Soudan du Sud : le prix des filles en vaches

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Alors que les femmes et les filles sont les premières victimes de viols et diverses tortures dans le conflit sanglant qui oppose les forces rebelles au gouvernement dans la République du Soudan du Sud, elles sont en plus les proies des traditions.

Et cette guerre civile n’arrange rien. Au contraire, elle ravive les rivalités inter-ethniques ancestrales.

Au-delà de la complexité de donner un nombre précis de morts, qui selon les organisations internationales serait d’environ 1,5 million, les personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants, etc., ayant été déplacées hors des zones à risques afin d’assurer leur sécurité, sont en réalité tout autant exposées à ces types de violences.

Entre les mariages précoces et forcés, issus de traditions tenaces, les violences conjugales, ancrées également dans les mentalités, les viols et désormais utilisées comme armes de guerre, les femmes et les filles ne sont en sécurité nulle part, comme l’avait déjà confié, Caroline de Saint Mieux, coordinatrice des mesures d’urgence pour l’ONG Care du Canada en 2014 : « C’est une violence qui est vécue au quotidien par les femmes au Sud Soudan mais c’est une violence taboue. Les victimes de violences conjugales sont difficilement identifiables car beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’intérêt à se manifester auprès des autorités ou des associations. Dans l’ensemble, les femmes restent extrêmement marginalisées. Elles sont davantage vues comme un bien et à partir du moment où elles peuvent être mariées, même à un bas âge, elles sont assimilées à une dot et notamment au nombre de vaches et de bœufs qui leur sera accordé en échange. Ajoutez à tout cela le fait que très peu aient accès à l’éducation et manque donc d’opportunités pour se détacher de leur famille. Il est certain que les droits de ces femmes ne sont pas respectés. Même si le conflit actuel met forcément de côté l’état de droit, le Sud Soudan est un pays très jeune, qui n’existe que depuis 3 ans et dont la législation n’est pas encore solide et a ses faiblesses. Et cette région ayant été en guerre avec le Nord pendant aussi longtemps, d’autres principes et systèmes ont été mis en place et restent aujourd’hui forts comme la justice traditionnelle. »

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A young girl displaced from Bor County, Jonglei carries her little brother on her hip at the Melijo settlement for IDPs just outside Nimule town in Magwi County, Eastern Equatoria State, South Sudan. March 18, 2014. By Dan Alder/CARE.

Malgré le rapport qui avait été réalisé par l’ONG Care mettant en avant une loi qui punit le viol de 14 ans de prison, il avait aussi évoqué que cette loi n’était jamais vraiment entrée en vigueur et qu’il n’existait par ailleurs pas d’interdiction contre les violences conjugales.

Ainsi, les Sud-Soudanaises vivent un véritable enfer, que ce soit dans les zones les plus perturbées de la région ou dans les camps, comme l’avait déjà déclaré la coordinatrice en 2014 : « Beaucoup de femmes sont déplacées, mais elles n’abandonnent pas leurs responsabilités pour autant. Ainsi, beaucoup quittent les périmètres de sécurité des camps pour aller chercher de l’eau, par exemple, et s’exposent à des agressions. Mais même au sein les camps, les femmes ont peur. Elles ont peur d’aller utiliser les latrines la nuit, de s’exposer. Sur le 1,5 million de personnes déplacées, 150 000 sont des femmes enceintes qui devront accoucher dans des conditions précaires, sans suivi médical. Il est important de travailler au plus près des communautés, avec l’aide de personnes locales sur le terrain qui évitent les barrières linguistiques et culturelles mais surtout de sensibiliser et d’éduquer les populations. Il nous faut aussi travailler avec les autorités. Mais le plus urgent pour l’instant, en attendant que la paix soit rétablie, c’est d’assurer à toutes ces femmes un accès à des cellules de soins et psychologiques. »

Aujourd’hui, la situation reste inchangée. Les femmes et les filles Sud-Soudanaises sont toujours considérées comme des morceaux de viande qui se troquent.

