La « précarité menstruelle »

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A.I. en développement. Internet en progression rapide. Vitesse de connexion des réseaux de téléphonie mobile en accélération… Le monde moderne va de plus en plus vite.

Et l’humain, où en est son évolution ?

Alors que l’humanité avance à grands pas dans de nombreux domaines, elle stagne dans d’autres, voire régresse.

Une publicité qui tourne en boucle en ce moment sur les chaînes de télévision françaises, et ce depuis un certain temps déjà, m’a laissée pantoise, en tant que femme : la précarité menstruelle.

Une marque célèbre de serviettes hygiéniques a lancé une campagne de pub afin d’aider les jeunes filles à se prémunir lors de leurs règles. Beaucoup d’entre elles sont absentes à l’école durant leur période menstruelle, faute d’avoir le nécessaire pour traverser le  plus sereinement qui soit ces quelques jours compliqués que certaines femmes connaissent.

Bien que cette marque joue la carte de la « pub de com » afin de booster ses ventes (ne soyons pas utopistes), il n’en demeure pas moins que ce fait est bien concret. D’ailleurs ce phénomène n’est pas si récent que cela. Avant mon départ en Angleterre, des enseignants en collège de mon entourage me parlaient de ce problème.

Problème qui ceci dit existait déjà de ma génération ; il y a trente ans…

Où en sommes-nous donc trente ans après ?

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Une sieste quotidienne contre l’hypertension ?

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Selon une récente étude qui sera présentée le 18 mars prochain par l’American College of Cardiology, une sieste de quelques minutes chaque après-midi ferait baisser la tension et contribuerait donc à lutter contre l’hypertension.

Révélée par le site ScienceDaily,  cette étude pourrait en intéresser plus d’un ou une, mais plutôt d’un. Je vous invite alors à consulter sur le site Sciences et Avenir l’article écrit par Coralie Lemke, journaliste chez le magazine Sciences et Avenir.

« Le patient de Londres »

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Douze ans après la guérison confirmée d’un malade du SIDA, surnommé « le patient de Berlin », un second cas de guérison serait avéré.

Appelé « le patient de Londres », l’individu a reçu à l’identique le traitement du premier et serait également définitivement débarrassé du VIH, virus responsable du SIDA.

Cette étude publiée dans le journal international de la science Nature a été présentée lors de la Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections à Seattle aux États-Unis.

Depuis 19 mois « le patient de Londres » n’aurait plus montré de signes d’infection, selon le Docteur Wensing, co-responsable de IciStem, un consortium de scientifiques européens étudiant la greffe de cellules souches pour traiter le VIH et avec le soutien de l’AMFAR, l’organisation américaine de recherche sur le SIDA. C’est le deuxième cas de rémission du VIH au monde.

Même si cette guérison est un espoir pour les 37 millions de personnes atteintes du VIH dans le monde, elle n’en reste pas moins atypique, comme la première. Car le type de VIH avec lequel ces deux individus ont été infectés utilise uniquement les récepteurs CCR5. « D’autres formes de virus utilisent d’autres portes d’entrées comme les CCR4. Tout dépend du type de virus contracté par l’individu », a précisé Bernard Lagane, chercheur à l’Inserm et spécialiste du VIH, au magazine Sciences et Avenir. « Le traitement ne fonctionnera que si quelqu’un a un virus qui n’utilise que le récepteur CCR5 comme porte d’entrée, ce qui est le cas de 50 % des gens qui vivent avec le VIH, voire moins », a aussi spécifié le docteur Timothy J. Henrich, spécialiste du Sida à l’Université de San Francisco en Californie, au New York Times.

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La plupart des personnes dotées de la mutation résistante au VIH, la mutation delta-32 dans CCR5, sont d’origine nord-européenne et ne représenteraient que 22 000 donneurs de ce type environ, selon la base de données de l’IciStem.

Les greffes de la moelle osseuse proviennent ainsi d’un donneur porteur d’une mutation de la protéine appelée CCR5, reposant à la surface de certaines cellules immunitaires. Le VIH utilise la protéine pour entrer dans ces cellules mais ne peut s’accrocher à la version mutée. Ces greffes étaient destinées à traiter les patients atteints du cancer, non du VIH. Les deux patients étaient d’ailleurs soignés pour le cancer.

