La science n’est pas pour tout le monde !

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Une vidéo malsaine circule en ce moment sur le Net. J’ai l’ai reçue ce matin via Facebook. Un représentant du mouvement des Gilets Jaunes, dont le nom de l’individu est inconnu, il ne se présente pas, affirme détenir des preuves sur l’ « invention » du Coronavirus par la France. D’ailleurs sa vidéo s’intitule « Le virus « Coronavirus » made in France ».

La vidéo, qui selon ses dires, ne dure que 15 minutes, affiche 22 minutes 36 précisément en réalité.

Premier mensonge. Ça Commence bien !

Dans celle-ci, l’homme se met dans la peau d’un véritable espion, en prônant une théorie du complot. Il certifie que la France en collaboration avec la Chine a « inventé » et « breveté » le Coronavirus, et ce depuis longtemps, en mixant un petit peu de virus « SRASS » avec un petit peu d’autres virus. Agnès Buzin et son mari seraient de la partie dans le complot. L’Institut Pasteur aussi ! Selon l’individu, l’Institut a le vaccin qu’il a créé en parallèle. Vaccin bien sûr que seuls les riches auraient.

Bien qu’il martèle tout au long de la vidéo qu’il n’incrimine personne, qu’il n’est pas là pour faire le buzz, qu’il ne tient personne pour responsable et blablabla et blablabla… il le fait un peu quand même.

Attention, « l’heure est grave », commence-t-il. Oui, il est aussi un peu politicien, même s’il dit qu’il n’est pas là pour faire de la politique, ni là pour polémiquer. J’adore. Un nouveau Trump est né !

Il déblatère pendant plus de 20 minutes sur le fait que la France a « inventé » le virus pour faire du fric. Le virus tue les pauvres et laisse les riches en vie. Il annonce également avoir en sa possession un brevet européen qui prouve cette « invention » du virus. Oui, la France en association avec l’Europe a « inventé » le virus. L’Europe est aussi dans le coup !

L’heure du suspens est à son comble. Au bout de 8 minutes environ d’intense attente, il sort d’un coup un paquet de papier, dont on ne voit que la première page avec quelques lignes surlignées en jaune fluo et des annotations au crayon à papier. Il certifie alors qu’il s’agit du fameux brevet (brevet effectivement existant, mais sur un autre virus), obtenu grâce à une équipe de 5 « espions » étant parvenue à se le procurer. Trop fort les mecs ! On ne peut en voir davantage, l’homme ne réussit pas à tourner la caméra de son pc afin de nous montrer le document en détail. Mais que l’on se rassure, au terme de la vidéo, il nous affiche quelques pages de ce dit brevet, dont il nous faudrait une loupe pour les lire. Il nous dit également d’aller vérifier ses dires via des liens qu’il a mis à la fin de son speech, liens qui nous dirigent sur des pages de recherche Google. Super les preuves !

Ses affirmations ont été vite contredites par des vrais scientifiques et journalistes, dont INRA, Valeurs actuelles, France Inter, AFP, Le Parisien sur leur site. L’Institut Pasteur, de même mis en cause, a publié un démenti sur son site. Seraient-ils peut-être aussi dans le complot ?

Et là, je ne vais pas être gentille ! Que dire de cet abruti qui joue le pseudo scientifique ? Que dire de ce con qui apparemment ne comprend pas ce qu’il lit, puisqu’il a confondu les virus ? Que dire d’un idiot qui ne sait pas que des brevets existent concernant les virus afin de les répertorier et d’éviter qu’ils se reproduisent ? Que dire d’un crétin qui se prend au sérieux, alors qu’il a un Q.I. de bulot ? Tout le monde n’est pas doué pour les sciences. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir des neurones de scientifiques. Et l’on se demande parfois des neurones tout court, en tout cas qui servent à quelque chose de productif.

À l’heure actuelle où des milliers de personnes meurent dans le monde de ce virus, en sont affectées, la solidarité est de mise me semble-t-il. Les théories du complot absurdes, n’étant malheureusement pas nouvelles, ne sont franchement pas utiles. Qui plus est, on doit s’unir, non se désunir, pour combattre ce virus. On ne doit pas non plus le prendre à la légère. On doit prendre conscience de la gravité de la situation. Au-delà de faire appel à sa responsabilité, c’est de son sens moral, humain, intelligent, éveillé… dont il s’agit.

