Le hashtag de trop !

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#BalanceTonPorc, hashtag apparu sur Twitter en octobre sur l’initiative de la journaliste Sandra Muller de La Lettre de l’audiovisuelle. Il est la variation française, peu élégante et encore moins féminine, de #MyHarveyWeinstein, hashtag lancé par l’écrivain canadien Anne T. Donahue suite au scandale du producteur américain Harvey Weinstein accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Partant certainement d’un bon sentiment, ce hashtag qui m’a déjà provoqué une douleur indescriptible à mes doigts lorsque je l’ai tapé sur le clavier de mon pc et causé un haut-le-cœur à sa lecture a ainsi réjoui nombreuses de mes congénères.

Or, avant d’exprimer mon point de vue sur le sujet, je tiens à remercier Annabelle Prune pour son article publié sur le site MEDIAPART qui traduit en quelque sorte mon opinion.

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Cette initiative voulant que « la parole se libère », donnant alors l’occasion aux femmes de raconter leur histoire sur ce qu’elles ont subi par rapport au harcèlement et/ou agression sexuelle, porte pourtant une atteinte sévère et dangereuse au respect de l’homme, car lui aussi mérite le respect. En outre, au-delà de l’homme, il s’agit de l’Homme.

Oser parler, rompre le silence, afin de lutter contre ce fléau ne signifie pas pour autant que la femme doive devenir outrancière, donner libre cours à ses instincts primaires. Et pour reprendre les mots d’Annabelle : « Parce que chacun des termes de ce mot d’ordre va à l’encontre de son objectif émancipateur. L’émancipation ne se commande pas, elle se conquiert à plusieurs d’abord en dénonçant le système d’une oppression. »

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Qui plus est, cette volonté d’un pseudo « appel à témoins » dépasse l’idée de dénonciation, mais insinue plutôt celle de la délation, ne serait-ce que par le mot « balance ». Mais aussi, citant de nouveau Annabelle : « Pourquoi animaliser une violence ? « Porc » ? N’est-ce pas avec ce genre d’anathème que se reproduit le système de toutes les violences dominatrices. Laissons nos amis porcins en dehors de nos histoires de familles. Mais quoi ! Ce sont des Beaufs, des Bôfs, des harasseurs, des violenteurs, des violeurs, je cherche encore des mots. »

Ce hashtag ignoble ne sert en rien la cause féminine. Au contraire. Il est maladroit, d’une extrême violence, une incitation à la haine et risquerait de conduire à la conséquence désastreuse de condamner tous les hommes au même sort.

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Pire, il pourrait amener à une dérive (qui a dès lors tendance à se produire) de paranoïa incontrôlée qui pousserait à considérer le moindre geste affectueux sans arrière-pensée sexuelle d’un homme comme du harcèlement et/ou une agression sexuelle. Une psychose qui nous amènerait vers un futur où les hommes et les femmes ne parviendraient plus à vivre ensemble. Un avenir d’un sérieux retour en arrière d’une humanité divisée où les hommes et les femmes ne seraient plus que des ennemis.

Pour conclure, je vous invite vivement à lire l’article d’Annabelle Prune qui a trouvé les bons mots pour définir ce que j’espère ne pas être la seule à penser.

Donc, moi non plus Sister, je ne balancerai pas !

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English breakfast

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Indubitablement, on ne peut évoquer les traditions culinaires anglaises sans mentionner le célèbre English breakfast.

Il est le petit déjeuner typique des pays anglophones. Connu pour ses qualités gustatives appréciées dans le monde entier, il a été reconnu comme étant le meilleur petit déjeuner par une étude de 2010 portant sur 36 pays. Réputé également pour son contenu fort en matière grasse, il comble environ 1/3 des besoins journaliers.

Il est le repas le plus important de la journée chez les Anglais. Il est inconcevable qu’un Anglais se passe de petit déjeuner.

