Le Canada légalise l’usage du cannabis récréatif

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Alors que ce mercredi 17 octobre, je vous annonçais que l’Afrique du Sud avait autorisé la consommation du cannabis récréatif le mois dernier, presque jour pour jour, le soir même aux informations télévisées, nous apprenions que le Canada devenait ce mercredi le second pays au monde, 5 ans après l’Uruguay, à légaliser le cannabis récréatif. Il est de même le premier pays du G20 à avoir adopté cette réforme historique tant sollicitée dans le pays par les consommateurs que par les marchés boursiers.

La législation alloue la responsabilité d’organiser la vente aux 13 provinces avec à la clé des modalités différentes d’un endroit à l’autre.

La loi stipule qu’un adulte pourra avoir un maximum de 30 g de cannabis légal en public. Les ménages pourront faire pousser jusqu’à 4 plants de cannabis chez eux, sauf dans les provinces Québec et Manitoba où cela demeure prohibé. L’âge légal fixé pour acheter du cannabis est de 18 ans par la loi fédérale. Mais l’ensemble des provinces et territoires, à l’exception du Québec et de l’Alberta, l’ont élevé à 19 ans. Le nouveau gouvernement élu du Québec a même prévu de porter cet âge à 21 ans.

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Les provinces et territoires devront organiser la vente dans des magasins autorisés ; des magasins publics pour 6 provinces, comme au Québec, des magasins privés pour 4 autres d’entre elles, des magasins publics et privés en Colombie-Britannique. La vente en ligne est également accordée dans tout le pays. En Ontario, elle sera d’ailleurs la seule manière d’acquérir légalement la marijuana jusqu’au printemps 2019. D’ici la fin de cette année, le gouvernement canadien prévoit d’ouvrir près de 300 points de vente dans tout le pays.

Les Canadiens pourront se fournir en cannabis séché ou frais, en huile de cannabis ou en semences de source autorisée, avec lesquels ils pourront se préparer des pâtisseries, des muffins, des boissons ou autres, chez eux. D’ici l’automne 2019, le commerce de tous les produits dérivés devrait être permis. Les prix de vente varieront d’une province à l’autre. Chaque gramme sera vendu entre 6 et 10 $, auquel s’adjoindra un droit d’accise (impôt indirect perçu sur la consommation ou aussi sur le seul commerce de certains produits, notamment le tabac, l’alcool, le pétrole et ses dérivés) d’1 $ canadien, soit 0,66 €, avec une répartition d’1/4 pour l’État fédéral et le reste pour les provinces. S’y ajouteront les taxes à la consommation fédérales et provinciales, représentant un total d’environ 10 à 15 % selon les provinces.

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Les lieux agréés pour fumer diffèreront d’une province à l’autre, d’une ville à l’autre ou d’un arrondissement à l’autre. Dans certaines provinces, comme au Nouveau-Brunswick ou à Terre-Neuve, les consommateurs ne pourront fumer que chez eux. D’autres, dont le Québec, ne l’interdiront uniquement qu’aux endroits où la cigarette y est déjà exclue ; les bars, restaurants, établissements scolaires, aires de jeu. Des villes québécoises tiendront à être plus restrictives en interdisant de fumer dans l’ensemble de l’espace public.

Les licences de production seront octroyées par le ministère de la Santé, qui en a délivré à ce jour à près de 120 sociétés. Les principales sociétés inscrites en Bourse produisent déjà du cannabis à usage thérapeutique, toléré depuis 2001. Des centaines de demandes de licences supplétives sont actuellement à l’étude.

Le Canada a décidé cette réforme en vue de contrecarrer le marché noir, voire d’y mettre définitivement un terme.

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Lumières de glace

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Photo Timmy Joe Elzinga

Les « colonnes de lumière » ou « light pillars » sont un phénomène optique qui survient par grand froid en présence d’une source lumineuse au crépuscule ou la nuit. On les observe particulièrement au Canada et dans les États Nord américains. Il s’agit de photométéore s’apparentant d’ailleurs à l’arc-en-ciel.