Enfin, un petit cours de français pour cet individu :

Définition du mot « invention » :

1 – Solution nouvelle, trouvée pour la première fois, inédite, et prouvée par un prototype qui fonctionne, d’un problème pratique, scientifique ou technique. Exemple : La machine à vapeur de Boulton & Watt fut l’invention clé qui permit la Révolution Industrielle en Grande-Bretagne. La carte à puce reste une des grandes inventions françaises. Elle est à l’origine de trois innovations majeures : la carte bancaire, la carte SIM et la carte Vitale.

2 – (Absolument) Action d’inventer. Exemple : L’invention par sérendipité de l’hélice de bateau à pales en 1836 par Francis Pettit Smith fut la conséquence d’un malencontreux hasard. L’invention du Mountain biking (le VTT) par une bande d’ados du côté de San Francisco en 1974 fut le fruit inattendu d’une conjonction unique de facteurs.

3 – (Droit) Solution technique qui peut faire l’objet d’une demande de brevet.

4 – (Musique) Fugue à deux voix. Exemple : Les 15 inventions de J.S. Bach.

5 – (Vieilli) Faculté cognitive et psychologique de trouver des solutions universelles à des problèmes. Exemple : L’invention de l’Australien Kia Silverbrook en fait le plus prolifique inventeur de tous les temps, 4 600 brevets vs 1 100 pour Edison.

6 – (Rhétorique) Recherche et choix des arguments que l’on doit employer, des idées que le sujet fournit, dont on peut faire usage.

7 – Affabulation.

8 – (Archéologie) Découverte d’un site ou d’un objet archéologique.

9 – (Religion) Découverte de certaines reliques et, par extension, fête que l’Église catholique romaine célèbre en mémoire de cette découverte. Exemple : L’invention de la sainte Croix, etc. L’invention des corps de saint Gervais et de saint Protais.

On invente donc ni une maladie, ni un virus ! Mais il ne connaît peut-être que le 3e sens du 7e sens de ce mot…

« Bye bye #boysclub »

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Sur le site LA PRESSE, Martine Delvaux, écrivaine, professeure, auteur du livre Le Boys Club raconte : « Le 1er janvier à une heure du matin, j’étais aux urgences de l’hôpital Notre-Dame de Montréal. Mon compagnon venait de faire une syncope, les ambulanciers avaient évalué un cœur instable, nous nous sommes retrouvés au triage. »

Découvrez sur ce site la suite de son excellent article publié le 4 janvier de cette année. Il donne un point de vue au travers d’un fait anecdotique qu’au Québec, ici ou ailleurs, la situation des femmes demeure la même…

« Le Divan des médecins »

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Sur le groupe privé Facebook « le Divan des médecins », comptabilisant plus de 11 000 praticiens, des contenus « outrageants et pénalement répréhensibles » ont été publiés.

« Quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation », « si elle mesure 1,50 m, c’est déjà une contraception à elle toute seule », « Diagnostic : cul flasque. Traitement : squats + fentes une fois par jour pendant 1 à deux mois » (remarque sous la photo d’une femme ayant des boutons sur les fesses), ou encore « syndrome de la fellation vigoureuse ? » (commentaire sous le cliché d’un enfant de 7 ans présentant un purpura au niveau du palais), peut-on lire parmi ces publications rapportées par le magazine L’Obs.

Certains posts sont même accompagnés des noms et photos de patients reconnaissables, « photos « volées » à l’insu du patient ou tromperie sur l’utilisation qui en est faite ». Des écrits racistes, sexistes, homophobes, entre autres ont été également émis.

Me Bénédicte Papin, avocate en droit de la santé, a précisé auprès du magazine : « À partir du moment où un visage est reconnaissable, il faut que l’accord du patient soit obtenu. Sinon, on est dans la violation du secret professionnel. C’est aussi une atteinte à la vie privée ».

Pour la créatrice et administratrice du groupe, médecin aussi, ces posts seraient l’œuvre de certains de ses confrères qu’elle qualifie comme « des hommes blancs hétéros qui se pensent au-dessus de tout le monde […] un boys club qui a conscience de ses privilèges ».

