« Woman »

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Le 4 mars prochain sort au cinéma le film Woman. Un documentaire profond qui plonge au cœur de l’univers des femmes. Avec subtilité, ce documentaire donne une vision de ce qu’être une femme dans le monde d’aujourd’hui.

Durant 4 ans, à travers 50 pays, la journaliste Anastasia Mikova et le photographe Yann-Arthus Bertrand ont réalisé des interviews de 2000 femmes résultant d’un film émouvant et juste.

Regarder le monde avec les yeux d’une femme.

« Quand on a démarré, je me suis demandé en tant que femme s’il y avait quelque chose qui nous unissait toutes, au-delà des frontières et des langues. L’idée, c’était d’avoir ce mélange de sujets très universels, qui touchent toutes les femmes et où chacune d’entre nous aurait quelque chose à raconter […] Yann en tant qu’activiste était beaucoup sur la dénonciation des injustices que les femmes subissent, qui sont encore très nombreuses. Pour moi, au départ, il fallait aller plus loin, plus vaste, que ce soit un projet plus profond. Pour cela, il fallait donc qu’on montre des choses beaucoup plus intimes, personnelles : le rapport au corps, les règles, la sexualité », déclare Anastasia Mikova.

« Il y a des sujets que je voulais faire qui n’ont pas marché, par exemple le divorce en Israël. Là-bas si tu veux divorcer il faut que le mari soit d’accord. Mais une fois là-bas on n’a pas trouvé la bonne personne pour en parler », raconte Yann-Arthus Bertrand. « Pour ce film, c’était normal qu’il y ait des femmes au gouvernail, il n’y avait que des femmes qui pouvaient poser les questions. Mais ça je l’avais compris depuis le départ », ajoute Yann-Arthus Bertrand.

« Il y a un effet miroir très fort, où toutes les femmes se reconnaissent dans ces histoires alors que très souvent cela n’a rien à voir avec notre vie. Pourtant d’une façon ou d’une autre, on se sent connecté à toutes ces femmes au bout du monde. Les journalistes avec qui on a travaillé m’ont dit exactement la même chose, qu’elles ont ressenti ce lien invisible avec des femmes de l’autre bout du monde qui n’ont rien à voir avec notre vie. Quand on parle de sororité, c’est peut-être le mot qui peut exprimer ça le mieux, c’est difficile de l’exprimer avec des mots, c’est au niveau des émotions et des sensations que ça se passe », précise la journaliste.

« Tous les hommes qui ont vu le film ont dit qu’ils ont pris une claque et découvert énormément de choses ! », note le photographe.

Certains passages évoquent des réalités plus dures, comme l’excision, le viol de guerre, les violences conjugales. Mais les femmes ne sont jamais présentées en victimes.

« Une femme qui a vécu des violences, c’est aussi une mère, c’est aussi une femme qui travaille, qui a une sexualité… Elles aussi étaient très heureuses car elles ne se sentaient pas enfermées dans des cases pour une fois. Elles sentaient qu’on était là pour elles dans leur intégralité et pas pour un sujet en particulier. D’ailleurs, il y a beaucoup de femmes qu’on est venu interviewer sur un sujet et qui sont dans le film avec complètement autre chose, et je trouve ça génial », explique Anastasia.

Dans Woman, il ne s’agit pas de la femme mais d’une diversité d’expériences des femmes en tant qu’être. Le A du titre transformé en E signifie women are a woman, chacune avec son histoire singulière et universelle à la fois.

Ce documentaire a été réalisé avec l’aide d’ONG locales afin de recueillir les paroles de ces femmes ainsi que garder un contact avec elles afin qu’elles soient à l’aise avec leur image publique.

Mais c’est aussi le film des ONG qui ont permis de mettre en lumière les témoignages qui sont de réelles célébrations des femmes.

Les recettes engendrées par le film, préalablement financé par des partenaires, iront à l’association WOMAN(S) créé par Yann-Arthus Bertrand et Anastasia Mikova. Woman On Media And News School forme des femmes du monde entier aux métiers des médias. Un livre accompagne également la sortie du film, afin de pouvoir retrouver toutes ces femmes interviewées, en plus d’articles et de témoignages qui éclairent la situation des femmes dans les différents pays du globe.

« WOMAN est un projet mondial qui donne la parole à 2 000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle n’empêche pas le film d’offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l’humanité.
Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage et l’indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.
À travers ce film, vous découvrirez la parole des femmes comme vous ne l’aviez jamais entendue auparavant. » Allociné.

