L’Afrique du Sud autorise la consommation récréative de cannabis chez soi

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De plus en plus de pays légalisent le recours au cannabis à des fins thérapeutiques. Peu sont ceux qui autorisent sa consommation à titre récréatif.

Cependant, l’Afrique du Sud vient de s’ajouter sur la liste des pays minoritaires accordant ce type de consommation.

Le 18 septembre dernier, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a rendu son verdict unanime. Un verdict historique. Dorénavant la consommation de cannabis récréatif sera possible, à condition d’être majeur et de ne le consommer que chez soi.

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La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes a été jugée « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle. Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a annoncé le juge Raymond Zondo en lisant la décision de la Cour.

De nombreux partisans de la légalisation présents au tribunal ont applaudi ce jugement.

La commercialisation reste interdite ainsi que la consommation dans les lieux publics. La Cour n’a toutefois pas précisé la quantité maximale de cannabis pouvant être cultivée ou détenue par une personne. Ce sera au Parlement, ordonné par la Cour, de rédiger un nouveau texte de loi afin de répondre à sa décision.

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France : L’AP-HP a ouvert une enquête après la diffusion de vidéos choquantes sur Internet

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Les faits remontent à septembre dernier. Le jeudi 27 septembre, entre 21 heures et 22 heures, selon plusieurs témoins interrogés par le journal Libération, un jeune homme est tombé d’un immeuble situé dans le 17e arrondissement de Paris avant de s’empaler sur un poteau. L’homme est décédé de ses blessures une heure plus tard à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Une première vidéo de l’accident et une seconde à l’hôpital ont été filmées puis diffusées sur Internet. En quelques semaines, elles ont totalisé des centaines de milliers de vues et des dizaines de milliers de partages. Particulièrement choquantes, les images du drame et leur circulation sur les réseaux sociaux ont provoqué de vives réactions d’indignation. Les Hôpitaux de Paris ont décidé d’ouvrir une enquête interne pour identifier les auteurs des vidéos. Le procureur de la République a également été déféré.

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L’affaire est d’autant plus brutale que la police, le corps médical ou même les pompiers pourraient être à l’origine de la fuite de ces vidéos.

L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été saisie pour la transmission de la première vidéo de l’accident issue d’une caméra de surveillance comportant le logo de la préfecture de Paris. Ce qui supposerait que des policiers pourraient être à l’origine de la diffusion de ces images.

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a aussi ouvert une enquête concernant la seconde vidéo tournée à l’hôpital Beaujon. Celle-ci montre une salle, conjecturant un bloc opératoire, dans laquelle un homme agonisant sur une table est pris en charge par une dizaine de personnes, dont l’équipe médicale composée de trois soignants portant des masques et des gants en train de prodiguer les soins d’urgence. Un sapeur-pompier de Paris, vêtu d’un gilet de sécurité, est de même présent sur la vidéo. Filmé de près, il est occupé à extraire du corps en piteux état le poteau qu’il exhibe ensuite tel un trophée devant au moins deux autres téléphones en mode caméra de personnes filmant la scène. S’entendent alors plusieurs personnes qui s’exclament bruyamment.

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Contactée par CheckNews, le nouveau moteur de recherche géré par des journalistes du journal Libération, l’AP-HP a confirmé que cette deuxième vidéo a bien été tournée dans l’un de ses hôpitaux, en ayant indiqué ainsi qu’une enquête interne avait été ouverte. La direction de l’AP-HP prévoit de déposer une plainte au sujet de la diffusion de ces images. « On ne doit pas filmer un patient, on ne doit pas filmer à l’hôpital », a-t-elle déclaré.

L’hôpital en cause s’est avéré être effectivement celui de Beaujon de Clichy. Pour l’instant, les auteurs de ces vidéos ne sont pas encore connus.

Affaire très grave à suivre…

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale

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Ce 30 septembre, une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de Santé Sexuelle Publique (RSSP) ont demandé l’autorisation aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, jusque-là réservée aux médecins, pour réduire « les inégalités d’accès aux soins ».

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En 2017 en France, 216 700 IVG ont été pratiquées. En métropole, environ 2 sur 3 sont médicamenteuses. Les autres sont effectuées par aspiration à l’aide d’une sonde au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. L’ANSFO et le RSSP sollicitent alors que « la pratique de l’IVG instrumentale soit désormais reconnue comme une compétence des sages-femmes », à l’égal de l’IVG médicamenteuse qu’elles sont autorisées à réaliser depuis 2016. L’IVG médicamenteuse, jusqu’à la 7e semaine de grossesse, a été graduellement accordée aux médecins libéraux, centres de santé, Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) ainsi qu’aux sages-femmes depuis 2004. L’IVG instrumentale (par aspiration) reste réservée aux médecins.

