Alba

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Alba, âgée aujourd’hui de 5 ans, est une femelle orang-outan (Pongo pygmaeus) de l’île de Bornéo unique en son genre. Elle est la seule connue de son espèce qui soit albinos. Elle est de ce fait plus fragile que ses congénères. Selon Associated Press (AP), une agence de presse internationale, Alba est malentendante, possède une mauvaise vue et présente un haut risque de développer plus tard un cancer de la peau. Elle ne peut donc être remise en liberté sans surveillance.

Sa découverte fut malheureusement faite dans de tristes conditions. Enfermée dans une cage par des villageois dans la province de Kalimantan Centre, partie indonésienne de l’île de Bornéo, elle fut secourue par l’ONG Borneo Orangutan Survival Foundation (BOSF) en mai de cette année. Infestée de parasites, déshydratée, elle était très amaigrie. Depuis son poids a plus que doublé et ses sauveteurs souhaitent qu’elle profite de sa nouvelle vie dans un endroit protégé. La fondation a alors lancé un appel aux dons en vue d’acheter une parcelle de forêt de 5 hectares, proche du Centre de réhabilitation des orangs-outans situé sur l’île, dans laquelle Alba pourrait évoluer en toute sécurité accompagnée de trois autres orangs-outans avec lesquels elle s’est liée d’amitié après son sauvetage. L’ONG s’est fixé l’objectif de récolter 80 000 $ pour l’achat de ce terrain.

En rappel. Un article publié en juillet 2017 dans la revue Scientific Reports et relayé par le magazine Sciences et Avenir a rapporté qu’au cours de ces dix dernières années un quart des orangs-outans de l’île de Bornéo a disparu. La destruction de leur habitat, la chasse ainsi que les abattages déciment une espèce au mode de vie fragile. Chaque année, 2 500 orangs-outans environ sont tués.

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France : 130 chats enfermés dans un appartement de 25 m2 à Paris

Caged Sad Persian Cat Pet Shop

Ce fait divers relativement monstrueux a été rapporté par le journal Le Parisien.

Dimanche 3 septembre, un riverain a alerté la police du 14e arrondissement de Paris en lui signalant qu’il avait vu une femme âgée jeter violemment de sa fenêtre un chaton. Les policiers sont alors intervenus dans l’appartement de 25m2 de cette Parisienne de 60 ans.

Les policiers ont été choqués par ce qu’ils ont découvert. Pas moins de 130 chats dans un état lamentable étaient enfermés dans cet appartement du quartier de Montparnasse.

Selon les informations du journal : « Quand les policiers sont entrés dans le studio, ils ont eu une vision saisissante […] Des chats partout, cadavériques, sous-alimentés, ça sentait mauvais […] des crottes partout et aucune nourriture ». Les forces de l’ordre ont eu aussi la triste surprise de constater un matelas souillé, un réfrigérateur et deux seules litières pour tous les chats.

Quant au chaton de 2 mois qui a été balancé par la fenêtre, les policiers qui ont réussi à le secourir l’ont retrouvé ensanglanté avec plusieurs traumatismes. Malheureusement, bien que le chaton ait été transporté aux urgences vétérinaires, il a dû subir l’euthanasie.

Le lendemain, la Fondation 30 millions d’amis a été immédiatement contactée pour venir en renfort. Les personnes présentes ont mis quatre jours à récupérer tous les chats. Pour sa part, la sexagénaire a été placée en garde à vue puis admise en psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne.

La Fondation a lancé un appel au rassemblement afin de trouver des familles d’accueil pour ces pauvres petites bêtes.

Et Anne Puggioni, responsable du refuge de la Tuilerie a tenu toutefois à préciser qu’il faudra beaucoup de temps à ces chats pour regagner confiance : « Ils ne sont pas agressifs, juste peu habitués à la présence de l’Homme. Il va y avoir un gros travail de socialisation ».

