Prix L’Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_wp

Le 22 mars dernier, le prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science a récompensé 5 chercheuses et une quinzaine de jeunes femmes de talent venues des quatre coins de la planète. Cette année marque aussi le 20e anniversaire de la création de ce prix.

À cette occasion, le magazine Sciences et Avenir s’est entretenu avec 1 lauréate, le Dr Caroline Dean, et 2 boursières, le Dr Radha Boya et le Dr Hanifa Taher Al Blooshi.

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Caroline-Dean-uk_wp

La botanique et biologiste moléculaire britannique, le Dr Caroline Dean, s’est appliquée à « l’hibernation des plantes, puis à leur adaptation à l’environnement et au changement climatique, ce qui a ouvert la voie à de nouvelles techniques d’amélioration des cultures. Loin de s’arrêter là, elle travaille désormais sur les signaux qui régulent les réponses des plantes en déclenchant l’expression de certains gènes. Les mécanismes humains et végétaux étant très semblables, ces travaux d’épigénétique pourraient conduire demain au développement de meilleurs diagnostics et traitement de maladies induites liées à l’environnement. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Radha-Boya-india_wp

Formée à la physique en Inde, le Dr Radha Boya est chercheuse aujourd’hui à l’Université de Manchester en Angleterre. Elle « a trouvé le moyen de fabriquer des réseaux de nano-tubes, 10 000 fois plus fin qu’un cheveu. L’utilisation du graphène lui a permis de repousser les limites engendrées par la rugosité d’autres molécules et de créer des tubes où les liquides circulent mieux. Elle espère qu’ils permettront demain la désalinisation de l’eau de mer ou la séparation du gaz et du pétrole dans les raffineries. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Hanifa-Taher-Al-Blooshi-émirats-arabes-unis_wp

La chimiste de l‘Université de Khalifa à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis, le Dr Hanifa Taher Al Blooshi, « travaille à mettre au point des produits durables pour nettoyer les marées noires sans impacter l’océan… un enjeu crucial pour sa région qui exporte des millions de tonnes de produits pétroliers, une activité qui ne devrait pas cesser avant quelques décennies. Or, plus de 45 déversements conséquents ont eu lieu depuis 2010. Et les dispersants chimiques, qui boulottent jusqu’à 90% de la pollution, sont malheureusement toxiques pour l’environnement. Trouver une alternative avec des biomatériaux est une urgence. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_20-ans_wp

Ces 3 femmes parmi tant d’autres représentent ainsi l’espoir de demain pour un meilleur respect de notre planète bleue qui a tendance à se noircir…

Publicités

Prix L’Oréal-UNESCO 2017 pour les Femmes et la Science

Prix L_Oréal-UNESCO 2017 pour les Femmes et la Science_wp

Depuis 1998, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO se sont associés en vue de récompenser chaque année les femmes de science en créant le « Prix l’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science », car « le monde a besoin de la science, la science a besoin des femmes », comme l’a rappelé Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO.

Ainsi, le 6 mars dernier, cette association a fêté ses 10 ans et le 23 mars a eu lieu la cérémonie de remise des prix des 5 lauréates représentant chacune l’un des 5 continents du monde.

Mais également, cette association accompagnant les talents de demain, 15 jeunes chercheuses prometteuses ont reçu le soutien de celle-ci. Flavia Schlegel, la sous-directrice générale pour le Secteur des sciences exactes et naturelles de l’UNESCO, a déclaré : « Par cette reconnaissance, le programme vise à changer les mentalités et montrer à une nouvelle génération de jeunes filles qu’elles ont leur place dans les sciences et peuvent participer pleinement à la découverte des solutions de demain. »

Portraits en images des 5 lauréates à retrouver sur le site de l’Unesco dans l’article Prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, 2017

Il est à noter qu’aujourd’hui les femmes scientifiques ne représentent que 28 % des chercheurs dans ce domaine et dans le monde.