Octobre rose

Octobre rose_cancer-sein_wp

Depuis un certain nombre d’années, le mois d’octobre, baptisé Octobre rose, est consacré à la sensibilisation au cancer du sein.

Chaque année, 54 000 nouveaux cas et 12 000 décès du cancer du sein sont à déplorer. Ce cancer est le plus fréquent chez la femme en France. Son traitement lourd qui aboutit la plupart du temps à la mastectomie est vécu comme une angoisse, un drame même chez certaines femmes. Car, cette intervention est synonyme pour beaucoup d’une partie de la féminité qui disparaît à jamais.

Or, un nouveau facteur est entré en compte pour permettre aux femmes ayant survécu à ce cancer à les aider à se reconstruire en acceptant leur nouveau corps. C’est le tatouage. Cette mode qui se popularise de plus en plus est une bénédiction pour ces femmes. Grâce à lui, ces survivantes apprennent à se réapproprier leur corps. Du tatoueur qui répare la poitrine des femmes aux motifs les plus sophistiqués, ce procédé s’avère être une bonne thérapie.

Voici quelques photos de ces magnifiques tatouages :

Publicités

Le chitosan

Le chitosan_crevettes-carapaces_wp

Le chitosan ou chitosane (prononcé « kitosane ») est obtenu à partir de la chitine qui est une fibre naturelle marine ayant des propriétés amincissantes reconnues.

La chitine provient essentiellement de l’exosquelette (carapace) des crustacés, comme la crevette, de l’endosquelette (squelette interne) des céphalopodes, tels que le calamar, la seiche, etc., ou encore de la paroi des champignons.

Cette fibre marine peut fixer jusqu’à 12 fois son poids en graisses en formant un gel non digeste qui s’élimine naturellement par les selles. Les graisses ingérées ne sont donc pas stockées dans l’organisme favorisant ainsi la perte de poids.

Le chitosan_calamars-anneaux_wp

Le chitosan est alors un composé chimique tout en restant un produit naturel. Il est souvent conçu en poudre.

Il n’a pas d’impact purement néfaste sur l’organisme, mais absorbé en trop grande quantité, il cause de la constipation. Il a également un effet coupe-faim.

Souvent trouvé sous forme de gélules biodégradables, il est un complément alimentaire et ne peut évidemment pas remplacer un repas.

Sa prise s’effectue 30 minutes avant un repas riche en graisses à la hauteur de 2 gélules de 500 mg chacune maximum par repas. La quantité de chitosan ne doit pas excéder 2 g par jour.

Le chitosan_mollusque-nautile_wp

Pour une perte de poids, il est conseillé de prendre 2 gélules 30 minutes avant les 2 repas de la journée les plus riches en graisses. Pour un maintien de poids, 2 gélules seulement par jour à prendre toujours 30 minutes avant le repas le plus riche en graisses.

En cure d’1 mois renouvelable, le chitosan aide à réguler progressivement le poids.

En cas de prise de médicament et/ou de pilules contraceptives, tout produit à base de chitosan doit être ingéré au minimum 4 heures après. Il est, cela s’entend, contre-indiqué aux personnes allergiques aux crustacés ou aux fruits de mer en général. Et il est surtout uniquement réservé à l’adulte. Il est interdit aux enfants.

Le chitosan_mollusque-huître-perlière_wp

J’ai découvert le chitosan il y a quelques temps déjà. Or, il me fallait l’expérimenter avant de pouvoir vous en parler. Faisant partie de nombreuses personnes incapables de suivre un régime à la lettre, parce que tout simplement je craque au bout d’un moment, et par conséquent n’arrivant pas à perdre le moindre gramme, un ami médecin nutritionniste m’a alors suggéré d’arrêter mon régime à la noix et de prendre des gélules de chitosan via le laboratoire pharmaceutique Arkopharma en mangeant normalement, c’est-à-dire sans privation. Et ça marche ! J’ai non seulement retrouvé mes bons petits plats, mais aussi j’ai enfin réussi à perdre du poids.

Le chitosan_champignons-lamelles_wp

Le produit miracle en question s’appelle Lipoféine. Il faut absolument respecter la notice d’utilisation et ne surtout pas dépasser le dosage établi, car pour les personnes souffrant d’hypotension, il peut provoquer des étourdissements. L’une de mes amies en a d’ailleurs fait les frais. Il ne faut donc pas non plus le prendre sans manger !

