Le cybersquatting

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C’est exactement ce que mes yeux ont fait lorsque j’ai lu ce terme. J’ai tout d’abord pensé à une nouvelle mode sur Internet visant à squatter le cyberespace sans trop vraiment savoir comment. Un nouveau challenge débile que les ados se seraient lancés du style « Momo challenge ». Ou encore un site proposant d’habiter dans une navette spatiale…

Hé bien en fait non !

Le cybersquatting ou cybersquattage est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine relatif à une marque, avec l’intention de le revendre par la suite à l’ayant droit, d’altérer sa visibilité ou de profiter de sa notoriété. Certaines jurisprudences considèrent cette action comme une extorsion et/ou du parasitisme. Il est également une tactique de culture jamming. (source Wikipédia)

La culture jamming, soit en français un « sabotage culturel » ou « détournement culturel », est l’acte de subvertir le fonctionnement d’un média de masse existant, en employant la même méthode de communication utilisée par ce média. Cette pratique s’inscrit dans la continuité d’un processus anti-consumériste, dont les fondements historiques remontent aux années 1960 conjointement à l’affirmation des médias de masse. (Source Wikipédia)

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LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES ont 5 ans !

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Happy Birthday ! Mon blog fête ses 5 ans d’existence ! Un chiffre important qui marque un certain parcours. De sa création en Angleterre à aujourd’hui en France. 5 ans déjà. Le temps passe si vite.

Or comme un enfant qui atteindrait cet âge, il reste encore un long chemin devant lui. Il est jeune. Il lui faut poursuivre ses expériences, mûrir avec le temps. Il doit s’améliorer afin de donner le meilleur de lui-même par la suite… Il a surtout besoin de vous !

Cependant, de son idée d’origine à maintenant, il a évolué de maladresse en maladresse. Il a grandi à l’aide de conseils des uns et des autres. Il a su trouver un certain équilibre. Il est arrivé doucement, mais sûrement jusqu’ici… Grâce à vous !

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Et tel que Joseph-Louis Ribraud l’a écrit, « Je suis loin de me donner et de me croire parfait, j’ai de moi une opinion bien contraire ; mais tel que je suis, je me crois autant qu’un autre, et je vais toujours mon petit bonhomme de chemin. »

Au commencement de ce blog, je savais sans trop savoir vraiment quelle ligne directrice j’allais emprunter. J’étais quelque peu égarée. Je venais de débarquer pour la première fois de ma vie sur une île inconnue, de quitter mon pays, mes habitudes, mon train-train de tous les jours. J’étais en pleine bataille contre une pseudo maison d’édition qui m’avait volé une somme d’argent conséquente et une autre qui m’avait promis une différence en me bernant sur la reconnaissance de mon travail. Combats que je n’ai évidemment pas gagnés. J’avais perdu un travail qui me plaisait et dans lequel je m’épanouissais, le seul d’ailleurs de tous les jobs que j’ai pu faire dans ma vie. J’accumulais les échecs. En gros, j’étais angoissée et complètement paumée.

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La seule évidence qui a toujours été dans ma vie est le besoin d’écrire. J’ai toujours aimé écrire, ce depuis ma plus tendre enfance. L’imagination me fait parfois défaut, mais quel écrivain n’a pas connu la fameuse page blanche. J’ai toujours ressenti de même le besoin d’aider les autres, de contribuer à mon niveau à rendre ce monde meilleur de ce qu’il est. Dès qu’un ou qu’une amie était en peine, je répondais toujours présente. Or, à trop être à la disposition des uns et des autres, on finit par oublier soi. Je me suis alors retrouvée à une charnière de mon existence où les quarante ans ont frappé à ma porte. Je n’étais ni prête à les accueillir, ni à les accepter. Je poussais la porte de toutes mes forces afin qu’ils n’entrent pas et n’envahissent mon territoire. Lutte inutile, sachant qu’elle était perdue d’avance et qu’elle s’apparentait à Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vents.

Pour la plupart de ceux ou celles qui ont franchi ce cap, je pense que vous comprendrez ce qui va suivre.

