« Bye bye #boysclub »

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Sur le site LA PRESSE, Martine Delvaux, écrivaine, professeure, auteur du livre Le Boys Club raconte : « Le 1er janvier à une heure du matin, j’étais aux urgences de l’hôpital Notre-Dame de Montréal. Mon compagnon venait de faire une syncope, les ambulanciers avaient évalué un cœur instable, nous nous sommes retrouvés au triage. »

Découvrez sur ce site la suite de son excellent article publié le 4 janvier de cette année. Il donne un point de vue au travers d’un fait anecdotique qu’au Québec, ici ou ailleurs, la situation des femmes demeure la même…

« Le Divan des médecins »

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Sur le groupe privé Facebook « le Divan des médecins », comptabilisant plus de 11 000 praticiens, des contenus « outrageants et pénalement répréhensibles » ont été publiés.

« Quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation », « si elle mesure 1,50 m, c’est déjà une contraception à elle toute seule », « Diagnostic : cul flasque. Traitement : squats + fentes une fois par jour pendant 1 à deux mois » (remarque sous la photo d’une femme ayant des boutons sur les fesses), ou encore « syndrome de la fellation vigoureuse ? » (commentaire sous le cliché d’un enfant de 7 ans présentant un purpura au niveau du palais), peut-on lire parmi ces publications rapportées par le magazine L’Obs.

Certains posts sont même accompagnés des noms et photos de patients reconnaissables, « photos « volées » à l’insu du patient ou tromperie sur l’utilisation qui en est faite ». Des écrits racistes, sexistes, homophobes, entre autres ont été également émis.

Me Bénédicte Papin, avocate en droit de la santé, a précisé auprès du magazine : « À partir du moment où un visage est reconnaissable, il faut que l’accord du patient soit obtenu. Sinon, on est dans la violation du secret professionnel. C’est aussi une atteinte à la vie privée ».

Pour la créatrice et administratrice du groupe, médecin aussi, ces posts seraient l’œuvre de certains de ses confrères qu’elle qualifie comme « des hommes blancs hétéros qui se pensent au-dessus de tout le monde […] un boys club qui a conscience de ses privilèges ».

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France Assos Santé, une organisation de près de 85 associations de défense des droits des patients, a jugé ces propos « outrageants et pénalement répréhensibles », estimant que les médecins à l’origine de ces écrits « ont, en toute impunité, bafoué des droits fondamentaux reconnus par la loi », en évoquant alors la « violation caractérisée du secret professionnel ». Dans un communiqué, elle rappelle d’ailleurs « la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Quant à Patrick Bouet, président de l’Ordre national des médecins, il veut mettre « en demeure le régulateur du groupe », en assurant une « analyse juridique complète » au sujet de cette affaire. Les contenus polémiques seront transmis au procureur de la République.

Pourtant, cette page privée créée sur Facebook en juillet 2017 a pour objectif l’entraide médicale. « Tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications », indique ainsi la présentation du groupe, consultée par le magazine L’Obs.

On est bien loin du résultat !

Les extraits des propos rapportés par le magazine L’Obs, relayés par France Assos Santé, d’autres journaux ou encore sur ce blog sont également bien loin de relater la mentalité infecte de ces médecins. En consultant l’« Exemple de capture de contenus indignes publiés sur le groupe Facebook » mis en lien sur le site de France Assos Santé dans son article « Le « divan gate » ou quand des médecins exposent et stigmatisent leurs patients sur les réseaux sociaux », on constate l’ampleur de l’écœurement ressenti à la lecture de certains posts. Le pire ! On assiste à une conscience bien présente chez ces praticiens de la portée de leurs dires. D’ailleurs, lors d’un échange, certains ont même proposé d’effacer régulièrement leurs écrits afin d’éviter d’être dévoilés au grand jour.

Cette bande de crétins ne devrait plus avoir le droit d’exercer et mériterait d’être radiée de l’Ordre des médecins purement et simplement !

Les conseils d’écriture ?

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En faisant des recherches ici et là sur Internet, j’ai découvert certains sites, blogs… qui donnaient des conseils d’écriture ? Même en vidéo !

Perplexe, j’ai lu certains de ces articles, pas en entiers, j’ai laissé tomber avant la moitié. Quant aux vidéos, pas trop pour moi, et elles me semblent bien inutiles en la matière. Je ne suis pas de la génération 3.0 ou n’importe laquelle .0, je suis peut-être trop vieille…

Bref. Que dire des conseils de ces apprentis sorciers ?