Enfin, il est à rappeler que le taux de la population du Soudan du Sud s’élevait à 11 562 695 habitants au dernier recensement de 2014. Depuis cette date, aucune autre estimation plus ou moins précise n’a pu être établie au vu du conflit qui fait rage. À la même période, il a été chiffré 8,42 décès pour 1 000 habitants et 68,16 morts pour 1 000 naissances ; le taux de mortalité infantile et maternelle à la naissance du Soudan du Sud est l’un des plus élevés au monde.

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Soudan du Sud : le droit de violer des femmes comme salaire

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Le Soudan du Sud, à la suite du référendum d’autodétermination en janvier 2011, s’est séparé de la République du Soudan en juillet de la même année. Dès 2013, il sombre dans une guerre civile sanglante entre les partisans du président Salva Kiir et les forces rebelles du vice-président Riek Machar, limogé et accusé par cet actuel président d’avoir alimenté un coup d’État. Ce conflit a provoqué des milliers de morts et l’exode de plus de 2 millions de personnes. La République du Soudan du Sud se trouve à nouveau mis au premier plan pour ses actes de barbarie sur les femmes.

Malgré des tentatives d’apaisement, les forces rebelles et le gouvernement poursuivent le combat ; ces deux opposants créant ainsi une véritable guerre meurtrière dans cette région où les civils ne sont plus que des dommages collatéraux. Et le régime, afin de gagner ce conflit, a recruté des miliciens aux méthodes abominables. Méthodes dénoncées par les Nations Unies dans un récent rapport affirmant que ces miliciens ont été autorisés à violer des femmes en guise de rétribution, dont le seul mot d’ordre est « faites ce que vous pouvez et prenez ce que vous voulez. »

Se basant sur les récits des rescapés de ces affrontements entre les forces rebelles et celles du gouvernement, l’ONU a donné un constat terrible de cette situation.

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En 2015, en plus des pillages et meurtres en nombres considérables, 1 3000 viols auraient été recensés, et seulement pour la région nord, l’État d’Unité.

Une femme interviewée a rapporté qu’elle a été forcée d’être témoin du viol collectif de sa fille de 15 ans par 10 miliciens après l’assassinat de son mari.

Une autre femme a été dévêtue et violée par 5 miliciens sur le bord de la route devant ses enfants.

D’autres témoins ont confié aux enquêteurs des Nations Unies que des femmes avaient été enlevées puis enfermées dans des baraquements pour servir d’esclaves sexuelles aux miliciens.

Une Sud-Soudanaise a également rapporté avoir vu une dizaine de miliciens à la recherche des plus jolies filles pour les violer ensuite et celles qui résistaient ou regardaient leurs agresseurs étaient tuées.

Et ces témoignages ne seraient qu’une maigre représentation de la réalité.

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Le haut-commissaire, Zeid Ra’ad Al Hussein, de l’ONU aux droits de l’Homme a déclaré : « Il s’agit d’une situation des droits de l’Homme parmi les plus horribles dans le monde, avec une utilisation massive du viol comme instrument de terreur et comme arme de guerre […] L’échelle et le type de violences sexuelles – qui sont principalement le fait des forces gouvernementales SPLA (Armée Populaire de Libération du Soudan) et des milices qui leur sont affiliées – sont décrits avec des détails épouvantables et dévastateurs, tout comme l’attitude – presque désinvolte mais calculée – de ceux qui ont massacré les civils et détruit des biens et des moyens de subsistance. »

En réponse à ces accusations, le gouvernement a démenti l’autorisation à ses miliciens de viser les civils en assurant qu’une enquête allait être menée.

Or, ce n’est pas le premier rapport de l’ONU qui dénonce ce genre d’exactions et ainsi les multiples violations des droits de l’Homme perpétrés par les deux camps opposés, puisque pas plus tard que juillet 2015, un rapport de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, MINUSS, rendait compte des cas de viol sur des femmes ainsi que des femmes brûlées vives dans leur maison.

Le foie d’agneau au Baileys

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Pour la plupart des gens,  les abats sont égal à « beurk ! », alors qu’ils apportent pourtant de nombreuses vertus pour la santé.

