« Félicette »

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Alors que nous avons fêté les 50 ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune, une autre star de la course aux étoiles est passée un peu aux oubliettes.

Il y aura bientôt 56 ans, une chatte noire et blanche décollait à bord d’une fusée spatiale française. Le premier et seul félin dans l’Histoire à avoir été dans l’espace.

Le 18 octobre 1963, au centre de tir d’Hammaguir, au cœur du Sahara algérien, Félicette, une chatte parmi une dizaine en lice est sélectionnée pour embarquer à bord de la fusée Véronique AGI n°47.

La France, à cette période, est à la traîne dans la course aux étoiles. L’URSS et les États-Unis ont une grande longueur d’avance. Les deux grandes puissances ont déjà envoyé un homme dans l’espace. Le Soviétique Iouri Gagarine, le 12 avril 1961, et l’Américain John Glenn, le 20 février 1962. Sans compter que quelques temps auparavant, la chienne russe Laïka était devenue une véritable star après sa mise en orbite dans le satellite Spoutnik 2, le 3 novembre 1957, et le chimpanzé Ham, le premier animal à être revenu vivant de sa mission, dans la capsule américaine Mercury, le 31 janvier 1961.

Le médecin général, Robert Grandpierre, directeur du Centre d’Enseignement et de Recherches de Médecine Aéronautique (CERMA), décide alors d’envoyer un chat dans l’espace. Deux ans avant, le Professeur avait opté pour un rat, qui avait réalisé avec succès son voyage dans l’espace, afin d’analyser son système nerveux en situation d’apesanteur. Le chat n’a pas été choisi au hasard. Faisant partie des espèces les plus étudiées en neurophysiologie, il est en plus assez léger pour être placé à bord de la fusée qui doit assurer le vol. Celle-ci ne permet pas de loger un animal imposant avec les 57 kilos de matériel de télémesures qui y seront embarqués.

Une dizaine de chat concourent donc dans le laboratoire du centre de tir d’Hammaguir. Seules des femelles, estimées plus dociles que les mâles. Achetées dans des animaleries parisiennes, elles ont été acheminées au début du mois d’octobre dans ce prolongement de la base aérienne française 145 Colomb Béchar, toujours en activité, située à proximité de Colomb-Béchar, aujourd’hui Béchar, bien que l’indépendance de l’Algérie ait été accordée un an plus tôt.

Les chattes subissent un entraînement sévère de la part de l’équipe du médecin-capitaine Gérard Chatelier, en charge de leur suivi, d’une à deux heures par jour. Des électrodes sont greffées dans leur crâne. Elles sont maintenues sur le ventre, en position de sphinx, par une armature de contention. Elles sont ensuite enfermées dans une cabine obscure pour évaluer leur résistance au stress. Un son de réacteurs au décollage y est diffusé par des haut-parleurs à l’intérieur, tandis qu’elles font à tour de rôle la dure expérience de la rotation, harnachées sur la « table trois axes » qui chavire et vibre sur elle-même. Beaucoup d’entre elles urinent par la peur au moment d’être confinées. Étonnamment, la chatte C341 se démarque des autres. Très calme, elle obtient d’excellents résultats. La petite boule de poils de 2,5 kilos est sélectionnée.

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Or, son destin de devenir une star est compromis. La tension entre l’Algérie et le Maroc voisin monte d’un cran. Ce dernier revendique depuis longtemps la portion du Sahara où se situe le centre de tir et menace d’annexer la zone à tout moment. Pour sécuriser alors le périmètre afin d’éviter que le lancement n’ait lieu, l’armée française appelle la Légion étrangère à la rescousse. Le jour J, la base d’Hammaguir est sous haute surveillance.