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France Assos Santé, une organisation de près de 85 associations de défense des droits des patients, a jugé ces propos « outrageants et pénalement répréhensibles », estimant que les médecins à l’origine de ces écrits « ont, en toute impunité, bafoué des droits fondamentaux reconnus par la loi », en évoquant alors la « violation caractérisée du secret professionnel ». Dans un communiqué, elle rappelle d’ailleurs « la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Quant à Patrick Bouet, président de l’Ordre national des médecins, il veut mettre « en demeure le régulateur du groupe », en assurant une « analyse juridique complète » au sujet de cette affaire. Les contenus polémiques seront transmis au procureur de la République.

Pourtant, cette page privée créée sur Facebook en juillet 2017 a pour objectif l’entraide médicale. « Tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications », indique ainsi la présentation du groupe, consultée par le magazine L’Obs.

On est bien loin du résultat !

Les extraits des propos rapportés par le magazine L’Obs, relayés par France Assos Santé, d’autres journaux ou encore sur ce blog sont également bien loin de relater la mentalité infecte de ces médecins. En consultant l’« Exemple de capture de contenus indignes publiés sur le groupe Facebook » mis en lien sur le site de France Assos Santé dans son article « Le « divan gate » ou quand des médecins exposent et stigmatisent leurs patients sur les réseaux sociaux », on constate l’ampleur de l’écœurement ressenti à la lecture de certains posts. Le pire ! On assiste à une conscience bien présente chez ces praticiens de la portée de leurs dires. D’ailleurs, lors d’un échange, certains ont même proposé d’effacer régulièrement leurs écrits afin d’éviter d’être dévoilés au grand jour.

Cette bande de crétins ne devrait plus avoir le droit d’exercer et mériterait d’être radiée de l’Ordre des médecins purement et simplement !

Les conseils d’écriture ?

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En faisant des recherches ici et là sur Internet, j’ai découvert certains sites, blogs… qui donnaient des conseils d’écriture ? Même en vidéo !

Perplexe, j’ai lu certains de ces articles, pas en entiers, j’ai laissé tomber avant la moitié. Quant aux vidéos, pas trop pour moi, et elles me semblent bien inutiles en la matière. Je ne suis pas de la génération 3.0 ou n’importe laquelle .0, je suis peut-être trop vieille…

Bref. Que dire des conseils de ces apprentis sorciers ?

Le point principal : les fautes !

Donner des conseils sur telle ou telle méthode d’écriture, telle ou telle façon de composer un texte, sur comment établir tel ou tel plan, etc., pourquoi pas ? Mais lorsque les articles sont bourrés de fautes, ça fait mal aux yeux !

Les absences de négation à répétition, du genre « j’aime pas » à la place de « je n’aime pas ». Les mauvais accords du participe passé (pour le coup passé au dépassé), du style « la fleur que j’ai pris » au lieu de « la fleur que j’ai prise ». Les accords basiques (avec l’auxiliaire être), d’ailleurs, n’étant pas davantage respectés, comme « je me suis retrouver » au lieu de « je me suis retrouvé(e) ». Les tournures de phrases alambiquées au point d’en donner le tournis, avec les « et que » à tout bout de champ. Etc., etc.

Qu’il y ait des fautes d’étourderie, admettons, nous en faisons tous, moi y compris. Mais lorsqu’une erreur devient récurrente, là il y a un problème.

Alors le premier conseil d’écriture à transmettre à ces « conseilleurs », sans poursuivre le proverbe pour autant (même si j’en brûle d’envie), est de relire ses écrits, de les corriger avant de les publier !

Vous me direz, même les « journalistes » (n’importe qui l’est aujourd’hui, juste parce qu’il a écrit un post sur un site quelconque, en dépit d’avoir le diplôme…) font des fautes.

Quoi qu’il en soit, il me paraît utile de veiller à écrire convenablement pour être crédible.

Allô Facebook ! Tu m’entends !

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JE NE SUIS PAS NATHALIE !