Le point principal : les fautes !

Donner des conseils sur telle ou telle méthode d’écriture, telle ou telle façon de composer un texte, sur comment établir tel ou tel plan, etc., pourquoi pas ? Mais lorsque les articles sont bourrés de fautes, ça fait mal aux yeux !

Les absences de négation à répétition, du genre « j’aime pas » à la place de « je n’aime pas ». Les mauvais accords du participe passé (pour le coup passé au dépassé), du style « la fleur que j’ai pris » au lieu de « la fleur que j’ai prise ». Les accords basiques (avec l’auxiliaire être), d’ailleurs, n’étant pas davantage respectés, comme « je me suis retrouver » au lieu de « je me suis retrouvé(e) ». Les tournures de phrases alambiquées au point d’en donner le tournis, avec les « et que » à tout bout de champ. Etc., etc.

Qu’il y ait des fautes d’étourderie, admettons, nous en faisons tous, moi y compris. Mais lorsqu’une erreur devient récurrente, là il y a un problème.

Alors le premier conseil d’écriture à transmettre à ces « conseilleurs », sans poursuivre le proverbe pour autant (même si j’en brûle d’envie), est de relire ses écrits, de les corriger avant de les publier !

Vous me direz, même les « journalistes » (n’importe qui l’est aujourd’hui, juste parce qu’il a écrit un post sur un site quelconque, en dépit d’avoir le diplôme…) font des fautes.

Quoi qu’il en soit, il me paraît utile de veiller à écrire convenablement pour être crédible.

Allô Facebook ! Tu m’entends !

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JE NE SUIS PAS NATHALIE !

Depuis le début de cette semaine, je reçois quotidiennement ce même message dans ma boîte mail de la part de Facebook :

« Bonjour Nathalie,
Nous avons reçu une demande de réinitialisation de votre mot de passe Facebook.
Cliquez ici pour changer votre mot de passe.
Vous pouvez également saisir le code de réinitialisation du mot de passe :
XXXXXX
Vous n’avez pas demandé ce changement ?
Si vous n’avez pas demandé de nouveau mot de passe, dites-le nous. »

Ce message, dont le code de réinitialisation du mot de passe à saisir change à chaque fois, se présente ainsi parmi mes courriers électroniques reçus en 2 ou 3 exemplaires parfois.

Ne m’appelant pas Nathalie, et n’étant par conséquent pas elle, je réponds à ce message dès lundi afin de prévenir Facebook de l’envoi de celui-ci à la mauvaise personne. Mais Facebook ignore totalement ma réponse.

Mardi, je reçois à nouveau ce message en plusieurs fois dans la journée. Je clique alors sur le lien inséré sous « dites-le nous », lequel m’ouvre une page Facebook où ce message encadré apparaît :

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« Merci de nous avoir informés
Nous avons enregistré que vous n’avez pas demandé à réinitialiser votre mot de passe. Vous pouvez vous connecter à votre compte à l’aide du mot de passe actuel. Aucune intervention de votre part n’est requise.
Vous avez encore des problèmes ? Fermer »

Mercredi, rebelote, le message arrive de nouveau dans ma boîte de réception. Décidant de rester zen, je clique une nouvelle fois sur le lien qui me donne accès à la même page et je clique sur le lien inséré sous « Vous avez encore des problèmes ? » Ce lien m’ouvre une page Facebook « dépannage » me proposant des solutions aux problèmes fréquents liés à la réinitialisation du mot de passe et si aucune réponse ne me convient, Facebook me propose de signaler mon problème en me présentant à la suite une liste déroulante, mais toujours en rapport à la réinitialisation du mot de passe. Ne sachant pas trop quoi faire, je laisse tomber en me disant : « on verra bien demain ».

Jeudi, re, rebelote, Facebook me prend toujours pour Nathalie. Je me rends sur Facebook et cherche alors un moyen de résoudre cette crise identitaire. Je clique sur l’icône du point d’interrogation correspondant à l’ « aide rapide », qui se trouve sur la barre du haut, à côté de l’icône clochette concernant les notifications. Une liste apparaît où à la fin de celle-ci, il m’est proposé de « Signaler un problème ». Je clique dessus, cet encart s’ouvre :

« Signaler un problème
Avis global
Parlez-nous de votre expérience avec Facebook
Problème avec le paiement
Besoin d’aide avec les paiements Facebook ? Contactez-nous
Quelque chose ne fonctionne pas
Dites-nous si quelque chose ne fonctionne pas
Contenu abusif
Cela inclut tout contenu nuisible ou indésirable, ou toute violation de règlement »