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« Danemark : dérives extrémistes au pays de la tolérance »

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Ce 23 février sur la chaîne de télévision M6 l’émission Enquête exclusive, présentée par Bernard de la Villardière, a proposé un reportage : « Danemark : dérives extrémistes au pays de la tolérance ».

Le Danemark a été élu le pays le plus heureux du monde par l’ONU en 2019. Ce petit pays de 6 millions d’habitants s’est érigé en modèle par ses aides sociales, ses libertés, ses fêtes débridées, son ouverture aux minorités et son sens de l’accueil auprès des communautés étrangères. Sa capitale Copenhague est l’une des villes les plus agréables à vivre.

Mais aujourd’hui ce modèle semble être à bout de souffle. L’affaire des caricatures de Mahomet, publiées par un journal danois en 2005, avait déjà mis le feu aux poudres dans de nombreux pays arabes. Ces dernières années, l’afflux d’immigrants venus du Proche et Moyen-Orient a braqué une partie de la population danoise. Certaines communautés, qui auparavant vivaient bien ensemble, se provoquent et s’affrontent ouvertement.

Sous l’influence d’une extrême droite aux discours plus que provocateurs, voire haineux et discriminatoires, le gouvernement et le Parlement ont durci la législation. Des lois sévères et répressives ont été votées pour condamner tous ceux qui n’adhèrent pas au pacte social danois, dont la principale cible est les communautés immigrées.

Baisse des allocations pour les réfugiés, peines de prison doublées pour les étrangers, multiplication des camps de rétention pour les migrants, où les familles sont parfois confinées en semi-détention durant plusieurs années. L’État a même annoncé la création d’une prison pour les étrangers indésirables. Sur une île située en mer Baltique, la prison Lindholm est déjà comparée à un camp de concentration. Le projet fait scandale bien au-delà des frontières du Danemark.

Des quartiers hippies aux fêtes les plus délirantes, des cités HLM aux centres de rétention pour réfugiés, Enquête exclusive s’est penchée sur un modèle danois victime de ses paradoxes.

À découvrir ou revoir sur 6play.

« Royaume du Bhoutan : la dictature du bonheur »

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Du 26 janvier au 2 février, le Groupe M6 a lancé sur l’ensemble de ses antennes média (TV, radio, numérique) la « semaine green », un dispositif éditorial inédit sur le thème de l’environnement, une programmation thématique autour des enjeux environnementaux.

Pour clôturer cette semaine verte, ce dimanche 2 février, sur la chaîne de télévision M6, le magazine Enquête exclusive, présenté par Bernard de la Villardière, a présenté son reportage « Royaume du Bhoutan : la dictature du bonheur ».

Pays d’Asie du Sud sans accès à la mer, le Royaume du Bhoutan est situé dans l’Est de la chaîne de l’Himalaya, enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest sud-ouest, avec laquelle il partage 605 km de frontières terrestres, et la Chine (région autonome du Tibet) au nord et à l’ouest nord-ouest avec 470 km de frontières. Plus à l’ouest, il est séparé du Népal par l’État indien du Sikkim, et plus au sud, il est séparé du Bangladesh par les États indiens d’Assam et du Bengale-Occidental. Sa capitale et plus grande ville est Thimphou.

Ce petit royaume coupé du monde, ainsi niché aux pieds de l’Himalaya, est réputé pour sa vision du bonheur. D’ailleurs, il n’évoque pas le PIB, mais le BNB, le Bonheur National Brut. Un concept surprenant, inscrit même dans sa constitution. Il donne la priorité à la conservation de ses traditions culturelles, à l’agriculture biologique et la fierté d’être un habitant du pays. Ce royaume bouddhiste est tout autant réputé pour ses monastères, ses forteresses (dzongs) et ses paysages spectaculaires. Plaines subtropicales, montagnes et vallées escarpées s’y croisent. Le Chomolarhi, culminant à 7 326 m, l’un des sommets de l’Himalaya, est situé sur la frontière entre le Bhoutan et la Chine. La rivière Ha Chhu prend sa source à la base de ce sommet. Le monastère de Taktshang, appelé aussi la Tanière du Tigre, est accroché à une falaise qui surplombe la vallée boisée de Paro située au Bhoutan.

Pays le plus écologique du monde, il est le seul à afficher un bilan carbone négatif. 70% du territoire est recouvert de forêts et de parcs nationaux où la faune sauvage prospère en toute liberté. Des tigres dans les forêts tropicales et des ours bruns s’y rencontrent sur les cimes himalayennes.