« Le patient de Berlin » souffrant d’une leucémie a dû recevoir deux greffes de moelle osseuse après l’échec de la chimiothérapie. Des immunodépresseurs puissants, n’étant plus utilisés, lui ont été de même administrés. Suite à des complications sévères qu’il a endurées durant des mois, il a été plongé dans le coma artificiel et a failli mourir.

« Le patient de Londres » atteint d’un lymphome de Hodgkin n’a pas dû être soumis à cette procédure proche de la mort pour que le traitement fonctionne. Il a aussi reçu une greffe de moelle osseuse d’un donneur porteur de la mutation CCR5 en mai 2016 ainsi que des immunosuppresseurs. Or le traitement était beaucoup moins lourd, conformément aux normes en vigueur pour les patients transplantés. Il a cessé de prendre des anti-VIH en septembre 2017. Bien qu’il n’ait pas été autant malade que « le patient de Berlin » après la greffe, la méthode a conduit au même résultat. La greffe a détruit le cancer sans effets secondaires néfastes. Les cellules immunitaires greffées, maintenant résistantes au VIH, semblent avoir complètement remplacé ses cellules vulnérables.

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Les scientifiques du consortium ont analysé à plusieurs reprises son sang à la recherche de signes du virus. Ils ont décelé une indication faible de poursuite de l’infection dans l’un des 24 tests, mais ont déclaré que cela pouvait être le résultat d’une contamination de l’échantillon. Le test le plus sensible n’a trouvé aucun virus en circulation. Anticorps contre VIH étaient toujours présents dans son sang, mais leurs niveaux avaient diminué avec le temps, suivant un chemin semblable à celui observé chez « le patient de Berlin ».

La plupart des experts qui connaissent les détails s’accordent à dire que le nouveau cas semble être un remède légitime, mais certains mettent en cause sa pertinence pour le traitement du SIDA en général.

Une possibilité serait de développer des approches de thérapie génique pour éliminer le CCR5 sur les cellules immunitaires ou leurs anciennes cellules souches, selon le Dr Deeks de l’Université de San Francisco en Californie et d’autres. Résistantes au VIH, ces cellules modifiées devraient finir par éliminer le corps du virus.

En rappel, le CCR5 est la protéine que le scientifique chinois He Jiankui a prétendu avoir modifiée avec l’édition de gènes chez au moins deux enfants, dans le but de les rendre résistants au VIH. Une expérience qui a déclenché une condamnation internationale.

Des nombreux travaux se poursuivent sur des thérapies géniques mais n’ont pas encore abouti. La modification doit cibler le bon nombre de cellules au bon endroit, uniquement la moelle osseuse, et modifier seulement les gènes commandant la production de CCR5. Des équipes travaillent sur l’ensemble de ces obstacles. À terme, elles pourraient être en mesure de développer un système d’administration viral qui injecté dans l’organisme rechercherait tous les récepteurs CCR5 et les supprimerait, ou même une cellule souche de donneur résistante au VIH et pourrait être donnée à n’importe quel patient.

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Une mise en garde importante à l’égard d’une telle approche. Le patient serait toujours vulnérable à une forme de VIH, appelé X4, qui utilise une protéine différente, CXCR4, pour entrer dans les cellules.

Malgré un petit nombre de virus X4 contenu chez une personne, ils peuvent se multiplier en l’absence de concurrence de leurs cousins ​​viraux. Un cas a été signalé. Un individu transplanté d’un donneur de la mutation delta-32 qui a été touché plus tard par le virus X4. Par mesure de précaution contre X4, « le patient de Berlin » prend d’ailleurs une pilule quotidienne pour prévenir du HIV.

« Le patient de Berlin » espère que le traitement pour le « patient de Londres » sera aussi durable que le sien. « Si quelque chose est arrivé une fois dans la science médicale, cela peut arriver à nouveau. J’attendais de la compagnie depuis longtemps », a-t-il déclaré.

À ce jour, ces mêmes scientifiques suivent 38 personnes infectées par le VIH ayant reçu une greffe de moelle osseuse, dont six provenant de donneurs sans la mutation.

Mais du reste, la transplantation de moelle osseuse ne sera probablement pas une option de traitement réaliste dans un proche avenir.

De la viande artificielle bientôt dans nos assiettes ?