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Les deux associations ont tenu à rappeler, entre autres : « Le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir entre les deux. Il est donc indispensable que la France compte suffisamment de praticien.ne.s afin de pratiquer des IVG instrumentales. Pour que le droit de choisir la méthode soit réellement effectif, il est nécessaire de former de nouveaux.elles praticien.ne.s à cette méthode et d’étendre le champ de compétence des sages-femmes en ce sens. Le déséquilibre actuel de l’offre de soins met en danger la liberté pour les femmes de choisir leur méthode d’IVG. Il s’explique notamment par les nombreux départs en retraite des médecins engagé.e.s depuis des années auprès des femmes et la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse durant les dix dernières années. »

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« Donner la compétence aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale en milieu hospitalier, en centre de santé et en centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) permet la liberté de choix de la méthode d’IVG et la réduction des inégalités d’accès aux soins sur tout le territoire et enfin la réduction des coûts engagés par la collectivité », ont-elles conclu.

Quant au quotidien Le Parisien, il a enfin précisé : « Ils bénéficient du soutien de nombreux syndicats et associations dont : l’Association des centres de régulation des naissances AP-HP (ACRNAP), l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC), le Planning familial et le Syndicat de médecine générale (SMG). »

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Pourquoi ne pas effectivement autoriser cette pratique aux sages-femmes ? En tant que femme, et à titre personnel, je partage cette intention. Bien que l’IVG soit une pratique courante aujourd’hui, elle n’en demeure pas moins une période pouvant être difficile à traverser pour la femme qui a recours à cette pratique. C’est un moment pouvant être douloureux physiquement comme psychologiquement. La femme devant subir une IVG instrumentale se sentirait peut-être plus rassurée en présence d’une sage-femme. Celle-ci n’a pas le même impact que celui d’un médecin. Pour une femme, la sage-femme à une considération autre…

Le « binge drinking »

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Une pratique qui tend de plus en plus à se répandre, particulièrement populaire chez les moins de 30 ans, le « binge drinking ». Cette tendance inquiète sérieusement les médecins en raison de ses conséquences très nocives pour la santé à court comme à long terme.

Le « binge drinking » ou « biture express » consiste à ingurgiter en un temps record de très grandes quantités d’alcool. Ce phénomène, notamment courant aux États-Unis dans les fêtes estudiantines, est arrivé en force chez nous. En cause, les happy hours qui se sont développées à vitesse grand V en France. Il y a d’ailleurs plus de 5 ans de cela, avant de partir en Angleterre, la happy hour ne se pratiquait que dans peu de bars. À mon retour, récemment donc, je fus surprise de constater que les cafés, bars, brasseries ou même les restaurants l’autorisaient dans mon coin.

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Au regard des prix réduits sur les boissons proposés par ces établissements durant une période de 2 heures, généralement, avant que les prix ne reviennent à la normale, cette jeune génération en profite pour consommer à des doses non raisonnables de l’alcool. À noter toutefois que cette baisse des prix concerne toutes les boissons, par conséquent y  compris les boissons sans alcool.

Des scientifiques de l’Université de Missouri à Columbia ont prouvé que de pratiquer, ne serait-ce qu’une seule fois, le « binge drinking » avait une influence sur le sommeil. Après avoir soumis des souris à des séries de « binge drinking », ils ont noté que dès la première fois cette consommation excessive et rapide de l’alcool perturbait le cycle du sommeil ; les souris restaient éveillées plus longtemps et dormaient moins. Pire, cette pratique peut mener à l’alcoolisme. « Si vous consommez de l’alcool en excès très vite, le lendemain, vous ressentirez un manque de sommeil et vous allez avoir besoin de boire encore plus d’alcool pour parvenir à dormir », a ainsi précisé le Professeur et Directeur de recherche, Mahesh Thakkar, auteur de l’étude.

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Le sommeil n’est pas le seul à subir des conséquences désastreuses. Le foie, le cerveau et nombreux autres organes sont également concernés.

Enfin, selon un rapport de Santé publique France, 14 % des 15-24 ans sont coutumiers du « binge drinking ».

Le droit à l’IVG remis en cause en France par des médecins ?

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Le mardi 11 septembre 2018, au cours de l’émission Quotidien diffusée sur la chaîne de télévision TMC, le président du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France (SYNGOF), Docteur Bertrand de Rochambeau, avait justifié son refus de pratiquer l’IVG, l’estimant être comme un « homicide ». « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », avait-il déclaré. Puis en réponse à la journaliste de l’émission, « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », celui-ci avait rétorqué : « Si, Madame ». Plus loin dans l’entretien, il avait ajouté : « En tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion et, si je ne l’ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi ».

