L’Afrique du Sud autorise la consommation récréative de cannabis chez soi

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De plus en plus de pays légalisent le recours au cannabis à des fins thérapeutiques. Peu sont ceux qui autorisent sa consommation à titre récréatif.

Cependant, l’Afrique du Sud vient de s’ajouter sur la liste des pays minoritaires accordant ce type de consommation.

Le 18 septembre dernier, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a rendu son verdict unanime. Un verdict historique. Dorénavant la consommation de cannabis récréatif sera possible, à condition d’être majeur et de ne le consommer que chez soi.

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La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes a été jugée « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle. Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a annoncé le juge Raymond Zondo en lisant la décision de la Cour.

De nombreux partisans de la légalisation présents au tribunal ont applaudi ce jugement.

La commercialisation reste interdite ainsi que la consommation dans les lieux publics. La Cour n’a toutefois pas précisé la quantité maximale de cannabis pouvant être cultivée ou détenue par une personne. Ce sera au Parlement, ordonné par la Cour, de rédiger un nouveau texte de loi afin de répondre à sa décision.

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France : L’AP-HP a ouvert une enquête après la diffusion de vidéos choquantes sur Internet

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Les faits remontent à septembre dernier. Le jeudi 27 septembre, entre 21 heures et 22 heures, selon plusieurs témoins interrogés par le journal Libération, un jeune homme est tombé d’un immeuble situé dans le 17e arrondissement de Paris avant de s’empaler sur un poteau. L’homme est décédé de ses blessures une heure plus tard à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Une première vidéo de l’accident et une seconde à l’hôpital ont été filmées puis diffusées sur Internet. En quelques semaines, elles ont totalisé des centaines de milliers de vues et des dizaines de milliers de partages. Particulièrement choquantes, les images du drame et leur circulation sur les réseaux sociaux ont provoqué de vives réactions d’indignation. Les Hôpitaux de Paris ont décidé d’ouvrir une enquête interne pour identifier les auteurs des vidéos. Le procureur de la République a également été déféré.

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L’affaire est d’autant plus brutale que la police, le corps médical ou même les pompiers pourraient être à l’origine de la fuite de ces vidéos.

L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été saisie pour la transmission de la première vidéo de l’accident issue d’une caméra de surveillance comportant le logo de la préfecture de Paris. Ce qui supposerait que des policiers pourraient être à l’origine de la diffusion de ces images.

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a aussi ouvert une enquête concernant la seconde vidéo tournée à l’hôpital Beaujon. Celle-ci montre une salle, conjecturant un bloc opératoire, dans laquelle un homme agonisant sur une table est pris en charge par une dizaine de personnes, dont l’équipe médicale composée de trois soignants portant des masques et des gants en train de prodiguer les soins d’urgence. Un sapeur-pompier de Paris, vêtu d’un gilet de sécurité, est de même présent sur la vidéo. Filmé de près, il est occupé à extraire du corps en piteux état le poteau qu’il exhibe ensuite tel un trophée devant au moins deux autres téléphones en mode caméra de personnes filmant la scène. S’entendent alors plusieurs personnes qui s’exclament bruyamment.

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Contactée par CheckNews, le nouveau moteur de recherche géré par des journalistes du journal Libération, l’AP-HP a confirmé que cette deuxième vidéo a bien été tournée dans l’un de ses hôpitaux, en ayant indiqué ainsi qu’une enquête interne avait été ouverte. La direction de l’AP-HP prévoit de déposer une plainte au sujet de la diffusion de ces images. « On ne doit pas filmer un patient, on ne doit pas filmer à l’hôpital », a-t-elle déclaré.

L’hôpital en cause s’est avéré être effectivement celui de Beaujon de Clichy. Pour l’instant, les auteurs de ces vidéos ne sont pas encore connus.