Mais derrière cette image idyllique, se cachent bien d’autres réalités. Il est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il n’a accédé à la télévision qu’il y a 10 ans. La vente de cigarettes et d’alcool est interdite la plupart des jours de semaine. Le bouddhisme est la seule religion d’État instaurée par la dynastie Wangchuck qui dirige le pays depuis plus d’un siècle. Les monastères sont pour beaucoup une alternative à la prison. Thinley, un ancien dealer de drogue, a d’ailleurs décidé de devenir moine pour éviter la prison.

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Depuis son ouverture à Internet, une nouvelle jeunesse s’émancipe dans la capitale. Novin, 25 ans, est guide touristique et membre du seul groupe de heavy metal du pays. Habillé trash le week-end, il porte son habit traditionnel et obligatoire en semaine.

Grace, une jeune chef ayant ouvert un restaurant bio dans la capitale, a cassé les codes d’une société encore très conservatrice. Ayant osé divorcé d’un mari violent, elle a créé son affaire toute seule. Elle y emploie ses deux sœurs et fait vivre également sa mère, une paysanne restée cultiver ses champs la campagne, à qui elle achète ses légumes. Le vendredi soir, elle sort dans l’un des rares night clubs de la ville où se produit Delchen, le seul transsexuel du pays.

Le Bhoutan s’ouvre et mise sur un tourisme haut de gamme. Stars hollywoodiennes et milliardaires s’y rendent afin de soigner leur karma. La capitale Thimphou est en plein essor économique et immobilier. Une croissance et un bonheur qui se construisent sur le dos d’une main d’œuvre bon marché venue d’Inde. L’équipe d’Enquête Exclusive a suivi le chantier d’une route à près de 3 000 m d’altitude où les ouvriers y travaillent dans le risque pour un salaire dérisoire.

Longtemps vivant en autarcie, le pays doit son ouverture au nouveau roi du Bhoutan, Jigme Khesar Wangchuck, né le 21 février 1980, 5e monarque de la dynastie Wangchuck. Officiellement couronné le 6 novembre 2008, il était à cette date le plus jeune roi au monde.

Véritable icône, élevé presque au rang d’un dieu, il est partout présent dans le pays, sur les billets de banque, à chaque coin de rue… Des photos de lui seul ou accompagné de son épouse et/ou de son enfant se vendent comme des bouchées de pain…

Ce reportage nous amène toutefois à la réflexion. Bien qu’un équilibre mesuré ne trouve pas encore sa place au Bhoutan, le concept de vie qui s’y applique, dont le gaspillage est banni, le recyclage est institué, vivre au plus proche de la nature, cultiver la terre sans utilisation de pesticides et autres, etc., nous donne une vision de vivre autrement que dans nos pays industrialisés.

Un bémol, ceci dit, doit être mis. Le Bhoutan ne vient seulement que de s’ouvrir. Il faudra donc attendre d’ici quelques années pour constater si son « modèle économique » tiendra la route, si, comme tout pays qui connaît un essor grâce à son ouverture au monde, il ne déviera pas de sa ligne directrice ?

Le droit de mourir dans la dignité

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Le dernier numéro de Dossier Tabou, diffusé sur la chaîne de télévision M6 le 22 mai dernier, présenté par Bernard de La Villardière, se consacrait au droit de mourir. Durant un an l’équipe de tournage a suivi quatre personnes souhaitant mettre volontairement fin à leurs jours. Des témoignages bouleversants qui bousculent certains a priori sur le sujet…

« Our Planet »

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Ce formidable documentaire sur Netflix révèle la beauté naturelle de Notre Planète ainsi que l’impact du changement climatique sur toutes les formes de vie qui y sont présentes.

La qualité des images est incroyable et impressionnante. Cette série documentaire parue sur le site le 5 avril dernier met en valeur un travail extraordinaire de longue haleine. Il a fallu pas moins de 4 années de prises de vue à l’aide des techniques modernes (drones, travellings, close-up) pour réaliser cet époustouflant documentaire.

Je vous invite vivement, si ce n’est déjà fait, à visionner ce documentaire en 8 épisodes aussi magnifiques les uns que les autres.

« Territoire zéro chômeur de longue durée »

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Ce dimanche 17 mars, l’émission Zone interdite sur la chaîne de télévision M6 a proposé un formidable reportage : Objectif zéro chômeur : l’incroyable histoire d’une entreprise pas comme les autres.

