ouest (CIBNOR), l’a précisé : « Les araignées Califorctenus ont été analysées de manière morphologique et évolutive au microscope en les comparant aux genres décrits dans la famille des Ctenidae pour connaître le genre, l’espèce et lui donner un nom. Il a été confirmé qu’il s’agissait d’un nouveau genre endémique. »

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Mexique – La Califorctenus Cacachilensis, découverte en 2013 a un diamètre de 23 cm – RICARDO VALENZUELA/AFP

Cette araignée caverneuse vient ainsi de rejoindre les 250 araignées endémiques de la région.

Cependant, malgré sa taille flippante impressionnante, elle ne représenterait nul danger pour l’homme, comme la spécialiste l’a expliqué : « Le venin de cette araignée n’a pas encore été analysé, mais il n’est pas dangereux pour nous. Un de nos collègues a été mordu alors qu’il capturait un spécimen et jusqu’à présent, il va bien. »

De la même façon que les probabilités de se retrouver confronter à cette affreuse grosse bestiole demeurent très faibles, puisqu’elle est nocturne, rapide et peureuse, ainsi que l’a confirmé la spécialiste : « La raison pour laquelle nous n’avons pas découvert cette espèce plus tôt vient du fait qu’il s’agit d’une araignée caverneuse, la plupart des spécimens ont été recueillis dans une mine, de petites grottes et sous des camions. En plus, il s’agit d’une espèce nocturne et l’apercevoir est d’autant plus difficile qu’elle ne se déplace jamais loin de son habitat naturel et se révèle très timide. Lorsqu’elle perçoit la présence de quelque chose d’étrange elle s’enfuit et se cache. » Nous aussi !

Enfin, même si la Califorctenus Cacachilensis est presque aussi grande que le diamètre d’une assiette, elle n’est pas la plus grosse du monde. Celle qui détient jusqu’alors le record est l’araignée Goliath, une mygale vivant dans des forêts tropicales humides avec ses 30 cm d’envergure et son poids de 170 g. Elle se nourrit de lézards, de souris, voire même d’oiseaux…

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araignée Goliath

La tête dans la botte

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Bientôt le monstre de Frankenstein ne sera plus un mythe ! L’horreur fictive va peut-être devenir une réalité !

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé récemment sur son site web que la première transplantation de tête humaine aura lieu pour décembre 2017. Celle-ci sera pratiquée par son confrère chinois le Docteur Ren Xiaoping de l’Université médicale de Harbin en Chine qui devrait rendre ensuite publique la procédure à l’été 2017.

Initiateur du projet HEAVEN (head anastomosis venture) / AHBR (allogeneic head body reconstruction) qui a vu le jour lorsqu’il œuvrait à l’hôpital de Turin en Italie, le Docteur Sergio Canavero vise aujourd’hui à greffer la tête d’un patient tétraplégique sur le corps d’un donneur évidemment décédé, le but étant donc d’obtenir un patient avec une tête reconnectée à un corps fonctionnel.

Quant à la neurochirurgienne de l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas, Marike Broekman, exerçant actuellement à l’École de Médecine de Harvard aux États-Unis, et présidente du comité d’éthique de The European Association of Neurosurgical Societies (EANS), elle considère cette intervention non seulement contraire à l’éthique, mais estime aussi que le patient ne pourra pas survivre à une telle opération qui présente de trop nombreuses difficultés techniques.

Lors d’un entretien avec la Spécialiste des Neurosciences au magazine Sciences et Avenir, Elena Sender, elle a ainsi expliqué sa grande inquiétude sur cette opération et les raisons pour lesquelles une telle intervention ne serait pas envisageable actuellement :

« Je suis très inquiète. Nous ne sommes prêts ni techniquement ni psychologiquement. C’est l’un de nos sujets de préoccupation au comité d’éthique de l’EANS. Il y a beaucoup trop de questions sans réponse (technique, biologique, éthique, psychologiques, etc.) concernant la transplantation de la tête, procédure encore hautement expérimentale. La première des exigences de la recherche est d’apporter une amélioration de la santé ou des connaissances. Or, dans l’état actuel des choses, cette procédure n’améliorera pas la santé du patient car il est peu probable qu’il retrouve une fonction neurologique, ni même qu’il survive […] Par ailleurs, pensez aux organes du potentiel donneur de la transplantation corporelle, qui pourraient être plus utiles à beaucoup de patients en attente de greffes. »

