Jojoba

Jojoba growing plant used in cosmetics and biofuel

Le jojoba est une plante, une espèce d’arbuste de la famille des Simmondsiacées, d’où son appellation scientifique Simmondsia chinensis.

Petite anecdote au sujet de son nom scientifique. Le botaniste Link, qui a nommé l’espèce à partir des notes du découvreur Thomas Nuttal en 1836, a confondu NCalif avec China et avait appelé l’espèce Buxus chinensis, alors qu’en réalité elle est issue du sud-ouest des États-Unis. Le terme chinensis est resté.

Cette plante buissonnante originaire donc de l’Arizona, de la Californie et du nord-ouest du Mexique, connue également sous les noms « Or du désert », « Noix de brebis », pousse dans des endroits arides en plein soleil. Son feuillage s’apparente à celui de l’olivier. Ne mesurant que 2,5 m de haut à l’état sauvage, elle possède néanmoins des racines très longues pouvant atteindre jusqu’à plus de 30 m, ce qui lui permet de puiser l’eau très profondément dans le sol.

Elle est essentiellement cultivée pour son huile, la cire contenue dans ses graines. Ces dernières, nommées aussi « amandes » ou « fèves », ont la taille de l’olive et sont récoltées en automne. De celles-ci sont ainsi extraites l’huile représentant environ 50 % de leur poids.

Jojoba_huile-cire_wp

L’huile de jojoba est une sorte de cire liquide, comparable au sébum, qui ne rancit pas. Non raffinée, elle est à température ambiante un liquide transparent de la couleur de l’or jaune et un léger parfum de gras s’en dégage. En revanche raffinée, elle devient incolore et inodore. Elle s’oxyde moins que les huiles de carthame, de canola (colza), d’amande ou encore de squalène (huile du foie des requins), mais plus que les huiles de ricin, de macadamia et de coco.

Elle s’est popularisée grâce aux pratiques du piercing et de l’extension des lobes, car elle favorise la cicatrisation.

Couramment utilisée pour diluer les huiles essentielles, elle est l’ingrédient principal des produits cosmétiques, les soins de la peau et des cheveux. Elle sert de produit démaquillant, notamment pour enlever le khôl. Elle est appréciée en huile de massage, de par sa facilité de pénétration dans la peau et sa sensation de non gras. Elle détient des vertus exceptionnellement hydratantes.

Utilisée encore comme fongicide (élimine ou limite le développement des champignons parasites des végétaux), particulièrement contre le mildiou, elle est comestible, sans calorie, et difficilement digeste, l’huile qui passe par les intestins sans transformation peut causer la stéatorrhée, quantité anormalement élevée des graisses (lipides) dans les selles, diarrhée avec selles grasses.

Jojoba_graine-huile_wp

Elle remplace l’huile de baleine. L’interdiction de l’importation de l’huile de baleine aux États-Unis au début des années 70 a conduit à la découverte de l’huile de jojoba et son efficacité supérieure à l’huile de spermaceti, substance blanche présente dans la tête de certains cétacés (cachalot, l’hyperoodon), appelée plus communément le blanc de baleine.

Elle est de même mise à profit pour la lubrification des moteurs et l’alimentation des lampes pour l’éclairage.

Enfin, le jojoba a été étudié en tant que carburant biodiesel (ou biogazole, une énergie renouvelable exploitée comme alternative au carburant pour moteur diesel classique, le gazole ou pétrodiesel) bon marché et durable.

Jojoba_plante-arbuste_wp

Publicités

Colombie : « DONKEY LOVE »

Colombie_DONKEY LOVE_flag_wp

Alors que l’on pourrait penser que la zoophilie est une pratique peu commune où seuls quelques détraqués l’accomplissent, il existe pourtant une tradition ancestrale la prônant en Colombie.

Le documentaire DONKEY LOVE a révélé cette tradition inconnue des Colombiens qui ont des rapports sexuels avec des ânesses au point d’en tomber amoureux.