Notamment le foie qui est une très bonne source de vitamines B6, B12, D et C, de protéine, de riboflavine, de thiamine, de niacine, de folate, d’acide pantothénique, phosphore, sélénium, et une bonne source de vitamine A, fer, cuivre, manganèse et de zinc.

Néanmoins, relatif à la fonction biologique du foie, d’importantes quantités de métaux lourds et autres contaminateurs peuvent s’accumuler dans ses tissus. C’est pour cela qu’il bien entendu conseillé d’en consommer que rarement et fortement déconseillé pour les femmes enceintes car il peut provoquer du mal à l’enfant à naître.

Ceci dit, le foie reste un mets savoureux, particulièrement le foie d’agneau, généralement utilisé dans la cuisine anglaise, et dont les abats d’agneau dans l’ensemble sont souvent cuisinés dans les pays du Maghreb.

Je vous propose ainsi une petite recette maison très simple à réaliser en espérant que le « beurk ! » se transformera en « hum ! », évidemment pour les personnes n’étant pas férues de ce type d’abat.

Plat chaud pour 1 personne.

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Foie d’agneau au Baileys sur son lit de champignons et poivrons de couleurs

(376,8625 kcal et moins de 30 €)

Foie d'agneau au Baileys sur son lit de champignons et poivrons de couleurs

– 145 g de foie d’agneau coupé en deux (198,65 kcal)
– 1 cl de crème de whisky (2 bouchons) Baileys (34,8 kcal)
– 2 poivrons moyens (300 g les deux) de couleurs, 1/2 jaune, orange, rouge et vert, coupés en morceaux moyens (87 kcal)
– 2 gros champignons Portobello (150g les deux) coupés en morceaux moyens (13,5 kcal)
– 1 c. à soupe de ciboulette fraîche hachée finement (4,5 kcal)
– 1 c. à soupe de sauce de soja réduite en sel (7,8 kcal)
– 1 c. à café de romarin frais haché finement (6,55 kcal)
– 1/2 c. à café de hot chili en poudre (8,275 kcal)
– 1/2 c. à café de curcuma en poudre (8,85 kcal)
– 1/4 c. à café de poivre blanc en poudre (3,1375 kcal)
– 1/4 c. à café de poivre noir en poudre (3,8 kcal)

Dans une casserole, cuisez à feu moyen dans un fond d’eau les morceaux de poivrons et de champignons avec la sauce de soja, la ciboulette, le romarin, le chili, le curcuma et le poivre noir pendant 20 minutes, casserole couverte.

Réservez au chaud.

Dans une poêle, versez la crème de whisky et chauffez-la pendant 2 minutes à feu moyen. Mélangez-la avec le poivre blanc. Ajoutez les deux morceaux de foie d’agneau et cuisez-les à feu fort 2 à 3 minutes de chaque côté, selon l’épaisseur des morceaux et la préférence de cuisson, à point ou rosé. Arrosez sans arrêter les morceaux de foie de crème de whisky tout au long de la cuisson de chaque face jusqu’à évaporation complète de la crème.

Dans une assiette, posez les légumes et les deux morceaux foie d’agneau dessus.

Dégustez.

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  • Note

– Vous pouvez remplacer le hot chili par du piment fort ou doux.

– Si vous n’aimez pas les plats trop épicés, réduisez le dosage des épices, car la force des épices se développe lors de la cuisson et les champignons étant des véritables éponges, ils vont absorber en priorité les épices. Si la préparation des légumes vous semble malgré tout trop épicée, ajouter un petit morceau de sucre roux ou une cuillère à café de jus d’orange ou d’ananas ; le sucre va casser la force des épices.

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J’espère que ce plat vous plaira. Je vous retrouve lundi prochain avec une autre recette dont le mélange des saveurs vous surprendra peut-être…

Bon appétit !

Bonne fête des mamans !

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Parce qu’une maman est comme une pierre précieuse unique en son genre, puisque nous n’en avons qu’une, elle mérite ce jour rien que pour elle !

Et que nous soyons mères ou non, quoi qu’il en soit, nous en avons tous une maman !