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English breakfast

  • Toasts
  • Beurre
  • Confiture ou marmelade
  • Œufs au plat, à la coque, frits ou brouillés
  • Bacon frit

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Full English breakfast

  • Baked beans
  • Saucisses grillées
  • Tomates grillées
  • Champignons blancs (genre champignon de Paris) frits
  • Galette de pommes de terre
  • Bubble and squeak ou appelé Bubble (restes des légumes frits d’un plat de rôti du dimanche, dont les ingrédients principaux sont la pomme de terre et le chou ; des carottes, des pois, des choux de Bruxelles et autres légumes peuvent y être ajoutés)
  • Poulet au curry

Traditionnellement et pour aussi une question de praticité, tous les ingrédients sont frits ou réchauffés dans la même poêle, sauf le toast qui est préparé à part ou frit en dernier. Dans les foyers anglais, les ingrédients sont cuits l’un après l’autre et partagés ensemble en fin de cuisson. Le bacon est frit en premier afin qu’il transmette sa saveur aux autres ingrédients et a contrario les légumes sont mis en dernier (ou avant-dernier si le toast est frit dans la même poêle) pour éviter ainsi qu’ils ne donnent leur goût.

Il s’accompagne de jus d’orange, de café, de thé ou vin rouge*. Il est vendu en emporter sous forme de sandwich dans les petits commerces.

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Full Irish breakfast

  • Slices of bread (tranches de pain) ou toasts
  • Beurre
  • Baked beans
  • Saucisses grillées
  • Bacon frit
  • Œufs au plat
  • Champignons blancs sautés
  • 1 tranche de Black pudding (boudin noir)
  • 1 tranche de White pudding (boudin blanc)
  • 1 galette de pomme de terre
  • 1/2 grosse tomate cuite

Il s’accompagne d’un verre de jus d’orange et de thé noir fort (Irish breakfast tea) ou de café noir.

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Brunch

Autant célèbre et typique, le brunch est une variante du breakfast qui est une association du petit-déjeuner et du repas du midi. Il est servi aux alentours de 11 heures. Présenté en général sur un grand à plateau commun à trois étages, il est un repas complet (entrée, plat et dessert) et se partage souvent entre amis, surtout entre filles. Il est aussi le repas conventionnel servi lors d’un gala de charité, d’une cérémonie particulière, etc. Et dans ce cas, ce breakfast amélioré* est accompagné de vin rouge. Le jus d’orange ou autres jus de fruits ainsi que le thé et le café sont de même proposés.

Je vous souhaite un bon appétit et vous retrouve lundi prochain avec un article sur un autre classique culinaire anglais, le pudding, bien différent de la représentation que l’on peut s’en faire…

Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017

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Photo Biplap Hazra – Sanctuary Nature Foundation – Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017

Biplab Hazra, gagnant du concours Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017, dévoile avec sa photo choc les ravages du conflit entre hommes et éléphants d’Asie en Inde. Celle-ci montrant une éléphante et son petit attaqués par la foule parle d’elle-même.

Brent Stirton, gagnant du concours Wildlife Photographer of the Year 2017, avec sa photo d’un rhinocéros noir tué et mutilé pour sa corne avait déjà mis en lumière en octobre le massacre de ces animaux.

En novembre, c’est au tour de ce concours de dénoncer le terrible traitement réservé aux éléphants en Inde.

Organisée par l’ONG indienne Sanctuary Nature Foundation, cette compétition réunissait plus de 5 000 participants venant de toute l’Asie.

Cette photo intitulée « Hell is Here », l’Enfer est Ici, qui a été ainsi primée représente cette éléphante et son petit pris à partie par une foule qui leur lance des objets enflammés.

Biplap Hazra a décrit sa photo : « En tête, les oreilles de la mère sont tournées vers l’avant comme si elle choisissait d’ignorer le groupe d’hommes moqueurs. Derrière elle, son éléphanteau crie de confusion et de peur alors que le feu lèche ses pattes ».