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Ce phénomène est lié aux cristaux de glace en suspension dans l’air par temps très froid, appelés « poudrin de glace » en météorologie. Au Canada, la température peut avoisiner les – 18°C dans certaines régions. Par temps dégagé avec des conditions atmosphériques sans turbulences, les cristaux de glace dans l’air s’alignent à l’horizontale pour ensuite former un empilement vertical. Se comportant comme des miroirs horizontaux, ils réfléchissent alors massivement la lumière.

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La source lumineuse est issue du soleil ou de la lune, lorsque ces astres sont bas sur l’horizon. Mais elle peut provenir aussi de la « pollution lumineuse », phares de voitures, éclairage urbain, etc., présente la nuit dans les lieux habités par l’Homme. Ceci dit les colonnes multicolores se manifestant naturellement restent les plus impressionnantes visuellement.

Bon dimanche !

ALIAS GRACE

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Série canadienne créée par Sarah Polley et dirigée par Mary Harron. Basée sur le roman primé de Margaret Atwood du même nom ALIAS GRACE s’inspirant d’une histoire vraie, cette série en six épisodes vient de sortir sur Netflix.

Grace Marks alias Mary Whitney, une jeune immigrante irlandaise pauvre et domestique au Canada, fut reconnue coupable avec James Mc Dermott, l’homme d’écurie de la ferme, des meurtres de leur employeur Thomas Kinnear et sa gouvernante Nancy Montgomery en 1843. James Mc Dermott fut pendu tandis que Grace Marks fut condamnée à la prison à vie puis libérée 30 ans plus tard. Elle devint l’une des femmes les plus énigmatiques et tristement célèbre des années 1840 au Canada pour son rôle supposé dans ce double meurtre qui défraya la chronique. Sa condamnation fut très controversée et suscita de nombreux débats sur sa réelle implication dans les meurtres ou sur le simple fait qu’elle eût été utilisée comme accessoire en tant que complice inconsciente.

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Cette série intitulée aussi Captive porte très bien pour le coup sa seconde appellation car elle est vraiment captivante. Mêlant à la fois l’univers paranormal de Stephen King avec celui de la psychologie et de la spiritualité, cette série nous envoûte du début jusqu’à la fin. Le personnage principal de Grace Marks excellemment interprété par Sarah Gardon ainsi que le rôle du Dr Simon Jordan joué par Edward Holcroft sont saisissants de vérité.

Le côté quelque peu « supranaturel » est apporté de manière très intelligente à cette série. Et en présentation de chacun des épisodes, l’on peut lire une citation d’un auteur célèbre correspondant au sujet traité dans l’épisode.

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Chaque épisode durant environ 45 minutes passe à une vitesse incroyable. On commence à regarder, on se laisse prendre par l’intrigue, on veut connaître Grace et son histoire qui nous paraissent tout autant mystérieuses que perturbantes.

En une soirée, on enchaîne les épisodes et l’on reste sur la question qui n’a toujours pas trouvé de réponse à ce jour : Est-elle coupable ou innocente ?

Je vous conseille vivement de découvrir ce véritable chef d’œuvre cinématographique canadien qui nous prouve une fois de plus que les Américains ne semblent plus les seuls maîtres en la matière…

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BETWEEN

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Comme Chloé l’a si bien évoqué avec humour sur son blog Brussels around the world, la jeune génération, voire la très jeune, est préférée des réalisateurs qui la mettent en avant dans les nouvelles séries ou nouveaux films qui paraissent aujourd’hui.

Alors que certaines mamans ont leur ado atteint du syndrome de la « téléphonitite » aiguë ou grave, le cinéma, lui, semblerait être plongé dans un bain de jouvence.

La preuve avec cette nouvelle découverte sur le site Netflix, la série télévisée canadienne BETWEEN créée par Michael McGowan.