Depuis le début de cette semaine, je reçois quotidiennement ce même message dans ma boîte mail de la part de Facebook :

« Bonjour Nathalie,
Nous avons reçu une demande de réinitialisation de votre mot de passe Facebook.
Cliquez ici pour changer votre mot de passe.
Vous pouvez également saisir le code de réinitialisation du mot de passe :
XXXXXX
Vous n’avez pas demandé ce changement ?
Si vous n’avez pas demandé de nouveau mot de passe, dites-le nous. »

Ce message, dont le code de réinitialisation du mot de passe à saisir change à chaque fois, se présente ainsi parmi mes courriers électroniques reçus en 2 ou 3 exemplaires parfois.

Ne m’appelant pas Nathalie, et n’étant par conséquent pas elle, je réponds à ce message dès lundi afin de prévenir Facebook de l’envoi de celui-ci à la mauvaise personne. Mais Facebook ignore totalement ma réponse.

Mardi, je reçois à nouveau ce message en plusieurs fois dans la journée. Je clique alors sur le lien inséré sous « dites-le nous », lequel m’ouvre une page Facebook où ce message encadré apparaît :

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« Merci de nous avoir informés
Nous avons enregistré que vous n’avez pas demandé à réinitialiser votre mot de passe. Vous pouvez vous connecter à votre compte à l’aide du mot de passe actuel. Aucune intervention de votre part n’est requise.
Vous avez encore des problèmes ? Fermer »

Mercredi, rebelote, le message arrive de nouveau dans ma boîte de réception. Décidant de rester zen, je clique une nouvelle fois sur le lien qui me donne accès à la même page et je clique sur le lien inséré sous « Vous avez encore des problèmes ? » Ce lien m’ouvre une page Facebook « dépannage » me proposant des solutions aux problèmes fréquents liés à la réinitialisation du mot de passe et si aucune réponse ne me convient, Facebook me propose de signaler mon problème en me présentant à la suite une liste déroulante, mais toujours en rapport à la réinitialisation du mot de passe. Ne sachant pas trop quoi faire, je laisse tomber en me disant : « on verra bien demain ».

Jeudi, re, rebelote, Facebook me prend toujours pour Nathalie. Je me rends sur Facebook et cherche alors un moyen de résoudre cette crise identitaire. Je clique sur l’icône du point d’interrogation correspondant à l’ « aide rapide », qui se trouve sur la barre du haut, à côté de l’icône clochette concernant les notifications. Une liste apparaît où à la fin de celle-ci, il m’est proposé de « Signaler un problème ». Je clique dessus, cet encart s’ouvre :

« Signaler un problème
Avis global
Parlez-nous de votre expérience avec Facebook
Problème avec le paiement
Besoin d’aide avec les paiements Facebook ? Contactez-nous
Quelque chose ne fonctionne pas
Dites-nous si quelque chose ne fonctionne pas
Contenu abusif
Cela inclut tout contenu nuisible ou indésirable, ou toute violation de règlement »

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J’hésite, le « contenu abusif » me tenterait bien… Soyons raisonnable, j’opte pour l’ « avis global ». J’écris de ma plus belle « plume » sur cette confusion des prénoms en sollicitant cordialement la madame ou le monsieur qui lira mon message de faire parvenir le bon courrier à la bonne personne. Tout écrivant, je pense à cette pauvre Nathalie qui doit se débattre avec la réinitialisation de son mot de passe en testant, telle une geek, toutes les combinaisons possibles et les algorithmes existant afin de pouvoir accéder de nouveau à son compte Facebook. Je me demande aussi si la bonne Nathalie recevra le message tant espéré, en lui souhaitant qu’il ne se perde pas dans le flux du web. Mais également, je me pose la question : « cette Nathalie existe-t-elle ? »

Aujourd’hui, vendredi, Nathalie est de retour ! Je commence à croire que je suis Nathalie. M’aurait-on menti durant plus de quarante ans ? Je ne m’appelle peut-être pas Christine. Ou bien, la théorie du complot existe et je suis sa première victime. Ou encore, ce serait des messages codés que je n’aurais pas compris…

Donc, ne réussissant pas à solutionner cette erreur, cet article est le dernier appel que je puisse lancer à Facebook :

JE SUIS CHRISTINE !

Le cybersquatting

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???