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Lorsque les quarante ans ne se présentent pas encore à vous, on ne peut saisir cette crise de la quarantaine dont ceux ou celles qui les ont eus ou ont vous assomment avec. On n’y croit pas. On se dit que cette crise ira chez les autres mais pas chez soi. On trouve même que c’est stupide de faire tout un cirque pour un simple 4 suivi d’un 0. Mais on a 30 ans. Puis, un jour ce petit 4 suivi d’un autre petit 0 se rapplique chez vous. Sans s’en rendre compte, des questions auxquelles on n’avait jamais pensé jusqu’alors se radinent aussi. Ces questions pour l’ensemble d’ordre existentiel… Qu’ai-je accompli dans ma vie ? Où en suis-je ? Aimé-je ma vie ? L’aimerais-je encore telle quelle dans l’avenir ? Aurais-je besoin d’autre chose ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? D’où viennent toutes ces rides ?

Sur le coup, on rejette ces questions. On se dit qu’elles finiront bien par passer. C’est un mauvais jour. Demain, après-demain, après-après demain, après-après-après… demain, ça ira mieux. Mais, comme la mousse qui s’accroche souvent au nord au pied d’un arbre, et nous indiquant que des champignons comestibles doivent se trouver dans les parages, ces questions reviennent de plus en plus. Et de la même façon que si l’on était frappé par la foudre, on décide d’un coup de changer quelques choses dans sa vie. On pense enfin à soi. On décide de penser à soi. Sans pour autant bien sûr oublier les autres. Mais disons plutôt prendre un peu plus de temps pour soi.

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Certains se mettent alors dans le sport, s’offrent une année sabbatique pour faire le tour du monde, d’autres changent de profession ou carrément de vie. Pour ma part, cela a été ce blog. J’ai arrêté d’écrire des livres (qui n’intéressent pas grand monde), sans dire que ce sera définitif. J’attends peut-être un bon sujet à traiter ou des idées plus propices… J’ai créé ce blog. Je m’y consacre en essayant de joindre l’utile à l’agréable. Ma passion pour l’écriture et mon besoin d’aider les autres se trouvent ainsi réunis.

Bien que je ne vive pas d’amour et d’eau fraîche en parallèle, mon objectif reste le même depuis, celui de pouvoir un jour vivre de mon blog. Pourquoi pas devenir une journaliste où des grands comme petits journaux se battront pour mes articles (#modestie) ? Devenir rédactrice Web ? Rédiger des articles mettant en valeur un produit X ou Y d’une marque quelconque ? Corriger ces vilaines fautes d’orthographe et de grammaire que je peux lire au quotidien où mes poils se mettent au garde à vous ? Ou encore créer mon propre journal (un peu d’utopie ne fait pas de mal) ?

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Enfin, peu importe où ce blog me mènera, du moment qu’il me permettra de continuer à rouler sur les rails de l’écriture et de partager encore et encore avec vous…

« Joyeux Blog’Anniversaire WordPress.com !

Vous vous êtes inscrit sur WordPress.com il y a de ça 5 ans !

Merci de votre confiance. Tous nos vœux pour la suite ! »

Merci encore une fois à vous, mes très chers et chères abonnées. Ce n’est donc pas qu’un Happy Birthday pour LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES, c’est également notre Happy Birthday de partage durant ces 5 années.

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« Momo Challenge »

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Alors que je vous ai présenté la semaine dernière un article sur un jeu ludique, le cache-cache des galets, aujourd’hui le sujet du « jeu » dont il s’agit est loin de l’être.

Nous savons que de nombreux « challenges » aberrants apparaissent régulièrement sur les réseaux sociaux. C’est le cas de ce nouveau défi, le « Momo Challenge » qui est une forme de « cyberintimidation » qui se propage à travers les réseaux sociaux.

Originaire du Japon, ce phénomène a envahi le monde entier et il provoque de véritables ravages, dans le sens propre du terme.