Affaire très grave à suivre…

Astuce déco écolo

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Je redécouvre la joie du tri sélectif français que j’avais oublié en Angleterre. Celui-ci étant complètement différent. Les bacs bleu(1) et gris(2) français correspondent au bac vert anglais. Le bac marron anglais regroupe les déchets verts. Ainsi plastiques, cartons, etc., sauf les canettes de soda, bière…, sont mélangés avec les ordures ménagères dans le bac vert. L’herbe tondue, les feuilles, etc. se retrouvent dans le bac marron. Concernant tous les contenants en verre, le bac vert(3) français est remplacé par un casier bleu et pour les canettes, par un casier orange. Le système de ramassage des poubelles est le même, les jours sont fixés selon son quartier. Les casiers bleu et orange sont aussi ramassés. En revanche, il n’y a pas de ramassage pour les encombrants. Ceux-ci doivent être déposés en déchetterie. Au sujet de l’herbe tondue, vous n’en verrez pas beaucoup, les Anglais ont adopté un mode de fonctionnement dans la pratique plus simple. Ils jettent directement leur herbe tondue, soit au fond de leur jardin, soit derrière les arbres ou plantes diverses se situant à l’intérieur et entourant leur jardin…

Bref. À mon arrivée en France, il me fallait donc me réhabituer au tri sélectif français. Je me suis donc retrouvée avec un certain nombre de poubelles de couleur différente, dont ma petite cervelle devait réintégrer les codes couleur autres de ceux en Angleterre. Ces codes couleur sont applicables dans ma région et sont peut-être, eux aussi, distincts chez vous.

Or, un second problème se posait à moi. Mes poubelles sont évidemment à l’extérieur de ma maison. Il me fallait alors l’usage de plusieurs sacs en plastique afin d’y mettre les déchets en fonction de l’ordre défini du tri sélectif dans la poubelle concernée, elle aussi en plastique. Ça fait beaucoup de plastique quand même pour une société qui souhaite le limiter pour le bien-être de la planète. Je devais de même faire de nombreux va-et-vient pour les plastiques, les verres et les ordures ménagères. Vous me direz, ça me permet au moins de pratiquer une activité physique.

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Autre souci. Ma cuisine est relativement petite. Je n’ai pas d’endroit clos pour y déposer ces fameux sacs plastiques. Qui plus est, à la mode française, comme anglaise d’ailleurs, la manie d’aménager une installation pour un lave-linge dans une cuisine. Je ne sais pas qui a eu cette idée saugrenue, mais personnellement associer linge et nourriture, cela ne fait pas bon ménage. Dans la logique, il me paraîtrait plus judicieux de placer un lave-linge dans une salle de bain. Mais bon, à chacun sa logique. Je n’ai donc pas le choix. Mon lave-linge est dans la cuisine. Endroit perdu pour un rangement supplémentaire et une possibilité d’optimisation du lieu en moins. Quant à mon sèche-linge, il est à la cave. Là aussi, je fais du sport.

Soit, j’avais une cuisine, même si les sacs plastiques étaient bien rangés dans un coin, qui ressemblait presque à une décharge. Je devais absolument trouver une solution rapide et pratique. Ne souhaitant pas de nouveau être envahie de plastiques, il me fallait des bacs de rangement non en plastique. C’est alors ma corbeille à linge en bambou qui a allumée une petite ampoule dans mon cerveau. Après quelques recherches sur le Net, j’ai déniché mon astuce à bas prix. Deux autres corbeilles à linge en bambou à 26,99 € chacune. J’ai donc une cuisine avec une poubelle pour les plastiques & Co. et une pour les verres qui donnent un aspect plus propre et surtout qui sont plus écologiques. Car je n’ai besoin que d’un seul sac plastique à l’intérieur de chacune pour l’hygiène. Cette astuce m’a permise de limiter de manière conséquente l’utilisation des sacs plastiques.

Je ne sais pas si cette astuce peut vous aider. Mais vous pouvez également, si vous êtes un bon ou bonne bricoleuse, concevoir vous-même vos propres poubelles d’intérieur en bois par exemple ou en autre matériau écologique. Vous aurez en plus un design plus sympa qu’une vulgaire poubelle en plastique classique toute moche.

