Ada Lovelace (1812-1852)

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De son vrai nom, Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, née Ada Byron le 10 décembre 1815 à Londres et morte le 27 novembre 1852 à Marylebone à Londres, elle est la fille du célèbre poète Lord Byron, mais surtout une pionnière de la science informatique.

Elle a réalisé le premier programme informatique au cours de ses travaux sur l’ancêtre de l’ordinateur, la machine analytique de Charles Babbage et a laissé dans ses notes le premier algorithme publié destiné à être exécuté par une machine ; de ce fait, elle est considérée comme le « premier programmeur au monde. »

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Le Moulin (Mill) de la Machine analytique de Charles Babbage fabriqué sous la direction de son fils Henry Babbage et donné au Musée des Sciences de Londres en 1910

Elle a aussi décrit certaines possibilités offertes par les calculateurs universels allant bien au-delà du calcul numérique et de ce qu’imaginaient Charles Babbage et ses contemporains, dont sa vision ne se concrétisera qu’en 1930 grâce à Alan Turing.

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« Programme » de calcul des nombres de Bernoulli dans la note G d’Ada Lovelace (1843)

Plus réputée dans les pays anglo-saxons et en Allemagne qu’en France, spécialement dans les milieux féministes, elle est toutefois indirectement connue de nombreux développeurs utilisant le langage Ada qui porte ainsi son nom.

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Ces femmes qui ont fait avancer la science…

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Dans la majorité des cas, lorsque nous évoquons les grandes découvertes scientifiques qui ont révolutionné le monde, ce sont souvent des hommes de science qui apparaissent en première ligne… Albert Einstein, Louis Pasteur, Nicolas Copernic, Johannes Kepler, René Descartes, Isaac Newton, James Watt, etc.

Mais les femmes ?

Connaissons-nous vraiment toutes ces femmes qui ont, elles aussi, contribué à des projets majeurs ou même ont fait des découvertes essentielles à l’évolution du monde ?

En fait, pas beaucoup !

Alors, parce que justement elles sont encore peu nombreuses dans ce domaine ou n’ont pas toujours eu le droit à leur place dans les livres scientifiques ou n’ont pas été reconnues à leur juste valeur ou, pire, se sont vues voler leurs travaux au profit de leurs collègues masculins, je vais vous proposer ainsi chaque jeudi sous ma rubrique « Sciences » le portrait de l’une de ces femmes qui ont fait avancer la science…

Je vous présente donc dans l’article suivant le portrait d’une femme exceptionnelle, très peu connue, mais qui pourtant a été une véritable pionnière dans une matière spécifique, sans laquelle nous ne pourrions accéder à toutes les fonctionnalités de cette technologie…

Et vous allez vite comprendre pourquoi…

Les blondes !

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Une excellente nouvelle pour les blondes !

Une récente étude américaine vient enfin d’abattre l’un des plus vieux clichés du monde bien ancré dans notre société, celui des blondes idiotes !

Elles auraient même tendance à avoir le QI le plus élevé !

Jay L. Zagorski, chercheur dans l’Ohio, vient de publier dans Economics Bulletin son étude qui prouverait que les femmes blondes auraient un Quotient Intellectuel plus élevé que les autres femmes.

Pour ce faire, le scientifique a analysé les données du National Longitudinal Survey of Youth de 1979 qui a suivi des milliers de personnes entre 14 et 21 ans. Ces personnes devaient répondre au test d’aptitudes intellectuelles des forces armées, Armed Services Vocational Aptitude Battery (AFQT), permettant de déterminer l’intelligence des recrues potentielles. Ce test comprend une série de questions concernant différents domaines, le vocabulaire, la compréhension de texte, les mathématiques et l’arithmétique. En complément de ce test, les participants devaient indiquer la couleur naturelle de leurs cheveux.

Après l’évaluation des résultats, il est ressorti pour les femmes ces moyennes de QI  :

  • 103,2 points, pour les blondes,
  • 102,7 points pour les châtains,
  • 101,2 points pour les rousses et
  • 100,5 points pour les brunes.