En 2015, né l’extraordinaire projet « territoire zéro chômeur de longue durée » ayant ainsi comme volonté de proposer un emploi en CDI à toutes les personnes au chômage depuis plus d’un an en utilisant les 18 000 € que coûtent leurs allocations à l’État.

C’est à Mauléon, dans les Deux-Sèvres, que commence cette impressionnante aventure. Une Entreprise à But d’Emploi (EBE) dont l’objectif n’est pas de générer des profits mais de créer du travail pour ceux qui en ont besoin. L’ESIAM (Entreprise Solidaire d’Initiatives et d’Actions Mauléonnaise) voit alors le jour. 67 personnes au départ sont embauchées en CDI et payées au SMIC. Parmi elles, un ancien chauffeur routier de 38 ans, père de deux petites filles, qui a perdu sa femme dans un accident de voiture et qui ne parvenait pas à retrouver un emploi à mi-temps conciliable avec ses nouvelles obligations familiales. Il est désormais le comptable de l’ESIAM. Pauline, femme de militaire et coiffeuse, qui suite à une maladie professionnelle ne pouvait plus exercer son métier. Elle s’est retrouvée au chômage à 42 ans. Malgré de nombreuses recherches actives, elle demeurait sans emploi, elle qui pensait ne jamais passer par la case « chômeuse de longue durée » et qui estimait, comme beaucoup, que si l’on veut travailler, on le peut. Aujourd’hui, elle est chargée de prospecter des nouveaux clients pour les nombreuses activités proposées par l’ESIAM. Mohamed, arrivé en France en 1973, a toujours travaillé et ne supporte pas les fainéants. Lorsqu’il s’est retrouvé sans emploi, il a vécu son chômage « comme une prison ». Son fils Adil l’a rejoint. Ils travaillent à la réfection de l’église de Mauléon. Sébastien, vivant du RSA et de l’aide de ses parents depuis trois ans, suite à un handicap aux jambes, est à la tête de la communication de l’ESIAM. De nombreux autres encore au profil similaire et bien différent ont retrouvé grâce à l’ESIAM l’espoir, la confiance en eux, le sentiment de servir à quelque chose et surtout la fin de mois difficile qui n’est plus.

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Tous les corps de métier sont représentés. Ces « chômeurs de longue durée » ont bâti cette entreprise, leur entreprise ; l’idée étant de mettre l’entreprise au service des employés et non l’inverse. Investis de tout leur cœur, de la création à l’évolution qui ne cesse de jour en jour de progresser, ces individus qui étaient cloisonnés dans l’exclusion sociale ont su prouver qu’ils ont leur place dans une société qui les a bannis.

Depuis trois ans, dix communes de France sont concernées par ce projet. « L’histoire d’un rêve collectif devenu réalité ». De 2015 jusqu’à nos jours, l’équipe de Zone Interdite a suivi cette formidable initiative qui devrait se développer. Cent-cinquante autres villes veulent prochainement faire partie de l’aventure.

Remis sur les rails de la vie active, les anciens chômeurs sont encouragés à retrouver un emploi plus classique, avec l’assurance d’être réembauchés par l’ESIAM en cas de souci. Sébastien, d’ailleurs, rêve d’ouvrir une chambre d’hôte.

Ce reportage est passionnant et très touchant. Ces personnes considérées par le système social comme devenues inemployables nous donnent une sacrée gifle, sans le vouloir, à travers leur témoignage poignant et leur parcours de vie qui nous laissent sans mot. Ils nous font prendre conscience aussi, malgré eux, qu’ils peuvent être vous, moi, n’importe qui et tout le monde.

Zone interdite fait le bilan de cette initiative et pose la question de repenser notre vision sur la manière dont notre monde professionnel actuel fonctionne. Ce système d’un genre complètement nouveau est-il la vraie solution au problème du chômage ?

Zone interdite : « Zumba, métal ou aventure : la folie des croisières à thème »

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L’équipe de l’émission Zone Interdite, diffusée ce 4 juillet sur la chaîne de télévision M6, nous emmène dans l’univers des croisières, mais pas n’importe lesquelles.

De plus en plus, les croisières se développent et deviennent une destination de choix des vacanciers. L’année dernière, c’est près de 26 millions de passagers qui ont embarqué sur un navire de croisière. Les croisiéristes ont eu alors l’idée de créer un nouveau concept, la croisière à thème.