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Enfin, en ce qui concerne ma poubelle en plastique pour les ordures ménagères, je ne vais pas tarder non plus à la remplacer…

(1)Bac bleu : bouteilles et flacons en plastique, boîtes de conserve, canettes, bidons, aérosols, barquettes en aluminium, cartons, briques, journaux, magazines prospectus, courriers, cahiers et papiers.

(2)Bac gris : ordures ménagères.

(3)Bac vert : bouteilles, bocaux et pots en verre.

Le « binge drinking »

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Une pratique qui tend de plus en plus à se répandre, particulièrement populaire chez les moins de 30 ans, le « binge drinking ». Cette tendance inquiète sérieusement les médecins en raison de ses conséquences très nocives pour la santé à court comme à long terme.

Le « binge drinking » ou « biture express » consiste à ingurgiter en un temps record de très grandes quantités d’alcool. Ce phénomène, notamment courant aux États-Unis dans les fêtes estudiantines, est arrivé en force chez nous. En cause, les happy hours qui se sont développées à vitesse grand V en France. Il y a d’ailleurs plus de 5 ans de cela, avant de partir en Angleterre, la happy hour ne se pratiquait que dans peu de bars. À mon retour, récemment donc, je fus surprise de constater que les cafés, bars, brasseries ou même les restaurants l’autorisaient dans mon coin.

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Au regard des prix réduits sur les boissons proposés par ces établissements durant une période de 2 heures, généralement, avant que les prix ne reviennent à la normale, cette jeune génération en profite pour consommer à des doses non raisonnables de l’alcool. À noter toutefois que cette baisse des prix concerne toutes les boissons, par conséquent y  compris les boissons sans alcool.

Des scientifiques de l’Université de Missouri à Columbia ont prouvé que de pratiquer, ne serait-ce qu’une seule fois, le « binge drinking » avait une influence sur le sommeil. Après avoir soumis des souris à des séries de « binge drinking », ils ont noté que dès la première fois cette consommation excessive et rapide de l’alcool perturbait le cycle du sommeil ; les souris restaient éveillées plus longtemps et dormaient moins. Pire, cette pratique peut mener à l’alcoolisme. « Si vous consommez de l’alcool en excès très vite, le lendemain, vous ressentirez un manque de sommeil et vous allez avoir besoin de boire encore plus d’alcool pour parvenir à dormir », a ainsi précisé le Professeur et Directeur de recherche, Mahesh Thakkar, auteur de l’étude.

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Le sommeil n’est pas le seul à subir des conséquences désastreuses. Le foie, le cerveau et nombreux autres organes sont également concernés.

Enfin, selon un rapport de Santé publique France, 14 % des 15-24 ans sont coutumiers du « binge drinking ».

Le droit à l’IVG remis en cause en France par des médecins ?

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Le mardi 11 septembre 2018, au cours de l’émission Quotidien diffusée sur la chaîne de télévision TMC, le président du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France (SYNGOF), Docteur Bertrand de Rochambeau, avait justifié son refus de pratiquer l’IVG, l’estimant être comme un « homicide ». « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », avait-il déclaré. Puis en réponse à la journaliste de l’émission, « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », celui-ci avait rétorqué : « Si, Madame ». Plus loin dans l’entretien, il avait ajouté : « En tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion et, si je ne l’ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi ».

L’article L2212-8 du Code de la santé publique (modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 1) édicte :

« Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l’article L. 2212-2.

Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse.

Un établissement de santé privé peut refuser que des interruptions volontaires de grossesse soient pratiquées dans ses locaux.

Toutefois ce refus ne peut être opposé par un établissement mentionné au 2° de l’article L. 6161-5 ou par un établissement ayant conclu un contrat de concession en application de l’article L. 6161-9 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires que si d’autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux.