Ce défi consiste à communiquer avec « Momo » par le biais de l’application de messagerie Whatsapp. Le visage plus que cauchemardesque de ce « Momo » ayant emprunté ses traits à l’œuvre de l’artiste japonais Midori Hayashi, montrant en aparté que l’art est subjectif. Le « Momo Challenge » recourt à des menaces afin de forcer les victimes à effectuer des tâches dangereuses. Il s’appuie ainsi sur des messages Whatsapp pour convaincre les victimes potentielles d’utiliser leur téléphone mobile afin de composer le numéro de l’un des « comptes Momo ». Le créateur du compte harcèle alors la victime jour et nuit avec des envois de menaces et d’images violentes, même sanglantes, à moins qu’une succession de tâches ne soit effectuée. La victime ciblée se voit notamment menacer de la divulgation d’informations très personnelles à tous ses contacts après le piratage de son téléphone, de blesser des membres de sa famille, de sorts surnaturels, comme les malédictions, ou pire. Selon le site Espace Manager, au bout de 50 jours de harcèlement continu, « Momo » conseille à sa victime de se suicider afin de mettre fin à ses souffrances.

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Et selon plusieurs médias étrangers, ce défi aurait déjà causé la mort d’une adolescente. En Argentine, les policiers en charge de l’enquête suite au suicide d’une jeune fille de 12 ans aurait découvert des discussions accablantes sur le téléphone de celle-ci, suggérant qu’elle aurait été victime de ce challenge.

Sur les réseaux sociaux, les adolescents évoquent tous le « Momo Challenge ». Bien qu’une partie ne cautionne pas ce défi, la plupart s’en amusent, certains suppliant même pour avoir l’un des numéros leur permettant d’établir le contact avec le harceleur.

La propagation de ce phénomène prenant une telle ampleur internationale, par crainte aussi de voir se répéter le scénario du Blue Whale Challenge, Whatsapp encourage ses utilisateurs à bloquer les numéros de téléphone liés au Défi Momo et à se plaindre aux autorités.

En parallèle, les forces de l’ordre de plusieurs pays ont publié un communiqué afin de mettre en garde les parents et leurs enfants sur la dangerosité de ce « jeu ». Sur le compte Twitter, de la Police de Tabasco au Mexique, on peut lire d’ailleurs : « Le risque de ce challenge, pour les plus jeunes et les mineurs, est que les criminels peuvent s’en servir pour dérober des informations personnelles, inciter au suicide ou à la violence, harceler, extorquer de l’argent et générer des troubles physiques et psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et l’insomnie ».

Cependant, si à la base un seul groupe de personnes, probablement provenant du Japon, se masquait derrière Momo, aujourd’hui des instigateurs du monde entier se font passer pour lui ayant toujours comme objectif, celui de terroriser…

« Zoom Challenge »

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Nous sommes malheureusement déjà habitués à voir débarquer sur les réseaux sociaux ces « challenges de l’extrême » les plus idiots les uns que les autres. Ces défis, qui ont causé la mort dans beaucoup de cas, touchent généralement les adolescents, à l’image du Tid Pod Challenge, Blue Whale Challenge ou encore Ice and Salt Challenge. Mais ce nouveau « jeu » baptisé Zoom Challenge concernent les plus jeunes et à de quoi sérieusement nous inquiéter.

Il consiste à ce que l’enfant se filme assis par terre, mimant qu’il est en train de conduire une voiture, sur le tube de « Mickey » de Lil Yachty. Lorsque le mot zoom est prononcé lors de la chanson, l’enfant est violemment tiré par les pieds et sorti du cadre de la vidéo. Cet acte qui apparemment suscite nombreux rires sur les réseaux sociaux est extrêmement dangereux, voire mortel.

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Des vidéos en témoignent d’ailleurs, puisqu’elles montrent la tête de l’enfant se cogner parfois de manière très brutale sur le sol, à un certain point, même, que le choc s’entend dans la vidéo.

Sur le site du magazine Women Health, la doctoresse Jennifer Widler a lancé une mise en garde : « Malheureusement, la plupart des personnes qui font ce genre de défi ne se rendent pas compte des dangers […] Vous pouvez vous faire mal au cou, provoquer des douleurs dorsales ou vous blesser au niveau de la tête ». Ce risque étant le même pour un adolescent comme pour un adulte, peut dans le cas d’un enfant être encore plus grave.