Enfin, une question peut se poser : Comment a-t-il été possible à cette personne âgée de détenir autant de chats sans que quiconque ne s’en aperçoive avant ?

Les araignées, nos bonnes alliées

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De nombreuses personnes ont la phobie des araignées. Certains ne peuvent s’empêcher de les écraser lorsqu’ils les voient. D’autres, au contraire, les font grimper sur une partie de leur corps pour épater la galerie. Peu importe, ces animaux du groupe des arachnides ne laissent quiconque indifférent.

Mais pour autant, connaissons-nous vraiment leur utilité ?

Les araignées, nos bonnes alliées_orange_wpChristine Rollard, spécialiste des araignées au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, a expliqué dans une vidéo sur le site de Sciences et Avenir la place prépondérante qu’occupent ces animaux dans la chaîne alimentaire et leur rôle clé dans les relations trophiques.

Aussi, selon une étude publiée en mars dernier dans la revue The Science of Nature, les 45 000 espèces environ d’araignées connues tuent de 400 à 800 millions de tonnes de proies par an, dont 90 % sont des collemboles (classe de petits arthropodes à six pattes, proches des insectes) et surtout des insectes. Ce qui permet non seulement de maintenir l’équilibre écologique, mais également d’éliminer des insectes vecteurs de maladies ou nuisibles pour les plantations. Elles sont de même très importantes dans les habitations, car elles nous évitent l’invasion des insectes. Sans elles dans nos maisons, nous serions colonisés par les insectes en tout genre.

Les araignées, nos bonnes alliées_violette_wpEn outre, elles pratiquent l’autorégulation en se dévorant entre elles. Il est donc inutile de les tuer puisqu’elles s’en chargent elles-mêmes.

Enfin, bien qu’elles soient en haut de la pyramide alimentaire des arthropodes, elles ne sont pas au sommet de celle du règne animal. Et comme n’importe quel animal, elles sont la proie de prédateurs, tels que les oiseaux, les chauves-souris… Beaucoup d’espèces animales dépendent ainsi de leur présence d’où leur importance non négligeable.

Bon dimanche !

Afrique du Sud : vente aux enchères de cornes de rhinocéros

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Photo de CATERS / SIPA

De ce 21 au 24 août, une vente aux enchères de cornes de rhinocéros devant se dérouler en ligne est prévue par le plus important éleveur de rhinocéros au monde, le richissime sud-africain John Hume. Les autorités du pays tentent de bloquer cette vente coûte que coûte. De leur côté, les associations de protection des animaux craignent que cette vente alimente le commerce international illégal de cornes de rhinocéros.

Bien que cette vente ne soit pas illégale selon la loi sud-africaine suite à une modification législative, le commerce international reste totalement interdit. En effet, en avril dernier, après une longue bataille judiciaire, l’éleveur obtint la levée moratoire sur le commerce intérieur de cornes de rhinocéros en vigueur depuis 2009. Donc en théorie, les cornes vendues ne devront pas quitter le pays.

Pas moins de 500 kilos de cornes sur les 6 tonnes que l’homme d’affaires possède avec soin dans des banques et compagnies de sécurité privées sont attendus sur le marché.

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Cependant, les autorités sud-africaines, seules compétentes à délivrer le permis de vente, ont refusé de dispenser ce permis pour empêcher cette vente à l’intérieur même du pays.

En conséquence de ces mesures, John Hume a saisi ce 18 août la Haute Cour de Pretoria. Il souhaite que la Justice oblige le gouvernement à « physiquement remettre le permis de vente qu’elle a déjà approuvé », a déclaré son avocat, Izak du Toit. À titre exceptionnel, le juge devra se prononcer ce dimanche à quelques heures à peine l’ouverture de ces enchères.

« Actuellement, les rhinocéros sont tués pour répondre à la demande […], alors que leurs propriétaires pourraient approvisionner le marché avec de la corne d’animaux qui n’ont pas été braconnés. […] Cette vente aux enchères représente une solution pour sauver les rhinocéros », a affirmé John Hume qui propose à la vente des cornes découpées à la scie sauteuse sur des rhinocéros anesthésiés. Ce procédé est indolore, selon les vétérinaires, et ces cornes composées de kératine comme les ongles repoussent si la pratique a été bien réalisée.