Les catégories d’établissements publics qui sont tenus de disposer des moyens permettant la pratique des interruptions volontaires de la grossesse sont fixées par décret. »

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Suite à l’intervention du président du SYNGOF, la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, avait vivement réagi sur Twitter en déclarant : « Scandaleux ! La clause de conscience sur l’ , c’est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vrai danger à terme pour ce droit fondamental. En Italie, + de 70% des médecins refusent. Et les + précaires ? Et celles qui n’ont ni voiture ni argent ? »

Sur le même réseau social, le Collectif national pour les droits des femmes avait soutenu : « M. de Rochambeau fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG. » Le président de l’Union des FAmilles Laïques (UFAL) avait partagé cet avis : « Il s’agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux ! » Et le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadère, s’était rallié aussi en écrivant : « Un refus d’un médecin ne peut s’accompagner d’une quelconque pression ou de prosélytisme religieux. »

De son côté, le SYNGOF avait déclaré dans un communiqué début août : « Ce n’est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettre un égal accès à l’avortement pour les Françaises qui le demandent. »

Le magazine Sciences et Avenir avec AFP avaient rappelé : « Ce syndicat revendique « 1 600 adhérents à jour de cotisation », soit moins d’un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l’Ordre des médecins. »

Face à cet esclandre provoqué par les propos tenus par le président du SYNGOF, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors demandé la semaine suivante un rapport pour répondre aux questions : « Combien de médecins font valoir leur clause de conscience ? Est-ce un frein à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse ? »

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Interviewée sur la chaîne RMC/BFMTV, hier, mardi 18 septembre, elle a ainsi précisé : « Je veux m’assurer qu’il n’y a pas une augmentation du nombre de médecins qui font valoir la clause de conscience. Je veux m’assurer que l’accès à l’IVG aujourd’hui est toujours aussi simple. J’ai demandé un état des lieux de l’accès à l’IVG aux agences régionales de santé. Ce qui me rassure, sans me rassurer complètement, c’est qu’aujourd’hui le nombre d’IVG en France reste stable depuis dix ans. Ça veut dire qu’il n’y a pas de difficulté d’accès, mais par endroits, il y a certainement des difficultés d’accéder à l’IVG dans des délais raisonnables. » Et à la question sur une éventuelle suppression de la clause de conscience des médecins, celle-ci a affirmé que ce n’était « pas prévu ».

Les propos du Dr Bertrand de Rochambeau avaient été « fermement » condamnés par la ministre de la Santé et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qui avaient toutes deux défendu : « L’IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort ». Quant à l’Ordre des médecins, il avait souligné : « La clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi et aux dispositions de la déontologie médicale ».

Enfin, près de 212 000 actes ont été réalisés en 2016 contre 215 000 en 2001. En revanche, les IVG chirurgicales sont devenues minoritaires, passant de 69 % à 36 %, en raison d’une évolution des IVG médicamenteuses.

Bientôt la rentrée des classes !

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Alors que beaucoup (surtout nous, les femmes) se préparent à l’entrée de l’été en faisant un régime afin d’être au top pour les vacances, durant lesquelles tout le poids perdu sera repris, avec un supplément en extra, nombreux (ses) autres, voire les mêmes parfois, se replongent dans un autre régime pour perdre ces kilos en surplus.

Hé bien, en ce qui me concerne, avec le rythme effréné que j’ai été contrainte de prendre durant cette période de vacances d’été pour l’organisation de ma nouvelle vie, je n’ai pas eu besoin d’un quelconque régime, et ce malgré les quelques restaurants ! Aussitôt pris, aussitôt perdu ! C’est le cas de le dire.

