Quand l’homme et la machine ne font plus qu’un…

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Une avancée majeure dans le domaine de la technologie pour les tétraplégiques.

Thibault, un jeune Lyonnais de 28 ans, tétraplégique depuis 4 ans, suite à une mauvaise chute, teste depuis plusieurs jours un exosquelette. Grâce à celui-ci, il parvient à marcher sur une centaine de mètres, et à l’aide d’électrodes implantées dans son cerveau, il peut commander la machine.

Cette révolution technologique est le fruit des travaux de scientifiques grenoblois qui ont conçu l’exosquelette.

« Avec l’exosquelette, pour pouvoir arriver à faire des mouvements, je fais exactement comme vous. C’est-à-dire que quand vous pensez à marcher, vous pensez à bouger les jambes, l’une devant l’autre. Moi je fais exactement pareil. Sauf que mon cerveau s’allume, mais la commande ne passe pas. La moelle épinière est abîmée, et du coup mes muscles ne reçoivent pas le mouvement. Mais mon cerveau essaye de le faire, comme vous quand vous marchez. C’est les implants qui, du coup, reçoivent l’info et font marcher l’exosquelette à ma place », a ainsi expliqué Thibault à la radio Europe 1.

« À l’heure actuelle, il me permet de marcher, de bouger les bras en trois dimensions, sans me fatiguer pendant deux heures, parce que j’ai un peu de mobilité au niveau des épaules. Mais au bout de dix minutes, je commence à avoir les bras qui fatiguent. Et là, très prochainement, j’espère pouvoir ouvrir et fermer les mains », a poursuivi le jeune homme.

« Ça a changé ma vie. Ça a été un peu comme être le premier homme sur la Lune. Faire un pas, puis un autre, alors que je n’avais pas marché depuis deux ans, ça a été à la fois un bouleversement et une première porte vers un monde que je pensais inaccessible. Ça a été une renaissance, puisque vraiment ça m’a permis aussi, au-delà du fait de faire un pas après l’autre, de me dire que j’étais capable de faire quelque chose dans ma vie, malgré mon fauteuil, malgré mon handicap. Et qu’on peut vraiment construire et faire quelque chose et s’investir dans des projets, malgré tout ça », a-t-il conclu avec le sourire.

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Le premier bébé « MIV » en France

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Le 6 juillet dernier, Jules est le premier bébé à être né via une maturation in vitro (MIV). Une grande première en France ! Prénommé Jules, il est ainsi devenu un espoir pour des milliers de femmes.

Cas très rare en France, Jules, pesant 3 kg et mesurant 49 cm, est le tout premier bébé à avoir vu le jour par maturation d’ovocytes in vitro, une technique utilisée en vue d’une fécondation in vitro (FIV).

« Contrairement à une fécondation in vitro classique ou les ovocytes sont recueillis à un stade mature, après une stimulation ovarienne du type agoniste ou antagoniste associé aux gonadotrophines, à un stade mature, 34 à 36 heures après le déclenchement de l’ovulation, la technique de maturation in vitro utilise des ovocytes immatures. La fin de la maturation sera alors effectuée in vitro par le biologiste. » Déf. fivfrance.com. Site médical.

Il y a six ans, Claudy apprend qu’elle a un cancer du sein. Elle n’a que 29 ans à l’époque. Les médecins lui proposent de préserver sa fertilité avant d’entamer une chimiothérapie. Son cancer étant hormodépendant, elle doit suivre une hormonothérapie pendant cinq ans, durant lesquels il est recommandé de ne pas concevoir. Une stimulation ovarienne étant impossible dans son cas, une MIV lui est présentée. « Je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer, de toute façon il n’y avait pas d’autres solutions », a déclaré Claudy dans le magazine Rose.

Durant ces années, la jeune femme se marie et envisage d’avoir un enfant. Après trois ans d’attente, conseillés par les médecins, Claudy décide de tenter l’expérience. Grâce à la MIV, ses ovocytes sont intacts et attendent simplement d’être décongelés. Neuf mois plus tard, le petit Jules verra alors le jour.

Depuis la venue au monde du petit garçon, un second bébé est né par le biais d’une MIV et un troisième est attendu pour novembre.

Testée depuis 1965, la maturation in vitro des ovocytes reste un procédé difficile avec un taux de réussite extrêmement faible. 200 enfants ont déjà été conçus dans le monde ces cinq dernières années à l’aide de cette méthode. Un espoir formidable pour des milliers de femmes atteintes du cancer.

Franky Zapata a traversé la Manche sur son Flyboard

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Franky Zapata au-dessus de Sangatte, en France, le 4 août 2019, au départ de sa nouvelle tentative pour traverser la Manche – Photo Denis Charlet / AFP

« Dimanche 4 août 2019, Franky Zapata parvient à relier Sangatte, en France, à St Margaret’s Bay, en Angleterre sur sa machine volante, le Flyboard. » Par Sciences et Avenir avec AFP.

Découvrez cette extraordinaire aventure sur le site de Sciences et Avenir, si cela n’est déjà fait…

Le premier « mini-cerveau » humain créé en laboratoire

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« Des réseaux de neurones de sont formés, sont actifs et synchronisés : pour la première fois, un organoïde de cerveau est actif ! D’après les chercheurs, l’activité de ces « mini-cerveaux » est similaire à celle d’un bébé prématuré. » Par Camille Gaubert, rédactrice santé chez Sciences et Avenir.

Si seulement tous les hommes pouvaient posséder ne serait-ce que la moitié d’un, le Grenelle des violences conjugales n’aurait pas lieu d’être…

Les organes numériques

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« Grâce à la modélisation du cœur, adaptable en fonction du profil des patients, les spécialistes sont assistés dans leurs décisions thérapeutiques. »

Ces organes numériques qui aident les cardiologues, par Hugo Jalinière, article du 10/11/2018 sur le site Sciences et Avenir.

