Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement

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5 à 15 % des enfants âgés de moins de 15 ans sont victimes de graves violences physiques et/ou sexuelles en Occident. Il a été récemment prouvé que ces dernières augmentaient le risque de dépression et de suicide.

Des scientifiques du McGill Group for Suicide Studies ont ainsi publié leurs résultats de recherche dans le prestigieux American Journal of Psychiatry. Ils ont établi que les effets durables des expériences traumatiques subies à l’enfance étaient dus à une altération de la structure et de l’activité des cellules du cortex cingulaire antérieur, partie spéciale du cortex considérée comme la plus ancienne dans l’évolution et partie du cerveau jouant un rôle majeur dans le contrôle des émotions et de l’humeur.

L’activité optimale du cerveau est due aux neurones qui communiquent avec les cellules éloignées par leurs axones, partie allongée qui permet le passage de l’information sous forme d’impulsions électriques. Ces axones sont recouverts et protégés par la myéline, à l’image d’une gaine entourant un fil électrique. La myéline est une substance grasse de protection des fibres nerveuses formée principalement donc de lipides à 70 % et dont les couches alternent avec des couches de protides à 30 %. La constitution de ce revêtement gras a lieu au cours des vingt premières années de vie.

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Après études, les scientifiques ont découvert une diminution de l’épaisseur de la myéline chez les personnes ayant subi des maltraitances pendant leur enfance. Ils ont également constaté un défaut de production de celle-ci au niveau de l’ADN des cellules responsables de la générer et de l’entretenir.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont alors étudié de manière plus approfondie la matière blanche des personnes ayant été maltraitées au cours leur enfance. La matière blanche constitue les tissus du cerveau et de la moelle épinière composés de milliards de fibres nerveuses myélinisées. Bien que des études antérieures aient déjà fait ce lien en remarquant la présence d’anomalies significatives, les observations avaient été réalisées par IRM sur le cerveau de personnes vivantes. Il était donc impossible de connaître avec plus de précision les cellules et les molécules concernées qui étaient affectées au sein de la matière blanche. De ce fait, les scientifiques ont porté leurs travaux sur des cerveaux post-mortem. Ils ont recueilli à la Douglas-Bell Canada (Douglas-Bell Canada Brain Bank ou DBCBB) des cerveaux de trois groupes d’adultes sur lesquels ils ont prélevé des échantillons pour les comparer. Les trois groupes étaient composés de 27 individus qui se sont suicidés suite à une dépression avec des antécédents de sévices sévères, 25 qui se sont suicidés suite à une dépression mais sans antécédents et 26 psychologiquement sains. Seuls les individus maltraités durant leur enfance ont montré ces résultats.

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En conclusion, ces changements provoqués un stade précoce du développement peuvent contribuer à l’apparition de troubles dépressifs ainsi que de comportements suicidaires. Ces constats ont dès lors permis de mettre en évidence une dérégulation du traitement des émotions.

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Le « MasSpec Pen »

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Des scientifiques américains, chercheurs et ingénieurs de l’Université du Texas à Austin, ont créé une sonde manuelle de la taille d’un stylo qui détecte des cellules cancéreuses dans des tissus en quelques secondes seulement.

Actuellement, plusieurs jours sont nécessaires aux laboratoires afin de vérifier si aucune cellule cancéreuse ne subsiste dans les échantillons prélevés au cours de l’intervention chirurgicale.

Grâce à cette sonde, les chirurgiens pourront dès lors savoir rapidement si l’ensemble de la tumeur cancéreuse a bien été extrait.

En 10 secondes, cet outil ainsi baptisé MasSpec Pen est donc capable de déterminer en temps réel si la totalité de la tumeur cancéreuse a bien été enlevée après une opération chirurgicale. Car, des résidus de tissus cancéreux qui peuvent rester sont un risque de rechute pour le patient. Il permet d’extraire en douceur des molécules d’eau présentes dans les tissus en pompant un volume d’à peine 10 microlitres, soit 1/5 d’une goutte d’eau. Ces molécules sont acheminées par un tube souple vers un spectromètre qui calcule les différentes masses moléculaires dans l’échantillon et évalue la présence de cellules cancéreuses.