Focus

Bref, une année scolaire toute neuve va bientôt débuter. Mais, cette « rentrée des classes » me sera particulière, elle se fera en France. Je ne verrai plus ces petits écoliers anglais, ou grands aussi, dans leur bel uniforme marcher sur le chemin de l’école. Je n’aurai plus des petits bouts de chou qui viendront frapper à ma porte pour des bonbons à Halloween. Je ne vivrai plus la magie de Noël en me baladant dans les rues illuminées par les maisons décorées qui les bordent tout du long. Je ne connaîtrai plus le bonheur du dimanche qui ressemble aux jours de la semaine, sans compter le lundi où j’ai eu l’amère constatation de voir en France que tout était aussi fermé, en gros un second dimanche bien français avec ses rues désertes…

Ce sera une rentrée automnale où je ne verrai plus non plus mes petits écureuils grimpés dans les arbres et courir sur le gazon en faisant des petits bonds. Mes petits renards, des faons parfois, ne viendront plus me rendre visite. Le hululement des chouettes ne se fera plus entendre dans la nuit à l’arrivée de cette saison. Les pies ne voleront plus les cerises de mon jardin. Les faisans ne se promèneront plus sur les chemins ou les routes même. Mes familles de rouges-gorges, de mésanges et des tas d’autres variétés d’oiseaux ne me feront plus un petit coucou sur les rebords de mes fenêtres…

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Je n’entendrai plus le ronronnement des tondeuses toute la semaine, auquel on s’habitue vite en fin de compte, et ce même le dimanche. Je ne m’émerveillerai plus à la vue de ces jardins somptueux où la nature s’épanouit librement avec respect. Des grands arbres qui se développent à leur guise. Des haies mitoyennes qui ne sont pas taillées au millimètre près, sans la crainte de voir un voisin menaçant débarquer vous enjoignant de couper le millimètre de hauteur en trop qui le dérange. Des fleurs qui poussent par multitude. Des plantes diverses et variées qui se déploient, bordant l’intérieur des jardins, et qui ne se retrouvent pas enfermées dans des pots ou des jardinières… Une nature non aseptisée…

Néanmoins, ce sera une rentrée où le bon manger sera de retour dans l’assiette. Le lapin, le veau, etc. vont s’inviter à table. Les variétés de poisson aussi. Toutes sortes de salades se présenteront sur les étals des marchés ou dans les rayons des supermarchés. Je vais enfin pouvoir de nouveau déguster une bonne frisée, une feuille de chêne… Je vais tout simplement retrouver la bonne gastronomie française.

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Ce sera donc ma rentrée des classes dans mon pays d’origine, où se réaccoutumer devra se faire et prendra le temps de se faire. Un retour au pays, comme l’on dit, avec le recul de toutes les expériences anglaises, un état d’esprit, par évidence, bien différent, un besoin de se reconnecter un peu avec le passé laissé derrière soi il y a plus de 5 ans, de s’adapter aussi à l’évolution du pays et de ses citoyens qui s’est faite sans soi… Un retour au pays qui ne l’est finalement pas vraiment, mais plutôt une redécouverte de son propre chez soi…

USA : le retour en force de l’amiante

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À partir des années 1970, presque 60 pays ont interdit l’usage de l’amiante utilisé depuis la fin du siècle dernier par l’industrie pour ses qualités ignifuges ; ce silicate de magnésie filamenteux étant particulièrement toxique.

En rappel. Les différents types d’amiante à structure fibreuse se dégradent en particules microscopiques restant en suspension dans l’air. Lorsque ces micro-fibres sont inhalées, elles provoquent une maladie appelée asbestose, en référence à l’asbeste, l’autre nom de l’amiante, évoquée dès les années 1930 et désignant une fibrose pulmonaire. L’exposition à ses particules déclenche aussi d’autres maladies, comme les cancers des bronches, des poumons ou encore de la plèvre.

Les États-Unis sont l’un des seuls pays industrialisés au monde à ne pas l’avoir interdit complètement, ils en ont simplement restreint l’usage. Et à l’instigation du gouvernement de Trump, l’amiante s’apprête à s’étendre en force dans le pays, au moyen d’une série de déréglementations et de nouvelles règles établies ces derniers mois par l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement, EPA, qui en juin dernier éditait un rapport détaillant ces nouvelles règles applicables à l’amiante. Parmi celles-ci, l’autorisation de sa réintroduction dans des nouvelles utilisations industrielles, telles que les plastiques, les revêtements de sol, le feutre de toiture ou encore le papier. L’agence prévoit également la limitation des tests d’évaluation des risques sanitaires de l’amiante ainsi que les dangers environnementaux des plus de 10 000 tonnes de fibres présentes dans les sites sensibles ou les décharges. Par conséquent, l’EPA n’évaluera pas davantage les risques avancés par la présence de la substance dans l’air, le sol ou l’eau.