L’article L2212-8 du Code de la santé publique (modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 1) édicte :

« Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l’article L. 2212-2.

Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse.

Un établissement de santé privé peut refuser que des interruptions volontaires de grossesse soient pratiquées dans ses locaux.

Toutefois ce refus ne peut être opposé par un établissement mentionné au 2° de l’article L. 6161-5 ou par un établissement ayant conclu un contrat de concession en application de l’article L. 6161-9 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires que si d’autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux.

Les catégories d’établissements publics qui sont tenus de disposer des moyens permettant la pratique des interruptions volontaires de la grossesse sont fixées par décret. »

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Suite à l’intervention du président du SYNGOF, la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, avait vivement réagi sur Twitter en déclarant : « Scandaleux ! La clause de conscience sur l’ , c’est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vrai danger à terme pour ce droit fondamental. En Italie, + de 70% des médecins refusent. Et les + précaires ? Et celles qui n’ont ni voiture ni argent ? »

Sur le même réseau social, le Collectif national pour les droits des femmes avait soutenu : « M. de Rochambeau fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG. » Le président de l’Union des FAmilles Laïques (UFAL) avait partagé cet avis : « Il s’agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux ! » Et le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadère, s’était rallié aussi en écrivant : « Un refus d’un médecin ne peut s’accompagner d’une quelconque pression ou de prosélytisme religieux. »

De son côté, le SYNGOF avait déclaré dans un communiqué début août : « Ce n’est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettre un égal accès à l’avortement pour les Françaises qui le demandent. »

Le magazine Sciences et Avenir avec AFP avaient rappelé : « Ce syndicat revendique « 1 600 adhérents à jour de cotisation », soit moins d’un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l’Ordre des médecins. »

Face à cet esclandre provoqué par les propos tenus par le président du SYNGOF, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors demandé la semaine suivante un rapport pour répondre aux questions : « Combien de médecins font valoir leur clause de conscience ? Est-ce un frein à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse ? »

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Interviewée sur la chaîne RMC/BFMTV, hier, mardi 18 septembre, elle a ainsi précisé : « Je veux m’assurer qu’il n’y a pas une augmentation du nombre de médecins qui font valoir la clause de conscience. Je veux m’assurer que l’accès à l’IVG aujourd’hui est toujours aussi simple. J’ai demandé un état des lieux de l’accès à l’IVG aux agences régionales de santé. Ce qui me rassure, sans me rassurer complètement, c’est qu’aujourd’hui le nombre d’IVG en France reste stable depuis dix ans. Ça veut dire qu’il n’y a pas de difficulté d’accès, mais par endroits, il y a certainement des difficultés d’accéder à l’IVG dans des délais raisonnables. » Et à la question sur une éventuelle suppression de la clause de conscience des médecins, celle-ci a affirmé que ce n’était « pas prévu ».

Les propos du Dr Bertrand de Rochambeau avaient été « fermement » condamnés par la ministre de la Santé et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qui avaient toutes deux défendu : « L’IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort ». Quant à l’Ordre des médecins, il avait souligné : « La clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi et aux dispositions de la déontologie médicale ».

Enfin, près de 212 000 actes ont été réalisés en 2016 contre 215 000 en 2001. En revanche, les IVG chirurgicales sont devenues minoritaires, passant de 69 % à 36 %, en raison d’une évolution des IVG médicamenteuses.

L’incongruence de genre ne sera plus considérée comme une maladie mentale

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Une belle avancée sociétale ! L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World Health Organization (WHO) veut supprimer de la liste des maladies mentales la transidentité.

L’OMS estime ainsi que l’incongruence de genre, le fait de ressentir une appartenance au sexe opposé, ne doit plus être considérée comme une maladie mentale. Elle a d’ailleurs publié sa nouvelle Classification internationale des maladies, 11e version, (CIM-11) le 18 juin dernier sur son site, en vue de réduire la stigmatisation des personnes transgenres. Celle-ci devra être validée par les pays en 2019.

En février 2010, la France a été le premier pays au monde à retirer cette caractéristique de la liste des affections psychiatriques.

Je vous laisse consulter cette 11e version que vous trouverez donc en lien ci-dessus, pour ceux et celles, comme moi, qui ont raté l’info…

La sylvothérapie peut être nocive pour la santé

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Définie comme un traitement de certaines affections physiques ou psychologiques par le contact avec les arbres, la sylvothérapie, appelée aussi bain de forêt ou encore le « câlin à l’arbre », est le nouveau phénomène de mode de ces derniers temps.