Suite aux résultats d’analyse sur 253 échantillons de tissus humains cancéreux et sains issus du poumon, de l’ovaire, de la thyroïde et du sein, ces scientifiques ont pu établir un profil moléculaire identifiant l’existence d’un cancer avec un taux de précision de plus de 96 %. Testée également sur des souris vivantes, cette sonde a pu localiser sans erreur la présence de cellules cancéreuses sans endommager les tissus sur lesquels ont été pris les échantillons.

Selon ces scientifiques, cette sonde pourrait être encore plus précise en étudiant un plus grand nombre d’échantillons. Il serait de même possible de l’utiliser pour diagnostiquer un éventail plus important de tumeurs dans différents types de tissus.

En parallèle, ils rappellent que la technique actuelle d’analyse employée pour définir si un tissu est sain ou cancéreux est lente et parfois inexacte. Qui plus est, il faut 30 minutes voire plus à un pathologiste pour préparer un échantillon et estimer s’il est cancéreux ou pas. Ce qui présente un risque accru d’infection et d’effets néfastes de l’anesthésie pour le patient. Aussi, l’interprétation de l’échantillon de tissu pour certains cancers est difficile et peut entraîner un niveau d’erreur dans les résultats allant de 10 à 20 %.

De son côté, le Docteur James Suliburk, chef du service de chirurgie endocrinienne à la faculté de médecine Baylor au Centre médical de Houston au Texas, ayant collaboré à ce projet précise : « Cette nouvelle technologie nous permet d’être beaucoup plus précis en sachant exactement quels tissus retirer ou laisser. […] Bien que maximiser l’ablation de la tumeur cancéreuse soit essentielle pour améliorer les chances de survie du patient, enlever trop de tissus sains peut avoir des effets néfastes étendus. »

Enfin, ces créateurs prévoient de se servir du MasSpec Pen en 2018 lors d’interventions chirurgicales pour extraire des tumeurs. En outre, ils ont déposé une demande de brevet pour cette technologie et ses applications aux États-Unis et souhaiteraient également que cette protection s’étende au niveau mondial.

L’Université Mc Gill à Montréal au Canada a présenté en juillet dernier un outil similaire, une sonde portative qui s’allume lorsqu’elle est en contact avec des cellules cancéreuses. La commercialisation est prévue dans les 5 ans à venir.

« Opération PANGEA X »

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Photo Philippe Huguen / AFP

Ce 25 septembre, Interpol a annoncé une prise record pour un montant de 51 millions $. 25 millions de médicaments contrefaits et interdits dans le monde vendus sur Internet ont été ainsi saisis. Des compléments alimentaires, pilules anti-douleur, aux traitements contre l’épilepsie ou encore les troubles de l’érection jusqu’à des produits nutritionnels ont été retrouvés parmi eux.

« La vente de produits pharmaceutiques contrefaits ou faux constitue un sujet croissant de préoccupation dans le monde car elle présente un danger pour la santé de consommateurs sans méfiance qui considèrent que les médicaments sont sans risques », a déclaré Immanuel Sam, responsable du bureau d’Interpol en Namibie.

Ce grand coup de filet est le résultat de l’opération PANGEA X lancée en 2008 contre les réseaux de vente illicites de médicaments sur Internet. Cette opération menée entre le 12 et 19 septembre dernier dans 123 pays, dont un nombre record de participations pour la première fois des pays africains, a permis 400 interpellations, 3 584 fermetures de sites et l’arrêt de plus de 3 000 publicités louant les vertus de produits pharmaceutiques.

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© Pixabay

Selon Interpol, cette opération a donné également lieu à une enquête sur la vente illégale d’équipements médicaux, comme des implants dentaires, des préservatifs, des seringues et du matériel chirurgical. Cette investigation a conduit à des saisies d’un montant de 500 000 $.