Le chercheur a donc conclu : « Des études montrent que les stéréotypes ont souvent un impact sur l’emploi, les promotions et les expériences sociales. L’étude apporte la preuve irréfutable qu’il ne devrait pas y avoir de discrimination contre les blondes lorsqu’il s’agit de leur intelligence. Je ne pense pas que l’on peut dire qu’elles sont sans aucun doute plus intelligentes que les autres, mais elles ne sont sûrement pas plus stupides. »

Selon lui, ce constat serait lié au fait que les blondes auraient grandi dans des foyers où la stimulation intellectuelle aurait été plus importante. Il précise, toutefois, que ces résultats ne peuvent être estimés de totalement exacts, puisqu’il se pourrait que certaines femmes sondées aient menti sur leur couleur naturelle de cheveux.

Quoi qu’il en soit, cette légende urbaine sur la blonde débile qui s’est enracinée dans les consciences collectives vient de se prendre un coup de plomb dans l’aile et n’est peut-être pas loin de partir en fumée comme un mauvais ragot qui s’éteint de lui-même lorsqu’il n’a plus de quoi l’alimenter !

« Une vie de Coffe »

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1938 – 2016

Aloha ! Cher Jean-Pierre Coffe ! Vous nous manquerez !

Hier, mardi 29 mars, il nous a été annoncé le décès de ce grand amoureux du bon manger.

Critique gastronomique, animateur de télévision et de radio et l’une de nos très chères aimées Grosses Têtes, célèbre émission de la radio RTL existante depuis presque 40 ans et présentée pendant 37 ans par l’inoubliable Philippe Bouvard, Jean-Pierre Coffe est mort à l’âge de 78 ans dans sa maison de Lanneray en Eure-et-Loir.

Pour tous ceux qui ont été baignés dans le bain des Grosses Têtes dès leur plus tendre enfance avec les Jean Yanne, Jacques Martin, Sim & Co, qui n’a pas le souvenir en grandissant de l’arrivée de Jean-Pierre Coffe dans cette fine équipe où il affirma une fois de plus son empreinte avec son franc-parler et ses fameux coups de gueules au service du bien manger.

« C’est de la merde ! » Tel était son leitmotiv ! Grand défenseur de la cuisine traditionnelle de qualité et du bon terroir français, il était réputé pour sa grande verve emportée lorsqu’il s’agissait de parler de son amour pour la bonne cuisine. Passionné, il préférait d’ailleurs se trouver au plus près des fourneaux.

Il confiait ainsi au micro de RTL à propos de son premier job d’été comme éplucheur de langoustines : « Ce qui m’amusait, c’était d’être dans la cuisine et de pouvoir faire quelque chose qui serait utile à ceux qui allaient manger »

Or, c’est en 1975 qu’il apparaît pour la première fois aux yeux des Français. Il est à cette époque à la tête d’un restaurant parisien où il se démarque déjà par son sens de la répartie. « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la clientèle parisienne, mais le mec qui aime bouffer et qui vient dans la joie. Je veux qu’on se marre chez eux, qu’on soit heureux, qu’on ait envie de fumer des cigares », disait-il.

Très vite repéré par ses clients, il entre en 1984 à Canal+ en tant que chroniqueur culinaire dans les émissions de Michel Denisot, notamment La Grande Famille, également présentée par Jean-Luc Delarue. Et son fameux leitmotiv connaît dès lors son succès.

Passant après par France Télévisions ou encore TF1, Jean-Pierre Coffe s’impose alors comme la figure de la cuisine à la télévision mais aussi « le chantre du bien manger pour pas cher » en devenant l’image d’une marque de supermarché discount pour laquelle il tourne dans plusieurs spots publicitaires. Et il se fait ainsi de même entendre sur les ondes radio dans Les Grosses Têtes sur RTL où il conservait jovialement la même verve avec Philippe Bouvard puis avec son remplaçant, Laurent Ruquier.

Également comédien au théâtre comme au cinéma, Jean-Pierre Coffre se singularise tout autant dans le domaine de l’écriture où il laisse derrière lui une cinquantaine d’ouvrages, dont une autobiographie Une vie de Coffe, aux éditions Stock, filiale du Groupe Hachette, en 2015, dans laquelle il évoque entre autres sa bisexualité. Il déclarait au journal Libération : « J’ai vécu de longues périodes avec des femmes […] Aujourd’hui, je suis avec un homme. Mais je ne revendique rien, et je ne milite pas en faveur du mariage gay »

Cependant, celui qui s’est marié à trois femmes dans le passé devait bien rendre un ultime hommage dans un dernier ouvrage consacré entièrement à la cuisine, son premier amour, un almanach d’idées de recettes quotidiennes.

