Réflexions sur le féminisme…

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L’idée de vous proposer le thème d’aujourd’hui m’est venue suite à lecture de l’article La condition féminine – Marguerite Yourcenar proposé par Aphadolie sur son blog sous sa rubrique Société. Un grand merci à lui d’ailleurs !

Le féminisme selon Marguerite Yourcenar serait de « voir les femmes penser à une certaine fraternité humaine, au lieu de s’opposer d’un groupe à un autre ».

Bien loin de la notion du féminisme actuelle qui s’expose vulgairement avec les hashtag en tout genre, les plus insultants les uns que les autres, notamment cet odieux « balance ton porc », l’idée ici est d’unir l’homme et la femme dans un combat commun, l’humanité.

Depuis l’aube des temps, l’homme détient le pouvoir. Nous devons en prendre conscience et composer avec. Vouloir inverser la vapeur reviendrait du pareil au même. Les femmes détiendraient le pouvoir et agiraient comme l’homme, avec des caractéristiques liées à elles. Nous devrions davantage aller vers le partage de ce pouvoir, plutôt que d’essayer de le voler à notre compte. En outre, au vu des prises actuelles de position du féminisme, il me semblerait franchement peu judicieux que ces femmes prennent le pouvoir. Elles seraient des dictatrices plus que des humanistes. Mais, ces propos n’engagent que moi.

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Faire de l’homme notre ennemi ne nous aidera pas à obtenir plus de droits, au contraire. Nous devons nous allier, non nous confronter. « Diviser pour mieux régner » est une devise qui n’a jamais fonctionné. L’Histoire en est remplie d’exemple. En revanche, « l’union fait la force » est un concept qui a largement fait ses preuves. Notre monde ne peut avancer dans une guerre incessante et stérile entre les hommes et les femmes.

Parmi les commentaires qu’ont suscité cet article et la vidéo jointe, l’un d’entre eux, écrit probablement par une femme, a évoqué son incompréhension sur « en quoi on peut se sentir homme ou se sentir femme ». Et c’est peut-être là le problème ? Il me paraît pourtant évident et d’une logique implacable ce ressenti. Puisque c’est de ce ressenti partagé que nous pouvons nous comprendre. Comprendre l’autre, c’est se comprendre soi-même et inversement. Nous avons tout un chacun une part de masculinité et une part de féminité en nous. Il suffit simplement de l’écouter et surtout d’en avoir conscience afin de pouvoir s’adapter à la psychologie masculine ou féminine, selon son sexe.

L’homme et la femme, nous sommes différents, mais complémentaires. Les forces de l’un sont les faiblesses de l’autre et réciproquement. Nous avons besoin de l’un et de l’autre. Si nous, les femmes, voulons une place équitable, non égale, aux côtés de l’homme, nous ne devons pas devenir un homme, mais savoir nous imposer avec nos propres armes pour gagner cette place. L’homme ne doit pas non plus devenir une femme pour autant.

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Il existe depuis longtemps une confusion de la pensée entre ces deux notions d’équité et d’égalité. Les femmes veulent être égales à l’homme. Mais ce concept est impossible, dû à nos différences. Nous ne pourrons jamais être dotées de la même force physique qu’un homme, notre anatomie ne le permettant pas. À l’identique, un homme ne pourra jamais porter d’enfant, sa composition physiologique étant divergente de la nôtre. Dans l’idée de l’équité, il s’agit de la notion du « juste ». « Être égaux en droits » ne signifie pas une égalité entre l’homme et la femme, mais une équité des droits entre les droits partagés, celui de voter, de travailler, de conduire, d’avoir le même salaire selon le même niveau de poste ou de fonction, etc., et les droits inhérents à notre propre nature. Le droit à l’IVG ne peut être que consultatif par l’homme, non décisif. De la même façon que le droit de paternité ne peut être refusé par la femme, sauf en cas de viol et autres agressions du même type bien sûr.

Enfin, cet article ne dévoile pas de grands secrets. Il n’est qu’une lapalissade. Cependant, il m’a semblé utile de rappeler ces notions qui se font oublier de plus en plus.

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Aujourd’hui, la tendance du féminisme est de pousser l’idée, un peu trop loin à mon goût, à estimer l’homme comme le pire des salauds (désolée pour la vulgarité, mais pourtant l’état d’esprit est là), le méchant de service, la bête noire à abattre, l’ennemi public n°1… Lorsque nous écoutons et/ou lisons les discours tenus par les dites féministes actuelles, l’homme est le synonyme du mal incarné. Il est un agresseur, un violeur… Ses moindres tentatives à l’égard de la femme, qu’elles soient louables ou pas, sont systématiquement jugées comme malsaines. Par contre, les filles qui chauffent les garçons, qui adoptent des comportements plus que discutables vis-à-vis de l’homme, hé bien, on n’en parle pas ! Si une femme se permet de contrarier la mouvance actuelle en exprimant des vérités qui ne sont pas à l’avantage de la femme, comme dire qu’une actrice, secrétaire ou autre use de ses charmes pour avoir un rôle, un poste, etc., cette femme se retrouve mise au pilori, à l’image de la sorcière à brûler sur le bûcher. On préfère à la place parler de ses poils que l’on a décidé de teindre ou de ne plus raser, des paillettes ou parfum pour vagin, des vagins « design » qui pendouillent partout sur des robes, des chaussures lors d’un défilé de mode, des femmes ayant choisi la grosseur attitude ou la maigreur, qu’importe que leur santé soit en danger dans un sens comme dans un autre, etc., en prétendant défendre la cause féminine.

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Mais également, peut-être le pire, les femmes n’arrivent même pas entre elles à être sur la même longueur d’ondes. De nombreux faits divers en témoignent. Des filles habillées en short, en mini-jupe avec un tee-shirt moulant ou un chemisier décolleté sont jugées par certaines autres de leurs autres congénères comme des putains (navrée encore pour la grossièreté, mais…), des filles trop maquillées, trop ceci ou cela, en gros, trop sexy, sont cataloguées de la même manière. Les femmes se critiquent, se disputent, se jalousent, se battent entre elles et rien n’avance. Certaines vont même jusqu’à inventer des mots, tels la grossophobie & co, le fémicide et j’en passe afin de justifier leur combat du féminisme.

Alors, suis-je aussi peut-être l’une de ces sorcières ? Or, en tant que féministe qui tente de défendre la femme à son petit niveau, je ne cautionne absolument pas ce qui se passe de nos jours. Je rejette ces féministes voulant que nous correspondions toutes à leur vision de la femme. Je n’adhère pas à ce féminisme qui prône la guerre des sexes…

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