Alors à toutes ces mamans qui nous ont donné la vie, qui nous ont aimés, élevés, qui nous ont vus grandir, devenir des femmes ou des hommes…

Mais aussi, à toutes ces mamans qui sont battues dans l’ombre pour nous, notre liberté de penser et d’expression, notre libre arbitre, qui luttent encore pour nos droits de filles et de femmes dans le monde…

Bonne fête !

Un policier gentleman

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Il s’appelle Luke Bonin. Il est membre de la police d’État du Massachusetts. Elle s’appelle Lynn Murphy. Elle est SDF.

Rien ne les prédestinait à ce qu’ils se rencontrent afin de partager un instant de leur vie ensemble. Et pourtant…

Alors qu’il quittait le tribunal et reprenait la route en voiture, le policier Luke Bonin croisa sur son chemin Lynn Murphy, une jeune sans-abri. Il poursuivit sa conduite jusqu’à un restaurant où il acheta deux repas chauds, puis fit demi-tour.

S’arrêtant ensuite au bord de la route à l’endroit où se trouvait la jeune femme, laquelle s’attendit à une interpellation de sa part, Luke Bonin sortit de sa voiture de police, se dirigea vers celle-ci pour lui offrir l’un des deux repas, s’installa près d’elle accompagné de l’autre repas afin de déjeuner et discuter avec elle.

La jeune femme déclara d’ailleurs à CBS Boston qui a dévoilé le fait : « Je pensais qu’il allait simplement me donner le repas et repartir. Mais il m’a dit que c’était une belle journée pour faire un pique-nique et il a déjeuné avec moi. Ça m’a touché au plus profond de mon cœur. »

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Luke Bonin

Jake Morse, de passage dans le coin, ému par la scène, décida d’en prendre un cliché qu’il posta sur son compte Facebook la semaine passée, en l’accompagnant de ce commentaire : « Ils disaient que la galanterie était morte… Respect. Il s’est arrêté, aurait pu la verbaliser ou l’arrêter, mais il ne l’a pas fait. Et on a besoin de gens comme lui. »

Ce post, très rapidement plébiscité, intrigua de nombreux internautes au point d’arriver jusqu’au bureau de la police d’État concernée qui se donna alors pour mission de retrouver ce policier gentleman afin de le remercier publiquement de son acte humaniste.

La police d’État du Massachusetts a donc identifié Luke Bonin et le félicita ainsi sur sa page Facebook officielle : « On sait que tu ne veux probablement pas te faire remarquer. Mais tu as fait sensation. Et le corps de la police d’État du Massachusetts est fier de toi. Nous te félicitons pour ton acte généreux et pour avoir fait « ce qu’il fallait » à l’égard de quelqu’un de moins fortuné que la plupart des gens. »

Une belle leçon de vie qui nous enseigne à baisser le regard sur ces gens d’en bas, qui nous invite à considérer, humainement parlant, toutes ces personnes dans le besoin encore trop souvent dénigrées, qui nous fait prendre conscience que tous ces délaissés au bord de la route n’ayant eu guère la même chance que nous de trouver socialement leur place dans ce monde existent, et surtout qui nous aidera peut-être dans notre quotidien à moins de condescendance à leur égard…

Et merci à cet homme, à ce policier, qui nous permet aussi d’arrêter de penser que tous les policiers ne sont que des mercenaires qui frappent les gens impunément.

Enfin, merci à vous de nous montrer ce qu’est le vrai rôle d’un policier, celui de protéger et de servir la population.

Au Népal, les règles au placard !

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Dans le style des traditions complètement aberrantes, celle-ci a largement sa place sur le podium !

Au Népal, une tradition soumet les femmes à s’isoler dans un abri, le plus souvent vétuste, durant leur cycle menstruel ou après avoir enfanter, car elles sont considérées impures !

Malgré que cette tradition soit officiellement interdite, elle a encore cours dans les régions rurales de l’Ouest du pays.