C’est exactement ce que mes yeux ont fait lorsque j’ai lu ce terme. J’ai tout d’abord pensé à une nouvelle mode sur Internet visant à squatter le cyberespace sans trop vraiment savoir comment. Un nouveau challenge débile que les ados se seraient lancés du style « Momo challenge ». Ou encore un site proposant d’habiter dans une navette spatiale…

Hé bien en fait non !

Le cybersquatting ou cybersquattage est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine relatif à une marque, avec l’intention de le revendre par la suite à l’ayant droit, d’altérer sa visibilité ou de profiter de sa notoriété. Certaines jurisprudences considèrent cette action comme une extorsion et/ou du parasitisme. Il est également une tactique de culture jamming. (source Wikipédia)

La culture jamming, soit en français un « sabotage culturel » ou « détournement culturel », est l’acte de subvertir le fonctionnement d’un média de masse existant, en employant la même méthode de communication utilisée par ce média. Cette pratique s’inscrit dans la continuité d’un processus anti-consumériste, dont les fondements historiques remontent aux années 1960 conjointement à l’affirmation des médias de masse. (Source Wikipédia)

LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES ont 5 ans !

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Happy Birthday ! Mon blog fête ses 5 ans d’existence ! Un chiffre important qui marque un certain parcours. De sa création en Angleterre à aujourd’hui en France. 5 ans déjà. Le temps passe si vite.

Or comme un enfant qui atteindrait cet âge, il reste encore un long chemin devant lui. Il est jeune. Il lui faut poursuivre ses expériences, mûrir avec le temps. Il doit s’améliorer afin de donner le meilleur de lui-même par la suite… Il a surtout besoin de vous !

Cependant, de son idée d’origine à maintenant, il a évolué de maladresse en maladresse. Il a grandi à l’aide de conseils des uns et des autres. Il a su trouver un certain équilibre. Il est arrivé doucement, mais sûrement jusqu’ici… Grâce à vous !

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Et tel que Joseph-Louis Ribraud l’a écrit, « Je suis loin de me donner et de me croire parfait, j’ai de moi une opinion bien contraire ; mais tel que je suis, je me crois autant qu’un autre, et je vais toujours mon petit bonhomme de chemin. »

Au commencement de ce blog, je savais sans trop savoir vraiment quelle ligne directrice j’allais emprunter. J’étais quelque peu égarée. Je venais de débarquer pour la première fois de ma vie sur une île inconnue, de quitter mon pays, mes habitudes, mon train-train de tous les jours. J’étais en pleine bataille contre une pseudo maison d’édition qui m’avait volé une somme d’argent conséquente et une autre qui m’avait promis une différence en me bernant sur la reconnaissance de mon travail. Combats que je n’ai évidemment pas gagnés. J’avais perdu un travail qui me plaisait et dans lequel je m’épanouissais, le seul d’ailleurs de tous les jobs que j’ai pu faire dans ma vie. J’accumulais les échecs. En gros, j’étais angoissée et complètement paumée.

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La seule évidence qui a toujours été dans ma vie est le besoin d’écrire. J’ai toujours aimé écrire, ce depuis ma plus tendre enfance. L’imagination me fait parfois défaut, mais quel écrivain n’a pas connu la fameuse page blanche. J’ai toujours ressenti de même le besoin d’aider les autres, de contribuer à mon niveau à rendre ce monde meilleur de ce qu’il est. Dès qu’un ou qu’une amie était en peine, je répondais toujours présente. Or, à trop être à la disposition des uns et des autres, on finit par oublier soi. Je me suis alors retrouvée à une charnière de mon existence où les quarante ans ont frappé à ma porte. Je n’étais ni prête à les accueillir, ni à les accepter. Je poussais la porte de toutes mes forces afin qu’ils n’entrent pas et n’envahissent mon territoire. Lutte inutile, sachant qu’elle était perdue d’avance et qu’elle s’apparentait à Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vents.

Pour la plupart de ceux ou celles qui ont franchi ce cap, je pense que vous comprendrez ce qui va suivre.

