Pas de Noël des animaux cette année !

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À cause d’une nouvelle manifestation des gilets jaunes prévue ce week-end, la SPA a été contrainte d’annuler le Noël des animaux cette année. Cette malheureuse nouvelle aura des répercutions catastrophiques.

Pas de Noël des animaux cette année_chaton-chant_wp« Je suis désemparé, ces évènements nous privent de notre grand rendez-vos annuel. On comptait beaucoup sur cette opération d’adoption à Paris, en fin d’année, pour désengorger nos refuges de provinces », a déclaré Jacques-Charles Fombonne, le nouveau président de la SPA.

Ce week-end devait avoir lieu une porte ouverte à Paris où tout le monde pouvait s’y rendre afin d’éventuellement adopter un chat ou un chien abandonné. C’était aussi pour ces animaux l’espoir d’une vie meilleure, d’être choyés, chouchoutés, aimés…

Pas de Noël des animaux cette année_chiot-ruban_wp« Mais pour la sécurité des adoptants, de mon personnel et des animaux, j’ai décidé d’annuler l’opération, par ailleurs très coûteuse. On ne peut pas prendre de risque car la place de la République est une place symbolique », a expliqué le président de la SPA.

Au vu des excès de violences lors des rassemblements le week-end dernier à Paris, la SPA a préféré la sécurité des animaux comme des bénévoles, vétérinaires et visiteurs. Ce qui est de toute évidence une bonne attitude à prendre, malgré les conséquences.

« On espère pouvoir reporter cet évènement au printemps […] Je ne laisse pas tomber car on doit faire le vide dans nos refuges », a ajouté Jacques-Charles Fombonne.

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L’année dernière, c’est plus de 500 chats et chiens qui ont trouvé des familles adoptives. Preuve que ces actions sont profitables autant pour les adoptants que les adoptés.

Un bien triste Noël cette année…

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Les escargots tueurs !

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En lien avec l’article de la semaine dernière relatif aux blennies, dans lequel notamment les escargots venimeux ont été évoqués, nous allons nous pencher d’un peu plus près sur ces petites bêtes à cornes.

Il s’agit des Conidae, une famille d’escargots marins. Découverte par le zoologiste John Fleming en 1822, cette famille comprend de très nombreux genres, mais principalement le genre Conus avec ses actuelles 626 espèces vivantes. Le nom commun de cette famille est Cône.

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Conus geographus

Tel que le terme l’indique, ces gastéropodes possèdent une coquille conique, dont l’aspect et les couleurs sont très variables. De taille moyenne à grande, ces escargots présentent souvent des ornementations extraordinaires sur leur coquille. La majorité se trouve dans les mers chaudes. Quelques-uns se rencontrent aussi dans les eaux tempérées.

Fréquemment nocturnes, ils sont tous des prédateurs carnivores et venimeux. Certains se nourrissent de vers, d’autres de mollusques et/ou de poissons.

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Conus marmoreus

Ils sont dotés d’une glande sécrétant une neurotoxine reliée à une dent de la radula(1) en forme de harpon. Ils s’en servent pour chasser leurs proies à distance, lesquelles sont de suite neutralisées.

En général, les cônes de petite taille laissent la sensation similaire à une piqûre d’abeille. Mais le venin de certaines grandes espèces tropicales piscivores est fatal pour l’humain. Il provoque une paralysie des muscles respiratoires entraînant la mort, dans 70 % des cas, en moins de 2 heures. Certaines conotoxines(2) affectent les voies sensitives, avec un puissant effet analgésiant, dont l’utilisation médicale est d’ailleurs actuellement à l’étude.

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Conus textile

Les cônes pouvant être dangereux pour l’humain sont principalement les Conus aulicus, Conus geographus, Conus textile, Conus tulipa et Conus striatus.

La famille des Conidae se constitue de 145 genres validés regroupant aujourd’hui 2 323 espèces différentes de cônes, selon le World Register of Marine Species (WoRMS)(3). Bien que cette famille soit typique des eaux chaudes des mers et océans tropicaux, certaines espèces se sont adaptées à des zones tempérées, comme la côte sud-africaine près du Cap de Bonne-Espérance ou les eaux plus froides de la Californie du Sud.