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Or, ce jeu va plus loin. Il est devenu tellement viral qu’il est pratiqué sur les animaux au risque d’infliger des blessures sérieuses au cou, aux pattes, et pouvant en plus engendrer un stress important.

Encore une fois, faudra-t-il la mort d’un enfant pour que les gens se décident à intervenir de façon plus drastique en interdisant ce genre de « jeu » stupide, ou tout du moins ne pas le cautionner en regardant ces vidéos ? Car sans vues, plus de viralité, ni vidéos et donc game over…

Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…

Google s’engage dans l’armée…

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Révélé par le site américain Gizmodo qui a mené l’enquête, un partenariat a été conclu entre Google et le Département de la Défense des États-Unis dans un projet d’intelligence artificielle. L’entreprise de la Silicon Valley s’est engagée auprès de l’armée américaine à mettre à son service ses technologies d’intelligence artificielle afin d’analyser un nombre important de vidéos réalisées par ses drones espions. Cette collaboration, sur l’initiative de Elon Musk, patron très médiatique de Tesla, et Mustafa Suleyman, cofondateur de la société Deepmind Technologies spécialisée dans l’IA ayant intégré l’entreprise Alphabet (maison mère de Google) en 2014, n’a pas été vraiment bien perçue au sein même de la firme.

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Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe parmi les employés de Google. Scientifiques et experts des technologies du monde entier, s’interrogent sérieusement sur l’utilisation de cette intelligence artificielle par l’armée. Une centaine d’entre eux a lancé un appel aux Nations Unies en 2017 pour interdire les armes autonomes.

Ce projet très controversé, baptisé Maven, connu aussi sous l’appellation de Algorithmic Warfare Cross-Functional Team (AWCFT) signifiant « Équipe inter-fonctionnelle de guerre algorithmique », est un programme émis en urgence par le Département de la Défense en avril 2017 afin qu’il soit le plus rapidement opérationnel.

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L’objectif premier est de développer des technologies d’apprentissage automatique, dites machine learning, permettant d’analyser la multitude d’informations vidéos collectée par les drones de surveillance de l’armée. Une quantité telle qu’il est quasi impossible qu’elle puisse être traitée par l’Homme, raison pour laquelle l’armée veut confier la tâche à une intelligence artificielle.

Il s’agit d’une technologie de vision par ordinateur capable d’identifier automatiquement des véhicules ou tout autre objet intéressant l’armée au sein de 38 catégories. Elle permet ainsi de suivre les déplacements d’un individu. Sa mise en place date de décembre 2017 dans la lutte contre l’État islamique.

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Or, de nombreux spécialistes craignent que l’utilisation de l’IA dans ce domaine produise des dérives considérables. En 2016 d’ailleurs, un article sur le site de l’ONG ProPublica a dévoilé l’emploi de logiciels à travers tout le pays, afin de prévoir la récidive de criminels à partir de photos, accablant de façon arbitraire les individus noirs.

Face au déferlement de ses employés totalement opposés à une telle alliance, Google s’est défendu en affirmant que sa contribution ne serait pas directement liée au combat, au point de vue offensif. Argument qui n’a convaincu personne. Sachant que l’ancien patron de Google, puis d’Alphabet, Eric Schmidt, tout en demeurant directeur au sein du conseil d’administration de la firme de Mountain View, a démissionné de son poste en décembre 2017 afin de prendre la direction du comité d’experts conseillant le département de la Défense sur les apports de l’IA dans l’armée, Defense Innovation Board.

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Selon The Wall Street Journal, le Département de la Défense des États-Unis a dépensé près de 7,5 milliards $ dans des domaines liés à l’intelligence artificielle en 2017. Et selon le site Gizmodo qui a interrogé un porte-parole, Google conscient du caractère controversé de l’utilisation de sa technologie dans le domaine militaire, certifie une mise en place de garde-fous et d’une politique adaptée. Peut-être pour ne pas rendre caduque sa célèbre et historique devise : « Don’t be evil », « Ne soyez pas mauvais » ?