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Lorsque les quarante ans ne se présentent pas encore à vous, on ne peut saisir cette crise de la quarantaine dont ceux ou celles qui les ont eus ou ont vous assomment avec. On n’y croit pas. On se dit que cette crise ira chez les autres mais pas chez soi. On trouve même que c’est stupide de faire tout un cirque pour un simple 4 suivi d’un 0. Mais on a 30 ans. Puis, un jour ce petit 4 suivi d’un autre petit 0 se rapplique chez vous. Sans s’en rendre compte, des questions auxquelles on n’avait jamais pensé jusqu’alors se radinent aussi. Ces questions pour l’ensemble d’ordre existentiel… Qu’ai-je accompli dans ma vie ? Où en suis-je ? Aimé-je ma vie ? L’aimerais-je encore telle quelle dans l’avenir ? Aurais-je besoin d’autre chose ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? D’où viennent toutes ces rides ?

Sur le coup, on rejette ces questions. On se dit qu’elles finiront bien par passer. C’est un mauvais jour. Demain, après-demain, après-après demain, après-après-après… demain, ça ira mieux. Mais, comme la mousse qui s’accroche souvent au nord au pied d’un arbre, et nous indiquant que des champignons comestibles doivent se trouver dans les parages, ces questions reviennent de plus en plus. Et de la même façon que si l’on était frappé par la foudre, on décide d’un coup de changer quelques choses dans sa vie. On pense enfin à soi. On décide de penser à soi. Sans pour autant bien sûr oublier les autres. Mais disons plutôt prendre un peu plus de temps pour soi.

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Certains se mettent alors dans le sport, s’offrent une année sabbatique pour faire le tour du monde, d’autres changent de profession ou carrément de vie. Pour ma part, cela a été ce blog. J’ai arrêté d’écrire des livres (qui n’intéressent pas grand monde), sans dire que ce sera définitif. J’attends peut-être un bon sujet à traiter ou des idées plus propices… J’ai créé ce blog. Je m’y consacre en essayant de joindre l’utile à l’agréable. Ma passion pour l’écriture et mon besoin d’aider les autres se trouvent ainsi réunis.

Bien que je ne vive pas d’amour et d’eau fraîche en parallèle, mon objectif reste le même depuis, celui de pouvoir un jour vivre de mon blog. Pourquoi pas devenir une journaliste où des grands comme petits journaux se battront pour mes articles (#modestie) ? Devenir rédactrice Web ? Rédiger des articles mettant en valeur un produit X ou Y d’une marque quelconque ? Corriger ces vilaines fautes d’orthographe et de grammaire que je peux lire au quotidien où mes poils se mettent au garde à vous ? Ou encore créer mon propre journal (un peu d’utopie ne fait pas de mal) ?

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Enfin, peu importe où ce blog me mènera, du moment qu’il me permettra de continuer à rouler sur les rails de l’écriture et de partager encore et encore avec vous…

« Joyeux Blog’Anniversaire WordPress.com !

Vous vous êtes inscrit sur WordPress.com il y a de ça 5 ans !

Merci de votre confiance. Tous nos vœux pour la suite ! »

Merci encore une fois à vous, mes très chers et chères abonnées. Ce n’est donc pas qu’un Happy Birthday pour LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES, c’est également notre Happy Birthday de partage durant ces 5 années.

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« Momo Challenge »

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Alors que je vous ai présenté la semaine dernière un article sur un jeu ludique, le cache-cache des galets, aujourd’hui le sujet du « jeu » dont il s’agit est loin de l’être.

Nous savons que de nombreux « challenges » aberrants apparaissent régulièrement sur les réseaux sociaux. C’est le cas de ce nouveau défi, le « Momo Challenge » qui est une forme de « cyberintimidation » qui se propage à travers les réseaux sociaux.

Originaire du Japon, ce phénomène a envahi le monde entier et il provoque de véritables ravages, dans le sens propre du terme.

Ce défi consiste à communiquer avec « Momo » par le biais de l’application de messagerie Whatsapp. Le visage plus que cauchemardesque de ce « Momo » ayant emprunté ses traits à l’œuvre de l’artiste japonais Midori Hayashi, montrant en aparté que l’art est subjectif. Le « Momo Challenge » recourt à des menaces afin de forcer les victimes à effectuer des tâches dangereuses. Il s’appuie ainsi sur des messages Whatsapp pour convaincre les victimes potentielles d’utiliser leur téléphone mobile afin de composer le numéro de l’un des « comptes Momo ». Le créateur du compte harcèle alors la victime jour et nuit avec des envois de menaces et d’images violentes, même sanglantes, à moins qu’une succession de tâches ne soit effectuée. La victime ciblée se voit notamment menacer de la divulgation d’informations très personnelles à tous ses contacts après le piratage de son téléphone, de blesser des membres de sa famille, de sorts surnaturels, comme les malédictions, ou pire. Selon le site Espace Manager, au bout de 50 jours de harcèlement continu, « Momo » conseille à sa victime de se suicider afin de mettre fin à ses souffrances.

