Arabie Saoudite : quand l’ONU dérape !

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Incroyable ! L’Arabie saoudite a été élue en septembre dernier par le Conseil économique et social de l’ONU à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) !

Ce pays est devenu ainsi le 46e membre de cette commission et aura notamment comme mission de défendre l’égalité homme/femme de 2018 à 2022.

Un pays dans lequel la Charia est appliquée, où les femmes sont mises au rang d’esclaves, n’ont pas le droit de conduire, de voyager sans autorisation de leur tuteur (père, mari, frère, oncle…), sont contraintes de porter le voile, voire la burka dans plusieurs régions, etc.

Selon le directeur général de UNWatch, ONG de défense des droits de l’Homme à Genève, Hillel Neuer, cette décision est « absurde ».

De son côté, l’Arabie saoudite a assuré qu’elle appliquera les principes de la Commission de la condition de la femme, puisque « la Charia garantit l’égalité des sexes ».

Rapporté par le journal britannique The Independent, l’Arabie saoudite aurait tenu une réunion sur ce sujet pour la première fois en mars dernier. 13 hommes auraient été alors présents sur scène, mais aucune femme, celles-ci devant restées cloîtrées dans une pièce à part afin de ne pas contrarier la règle interdisant la mixité.

De nombreux internautes sur Twitter sont allés de leur commentaire face à cette élection aberrante, notamment celui de Hillel Neuer qui de manière humoristique a résumé avec justesse cette nomination :

« Élire l’Arabie saoudite à la protection des droits des femmes, c’est comme nommer un pyromane chef des pompiers »

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Un homme pour les femmes

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Farhan Akhtar

L’Indien Farhan Akhtar, 41 ans, acteur, producteur, réalisateur, chanteur et présentateur télé est devenu en novembre dernier le premier homme à accéder au titre d’ambassadeur de bonne volonté pour l’Asie du Sud d’ONU Femmes.

Depuis novembre 2013, cet homme combat pour les femmes suite au viol et au meurtre d’une avocate qu’il connaissait. Révolté par cet évènement, il crée à cette même date le mouvement MARD, « Men Against Rape and Discrimination », sur les réseaux sociaux afin de changer le comportement masculin par rapport à la gent féminine. Il a également collaboré avec Magic Bus, une organisation qui lutte pour l’éducation des jeunes en Inde.

Profitant de sa nouvelle fonction, il a lancé au début de ce mois-ci depuis son compte Twitter #AskFarhan par lequel il invite les internautes à un échange avec lui sur la notion d’égalité des sexes.

Lors de sa nomination, il a déclaré : « Par l’intermédiaire de ce nouveau partenariat, je souhaite appeler tous les hommes et tous les garçons à devenir les catalyseurs du changement et, grâce à nos actions, à créer un système de valeur pour mettre fin à la disparité entre les sexes. »

Et au cours d’une interview pour Bollywood Hungama, il a déclaré : « Chaque initiative est importante. Pas seulement les miennes mais celles de tout le monde, des institutions et des ONG qui essaient de changer les mentalités et les lois et d’aider les victimes de violences sexuelles. Nos efforts vont payer. C’est impossible que cela n’ait pas d’impact. »

De par sa nouvelle fonction d’ambassadeur, il est donc devenu le premier porte-parole masculin de la campagne de l’ONU Femmes #HeForShe qui invite les hommes à prendre position en faveur de la cause des femmes.

Un grand coup cœur pour cet homme qui montre un très bel exemple à suivre et qui nous soutient, nous les femmes, dans ce combat qui semble encore bien loin d’être terminé.

Au-delà de la terreur

Au-delà de la terreur

Le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies vient de sortir un rapport dénonçant le sort réservé aux enfants irakiens restés et vivant dans les zones contrôlées par Daech, une organisation armée salafiste djihadiste qui a proclamé le 29 juin 2014 l’instauration d’un califat sur les territoires irakiens et syriens qu’elle contrôle. Ces enfants sont utilisés comme kamikazes, qu’ils soient handicapés ou vendus par leur famille à des groupes armés.

Mais, le comble de l’horreur est qu’ils servent de boucliers humains afin de protéger les installations militaires des terroristes lors des attaques aériennes, lorsqu’ils ne sont pas forcés de travailler à des postes de contrôles ou à la fabrication de bombes pour les djihadistes ou transformés en esclaves sexuels ; violés, torturés et même exécutés.

Le comité évoque : « plusieurs cas d’exécutions de masse de garçons, ainsi que des décapitations, des crucifixions et des ensevelissements d’enfants vivants. […] Les enfants de minorités ont été capturés dans nombre d’endroits, vendus sur des marchés avec sur eux des étiquettes portant des prix, ils ont été vendus comme esclaves. »

Victimes également et non seulement des bombardements attribués à l’armée irakienne, ils sont aussi nombreux à avoir perdu la vie par la faim et la déshydratation.

Selon le Comité, les djihadistes responsables de la situation de ces enfants ne seraient les seuls. Des précédents rapports ont dénoncé également les forces gouvernementales qui obligeaient, de même, des enfants à se mettre en faction à des postes de garde et emprisonnaient d’autres en les accusant de terrorisme, ainsi que les mariages forcés de fillettes de 11 ans et une loi promulguée protégeant un violeur lui permettant d’échapper aux poursuites judiciaires en épousant sa victime.

C’est au-delà de la terreur ! C’est un monde où ces hommes ont perdu toute la valeur de la dignité humaine ! Ils sont pires que des animaux ! Ils ont perdu le droit d’être appelé « être humain » !