Tim Morris, le directeur exécutif pour les services de police d’Interpol, a exprimé de son côté son inquiétude sur l’augmentation alarmante des produits pharmaceutiques non autorisés ou non contrôlés sur Internet : « Cette tendance met des vies en danger. Le fait que nous assistions à de tels résultats considérables après dix années d’opérations Pangea montre que la vente en ligne de médicaments interdits constitue un défi persistant et sans cesse croissant ».

Enfin, Interpol a précisé que PANGEA X  tenait aussi à sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de l’achat de médicaments sur Internet.

Jojoba

Jojoba growing plant used in cosmetics and biofuel

Le jojoba est une plante, une espèce d’arbuste de la famille des Simmondsiacées, d’où son appellation scientifique Simmondsia chinensis.

Petite anecdote au sujet de son nom scientifique. Le botaniste Link, qui a nommé l’espèce à partir des notes du découvreur Thomas Nuttal en 1836, a confondu NCalif avec China et avait appelé l’espèce Buxus chinensis, alors qu’en réalité elle est issue du sud-ouest des États-Unis. Le terme chinensis est resté.

Cette plante buissonnante originaire donc de l’Arizona, de la Californie et du nord-ouest du Mexique, connue également sous les noms « Or du désert », « Noix de brebis », pousse dans des endroits arides en plein soleil. Son feuillage s’apparente à celui de l’olivier. Ne mesurant que 2,5 m de haut à l’état sauvage, elle possède néanmoins des racines très longues pouvant atteindre jusqu’à plus de 30 m, ce qui lui permet de puiser l’eau très profondément dans le sol.

Elle est essentiellement cultivée pour son huile, la cire contenue dans ses graines. Ces dernières, nommées aussi « amandes » ou « fèves », ont la taille de l’olive et sont récoltées en automne. De celles-ci sont ainsi extraites l’huile représentant environ 50 % de leur poids.

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L’huile de jojoba est une sorte de cire liquide, comparable au sébum, qui ne rancit pas. Non raffinée, elle est à température ambiante un liquide transparent de la couleur de l’or jaune et un léger parfum de gras s’en dégage. En revanche raffinée, elle devient incolore et inodore. Elle s’oxyde moins que les huiles de carthame, de canola (colza), d’amande ou encore de squalène (huile du foie des requins), mais plus que les huiles de ricin, de macadamia et de coco.

Elle s’est popularisée grâce aux pratiques du piercing et de l’extension des lobes, car elle favorise la cicatrisation.

Couramment utilisée pour diluer les huiles essentielles, elle est l’ingrédient principal des produits cosmétiques, les soins de la peau et des cheveux. Elle sert de produit démaquillant, notamment pour enlever le khôl. Elle est appréciée en huile de massage, de par sa facilité de pénétration dans la peau et sa sensation de non gras. Elle détient des vertus exceptionnellement hydratantes.

Utilisée encore comme fongicide (élimine ou limite le développement des champignons parasites des végétaux), particulièrement contre le mildiou, elle est comestible, sans calorie, et difficilement digeste, l’huile qui passe par les intestins sans transformation peut causer la stéatorrhée, quantité anormalement élevée des graisses (lipides) dans les selles, diarrhée avec selles grasses.

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Elle remplace l’huile de baleine. L’interdiction de l’importation de l’huile de baleine aux États-Unis au début des années 70 a conduit à la découverte de l’huile de jojoba et son efficacité supérieure à l’huile de spermaceti, substance blanche présente dans la tête de certains cétacés (cachalot, l’hyperoodon), appelée plus communément le blanc de baleine.

Elle est de même mise à profit pour la lubrification des moteurs et l’alimentation des lampes pour l’éclairage.

Enfin, le jojoba a été étudié en tant que carburant biodiesel (ou biogazole, une énergie renouvelable exploitée comme alternative au carburant pour moteur diesel classique, le gazole ou pétrodiesel) bon marché et durable.