Focalisés sur la pointe de la fusée, les ingénieurs de Sud Aviation et le concepteur de cette partie stratégique, opèrent les dernières vérifications. Pendant ce temps, confinée depuis trente minutes dans un caisson cylindrique isotherme installé à bord de l’ogive, celle que la presse surnomme déjà Félicette, en référence à la BD à succès Félix le chat, attend, elle aussi, le décollage, impassible. Au sol, les techniciens, ingénieurs et médecins sont sur le qui-vive dans un abri de béton à une centaine de mètres du pas de tir. Le décompte avant la mise à feu est lancé. Tous retiennent leur souffle. 8 h 09, la fusée Véronique AGI n°47 quitte le sol dans un bruit assourdissant. Un énorme nuage de fumée et de poussière est au rendez-vous. Pendant les 42 secondes de poussée, la pauvre chatte terrifiée subit une accélération colossale de 9,5 g. Les scientifiques ne quittent pas du regard l’appareil de mesure permettant de suivre en temps réel ses paramètres physiologiques ainsi que son activité cérébrale via une transmission radio. Un peu plus de dix minutes de vol plus tard, dont cinq en apesanteur, la petite chatte est de retour sur Terre. La pointe de la fusée dans laquelle elle se trouve s’est bien détachée du moteur et est retombée sur Terre avec un parachute. Treize minutes après avoir touché le sol, l’ogive intacte est récupérée par hélicoptère. La petite chatte est libérée, sonnée mais consciente. Elle est vivante et ses résultats sont époustouflants. Durant toute la période d’apesanteur, son cerveau s’est mis en veille par intermittence. Une première. Ce phénomène ne s’établira jamais chez l’Homme. Désormais entrant dans le petit cercle des pionniers de la conquête spatiale, elle est alors le seul chat du monde à avoir effectué un vol dans l’espace. Et elle le restera.

Paris-Match et la Radiodiffusion-télévision française s’empressent de conter son histoire. Des cartes postales à son effigie éditées sont diffusées à l’équipe de la mission. Rentrant à Paris en héroïne à bord d’un avion Constellation Super G, spécialement affrété par Air France, elle sera finalement euthanasiée quelques semaines plus tard pour être étudiée. Cela se fera dans la plus grande confidence pour ne pas choquer l’opinion publique. Elle sera par la suite oubliée. L’Histoire ne retiendra que les exploits de Laïka et de Ham.

Mais à l’automne 2017, Matthew Serge Guy, un directeur artistique anglais, découvre par hasard l’histoire de Félicette. À la fois touché et écœuré, il décide de lancer une collecte de fonds sur le site Internet de financement participatif Kickstarter le 18 octobre. Son but est d’offrir aux Français une statue de bronze de Félicette. Les premiers croquis réalisés par Gill Parker, artiste britannique spécialisé dans la sculpture animalière, plaisent. Le succès est immédiat. En quelques semaines, la cagnotte atteint plus de 48 000 €.

Un an après, la statue n’est toujours pas conçue. Aucun lieu ouvert au public à Paris n’a accepté d’accueillir l’œuvre. Cependant, le directeur artistique ne souhaite toujours pas en rester là et poursuit son combat pour qu’un jour Félicette voie sa statue et retrouve sa place dans l’Histoire, au même titre que ses prédécesseurs animaliers.

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Les punaises de lit ont plus de 100 millions d’années !

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Une étude menée par des chercheurs internationaux a démontré l’existence des punaises de lit déjà à la période des dinosaures. Elles ont donc plus de 100 millions d’années !

L’article de Joël Ignasse paru le 24 mai dernier vous propose cette incroyable découverte sur le site du magazine Sciences et Avenir.

Nos amis les bêtes…

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Prenons un peu d’envol et de légèreté en ce dimanche de mai quelque peu grisaille…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Bon dimanche !

Les « soldats noirs » : une solution pour réduire les déchets alimentaires ?

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Des chercheurs ont observé des larves de l’espèce de mouche, dite « soldat noir », en train de dévorer une pizza. Ils ont alors constaté avec quelle rapidité ces insectes pouvaient se rassasier des déchets alimentaires.

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Paru le 12 février dernier sur le site du magazine Sciences et Avenir, l’article « Ces larves dévorent une pizza en seulement 2 heures », écrit par la journaliste Anne-Sophie Tassart, nous révèle encore une fois l’incroyable ingéniosité de la nature pour lutter contre une des formes de pollution, parmi tant d’autres, émise par l’Homme.

Les vaches dans le pré…

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Après un superbe week-end anglais, me voilà de retour parmi vous avec le soleil que j’ai ramené dans ma valise. J’ai ainsi quitté mon coin normand sous le ciel gris pour arriver en Angleterre sous le soleil puis revenir alors avec.

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Et quelle surprise joyeuse ai-je eu ce matin en voyant les vaches pâturer dans les prés entourant ma maison. La barrière que vous voyez sur la photo ci-dessus que j’ai prise ce matin étant d’ailleurs la seule séparation derrière une fine clôture en fil de fer barbelé entre eux et une partie de mon jardin.