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Alors qu’en mai 2018, j’avais déjà évoqué dans un article « la viande du futur à base de cellules d’animaux », cet article paru le 19 novembre dernier sur le site du magazine Sciences et Avenir, écrit par Sciences et Avenir avec AFP, nous en apporte une suite sans une happy end…

Réparer les os de la tête avec les cellules souches des dents

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« Le prix de la Fondation des « Gueules cassées » 2018 a été attribué le 21 novembre au professeur Catherine Chaussain, pour ses travaux sur l’utilisation des cellules souches de la pulpe dentaire pour réparer les os de la face et du crâne. » Lise Loumé, chef d’édition au pôle digital de Sciences et Avenir, spécialiste santé.

Article écrit par Lise Loumé et paru le 22 novembre dernier sur le site Sciences et Avenir que je vous invite à consulter.

Les secrets du curcuma

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Comme je vous l’ai évoqué lundi, le curcuma est l’épice phare du moment. Ses bienfaits « miraculeux », enfin plutôt ceux de la curcumine, sa matière colorante, qu’il contient, font l’objet d’attentions particulières de la part des chercheurs.

Depuis quelques années, les scientifiques se penchent sérieusement sur cette épice. Ils y ont consacré environ 10 000 études en ayant identifié plus de 600 bienfaits pour la santé.

Entrons maintenant dans les détails afin d’en percer ses mystères…

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Effet préventif du cancer

Chaque année en France, 400 000 nouveaux cas environ de cancers apparaissent. Depuis les années 1980, ils ont plus que doublé. 50 % des hommes et 35 % des femmes seraient du reste un jour concernés par un cancer. Ces chiffres sont identiques dans tous les pays européens et aux États-Unis.

Mais en Inde, les scientifiques se sont aperçus que le taux des cancers est de 10 fois plus faible qu’en Europe. Le cancer y est même considéré comme une maladie rare. Et selon ces scientifiques, la consommation de curcuma contribuerait à ce faible taux.

Les effets anti-cancer de la curcumine se révèlent être si encourageants que beaucoup de chercheurs sont convaincus qu’elle sera bientôt prescrite contre tous les cancers.

Une étude clinique publiée en 2001 a été réalisée sur des patients présentant des lésions pré-malignes à un risque élevé de développer un cancer. Après 3 mois d’administration de curcumine, l’analyse des biopsies a mis en évidence une régression de ces lésions chez presque tous les patients. (Source : Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions »)

Au centre anti-cancer de Clermont-Ferrand, la curcumine est déjà employée dans des cas avancés des cancers du sein et de la prostate. L’oncologue Philippe Chollet estime même que « la curcumine est un agent préventif du cancer ».

Dans cette même étude, un autre essai a été mené sur 126 patients atteints d’un cancer. Celui-ci a démontré que la curcumine a des vertus « pro-apoptotiques », c’est-à-dire qu’elle stimule l’apoptose (autodestruction) des cellules cancéreuses et améliore ainsi la santé générale des patients. Plus précisément, elle va ralentir le développement des cellules cancéreuses afin d’aider l’organisme à les élimer plus facilement. (Source : Ann-Lii Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions », Anticancer Res 21, no 4B (2001): 2895–2900)

Un mécanisme moléculaire a été également observé. La protéine alpha-6-bêta-integrine, responsable de la croissance des tumeurs et de la formation des métastases dû à son effet augmenté, entraîne ainsi le cancer. Il a été démontré que la curcumine inhibe l’action de cette protéine. Les chercheurs ont constaté que la curcumine peut agir pour limiter la prolifération et la migration des cellules cancéreuses, notamment dans le cancer du sein. (Source : Zhen-Yu He et al., « Upregulation of p53 expression in patients with colorectal cancer by administration of curcumin », Cancer investigation 29, no 3 (2011): 208–213)

Il a été de même attesté que la curcumine améliore la performance des chimiothérapies, réduit leurs effets secondaires (nausée, diarrhée, fatigue, douleur, perte de poids…), aide à la meilleure qualité de vie des patients souffrant de cancers du sein, du côlon, du foie, de l’estomac, des poumons ou de leucémie. (Sources : Gianni Belcaro et al., « A controlled study of a lecithinized delivery system of curcumin (Meriva®) to alleviate the adverse effects of cancer treatment », Phytotherapy Research 28, no 3 (2014): 444–450 et Yunes Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors: A Randomized Double-Blind Placebo-Controlled Trial », Phytotherapy Research 28, no 10 (2014): 1461–1467)

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Effet contre l’arthrose

Les rhumatismes sont causés par une inflammation chronique des articulations. Il s’agit de l’arthrite, plus précisément la polyarthrite rhumatoïde qui déforme les articulations des mains.