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Aloe vera

Aloe Vera

L’Aloe vera ou aloès de la Barbade est une plante, espèce d’aloès, genre Aloe, d’origine hypothétique. Elle est néanmoins cultivée de longue date en région méditerranéenne, en Afrique du Nord, aux Îles Canaries et au Cap vert. Utilisée depuis l’Antiquité, elle a été introduite dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, puis d’Asie, notamment Inde et Chine, après le Xe siècle et d’Amérique, spécifiquement sans le sud des États-Unis et Amérique du Sud, après le XVIIe. Aujourd’hui, le gel d’aloès entre essentiellement dans la composition des cosmétiques et boissons.

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Histoire

On suppose que l’aloès est issu d’Égypte ou du Moyen-Orient et les Espagnols auraient apporté les premiers plans d’aloès en Amérique. La plante a été acclimatée puis cultivée un peu partout dans le monde. Elle est également une plante d’intérieure.

De 1750 avant notre ère (antique Mésopotamie) à la Grèce des débuts de l’ère chrétienne, en passant par l’époque des pharaons d’Égypte, le gel d’aloès était réputé pour ses vertus contre les infections de la peau et son latex pour ses propriétés laxatives.

En 1820, la pharmacopée officielle des États-Unis évoque les propriétés laxatives de l’aloès ; il sert aux diverses préparations pharmaceutiques décrites en détail.

En 1935, le gel est utilisé par des médecins afin de soigner les brûlures provoquées par les rayons X. Il entre alors dans le domaine des cosmétiques et dermatologiques.

Près de 15 espèces d’aloès détiennent des propriétés médicinales, dont l’Aloe barbadensis. Les plus courantes sont l’Aloe arborescens, bien connu au Japon, Portugal et Brésil, l’Aloe succotrina, l’Aloe curaçao, l’Aloe capiensis et l’Aloe ferox, servant à la fabrication des extraits à base de latex (aloès pharmaceutique) et dont le gel est aussi utilisé.

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Composition

L’aloès produit 2 substances très différentes autant par leur aspect que par leurs vertus thérapeutiques.

Le latex est la sève jaune et amère se trouvant dans les minuscules canaux de l’écorce, la couche externe des feuilles. Il contient 20 à 40 % d’anthranoïdes, principalement l’aloïne, qui sont des molécules aux effets laxatifs puissants. Il peut être irritant pour la peau et les muqueuses.

Le gel est le composé d’un mucilage (substance visqueuse) clair présent à l’intérieur des grosses feuilles. Il concentre des propriétés fortement émollientes (amollit et adoucit les tissus) et est ainsi largement employé en cosmétologie et dermatologie. Il peut également être pris par voie interne sous forme de gélules ou jus, dont la boisson doit comprendre au moins 50 % de gel.

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Propriétés

  • Soulage la constipation occasionnelle
  • Apaise la colite ulcéreuse
  • Traite l’herpès génital
  • Diminue le risque de douleur associée au lichen plan (maladie auto-immune qui se manifeste par des lésions cutanées et sur les muqueuses)
  • Soigne le psoriasis, les lésions, infections et inflammations de la peau.
  • Accélère le processus de guérison des brûlures du 1er et 2e degré
  • Traite la dermite causée par la radiothérapie
  • Réduit la plaque dentaire
  • Abaisse le taux de glucose chez les diabétiques

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Utilisations

Le gel s’applique plusieurs fois par jour directement sur les parties touchées, en cas d’herpès génital, lichen plan, lésions cutanées légères, brûlures, engelures, etc. Et en cas de diabète, bien que l’efficacité hypoglycémiante du gel ne soit pas clairement établie, il est toutefois conseillé habituellement de prendre 1 c. à soupe 2 fois par jour avant les repas.

Le latex s’utilise en cas de constipation uniquement aiguë et ponctuelle. Il ne doit surtout pas être employé continuellement, car l’effet laxatif puissant peut nuire à des doses variables selon les personnes. Il est recommandé d’ingérer 50 à 200 mg de latex le soir au coucher.

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Ceci n’est qu’un résumé partiel des vertus de l’Aloe vera. Il possède de nombreux autres bienfaits, comme pour le traitement de l’inflammation du cuir chevelu, des aphtes, de la gingivite, de la gale…

Cependant, pour les personnes sujettes à des troubles caractéristiques plus importants ou des affections similaires à plus forte densité, il est préférable de demander l’avis d’un médecin plutôt que de pratiquer l’automédication.