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En parallèle, le site internet de la vente a été succinctement piraté par des hackers qui dénoncent « le manque de compassion pour les animaux ». Joseph Okori, Président pour l’Afrique australe de l’IFAW (International Fund for Animal Welfare, fond international de protection des animaux) a estimé que « cela va approvisionner le marché noir ». Celui-ci apporte même la preuve que John Hume « ne vise pas le marché africain », puisque ce site internet est en anglais, mandarin et vietnamien. Les cornes se retrouveront ainsi sur le marché asiatique malgré l’interdiction de cette transaction. Et Dex Kotze, un autre riche homme d’affaires défenseur de la cause animale a rapporté que la vente « ne va pas réduire le braconnage, elle va au contraire l’exacerber ».

Quoi qu’il en soit ou en sera la décision du juge, John Hume a déjà planifié une seconde vente en septembre prochain physique et dans un lieu ultra sécurisé.

Enfin, 3 rhinocéros en moyenne sont abattus chaque jour en Afrique du Sud qui abrite 80 % de la population mondiale. 1 kilo de cornes vendu au marché noir représenterait plus de 60 000 $, soit 51 000 €, plus cher que l’or ou la cocaïne. Les premiers acheteurs sont le Vietnam et la Chine pour des vertus médicinales non prouvées scientifiquement.

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Bon dimanche !

7 louveteaux d’une espèce rare

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Sept louveteaux d’une espèce rare de loups ont vu le jour au parc zoologique Los Coyotes au Mexique en avril 2017 – ESPECIAL / NOTIMEX / AFP

Clôturons cette semaine avec une adorable touche animalière et en léger rapport avec l’article d’hier…

Au parc zoologique Los Coyotes au Mexique, une louve de l’espèce rare du loup mexicain Canis lupus baileyi, espèce classée comme une sous-espèce génétiquement différente du loup gris, a donné naissance à 7 louveteaux en avril 2017.

Je vous invite à consulter l’article publié concernant cette magnifique nouvelle sur le site Sciences et Avenir.

Bon dimanche !

Les grenouilles de verre

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Il existe un genre tout particulier de grenouilles, Hyalinobatrachium, qui rassemble les « grenouilles de verre », ainsi appelées du fait que l’on peut voir leurs organes à travers la peau de leur ventre. Leur peau est si transparente qu’il est même possible de voir leur cœur battre.

En Amazonie équatorienne, des chercheurs viennent de découvrir une nouvelle espèce, Hyalinobatrachium yaku. Mesurant 2 cm, cette petite grenouille est reconnaissable par ses petits points verts foncés qu’elle a sur la tête et le dos. Grâce à des analyses ADN, morphologiques et l’étude des vocalisations, les chercheurs ont pu déterminer qu’elle possédait des caractéristiques différentes des autres grenouilles du genre. Elle produit également un coassement plus long que ses congénères. Elle est donc une espèce à part entière.

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En parallèle, bien que les chercheurs n’aient pas suffisamment d’éléments la concernant afin de permettre à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) de mettre en place un plan de sauvegarde de l’espèce, ils n’en restent pas moins convaincus que ces grenouilles sont menacées. L’eau, élément indispensable à cette espèce comme à de nombreuses autres en Amazonie, est très polluée en raison des activités pétrolières et minières. Activités qui sont loin de s’arrêter puisque « le gouvernement équatorien prévoit d’intensifier les extractions de pétrole dans la région », telles que l’affirment les chercheurs. Et la pollution n’est pas la seule menace pour cette petite grenouille de verre. L’extension du réseau routier détruit et morcelle son habitat. Malheureusement, le développement économique de l’Équateur se fait au détriment de son immense biodiversité.

Bon dimanche !