Or, cette nouvelle tendance peut s’avérer dangereuse pour notre organisme. C’est ce qu’a démontré d’ailleurs l’article écrit par Olivier Hertel, biologiste de formation et Spécialiste Innovation et technologies au magazine Sciences et Avenir, publié le 6 juillet dernier, que je vous laisse découvrir…

Le régime sans gluten peut causer des carences et des problèmes de santé

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Selon une enquête de 2016 de 60 Millions de Consommateurs, le régime sans gluten sans suivi peut entraîner des carences et des problèmes de santé, car les produits sans gluten contiennent plus de gras, de sucres et d’additifs que les produits dits conventionnels.

Ainsi plus caloriques, plus riches en additifs, plus pauvres en protéines, les aliments sans gluten ne devraient concerner que par les personnes atteintes de la maladie cœliaque et avec un suivi médical.

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La maladie cœliaque, appelée aussi intolérance au gluten, est une affection chronique de l’intestin grêle, une maladie auto-immune, c’est-à-dire une maladie causée par le système immunitaire qui se retourne contre l’organisme. Un fragment de gluten provoque alors la destruction des villosités (assemblage de poils couchés, membraneux et mous ; petites rugosités ou saillies couvrant certaines surfaces et leur donnant une apparence velue) de l’intestin grêle ; celles-ci étant indispensables à la digestion. Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique, une des vitamines essentielles pour l’Homme. Sur les 600 000 malades estimés en France, seuls 10 à 20 % seraient diagnostiqués en raison des symptômes peu caractéristiques et variables qui apparaissent progressivement au cours des années, tels que les aphtes, constipations, diarrhées, fatigue, etc.

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Cependant un effet de mode de ce type de régime est apparu, il y a quelques années, et a permis une forte croissance du marché sans gluten. Et ce régime pour les personnes non concernées n’est pas forcément meilleur pour la santé, au contraire.

Ce sont certaines personnalités du show business et des sportifs, pour perdre du poids, améliorer leurs performances et/ou leur état de santé, qui ont amené cette déferlante de la mode du régime sans gluten. C’est ainsi que dans les pays occidentaux, les ventes des produits gluten free ont explosé. En France, c’est plus de 5 millions de personnes qui ont adopté aujourd’hui des produits sans gluten. Leurs ventes en grande surface ne cessent d’augmenter ; + 29 % en 2012 et + 42 % en 2014, d’après la société d’études de marché Iri France, laquelle prévoit d’ailleurs pour 2018 une croissance du chiffre d’affaire de ces produits de 61 % au rayon sucré et de 3,1 % au rayon salé.

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Patricia Gurviez, professeur de marketing et comportement des consommateurs à Agro-ParisTech, a déclaré auprès de 60 Millions de consommateurs : « Les industriels ont été à la remorque des consommateurs, qui, les premiers, ont souhaité manger sans gluten, dans le sillage de la tendance à l’alimentation saine et naturelle ».

Quant à Claude Fischler, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS et auteur du livre les Alimentations particulières aux éditions Odile Jacob, 2013, il a précisé à 60 Millions de consommateurs : « La diabolisation du gluten connaît un écho considérable, car elle apparaît dans un contexte de défiance de l’alimentation en général », en réponse au fait que le gluten a été accusé de nombreux maux auparavant, à coup de livres et de discours à succès.

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Une publication datant de 2015 de PubMed.gov – US National Library of Medicine National Institutes of Health du National Center for Biotechnology Information (NCBI), institut national américain pour l’information biologique moléculaire, a expliqué : « Les régimes sans gluten ont gagné en popularité auprès du public à un rythme plus élevé que prévu en raison de la prévalence de troubles liés au gluten tels que la maladie cœliaque, la sensibilité au gluten non-ciliaire et l’allergie au blé. Cet article passe en revue les troubles liés au gluten, les indications d’un régime sans gluten et les avantages possibles pour la santé du gluten. Malgré les allégations de santé pour une alimentation sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient la perte de poids avec un régime sans gluten ou suggère que la population générale ait avantage à éviter le gluten ».