France : l’interdiction de la vente en libre-service de pesticides non respectée

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En janvier 2017, une loi interdisant la vente en libre-service de pesticides est entrée en vigueur.

Pourtant, une enquête réalisée par l’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), publiée le 11 juillet dernier, a révélé que plus de 4 enseignes sur 10 ne respectent pas la loi.

Durant 2 mois, de la fin mars à la fin mai, l’association s’est déplacée dans 158 magasins, dont 79 % spécialisés et 21 % grandes surfaces ayant un espace jardinerie. Elle a alors établi que 44 % des enseignes visitées, dont 49 % dans la grande distribution et 30 % des magasins spécialisés, « sont en infraction avec la réglementation puisqu’elles proposent à la vente, dans leurs espaces libre-service, des produits dangereux qui ne devraient être vendus que par un vendeur spécifiquement formé ». Concernant les points de vente ayant mis en place un espace dédié à la présentation des pesticides dangereux, comme le prévoit la loi, dans 36 % des cas le conseil devant être obligatoirement donné par un vendeur est inexistant ou incomplet. Elle a ajouté : « De plus, en consultant des sites sur Internet, nous avons constaté que des plate-formes de vente en ligne permettaient l’achat de pesticides chimiques les plus à risque sans délivrance de conseils ».

Face à ce constat relativement alarmant, la CLCV sollicite les pouvoirs publics à réagir. Elle demande :

  • le renforcement des contrôles,
  • la suppression des espaces libre-service avec au minimum une mise sous clé obligatoire de tous les pesticides,
  • l’engagement des distributeurs de retirer de leurs rayons les pesticides dangereux avant l’interdiction prévue en 2019, date à laquelle la vente de ces produits doit être totalement interdite aux particuliers,
  • la mise en place de formation pour les vendeurs afin que le consommateur puisse être parfaitement renseigné.

À suivre…

L’arnaque de l’ « électrophotonique »

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Georges Vieilledent, PDG de la société Électrophotonique Ingénierie, prétend dépister la maladie de Lyme avec une photographie des doigts du patient – Photo de Sciences et Avenir

La machine d’ « électrophotonique » ou de « captations photoniques », consistant à l’analyse de photos insolites révélant un « halo » qui entoure le bout des doigts des patients, a été créée par la société Électrophotonique Ingénierie à Brens dans le Tarn. Son PDG, Georges Vieilledent, affirme dépister la maladie de Lyme en autres.

Or, les résultats du test sur cette machine sont très controversés. Ils ne sont pas certifiés scientifiquement. Ils sont non officiels.

Le magazine Sciences et Avenir a enquêté de manière approfondie sur cette méthode qui pourrait s’avérer frauduleuse.

Le journaliste scientifique Olivier Hertel de ce magazine a d’ailleurs expliqué dans son article : « Avec près de 70 symptômes possibles, en outre peu spécifiques, le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à poser. Ce, d’autant plus que l’efficacité des deux tests de dépistages officiels (Elisa et Western Blot) est très contestée. Ces tests sont en effet menés sur des échantillons de sang. Or Borrelia, la bactérie responsable de l’infection, s’y trouve très rarement. En outre, les tests sur le marché détectent plusieurs espèces de Borrelia… mais pas toutes. Ils ignorent aussi les autres pathogènes transmis par les tiques et impliqués dans la maladie, comme la bactérie Bartonnella ou encore des rickettsies et le parasite Babesia. Dans le cadre du « plan Lyme », lancé en 2016 par le ministre de la Santé, de nouveaux protocoles de diagnostics et de soins devraient être recommandés d’ici à la fin de l’année. »

En plus du fait que le PDG prétend que « la présence ou l’absence de lumière sur certaines zones de ce halo sont révélatrices de la présence de la bactérie dans le corps », c’est-à-dire que le pouce indiquerait le microbe présent dans le cerveau et l’index serait en lien direct avec le rectum, sa société facture tout de même cet examen 250 €. Le PDG atteste aussi que cette technique liée à un traitement d’électrothérapie procuré par un appareil appelé Vital Harmony (délivrant des micro-courants par deux électrodes tenues en main par le patient) dépiste presque 100 % des patients atteints de la maladie de Lyme. À noter que cet appareil est conçu lui aussi comme par hasard par la société de ce Monsieur et vendu aux malades à 700 € environ.