Coupées du monde et de leur famille, les femmes pendant leurs règles doivent se mettre à l’écart dans des étables ou des abris de fortune, sans éclairage. Non seulement, elles sont privées de tout lien social durant plusieurs jours mais, en plus, elles ne peuvent ni se rendre chez elle pour y prendre de quoi se nourrir, ni manger la même nourriture que la famille, pire, elles sont interdites de se laver et d’utiliser les toilettes de la maison ! Parce que selon les superstitions enracinées dans ces lieux les plus reculés du Népal, elles risqueraient de porter malheur à leur famille, d’être possédées ou encore punies par les dieux qui n’approuvent pas leur « état » !

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Ce bannissement qui suit une tradition appelée « Chhaupadi », signifiant « Intouchable », dans le sens de « souillée », estimant alors que les menstruations et la naissance sont synonymes d’impureté, est pourtant interdite depuis 2005 au Népal. Et cette tradition d’exclusion est à nouveau dénoncée au niveau national, relatif au projet de lutte contre les violences faites aux femmes de 2010. Malheureusement, cette coutume touche 95% des Népalaises dans les zones rurales de l’Ouest où elle prévaut sur la loi.

Ainsi, dans le reportage réalisé par The Guardian, l’une des femmes, Gita Rokaya, à déclaré : « Nous ne voulons pas vivre ainsi mais les dieux ne toléreraient pas que l’on fasse autrement. »

De plus, cette coutume irrationnelle a des conséquences très graves, puisque l’une d’entre elles, Laxmi Raut, a perdu son nouveau-né suite à cet isolement. Cette dernière a d’ailleurs expliqué : « Après la mort de mon enfant, ma vision de Chhaupadi a changé […] On devrait rester à la maison quand on a ses règles. » Une autre femme, Safalta Rokaya, a témoigné sur sa crainte lorsqu’elle a annoncé à ses parents qu’elle avait ses règles : « J’avais peur car cela signifiait que j’allais devoir rester dans l’étable. C’est horrible ici. La bouse des vaches pue et les animaux nous marchent dessus. Il y a plein d’insectes qui peuvent nous rendre malade. Et la nuit, des hommes viennent pour essayer de profiter de nous. »

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Quant au shaman de ce village, il a affirmé que les femmes sont « plus heureuses » dans les étables et les hommes qui viennent les voir le font uniquement dans l’espoir de les séduire et les épouser ensuite, tel qu’il a révélé au journal : « Cette pratique ne peut pas être abolie, c’est impossible […] Nous devons faire avec et avoir des pièces isolées. »

Bah, voyons !

Cela dit, heureusement, tous les hommes ne partagent pas cet avis et désirent se détacher de cette tradition absurde qui met la vie de leurs femmes et filles en danger, à la manière dont l’a exprimé le mari de Gita qui n’a jamais soutenu cette coutume mais qui a dû s’y soumettre en raison de la pression sociale : « Je ne veux pas que ma fille suive le Chhaupadi, c’est inhumain. J’espère qu’elle n’aura pas à le faire. »

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Enfin, plusieurs ONG, dont l’ONU Femmes, ont créé des programmes afin d’informer les femmes de leurs droits et assurer une éducation sexuelle ainsi que pour rappeler à l’égalité chez les adolescents.

Margaret Hamilton (1938-)

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Née en 1938 à Paoli en Indiana, aux États-Unis, est une informaticienne et mathématicienne qui a été directrice du département génie logiciel (software engineering, terme de son invention) du MIT Instrumentation Laboratory qui conçut le système embarqué du programme Apollo.

Cette programmeuse pour la NASA a été responsable du logiciel d’atterrissage d’Apollo 11 et grâce à son architecture attribuant des priorités aux programmes, une interruption de l’atterrissage du module lunaire a été évitée de justesse.

Les premiers pas de l’homme sur la Lune n’auraient peut-être jamais vu le jour sans son savoir.

La minute de sport qui change tout !

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Chouette !

Une découverte pour nous aider, nous, les pas vraiment sportifs, à nous mettre au sport !

Une nouvelle étude vient de démontrer qu’1 minute intensive de pratique sportive donnerait le même résultat que 45 minutes d’effort !