Cette coutume est une sorte de rituel de passage que les pères initient à leurs fils afin que ces derniers puissent se préparer aux femmes. Cependant, ce rite continue à l’âge adulte où les hommes finissent par tromper leur femme avec des ânesses.

Mais aussi, les Colombiens croient que les rapports sexuels avec ces animaux permettent à leur pénis de grossir et les évitent de devenir homosexuel.

Cette tradition culturelle est si ancrée dans le pays que des musiciens ont composé des chansons, un auteur a écrit un livre et un festival la célèbre même.

Pire ! Ce documentaire sous-titré « Il est tout ce que vous ne voulez pas que ce soit » a remporté en 2012 lors des festivals du cinéma en Australie les prix Best Documentary Award, Director’s Choice Award, Indie Award ainsi que 10 sélections officielles dans les festivals du film de 4 pays et 3 continents dans le monde. Il a été le premier film de l’Histoire à avoir clôturer un festival du cinéma. Il a été également présenté dans des journaux tels que The New York Times et The Huffington Post.

Sans commentaire…

Colombie_DONKEY LOVE_doc_wp

Le chutney

Le chutney_onions_wp

Le chutney, selon la graphie anglaise, ou chatni, est une sauce souvent aigre-douce servie en accompagnement de mets caractéristiques de la cuisine indienne, pakistanaise et sud-africaine.

Les véritables chutneys contiennent une quantité importante de piments verts frais ainsi qu’une grande variété de fruits et/ou de légumes, améliorés de condiments et d’épices. Certains chutneys sont préparés froids, la majorité sont à base de fruits nécessitant une cuisson. On trouve le plus couramment :

  • le chutney à la noix de coco,
  • le chutney à la tomate,
  • le chutney coriandre et menthe,
  • le chutney au tamarin,
  • le chutney à la mangue, utilisant des fruits verts non pelés,
  • le chutney au citron vert, composé de fruits entiers non pelés.

Le chutney_sweet-chilli_wp

Dans les régions tempérées, les chutneys peuvent être élaborés à partir des ingrédients locaux, la pomme ou la pêche, par exemple. Ils sont aussi habituellement parfumer avec du sucre, sel, ail, gingembre, fenugrec, coriandre, ase fétide (résine séchée, extraite du rhizome de deux espèces de fenouils géants poussant en Inde et en Iran) et cumin.

En Inde, le chutney est conçu pour être consommé frais. Ailleurs, on lui ajoute en général de l’huile, du vinaigre ou du jus de citron afin d’optimiser sa conservation.

En Angleterre, l’on voit encore une fois de plus l’empreinte indienne considérable sur sa culture, car le chutney est toujours en accompagnement des pâtés ou terrines servis en entrée comme avec le plateau de fromage. Typiquement, on trouve le chutney d’oignons (courant de même en France), le chutney à base de figues ou de dattes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

D’ailleurs, dans certains hôtels-restaurants anglais, le chutney fréquemment de figues est même proposé comme confiture au petit-déjeuner. Et dans les tea-rooms, il est présenté avec des biscuits, genre cracker, ou avec certains gâteaux non crémeux, style génoise. Il est donc lui aussi un incontournable de la culture culinaire anglaise.

Je vous retrouve lundi prochain avec une autre particularité de la cuisine anglaise qui confirme définitivement que la période du colonialisme britannique en Inde fut un réel tournant dans l’évolution culturelle de l’Histoire anglaise…

Bon appétit !

Des fleuves au statut de personne morale

Des fleuves au statut de personne morale_Inde-Gange_wp
Fleuve Gange – Inde

À l’image de la Nouvelle-Zélande, les deux fleuves sacrés d’Inde, le Gange et la Yamuna, ont été dotés d’une personnalité juridique propre afin de permettre leur préservation.