Selon lui, dans le district de Bankura, comme dans tous les États indiens, Assam, Odisha, Chhattisgarh et Tamil Nadu, qui abritent ces éléphants, cette scène est courante. Toujours selon lui, 70 % des éléphants d’Asie se trouvent en Inde et le développement des routes envahit de jour en jour un peu plus leur habitat. Cette oppressante situation croissante pousse les mammifères à se défendre et engendre alors des attaques mutuelles entre ces animaux et les habitants. La plupart des conflits ont lieu sur les chemins empruntés par les éléphants depuis des siècles mais qui sont désormais occupés par les humains.

Bon dimanche !

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Photo Brent Stirton – Wildlife Photographer of the Year 2017

Scorpion

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Série télévisée américaine créée par Nick Santora et inspirée de la vie de Walter O’Brien (informaticien et producteur irlandais, notamment de la série </scorpion>, fondateur et PDG de la société Scorpion Computer Services), dont la première saison a été diffusée en 2014.

Walter O’Brien (Elyes Gabel), l’une des personnes les plus intelligentes au monde avec un QI de 197 et son équipe de surdoués, Sylvester Dodd (Ari Stidham), calculatrice humaine et génie en statistiques, Happy Quinn (Jadyn Wong), prodige de la mécanique, et Tobias Curtis, dit Toby, l’un des meilleurs psychiatres et comportementalistes, sont recrutés par Cabe Gallo (Robert Patrick), agent fédéral du Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis pour former le groupe Scorpion. Cette unité d’élites, dernière ligne de défense contre les menaces complexes de haute technologie dans le monde entier, est complétée par Paige Dineen (Katharine McPhee), une serveuse se retrouvant engagée afin de gérer la communication entre ces génies et le commun des mortels qui n’arrivent parfois pas à se comprendre, et son fils Ralph (Riley B. Smith), lui-même surdoué.

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Au fil de leurs aventures, l’équipe sera soumise à défis tant techniques qu’émotionnels. Ils mettront en lumière la compétence de chacun de ses membres comme à rude épreuve la difficulté de ces génies à s’intégrer au monde « normal » et gérer leurs relations sociales. Mais l’évolution de chacun permettra de combler leur sentiment de solitude…

Cette série en est déjà à sa quatrième saison. Bien que nous puissions nous poser des questions sur la véracité de certaines astuces techniques utilisées pour résoudre l’affaire en cours, cette série se veut intéressante et instructive.

Pouvant nous faire penser à un mélange entre les séries MacGyver et Mission Impossible, cette série se laisse regarder facilement, même si elle n’est pas non plus la série du siècle. L’humour et l’action sont également au rendez-vous. Chaque personnage est identifiable. Le scénario est classique de ce type de série. Elle est en résumé un bon moyen de détente télévisuelle. Elle est enfin à découvrir pour tous les amateurs du genre.

Bank Holidays

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L’expression Bank Holiday est le terme familier employé pour un jour férié au Royaume-Uni, dans certains pays du Commonwealth, à Hong Kong et en République d’Irlande.

Bien que les banques soient fermées et la majorité de la population active bénéficie d’un repos ou d’un salaire supplémentaire pour travailler ces jours-là (selon leur contrat), il n’y a pour autant aucun droit automatique à des congés ces jours-ci.

Les premiers jours fériés officiels étaient les 4 jours mentionnés dans le Bank Holidays Act 1871. En Angleterre, en Irlande et au Pays de Galles, les jours fériés étaient le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, premier lundi d’août et le lendemain de Noël (St Stephen’s Days), le Vendredi Saint comme le jour de Noël n’étaient et ne sont toujours pas incluent, puisqu’ils étaient déjà reconnus en tant que jours fériés par tradition depuis des temps immémoriaux. En Écosse, ils étaient le Jour de Noël, Jour de l’An, Vendredi Saint, premier lundi de mai et premier lundi d’août.