À l’opposé, l’arthrose est une maladie produite par l’usure du cartilage des articulations. Celle-ci s’accompagne aussi de processus inflammatoires.

Réduire alors l’inflammation permet de soulager les articulations douloureuses. En cas de non-traitement, ces maladies deviennent très invalidantes. L’inflammation deviendra plus importante et s’étendra sur les autres articulations.

La curcumine est un actif très puissant ayant la capacité unique de bloquer l’enzyme qui provoque l’inflammation. Elle permet de neutraliser les mauvais effets de l’inflammation chronique. (Sources : Rao CV., « Regulation of COX and LOX by curcumin », Adv Exp Med Biol. 2007;595:213-26 et E Sikora et al., « Curcumin, inflammation, ageing and age-related diseases », Immun Ageing. 2010; 7: 1)

En 2014, une étude effectuée sur 40 personnes souffrant d’arthrose du genou a démontré qu’une consommation de 1 500 mg par jour, au lieu des 900 mg recommandés, durant 6 semaines diminuent les douleurs du genou par rapport au placebo. (Source : Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors », Phytother Res. 2014 Oct;28(10):1461-7)

Les individus ayant ingéré de la curcumine ont aussi constaté une évolution significative de leur capacité physique pour exécuter des tâches quotidiennes, notamment descendre et monter des escaliers, conduire une voiture, faire des courses, le ménage, sortir du lit…

En 2010, une autre étude pratiquée sur 50 personnes souffrant d’arthrose ont montré des résultats révélateurs. La prise quotidienne de 2 gélules de curcuma matin et soir a mis en évidence une forte diminution des marqueurs inflammatoires (CRP) et des douleurs. CRP ou Protéine C-Réactive est une protéine qui paraît dans le sang lors d’une inflammation aiguë. Son taux augmente rapidement après le début de l’inflammation. Synthétisée par le foie à la suite d’une inflammation de l’organisme, elle se manifeste dans les 6 heures suivant l’agression externe (bactérie, virus, traumatisme…) ou interne (pathologies auto-immunes, cancers…) et disparaît presque aussitôt après son élimination. La capacité de marcher sans douleur a ainsi augmenté de 245 % en seulement 3 mois. En outre, l’usage du curcuma a même permis aux malades d’économiser, car 62 % d’entre eux ont arrêté leurs médicaments classiques. Son efficacité s’avère supérieure à celle du paracétamol et comparable à celle des anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’ibuprofène par exemple. Il a été aussi démontré que la prise de curcumine réduit la dépendance au celexocib, un médicament souvent utilisé contre l’arthrose pouvant entraîner des effets secondaires sérieux.

La curcumine possède un autre avantage. Elle est parfaitement compatible avec d’autres substances naturelles efficaces contre l’arthrose. Une étude a prouvé que la curcumine peut agir en synergie avec la glucosamine pour soulager les douleurs articulaires. La glucosamine, créée naturellement par l’organisme à partir du glucose et de la glutamine (un acide aminé), joue un rôle prépondérant dans le maintien de l’intégrité du cartilage de l’ensemble des articulations. Elle permet de ralentir la dégradation des cartilages et favorise l’action lubrifiante du liquide synovial, un lubrifiant naturel des articulations. Des études cliniques ont démontré que la glucosamine permettrait également de freiner la progression de l’arthrose.

Ces résultats sont également valables pour les douleurs au niveau des hanches, épaules, mains, pieds et/ou dos.