Enfin, bien qu’il ne soit pas avéré par certains professionnels du monde médical comme étant un composé chimique naturel et sans danger, le chitosan est en revanche approuvé par d’autres spécialistes de la santé. Sachant que les médecins « traditionnels », installés en cabinet, n’ont pas d’intérêt financier professionnel à promouvoir ce type de produit puisqu’ils n’ont aucun bénéfice partenariat avec ce genre de laboratoire, la question sur l’approbation de ces produits (naturels) dérivés se pose-t-elle peut-être en ce sens ?

Le chitosan_Arkopharma-Lipoféine_wp

Quoi qu’il en soit, avant d’émettre un avis personnel sur ce sujet, j’ai testé ce programme il y a près de 6 mois et le poursuis depuis. Résultat, mon poids est au beau fixe, plus que tout ma santé. Après analyses médicales complètes, prise de sang y compris, mon taux de mauvais cholestérol est plus que bien. Quant à mon taux de bon cholestérol, il casse la baraque. Je ne pourrais dire s’il y a un rapport direct avec ce changement d’habitude, mais ce qui est factuel est ma santé en pleine forme et moi aussi…

« Opération PANGEA X »

Opération PANGEA X_pilules_wp
Photo Philippe Huguen / AFP

Ce 25 septembre, Interpol a annoncé une prise record pour un montant de 51 millions $. 25 millions de médicaments contrefaits et interdits dans le monde vendus sur Internet ont été ainsi saisis. Des compléments alimentaires, pilules anti-douleur, aux traitements contre l’épilepsie ou encore les troubles de l’érection jusqu’à des produits nutritionnels ont été retrouvés parmi eux.

« La vente de produits pharmaceutiques contrefaits ou faux constitue un sujet croissant de préoccupation dans le monde car elle présente un danger pour la santé de consommateurs sans méfiance qui considèrent que les médicaments sont sans risques », a déclaré Immanuel Sam, responsable du bureau d’Interpol en Namibie.

Ce grand coup de filet est le résultat de l’opération PANGEA X lancée en 2008 contre les réseaux de vente illicites de médicaments sur Internet. Cette opération menée entre le 12 et 19 septembre dernier dans 123 pays, dont un nombre record de participations pour la première fois des pays africains, a permis 400 interpellations, 3 584 fermetures de sites et l’arrêt de plus de 3 000 publicités louant les vertus de produits pharmaceutiques.

Opération PANGEA X_Pixabay_wp
© Pixabay

Selon Interpol, cette opération a donné également lieu à une enquête sur la vente illégale d’équipements médicaux, comme des implants dentaires, des préservatifs, des seringues et du matériel chirurgical. Cette investigation a conduit à des saisies d’un montant de 500 000 $.

Tim Morris, le directeur exécutif pour les services de police d’Interpol, a exprimé de son côté son inquiétude sur l’augmentation alarmante des produits pharmaceutiques non autorisés ou non contrôlés sur Internet : « Cette tendance met des vies en danger. Le fait que nous assistions à de tels résultats considérables après dix années d’opérations Pangea montre que la vente en ligne de médicaments interdits constitue un défi persistant et sans cesse croissant ».

Enfin, Interpol a précisé que PANGEA X  tenait aussi à sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de l’achat de médicaments sur Internet.

Jojoba

Jojoba growing plant used in cosmetics and biofuel

Le jojoba est une plante, une espèce d’arbuste de la famille des Simmondsiacées, d’où son appellation scientifique Simmondsia chinensis.

Petite anecdote au sujet de son nom scientifique. Le botaniste Link, qui a nommé l’espèce à partir des notes du découvreur Thomas Nuttal en 1836, a confondu NCalif avec China et avait appelé l’espèce Buxus chinensis, alors qu’en réalité elle est issue du sud-ouest des États-Unis. Le terme chinensis est resté.

Cette plante buissonnante originaire donc de l’Arizona, de la Californie et du nord-ouest du Mexique, connue également sous les noms « Or du désert », « Noix de brebis », pousse dans des endroits arides en plein soleil. Son feuillage s’apparente à celui de l’olivier. Ne mesurant que 2,5 m de haut à l’état sauvage, elle possède néanmoins des racines très longues pouvant atteindre jusqu’à plus de 30 m, ce qui lui permet de puiser l’eau très profondément dans le sol.