Un siècle plus tard, le Banking and Financial Dealings Act 1971 a réglementé et adopté les jours fériés actuels au Royaume-Uni. Mais, le Nouvel An et le 1er mai ne furent introduits dans tout le Royaume-Uni qu’en 1974 et 1978 respectivement. Le premier lundi d’août a été décalé au dernier lundi d’août et le lundi de Pentecôte a été remplacé par la fin de la période printanière, le dernier lundi de mai. En Écosse, la loi de janvier 2007 sur les fêtes de la Saint-Sylvestre a reçu la sanction royale faisant ainsi du 30 novembre ou le lundi le plus proche s’il tombe un week-end un jour férié.

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En vertu de cette loi de 1971 sur les opérations bancaires et financières, les jours fériés sont déclarés chaque année par le dispositif légal d’une proclamation royale. Celle-ci sert également à déplacer les jours fériés qui se situeraient hors week-end, de sorte que ces jours fériés ne soient pas perdus dans l’année et coïncident avec les week-ends. Le jour férié différé est appelé « jour férié en lieu et place » de la date anniversaire typique. Dans la législation, il est communément nommé « jour de remplacement ».

En Écosse, s’observe un certain nombre de différence par rapport au reste du Royaume. Le lundi de Pâques n’est pas un jour férié et le Summer Bank Holiday est férié le premier lundi d’août au lieu du dernier. Cependant, afin de respecter la coutume et la pratique du reste du Royaume, les banques ferment le dernier lundi et non le premier.

Durant ces jours fériés, tous les magasins pratiquent des rabais importants pouvant aller jusqu’à 70 % de réduction. Les Britanniques attendent donc ces périodes de « soldes » pour acheter meubles et appareils électroniques. D’ailleurs, Au Royaume-Uni, Argos, Currys et Amazon sont les détaillants qui engrangent les ventes et les revenus les plus élevés lors de ces périodes.

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Boxing Day

Ce jour férié particulier du 26 décembre est célébré en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada et dans d’autres pays du Commonwealth.

Signifiant littéralement le « jour des boîtes » ou « Après-Noël » (Canada français), ce jour est né en Angleterre au milieu du 19e siècle sous le règne de Victoria.

Les années où les vacances tombent un week-end, la fête est déplacée afin d’assurer aux travailleurs ce jour de congé. Lorsque le jour de Noël est un samedi et par conséquent le 26 décembre, un dimanche, le lundi 27 et le mardi 28 décembre sont des jours fériés de remplacement désignés.

Gestion des déchets : 1er concours de la fondation FAMAE

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Photos de B. Mouron et P. Rostain de la poubelle d’un américain (à gauche) et d’un malawite (à droite)

Hier 15 novembre à l’occasion de la Journée Mondiale du Recyclage, la fondation FAMAE a lancé son tout premier concours d’invention sur thème de la gestion des déchets : « Vos déchets ont de la valeur : trouvez un produit ou un système pour réduire ou recycler au maximum les 2 tonnes de déchets annuels produits par une famille de 4 personnes ».

Le but est « d’aller chercher des solutions efficaces, pérennes et universelles à des problèmes pratiques de la vie quotidienne […] des solutions innovantes, pragmatiques et durables permettant de réduire ou recycler au maximum une année de déchets produits par une famille urbaine ».

Exemples d’innovations inspirantes :

  • Les « Precious Plastic machines », des machines simples et Open source pour broyer, chauffer et mouler du plastique ;
  • L’opération « Roule ma poule » sur l’Île d’Oléron visant à offrir des gallinacés aux familles qui le souhaitent afin qu’ils becquètent les biodéchets tout en donnant des œufs frais ;
  • Une bouteille en poudre d’agar-agar qui reste intacte lorsqu’elle contient du liquide, or qui se rétrécit et se racornit une fois vide.
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Precious Plastic machines

La fondation propose ainsi de soumettre votre projet en ligne jusqu’en février 2018 (voir les conditions de participation). L’annonce des lauréats et la remise des prix auront lieu trois mois plus tard.

Récompense : accompagnement et financement permettant de concrétiser le projet.