Affaire à suivre…

Fake News

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Depuis un certain temps déjà nous entendons parler de ce phénomène. Les « fake news », ces informations fausses ou volontairement mensongères qui se développent comme une épidémie sur Internet.

Des chercheurs du MIT se sont penchés sur la question et ont tenté de comprendre cette vitesse de propagation en la comparant à celles des informations réelles. Selon eux, « les études sur la manière dont se répandent les fausses nouvelles sont souvent limitées à de petits échantillons et ne prennent pas en compte deux questions clés : comment elles se diffusent comparativement aux informations véritables et quels facteurs expliquent ces différences ».

Pour se faire, les chercheurs se sont intéressés au réseau social Twitter sur la période de 2006 à 2017. Ils ont passé au peigne fin pas moins de 126 000 rumeurs et ont épluché leur diffusion par plus de 3 millions d’individus. Une partie de ces infos s’est avérée exacte, une seconde totalement fausse et une dernière mêlant informations vraies et falsifiées.

Mais pour éviter toute dérive idéologique, les chercheurs n’ont pas réalisé directement ce tri. Ils se sont basés sur une évaluation menée par 6 organismes indépendants spécialisés dans la vérification des informations circulant sur le net : hoax-slayer.com, snopes.com, politifact.com, factcheck.org, truthorfiction.com et urbanlegends.about.com.

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Leurs résultats ont été publiés le 9 mars dernier dans le magazine Science. Ces derniers ont été si saisissants qu’ils ont paru d’ailleurs à la Une du dernier numéro.

Ainsi, une information fausse se répand à 70 % de plus qu’une vraie. Et celle-ci affecte un nombre considérable de personnes. « Alors que la vérité se diffuse en moyenne auprès d’un millier de personnes, les premières cascades de retweets des informations erronées (soit 1 % à peine de l’ensemble des retweets que fera une information erronée) sont couramment diffusées auprès de 1 000 à 100 000 personnes. La vérité met environ 6 fois plus de temps à toucher un total de 1 500 personnes et environ 20 fois plus de temps à déclencher une cascade d’au moins 10 retweets », ont estimé les auteurs de l’étude.

Ils ont également observé un autre phénomène. Parmi les fake news dont sont avides les réseaux sociaux, certaines ont plus d’impact. « Les fake news politiques mettent presque 3 fois moins de temps à atteindre 20 000 personnes que les autres fake news à en toucher 10 000 », ont-ils noté. Par conséquent, les fausses nouvelles abordant le thème de la politique se disséminent plus vite que celles traitant des catastrophes naturelles, de la science, des finances, du terrorisme ou encore des simples légendes urbaines.

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Aussi, afin de savoir si ces fake news ne seraient pas l’œuvre d’individus peu scrupuleux qui auraient programmé des bots (comptes Twitter administrés par des logiciels, non par des humains) pour accélérer la diffusion de ces dernières, les chercheurs ont exclu les retweets automatiques pour n’étudier que les comportements humains de la propagation de fausses nouvelles. Et le résultat a été sans appel. Il s’agit bien des humains. Ils sont les principaux responsables de cette invasion très massive des fake news et pas tellement les machines. Celles-ci participent autant à l’émission des fausses que des vraies infos, sans privilégier les unes par rapport aux autres.

Et d’après les chercheurs, si le colportage de fausses nouvelles est privilégié au détriment de la vérité est parce que « notre attention est plus attirée par ce qui est nouveau, car la nouveauté « met à jour » notre compréhension du monde. La nouveauté a de ce fait une « valeur » plus importante d’un point de vue social ».

En outre, les fausses rumeurs ne provoquent pas les mêmes sentiments émotionnels que les véritables informations. Pour confirmer cette hypothèse, les chercheurs ont pratiqué une analyse sémantique des termes utilisés dans les commentaires des fake news postées sur le réseau social. Les informations altérées suscitent la surprise, comme la peur ou le dégoût. Ce qui corrobore la thèse de la nouveauté. Quant aux vraies infos, elles évoquent dans la tonalité des commentaires l’anticipation d’évènements à venir, la joie, la tristesse ou la confiance. Et nous aurions donc davantage tendance à vouloir partager la première catégorie d’émotions que la seconde.