Incroyable ! Non ?

Des chercheurs ont voulu approfondir la question sur « l’entraînement fractionné » ; méthode sportive consistant à répéter un effort type de manière intensive dans un laps de temps très court et technique qui était à la base pratiquée par des athlètes professionnels, mais dans le cadre d’un entraînement plus complet et long.

Les professeurs de l’Université McMaster de Hamilton dans l’Ontario, au Canada, Martin Gobala et son équipe, ont ainsi réalisé cette étude en sélectionnant de jeunes hommes qui ne pratiquaient aucune activité sportive afin de ne pas fausser les résultats. Les jeunes hommes volontaires ont été répartis en 3 groupes.

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Le premier groupe « témoin » est resté sportivement inactif. Le second groupe a effectué plusieurs séances de 45 minutes sur des vélos d’appartement. Et le troisième groupe a subi des courts entraînements sportifs et intensifs sur les mêmes appareillages que le second.

Les participants du troisième groupe devaient pédaler le plus vite possible 20 secondes, ralentir ensuite 2 minutes et reprendre à nouveau de manière intensive pendant 20 autres secondes, puis ralentir encore 3 minutes, etc., dans une durée totale de 10 minutes, dans laquelle ils n’ont donc pédalé qu’1 minute de façon soutenue.

12 semaines d’entraînement plus tard, le verdict est tombé pour les participants des 2 groupes. Après analyse de l’évolution de leur fréquence cardiaque et leur amincissement, les chercheurs ont alors constaté des résultats bénéfiques similaires en démontrant ainsi que la méthode intensive était aussi efficace que la classique. Le professeur Martin Gobala a d’ailleurs indiqué que de monter simplement des escaliers contribuait à notre bonne santé.

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En conclusion, effectuer par semaine une activité sportive de 30 minutes avec 3 périodes d’1 minute à rythme soutenu équivaut à pratiquer cette même activité durant 2 h 30.

À vous, maintenant, de choisir votre méthode ! Souffrir 2 heures et demi ou souffrir encore plus, mais seulement 30 minutes, dont 3 fois 1 longue et interminable minute où vous avez la sensation que votre cœur risque de violemment sortir de votre poitrine à tout instant !

Quoi qu’il en soit, si j’avais dû participer à une telle expérience, me trouver dans le groupe « témoin » m’aurait tout à fait été. Et tout bien considéré, je pense quand même poursuivre, pour le moment, mes petites promenades pédestres à mon rythme en pleine campagne ou en forêt.

Les violences conjugales psychologiques

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Les violences conjugales sont généralement synonymes de violences physiques, comme de nombreuses campagnes de lutte contre les mettent souvent en avant.

Or, la nouvelle campagne #MaybeHeDoesntHitYou, Il ne vous bat peut-être pas, apparue sur la toile ce 2 mai dernier, révèle ces violences sous un autre aspect.

Ce hashtag ayant déjà recueilli plus d’une centaine de témoignages, notamment sur Twitter, dénonce les violences psychologiques ; violences qui laissent autant de marques douloureuses, bien qu’elles soient invisibles, que les violences physiques, au point de créer chez les victimes un réel manque de confiance en elle allant même jusqu’à les briser moralement en leur faisant perdre toute estime d’elle-même.

Ces femmes se livrent ainsi sur Twitter en exprimant tour à tour les remarques, voire les insultes, quotidiennes, qu’elles reçoivent de la part de leur partenaire, et commentaires démarrant donc par #MaybeHeDoesntHitYou…

« Il ne vous bat peut-être pas, mais il ne vous laisse jamais oublier qu’il pourrait vous quitter pour une autre plus jolie que vous, moins « salope » que vous, moins émotive, moins fragile que vous. »

« Il ne vous bat peut-être pas, mais dire « je suis désolée » devient un réflexe, plutôt que quelque chose que vous dîtes parce que vous le pensez. »

« Il ne vous bat peut-être pas, mais vous avez arrêté de sortir avec vos amis parce qu’il devient fou à chaque fois que vous le faites, pour une raison ou une autre. »