Colette, docteur en géographie à 91 ans !

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Qui a dit qu’arriver à un certain âge, nous n’étions plus bons à grand-chose ?

Hé bien, certainement pas Colette !

Cette Franc-comtoise âgée bientôt de 91 ans est devenue docteur en géographie et avec la mention « très honorable » s’il vous plaît !

Née le 3 avril 1925 à Lyon, Colette Bourlier a passé son baccalauréat en 1944 et obtenu son Capes d’histoire et géographie en 1956. Devenue institutrice, elle a participé dès les années 60 à l’accueil et à l’alphabétisation des travailleurs immigrés à Besançon. Elle voulait démarrer son doctorat tandis qu’elle était déjà en retraite, mais s’autorisant « des petites pauses » entre-temps, sa thèse lui a ainsi pris toutes ces années. Or, elle n’a jamais laissé tomber son projet pour autant. La preuve…

Pendant 30 ans, Colette a donc travaillé sur sa thèse portant sur « les travailleurs immigrés à Besançon dans la seconde moitié du XXe siècle », thèse qu’elle a alors défendue devant son jury de soutenance durant 2h30 le mardi 15 mars ; résultat d’un travail fort méticuleux de longue haleine, rassemblé sur 400 pages entièrement manuscrites.

Les professeurs, membres du jury ont été époustouflés par la richesse de ses recherches, allant bien au-delà du seul domaine de la géographie. Ils ont alors décidé sans l’ombre d’un doute de non seulement lui décerner son doctorat mais aussi de l’accompagner de la mention « très honorable »

Sortant de son examen final, Colette a modestement déclaré au journal L’Est Républicain : « J’ai fait du mieux que j’ai pu, je crois que le jury était satisfait. »

L’un des trois directeurs de thèse et professeur à l’université de Franche-Comté, Serge Ormaux, a salué son travail en déclarant au journal Le Point ainsi qu’au micro de France 3  : « Ce travail, c’est de la géographie, mais aussi de l’économie, de la sociologie, de l’histoire, des sciences politiques. C’est très transdisciplinaire […] Un vrai travail de chercheur. » Jacques Fontaine, également directeur de thèse, aujourd’hui pensionné, a déclaré à son tour : « La mention « très honorable » récompense la qualité de la forme et du fond. Ce travail est très bien écrit, ce qui est relativement rare. Quant au fond, il réside dans la qualité de données statistiques et dans la finesse d’analyse. »

Bien que Colette ait obtenu son diplôme qui lui ouvre les portes de l’enseignement, elle ne recherche bien évidemment pas de travail. C’est surtout une très belle reconnaissance des fruits d’un travail sur 30 ans.

L’histoire de Colette, comme son âge et tout autant son parcours, plus qu’atypiques, ont ému de nombreux internautes français qui ont ainsi voulu partager sa réussite.

Et pour cause ! De quoi nous mettre en pleine forme ce mercredi !

La Une du Time Magazine qui fait débat ?

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Quel sujet d’actualité peut-il être abordé de nos jours sans qu’il ne touche la susceptibilité des gens quelque peu mal informés en créant systématiquement un débat ?

En tout cas pas celui du Time Magazine qui en a malheureusement fait les frais récemment avec sa couverture du 21 mars !

Sur sa couverture (ci-dessus), la Sud-Soudanaise, Ayak, violée à plusieurs reprises par des soldats pendant la guerre civile, a été ainsi mise à l’honneur afin de dénoncer les violences sexuelles que des milliers de femmes à son image ont subies ou subissent, servant comme armes de guerre dans cette guerre civile qui fait encore rage au Congo ou en Ouganda, dont les Sud-Soudanaises ont trouvé refuge dans ce dernier pays.