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Autre donnée et contre-intuitive de l’enquête. Les comptes les plus influents, c’est-à-dire les plus anciens utilisateurs du réseau comportant un grand nombre d’abonnés, ne sont pas ceux qui diffusent le plus de fake news. Ce sont des petits comptes assez récents avec peu d’abonnés et une activité faible sur le réseau.

Ces fake news ont également des effets directs potentiellement dangereux sur la société. « Elles peuvent conduire à une mauvaise allocation des ressources durant une attaque terroriste ou une catastrophe naturelle, conduire à de mauvais investissements financiers ou encore biaiser des élections ou des débats de société », ont conclu les auteurs sur leur nombre qui malheureusement est en constante augmentation.

Enfin, au-delà de cette analyse scientifique, un autre paramètre, pour ma part, n’a pas été pris en considération. Celui de cette mode actuelle qui s’amplifie de plus en plus : faire le buzz. Malgré que ces chercheurs du MIT aient disséqué le pourquoi du comment ces fake news trouvent leur « raison d’être », je ne pense pas que les initiateurs de ces fausses infos se soient autant interrogés. La plupart de ces protagonistes sèment ces fausses rumeurs, non pour une « nouveauté » qui « met à jour notre compréhension du monde » en ayant à l’esprit que celle-ci pourrait représenter « une « valeur » plus importante d’un point de vue social », mais pour se donner de l’importance en croyant qu’ils vont révolutionner le monde ou compenser une frustration quelconque. Car c’est peut-être ça finalement l’origine des fake news. Dans un monde submergé par l’ultra communication via les réseaux sociaux ou autres, ce virtuel, bouclier protecteur, nombreux se lâchent. Et cette virtualisation de notre société provoque des frustrations qu’il est aisé de libérer sans mesure à l’abri de la réalité…

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Tunisie : maltraitance d’enfants autistes

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Relaté en fin février dernier dans certains journaux, ce fait divers a de quoi nous glacer.

Des journalistes du site tunisien Essada.net ont révélé cette effroyable réalité en publiant une vidéo réalisée en caméra cachée filmant le personnel d’une école spécialisée pour les enfants autistes maltraité ces derniers. Hurlements, gifles, frappes sur la tête, plaquage au sol, etc.

À l’aide de la caméra cachée de Rashed El Kiari, directeur de la rédaction du site tunisien, le média a alors pu dévoiler ces mauvais traitements subis par les enfants autistes dans un centre situé à Ariana, près de Tunis.

Il a témoigné auprès du site Les Observateurs de France 24 de son enquête dans ce centre. La vidéo est d’ailleurs consultable sur ce site. Âmes sensibles, s’abstenir !

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Son investigation a débuté à la fin du mois de janvier dernier suite à des plaintes venant des fonctionnaires de ce centre d’accueil qui dénonçaient le comportement des membres du personnel en charge de ces enfants. Le directeur de la rédaction du site tunisien a ainsi expliqué : « L’enquête a duré près de quinze jours et chaque jour réservait son lot de surprises. Au début, nous comptions filmer pendant quelques jours seulement en espérant pouvoir capturer une preuve de ces abus. Mais face à l’ampleur des violences, nous avons continué l’enquête. Cela concerne les 120 enfants de ce centre d’autistes d’Ariana. Ces abus ne sont pas anecdotiques, ils sont systématiques. Tous les jours, sans exception, ces enfants se font battre. Ça peut être parce qu’un enfant demande à aller aux toilettes, dit qu’il a faim, ne comprend pas une consigne, se plaint… Comme nous a indiqué notre source, les coups et insultes se font devant l’administration du centre. Celle-ci ne réagit pas. »

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Outre la vidéo où nous voyons les violences terribles, entendons des cris insupportables à l’encontre de ces enfants, Rashed El Khiari a raconté d’autres scènes qu’il n’a pu filmer : « Les enseignants pratiquent également des punitions corporelles encore plus humiliantes, comme les douches glaciales ou brûlantes. Ils agissent en toute impunité : les enfants ne pourront pas se plaindre à leurs parents car ils ne réalisent pas que ce qu’on leur fait est anormal. Certains ont par ailleurs des problèmes de langage et ne pourront pas formuler ce qui leur arrive. Cette vidéo n’est que la partie émergée de l’iceberg. »