En mars 2017, la Haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand au nord du pays a ainsi décrété ces fleuves comme « des entités vivantes ayant le statut de personne morale »,  en justifiant sa décision : « La situation requiert des mesures extraordinaires pour préserver et conserver ces rivières ».

Il est actuellement compliqué d’attaquer en justice lorsqu’un milieu naturel est dégradé en raison qu’il faille prouver que cette pollution a provoqué des dommages à la santé ou l’intégrité physique d’une personne. Fournir alors un statut juridique propre à celui-ci permet plus facilement de mener des actions en justice en son nom propre.

Des fleuves au statut de personne morale_Nouvelle-Zélande-Whanganui_wp
Fleuve Whanganui – Nouvelle-Zélande

Le Gange, le fleuve le plus long et le plus sacré d’Inde, voit chaque jour dans ses eaux des milliers de pèlerins hindous y accomplir des rites traditionnels ou éparpiller les cendres funéraires de leurs proches. Mais aussi, il se trouve lourdement pollué par les rejets des industries et des égouts. Ce statut juridique donnera donc la possibilité à des citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves.

Sanjay Upadhyay, avocat spécialisé dans la défense de l’environnement à New Delhi a d’ailleurs déclaré à l’AFP : « Nous ne pouvons qu’espérer que la symbolique de cette décision se concrétise sur le terrain ».

Bon dimanche !

BETWEEN

BETWEEN_netflix_wp

Comme Chloé l’a si bien évoqué avec humour sur son blog Brussels around the world, la jeune génération, voire la très jeune, est préférée des réalisateurs qui la mettent en avant dans les nouvelles séries ou nouveaux films qui paraissent aujourd’hui.

Alors que certaines mamans ont leur ado atteint du syndrome de la « téléphonitite » aiguë ou grave, le cinéma, lui, semblerait être plongé dans un bain de jouvence.

La preuve avec cette nouvelle découverte sur le site Netflix, la série télévisée canadienne BETWEEN créée par Michael McGowan.

BETWEEN_série_wp

La ville de Pretty Lake dans l’Indiana aux États-Unis est touchée par un mystérieux virus qui tue tous les habitants sauf ceux étant âgés de moins de 22 ans. Le gouvernement met alors la ville en quarantaine afin d’éviter la propagation du virus, laissant les survivants à leur sort…

Bien que je rejoigne l’avis de cette blogueuse sur le point du surréalisme qu’un jeune ado devienne subitement un adulte réfléchi parce qu’il vient d’acquérir des supers pouvoirs ou pas, cette série ne comporte ni supers héros ni personnes vraiment responsables. Au contraire, sur la même lignée que la série Under the Dome, moins la partie surnaturelle, cette série montre une certaine réalité qui pourrait être dans ce genre de situation ; une petite ville où ses jeunes résidents livrés à eux-mêmes agiraient pour survivre ou tenter de fuir. Sans grande expérience, ni maturité, certains se laissent envahir par la panique, d’autres règlent leurs comptes et les conflits entre eux se réveillent.

BETWEEN_city_wp

L’histoire est intéressante, comme l’intrigue, le scénario tient la route et les personnages sont crédibles. Il n’y a pas d’incohérence flagrante. Seul petit bémol, quelques lenteurs.

En résumé, je vous invite à découvrir cette série.

Le féminisme à outrance

Le féminisme à outrance_wp.jpg

Même les hommes n’ont jamais osé aller si loin pour affirmer leur masculinité !

Une tendance de mode féministe actuelle assez controversée semble vouloir s’installer dans notre société, celle de mettre en valeur le sexe de la femme dans son sens propre.

Après les conceptrices de bijoux en forme de vulve, des capsules à paillettes pour vagin, le maquillage pour le sexe féminin, jusqu’aux petites filles d’à peine 9 ans qui ont recours à la chirurgie pour avoir le vagin inexistant de la poupée Barbie, et j’en passe, c’est au tour des créatrices de Haute Couture de s’y mettre.