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La ville de Pretty Lake dans l’Indiana aux États-Unis est touchée par un mystérieux virus qui tue tous les habitants sauf ceux étant âgés de moins de 22 ans. Le gouvernement met alors la ville en quarantaine afin d’éviter la propagation du virus, laissant les survivants à leur sort…

Bien que je rejoigne l’avis de cette blogueuse sur le point du surréalisme qu’un jeune ado devienne subitement un adulte réfléchi parce qu’il vient d’acquérir des supers pouvoirs ou pas, cette série ne comporte ni supers héros ni personnes vraiment responsables. Au contraire, sur la même lignée que la série Under the Dome, moins la partie surnaturelle, cette série montre une certaine réalité qui pourrait être dans ce genre de situation ; une petite ville où ses jeunes résidents livrés à eux-mêmes agiraient pour survivre ou tenter de fuir. Sans grande expérience, ni maturité, certains se laissent envahir par la panique, d’autres règlent leurs comptes et les conflits entre eux se réveillent.

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L’histoire est intéressante, comme l’intrigue, le scénario tient la route et les personnages sont crédibles. Il n’y a pas d’incohérence flagrante. Seul petit bémol, quelques lenteurs.

En résumé, je vous invite à découvrir cette série.

Polémique autour de l’oléoduc entre les États-Unis et le Canada

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Le projet Keystone XL se chiffrant à 3,8 milliards $ qui doit relier l’Amérique du Nord sur 1 900 km (dont 1 400 km aux États-Unis) et le Canada soulève la polémique au niveau de sa construction depuis la présentation de sa première demande datant d’il y a 10 ans. De nombreux écologistes et des tribus Sioux ont mené une longue lutte afin d’empêcher l’exécution de ce projet.

Cet oléoduc permettra l’acheminement du pétrole canadien extrait des sables bitumeux de l’Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800 000 barils par jour. Bien que sa plus importante portion soit déjà construite, son utilité ainsi que ses risques potentiels sur l’environnement et le changement climatique demeurent des sujets de débat.

En novembre 2015, Barack Obama avait posé son veto en bloquant la construction de la structure compte tenu du débat sur le réchauffement climatique ainsi que les problèmes environnementaux que pourrait provoquer cet oléoduc. Mais le 24 mars 2017, Donald Trump a donné son feu vert à la continuité des travaux.

En 2016, la tribu Sioux de Standing Rock et des groupes écologistes suivis de milliers d’autres manifestants ont tenté de stopper la réalisation d’un tronçon pendant plusieurs mois. Selon les Amérindiens, ce tronçon traverserait non seulement des sites sacrés, mais menacerait aussi leurs sources d’eau potable.

En solidarité, le 10 mars 2017, des manifestants à Portland (Oregon) se sont réunis contre la construction du Dakota Access Pipeline (société Dakota Access basée au Texas).

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Le Dakota Access Pipeline avec la réserve indienne de Standing Rock en orange

Le Dakota Access Pipeline transporte le pétrole du Dakota du Nord (l’un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste des États-Unis) vers un centre de distribution dans l’Illinois. Et malgré qu’il soit de nouveau actif, l’avenir de ce projet reste au centre d’une bataille judiciaire.

Le 22 août 2017, l’exploitant de cet oléoduc américain a entrepris des poursuites judiciaires à l’encontre de plusieurs groupes de défense de l’environnement, les accusant d’incitation à la violence. Ce dernier a avancé l’argument que les ONG avaient lancé de fausses accusations lorsqu’elles avaient notamment déclaré que les tribus installées sur le tracé du projet n’avaient pas été suffisamment consultées par lui. La partie plaignante a d’ailleurs déclaré : « Les groupes de défense de l’environnement fabriquent des arguments sensationnalistes et grossièrement manipulés visant uniquement à se maintenir et à s’enrichir à travers des dons. »