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Il a aussi expliqué la raison pour laquelle il a préféré diffuser cette vidéo brutale sur son site avant de prévenir les autorités : « Si l’affaire avait été traitée différemment, elle serait passée plus discrètement. C’est une affaire d’autant plus choquante que ce centre est financé par plusieurs organisations étatiques et reçoit une aide annuelle de l’État de près de 800 dinars par élève. » Ce qui représente environ 270 € par enfant.

Grâce à cette vidéo, des parents qui ont reconnu leur enfant ont de suite porté plainte. De son côté, le délégué général pour la protection de l’enfance, Mihyar Hamadi, a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire le 19 février dernier à l’issue de laquelle le sort du centre sera donc scellé.

Les challenges de l’extrême

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Aucun rapport avec des individus qui pratiquent des sports extrêmes. Même si toutefois il faut avoir un petit grain pour risquer sa vie juste pour prouver que l’on peut parcourir une très grande distance en marchant dans le vide sur un fil sans aucune protection, par exemple.

Il s’agit encore une fois des défis débiles que se lancent les adolescents d’aujourd’hui. À la différence de ceux qui réalisent ces sports de l’extrême en s’étant longuement entraînés avec beaucoup de rigueur et de méticulosité afin d’éviter l’accident fatal, ces adolescents, eux, n’ont absolument aucune conscience des risques et encore moins de l’inhumanité de tels challenges. Challenges provoquant d’ailleurs davantage d’accidents, voire de morts, chez les jeunes que les défis de l’extrême n’en occasionnent chez ces sportifs.

Ces nouveaux défis aberrants qui pullulent comme des acariens sur les réseaux sociaux causent de plus en plus de victimes.

Challenge

« Marave Challenge »

Ce « jeu » provenant des États-Unis, baptisé « knock-out game », a traversé l’Atlantique via les réseaux sociaux. Il consiste à passer à tabac quelqu’un au hasard contre de l’argent. Celui qui accepte le défi doit alors tabasser la première personne qu’il croise. S’il frappe un homme, il empoche 10 €, une femme, 20 €, et le tabassage se fait seul ou à plusieurs. Il existe depuis plusieurs années aux États-Unis, plusieurs attaques du genre ont eu lieu au mois de décembre 2017 à New York, a rapporté le Daily Mail.

Ce challenge américain s’est développé parmi les lycéens français. C’est ainsi qu’à Metz, en Moselle, 4 lycéens âgés de 16 à 18 ans, dont 2 filles, en ont été les victimes. Ils ont été frappés à coups de poings et de pieds. Ils ont porté plainte. 1 mineur a été placé en garde à vue.

Un élève en 1ère au lycée Georges de La Tour à Metz, ayant été présent lors de l’un de ces passages à tabac a témoigné auprès de la radio France Bleu Lorraine-Nord : « La première fois, c’était sur deux jeunes qui marchaient. Pour 10 euros, un des deux a subi une balayette et ensuite ça a fait une bagarre générale. Il y a beaucoup de témoignages de jeunes frappés parfois par 25 personnes ». La station de radio a précisé : « Une enquête a été ouverte et la sécurité a été renforcée devant cinq établissements scolaires de la ville. Les images de vidéo-surveillances sont par ailleurs en train d’être exploitées ».

Le groupe Facebook « Marave Metz », qui comptabilisaient une soixantaine de membre et sur lequel les participants de ce « défi » échangeaient, a été depuis désactivé.

Face à cette violence innommable, l’adjoint au maire de Metz a déclaré : « Notre société va bien mal pour comprendre ce genre de comportement ».

Bien que seuls quelques lycées de Moselle soient concernés par ce défi, selon le ministère de l’Éducation, celui-ci a toutefois avisé tous les établissements de France « à la plus grande vigilance ».