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Effet préventif de la maladie d’Alzheimer

Tout comme le cancer, la maladie d’Alzheimer est 4 fois plus faible en Inde que dans les pays occidentaux. Une étude a attesté que les personnes consommant le plus de curcuma sont les moins touchées par cette maladie. (Source : Tze-Pin Ng et al., « Curry consumption and cognitive function in the elderly », American journal of epidemiology 164, no 9 (2006): 898–906)

Une étude de cas réalisée sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer a un stade avancé a révélé qu’un supplément de curcumine bonifiait de manière caractéristique les symptômes comportementaux. (Source : Nozomi Hishikawa et al., « Effects of turmeric on Alzheimer’s disease with behavioral and psychological symptoms of dementia », AYU (An international quarterly journal of research in Ayurveda) 33, no 4 (2012): 499).

Ce grâce à ses propriétés d’antioxydant et anti-inflammatoires protégeant les neurones. (Source : Pamela E Potter, « Curcumin: a natural substance with potential efficacy in Alzheimer’s disease », Journal of Experimental Pharmacology 5 (2 mai 2013): 23‑31, https://doi.org/10.2147/JEP.S26803)

La curcumine réduit aussi la formation des plaques amyloïdes et la formation de fibres à l’intérieur des neurones, facteurs liés à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. (Source : Fusheng Yang et al., « Curcumin inhibits formation of amyloid β oligomers and fibrils, binds plaques, and reduces amyloid in vivo », Journal of Biological Chemistry 280, no 7 (2005): 5892–5901)

Des études précliniques ont également justifié que la curcumine peut aider le cerveau à créer de nouveaux neurones, retardant ainsi le vieillissement cérébral. (Source : So Jung Kim et al., « Curcumin stimulates proliferation of embryonic neural progenitor cells and neurogenesis in the adult hippocampus », Journal of Biological Chemistry 283, no 21 (2008): 14497–14505)

Ces recherchent mobilisent beaucoup de laboratoires actuellement. Une étude clinique a donné des résultats préliminaires très prometteurs. Plusieurs autres études sont en cours afin de certifier l’efficience de la curcumine en vue de réguler l’évolution des maladies neurodégénératives, telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington ou encore la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot. (Source : Larry Baum et al., « Six-month randomized, placebo-controlled, double-blind, pilot clinical trial of curcumin in patients with Alzheimer disease », Journal of clinical psychopharmacology 28, no 1 (2008): 110–113)

La curcumine pourrait alors agir sur le système nerveux et avoir un effet préventif des maladies neurodégénératives. D’autres études encore ont observé une amélioration de l’humeur chez les personnes dépressives grâce à l’emploi de curcumine. (Sources : Jayesh Sanmukhani et al., « Efficacy and safety of curcumin in major depressive disorder: a randomized controlled trial », Phytotherapy Research 28, no 4 (2014): 579–585 et Adrian L. Lopresti et al., « Curcumin for the treatment of major depression: a randomised, double-blind, placebo controlled study », Journal of affective disorders 167 (2014): 368–375)

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Déficience du curcuma

Nous le savons désormais, la curcumine est la substance active du curcuma engendrant les bienfaits thérapeutiques prouvés par la science. Mais en rappel, la curcumine est en faible quantité dans le curcuma et mal assimilée par l’organisme.

Ces éléments limitent donc considérablement son efficacité. (Source : Jurenka J. S., « Anti-inflammatory properties of curcumin, a major constituent of Curcuma longa. A review of preclinical and clinical research », Alternative Medicine Review, vol. 14, n° 2, 2009)

Et tel qu’il l’a été mentionné dans cet article et celui de lundi, il faut un apport journalier d’au moins 900 mg de curcumine afin de pouvoir profiter de ses vertus pour la santé. En dessous de seuil minimal, la consommation de curcuma n’apporte rien à l’organisme.

C’est la raison pour laquelle certains scientifiques ont tenté d’optimiser la curcumine. Des scientifiques allemands ont récemment mis au point une méthode révolutionnaire. Une curcumine 185 fois plus puissante que celle présente dans le curcuma de base. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

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Révolution dans le curcuma

Déjà au début de ce siècle, diverses techniques ont vu le jour afin d’amplifier l’absorption de la curcumine par l’organisme :

  • La curcumine associée au poivre noir (pipérine) ;
  • La curcumine avec des huiles volatiles de curcuma ;
  • La curcumine liée à des phospholipides (lipide possédant 2 acides gras : glycérol et phosphate) ou à des phytosomes de curcuma (composé complexe d’un principe actif naturel et d’un phospholipide, principalement de la lécithine) ;
  • Les glalactomannanes (fibre végétale soluble acalorique présente dans les graines qui sert de réserve de sucre lors de la germination) de curcuma.