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Conus pennaeus attaquant un Cymatium nicobaricum à Hawaï

(1) La radula : sorte de langue munie de nombreuses dents chitineuses se situant dans la cavité buccale de certains mollusques. La chitine est le composant principal de l’exosquelette des arthropodes (crustacés, myriapodes, insectes, arachnides), également présent chez certains champignons et lichens. Le fameux chitosan en découle d’ailleurs.

(2) La conotoxine : peptide neurotoxique extrait du venin de Conidae. L’α-conotoxine (alpha-conotoxine) est une neurotoxine d’origine animale s’employant comme puissant anti-douleur aussi efficace que la morphine mais sans facteur d’accoutumance.

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(3) World Register of Marine Species ou WoRMS : base de données visant à fournir une liste à jour des noms de taxons des organismes marins. Créée en 2007, elle résulte du registre européen des espèces marines. Essentiellement financé par l’Union européenne, ce registre mondial des espèces marines siège à l’Institut Marine de Flandre à Ostende en Belgique. Le WoRMS a des accords conclus avec plusieurs autres projets concernant la biodiversité et les écosystèmes, dont le Global Biodiversity Information Facility (GBIF), le système mondial d’informations sur la biodiversité, ainsi que l’Encyclopedia of Life (EOL), l’Encyclopédie de la Vie. En 2018, le WoRMS recense 243 288 espèces marines approuvées, dont 95 % vérifiées.

Les blennies…

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Comme nous l’avons appris (ou pas) hier, ces poissons sont surprenants. Leur système de défense est parfaitement perfectionné. Les blennies en auraient à apprendre aux armées militaires de la Terre pour créer une arme offensive ou défensive, mais non destructive.

Pour clôturer cette semaine et se préparer à cet avant-dernier week-end de novembre, voici quelques magnifiques photos de ces poissons pas comme les autres…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Ce poisson drogue ses prédateurs

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En cas d’attaque, ce poisson inocule un venin qui déboussole et affaiblit ses prédateurs.

Il s’agit des blennies. Une des espèces de petits poissons osseux marins benthiques, d’eau douce ou saumâtre, à longue nageoire dorsale et couverte de mucus, mesurant environ 5 cm. Les blennies sont très colorées et parfois striées. Certaines d’entre elles possèdent au niveau de la mâchoire inférieure deux énormes canines constituant de véritables crocs. Celles-ci, comme le Meiacanthus nigrolineatus qui vit en mer rouge, utilisent alors leurs deux dents pour injecter du venin et se défendre contre des prédateurs, essentiellement des mérous.

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À la différence de la plupart des autres poissons venimeux, plus de 2 000 espèces dont la majorité empoisonne via leurs épines dorsales, la morsure du Meiacanthus est indolore, selon des chercheurs australiens de l’Université du Queensland. Ils ont publié leur étude en 2017 dans la revue Current Biology.

Pour arriver à ce résultat, ils ont prélevé le venin de ces blennies ont leur faisant mordre des cotons-tiges. Ils l’ont ensuite administré à des souris qui n’ont senti aucune douleur. « Que le venin des blennies à crocs soit indolore chez les souris a été une grande surprise. La plupart des poissons venimeux provoquent chez les mammifères des douleurs violentes et immédiates », a expliqué Bryan Fry, l’un des auteurs de la publication.

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L’analyse du venin a révélé la présence de trois toxines, lesquelles ne sont présentes chez les autres familles de poisson. Un neuropeptide analogue à celui de certains escargots venimeux. Une enzyme qui se trouve dans le venin des scorpions et des serpents. Et un composé proche des substances opiacées pour soulager la douleur, comme le fentanyl ou l’oxycodone. Les chercheurs ont présumé qu’en cas d’attaque, ces poissons se défendent en mordant leur agresseur et leur injectant leur venin. Celui-ci provoque une chute de tension, rendant le prédateur dans un état d’ivresse et incapable de poursuivre sa proie. Cette dernière peut alors facilement s’enfuir.

Ah ces poissons ! Ils n’ont pas fini de nous surprendre ! Et les escargots aussi…

Les carassins synthétisent de l’alcool ?