Or, cette volonté de mettre à jour ce fléau, surtout cette prise de conscience qu’a voulu éveiller le Time Magazine chez les lecteurs, n’a absolument pas été perçue ni comprise de cette manière, puisque cette couverture a plutôt soulevé une véritable polémique sur les réseaux sociaux.

Pourtant, afin de traiter ce sujet délicat, la journaliste Aryn Baker est allée à la rencontre de ces victimes au Congo puis en Ouganda où elle a donc fait la connaissance de cette jeune femme, Ayak, enceinte alors de 9 mois lorsque plusieurs soldats l’ont violée, et l’a ensuite choisie en figure de couverture de la revue américaine, photographiée par Lynsey Addario, posant droite, de profil, le ventre bien rond, en plein centre de l’image, le regard fixe et le corps semi-dénudé.

Et c’est bien ce stupide détail du « dénudé » qui a posé problème aux petites âmes fragiles et aux esprits relativement étriqués de certains internautes qui se sont alors offusqués en lançant une véritable polémique autour de l’utilisation de la femme noire en référence au colonialisme !

Il fallait aller chercher loin quand même !

Bref !

Le plus navrant, c’est que cette idée complètement saugrenue de cette soi-disant image de rappel du colonialisme a fait son chemin !

Notamment, avec le commentaire de cette internaute blogueuse qui a été relayé et reçu des « like » plus de mille fois : « Salut, Time. J’ai tellement de questions à propos de cette couverture sauvagement exploiteuse. Si Ayak est la vulnérable survivante d’un viol, pourquoi est-elle presque nue sur la couverture de votre magazine ? Auriez-vous mis une victime bosniaque en Une pour illustrer les viols systématiques pendant les génocides ou est-ce trop de mauvais goût ? Pourquoi pensez-vous qu’il est acceptable de placer une femme noire, la survivante d’un viol, sur une couverture dans une pose orientaliste qui la sexualise ? Pourquoi le corps des femmes noires est-il CONSTAMMENT chosifié en chair à canon politique ? Ne pouviez-vous pas simplement montrer son visage ? Qui a pris cette photo et avez-vous eu l’accord d’Ayat de la faire apparaître en couverture ? »

Il en a été pareillement sur Instagram où la photo de couverture y circulait, des critiques n’ont pas tardé à pleuvoir : « Cette photo aurait été tout aussi forte sans l’exposer de la sorte. Ma première impression est que cela fait d’elle à nouveau une victime », « C’est de l’exploitation. Une survivante de viol non noire n’aurait jamais été photographiée de la sorte. C’est du voyeurisme. »

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Alors qu’avant même ne débute ce débat, la journaliste et la photographe ont clairement expliqué sur le site du Time leur intention, sachant tout de même au passage que ces deux femmes sont des véritables professionnelles en la matière ; elles capturent depuis plus de 10 ans les portraits de ces victimes qui acceptent de se dévoiler. L’une d’elles a d’ailleurs précisé de façon limpide qu’il était extrêmement difficile de retranscrire les souffrances de ces femmes au travers d’un simple article, non seulement pour éviter de faire revivre ce tel cauchemar à ces femmes en leur demandant de raconter en détail leur agression, mais aussi pour la dureté d’entendre et de réécouter leur récit atroce.

Second point, bien certainement le plus important. De nombreuses discussions ont eu lieu avant la décision finale de cette couverture, tant avec l’intéressée qu’avec la présidente de l’organisation Make Way Partners, Kimberly L. Smith,  qui combat le trafic humain et dont elle-même a été victime de viol sur le territoire soudanais.

Et l’idée du semi-nu est venue après la séance photo avec la jeune femme. La photographe voulait mettre davantage en valeur les conséquences de ces violences perpétrées sur tant de femmes et les a donc symbolisées par le ventre rond de la jeune femme. De plus, elle souligne : « Je ne voulais pas demander d’elle quelque chose qui la mettrait mal à l’aise ou lui manquerait de respect. »

En outre, cette proposition faite à Ayak a reçu une réponse très positive de sa part, elle « n’a pas hésité une seconde. » La photographe stipule d’ailleurs : « Je lui montrais les images au fur et à mesure que je la photographiais pour m’assurer qu’elle comprenait bien la situation et ce que je capturais. Petit à petit, son attitude a changé. Elle se tenait devant mois, fière, confiante, sereine. Il m’a semblé que l’acte même de les photographier, elle et son futur enfant, était une occasion de célébrer ces choses que ses agresseurs avaient tentées de lui prendre : sa beauté et sa dignité. »