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La Russie, grand exportateur d’amiante s’est évidemment réjouie d’une telle décision, au point d’avoir apposé un sceau à la gloire de Donald Trump sur ses cargaisons d’amiante à destination des USA, comme le montre la photo en en-tête de cet article, sur les palettes d’Ural Asbest, l’une des principales compagnies productrices.

Aux États-Unis, entre 12 000 et 15 000 personnes meurent de maladies provoquées par l’amiante. Cette année, un rapport publié par le président de l’International Commission on Occupational Health (ICOH), (Commission internationale de la santé au travail, société professionnelle internationale non-gouvernementale fondée à Milan lors de l’Expo 1906 en tant que Commission permanente de la santé au travail), Jukka Takal, fait plutôt état de 40 000 personnes décédées d’affections liées à l’amiante.

Or, cette décision n’est pas très surprenante de la part de Trump qui doit une partie de sa fortune à l’immobilier et qui a toujours été un fervent défenseur de l’amiante. Il a même été jusqu’à déclarer sur Twitter que l’interdiction de l’amiante était un complot mené par la mafia et que l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center le 11 septembre 2011 était dû au retrait des fibres de ses structures qui auraient empêché la calcination.

Alors là… seule une armada de bons psys sauraient faire l’affaire…

L’incongruence de genre ne sera plus considérée comme une maladie mentale

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Une belle avancée sociétale ! L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World Health Organization (WHO) veut supprimer de la liste des maladies mentales la transidentité.

L’OMS estime ainsi que l’incongruence de genre, le fait de ressentir une appartenance au sexe opposé, ne doit plus être considérée comme une maladie mentale. Elle a d’ailleurs publié sa nouvelle Classification internationale des maladies, 11e version, (CIM-11) le 18 juin dernier sur son site, en vue de réduire la stigmatisation des personnes transgenres. Celle-ci devra être validée par les pays en 2019.

En février 2010, la France a été le premier pays au monde à retirer cette caractéristique de la liste des affections psychiatriques.

Je vous laisse consulter cette 11e version que vous trouverez donc en lien ci-dessus, pour ceux et celles, comme moi, qui ont raté l’info…

Origine étymologique de la canicule

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La canicule est toujours parmi nous, que ce soit chez vous en France ou dans mon coin anglais. Bien que la météo anglaise nous ait annoncé une légère baisse des températures pour aujourd’hui, la chaleur continuera toutefois à s’inviter, puisque à l’heure où je vous écris, c’est-à-dire 6h27 du matin précisément, soit 7h27 en France (nous avons toujours une heure de décalage), le thermomètre affiche déjà 15°C.

Mais alors que nous connaissons les effets que peut avoir cette grosse chaleur sur notre organisme, nous rappelons-nous pour autant la provenance de ce terme canicule ?

Pour ceux ou celles qui ne le savent pas ou ne s’en souviennent plus, l’origine de ce mot ne fait référence ni au diable ni aux forges de Vulcain, mais à une étoile.

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Le mot « canicule » est issu du latin canicula signifiant « petite chienne ». Il s’agit de l’autre nom de l’étoile Sirius, la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Sirius se levant et se couchant avec le soleil à la période des fortes chaleurs, entre le 22 juillet et le 22 août, le terme canicula a été utilisé pour désigner ces jours de grosses chaleurs. L’éclat de cette étoile s’explique principalement par sa proximité avec le soleil.