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Sans oxygène, la plupart des vertébrés meurent en quelques minutes car ils ne peuvent pas répondre aux besoins en énergie cellulaire avec le métabolisme anaérobie. Mais pas les poissons du genre Carassius (carassin), les carpes crucifères (carpes communes) et les poissons rouges. Ces deux espèces ont développé un système métabolique spécialisé leur permettant de survivre de longues périodes, 5 à 6 mois, sans oxygène, en produisant de l’éthanol comme produit final métabolique.

Des chercheurs européens ont découvert de quelle manière ce phénomène est réalisable. Leurs résultats ont été publiés le 11 août 2017 sur le site Scientific Reports.

Ces poissons sont en effet capables de transformer l’acide lactique, sorte de déchet qui se forme dans les tissus lorsque les cellules manquent d’oxygène, en éthanol et de l’évacuer par la suite dans l’eau via leurs branchies. Ce processus évite alors l’accumulation d’acide lactique dans les muscles allant jusqu’à l’empoisonnement. Ce système alternatif permet non seulement la transformation de l’acide lactique afin d’éviter donc à ces poissons de s’empoisonner, mais aussi la survie durant plusieurs mois sans respirer.

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Cathrine Fagernes, l’un des auteurs de l’étude, a expliqué au magazine Sciences et Avenir : « Ces animaux utilisent le même mécanisme que les autres vertébrés pour respirer, celui qui requiert de l’oxygène. Cependant, sans oxygène, ils doivent produire de l’énergie autrement pour survivre. Alors au lieu de produire de l’acide lactique à la fin du processus métabolique, ils produisent de l’alcool […] ils diminuent, voire même stoppent certains processus qui consomment de l’énergie, comme par exemple la vision. » Par conséquent, même si ces poissons obtiennent moins d’énergie que lors de la respiration, ils restent en vie.

Ce procédé est possible grâce à la duplication d’une portion du génome codant pour une enzyme, appelée pyruvate déshydrogénase. Au cours de l’évolution, certaines copies de cette portion ont muté afin de coder une autre enzyme, la pyruvate décarboxylase. Cette dernière spécialisée dans la fermentation alcoolique permet de synthétiser l’éthanol.

Ces carassins ont d’ailleurs une alcoolémie très élevée en absence d’oxygène, comme l’a spécifié le Docteur Michael Berenbrink, un autre auteur de l’étude : « Durant la période où elles évoluent dans les eaux sans dioxygène des étangs recouverts de glace – ce qui peut durer plusieurs mois dans le nord de l’Europe – l’alcoolémie des carpes à la lune peut atteindre plus de 50 mg par 100 millilitres, ce qui est au-dessus de la limite autorisée pour conduire dans ces pays ».

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Au moins, ces poissons ne tuent personne sur les routes avec ou sans permis et avec ou sans points…

Haut les moustaches !

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Amoureux, amoureuses des chats, je vous propose ces quelques photos de chatons qui ne peuvent que nous faire craquer…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je le retirerai sur leur demande.

Dans le décor…

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Pour finir cette semaine et entamer mon premier week-end français, je vous propose ces quelques photos de nos adorables petites boules de poils canines, dont certaines savent se confondre avec le décor…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je le retirerai sur leur demande.

Belgique : le « Code du Bien-être animal »

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Un texte de loi pourrait prochainement être appliqué en Wallonie prévoyant la mise en place d’un permis pour la détention d’animaux ainsi que l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs.

À la fin de ce mois de juillet, le gouvernement de la Wallonie a adopté définitivement le « Code du Bien-être animal », le premier au monde, reconnaissant les animaux comme des êtres doués de sensations, d’émotions, voire de conscience… de ce fait leur accordant des droits.

Ce texte, ayant donc été approuvé fin juillet par le gouvernement libéral, doit encore être débattu par le Parlement local à l’automne, puis validé par le Conseil d’État.

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Ce code dans son intégralité comprend 12 chapitres et 109 articles, ainsi que l’indique le communiqué publié le 19 juillet dernier sur le site officiel de Carlo Di Antonio (Centre démocrate humaniste), Ministre de l’Environnement, entre autres.

Il définit plusieurs points, notamment le transport des animaux, les expérimentations sur eux ou encore leur commerce. Il envisage, par exemple, d’interdire les manèges à poney d’ici 2023, ainsi que la détention de cétacés dans les parcs aquatiques ou encore l’élevage de poules pondeuses en cage.