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Et selon plusieurs médias étrangers, ce défi aurait déjà causé la mort d’une adolescente. En Argentine, les policiers en charge de l’enquête suite au suicide d’une jeune fille de 12 ans aurait découvert des discussions accablantes sur le téléphone de celle-ci, suggérant qu’elle aurait été victime de ce challenge.

Sur les réseaux sociaux, les adolescents évoquent tous le « Momo Challenge ». Bien qu’une partie ne cautionne pas ce défi, la plupart s’en amusent, certains suppliant même pour avoir l’un des numéros leur permettant d’établir le contact avec le harceleur.

La propagation de ce phénomène prenant une telle ampleur internationale, par crainte aussi de voir se répéter le scénario du Blue Whale Challenge, Whatsapp encourage ses utilisateurs à bloquer les numéros de téléphone liés au Défi Momo et à se plaindre aux autorités.

En parallèle, les forces de l’ordre de plusieurs pays ont publié un communiqué afin de mettre en garde les parents et leurs enfants sur la dangerosité de ce « jeu ». Sur le compte Twitter, de la Police de Tabasco au Mexique, on peut lire d’ailleurs : « Le risque de ce challenge, pour les plus jeunes et les mineurs, est que les criminels peuvent s’en servir pour dérober des informations personnelles, inciter au suicide ou à la violence, harceler, extorquer de l’argent et générer des troubles physiques et psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et l’insomnie ».

Cependant, si à la base un seul groupe de personnes, probablement provenant du Japon, se masquait derrière Momo, aujourd’hui des instigateurs du monde entier se font passer pour lui ayant toujours comme objectif, celui de terroriser…

« Zoom Challenge »

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Nous sommes malheureusement déjà habitués à voir débarquer sur les réseaux sociaux ces « challenges de l’extrême » les plus idiots les uns que les autres. Ces défis, qui ont causé la mort dans beaucoup de cas, touchent généralement les adolescents, à l’image du Tid Pod Challenge, Blue Whale Challenge ou encore Ice and Salt Challenge. Mais ce nouveau « jeu » baptisé Zoom Challenge concernent les plus jeunes et à de quoi sérieusement nous inquiéter.

Il consiste à ce que l’enfant se filme assis par terre, mimant qu’il est en train de conduire une voiture, sur le tube de « Mickey » de Lil Yachty. Lorsque le mot zoom est prononcé lors de la chanson, l’enfant est violemment tiré par les pieds et sorti du cadre de la vidéo. Cet acte qui apparemment suscite nombreux rires sur les réseaux sociaux est extrêmement dangereux, voire mortel.

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Des vidéos en témoignent d’ailleurs, puisqu’elles montrent la tête de l’enfant se cogner parfois de manière très brutale sur le sol, à un certain point, même, que le choc s’entend dans la vidéo.

Sur le site du magazine Women Health, la doctoresse Jennifer Widler a lancé une mise en garde : « Malheureusement, la plupart des personnes qui font ce genre de défi ne se rendent pas compte des dangers […] Vous pouvez vous faire mal au cou, provoquer des douleurs dorsales ou vous blesser au niveau de la tête ». Ce risque étant le même pour un adolescent comme pour un adulte, peut dans le cas d’un enfant être encore plus grave.

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Or, ce jeu va plus loin. Il est devenu tellement viral qu’il est pratiqué sur les animaux au risque d’infliger des blessures sérieuses au cou, aux pattes, et pouvant en plus engendrer un stress important.

Encore une fois, faudra-t-il la mort d’un enfant pour que les gens se décident à intervenir de façon plus drastique en interdisant ce genre de « jeu » stupide, ou tout du moins ne pas le cautionner en regardant ces vidéos ? Car sans vues, plus de viralité, ni vidéos et donc game over…

Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…