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« Hot Coil Challenge »

Depuis quelques jours, ce nouveau défi a débarqué sur les réseaux sociaux. Il a de même trouvé ses premiers adeptes parmi les adolescents américains. Celui-ci consiste à poser son avant-bras sur une plaque de cuisson brûlante et à tenir le plus longtemps possible. Le but : tester sa résistance. Il est certain qu’en cas de guerre, ceux-là ne risquent jamais d’en faire partie…

Inutile d’ajouter les brûlures au second degré jusqu’au troisième degré que ce challenge d’une débilité profonde peut engendrer.

C’est une vidéo postée sur le réseau social américain Reddit qui a popularisé ce nouveau challenge aux États-Unis. Un jeune homme est filmé en train de coller son avant-bras sur une plaque de cuisson brûlante. Au vu des résistances rougies de la plaque apparaissant et de la fumée qui se dégage ensuite de son avant-bras, pas de doute de l’état de la plaque de cuisson. Plusieurs secondes et cris plus tard, il retire son membre qu’il expose devant la caméra. Sa peau est entièrement brûlée du poignet jusqu’au coude quasiment. Mais malgré la douleur qu’il a endurée et la cicatrice qu’il gardera à vie, le garçon fier de son exploit conclut : « C’était vraiment cool ! »

????… Qu’écrire d’autre ?

En tant que femme, je plains la fille qui rencontrera un mec pareil. Et je n’ose imaginer ce que cette génération deviendra en vieillissant. Il est loin notre temps où nos « défis » à nous n’étaient que de coller un chewing-gum sur la chaise du professeur ou de poser sur un siège d’un copain une éponge mouillée juste avant qu’il ne s’y asseye…

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Facebook à 2 faces

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Alors que Marc Zuckerberg, le supposé créateur de Facebook, campait sur ses positions  en refusant aux enfants de moins de 13 ans d’avoir un compte chez lui, il a pourtant mis en place en fin d’année dernière une application pour les enfants de 6 à 13 ans.

« Messenger Kids » est une application permettant ainsi aux enfants de cette tranche d’âge de communiquer entre eux. Seul le marché américain est concerné… pour le moment.

À l’annonce de cette nouvelle application, le Secrétaire d’État britannique à la santé avait de suite réagi : « Cela ne va pas du tout dans la bonne direction. Facebook m’avait promis de trouver des idées pour empêcher l’usage de ses produits par les jeunes enfants, mais voilà qu’il les vise désormais activement ».

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Or, au-delà des politiques qui ne cautionnent pas cette telle initiative, ce sont surtout les pédiatres et psychologues infantiles qui s’inquiètent. Dans une lettre ouverte qu’ils ont signée, ils ont alors averti : « Nous vous recommandons vivement de retirer l’application Messenger Kids. La puissance et l’efficacité de Facebook feront certainement de ce réseau social le plus populaire auprès des enfants à l’âge de l’école élémentaire. Mais des recherches de plus en plus nombreuses démontrent que l’usage excessif des appareils électroniques et des réseaux sociaux est préjudiciable aux enfants et adolescents. Il est donc probable que cette application nuira au développement des enfants ».

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Qui plus est, sachant que les enfants ne sont pas encore en pleine capacité à comprendre les communications et relations 3.0, cette application est dangereuse pour eux. Parents et spécialistes de l’enfance l’ont d’ailleurs exprimé : « Les jeunes enfants ne sont pas prêts à posséder des comptes de réseaux sociaux. Ils sont trop jeunes pour comprendre la complexité des relations en ligne, qui suscitent déjà des incompréhensions et des conflits auprès des adultes. Ils ne peuvent pas non plus savoir ce qu’il est approprié de partager ou pas, ni comprendre la notion de vie privée ».

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En réponse, Facebook s’est défendu : « Le parent utilise son propre compte Facebook pour l’enfant, mais l’application ne fait pas partie autrement du service principal de Facebook ».

Encore un qui ne tient pas ses promesses et le fondateur de ce réseau social a montré de manière flagrante qu’il pouvait retourner sa veste à tout instant. Facebook a affirmé son second visage sombre, pour le moins peu surprenant, au vu de ses multiples dérapages