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J’hésite, le « contenu abusif » me tenterait bien… Soyons raisonnable, j’opte pour l’ « avis global ». J’écris de ma plus belle « plume » sur cette confusion des prénoms en sollicitant cordialement la madame ou le monsieur qui lira mon message de faire parvenir le bon courrier à la bonne personne. Tout écrivant, je pense à cette pauvre Nathalie qui doit se débattre avec la réinitialisation de son mot de passe en testant, telle une geek, toutes les combinaisons possibles et les algorithmes existant afin de pouvoir accéder de nouveau à son compte Facebook. Je me demande aussi si la bonne Nathalie recevra le message tant espéré, en lui souhaitant qu’il ne se perde pas dans le flux du web. Mais également, je me pose la question : « cette Nathalie existe-t-elle ? »

Aujourd’hui, vendredi, Nathalie est de retour ! Je commence à croire que je suis Nathalie. M’aurait-on menti durant plus de quarante ans ? Je ne m’appelle peut-être pas Christine. Ou bien, la théorie du complot existe et je suis sa première victime. Ou encore, ce serait des messages codés que je n’aurais pas compris…

Donc, ne réussissant pas à solutionner cette erreur, cet article est le dernier appel que je puisse lancer à Facebook :

JE SUIS CHRISTINE !

Le cybersquatting

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???

C’est exactement ce que mes yeux ont fait lorsque j’ai lu ce terme. J’ai tout d’abord pensé à une nouvelle mode sur Internet visant à squatter le cyberespace sans trop vraiment savoir comment. Un nouveau challenge débile que les ados se seraient lancés du style « Momo challenge ». Ou encore un site proposant d’habiter dans une navette spatiale…

Hé bien en fait non !

Le cybersquatting ou cybersquattage est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine relatif à une marque, avec l’intention de le revendre par la suite à l’ayant droit, d’altérer sa visibilité ou de profiter de sa notoriété. Certaines jurisprudences considèrent cette action comme une extorsion et/ou du parasitisme. Il est également une tactique de culture jamming. (source Wikipédia)

La culture jamming, soit en français un « sabotage culturel » ou « détournement culturel », est l’acte de subvertir le fonctionnement d’un média de masse existant, en employant la même méthode de communication utilisée par ce média. Cette pratique s’inscrit dans la continuité d’un processus anti-consumériste, dont les fondements historiques remontent aux années 1960 conjointement à l’affirmation des médias de masse. (Source Wikipédia)

LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES ont 5 ans !

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Happy Birthday ! Mon blog fête ses 5 ans d’existence ! Un chiffre important qui marque un certain parcours. De sa création en Angleterre à aujourd’hui en France. 5 ans déjà. Le temps passe si vite.

Or comme un enfant qui atteindrait cet âge, il reste encore un long chemin devant lui. Il est jeune. Il lui faut poursuivre ses expériences, mûrir avec le temps. Il doit s’améliorer afin de donner le meilleur de lui-même par la suite… Il a surtout besoin de vous !

Cependant, de son idée d’origine à maintenant, il a évolué de maladresse en maladresse. Il a grandi à l’aide de conseils des uns et des autres. Il a su trouver un certain équilibre. Il est arrivé doucement, mais sûrement jusqu’ici… Grâce à vous !

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Et tel que Joseph-Louis Ribraud l’a écrit, « Je suis loin de me donner et de me croire parfait, j’ai de moi une opinion bien contraire ; mais tel que je suis, je me crois autant qu’un autre, et je vais toujours mon petit bonhomme de chemin. »

Au commencement de ce blog, je savais sans trop savoir vraiment quelle ligne directrice j’allais emprunter. J’étais quelque peu égarée. Je venais de débarquer pour la première fois de ma vie sur une île inconnue, de quitter mon pays, mes habitudes, mon train-train de tous les jours. J’étais en pleine bataille contre une pseudo maison d’édition qui m’avait volé une somme d’argent conséquente et une autre qui m’avait promis une différence en me bernant sur la reconnaissance de mon travail. Combats que je n’ai évidemment pas gagnés. J’avais perdu un travail qui me plaisait et dans lequel je m’épanouissais, le seul d’ailleurs de tous les jobs que j’ai pu faire dans ma vie. J’accumulais les échecs. En gros, j’étais angoissée et complètement paumée.