Samedi 9 septembre, la Fashion Week de New York a permis à tous les « fashionistas » de la planète de découvrir une jeune marque allemande Namilia. Nan Li et Emilia Pfolh, les créatrices de cette marque ont voulu revendiquer leur féminisme dans la présentation de leur première collection intitulée « My pussy, my choice », faisant référence au fameux slogan « My body, my choice » (Mon corps, mon choix) scandé par les femmes pour leur liberté à disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Cette collection a ainsi prôné ce nouveau mouvement, le « Pussy Power », « pussy » en français signifiant « chatte », pas la femelle du chat, bien sûr.

Le féminisme à outrance4_wp

Elles ont alors agrémenté les pièces de leur collection de vulves en tissus de toute taille. Des robes aux chaussures en passant par les manches, rien n’a été épargné.

Après le show, certaines femmes se sont interrogées en laissant ce type de commentaires sur les réseaux sociaux : « Il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour comprendre ce qui se passait », « Est-ce un coup de génie ? », « Une mode qui joue le débat des genres ? », « Du pure grotesque ? », etc.

Inutile de vous donner ma réponse à certaines de ces questions, puisque ceux et celles qui me connaissent s’en doutent déjà…

Une journaliste d’un magazine féminin qui a rapporté cet évènement dans son article a conclu : « La collection Namilia aura au moins eu le mérite de faire parler d’elle et de remettre sur la table le débat de la discrimination dont souffre l’appareil génital féminin concernant sa représentation dans la société. Car contrairement aux nombreux dessins et gribouillages de pénis que l’on croise à longueur de journée et qui ont toujours la cote, les vagins ne sont toujours pas en vogue ! »

Namilia - Runway - September 2017 - New York Fashion Week: The Shows

Je ne sais pas vous, Mesdemoiselles, Mesdames, mais pour part, mon appareil génital se porte bien et ne souffre d’aucune « discrimination », un bien grand mot pour une si petite chose.

Je ne vous spécifierai pas non plus que cette mode tendance me choque. Peut-être suis-je trop vieille, d’une génération réservée, plus respectueuse du corps de la femme autant que celui de l’homme d’ailleurs ? Ceci dit en passant, corrigez-moi si je suis dans l’erreur, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un défilé de mode où le pénis de l’homme en tissus ou en toute autre matière pendouillait sur des vêtements ? Vous me direz, au point où on en est, cela ne va peut-être pas tarder à arriver.

Ou suis-je peut-être une fille trop coincée pour adhérer à ce mouvement complètement stupide ? Ou ne suis-je pas aussi intelligente pour comprendre en quoi ce « pouvoir de la chatte » pourrait servir la cause féminine et nous permettre à acquérir plus de droits ?

Je ne vous dirai pas plus, petit clin d’œil à l’article du blog Aphadolie, que l’image de la femme-objet dont toutes les féministes tentent de combattre est pour le coup davantage incrustée.

Le féminisme à outrance3_wp

Quant à la maigreur des mannequins, il semblerait que ce véritable problème ait été jeté aux oubliettes autant que l’élégance…

Enfin, ce féminisme à outrance et outrancier devrait peut-être se tourner vers les réels combats : les violences en tout genre dont la femme est victime ; l’excision qui perdure et cause des souffrances ainsi que des morts chaque année ; l’éducation pour les filles, dont nombreuses d’entre elles dans le monde n’ont pas accès, parce que c’est tout simplement interdit ; des filles, des femmes, dans certains pays qui sont enfermées dans des endroits insalubres pendant leurs menstruations ; des lieux sacrés même dont elles sont exclues car elles sont considérées « impures » durant cette période, etc.

Et en plus, cette collection est moche !

Même les poupées Barbie se convertissent à l’Islam

Même les poupées Barbie se convertissent à l'Islam_wp.jpg

Samira Amarir ne trouvant aucun jouet afin d’inculquer l’Islam à sa petite fille de 2 ans Jenna a décidé de créer sa propre Barbie, baptisée du même nom que sa fille. La Barbie « Jenna » récite ainsi des chapitres du Coran.