La fondation précise d’ailleurs sur son site : « Le financement sera au minimum de 20 000 € par prix mais pourra atteindre quasiment 1 000 000 € car le jury ne s’interdit pas de remettre un très gros montant à un seul projet considéré comme exceptionnel ».

Aussi pour les personnes en manque d’inspiration, mais étant d’excellents dénicheurs de projets, la fondation propose « tout produit ou service existant et pertinent » afin de tenter de gagner 5 000 €.

Les financements sont issus de la fortune personnelle de cette « fondation familiale » créée en 2016.

Enfin, la fondation FAMAE spécifie son intention de lancer par la suite d’autres concours dans des domaines divers comme l’eau, l’alimentation, l’air ou encore l’énergie.

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Bouteille en poudre d’agar-agar qui rétrécit et se racornit vide

Le noma, la « maladie de la pauvreté »

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Le noma, appelé également la « maladie de la pauvreté » ou « gangrène de la bouche », a été éradiqué en Europe à la fin du 19e siècle. Il est actuellement surtout présent en Afrique comme dans les pays les plus pauvres d’Asie et d’Amérique du sud.

Cette maladie bactérienne foudroyante affecte en premier la bouche des enfants âgés de moins de 6 ans puis ronge leur visage. Le noma se caractérisant au début par des aphtes et saignements dans la bouche touche les personnes au système immunitaire faible. En l’absence de soins immédiats, ce syndrome conduit dans 80 % des cas à une mort atroce. Quant aux survivants, sans chirurgie, ils deviennent défigurés à vie.

Le chirurgien espagnol Angel Emparanza, spécialiste de la réparation maxillo-faciale à San Sebastián en Espagne a expliqué : « Cette maladie « mange » en quelques semaines les muqueuses, les os et la peau, laissant aux survivants des trous ou des excroissances qui déforment le visage. C’est une maladie de la pauvreté, de la malnutrition, de gens qui vivent dans des conditions d’hygiènes défaillantes ».

Selon Ali Bourji, chirurgien plasticien à la clinique La Rochelle à Abidjan en Côte d’Ivoire et secrétaire général de l’ONG Sourire un Jour, il y aurait 500 000 cas dans le monde, dont 100 000 nouveaux.

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Pour sa 5e mission humanitaire, du 8 au 16 octobre dernier, l’ONG a opéré gratuitement à la clinique La Rochelle une cinquantaine de patients atteints de noma. Certains devront subir plusieurs interventions.

Depuis plusieurs années, l’ONG vient en aide bénévolement aux personnes souffrant de bec-de-lièvre, de tumeurs ou encore de noma grâce à des chirurgiens spécialisés dans les opérations maxillo-faciales. Elle prend en charge tous les frais, l’opération, la nourriture, le transport, etc. pour ces patients démunis n’ayant donc pas les moyens d’avoir accès à ce genre de soins, comme l’a précisé le Pr Guy Varango, Président de l’ONG : « Notre souci est de répertorier les malades, surtout en Côte d’Ivoire, de les traiter et les prendre en charge sur le plan social et familial. […] Notre objectif est d’éradiquer la maladie. […] Le noma a des répercussions importantes. […] C’est une maladie, mais dans les villages on peut y voir des diableries, de la sorcellerie. On exclut les gens qui en souffrent ».

Ainsi sur la terrasse de la clinique La Rochelle, des patients aux visages défigurés, sans lèvres ou aux gencives apparentes, attendaient assis sur des chaises en plastique. Et de par ses interventions, l’ONG a vraiment permis à ces personnes dans la souffrance de retrouver le sourire.

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Flora Doumé avant et après son opération – Photo Sia Kambou / AFP

Tel fut le cas de Flora Doumé, une jeune femme âgée de 20 ans, qui a vécu recluse durant 17 ans afin d’échapper aux moqueries, aux insultes et aux peurs envers sa maladie. Le noma a causé une excroissance qui a recouvert son œil et la moitié gauche de son visage. À la veille de son opération, elle a déclaré : « Je reste enfermée à cause de la maladie […] Je ne sais ni lire ni écrire, je ne suis pas allée à l’école, je ne peux pas travailler ».