La « démence » devrait tripler d’ici 2050

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Selon l’étymologie, la démence est définit par l’aliénation mentale ou, par hyperbole, est une démarche, une action, une conduite qui indique de la déraison, de l’extravagance. Ce mot est synonyme de folie, de sénilité. Ce terme plus ou moins générique détermine aussi une pathologie, dont les personnes âgées de plus de 60 ans seraient les plus concernées.

Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre actuel d’individus atteints par ce syndrome devrait tripler d’ici 2050. L’article de la journaliste Coralie Lemke paru hier sur le site du magazine Sciences et Avenir vous en apporte une brève explication. Cet article évoque le premier sens étymologique de la démence.

Quant au second sens, cet effroyable fait divers rapporté dans de nombreux journaux au sujet du suicide d’une jeune malaisienne de 16 ans suite à un sondage sur Instagram pourrait y être directement affecter…

Le clonage

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Alors que l’Intelligence Artificielle se trouve de plus en plus au cœur des débats dans de nombreux domaines, un autre secteur scientifique évolue, lui aussi, à grande vitesse : le clonage humain.

Le clonage se caractérise en deux processus. La multiplication naturelle ou artificielle à l’identique d’un être vivant, c’est-à-dire avec conservation exacte du même génome pour tous les descendants. Ce qui correspond notamment à certaines formes de multiplication asexuée, comme le bouturage. Et la multiplication provoquée d’un fragment d’ADN par l’intermédiaire d’un micro-organisme.

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Ainsi en biologie, le terme clonage désigne :

– Le fait de reproduire des organismes vivants afin d’obtenir des êtres génétiquement identiques, pouvant s’appliquer à de simples cellules (clonage cellulaire par prélèvement d’une seule cellule mise en culture de manière individuelle) ou à des animaux, y compris les humains, et des végétaux (clonage reproductif, bouturage). L’ensemble de ces cellules, ou individus, forme un seul et même clone, à condition que le patrimoine génétique soit identique.

– Une technique de biologie moléculaire consistant à isoler un fragment d’ADN et à le multiplier à l’identique en l’introduisant dans une molécule d’ADN dite porteuse, appelée vecteur, permettant son amplification. Cette méthode peut être utilisée pour un clonage partiel, ne portant que sur un fragment de matériel génétique (ADN), et pour le clonage d’un gène entier permettant la production de la protéine recombinante correspondante. L’insertion est souvent réalisée à l’aide d’un vecteur. Les vecteurs les plus communément employés sont les virus ou les plasmides, des petites molécules d’ADN cycliques.

Au sens scientifique, le clonage est l’obtention d’un être vivant génétiquement identique à l’original ; celui qui a donné son génome.

Des véritables jumeaux (monozygotes, c’est-à-dire issus d’un seul zygote, cellule diploïde) chez les animaux comme chez les humains sont des clones naturels. Le clonage dans la nature n’est donc rien de plus qu’un simple mode de reproduction parmi d’autres étant à la disposition des êtres vivants.

Quant au clonage artificiel, bien qu’il soit relativement maîtrisé au niveau végétal, il est plus compliqué sur le plan animal. Malgré des essais prometteurs sur des animaux, les techniques employées ne s’appliquaient pas pour l’humain.

Or, il y a quelques années, des chercheurs ont réussi à dupliquer des cellules humaines. L’article paru le 25 juillet 2014 sur le site du magazine Sciences et Avenir, écrit par Hervé Ratel, vous en donne une explication détaillée.

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Le génome est l’ensemble du matériel génétique d’une espèce codé dans son ADN, sauf certains virus dont le génome est constitué d’ARN. Il contient tous les gènes codant des protéines ou correspondant à des ARN structurés. Il se décompose ainsi en séquences codantes, transcrites en ARN messagers et traduites en protéines, et en séquences non codantes, c’est-à-dire transcrites en ARN ou non transcrites, mais non traduites. Il dispose d’un ou de plusieurs chromosomes, dont le nombre total varie selon l’espèce considérée. Chaque chromosome peut être en un ou plusieurs exemplaires, généralement deux chez les espèces sexuées (l’un d’origine maternelle et l’autre d’origine paternelle), c’est-à-dire les organismes diploïdes.

Notre cerveau : une boule de cristal ?

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Alors que notre civilisation se veut être dans l’évolution technologique, il lui reste encore tant à apprendre sur notre moteur organique : le cerveau.

De tout temps, l’Homme a tenté d’identifier le fonctionnement de cet organe si complexe. Bien que les scientifiques spécialistes en la matière d’hier et d’aujourd’hui aient permis une cartographie primaire de notre cerveau, puisque nous n’en connaissons que 20 %, de nombreuses découvertes sont toujours à faire.

Si ces scientifiques peinent à décrypter l’ensemble des activités d’un cerveau sain, ils s’en trouvent davantage éprouvés lorsqu’il s’agit d’un cerveau malade.

Cependant deux récentes études ont conduit à une avancée majeure dans ce domaine.

La première étude, publiée par des chercheurs de l’University of New South Wales dans la revue Scientific Reports, a mis en lumière la prédiction de nos choix par notre cerveau 11 secondes avant notre prise de conscience. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Coralie Lemke.

La seconde étude franco-espagnole, également publiée dans la revue Scientific Reports, a révélé des atrophies de l’hippocampe (rôle dans la mémoire) et l’amygdale (rôle dans les émotions) associées à la maladie d’Alzheimer visible dès l’âge de 40 ans. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Elena Sender.

Je vous invite à consulter ces articles sur ces deux incroyables découvertes qui nous en disent ainsi un peu long sur notre cerveau.