Alors que certains déterminent qu’il est préférable d’enseigner une langue étrangère à leur enfant pour leur avenir et leur ouverture d’esprit, cette jeune maman a trouvé plus utile d’imprégner la culture islamique à sa fille dès son plus jeune âge. « Quand ma fille Jenna a eu 2 ans, je cherchais un jouet […] qui serait capable de lui apprendre rapidement et facilement le Coran tout en s’amusant », comme elle l’a confié à l’agence de presse Reuters.

Chaque détail de la poupée a été pensé par la jeune mère, du hijab lavande à la couleur de la peau jusqu’au maquillage discret. Même les sourates du Coran ont été sélectionnées avec soin afin de faciliter la mémorisation.

Cette Barbie a été ensuite produite en masse et a remporté un tel succès dans les pays du Golfe que la famille est partie s’installer à Dubaï.

4 ans après sa création, la Barbie est commercialisée en Arabie Saoudite, au Koweït, au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.

À quand les poupées Barbie qui vont réciter des textes sacrés de la Bible, de la Thora, des Mantra… ? Et les garçons dans l’histoire ?

Des prothèses de genou intelligentes

Des prothèses de genou intelligentes_wp
Le dispositif fournit une imagerie dynamique en 3D permettant de voir l’articulation du genou sous tous les angles pendant que le patient marche – photo BONETAG

De par sa société Bonetag qu’il a fondée en 2014, le chirurgien orthopédique français de Cabestany dans les Pyrénées-Orientales, Stéphane Naudi, a créé une puce RFID (Radio Frequency Identification) afin de connecter les prothèses de genou. Cette puce permet au médecin ainsi qu’au patient de savoir si une prothèse de genou est défaillante, soit par la perte d’adhérence à l’os ou causée par une infection, mais aussi si la prothèse doit être remplacée. Sa société a d’ailleurs été plusieurs fois primée en recevant notamment les prix des concours i-Lab et Netva qui récompensent des entreprises de technologies innovantes.

« Avec l’Institut d’Électronique et des Systèmes de l’Université de Montpellier, nous avons mis au point une puce qui se place dans une petite encoche sur la prothèse et qui est « scannable » par un lecteur : une raquette RFID, comme celle qu’utilisent les vétérinaires pour lire la puce électronique d’un animal, ou un smartphone incluant la lecture RFID, une option qui tend à se démocratiser », comme le chirurgien l’a déclaré auprès du magazine Sciences et Avenir.

L’idée du chirurgien est venue du fait qu’il existe aujourd’hui un défaut dans le système de gestion des prothèses.

Près de 100 000 prothèses totales du genou sont implantées chaque année en France à des patients souffrant d’arthrose. Celles-ci disparaissent ensuite avec le patient. Aucun registre ne regroupe les données correspondant à ces prothèses : le modèle, la date de la pose, la durée gardée par le patient, etc.

Et le problème se trouve ici. Si le patient ne peut se souvenir du modèle de sa prothèse, du chirurgien qui lui a posé, il n’y a aucun moyen de retrouver ces critères. De la même façon qu’il est difficile de connaître le moment de changer la prothèse. Ce qu’a expliqué le chirurgien : « Le « ciment chirurgical », qui fixe la prothèse, perd son adhérence à l’os au bout de 15 ans, mais parfois au bout d’une seule année […] Le chirurgien est obligé d’opérer pour savoir s’il est nécessaire de changer le modèle ». En outre, le chirurgien peut de même découvrir que la prothèse s’infecte sans que le patient n’ait ressenti quoi que ce soit.