Elle est essentiellement cultivée pour son huile, la cire contenue dans ses graines. Ces dernières, nommées aussi « amandes » ou « fèves », ont la taille de l’olive et sont récoltées en automne. De celles-ci sont ainsi extraites l’huile représentant environ 50 % de leur poids.

Jojoba_huile-cire_wp

L’huile de jojoba est une sorte de cire liquide, comparable au sébum, qui ne rancit pas. Non raffinée, elle est à température ambiante un liquide transparent de la couleur de l’or jaune et un léger parfum de gras s’en dégage. En revanche raffinée, elle devient incolore et inodore. Elle s’oxyde moins que les huiles de carthame, de canola (colza), d’amande ou encore de squalène (huile du foie des requins), mais plus que les huiles de ricin, de macadamia et de coco.

Elle s’est popularisée grâce aux pratiques du piercing et de l’extension des lobes, car elle favorise la cicatrisation.

Couramment utilisée pour diluer les huiles essentielles, elle est l’ingrédient principal des produits cosmétiques, les soins de la peau et des cheveux. Elle sert de produit démaquillant, notamment pour enlever le khôl. Elle est appréciée en huile de massage, de par sa facilité de pénétration dans la peau et sa sensation de non gras. Elle détient des vertus exceptionnellement hydratantes.

Utilisée encore comme fongicide (élimine ou limite le développement des champignons parasites des végétaux), particulièrement contre le mildiou, elle est comestible, sans calorie, et difficilement digeste, l’huile qui passe par les intestins sans transformation peut causer la stéatorrhée, quantité anormalement élevée des graisses (lipides) dans les selles, diarrhée avec selles grasses.

Jojoba_graine-huile_wp

Elle remplace l’huile de baleine. L’interdiction de l’importation de l’huile de baleine aux États-Unis au début des années 70 a conduit à la découverte de l’huile de jojoba et son efficacité supérieure à l’huile de spermaceti, substance blanche présente dans la tête de certains cétacés (cachalot, l’hyperoodon), appelée plus communément le blanc de baleine.

Elle est de même mise à profit pour la lubrification des moteurs et l’alimentation des lampes pour l’éclairage.

Enfin, le jojoba a été étudié en tant que carburant biodiesel (ou biogazole, une énergie renouvelable exploitée comme alternative au carburant pour moteur diesel classique, le gazole ou pétrodiesel) bon marché et durable.

Jojoba_plante-arbuste_wp

Aloe vera

Aloe Vera

L’Aloe vera ou aloès de la Barbade est une plante, espèce d’aloès, genre Aloe, d’origine hypothétique. Elle est néanmoins cultivée de longue date en région méditerranéenne, en Afrique du Nord, aux Îles Canaries et au Cap vert. Utilisée depuis l’Antiquité, elle a été introduite dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, puis d’Asie, notamment Inde et Chine, après le Xe siècle et d’Amérique, spécifiquement sans le sud des États-Unis et Amérique du Sud, après le XVIIe. Aujourd’hui, le gel d’aloès entre essentiellement dans la composition des cosmétiques et boissons.

Aloe vera_plante-sève_wp

Histoire

On suppose que l’aloès est issu d’Égypte ou du Moyen-Orient et les Espagnols auraient apporté les premiers plans d’aloès en Amérique. La plante a été acclimatée puis cultivée un peu partout dans le monde. Elle est également une plante d’intérieure.

De 1750 avant notre ère (antique Mésopotamie) à la Grèce des débuts de l’ère chrétienne, en passant par l’époque des pharaons d’Égypte, le gel d’aloès était réputé pour ses vertus contre les infections de la peau et son latex pour ses propriétés laxatives.

En 1820, la pharmacopée officielle des États-Unis évoque les propriétés laxatives de l’aloès ; il sert aux diverses préparations pharmaceutiques décrites en détail.

En 1935, le gel est utilisé par des médecins afin de soigner les brûlures provoquées par les rayons X. Il entre alors dans le domaine des cosmétiques et dermatologiques.

Près de 15 espèces d’aloès détiennent des propriétés médicinales, dont l’Aloe barbadensis. Les plus courantes sont l’Aloe arborescens, bien connu au Japon, Portugal et Brésil, l’Aloe succotrina, l’Aloe curaçao, l’Aloe capiensis et l’Aloe ferox, servant à la fabrication des extraits à base de latex (aloès pharmaceutique) et dont le gel est aussi utilisé.