Des études cliniques avaient corroboré un effet bénéfique de la curcumine sur la santé en ayant utilisé jusqu’à 12 grammes par jour, équivalent à plus de 20 gélules par jour de complément alimentaire contenant de la curcumine de première génération.

En 2014, des chercheurs de l’Université de Stuttgart, Allemagne, ont élaboré un procédé révolutionnaire. Il consiste à enfermer la curcumine à l’intérieur des molécules d’acides gras. Ce qui a permis d’obtenir une nouvelle forme de curcumine 185 fois plus puissante que sa version classique. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

Cette nouvelle forme de curcumine brevetée s’appelle « NovaSol® Curcumin » et elle est actuellement la plus puissante au monde.

Le moral dans les chaussettes…

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Une copine a le moral dans les chaussettes. Comme la vie peut être parfois compliquée. Ce n’est pas non plus la bonne période de l’année pour avoir le moral au beau fixe.

Comment faire alors pour lui remonter le moral lorsque la distance nous éloigne l’une de l’autre ? Comment lui dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, qu’après le pire, il n’y a forcément que le meilleur ?

Et ce ne sont que des mots…

Ne pouvant ainsi lui être d’une grande aide, je ne peux que lui envoyer ce petit message. Message qui ne se voulait pas humoristique à l’origine. Mais vu l’énorme faute… il l’est devenu en fin de compte.

La photo qui suit a été trouvée dans la banque d’images de Google. Elle ne m’appartient donc pas. Je pense qu’elle ne doit probablement pas être soumise à des droits réservés. Or, si tel est le cas et que son auteur souhaite que je la retire de ce blog, je répondrai à sa demande sous une petite condition : « S’il vous plaît, cher auteur de cette image, corrigez la faute ! Je t’envoie… Tu m’envoies… »

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L’Afrique du Sud autorise la consommation récréative de cannabis chez soi

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De plus en plus de pays légalisent le recours au cannabis à des fins thérapeutiques. Peu sont ceux qui autorisent sa consommation à titre récréatif.

Cependant, l’Afrique du Sud vient de s’ajouter sur la liste des pays minoritaires accordant ce type de consommation.

Le 18 septembre dernier, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a rendu son verdict unanime. Un verdict historique. Dorénavant la consommation de cannabis récréatif sera possible, à condition d’être majeur et de ne le consommer que chez soi.

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La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes a été jugée « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle. Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a annoncé le juge Raymond Zondo en lisant la décision de la Cour.

De nombreux partisans de la légalisation présents au tribunal ont applaudi ce jugement.

La commercialisation reste interdite ainsi que la consommation dans les lieux publics. La Cour n’a toutefois pas précisé la quantité maximale de cannabis pouvant être cultivée ou détenue par une personne. Ce sera au Parlement, ordonné par la Cour, de rédiger un nouveau texte de loi afin de répondre à sa décision.

France : L’AP-HP a ouvert une enquête après la diffusion de vidéos choquantes sur Internet

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Les faits remontent à septembre dernier. Le jeudi 27 septembre, entre 21 heures et 22 heures, selon plusieurs témoins interrogés par le journal Libération, un jeune homme est tombé d’un immeuble situé dans le 17e arrondissement de Paris avant de s’empaler sur un poteau. L’homme est décédé de ses blessures une heure plus tard à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Une première vidéo de l’accident et une seconde à l’hôpital ont été filmées puis diffusées sur Internet. En quelques semaines, elles ont totalisé des centaines de milliers de vues et des dizaines de milliers de partages. Particulièrement choquantes, les images du drame et leur circulation sur les réseaux sociaux ont provoqué de vives réactions d’indignation. Les Hôpitaux de Paris ont décidé d’ouvrir une enquête interne pour identifier les auteurs des vidéos. Le procureur de la République a également été déféré.

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L’affaire est d’autant plus brutale que la police, le corps médical ou même les pompiers pourraient être à l’origine de la fuite de ces vidéos.

L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été saisie pour la transmission de la première vidéo de l’accident issue d’une caméra de surveillance comportant le logo de la préfecture de Paris. Ce qui supposerait que des policiers pourraient être à l’origine de la diffusion de ces images.