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La seule évidence qui a toujours été dans ma vie est le besoin d’écrire. J’ai toujours aimé écrire, ce depuis ma plus tendre enfance. L’imagination me fait parfois défaut, mais quel écrivain n’a pas connu la fameuse page blanche. J’ai toujours ressenti de même le besoin d’aider les autres, de contribuer à mon niveau à rendre ce monde meilleur de ce qu’il est. Dès qu’un ou qu’une amie était en peine, je répondais toujours présente. Or, à trop être à la disposition des uns et des autres, on finit par oublier soi. Je me suis alors retrouvée à une charnière de mon existence où les quarante ans ont frappé à ma porte. Je n’étais ni prête à les accueillir, ni à les accepter. Je poussais la porte de toutes mes forces afin qu’ils n’entrent pas et n’envahissent mon territoire. Lutte inutile, sachant qu’elle était perdue d’avance et qu’elle s’apparentait à Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vents.

Pour la plupart de ceux ou celles qui ont franchi ce cap, je pense que vous comprendrez ce qui va suivre.

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Lorsque les quarante ans ne se présentent pas encore à vous, on ne peut saisir cette crise de la quarantaine dont ceux ou celles qui les ont eus ou ont vous assomment avec. On n’y croit pas. On se dit que cette crise ira chez les autres mais pas chez soi. On trouve même que c’est stupide de faire tout un cirque pour un simple 4 suivi d’un 0. Mais on a 30 ans. Puis, un jour ce petit 4 suivi d’un autre petit 0 se rapplique chez vous. Sans s’en rendre compte, des questions auxquelles on n’avait jamais pensé jusqu’alors se radinent aussi. Ces questions pour l’ensemble d’ordre existentiel… Qu’ai-je accompli dans ma vie ? Où en suis-je ? Aimé-je ma vie ? L’aimerais-je encore telle quelle dans l’avenir ? Aurais-je besoin d’autre chose ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? D’où viennent toutes ces rides ?

Sur le coup, on rejette ces questions. On se dit qu’elles finiront bien par passer. C’est un mauvais jour. Demain, après-demain, après-après demain, après-après-après… demain, ça ira mieux. Mais, comme la mousse qui s’accroche souvent au nord au pied d’un arbre, et nous indiquant que des champignons comestibles doivent se trouver dans les parages, ces questions reviennent de plus en plus. Et de la même façon que si l’on était frappé par la foudre, on décide d’un coup de changer quelques choses dans sa vie. On pense enfin à soi. On décide de penser à soi. Sans pour autant bien sûr oublier les autres. Mais disons plutôt prendre un peu plus de temps pour soi.

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Certains se mettent alors dans le sport, s’offrent une année sabbatique pour faire le tour du monde, d’autres changent de profession ou carrément de vie. Pour ma part, cela a été ce blog. J’ai arrêté d’écrire des livres (qui n’intéressent pas grand monde), sans dire que ce sera définitif. J’attends peut-être un bon sujet à traiter ou des idées plus propices… J’ai créé ce blog. Je m’y consacre en essayant de joindre l’utile à l’agréable. Ma passion pour l’écriture et mon besoin d’aider les autres se trouvent ainsi réunis.

Bien que je ne vive pas d’amour et d’eau fraîche en parallèle, mon objectif reste le même depuis, celui de pouvoir un jour vivre de mon blog. Pourquoi pas devenir une journaliste où des grands comme petits journaux se battront pour mes articles (#modestie) ? Devenir rédactrice Web ? Rédiger des articles mettant en valeur un produit X ou Y d’une marque quelconque ? Corriger ces vilaines fautes d’orthographe et de grammaire que je peux lire au quotidien où mes poils se mettent au garde à vous ? Ou encore créer mon propre journal (un peu d’utopie ne fait pas de mal) ?

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Enfin, peu importe où ce blog me mènera, du moment qu’il me permettra de continuer à rouler sur les rails de l’écriture et de partager encore et encore avec vous…

« Joyeux Blog’Anniversaire WordPress.com !

Vous vous êtes inscrit sur WordPress.com il y a de ça 5 ans !

Merci de votre confiance. Tous nos vœux pour la suite ! »

Merci encore une fois à vous, mes très chers et chères abonnées. Ce n’est donc pas qu’un Happy Birthday pour LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES, c’est également notre Happy Birthday de partage durant ces 5 années.