Aloe vera_plante-feuilles_wp

Composition

L’aloès produit 2 substances très différentes autant par leur aspect que par leurs vertus thérapeutiques.

Le latex est la sève jaune et amère se trouvant dans les minuscules canaux de l’écorce, la couche externe des feuilles. Il contient 20 à 40 % d’anthranoïdes, principalement l’aloïne, qui sont des molécules aux effets laxatifs puissants. Il peut être irritant pour la peau et les muqueuses.

Le gel est le composé d’un mucilage (substance visqueuse) clair présent à l’intérieur des grosses feuilles. Il concentre des propriétés fortement émollientes (amollit et adoucit les tissus) et est ainsi largement employé en cosmétologie et dermatologie. Il peut également être pris par voie interne sous forme de gélules ou jus, dont la boisson doit comprendre au moins 50 % de gel.

Aloe vera_plante-gel_wp

Propriétés

  • Soulage la constipation occasionnelle
  • Apaise la colite ulcéreuse
  • Traite l’herpès génital
  • Diminue le risque de douleur associée au lichen plan (maladie auto-immune qui se manifeste par des lésions cutanées et sur les muqueuses)
  • Soigne le psoriasis, les lésions, infections et inflammations de la peau.
  • Accélère le processus de guérison des brûlures du 1er et 2e degré
  • Traite la dermite causée par la radiothérapie
  • Réduit la plaque dentaire
  • Abaisse le taux de glucose chez les diabétiques

Aloe vera_plante-spirale_wp

Utilisations

Le gel s’applique plusieurs fois par jour directement sur les parties touchées, en cas d’herpès génital, lichen plan, lésions cutanées légères, brûlures, engelures, etc. Et en cas de diabète, bien que l’efficacité hypoglycémiante du gel ne soit pas clairement établie, il est toutefois conseillé habituellement de prendre 1 c. à soupe 2 fois par jour avant les repas.

Le latex s’utilise en cas de constipation uniquement aiguë et ponctuelle. Il ne doit surtout pas être employé continuellement, car l’effet laxatif puissant peut nuire à des doses variables selon les personnes. Il est recommandé d’ingérer 50 à 200 mg de latex le soir au coucher.

Aloe vera_plante-latex_wp

Ceci n’est qu’un résumé partiel des vertus de l’Aloe vera. Il possède de nombreux autres bienfaits, comme pour le traitement de l’inflammation du cuir chevelu, des aphtes, de la gingivite, de la gale…

Cependant, pour les personnes sujettes à des troubles caractéristiques plus importants ou des affections similaires à plus forte densité, il est préférable de demander l’avis d’un médecin plutôt que de pratiquer l’automédication.

Manger bio vaut le coût !

Manger bio vaut le coût_fruits-légumes1_wp

Suite à la récente affaire sur les pesticides et leurs effets sur notre organisme, une parmi tant d’autres, de plus en plus de personnes veulent se tourner vers les produits plus sains représentés par le bio.

Mais le porte-monnaie doit-il être relativement bien garni pour ce faire ?

Bien que cela ne soit pourtant un secret pour personne, à savoir que les fruits et légumes bio sont beaucoup plus chers que les autres, il a fallu que l’association UFC-Que Choisir ose s’attaquer à ce problème.

Dans une enquête menée en juin de cette année, l’association a ainsi révélé au grand jour les marges bénéficiaires abusives que réalisaient les supermarchés sur ces fameux fruits et légumes bio. Un panier de ces derniers serait 79 % plus cher qu’un panier classique.

Manger bio vaut le coût_tableau-prix_wp

Ce surcoût se justifierait par un rendement de production plus faible, un coût de la main-d’œuvre plus cher ainsi que les dépenses liées à la certification AB.

Or, ces frais ne constitueraient qu’à peine le surcoût des prix pratiqués par les acteurs de la grande distribution. Car, 46 % du prix des fruits et légumes bio vendus en grandes et moyennes surfaces (hypermarchés et supermarchés) seraient en fait des « super marges » pour celles-ci. La moitié du prix reviendrait seulement aux producteurs.