Pour la défense, Greenpeace a mis en cause le cabinet Kasowitz Benson Torres LLP engagé par l’exploitant, dont l’un des fondateurs est également l’avocat de longue date de Donald Trump. Tom Wetterer, l’avocat de l’ONG, a précisé : « C’est la deuxième année de suite que l’avocat préféré de Donald Trump au cabinet juridique Kasowitz lance des poursuites sans fondements contre Greenpeace […] La plainte ne fait que répéter des accusations fallacieuses. »

Enfin, le groupe Energy Transfer Partners (filiale de la société Dakota Access) a accusé Greenpeace et d’autres ONG de racket, diffamation et d’incitation à un type de violence qu’il a qualifié même d’ « écoterrorisme » concernant les actions menées envers le Dakota Access Pipeline. Ce à quoi Greenpeace a vivement répondu : « c’est du harcèlement de la part d’intimidateurs ».

Anne with an « E »

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Cette série apparue sur Netflix s’inspire du roman datant de 1908 de L. M. Montgomery, Anne of Green Gables (Anne… la maison aux pignons verts), considéré depuis quelques décennies comme un livre pour enfants.

Anne with an_E_roman_wpElle retrace l’histoire d’une fillette orpheline prénommée Anne qui se trouve adoptée par erreur par un couple, un frère et sa sœur, désirant avoir un garçon afin de les aider à la ferme, les pignons verts, sur l’Île-du-Prince-Édouard, au Canada.

Cette jeune fille aux cheveux roux éclatants, aux taches de rousseur, aux yeux gris-verts, et maigrelette nous transporte tout au long de la série dans son univers. Débordant d’une incroyable imagination, elle transmet tout autant son optimisme à tous ceux qui croisent sa route.

Anne with an_E_affiche_wpComplexée de son aspect atypique, elle trouve le courage par son éloquence verbale tout aussi particulière d’affronter les personnes qui en terrorisent d’autres. D’une âme pure comme d’une grande maladresse, elle est attachante mais demeure désireuse en son for intérieur d’être aimée sincèrement.

Le personnage d’Anne est interprété par la jeune actrice irlandaise Amybeth McNulty, 15 ans, qui est tout simplement époustouflante.

Les dialogues sont extraordinaires. Les paysages sont magnifiques. Entre poésie, naïveté, joie et tristesse, cette série se veut être au-delà qu’une simple adaptation enfantine. Elle s’adresserait même à un public plus adulte.

Je vous invite à partir à la découverte de ce petit chef-d’œuvre cinématographique, car ainsi que l’exprime Anne avec un « E » : « si l’on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer… »

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Du sel pour éliminer les virus ?

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Ilaria Rubino (à gauche) et Choi Hyo-Jick (à droite) ont mis au point un nouveau genre de masque chirurgical

Ilaria Rubino, doctorante de l’Université Alberta au Canada, aidée de son collaborateur, Choi Hyo-Jick, a eu une idée ingénieuse, celle d’ajouter un élément naturel aux masques chirurgicaux afin d’éliminer les virus. Et nous connaissons très bien cet ingrédient. Il fait partie de notre alimentation. Il s’agit du chlorure de sodium, plus communément, le sel de table.

Détaillée dans la revue Scientific Reports, cette innovation s’avère utile en cas d’épidémie.

Dans un communiqué, Hyo-Jick Choi a ainsi expliqué : « Les masques chirurgicaux ont été initialement conçus pour protéger le porteur de gouttelettes infectieuses en milieu clinique, mais il ne contribue pas vraiment à empêcher la propagation de maladies respiratoires telles que la grippe ou encore le coronavirus MERS*. La membrane filtrante du masque ne désactive pas le virus, mais quand il est traité avec du sel, le virus perd son infectiosité dans les cinq minutes. »

Explication : Les gouttelettes générées par une toux ou un éternuement désagrègent à la base le sel. Après un temps court, l’humidité commence à s’évaporer. Durant le processus d’évaporation, les ions du sel se regroupent afin de constituer à nouveau des cristaux. Ces cristaux détruisent alors le virus.