« Il ne vous bat peut-être pas, mais vous rappelle votre insignifiance et à quel point vous seriez perdue sans lui. »

« Il ne vous bat peut-être pas, mais vous dit que vous êtes incapable de faire quelque chose de bien s’il n’était pas là pour vous guider. »

Suivant ce mouvement, deux autres similaires ont alors vu le jour, #WhyIStayed, Pourquoi je restais, et #WhyIleft, Pourquoi je partais, où les victimes de ces violences psychologiques ont également partagé leur parcours…

« Quand je n’étais pas d’accord avec lui, il me criait que je l’énervais et que je devais réfléchir avant de parler en étant concise. Je me taisais alors pour ne pas le faire crier encore plus. »

« Je ne respectais jamais ses « ordres » et je n’étais pas à la hauteur de ses exigences. »

« Je devais arrêter de jouer la pleureuse, car de toute façon je n’étais bonne à rien et qu’à part lui personne d’autre ne me supporterait. »

« Il critiquait ma façon de parler, de m’habiller, surtout de penser en me disant que je devais éviter de penser car j’étais stupide. »

« Tout ce que je faisais n’était jamais bien et il hurlait qu’une femme de ménage lui coûterait moins chère. »

Selon l’organisation, Safe Voices, qui vient en aide aux victimes de violences conjugales, plus d’1 femme sur 4 a été victime de violences domestiques à un moment donné de sa vie. Et cette statistique serait bien loin de la réalité, puisque de nombreuses victimes n’en ont ou n’en parlent jamais par crainte des représailles, de ne pas être prises au sérieux ou par honte.

Enfin, bien que selon les experts, la violence physique soit toujours précédée de la violence psychologique, beaucoup de femmes subissent des violences psychologiques sans qu’elles soient pour autant battues physiquement.

Il reste donc encore un très long chemin à parcourir avant que l’ensemble de ces violences deviennent des cas rares, non plus des habitudes quotidiennes…

Salade printanière

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Le printemps est la saison où débutent les recettes plus légères, celles-là même qui annoncent tout doucement l’arrivée de l’été.

Et les salades commencent ainsi à faire leur apparition, comme vous avez déjà pu le remarquer avec ma recette de la semaine dernière.

Je vous propose donc sans grande surprise une autre salade à composer aussi simple et légère afin de nous préparer de même tout doucement à l’arrivée de l’été, mais également à penser à notre corps en maillot de bain sur la plage cet été !

Plat froid pour 1 personne.

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Salade de saumon rose aux cornichons et aux poivrons

(250,11 kcal et environ 8 €)

Salade de saumon rose aux cornichons et aux poivrons

– 100 g de saumon rose cuit coupé en dés (180 kcal)
– 60 g de poivrons de couleur (environ 1/3 d’un poivron moyen, rouge, vert, jaune, orange) coupé en petites fines lamelles (17,4 kcal)
– 30 g de cornichons (environ 10 petits cornichons) coupés en petites rondelles (6 kcal)
– 30 g de yaourt au citron à 0 % MG (Weight Watchers) et 0 % sucre ajouté (13,5 kcal)
– 1 mini ou 1/2 salade romaine (environ 160 g) coupée (25,6 kcal)
– 1/2 c. à café de poivre noir en poudre (7,6 kcal)
– 1/2 c. à café de sel au céleri en poudre (0,01 kcal)

Dans un saladier, mélangez bien tous les ingrédients.

Et ça y est, en 1 minute chrono, c’est fini ! Vous pouvez manger !

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  • Note

– Vous pouvez remplacer le yaourt au citron avec celui à l’orange et à la nectarine de la même marque.

– Vous pouvez ajouter un gros champignon de Paris, soit environ 30 g, pour davantage de consistance et l’effet de satiété, si vous avez un bon appétit. Comptez alors seulement 4,5 kcal en plus !

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Je vous retrouve lundi prochain avec une autre recette, mais pas encore une salade ! Sinon, à ce rythme, on se transformera tous en fougère !

Bon appétit !