À la question sur la possibilité d’une telle transplantation, elle a répondu :

« Je ne peux évidemment pas dire que c’est impossible mais il y a tellement de défis à relever […] Il faut protéger le cerveau du receveur pendant l’intervention, puis reconnecter la moelle épinière, les nerfs, les vaisseaux sanguins […] faire en sorte que le corps ne rejette pas la greffe, par de lourds traitements immunodépresseurs, sans compter la gestion des douleurs post-opératoires. De plus, il y a des défis psychologiques, éthiques, sociaux, qui requièrent de l’attention avant une telle intervention. »

Bien qu’elle estime toutefois un intérêt scientifique et médical, elle a précisé l’un des plus grands soucis techniques :

« Techniquement, c’est reconnecter la moelle épinière avec succès, pour retrouver un bon fonctionnement neurologique. Je n’ai encore pas vu de données pré-cliniques valables démontrant cela.  D’une manière générale, il devrait y avoir d’amples preuves avant une première chez l’humain. Que tous les aspects de la procédure soient étudiés, qu’il ne reste pas de questions en suspens. Or, s’il existe des données partielles, il n’existe pas d’étude complète de transplantation de tête chez les animaux avec une survie à long terme plus une normalisation de la fonction neurologique. Pour cette raison, nous avons considéré à l’EANS que la transplantation de tête était contraire à l’éthique. »

Elle a alors spécifié les problèmes majeurs liés à l’éthique :

« En effet, pour que la recherche soit éthique, il faudrait que l’intervention ait un ratio bénéfice/risque positif. Cela signifie que les risques doivent être minimisés et les avantages potentiels améliorés. Or pour le patient subissant une transplantation de tête, le risque est énorme, y compris celui de décès. Le ratio est actuellement extrêmement défavorable. Des observateurs indépendants devraient également pouvoir examiner, modifier, approuver ou annuler le protocole de recherche, tout comme détecter d’éventuel conflit d’intérêts. Dans le cas présent, l’opération aurait lieu en Chine, un pays critiqué pour sa surveillance et sa réglementation éthiques moins strictes […] Effectuer une transplantation de tête dans une région à la réglementation éthique moins rigoureuse mettra particulièrement en péril la sécurité des patients. Nous conseillons vivement que le groupe de recherche italien soumette son protocole de recherche à un Comité éthique européen. »

Elle a ensuite évoqué sa crainte vis-à-vis d’une manipulation à l’encontre des patients :

« La population étudiée (tétraplégique) étant très vulnérable, le consentement éclairé devrait être examiné à fond afin d’éviter de fausses promesses de résultats. Mais aussi pour protéger leur vie privée. Il y a eu beaucoup d’attention médiatique pour le patient qui s’était porté volontaire pour être le premier patient opéré. Sa vie privée a été compromise avant même l’inclusion officielle dans l’étude. »

Enfin, même si elle considère que cette expérimentation est irréalisable aujourd’hui, elle pense cependant qu’il est utile d’en parler :

« Il faut absolument en parler ! Les gens doivent voir en quoi c’est contraire à l’éthique et pourquoi c’est impossible, etc. Je pense que le débat permettra d’éduquer les gens ! »

Et elle a conclu en exprimant qu’elle espérait que cette expérience ne pourra se réaliser en décembre.

Nous aussi !

UK : attaque terroriste à Manchester

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Ce matin, Anglais et expatriés d’ici, nous sommes en deuil. Hier soir, à 185 km à peine de Grimsby, à Manchester, une terrible attaque terroriste s’est produite à l’issue du concert de l’artiste américaine Ariana Grande à la salle omnisports Manchester Arena.

Une épouvantable explosion a retenti dans la salle de concert provoquant 22 morts et une cinquantaine de blessés, selon les dernières estimations fournies au journal de la matinale de la station de radio Lincs FM.

L’attentat a été perpétré par un homme seul qui a déclenché une charge explosive qu’il portait sur lui, l’homme est mort sur le coup, a précisé la police.

Que dire ?

Comme le présentateur du journal qui a déclaré la gorge serrée après l’annonce de cette douloureuse nouvelle : « Désolé, je ne trouve plus de mots pour exprimer la peine causée par la terreur dans laquelle notre monde actuel est plongé. Une terreur qui devient une triste banalité de notre quotidien. »