Zone interdite : « Zumba, métal ou aventure : la folie des croisières à thème »

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L’équipe de l’émission Zone Interdite, diffusée ce 4 juillet sur la chaîne de télévision M6, nous emmène dans l’univers des croisières, mais pas n’importe lesquelles.

De plus en plus, les croisières se développent et deviennent une destination de choix des vacanciers. L’année dernière, c’est près de 26 millions de passagers qui ont embarqué sur un navire de croisière. Les croisiéristes ont eu alors l’idée de créer un nouveau concept, la croisière à thème.

« Zumba, métal ou aventure » sont les 3 croisières à thème auxquelles s’est intéressée Zone Interdite. Pendant 5 jours dans les Caraïbes, 3 500 fans de fitness venus du monde entier se déhanchent sur des rythmes latinos. Depuis 2016, cette croisière a tellement de succès qu’elle est renouvelée tous les ans. Au départ de Fort Lauderdale en Floride, c’est la plus grande croisière Métal au monde. Elle propose une escale sur une île paradisiaque et des concerts presque 24h/24. Plus de 3 000 amoureux de ce style de musique se retrouvent pour partager leur passion commune dans un bel esprit, et bien loin des clichés que nous pourrions avoir sur ces personnes. Et la croisière Safari en Afrique Australe, destination à la mode, sur le fleuve Zambèze, l’un des plus longs et des plus puissants au monde. À bord d’un navire flambant neuf, s’apparentant aux célèbres bateaux à roues à aubes qui existent en Louisiane, seulement 8 cabines s’y trouvent à l’intérieur. Aux antipodes des 2 autres croisières, nous partageons cette aventure avec un groupe de Français venus à la découverte de la faune sauvage. Des éléphants arrêtés en bord de rive pour s’abreuver, des hippopotames plongeant dans l’eau aux plus spectaculaires chutes d’eau du monde, les chutes Victoria avec ses 1 700 m de large, 108 m de hauteur et d’une superficie totale de plus de 8 000 ha, cette croisière offre un véritable dépaysement.

Zumba, Métal ou Safari, 3 croisières pensées, mais aussi coûteuses, pour des passionnés venus passer des vacances pas comme les autres…

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« Inde : sexe et amour au pays des interdits »

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Porte de l’Inde – New Delhi

L’Inde, pays souvent au cœur de l’actualité, s’est de nouveau retrouvée sous les feux des projecteurs avec ce documentaire diffusé le 22 avril dernier sur la chaîne de télévision M6.

« Inde : sexe et amour au pays des interdits » a été ainsi le nouveau reportage de l’émission Enquête Exclusive qui nous a plongés dans les racines profondes de la culture indienne où l’amour et le sexe demeurent tabous.

Pourtant symbole de l’érotisme par son célèbre recueil le Kāmasūtra(1) et de la romance exprimée par son tout autant connu Taj Mahal(2), partie intégrante de son identité et de son patrimoine, l’Inde montre un visage bien différent dans les relations amoureuses de la vie au quotidien.

Si l’économie du pays de son côté se développe à un rythme considérable, son évolution culturelle, elle, stagne figée dans le temps par des règles et des traditions ultra strictes où la femme reste soumise à l’homme. Pays aussi de la vache sacrée, il n’affiche pas le même statut à la femme qui croupit sous le poids des traditions où son rôle ne consiste qu’à être mariée.

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Taj Mahal – Agra

S’embrasser dans la rue, se tenir la main, avoir un petit ami, plus encore, se marier par amour, sont interdits. En cause, les différentes castes au sein de la société qui existent et ne peuvent se mélanger entre elles. Un homme d’une caste supérieure ou inférieure ne peut donc épouser une femme n’appartenant pas à sa caste. Et dans une même caste, le choix des futurs époux est du ressort de leur famille. 90 % des mariages sont arrangés en Inde.

Mais également, afin de s’assurer que le futur mari est bien sous tous rapports, certaines familles vont jusqu’à faire appel aux services d’un détective privé pour enquêter sur lui. Surnommé les « Love Detective », Rajani à Mumbai (anciennement Bombay) en a fait son gagne-pain. Tout passe au peigne fin, moralité, situation financière, fréquentations, etc., aucun écart n’est toléré.

Quant à la femme choisie, si elle refuse, elle est battue, lapidée, brûlée à l’acide ou tuée, parfois même par sa propre famille. Les crimes d’honneur ont toujours cours. Maître Singh, avocat, en a fait sa spécialité. Il défend les criminels et sans aucune honte affirme sans détour devant la caméra qu’il n’hésiterait pas à tuer sa fille si elle avait une relation sexuelle avant le mariage.

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Jama Masjid – New Delhi

Or, une femme mariée n’a pas la garantie pour autant d’une sécurité. Elle peut être à tout moment répudiée par son mari sans qu’elle n’ait à dire quoi que ce soit.