Ce processus est bien connu des scientifiques, puisqu’il pose une véritable difficulté dans la conservation des vaccins. Car, lorsque la solution est sous sa forme liquide sèche, les cristaux qui se forment et éliminent les particules virales rendent le vaccin inefficace.

La doctorante et son équipe ont décidé de faire de ce problème un atout en ajoutant ainsi un revêtement en sel de table aux masques chirurgicaux. Ayant testé leur technique avec succès sur des souris en Corée du Sud, ils ont reçu un brevet provisoire. Grâce à cette innovation, ces masques chirurgicaux ne seraient plus à usage unique, à l’image de ceux actuellement présents sur le marché, mais pourraient donc servir plusieurs fois.

Mais avant de penser à la commercialisation, deux problèmes sont à résoudre. La couche de sel impacte sur la quantité d’air nécessaire à la respiration la rendant insuffisante. Et le revêtement du masque ne peut servir en milieux humides où celui-ci peut se dissoudre.

Enfin malgré tout, cette innovation se montre prometteuse…

*Le coronavirus MERS ou coronavirus (latin, virus à couronne) du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV pour Middle East respiratory syndrome coronavirus, auparavant NCoV pour novel coronavirus) est le nom d’un variant de coronavirus hautement pathogène découvert en 2012, provoquant en particulier un symptôme de pneumonie aiguë.

Un ministre canadien démissionne pour les droits des femmes

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Second coup de cœur, cette semaine !

Si de nombreux pays montrent de la bonne volonté pour défendre les droits des femmes afin de permettre à celles-ci d’acquérir davantage d’égalité et de respect, le Canada peut prétendre à se positionner en haut de la liste.

Ted McMeekin, ministre des Affaires municipales et du Logement de la province d’Ontario, a informé récemment, via son compte Facebook, qu’il avait démissionné de son poste afin de permettre au gouvernement d’assurer une meilleure parité en nommant davantage de femmes.

En remettant sa démission à la Première ministre, Kathleen Wynne, de cette province, la plus peuplée du pays, il lui a spécifié qu’il quitterait ses fonctions lorsque celle-ci lui aura trouvé une remplaçante. Il a ainsi expliqué dans son communiqué laisser sa place au nom de la parité, puisque seulement 25 % de femmes sont dans le cabinet de cette région.

Il a d’ailleurs déclaré : « Ma décision a été basée sur la volonté de la Première ministre d’atteindre la parité dans son nouveau cabinet. Tout comme notre Premier Ministre, je n’ai jamais eu peur de me déclarer féministe. D’ailleurs, j’ai toujours été très fier d’être membre du Caucus des femmes parlementaires et d’avoir travailler pour l’égalité. Mais parfois, le meilleur moyen pour un homme de faire progresser l’égalité des femmes est de se retirer et de faire de la place. Pour moi, ce temps est venu. »

Ted McMeekin fait effectivement référence au Premier ministre Justin Trudeau qui apporte un soutien incroyable à la cause féminine en étant très actif dans la défense des droits des femmes. Son gouvernement prouve dès lors par l’action la réciprocité de cet engagement, gouvernement qui ne se contente donc pas de s’arrêter aux mots.

Ce dernier conservera toutefois son poste de député, poste d’origine, et poursuit dans sa déclaration : « Je suis père de trois filles, toutes trois de jeunes femmes confiantes et accomplies. Elles font notre plus grand bonheur à moi et ma merveilleuse épouse. En pensant à elles, j’ai souvent rêvé du jour où la question de l’égalité des sexes ne se poserait même plus car elle serait simplement acquise. »

Cependant, il semblerait selon les rumeurs qu’il ne devait de toute manière pas faire partie du nouveau cabinet et bien que son acte soit noble, sa réelle motivation serait davantage liée à son état de santé.

Celui-ci a de fait admis que son départ était également en rapport avec des soucis de santé, mais que la parité demeurait la principale raison de sa démission.