Le pire concernerait les marges générées sur les tomates, à plus de 145 %, et les pommes, à plus de 96 % ! Sachant que la rareté de ces deux fruits et légumes est plus courante sur les étals des grandes surfaces, puisque 23 % des magasins ne les proposent même pas en bio.

Manger bio vaut le coût_tomates-pommes_wp

De sa part, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) rejette cette étude dans un communiqué. Elle considère que ce document se base sur des données et des résultats approximatifs et n’englobe pas toute la chaîne de valeur ; c’est-à-dire la rémunération des producteurs, le coût du transport, du conditionnement, des intermédiaires, etc. Elle rappelle aussi la pénurie actuelle dans le secteur bio.

Quant à Florent Gulh, directeur de l’Agence Bio, il a déclaré face aux caméras de la chaîne de télévision TF1 : « On voit actuellement deux stratégies dans le secteur de la grande distribution ; soit le distributeur choisit de proposer des produits un peu plus chers en bio car on sait qu’on a des consommateurs qui ont les moyens d’acheter des produits un peu plus chers. À l’inverse, certains distributeurs font le choix de faire des produits moins élevés pour attirer de nouveaux consommateurs ».

Manger bio vaut le coût_fruits-légumes2_wp

Cela étant, UFC-Que Choisir a tout de même réalisé son enquête dans 1 541 magasins des principales enseignes de la grande distribution répartis sur 81 départements français en ayant pris en compte la dimension de chaque enseigne sur l’ensemble du pays.

France : l’interdiction de la vente en libre-service de pesticides non respectée

France_l'interdiction de la vente en libre-service de pesticides non respectée_wp

En janvier 2017, une loi interdisant la vente en libre-service de pesticides est entrée en vigueur.

Pourtant, une enquête réalisée par l’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), publiée le 11 juillet dernier, a révélé que plus de 4 enseignes sur 10 ne respectent pas la loi.

Durant 2 mois, de la fin mars à la fin mai, l’association s’est déplacée dans 158 magasins, dont 79 % spécialisés et 21 % grandes surfaces ayant un espace jardinerie. Elle a alors établi que 44 % des enseignes visitées, dont 49 % dans la grande distribution et 30 % des magasins spécialisés, « sont en infraction avec la réglementation puisqu’elles proposent à la vente, dans leurs espaces libre-service, des produits dangereux qui ne devraient être vendus que par un vendeur spécifiquement formé ». Concernant les points de vente ayant mis en place un espace dédié à la présentation des pesticides dangereux, comme le prévoit la loi, dans 36 % des cas le conseil devant être obligatoirement donné par un vendeur est inexistant ou incomplet. Elle a ajouté : « De plus, en consultant des sites sur Internet, nous avons constaté que des plate-formes de vente en ligne permettaient l’achat de pesticides chimiques les plus à risque sans délivrance de conseils ».

Face à ce constat relativement alarmant, la CLCV sollicite les pouvoirs publics à réagir. Elle demande :

  • le renforcement des contrôles,
  • la suppression des espaces libre-service avec au minimum une mise sous clé obligatoire de tous les pesticides,
  • l’engagement des distributeurs de retirer de leurs rayons les pesticides dangereux avant l’interdiction prévue en 2019, date à laquelle la vente de ces produits doit être totalement interdite aux particuliers,
  • la mise en place de formation pour les vendeurs afin que le consommateur puisse être parfaitement renseigné.

À suivre…

Les laits que l’on ne doit pas donner à un bébé !

Les laits que l'on ne doit pas donner à un bébé_biberon-mouton_wp

En rappel, juin 2014, le petit Lucas seulement âgé de 7 mois est décédé dans un hôpital de Belgique de malnutrition et de déshydratation aggravées. Il ne pesait que 4,3 kg.

Une carence très importante en protéines, en minéraux et en vitamines a causé la mort du nourrisson. Suite à l’étude du mode d’alimentation de l’enfant donné par ses parents, les médecins ont constaté que le bébé avait été nourri au sein pendant ses 3 premiers mois et reçut ensuite une alimentation uniquement composée de laits végétaux. Le lait de riz, le lait d’avoine, le lait de riz, le lait de sarrasin, le lait de quinoa, etc. constituèrent l’essentiel de sa nutrition.

Les parents végétariens et tenanciers d’un magasin bio en Belgique avaient présumé que leur bébé avait une intolérance au gluten et au lactose sans qu’aucun médecin ne fut consulté afin de confirmer ou d’infirmer ce diagnostic personnel.