« Zumba, métal ou aventure » sont les 3 croisières à thème auxquelles s’est intéressée Zone Interdite. Pendant 5 jours dans les Caraïbes, 3 500 fans de fitness venus du monde entier se déhanchent sur des rythmes latinos. Depuis 2016, cette croisière a tellement de succès qu’elle est renouvelée tous les ans. Au départ de Fort Lauderdale en Floride, c’est la plus grande croisière Métal au monde. Elle propose une escale sur une île paradisiaque et des concerts presque 24h/24. Plus de 3 000 amoureux de ce style de musique se retrouvent pour partager leur passion commune dans un bel esprit, et bien loin des clichés que nous pourrions avoir sur ces personnes. Et la croisière Safari en Afrique Australe, destination à la mode, sur le fleuve Zambèze, l’un des plus longs et des plus puissants au monde. À bord d’un navire flambant neuf, s’apparentant aux célèbres bateaux à roues à aubes qui existent en Louisiane, seulement 8 cabines s’y trouvent à l’intérieur. Aux antipodes des 2 autres croisières, nous partageons cette aventure avec un groupe de Français venus à la découverte de la faune sauvage. Des éléphants arrêtés en bord de rive pour s’abreuver, des hippopotames plongeant dans l’eau aux plus spectaculaires chutes d’eau du monde, les chutes Victoria avec ses 1 700 m de large, 108 m de hauteur et d’une superficie totale de plus de 8 000 ha, cette croisière offre un véritable dépaysement.

Zumba, Métal ou Safari, 3 croisières pensées, mais aussi coûteuses, pour des passionnés venus passer des vacances pas comme les autres…

« Inde : sexe et amour au pays des interdits »

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Porte de l’Inde – New Delhi

L’Inde, pays souvent au cœur de l’actualité, s’est de nouveau retrouvée sous les feux des projecteurs avec ce documentaire diffusé le 22 avril dernier sur la chaîne de télévision M6.

« Inde : sexe et amour au pays des interdits » a été ainsi le nouveau reportage de l’émission Enquête Exclusive qui nous a plongés dans les racines profondes de la culture indienne où l’amour et le sexe demeurent tabous.

Pourtant symbole de l’érotisme par son célèbre recueil le Kāmasūtra(1) et de la romance exprimée par son tout autant connu Taj Mahal(2), partie intégrante de son identité et de son patrimoine, l’Inde montre un visage bien différent dans les relations amoureuses de la vie au quotidien.

Si l’économie du pays de son côté se développe à un rythme considérable, son évolution culturelle, elle, stagne figée dans le temps par des règles et des traditions ultra strictes où la femme reste soumise à l’homme. Pays aussi de la vache sacrée, il n’affiche pas le même statut à la femme qui croupit sous le poids des traditions où son rôle ne consiste qu’à être mariée.

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Taj Mahal – Agra

S’embrasser dans la rue, se tenir la main, avoir un petit ami, plus encore, se marier par amour, sont interdits. En cause, les différentes castes au sein de la société qui existent et ne peuvent se mélanger entre elles. Un homme d’une caste supérieure ou inférieure ne peut donc épouser une femme n’appartenant pas à sa caste. Et dans une même caste, le choix des futurs époux est du ressort de leur famille. 90 % des mariages sont arrangés en Inde.

Mais également, afin de s’assurer que le futur mari est bien sous tous rapports, certaines familles vont jusqu’à faire appel aux services d’un détective privé pour enquêter sur lui. Surnommé les « Love Detective », Rajani à Mumbai (anciennement Bombay) en a fait son gagne-pain. Tout passe au peigne fin, moralité, situation financière, fréquentations, etc., aucun écart n’est toléré.

Quant à la femme choisie, si elle refuse, elle est battue, lapidée, brûlée à l’acide ou tuée, parfois même par sa propre famille. Les crimes d’honneur ont toujours cours. Maître Singh, avocat, en a fait sa spécialité. Il défend les criminels et sans aucune honte affirme sans détour devant la caméra qu’il n’hésiterait pas à tuer sa fille si elle avait une relation sexuelle avant le mariage.

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Jama Masjid – New Delhi

Or, une femme mariée n’a pas la garantie pour autant d’une sécurité. Elle peut être à tout moment répudiée par son mari sans qu’elle n’ait à dire quoi que ce soit.