Des prothèses de genou intelligentes_3D_wp
Imagerie dynamique en 3D – photo BONETAG

D’où l’idée de la conception de cette puce contenant ces informations qui sont par la suite transmises à un logiciel donnant ainsi le modèle de la prothèse, son état d’usure et son infection potentielle. Une imagerie dynamique en 3D est également mise au point afin de visualiser l’articulation du genou sous tous ses angles durant la marche. « La radio ne donne qu’une image fixe de l’articulation, or la voir bouger est un vrai plus pour le médecin afin d’évaluer le bon mouvement de la prothèse », tel que l’a précisé le chirurgien.

Les informations alors récoltées sont stockées dans un registre afin d’assurer le suivi et la traçabilité. Et pour éviter les risques de piratages, le numéro de la prothèse est dissocié du nom du patient.

Cependant pour que ce dispositif soit intégré dans les nouveaux modèles de prothèses de genou, les fabricants français comme internationaux doivent être convaincus de son efficacité. Actuellement, une vingtaine d’industriels se partage le marché mondial et 6 représentent 70 % de la globalité.

Bien que des fabricants français soient intéressés, il reste encore des études à mener sur l’animal, notamment la brebis, et sur l’homme, prévues en 2018, pour valider l’efficacité du dispositif. Et malgré la volonté du chirurgien de rendre disponible cette puce sur le marché dès 2019, la concurrence est déjà là.

Une équipe de chercheurs à Brest a décroché en août de cette année une subvention publique d’environ 8 millions € pour le développement d’un projet similaire devant être commercialisé d’ici 2025.

Aloe vera

Aloe Vera

L’Aloe vera ou aloès de la Barbade est une plante, espèce d’aloès, genre Aloe, d’origine hypothétique. Elle est néanmoins cultivée de longue date en région méditerranéenne, en Afrique du Nord, aux Îles Canaries et au Cap vert. Utilisée depuis l’Antiquité, elle a été introduite dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, puis d’Asie, notamment Inde et Chine, après le Xe siècle et d’Amérique, spécifiquement sans le sud des États-Unis et Amérique du Sud, après le XVIIe. Aujourd’hui, le gel d’aloès entre essentiellement dans la composition des cosmétiques et boissons.

Aloe vera_plante-sève_wp

Histoire

On suppose que l’aloès est issu d’Égypte ou du Moyen-Orient et les Espagnols auraient apporté les premiers plans d’aloès en Amérique. La plante a été acclimatée puis cultivée un peu partout dans le monde. Elle est également une plante d’intérieure.

De 1750 avant notre ère (antique Mésopotamie) à la Grèce des débuts de l’ère chrétienne, en passant par l’époque des pharaons d’Égypte, le gel d’aloès était réputé pour ses vertus contre les infections de la peau et son latex pour ses propriétés laxatives.

En 1820, la pharmacopée officielle des États-Unis évoque les propriétés laxatives de l’aloès ; il sert aux diverses préparations pharmaceutiques décrites en détail.

En 1935, le gel est utilisé par des médecins afin de soigner les brûlures provoquées par les rayons X. Il entre alors dans le domaine des cosmétiques et dermatologiques.

Près de 15 espèces d’aloès détiennent des propriétés médicinales, dont l’Aloe barbadensis. Les plus courantes sont l’Aloe arborescens, bien connu au Japon, Portugal et Brésil, l’Aloe succotrina, l’Aloe curaçao, l’Aloe capiensis et l’Aloe ferox, servant à la fabrication des extraits à base de latex (aloès pharmaceutique) et dont le gel est aussi utilisé.

Aloe vera_plante-feuilles_wp

Composition

L’aloès produit 2 substances très différentes autant par leur aspect que par leurs vertus thérapeutiques.

Le latex est la sève jaune et amère se trouvant dans les minuscules canaux de l’écorce, la couche externe des feuilles. Il contient 20 à 40 % d’anthranoïdes, principalement l’aloïne, qui sont des molécules aux effets laxatifs puissants. Il peut être irritant pour la peau et les muqueuses.