Tieu Huberson, l’un des accompagnateurs qui préside l’association des handicapés de la région de Danané, ouest de la Côte d’Ivoire, proche du Liberia et de la Guinée, lui-même atteint de cécité a confié : « Flora a pleuré quand le docteur lui a dit qu’on allait l’opérer et que c’était une « belle jeune fille » qu’on allait aider. C’était la première fois de sa vie qu’on lui faisait un compliment ».

Quelques jours après son opération, Flora s’est ravie en découvrant son nouveau visage : « Je suis heureuse, je vais pouvoir avoir un mari et des enfants ».

The New York Times : des nigérianes rescapées de l’organisation terroriste Boko Haram témoignent

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The New York Times a recueilli fin octobre les témoignages saisissants de 18 jeunes filles qui ont réussi à s’échapper de l’organisation terroriste Boko Haram basée au Nigeria et responsable de nombreux attentats depuis 8 ans.

Enlevées par des membres de l’organisation terroriste Boko Haram afin d’être utilisées comme bombes humaines ou esclaves sexuelles, ces jeunes filles sont en moyenne âgées de 15 ans.

Ainsi envoyées en mission suicide, ces survivantes ont défié leurs bourreaux en refusant de blesser ou tuer des gens innocents.

La journaliste Dionne Searvey, chef du bureau de l’Afrique de l’Ouest pour The New York Times a relaté leurs récits.

Parmi ces témoignages (dont vous trouverez l’intégralité de ceux-ci via le lien ci-dessus), ceux de Hadiza, 16 ans, et de Aisha, 15 ans.

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Les filles ne voulaient tuer personne. Elles ont marché en silence pendant un moment, le poids des explosifs autour de leur taille qui descendaient sur elle. Puis elles ont essayé de penser à une issue pour s’en sortir.

Alors qu’elles marchaient vers le lieu où elles devaient de faire exploser, Hadiza, 16 ans, à la tête de la mission, raconta :

« Je ne sais pas comment retirer cette chose de moi », se souvint-elle d’avoir dit à son amie.
« Qu’est-ce que tu vas faire ? » lui demanda la petite fille de 12 ans qui l’accompagnait et portait aussi une ceinture explosive.
« Je vais m’éloigner et me faire sauter toute seule » répondit Hadiza désespérément.

Elle poursuivit en expliquant que tout était arrivé très vite. Après son enlèvement par Boko Haram, elle fut livrée à un combattant du camp, dans lequel elle était retenue en otage, pour se marier avec lui. Le rejetant, ce dernier lui répondit qu’elle le regretterait. Quelques jours plus tard, elle fut amenée devant un leader de l’organisation qui lui dit qu’elle se rendrait à l’endroit le plus heureux qu’elle puisse imaginer. Elle pensa qu’elle rentrait chez elle. Lui parlait du ciel. Des combattants vinrent ensuite la nuit la chercher afin de lui attacher une ceinture explosive autour de sa taille. Ils lui envoyèrent alors une fillette d’à peine 12 ans et leur dirent qu’elles devaient faire exploser les bombes dans un camp de civils nigérians qui avaient fui la violence de Boko Haram dans la région.

« Je savais que je mourrais et tuerais des autres personnes, aussi. Je ne l’ai pas voulu » déclara-t-elle. Elle parvint finalement à s’enfuir.

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Quant à Aisha, âgée de 15 ans à l’époque, elle raconta que son petit frère s’était déjà fait exploser à la demande d’un membre de l’organisation en plein milieu d’un baraquement de soldats nigérians avant que son tour arrive. Il était trop petit pour comprendre ce qui allait lui arriver, mais elle étant plus grande, sollicita le secours des forces de l’ordre en leur expliquant ce qui se passait.