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Une autre étude de 2017, relative à l’analyse du contenu nutritionnel des pâtes, pizzas, de la farine et du pain sans gluten, a révélé que leur apport en protéines est de 3 fois moins que leur équivalent traditionnel et qu’ils contenaient significativement plus de sucres, et dans le cas du pain, plus de lipides. La même année, dans le British Journal of Nursing, un article a évoqué que le régime sans gluten lorsqu’il n’est pas accompagné d’un suivi par un professionnel de santé a « un effet très restrictif qui affecte inutilement la balance nutritionnelle […] Les individus non cœliaques qui s’initient à un régime sans gluten peuvent ne pas avoir les connaissances nutritionnelles nécessaires pour compenser les déséquilibres nutritionnels potentiellement dommageables ». Cet article renforce le résultat d’une étude qui a été publié en 2015 également dans le British Journal of Nursing, étude relatant que le régime sans gluten peut engendrer des carences en fibres, en fer, en zinc ou encore en vitamine B. De la même façon, supprimer le gluten sans suivi médical chez les enfants « peut entraîner des déficits nutritionnels, de la constipation, un diagnostic manqué de maladie cœliaque et un gain de poids indésirable », a-t-il été aussi informé dans le British Journal of Nursing.

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Le régime sans gluten est par conséquent bénéfique pour les personnes touchées par la maladie cœliaque et suivies médicalement afin d’éviter les carences, mais s’avère nocif pour les individus le pratiquant par choix ou mode de vie sans informations soutenues.

Enfin, la nourriture sans gluten perdant en élasticité et devenant plus sèche, les recettes intègrent des additifs et épaississants, non contenus dans leurs versions originelles, afin de conserver une texture agréable.

Dirofilaria repens

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Le Dirofilaria repens est un nématode filarien (ver parasite) transmis par les moustiques qui affecte les chiens, les chats, les loups, les coyotes, les renards, les lions de mer, les rats musqués, mais pas qu’eux…

Une jeune femme russe âgée 32 ans en a fait l’amère expérience. Sa mésaventure a été rapportée ce 21 juin dans la revue médicale américaine The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE.

Âme sensible, accrochez-vous !

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Cette jeune russe a d’abord remarqué une petite bosse sous son œil gauche. Elle pensait qu’il s’agissait d’un bouton. 5 jours passés, celle-ci avait disparu. Mais des petites bosses apparurent au-dessus de l’une de ses paupières. 10 jours plus tard, les trois-quarts de sa lèvre supérieure avait plus que doublé de volume. Elle ressentit alors une démangeaison et une brûlure. Soucieuse de son état, elle décida de consulter un médecin. L’examen fini, le résultat fut prononcé : un ver ! Le Dirofilaria repens, ce ver parasite long et fin qui pénètre ainsi sous la peau par les piqûres de moustiques.

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Vladimir Kartashev, professeur de médecine, pratiqua une simple incision afin de retirer le ver de son visage. « Ça ne m’a pas pris plus de 15 minutes », a-t-il précisé dans la revue médicale américaine. Plus d’écœurement et de peur que de mal, la jeune femme s’est vite rétablie et n’a aucune séquelle, si ce n’est peut-être que psychologique…

Royaume-Uni : le Viagra vendu sans ordonnance

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Depuis le printemps de cette année, la vente de Viagra est autorisée sans ordonnance au Royaume-Uni sous le nom de Viagra Connect. Une première mondiale.

C’est le géant américain Pfizer qui a annoncé sa commercialisation sans ordonnance au Royaume-Uni. Un moyen d’éviter le recours aux contrefaçons selon l’entreprise. L’agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé, Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA), a donné son accord pour ce traitement contre les troubles de l’érection. Il est dès lors délivré en pharmacie sans prescription.

Il y a 20 ans, le laboratoire Pfizer s’aperçoit que sa nouvelle molécule contre l’angine de poitrine provoque un effet secondaire inattendu. Le Viagra est alors né. Il devient ainsi le véritable déclencheur d’une révolution sexuelle conséquente pour les hommes.

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Le Dr Berkeley Phillips, directeur médical britannique de la société Pfizer, a déclaré dans un communiqué que « cette disponibilité en pharmacie offrira aux hommes concernés un moyen nouveau et pratique pour accéder au médicament ». De là, il espère aussi ouvrir le dialogue avec le pharmacien afin de détecter « des pathologies sous-jacentes, telles que le diabète, l’hypertension ou les maladies cardiaques » et permettre d’empêcher les patients à recourir à « des contrefaçons potentiellement inefficaces et dangereuses de sources illicites ».

De son côté, la MHRA a précisé que les traitements des troubles érectiles étaient la cible de fraudeurs. Elle a de même affirmé avoir réalisé des saisies pour plus de 50 millions £ ces dernières années de produits contrefaits.

Cependant, les acheteurs devront répondre à plusieurs questions du pharmacien avant d’obtenir le traitement. Et les hommes souffrant de graves problèmes cardiaques, de foie ou de rein ou prenant des traitements pouvant interagir avec le Viagra auront toujours besoin d’une prescription médicale.