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Même si aujourd’hui, en parallèle, nous soutenons les familles de ces deux jeunes soldats français tués au Burkina Faso et dont nous honorons chacun à notre façon leur mémoire, nous pouvons tout autant rendre hommage à la vie.

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Et la vie, pour ma part, ce sont des petits bonheurs du quotidien, comme se poser pour admirer ces vaches et leurs veaux, en les photographiant pour immortaliser ce moment…

Italie : une femelle cachalot retrouvée morte avec 22 kg de plastique dans l’estomac

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À Porto Cervo, en Sardaigne, une femelle cachalot en gestation s’est échouée le 28 mars dernier. Elle avait ingurgité 22 kg de déchets plastiques et son fœtus a été découvert dans un état de décomposition avancé.

Le cétacé d’environ 6 mètres s’est révélé donc être une femelle grand cachalot de l’espèce Physeter macrocéphalus. Une espèce vulnérable d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature qui l’a d’ailleurs inscrite sur sa liste rouge.

« Elle était gestante et elle était sans doute tout près de perdre le fœtus quand elle s’est échouée. Il était à un stade avancé de décomposition », a déclaré à la chaîne de télévision CNN, Luca Bittau, le président de l’association SeaMe, à l’origine de la découverte.

Les scientifiques ont découvert dans l’estomac du cachalot 22 kg de déchets plastiques, dont un bout de tuyau « probablement en PVC », un emballage pour détergent ou encore des morceaux d’assiettes plastiques. « Tous les plastiques contenus dans l’estomac de ce grand cachalot sont actuellement en train d’être étudiés par l’Université de Padoue. Les chercheurs vont mener une étude pour comprendre la typologie de ces matériaux et les impacts qu’ils ont pu avoir sur les tissus de l’animal », a ajouté le président de l’association. Bien que les causes du décès ne soient toujours pas déterminées, les détritus plastiques pourraient en faire partie.

Sergio Costa, ministre italien de l’environnement, a vivement réagi sur Facebook au sujet de cette macabre découverte en mettant en lien la pollution plastique des océans : « Y-a-t-il encore quelqu’un qui dit que ce ne sont pas des problèmes importants ? Pour moi, ils le sont et ils sont même prioritaires […] À partir de 2021, nous commencerons à interdire l’utilisation et le commerce de plastiques à usage unique. La Directive européenne qui l’établit a été approuvée et je vous promets que l’Italie sera l’un des premiers pays à la transposer et à la mettre en œuvre ».

Un précédent article du magazine Sciences et Avenir a rapporté que le même mois une jeune baleine de Cuvier (appelée aussi baleine à bec de cuvier ou baleine à bec d’oie), Ziphius cavirostris, seule espèce actuelle connue du genre Ziphius, avait été retrouvée échouée sur l’île de Bohol, aux Philippines. Son autopsie a révélé qu’elle avait succombé à un « choc gastrique » après avoir ingurgité plus de 40 kg de sacs plastiques. 16 sacs de riz, 4 sacs servant à la plantation de bananes, de nombreuses poches plastiques destinés aux transports de produits de consommation courante, avaient été identifiés parmi eux.

La grande roue ?

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Après le mystère sur cette sous-espèce d’orques qui sera peut-être résolu, penchons-nous sur un autre animal qui lui aussi a sa propre légende.

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Le paon désigne certains oiseaux appartenant à plusieurs espèces et sous-espèces de la famille des phasianidés, classés dans les genres Pavo et Afropavo. Proches des faisans et pintades, par définition, son plumage lui donne sa popularité dans la culture et les arts à travers le monde…

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Des orques énigmatiques

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Une sous-espèce d’orques, appelée de « type D » vient d’être observée par des scientifiques pour la première fois au monde.

Cet épaulard aux caractéristiques très distinctes, tête plus arrondie, aileron dorsal plus fin et plus pointu et une tache blanche beaucoup plus petite au-dessus de l’œil, a été ainsi repéré au large du Chili en janvier dernier.

Pour en découvrir davantage sur cet animal marin considéré presque comme légendaire, au vu de sa rareté, je vous invite à lire cet article passionnant écrit par Marine Benoit et paru hier sur le site du magazine Sciences et Avenir.

Dans la mer…

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Arrêt sur images pour contempler d’autres merveilles marines que la nature nous offre pour le plaisir des yeux…

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Les échassiers – partie 3

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Derniers clichés de ces animaux à bec et à plumes…

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