Bien que la défense ait demandé l’acquittement pour ce motif  « que les parents n’avaient pas souhaité la mort de leur enfant et qu’ils n’avaient jamais réalisé que la situation était préoccupante ou alarmante » et que le ministère public ait requis 18 mois de prison pour « refus délibéré de nourriture », en juin 2017, le tribunal condamna les parents à 6 mois de prison avec sursis.

Les laits que l'on ne doit pas donner à un bébé_biberon-chaussons_wp

Malheureusement ce cas est loin d’être unique. De plus en plus, des parents végétaliens, végétariens, végans ou encore simplement suspicieux du lait d’origine bovine imposent à leur bébé leur mode de vie alimentaire.

Devant une recrudescence d’hospitalisations de nourrissons présentant d’importantes carences, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a réalisé rapidement une enquête détaillée sur l’utilisation des laits dans l’alimentation des bébés.

Le résultat est incontestable. Les laits végétaux tels que de soja, riz, amande, châtaigne, quinoa, etc. ainsi que les laits d’origine non bovine comme de chèvre, brebis, ânesse, etc., sont mauvais pour les enfants de moins de 1 an, car ils ne couvrent absolument pas leurs besoins nutritionnels vitaux. Ils provoquent même des déséquilibres avancés au point de conduire l’enfant jusqu’à la mort.

Les laits d’animaux d’origine non bovine sont dangereux car trop riches en protéines. Le lait de chèvre spécifiquement peut créer de lourdes allergies. Quant aux laits végétaux, ils sont aussi néfastes, car par opposition, ils sont très pauvres en protéines, minéraux, calcium, acides gras essentiels et peuvent ainsi entraîner des carences.

Les laits que l'on ne doit pas donner à un bébé_biberon_wp

Dans les cas d’enfants allergiques ou intolérants aux protéines de lait de vache, il existe en pharmacie des produits spécifiques afin de répondre à leurs besoins nutritionnels nécessaires à leur croissance. Des laits infantiles sont spécialement conçus à base de protéines végétales ou encore d’hydrolysats de protéines de riz, par exemple et n’ayant absolument aucun lien avec le lait de riz.

En conclusion, le lait étant l’aliment de base d’un nourrisson, la seule règle à respecter est de le nourrir de 0 à 3 ans uniquement avec du lait maternel ou infantile, puis du lait de croissance afin de couvrir ses besoins en nutriments. En cas de soupçon d’allergie ou d’intolérance aux protéines de lait de vache, il faut bien évidemment se référer à l’avis d’un médecin ou d’un pédiatre et surtout pas auto-diagnostiquer au risque de mettre la vie de l’enfant en danger.

Yémen : épidémie de choléra

Yémen_épidémie de choléra_wp
Photo d’Abduljabbar Zeyad / Reuters – 9 septembre 2016

Après une première épidémie de choléra l’année dernière, celle-ci est revenue au Yémen depuis avril dernier. Ce pays comptant 27 millions d’habitants très pauvres est déchiré par une guerre qui a débuté en 2014.

Cette guerre oppose le gouvernement actuel soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite aux rebelles Houthis, alliés aux fidèles de l’armée de l’ancien Président Ali Abdallah Saleh et accusés de lien avec l’Iran.

Ce conflit complique non seulement les livraisons de médicaments ainsi que la venue de l’aide humanitaire internationale, mais prive également des millions de Yéménites d’eau potable, dont ce facteur favorise bien évidemment la propagation du choléra.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million. L’épidémie a déjà provoqué la mort d’environ 2 000 personnes depuis fin avril. Selon l’ONU, 503 484 cas suspects et 1 975 décès ont été enregistrés dans le pays. Plus du quart des morts ainsi que plus de 41 malades sont des enfants.

Bien que selon les derniers relevés de l’OMS l’épidémie semble être en régression depuis juillet, elle continue de toucher près de 5 000 personnes par jour.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rapporté dans un communiqué : « Le personnel de santé au Yémen travaille dans des conditions impossibles. Des milliers de personnes sont malades, mais il n’y a pas suffisamment d’hôpitaux, de médicaments, d’eau potable. » Il a de même appelé les parties concernées au conflit de trouver d’urgence une véritable solution politique, en déclarant : « Les Yéménites ne peuvent plus supporter cette situation plus longtemps. Ils ont besoin de paix pour reconstruire leur vie et leur pays. »

Il est aussi estimé que plus de 99 % des individus souffrant de choléra peuvent survivre à condition d’avoir accès aux services de santé. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour plus de 15 millions de Yéménites qui n’ont même pas accès aux soins de base.