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« Momo Challenge »

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Alors que je vous ai présenté la semaine dernière un article sur un jeu ludique, le cache-cache des galets, aujourd’hui le sujet du « jeu » dont il s’agit est loin de l’être.

Nous savons que de nombreux « challenges » aberrants apparaissent régulièrement sur les réseaux sociaux. C’est le cas de ce nouveau défi, le « Momo Challenge » qui est une forme de « cyberintimidation » qui se propage à travers les réseaux sociaux.

Originaire du Japon, ce phénomène a envahi le monde entier et il provoque de véritables ravages, dans le sens propre du terme.

Ce défi consiste à communiquer avec « Momo » par le biais de l’application de messagerie Whatsapp. Le visage plus que cauchemardesque de ce « Momo » ayant emprunté ses traits à l’œuvre de l’artiste japonais Midori Hayashi, montrant en aparté que l’art est subjectif. Le « Momo Challenge » recourt à des menaces afin de forcer les victimes à effectuer des tâches dangereuses. Il s’appuie ainsi sur des messages Whatsapp pour convaincre les victimes potentielles d’utiliser leur téléphone mobile afin de composer le numéro de l’un des « comptes Momo ». Le créateur du compte harcèle alors la victime jour et nuit avec des envois de menaces et d’images violentes, même sanglantes, à moins qu’une succession de tâches ne soit effectuée. La victime ciblée se voit notamment menacer de la divulgation d’informations très personnelles à tous ses contacts après le piratage de son téléphone, de blesser des membres de sa famille, de sorts surnaturels, comme les malédictions, ou pire. Selon le site Espace Manager, au bout de 50 jours de harcèlement continu, « Momo » conseille à sa victime de se suicider afin de mettre fin à ses souffrances.

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Et selon plusieurs médias étrangers, ce défi aurait déjà causé la mort d’une adolescente. En Argentine, les policiers en charge de l’enquête suite au suicide d’une jeune fille de 12 ans aurait découvert des discussions accablantes sur le téléphone de celle-ci, suggérant qu’elle aurait été victime de ce challenge.

Sur les réseaux sociaux, les adolescents évoquent tous le « Momo Challenge ». Bien qu’une partie ne cautionne pas ce défi, la plupart s’en amusent, certains suppliant même pour avoir l’un des numéros leur permettant d’établir le contact avec le harceleur.

La propagation de ce phénomène prenant une telle ampleur internationale, par crainte aussi de voir se répéter le scénario du Blue Whale Challenge, Whatsapp encourage ses utilisateurs à bloquer les numéros de téléphone liés au Défi Momo et à se plaindre aux autorités.

En parallèle, les forces de l’ordre de plusieurs pays ont publié un communiqué afin de mettre en garde les parents et leurs enfants sur la dangerosité de ce « jeu ». Sur le compte Twitter, de la Police de Tabasco au Mexique, on peut lire d’ailleurs : « Le risque de ce challenge, pour les plus jeunes et les mineurs, est que les criminels peuvent s’en servir pour dérober des informations personnelles, inciter au suicide ou à la violence, harceler, extorquer de l’argent et générer des troubles physiques et psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et l’insomnie ».

Cependant, si à la base un seul groupe de personnes, probablement provenant du Japon, se masquait derrière Momo, aujourd’hui des instigateurs du monde entier se font passer pour lui ayant toujours comme objectif, celui de terroriser…

« Zoom Challenge »

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Nous sommes malheureusement déjà habitués à voir débarquer sur les réseaux sociaux ces « challenges de l’extrême » les plus idiots les uns que les autres. Ces défis, qui ont causé la mort dans beaucoup de cas, touchent généralement les adolescents, à l’image du Tid Pod Challenge, Blue Whale Challenge ou encore Ice and Salt Challenge. Mais ce nouveau « jeu » baptisé Zoom Challenge concernent les plus jeunes et à de quoi sérieusement nous inquiéter.

Il consiste à ce que l’enfant se filme assis par terre, mimant qu’il est en train de conduire une voiture, sur le tube de « Mickey » de Lil Yachty. Lorsque le mot zoom est prononcé lors de la chanson, l’enfant est violemment tiré par les pieds et sorti du cadre de la vidéo. Cet acte qui apparemment suscite nombreux rires sur les réseaux sociaux est extrêmement dangereux, voire mortel.

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Des vidéos en témoignent d’ailleurs, puisqu’elles montrent la tête de l’enfant se cogner parfois de manière très brutale sur le sol, à un certain point, même, que le choc s’entend dans la vidéo.