Il prévoit surtout un permis de détention d’animaux afin d’empêcher les personnes déjà condamnées pour maltraitance animale de s’en acquérir, lequel sera automatiquement délivré sans formalité à chaque citoyen ayant un animal. « L’avantage de cette disposition est de pouvoir empêcher la détention d’animaux par toute personne reconnue pour des faits de maltraitance animale. Une base de données permettant de recenser les personnes interdites de détention d’un animal sera mise en œuvre », précise le communiqué.

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Il soumet aussi des poursuites juridiques pour abandon, négligence ou maltraitance ; les cas les plus graves se verront recevoir des peines de prison de 10 à 15 ans assorties d’une amende pouvant atteindre 10 millions €, les cas les plus légers écoperont d’une « amende administrative » pouvant se chiffrer jusqu’à 100 000 €. Par exemple, interdit d’attacher de façon permanente son animal, de le teindre ou le colorer, de l’envoyer par voie postale ou encore offrir un animal en guise de prix à un concours ou une tombola.

Autre point important. Ce code projette l’installation de vidéosurveillance dans tous les abattoirs présents en Wallonie en vue de vérifier le respect du bien-être animal. Une idée rappelant celle d’un projet similaire en France, suite à la diffusion par L214, association de droit local alsacien-mosellan à but non lucratif, de plusieurs vidéos atroces tournées en caméras cachées dans plusieurs abattoirs et établissements d’élevage. Ce projet avait été abandonné puis finalement voté dans la nuit du 27 au 28 mai dernier à l’Assemblée nationale après des échanges animés ; celui-ci fixant le principe d’une expérimentation de la vidéosurveillance dans des abattoirs français, mais sur base du volontariat.

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« À ma connaissance, le code wallon constitue le premier code de l’animal en Europe et dans le monde. Dans plusieurs pays, la plupart des dispositions relatives à l’animal sont déjà regroupées au sein d’une loi unique, portant souvent le nom de « loi sur la protection de l’animal ». Juridiquement, la portée est d’ailleurs la même. En revanche, politiquement, le format du « code » montre le gain de considération dont bénéficie le droit animalier, qui se hisse, sur le plan symbolique, au même niveau que le code civil ou le code pénal », a ainsi spécifié Olivier Bot, professeur de droit public à l’Université d’Aix-Marseille au journal Libération.

Enfin, le gouvernement flamand a récemment décidé d’interdire l’élevage d’animaux à fourrure et le gavage des palmipèdes pour la production du foie gras d’ici à 2023.

La viande du futur à base de cellules d’animaux

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Amis épicuriens, amies épicuriennes, abstenez-vous de lire ce qui va suivre au risque de vous provoquer une apoplexie !

Des startups projettent de révolutionner la consommation de viande en proposant des alternatives à celle-ci, à base de cellules animales cultivées en laboratoire.

En 2013 déjà, Mark Post, un scientifique néerlandais de l’Université de Maastricht, avait conçu le premier hamburger de synthèse, qui avait été baptisé « Frankenburger ». Depuis des startups ont suivi le mouvement.

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En Israël, la startup Aleph Farms s’est récemment enorgueillie de la création du projet SuperMeat, lequel promet des morceaux de poulet à partir de cellules prélevées « sans douleur ». Sur son site, il est précisé qu’après ce prélèvement les cellules sont reproduites en laboratoire pour réaliser une viande à l’aide de la technologie 3D. Cependant, aucune information n’indique la manière dont ces cellules sont prélevées sur l’animal vivant. La compagnie Future Meat Technologies basée à Jérusalem garantit, elle, une production de muscles et de graisse non génétiquement modifiés.

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Quant à la société Memphis Meats, siégeant à San Francisco en Californie aux États-Unis, elle se concentre sur du bœuf, du poulet et du canard en laboratoire. À l’image du projet SuperMeat, cette viande dite « propre » est créée à partir de cellules prélevées et cultivées en laboratoire. Sa production n’utiliserait qu’environ 1 % de la terre et 10 % d’eau utiles à l’agriculture animale classique. L’entreprise JUST Clean Meat affirme de son côté fournir du poulet à partir de cellules prélevées sur une plume ! Josh Tetrick, le fondateur de cette startup a tenu à expliquer : « De la même manière que l’on fait fermenter la bière, on met ces cellules ensemble, elles se reproduisent plusieurs fois et à la fin, on obtient de la viande hachée ».

