« Aventures de médecine – La sexualité dans tous ses états »

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La sexualité, thème au demeurant tabou, même si la tendance actuelle incite à le rendre moins. Le nouveau numéro du 16 octobre dernier du magazine Aventures de médecine, présenté par le médecin animateur Michel Cymes a exploré l’histoire de la sexualité et de la sexologie. À travers trois portraits actuels, nous parcourons le passé, le cheminement de la découverte à l’évolution des techniques d’aujourd’hui afin d’améliorer la vie intime. Margaret Sanger, une infirmière et sage-femme américaine qui révolutionna la liberté sexuelle de la femme aux États-Unis, en fondant le planning familial. L’Allemande Dora Richer, née Rudolph, la première femme transsexuelle connue de l’Histoire qui subit une intervention chirurgicale pour sa transformation. Le couple Masters et Johnson, pionnier dans le domaine de l’intimité afin de comprendre le fonctionnement sexuel profond. Ce numéro du magazine aborde aussi l’endométriose, une maladie gynécologique touchant 1 femme sur 10 en France et qui provoque de terribles douleurs tant physiologiques que psychologiques. Les dysfonctionnements érectiles qui concernent 3 millions de Français. La transidentité sous l’angle historique et chirurgical. Entre autres…

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Ce numéro est un excellent documentaire sur le sujet traité avec le plus grand respect. De ces médecins, chercheurs, infirmiers, hommes et femmes, qui ont étudié avec sérieux le fonctionnement des organes génitaux. Entre certains qui diabolisèrent la sexualité, la rendant responsable de maladies physiques ou mentales et d’autres qui luttèrent pour faire évoluer les esprits, tous les éléments sont examinés sans voyeurisme ni tabou.

Grâce à la collaboration des chirurgiens et des services hospitaliers spécialisés, l’équipe du magazine a pu suivre durant plus de 6 mois des personnes qui ont eu le courage de partager leur vie la plus intime, leurs problèmes, leurs peurs, leurs souffrances devant la caméra afin de contribuer à libérer la parole.

Et surtout parce que la médecine fut au départ un instrument social pour contrôler les naissances, brider les instincts, avant de devenir un outil de libération.

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Pays-Bas : le jeu des cloches

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Si certains cherchent encore l’origine des cloches de Pâques, ils ne doivent peut-être pas aller si loin pour trouver la réponse : les Pays-Bas !

Incroyable mais vrai !

Une vidéo apparue récemment sur YouTube retransmettant un jeu télévisé néerlandais a été relayé sur Twitter.

Pays-Bas_le jeu des cloches_cloche-oeufs-pâques_wpLe but ? Permettre à des hommes de gagner une somme d’argent à condition de deviner si la femme qui est présentée devant eux est enceinte ou grosse !

Et ce n’est pas la première fois que cette émission diffusée sur la chaîne de télévision NPO3 brille par sa stupidité. Au cours de la saison précédente, elle proposait, toujours aux hommes, de déceler si la femme placée devant eux avait de vrais ou de faux seins !

Une femme débarque sur le plateau, se tient debout face à plusieurs hommes, et comme au marché, elle se fait scruter sur toutes les coutures et le jeu commence en fonction du thème donné !

Les téléspectateurs ont vivement réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant « un jeu sexiste et ignoble. »

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Au regard de cette polémique, la chaîne de télévision néerlandaise à tenter de se justifier comme elle le pouvait en déclarant : « ce n’est que dans un but satirique que le concept a été créé. »

Chacun sa définition de la satire ! Ou plutôt du satyre…

Cependant, une question se pose : Comment une femme peut-elle accepter de participer à ce genre de jeu ?

Pays-Bas_le jeu des cloches_cloche-ailes-pâques_wpIl est facile d’accuser une émission de télévision de présenter aux téléspectateurs « un jeu sexiste et ignoble », mais il ne faut tout de même pas oublier les participantes. Si la femme refusait d’adhérer à ce concept, il n’y aurait pas eu d’émission et par conséquent pas de polémique. La femme en acceptant de son plein gré de se mettre ainsi en scène participe à renforcer cette image négative de la femme : un produit de consommation.

En conclusion, dans ce cas la femme n’est pas une victime sans défense. Elle entretient cette mentalité machiste. Et ce n’est pas de cette manière que l’on sert la cause féminine. Donc, ce n’est pas sur les créateurs de ce jeu complètement idiot que se porte ma colère, mais sur ces femmes qui s’affichent comme un vulgaire morceau de viande.

Merci ladies !

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