En parallèle, bien que l’avortement soit interdit en Inde, il se pratique illégalement dans des cliniques privées, surtout si le futur bébé à venir est une fille. Afin de contrecarrer cette pratique, les autorités ont établi une loi de non-divulgation du sexe de l’enfant lors de l’échographie correspondant à la période de grossesse où le sexe de l’enfant peut être déterminé. Une loi qui dans les faits est un coup d’épée dans l’eau. De nombreuses filles sont abandonnées par la suite. Une Indienne y a d’ailleurs consacré sa vie. Elle a ouvert un orphelinat qui recueille ces filles délaissées parfois au plus jeune âge. L’une d’entre elles était à peine âgée de 4 ans lorsqu’elle a été retrouvée dans la rue. On estime en Inde que 63 000 femmes manqueraient au ratio homme/femme.

Il y a en plus les violences conjugales, les agressions sexuelles, les viols… qui gangrènent le pays. La plupart des femmes ne portent pas plainte, toujours par peur de représailles. Les autorités ont alors mis en place une milice composée essentiellement de femmes afin de lutter contre les harcèlements sexuels. Dans la réalité, cette police de « répression » est davantage une police des mœurs, dont les femmes se retrouvent finalement les cibles.

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Fort rouge – New Delhi

Cependant, une certaine jeunesse souhaite se libérer de ce carcan infernal du poids et de la pression sociale qu’imposent ces traditions. Certains ont décidé d’agir. L’association « Love Commandos » aide les amoureux de castes différentes à vivre leur amour et à se marier. Réfugiés dans un appartement où les couples s’entassent, ils ont fui leur famille pour échapper à leurs représailles, aux crimes d’honneur.

Dans certains quartiers aussi, des jeunes osent se prendre la main, s’enlacer et évoquer le désir. Ils vont se cacher dans des parcs comprenant des vieux édifices dans lesquels ils peuvent exprimer leurs sentiments hors des regards indiscrets.

Et quant à l’homosexualité, il est plus que tabou. Le prince Manvendra est l’un des rares Indiens à avoir assumer ouvertement son homosexualité. Il s’est même marié avec son ami américain et se bat aujourd’hui avec courage afin que la société indienne devienne plus tolérante.

Enfin, bien loin encore à ce que les braises de l’amour et du sexe puissent s’enflammer à nouveau, ces combats menés par ces quelques personnes sont porteurs d’espoir…

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Qûtb Minâr – New Delhi

(1) Le Kāmasūtra, se traduisant littéralement par « l’aphorisme du désir », est un recueil hindou traitant des activités de la « vie privée », expression actuelle utilisée pour évoquer l’intimité. Écrit par Vatsyayana entre les 6e et 7e siècles, il fait partie du Kamashastra qui symbolise les ouvrages spécialisés dans les arts amoureux et les pratiques sexuelles. Il était destiné aux classes aisées et ne contenait aucunes illustrations à l’origine. Ce ne fut qu’à partir du 16e siècle que celles-ci furent insérées dans les éditions, notamment pour celle de l’empereur moghol illettré Jalâluddin Muhammad Akbar. Traduit en anglais par Richard Francis Burton en 1876 pour la première fois, ce livre ne devint légal qu’en 1963 au Royaume-Uni. Principalement connu dans le monde pour ses 64 positions sexuelles, il ne constitue qu’1 des 7 livres de l’ouvrage original, 7 parties, 36 chapitres et 1 511 slokas, catégorie de strophe de la métrique indienne.

(2) Le Taj Mahal, signifiant en persan « le palais de la couronne », est situé à Agra, au bord de la rivière Yamuna, dans l’Uttar Pradesh, littéralement « province du Nord », situé donc dans la partie nord du pays et État le plus peuplé avec 200 millions d’habitants environ. Il est un mausolée en marbre blanc bâti par l’empereur moghol musulman Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, connue aussi sous le nom de Mumtaz Mahal, en persan « la lumière du palais », qui mourut en 1631 en donnant naissance à leur 14e enfant alors qu’elle se rendait à la campagne. Une première sépulture fut construite sur place dans le jardin Zainabad à Burhanpur, ville dans le Madhya Pradesh, « province du Centre », État donc situé au centre de l’Inde, dont sa capitale est Bhopal, et chef-lieu du district du même nom. L’édification du mausolée démarra en 1631 puis fut achevée dans sa majeure partie en 1648. L’empereur décéda en 1666 et fut inhumé auprès d’elle. Ce mausolée est un joyau de l’architecture moghole. Il combine des éléments architecturaux islamiques, iraniens, ottomans et indiens. Ustad Ahmad Lahauri fut considéré comme son principal architecte. D’origine perse, il est né à Lahore, actuel Pakistan, et issu d’une famille du Badakhshan, région à cheval sur le Tadjikistan et l’Afghanistan actuels.