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Bien que le coût de toutes ces productions soit encore trop élevé et ne permette ainsi pas de rendre disponible un produit à la vente, certains spécialistes envisagent toutefois une commercialisation dans les 5 ans à venir.

Mais aussi, ces technologies suscitent de plus en plus l’intérêt d’investisseurs. C’est le cas d’ailleurs de la startup californienne qui a réussi à convaincre Bill Gates, l’entrepreneur britannique Richard Branson, connu grâce à ses succès avec sa marque Virgin Group, et l’ancien PDG de General Electric, Jack Welch. L’industrie agro-alimentaire, ne voulant pas être à la traîne de l’innovation, se lance également sur le terrain, comme Tyson Foods, le premier exportateur de bœuf américain, siégeant à Springdale en Arkansas, qui a pris des parts dans Future Meat Technologies et Memphis Meat, dont l’entreprise américaine Cargill, spécialisée dans la fourniture d’ingrédients alimentaires et le négoce de matières premières, s’est invitée au capital de cette dernière.

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Ces nouvelles startups affichent ainsi la volonté de changer durablement le système de production de la viande en évitant d’élever et de tuer des animaux. En dépit de pouvoir vendre une viande naturelle, elles avancent l’argument d’une limitation des émissions de gaz à effets de serre ; la culture de cellules in vivo générant beaucoup moins de méthane que les flatulences des ruminants, et d’une utilisation moindre de ressources naturelles.

En résumé, remplacer de la m… par de la m…

Adieu donc veau, vache, cochon, couvée…

Les écureuils, des véritables managers de leurs provisions

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Comme évoqué dans un précédent article, les écureuils sont très présents en Angleterre, mais aussi et à l’origine en Amérique du Nord. Mais connaissons-nous leur organisation alimentaire ?

Les écureuils cachent entre 3 000 et 10 000 fruits à coque par an. Il leur est donc utile de mettre en place un système afin de maximiser leurs chances de retrouver leurs réserves.

Deux chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley aux États-Unis ont suivi durant deux ans des écureuils fauves qui se baladent sur le campus californien. Ils ont alors fait une découverte impressionnante. Ces animaux rangent leur nourriture en rassemblant dans une même cachette les aliments de même variété.

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Lors de plusieurs séances, les deux chercheurs ont présenté à 45 écureuils à chaque fois 16 fruits à coques de 4 variétés différentes ; amandes, noisettes, noix et noix de pécan. Les fruits étaient répartis par 4 par variété de façon aléatoire. Ils ont ensuite établi une carte des cachettes de chaque rongeur à l’aide d’une balise GPS dont chacun était équipé.

Ils ont ainsi découvert que les écureuils du campus appliquent la méthode du chunking, terme souvent utilisé en marketing, signifiant « une organisation hiérarchisée des caches suivant leur contenu afin d’améliorer l’habilité de l’animal à se souvenir précisément de la localisation de chacune d’entre elles » dans ce contexte, tel que l’ont précisé les auteurs de l’étude. Les rongeurs qui recherchent leur provision toujours au même endroit rangent les fruits à coque suivant leur variété peu importe l’ordre dans lequel ils ont été trouvés. En revanche, les écureuils qui se déplacent sur différents lieux cachent leur nourriture sur place sans tenir compte de la variété afin d’économiser leur énergie. Ces différentes stratégies ont l’objectif commun de trouver de bonnes cachettes faciles à retrouver et à l’abri des voleurs.

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Lucia Jacobs, l’un des auteurs de l’étude a expliqué dans un communiqué : « Les écureuils semblent utiliser le chunking de la même façon que l’on range nos courses. On place les fruits sur une étagère et les légumes sur une autre. Comme cela, si l’on veut un oignon, nous savons directement où nous devons regarder ».

Lorsque ces animaux vont chercher de la nourriture sur le même site, ils font donc des « sous-dossiers » amandes, noisettes, noix et noix de pécan.

Cette étude a été publiée le 13 septembre 2017 dans la revue Royal Society Open Science.

Bon dimanche !