Cela étant, pourquoi cette couverture a suscité une telle polémique alors que tant d’autres femmes, peut-être bénéficiant d’une notoriété certaine qui les protège, ont été à la Une de magazines aussi connus en se présentant dans le même appareillage et n’ont suscité nulle polémique ni critique de la sorte et encore moins prises comme référence quelque peu déplacée d’une période de l’histoire qui dans le contexte présent est totalement hors sujet ?

Est-ce donc le Time Magazine qui se montre engagé dans la lutte contre la barbarie sexuelle dont les femmes africaines sont victimes outrage le respect de la femme ? Ou est-ce ces internautes qui n’ont rien compris à la subtilité de cette démarche utile et qui en jouant les pseudo-moralisateurs deviennent outranciers et piétinent par leurs propos blessants la dignité de la femme ?

En conclusion, je trouve cette couverture de magazine de toute splendeur. Cette femme est très jolie. Avant même d’avoir eu vent d’une quelconque polémique à son encontre, j’avais bien perçu le message que Aryn Baker et Lynsey Addario ont voulu transmettre. Alors, quoi que peuvent penser ou dire ses détracteurs, je suis tout cœur avec vous, Mesdames. Merci à vous, à votre réelle contribution à la cause féminine et de faire en sorte de nous permettre de nous sentir encore plus femme ! Continuez dans cette voie, car de toute manière, il y aura toujours des médisants pour détruire le peu de beau qu’il reste dans ce bas-monde, surtout des personnes très mal attentionnées et bien maladroites qui n’ont à aucun moment pensé à ce que Ayak pourrait, elle, ressentir s’il lui était rapporté le contenu de leurs réprobations…

En Syrie, deux femmes au cœur de Daesh…

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Une vidéo rare a été diffusée le 14 mars dernier par le média suédois Expressen TV révélant les images filmées en caméra cachée par deux femmes, Oum Omran et Om Muhammad,  qui ont fait preuve d’un courage incroyable en prenant le risque au péril de leur vie de réaliser ce documentaire en plein cœur du royaume dictatorial de Daesh, car si l’un des membres du groupe terroriste les avait surprises, elles auraient été condamnées à mort par lapidation.

En filmant ainsi le quotidien des habitants dans les rues de Raqqa, ville syrienne devenue la capitale de la région contrôlée par Daesh qui s’en est emparée en 2013, elles ont voulu montrer aux yeux du monde la vie morbide de cette ville désolée, rythmée par la terreur et la violence.

Couverte entièrement d’un niqab, elles ont arpenté les rues de cette cité quasi-déserte où des hommes lourdement armés patrouillent et où ne résonne plus que le bruit des moteurs des voitures. Commentant parfois en direct ce qu’elles pouvaient voir, elles ont de même rapporté la violence dont elles ont été elles-mêmes les témoins.

Depuis 2013, cette ville comptant 200 000 habitants vit sous le joug de la loi coranique où les punitions religieuses sont communes.

Dans cette vidéo, les deux femmes montrent notamment un magasin vendant, parmi ses produits, des teintures pour cheveux dont le visage des mannequins sur la boîte a été entièrement noirci au marqueur et le vendeur qui rétorque alors : « Comme ça, elles portent le niqab » L’une d’elles déclare : « Toutes les femmes aiment montrer leur visage. On a perdu cette option. On a perdu notre féminité. […] Si je vais dans la rue en portant des talons hauts, des vêtements colorés, et que mes yeux apparaissent, la police religieuse viendra, armée et en uniforme, et me jettera dans une voiture. »

Plus tard dans un taxi, le chauffeur qui s’est autant risqué à les prendre en course, puisque accepter à bord de son véhicule des femmes seules est passible de 30 coups de fouet, se confie discrètement en expliquant qu’il a été contraint d’acheter un niqab à sa fille suite à son arrestation par l’un des membres armés du groupe terroriste qui l’avait menacée de la frapper et de la lapider si elle ne se couvrait pas.