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a aussi ouvert une enquête concernant la seconde vidéo tournée à l’hôpital Beaujon. Celle-ci montre une salle, conjecturant un bloc opératoire, dans laquelle un homme agonisant sur une table est pris en charge par une dizaine de personnes, dont l’équipe médicale composée de trois soignants portant des masques et des gants en train de prodiguer les soins d’urgence. Un sapeur-pompier de Paris, vêtu d’un gilet de sécurité, est de même présent sur la vidéo. Filmé de près, il est occupé à extraire du corps en piteux état le poteau qu’il exhibe ensuite tel un trophée devant au moins deux autres téléphones en mode caméra de personnes filmant la scène. S’entendent alors plusieurs personnes qui s’exclament bruyamment.

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Contactée par CheckNews, le nouveau moteur de recherche géré par des journalistes du journal Libération, l’AP-HP a confirmé que cette deuxième vidéo a bien été tournée dans l’un de ses hôpitaux, en ayant indiqué ainsi qu’une enquête interne avait été ouverte. La direction de l’AP-HP prévoit de déposer une plainte au sujet de la diffusion de ces images. « On ne doit pas filmer un patient, on ne doit pas filmer à l’hôpital », a-t-elle déclaré.

L’hôpital en cause s’est avéré être effectivement celui de Beaujon de Clichy. Pour l’instant, les auteurs de ces vidéos ne sont pas encore connus.

Affaire très grave à suivre…

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale

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Ce 30 septembre, une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de Santé Sexuelle Publique (RSSP) ont demandé l’autorisation aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, jusque-là réservée aux médecins, pour réduire « les inégalités d’accès aux soins ».

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En 2017 en France, 216 700 IVG ont été pratiquées. En métropole, environ 2 sur 3 sont médicamenteuses. Les autres sont effectuées par aspiration à l’aide d’une sonde au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. L’ANSFO et le RSSP sollicitent alors que « la pratique de l’IVG instrumentale soit désormais reconnue comme une compétence des sages-femmes », à l’égal de l’IVG médicamenteuse qu’elles sont autorisées à réaliser depuis 2016. L’IVG médicamenteuse, jusqu’à la 7e semaine de grossesse, a été graduellement accordée aux médecins libéraux, centres de santé, Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) ainsi qu’aux sages-femmes depuis 2004. L’IVG instrumentale (par aspiration) reste réservée aux médecins.

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Les deux associations ont tenu à rappeler, entre autres : « Le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir entre les deux. Il est donc indispensable que la France compte suffisamment de praticien.ne.s afin de pratiquer des IVG instrumentales. Pour que le droit de choisir la méthode soit réellement effectif, il est nécessaire de former de nouveaux.elles praticien.ne.s à cette méthode et d’étendre le champ de compétence des sages-femmes en ce sens. Le déséquilibre actuel de l’offre de soins met en danger la liberté pour les femmes de choisir leur méthode d’IVG. Il s’explique notamment par les nombreux départs en retraite des médecins engagé.e.s depuis des années auprès des femmes et la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse durant les dix dernières années. »

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« Donner la compétence aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale en milieu hospitalier, en centre de santé et en centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) permet la liberté de choix de la méthode d’IVG et la réduction des inégalités d’accès aux soins sur tout le territoire et enfin la réduction des coûts engagés par la collectivité », ont-elles conclu.

Quant au quotidien Le Parisien, il a enfin précisé : « Ils bénéficient du soutien de nombreux syndicats et associations dont : l’Association des centres de régulation des naissances AP-HP (ACRNAP), l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC), le Planning familial et le Syndicat de médecine générale (SMG). »

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Pourquoi ne pas effectivement autoriser cette pratique aux sages-femmes ? En tant que femme, et à titre personnel, je partage cette intention. Bien que l’IVG soit une pratique courante aujourd’hui, elle n’en demeure pas moins une période pouvant être difficile à traverser pour la femme qui a recours à cette pratique. C’est un moment pouvant être douloureux physiquement comme psychologiquement. La femme devant subir une IVG instrumentale se sentirait peut-être plus rassurée en présence d’une sage-femme. Celle-ci n’a pas le même impact que celui d’un médecin. Pour une femme, la sage-femme à une considération autre…