Un autre terme s’appliquant à un soleil très chaud trouverait son origine étymologique chez les canidés, selon le dictionnaire Le Robert. Il correspond au cagnard provençal ou languedocien. Le mot dériverait d’un vieux terme provençal canha, indiquant « chienne » et par extension « niche ». Il aurait donné le caigniart, voulant dire « réduit » ou « abri », qui aurait alors évolué en cagnard, un lieu ensoleillé et à l’abri du vent. Soit par extension, une forte chaleur qui nécessite que l’on s’abrite.

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Mais aussi, selon la définition du Petit Larousse, cette époque où l’étoile Sirius se lève et se couche avec le soleil marquait jadis le début de l’été à la latitude du Caire.

Voilà, plus de secret sur l’origine de ce mot, qui ne change rien à l’affaire vous me direz. Cela ne nous aide pas vraiment à mieux supporter ce moment de chaleur intense… Mais disons que certains et certaines d’entre nous pourront peut-être au moins observer cette belle Sirius durant encore plusieurs nuits…

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Prendre une douche froide quand il fait chaud est mauvais pour la santé

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La heat wave est de retour en Angleterre ! Comme je vous le disais hier, le temps dans la matinée semblait se remettre au beau et à voir pour l’après-midi. Hé bien, c’est tout vu !

Des 14°C au matin, avec une moiteur lourde ambiante et des éclaircies accompagnées de quelques grondements de tonnerre, nous sommes arrivés au 23°C dans l’après-midi avec un ciel bleu et un soleil radieux. Surtout la chaleur pesante a de nouveau refait surface.

Vous me direz 23°C, ce n’est pas la mort. Mais, ce n’est pas le niveau du thermomètre qui est forcément important, c’est plutôt le manque d’air.

Et ce matin, à 5 h, nous avions déjà 17°C sans le moindre vent affichés au compteur. Pour cet après-midi, une augmentation de la température est prévue jusqu’aux 24°C et celle-ci va continuer à s’élever de jour en jour pour atteindre les 28°C en fin de semaine, toujours avec des vents quasi absents. Rebelote pour la semaine prochaine.

Cependant, étant sudiste d’origine (ne pas confondre avec le terme significatif américain, pour mes amis abonnés issus de ce continent), je ne me plains pas de cette belle période de chaleur et de soleil. Au moins cette année nous avons un été !

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Ceci dit, lorsqu’il fait chaud, prendre une douche froide est un réflexe pour la plupart des personnes afin de tenter de se rafraîchir. Hé bien mes amis, cet automatisme n’est pas du tout bon pour notre organisme !

Si le froid apporte dans un premier temps une sensation rafraîchissante très agréable, à terme la différence de température entre l’air extérieur et l’eau cause un choc thermique ; l’eau froide projetée sur le corps chaud va entraîner naturellement l’organisme à lutter contre le froid en produisant de la chaleur. Résultat, vous aurez plus chaud en sortant de la douche qu’avant. Il est alors préférable d’opter pour la douche à l’eau tiède, diminuer ainsi cette différence de température afin de permettre à l’organisme de se rafraîchir de manière progressive, donc de vraiment se rafraîchir.

L’utilisation d’un brumisateur est également une solution, car l’évaporation de l’eau crée une sensation de fraîcheur.

Et bien évidemment, boire beaucoup d’eau, au moins 1,5 litre par jour, reste la meilleure des solutions. Là aussi, comme pour la douche, une boisson trop froide n’est pas bonne. Une boisson entre 12 et 14°C est l’idéale.

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Enfin, en découle la cohérence de ne pas non plus ni se doucher à l’eau chaude, ni boire chaud. La réaction inverse va se produire. La température du corps augmente et produit de la transpiration. L’organisme puisant dans les réserves énergétiques afin de réguler sa température entraîne l’accélération du processus de sudation. Et cette augmentation de sueur excessive provoque par conséquent un risque de déshydratation. Logique, puisque la réserve nécessaire en eau pour le bon fonctionnement de l’organisme va se vider. C’est exactement le même concept que la réserve d’essence d’une voiture qui atteint son seuil critique.