Leur parcours se poursuit dans un ancien quartier riche de la ville où les propriétaires des luxueuses demeures ont été tous délogés ou tués afin que les combattants puissent s’y installer. L’une des deux femmes spécifie : « Ils viennent de partout, même d’Europe, mais ils sont principalement saoudiens. »

Montrant également des scènes d’une insoutenable violence, telle que la mise à mort d’un jeune homme jeté en haut d’une tour pour son homosexualité, elles racontent d’autres scènes auxquelles elles ont été témoins, notamment l’exécution d’un jeune homme sur la place publique par 5 soldats qui lui ont tiré dessus à tour de rôle avant de, comme l’une d’elles le détaille  « profaner son corps, de le décapiter et de mettre sa tête sur un pic pour que tout le monde le voie. Parfois ils laissent les corps sur la route et obligent les voitures à rouler dessus jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien et qu’ils se confondent avec le sol. » L’une d’elles déclare aussi : « Un jour, j’allais au marché. Il y avait des rassemblements de gens et le bus s’est arrêté. Il y avait des exécutions publiques. C’était juste au carrefour Al-Naim. » Et régulièrement, elles entendent des rumeurs sur des femmes lapidées dans un lieu dédié.

Ces deux courageuses femmes souhaitent évidemment quitter ce lieu maudit, mais avant elles veulent secourir une amie enceinte, dont l’enfant a été conçu hors mariage et enfant gagé à une mort certaine. Alors, comme aucun médecin ne se risquerait de pratiquer un avortement, elles se sont procurées des pilules abortives pour le faire à domicile. L’une d’elles explique : « Si elle gardait l’enfant, ils demanderaient qui est le père. Que pourrait-elle dire ? Ils la lapideraient à mort. »

Dans la ville de Raqqa, les femmes ne sortent presque plus par peur du moindre écart pouvant les condamner à mort. Et l’une des deux syriennes conclut : « J’aspire à enlever pour de bon mon niqab et ces ténèbres qui nous cachent le monde. Je veux sortir seule, libre. Rien n’est plus important que la liberté. »

« Absolument horrifiant. Cela semble tiré d’une fiction ou d’un mauvais rêve », « C’est la pire dystopie post-apocalyptique qu’on puisse imaginer », « Cela semble irréel. Je ne peux pas imaginer ma ville comme ça »… Telles ont été les réactions des internautes sur le site communautaire Reddit après la diffusion de cette vidéo.

Les Pâques dans les eaux

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La période de Pâques s’achève, c’est le dernier jour. Et pour ce lundi festif, je vous propose 2 recettes légères et savoureuses.

Plat chaud pour 1 personne (midi)

Lotte aux vermicelles de riz et champignons Chestnut

(252,7 kcal et moins de 15 €)

Lotte aux vermicelles de riz et champignons Chesnut– 120 g de lotte (79,2 kcal)
– 75 g de vermicelles de riz cuits (81 kcal)
– 80 g de champignons Chestnut (champignons châtaigne) coupés en petits dés (12,8 kcal)
– 80 g de tomates cerise rouges coupées grossièrement (16 kcal)
– 40 g de salicorne émincée (10 kcal)
– 10 g de curcuma en poudre (17,7 kcal)
– 10 g de poudre noir en poudre (15,2 kcal)
– 30 ml de sauce de soja réduite en sel (15,6 kcal)
– 1 tablette de bouillon (Knorr) aux herbes et à l’huile d’olive (5 kcal)
– 1 g de piment d’Espelette ou piment fort en poudre (0,2 kcal)
– 1 litre d’eau

Les Pâques dans les eaux_eggs-box_wpDans une casserole, diluez la tablette de bouillon dans le litre d’eau sur feu doux 20 à 30 minutes, selon la force de l’appareil de cuisson. Ajoutez la sauce de soja, le curcuma et le poivre. Mélangez et versez la moitié du bouillon ainsi obtenu dans une autre casserole.

Dans la 1ère casserole, mélangez avec le bouillon la salicorne, les champignons et les tomates. Cuisez sur feux doux 20 minutes, casserole découverte. Égouttez dans un chinois (en conservant une cuillère à soupe de bouillon que vous versez dans un petit wok) et remettez dans la casserole donc vidée du bouillon en la couvrant.