En parallèle, bien que l’avortement soit interdit en Inde, il se pratique illégalement dans des cliniques privées, surtout si le futur bébé à venir est une fille. Afin de contrecarrer cette pratique, les autorités ont établi une loi de non-divulgation du sexe de l’enfant lors de l’échographie correspondant à la période de grossesse où le sexe de l’enfant peut être déterminé. Une loi qui dans les faits est un coup d’épée dans l’eau. De nombreuses filles sont abandonnées par la suite. Une Indienne y a d’ailleurs consacré sa vie. Elle a ouvert un orphelinat qui recueille ces filles délaissées parfois au plus jeune âge. L’une d’entre elles était à peine âgée de 4 ans lorsqu’elle a été retrouvée dans la rue. On estime en Inde que 63 000 femmes manqueraient au ratio homme/femme.

Il y a en plus les violences conjugales, les agressions sexuelles, les viols… qui gangrènent le pays. La plupart des femmes ne portent pas plainte, toujours par peur de représailles. Les autorités ont alors mis en place une milice composée essentiellement de femmes afin de lutter contre les harcèlements sexuels. Dans la réalité, cette police de « répression » est davantage une police des mœurs, dont les femmes se retrouvent finalement les cibles.

Lal Qila - Red Fort in Delhi, India
Fort rouge – New Delhi

Cependant, une certaine jeunesse souhaite se libérer de ce carcan infernal du poids et de la pression sociale qu’imposent ces traditions. Certains ont décidé d’agir. L’association « Love Commandos » aide les amoureux de castes différentes à vivre leur amour et à se marier. Réfugiés dans un appartement où les couples s’entassent, ils ont fui leur famille pour échapper à leurs représailles, aux crimes d’honneur.

Dans certains quartiers aussi, des jeunes osent se prendre la main, s’enlacer et évoquer le désir. Ils vont se cacher dans des parcs comprenant des vieux édifices dans lesquels ils peuvent exprimer leurs sentiments hors des regards indiscrets.

Et quant à l’homosexualité, il est plus que tabou. Le prince Manvendra est l’un des rares Indiens à avoir assumer ouvertement son homosexualité. Il s’est même marié avec son ami américain et se bat aujourd’hui avec courage afin que la société indienne devienne plus tolérante.

Enfin, bien loin encore à ce que les braises de l’amour et du sexe puissent s’enflammer à nouveau, ces combats menés par ces quelques personnes sont porteurs d’espoir…

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Qûtb Minâr – New Delhi

(1) Le Kāmasūtra, se traduisant littéralement par « l’aphorisme du désir », est un recueil hindou traitant des activités de la « vie privée », expression actuelle utilisée pour évoquer l’intimité. Écrit par Vatsyayana entre les 6e et 7e siècles, il fait partie du Kamashastra qui symbolise les ouvrages spécialisés dans les arts amoureux et les pratiques sexuelles. Il était destiné aux classes aisées et ne contenait aucunes illustrations à l’origine. Ce ne fut qu’à partir du 16e siècle que celles-ci furent insérées dans les éditions, notamment pour celle de l’empereur moghol illettré Jalâluddin Muhammad Akbar. Traduit en anglais par Richard Francis Burton en 1876 pour la première fois, ce livre ne devint légal qu’en 1963 au Royaume-Uni. Principalement connu dans le monde pour ses 64 positions sexuelles, il ne constitue qu’1 des 7 livres de l’ouvrage original, 7 parties, 36 chapitres et 1 511 slokas, catégorie de strophe de la métrique indienne.

(2) Le Taj Mahal, signifiant en persan « le palais de la couronne », est situé à Agra, au bord de la rivière Yamuna, dans l’Uttar Pradesh, littéralement « province du Nord », situé donc dans la partie nord du pays et État le plus peuplé avec 200 millions d’habitants environ. Il est un mausolée en marbre blanc bâti par l’empereur moghol musulman Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, connue aussi sous le nom de Mumtaz Mahal, en persan « la lumière du palais », qui mourut en 1631 en donnant naissance à leur 14e enfant alors qu’elle se rendait à la campagne. Une première sépulture fut construite sur place dans le jardin Zainabad à Burhanpur, ville dans le Madhya Pradesh, « province du Centre », État donc situé au centre de l’Inde, dont sa capitale est Bhopal, et chef-lieu du district du même nom. L’édification du mausolée démarra en 1631 puis fut achevée dans sa majeure partie en 1648. L’empereur décéda en 1666 et fut inhumé auprès d’elle. Ce mausolée est un joyau de l’architecture moghole. Il combine des éléments architecturaux islamiques, iraniens, ottomans et indiens. Ustad Ahmad Lahauri fut considéré comme son principal architecte. D’origine perse, il est né à Lahore, actuel Pakistan, et issu d’une famille du Badakhshan, région à cheval sur le Tadjikistan et l’Afghanistan actuels.