En parallèle, cette guerre a déjà causé plus de 8 300 morts au Yémen depuis mars 2015.

Enfin, je vous invite à lire ce texte poignant écrit par Shireen Al-Adeimi (@ shireen818) et publié sur Twitter le 11 août dernier : « La guerre au Yémen n’est-elle rien d’autre qu’un spectacle sportif ? »

Inde et Bangladesh : des litchis tueurs

Inde et Bangladesh_des litchis tueurs_wp

Alors que l’Europe a les yeux rivés sur les œufs contaminés au fipronil en provenance des Pays-Bas, des enfants au nord de l’Inde ainsi qu’au Bangladesh décèdent dans des circonstances mystérieuses. Et ce depuis plus de 20 ans.

Chaque année aux mois de mai et juin, depuis les années 90, au nord-est de l’Inde et au Bangladesh, des centaines d’enfants sont hospitalisés avec de la fièvre, des convulsions et des troubles de la conscience. Près de 40 % d’entre eux meurent d’une encéphalopathie hypoglycémique, c’est-à-dire une maladie inflammatoire touchant une partie du cerveau et liée à une diminution anormale et prolongée de la concentration sanguine en glucose. Et inexplicablement, au mois de juillet, l’épidémie prend fin aussi rapidement qu’elle est venue. Des scientifiques tentaient de résoudre cette énigme depuis cette époque.

Inde et Bangladesh_des litchis tueurs_jus_wp

En février 2017, le Centre national indien de lutte contre la maladie de Delhi et le Bureau indien des centres pour le contrôle et la prévention de la maladie, basé à Atlanta aux États-Unis, a annoncé avoir enfin résolu le mystère. La cause serait des toxines contenues dans les graines de litchis, fruits préférés des enfants de la région. Le fruit contient un taux d’hypoglycines élevé et nocif pour la santé, lorsqu’il est consommé avant maturité. Et l’effet en est même intensifié s’il est ingéré le ventre vide, ce qui est la majorité des cas de ces enfants issus de familles pauvres. Les conséquences pourraient donc aller jusqu’à l’hypoglycémie aiguë et même à l’encéphalopathie mortelle.

Cependant, en juillet dernier, d’autres scientifiques ont remis en cause ce résultat. Dans un communiqué, Saiful Islam, un scientifique au Centre international de recherche sur les maladies responsables de diarrhées à Dacca et principal auteur de ces travaux, a déclaré : « Notre enquête suggère que cette toxine seule n’ait pas pu provoquer cette inflammation cérébrale mortelle chez 14 enfants au Bangladesh. […] La maladie mortelle a été provoquée le plus probablement par une exposition multiple à des substances agrochimiques très toxiques. […] Ces décès se sont produits au moment de la récolte des litchis et de leur consommation partout au Bangladesh. Si les graines étaient en cause, il y aurait eu d’autres cas à travers le pays, pas seulement à un seul endroit. »

Inde et Bangladesh_des litchis tueurs_bol_wp

L’équipe scientifique de Saiful Islam ainsi que des scientifiques des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont réalisé une étude approfondie des 14 cas de ce syndrome cérébral chez les enfants âgés de 1 à 12 ans signalés en juin 2012 dans le district de Dinajpur dans le nord du Bangladesh. 13 d’entre eux habitaient soit au milieu des arbres fruitiers ou à moins de 10 mètres d’un verger. Un seul a survécu. Ils ont alors découvert qu’au moment du pic de l’épidémie, les producteurs de litchis utilisaient de l’endosulfan, un insecticide « hautement toxique » interdit dans plus de 80 nations en raison de ses effets neurotoxiques, une stimulation accrue du système nerveux central.

Version que de son côté le Centre national indien de lutte contre la maladie de Delhi et le Bureau indien des centres pour le contrôle et la prévention de la maladie réfute. Il avait déclaré en février 2017 avoir déjà étudié la piste des pesticides sur les cultures de litchis, sans résultat concluant.