Le gel est le composé d’un mucilage (substance visqueuse) clair présent à l’intérieur des grosses feuilles. Il concentre des propriétés fortement émollientes (amollit et adoucit les tissus) et est ainsi largement employé en cosmétologie et dermatologie. Il peut également être pris par voie interne sous forme de gélules ou jus, dont la boisson doit comprendre au moins 50 % de gel.

Aloe vera_plante-gel_wp

Propriétés

  • Soulage la constipation occasionnelle
  • Apaise la colite ulcéreuse
  • Traite l’herpès génital
  • Diminue le risque de douleur associée au lichen plan (maladie auto-immune qui se manifeste par des lésions cutanées et sur les muqueuses)
  • Soigne le psoriasis, les lésions, infections et inflammations de la peau.
  • Accélère le processus de guérison des brûlures du 1er et 2e degré
  • Traite la dermite causée par la radiothérapie
  • Réduit la plaque dentaire
  • Abaisse le taux de glucose chez les diabétiques

Aloe vera_plante-spirale_wp

Utilisations

Le gel s’applique plusieurs fois par jour directement sur les parties touchées, en cas d’herpès génital, lichen plan, lésions cutanées légères, brûlures, engelures, etc. Et en cas de diabète, bien que l’efficacité hypoglycémiante du gel ne soit pas clairement établie, il est toutefois conseillé habituellement de prendre 1 c. à soupe 2 fois par jour avant les repas.

Le latex s’utilise en cas de constipation uniquement aiguë et ponctuelle. Il ne doit surtout pas être employé continuellement, car l’effet laxatif puissant peut nuire à des doses variables selon les personnes. Il est recommandé d’ingérer 50 à 200 mg de latex le soir au coucher.

Aloe vera_plante-latex_wp

Ceci n’est qu’un résumé partiel des vertus de l’Aloe vera. Il possède de nombreux autres bienfaits, comme pour le traitement de l’inflammation du cuir chevelu, des aphtes, de la gingivite, de la gale…

Cependant, pour les personnes sujettes à des troubles caractéristiques plus importants ou des affections similaires à plus forte densité, il est préférable de demander l’avis d’un médecin plutôt que de pratiquer l’automédication.

Inde : des masques de vaches contre le sexisme

Inde_des masques de vaches contre le sexisme_wp.jpg

Sujatro Ghosh est une jeune artiste indienne de 23 ans qui a eu une brillante idée afin de dénoncer le sexisme bien trop présent et pesant dans son pays. Elle a invité des femmes de tout milieu à la rejoindre à porter un masque de vache et à se laisser photographier pour combattre ce sexisme.

Comme chacun le sait, la vache est l’animal sacré en Inde, lequel est même élevé au rang de demi-Dieu. Plusieurs États interdisent d’ailleurs son abattage. S’attaquer à une vache peut avoir de lourdes conséquences. Au Gujarat, par exemple, tuer une vache conduit à un emprisonnement à vie. Selon aussi la BBC, au cours de ces deux dernières années, 12 personnes auraient été abattues pour avoir blessé cet animal.

Quant aux violences à l’encontre des femmes, elles demeurent peu souvent punies par la loi. D’après la police de Delhi, en 2015, seulement 29 % des plaintes pour viol ont abouti à une condamnation et 12 % pour les cas de pédophilie. Il est cependant à spécifier que ces chiffres ne correspondent pas à la réalité, puisque la majorité des victimes se taisent sachant pertinemment que leur agresseur ne sera pratiquement jamais poursuivi.

Sujatro Ghosh a ainsi voulu montrer que la vache a plus de droits que la femme  : « Je suis perturbée, parce que dans mon pays les vaches sont considérées comme plus importantes qu’une femme, parce que cela prend plus de temps pour une femme violée ou agressée d’obtenir justice que pour une vache. », tel qu’elle l’a déclaré à la BBC.

Chaque cliché posté sur son compte Instagram qu’elle a pris de ces quelques femmes qui ont accepté de la suivre est accompagné d’une légende afin de rallier plus de femmes à son projet.