Dans la 2è casserole de bouillon, plongez la lotte et cuisez-la sur feu doux 15 à 20 minutes, casserole couverte.

Les Pâques dans les eaux_eggs_wpPendant ce temps, chauffez le petit wok avec la cuillère à soupe de bouillon et les vermicelles de riz cuits que vous ne cessez de remuer durant 1 à 2 minutes sur feu doux. Réservez-les après dans un bol couvert au chaud.

À l’aide d’une écumoire, récupérez la lotte pour la poser sur une planche à découper. Désarêtez et coupez-la en 4 morceaux. Saupoudrez-la avec le piment.

Présentez ensuite votre assiette avec tous les éléments.

Votre plat du midi est prêt !

Lotte aux vermicelles de riz et champignons Chesnut_profil

Plat froid pour 1 personne (soir)

Fruits de mer aux vermicelles de riz et champignons Chestnut

(195,15 kcal et moins de 15 €)

Fruits de mer aux vermicelles de riz, tomates et champignons Chesnut

– 30 g de coques (+ 4 avec coquille) fraîches (21,3 kcal)
– 30 g de crevettes roses fraîches, décortiques et entières (26,4 kcal)
– 30 g d’encornets frais, en rondelles moyennes (24 kcal)
– 60 g de vermicelles de riz cuits (64,8 kcal)
– 80 g de tomates cocktail oranges coupées grossièrement (16 kcal)
– 60 g de champignons Chestnut coupés en fines lamelles (9,6 kcal)
– 5 g de curcuma en poudre (8,85 kcal)
– 5 g de poudre noir en poudre (7,6 kcal)
– 5 g de piment fort en poudre (1 kcal)
– 30 ml de sauce de soja réduite en sel (15,6 kcal)
– 1/2 litre d’eau

Les Pâques dans les eaux_eggs-box_wpProcédez de la même façon pour la préparation et la répartition du bouillon.

Nettoyez bien les 4 coques avec coquille.

Dans la 1ère casserole de bouillon, cuisez sur feu moyen les champignons et les tomates pendant 20 à 30 minutes, casserole découverte, jusqu’à évaporation totale de l’eau (prolongez la cuisson si besoin est) et mélangez-les dans un bol avec la moitié du piment. Réservez au frais.

Les Pâques dans les eaux_eggs_wpDans la 2è casserole de bouillon, cuisez tous les fruits de mer ensemble, y compris les 4 coques. Égouttez (en conservant une cuillère à soupe de bouillon pour les vermicelles à réchauffer dans un petit wok), mettez de côté les 4 coques pour la décoration, mélangez les autres fruits de mer dans un bol avec le piment restant et réservez au frais.

Répétez alors l’opération pour les vermicelles de riz.

Présentez le plat sur une assiette.

Servez et dégustez !

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  • Note

– Ces 2 recettes sont certes plus longues en préparation, mais c’est pour mieux laisser le temps aux cloches d’amener les bons œufs au chocolat pour les petits… et pour les grands aussi !

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Et en parlant de petits, je vous proposerai la semaine prochaine 2 autres recettes très simples à réaliser pour peut-être mieux faire passer le goût des épinards et des courgettes pour les enfants qui n’en sont pas trop férus…

Bon appétit et très bon lundi de Pâques à vous tous !

Les Pâques à la rencontre des anges…

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Les Pâques étant avant tout une fête pour les enfants, je vous propose de finir ainsi cette semaine sur une note de douceur en partageant avec vous ces quelques photos pleines d’amour. Parmi elles, se trouvent la première photo du gagnant et de certains concurrents en lice ayant participé au concours des plus belles photos « Enfant et animaux »  organisé par le site Childphotocompetition.

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Les Pâques en tendresse

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En vue de démarrer ce week-end tout en douceur et commencer à clôturer surtout cette effroyable semaine, à défaut de mettre un terme définitif à cette époque maudite dans laquelle nous sommes plongés depuis trop d’années déjà, cette époque où le maître mot ne semble être que la terreur, je vous présente quelques photos de lapins tout mimis que nous voudrions prendre dans nos mains ou nos bras pour leur donner des tonnes de bisous de tendresse…

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