Quoi qu’il en soit, vrai ou faux, ce ne sont pas les rumeurs qui comptent, mais les faits !

Souhaitons en tout cas que ce genre d’initiative puisse devenir viral pour se répandre telle une épidémie qui traverserait les frontières jusque chez nous…

« Ocumetics Bionic Lens »

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L’entreprise Ocumetics Technology Corp, dirigée par l’optométriste Dareth Webb et localisée en Colombie-Britannique (province du Canada située sur la côte Ouest, bordée à l’est par la province de l’Alberta, au nord par le territoire du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest et qui partage également une frontière avec les États de l’Alaska, Washington, l’Idaho et du Montana aux États-Unis), a développé des lentilles de contact bioniques, « Ocumetics Bionic Lens », afin de corriger les troubles de la vue, et plus, rendre la vision plus performante.

L’innovation de ce produit est le résultat de huit années de recherches menées au sein du laboratoire de l’entreprise. Au courant du printemps 2015, la version la plus aboutie de ces lentilles a été montrée aux public et professionnels de santé.

Ces lentilles brevetées se présentent sous forme de deux petits boutons transparents qui sont destinés à être introduits à l’intérieur de chaque œil. L’opération relative à celle de la cataracte est rapide et complètement indolore. En moins de huit minutes, sans anesthésie générale, cette intervention consiste à remplacer le cristallin détérioré par l’une de ces petites prothèses ; la lentille est roulée sur elle-même puis injectée dans l’œil à l’aide d’une seringue remplie de sérum physiologique. Seule condition requise pour accéder à cette opération est d’être âgé de 25 ans minimum, âge auquel la structure de l’œil est censée être totalement formée.

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Ces lentilles permettent en un court instant de retrouver entièrement la vue, qu’importe le trouble initial. Mais pas seulement, car Dareth Webb promet plus qu’une vue nettement améliorée, une vue plus que parfaite : « Si vous pouvez lire l’heure sur une pendule à une distance de trois mètres, vous pourrez voir jusqu’à neuf mètres avec la lentille bionique », a-t-il affirmé à Canadian Press.

Bien que le fonctionnement des lentilles n’ait pas été encore détaillé, l’entreprise garantit leur fiabilité et la sécurité qu’aucun risque ne vienne perturber la structure même de l’œil. Pour le moment, l’équipe de développement mène une série d’essais cliniques nécessaires avant leur mise en vente. Et si les tests se montrent concluants, les « Ocumetics Bionic Lens »  devraient être disponibles dès 2017 au Canada.

Voir la vie grâce à la science

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Kathy Beitz voit son fils pour la première fois

Grâce aux lunettes électroniques eSight Glasses, prêtées par le fabricant canadien, Kathy Beitz, une jeune américaine atteinte de la maladie de Stargardt conduisant à une perte inévitable de la vue a pu voir son petit garçon quelques heures après son accouchement.

Aujourd’hui, la technologie de ces lunettes est la seule viable permettant aux aveugles de voir. Or, très peu d’aveugles en sont équipés car le prix de ces lunettes s’élèvent à 15 000 dollars.

La sœur de la maman, Yvonne Felix, elle-même aveugle à cause de la même maladie et bénéficiaire de ces lunettes, qui a dû travailler très dur pour se payer un modèle, a lancé un mouvement par le slogan « # MakeBlindnessHistory » afin de permettre à plus d’aveugles de bénéficier de cette technologie.

Quel plus beau rôle la science puisse-t-elle jouer que celui d’offrir à une jeune maman aveugle la possibilité de voir son enfant à peine arrivé au monde ?

Si les têtes pensantes donnaient davantage de subventions à la science pour la vie plutôt qu’à celle consacrée à l’armement pour tuer, les innovations comme celles-ci coûteraient beaucoup moins chères à ces personnes dans le réel besoin et le monde s’en porterait peut-être mieux !