Malgré cette terrible situation, la police nigérienne demeure dans la crainte des jeunes filles habillées d’un long foulard ou une robe pouvant dissimuler une ceinture explosive qu’elle croise dans les rues. Les autorités ont d’ailleurs recommandé aux citoyens d’être extrêmement vigilants envers les « filles explosives ».

En 3 mois, 13 enfants âgés de 11 à 17 ans se sont fait tuer après avoir été confondus avec des kamikazes, alors qu’ils n’étaient que des simples enfants.

Enfin, selon l’UNICEF, depuis le début de cette année, plus de 110 enfants, dont au moins 76 filles, ont déjà servi comme auteurs d’attentat suicide. La majorité n’avait pas 15 ans. Une jeune fille s’est même fait sauter avec son bébé attaché au dos.

Les beans

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Les beans (haricots), sont l’accompagnement inévitable dans la cuisine anglaise. Présents dans les plats chauds, genre ragoût, ils sont l’un des légumes essentiels de ces derniers.

Surtout, ils sont l’un des constituants typiques du fameux breakfast appelés baked beans.

Les baked beans (haricots cuits) sont composés de haricots blancs cuits dans une sauce tomate aromatisée. Bien qu’ils doivent être traditionnellement cuisinés au four, ils sont souvent mijotés dans une casserole.

Ils sont consommés généralement avec du pain de mie frit ou grillé, nommés alors baked beans on toast ou beans on toast. Les Anglais les mangent également avec des pommes de terre au four, du bacon et des saucisses.

Baked Beans

Ils servent aussi de repas unique du soir, soit présentés sous forme de soupe, concassés ou encore en purée. Accompagnés d’une simple tranche de pain de mie frit ou grillé, ils représentent ainsi le plat chaud du soir en hiver, jadis le plat du pauvre qui s’est dès lors inscrit dans la tradition culinaire britannique.

Dans tous les supermarchés, les haricots en boîte, qu’ils soient blancs, noirs ou rouges, ont un immense rayon dédié à eux seuls. Ils sont proposés cuisinés à toutes les sauces, au chili (incontournable), à la tomate, à la moutarde, au miel, au vinaigre et sel, etc.

Enfin, les beans sont tellement ancrés dans la cuisine anglaise qu’ils sont au prorata plus consommés que les pommes de terre.

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Sur ce, je vous retrouve lundi prochain avec un article sur le célèbre English breakfast…

Bon appétit !

Le devoir de mémoire

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Dans une tranchée de première ligne pendant la Première Guerre Mondiale – agence Meurisse – Source Gallica BnF

Hier, un hommage a été rendu aux hommes de courage qui ont donné leur vie dans cette terrible Première Guerre Mondiale.

Ce 11 novembre a permis de nous rappeler que certaines libertés ont été acquises par le prix du sang.

Ce jour a également marqué le centenaire de l’année 1917, une année charnière de la Grande Guerre, notamment :

En Belgique à Mons au Quartier Général du Prince Rupprecht de Bavière, une conférence militaire réunissait Ludendorff et les chefs d’état-major des groupes engagés sur le front occidental pour déterminer les opérations à lancer au printemps 1918 avant l’entrée en ligne de l’armée américaine.

En Grèce sur le front de Salonique, Paul Pavelka, pilote engagé dans l’escadrille Lafayette mourut. Il fut le seul Américain à décéder sur ce front.

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En Italie, ce fut la capitulation d’une division de la 4e armée italienne à Longarone

En Russie, il y eut le soulèvement des cadets de l’école militaire de Petrograd contre le pouvoir bolchevique. À Moscou, Rouges et Blancs s’opposèrent par les armes. Ce fut le début de la guerre civile.

En France, une offensive allemande permis à leurs troupes de pénétrer dans les lignes françaises situées sur le sommet de Hartmannswillerkopf.

Et bien d’autres évènements se déroulèrent conduisant un an plus tard à la signature de l’Armistice.

Enfin, bien que cent ans se soient ainsi écoulés depuis, nous devons toujours continuer à nous souvenir pour le respect de nos morts…

Bon dimanche !