Sur le site du magazine Women Health, la doctoresse Jennifer Widler a lancé une mise en garde : « Malheureusement, la plupart des personnes qui font ce genre de défi ne se rendent pas compte des dangers […] Vous pouvez vous faire mal au cou, provoquer des douleurs dorsales ou vous blesser au niveau de la tête ». Ce risque étant le même pour un adolescent comme pour un adulte, peut dans le cas d’un enfant être encore plus grave.

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Or, ce jeu va plus loin. Il est devenu tellement viral qu’il est pratiqué sur les animaux au risque d’infliger des blessures sérieuses au cou, aux pattes, et pouvant en plus engendrer un stress important.

Encore une fois, faudra-t-il la mort d’un enfant pour que les gens se décident à intervenir de façon plus drastique en interdisant ce genre de « jeu » stupide, ou tout du moins ne pas le cautionner en regardant ces vidéos ? Car sans vues, plus de viralité, ni vidéos et donc game over…

Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…

Google s’engage dans l’armée…

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Révélé par le site américain Gizmodo qui a mené l’enquête, un partenariat a été conclu entre Google et le Département de la Défense des États-Unis dans un projet d’intelligence artificielle. L’entreprise de la Silicon Valley s’est engagée auprès de l’armée américaine à mettre à son service ses technologies d’intelligence artificielle afin d’analyser un nombre important de vidéos réalisées par ses drones espions. Cette collaboration, sur l’initiative de Elon Musk, patron très médiatique de Tesla, et Mustafa Suleyman, cofondateur de la société Deepmind Technologies spécialisée dans l’IA ayant intégré l’entreprise Alphabet (maison mère de Google) en 2014, n’a pas été vraiment bien perçue au sein même de la firme.

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Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe parmi les employés de Google. Scientifiques et experts des technologies du monde entier, s’interrogent sérieusement sur l’utilisation de cette intelligence artificielle par l’armée. Une centaine d’entre eux a lancé un appel aux Nations Unies en 2017 pour interdire les armes autonomes.

Ce projet très controversé, baptisé Maven, connu aussi sous l’appellation de Algorithmic Warfare Cross-Functional Team (AWCFT) signifiant « Équipe inter-fonctionnelle de guerre algorithmique », est un programme émis en urgence par le Département de la Défense en avril 2017 afin qu’il soit le plus rapidement opérationnel.

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L’objectif premier est de développer des technologies d’apprentissage automatique, dites machine learning, permettant d’analyser la multitude d’informations vidéos collectée par les drones de surveillance de l’armée. Une quantité telle qu’il est quasi impossible qu’elle puisse être traitée par l’Homme, raison pour laquelle l’armée veut confier la tâche à une intelligence artificielle.

Il s’agit d’une technologie de vision par ordinateur capable d’identifier automatiquement des véhicules ou tout autre objet intéressant l’armée au sein de 38 catégories. Elle permet ainsi de suivre les déplacements d’un individu. Sa mise en place date de décembre 2017 dans la lutte contre l’État islamique.

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Or, de nombreux spécialistes craignent que l’utilisation de l’IA dans ce domaine produise des dérives considérables. En 2016 d’ailleurs, un article sur le site de l’ONG ProPublica a dévoilé l’emploi de logiciels à travers tout le pays, afin de prévoir la récidive de criminels à partir de photos, accablant de façon arbitraire les individus noirs.

Face au déferlement de ses employés totalement opposés à une telle alliance, Google s’est défendu en affirmant que sa contribution ne serait pas directement liée au combat, au point de vue offensif. Argument qui n’a convaincu personne. Sachant que l’ancien patron de Google, puis d’Alphabet, Eric Schmidt, tout en demeurant directeur au sein du conseil d’administration de la firme de Mountain View, a démissionné de son poste en décembre 2017 afin de prendre la direction du comité d’experts conseillant le département de la Défense sur les apports de l’IA dans l’armée, Defense Innovation Board.

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Selon The Wall Street Journal, le Département de la Défense des États-Unis a dépensé près de 7,5 milliards $ dans des domaines liés à l’intelligence artificielle en 2017. Et selon le site Gizmodo qui a interrogé un porte-parole, Google conscient du caractère controversé de l’utilisation de sa technologie dans le domaine militaire, certifie une mise en place de garde-fous et d’une politique adaptée. Peut-être pour ne pas rendre caduque sa célèbre et historique devise : « Don’t be evil », « Ne soyez pas mauvais » ?

Affaire à suivre…