De surcroît, Georges Vieilledent n’est pas seul dans cette histoire. Fin 2015, ce dernier lance une étude, toujours en cours, auprès de quelques 400 malades, sous le contrôle du Pr Christian Perronne (CHU de Garches dans les Hauts-de-Seine) et du Dr Raouf Ghozzi (centre hospitalier de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées). Ces médecins sont réputés auprès des malades de Lyme. Ils ont été parmi les premiers à aller au-delà des résultats négatifs des tests officiels et ont administré de longues cures d’antibiotiques, procédé qui fournit de meilleurs résultats actuellement.

Cependant, leur collaboration ainsi que leur soutien à cette étude d’ « électrophotonique » sont sérieusement remis en cause.

Grâce à un visionnage des conférences publiques tenues par le PDG, les enquêteurs ont noté de sérieux dérapages. Georges Vieilledent atteste que « le Vital Harmony est au moins aussi bon les cures d’antibiotiques […] son traitement est efficace à 100 % contre la sclérose en plaques, il détruit tous les pathogènes et devrait bientôt remplacer les injections d’insuline des diabétiques et les chimiothérapies des cancéreux. »

Ces enregistrements ont été par la suite montrés aux deux médecins appuyant ce projet. Ils ont alors répondu de pas être au courant de ces propos : « Nous avions effectivement des doutes sur la machine de dépistage. Mais, concernant le Vital Harmony, nous nous sommes fiés à la parole des patients qui nous ont rapporté une amélioration de leurs symptômes. Ces retours étaient positifs pour plus de 30 % d’entre eux, soit un effet supérieur à ce que l’on accorde au placebo. C’est ce qui nous a poussé à accepter de superviser cette étude. »

À cette déclaration, Nicolas Pinsault, chercheur au laboratoire Techniques de l’ingénierie médicale et de la complexité de l’Université Grenoble-Alpes a rétorqué : « Cette règle des 30 % n’existe pas. L’effet placebo est présent chez 100 % des personnes testées puisqu’il est lié au fait de recevoir un traitement, que celui-ci soit efficace ou pas. Même lorsque l’on teste un « vrai » médicament, une partie de ses effets est due à la molécule active, mais une autre au placebo. » À laquelle, Olivier Hertel a ajouté : « D’où l’importance dans un essai clinique de toujours comparer le traitement à un placebo, ce qui n’est pas le cas dans l’étude menée par la société de Georges Vieilledent. Il serait donc impossible de déterminer si le Vital Harmony est plus efficace… qu’un granule de sucre. Et à y regarder de près, les allégations d’Électrophotonique Ingénierie ne relèvent aucunement de la science ». Avis que partage Jérôme Kaparian, physicien spécialiste de l’ « effet couronne » à l’Université de Genève en Suisse : « Ces images ne sont pas reproductibles et ne veulent rien dire, car le phénomène est trop sensible. Un changement infime de la pression du doigt sur l’électrode, de sa température, de l’humidité à sa surface… sont autant de facteurs qui modifient le halo capturé sur l’image. »

L’enquête a également mis en lumière que cette idée de lier l’effet couronne et diagnostic n’était pas récente, comme l’a souligné le journaliste scientifique : « Déjà, dans les années 1970, cette pratique était en vogue dans le milieu de la parapsychologie sous le nom de « photographies Kirlian » à partir desquelles certains prétendaient lire « l’état énergétique » des personnes dans ce qu’ils appelaient alors l’ « aura ». Si Georges Vieilledent préfère aujourd’hui le terme plus « scientifique » de « captations photoniques », l’idée demeure la même. D’ailleurs, le concepteur de sa machine, Raymond Herren, ingénieur du CNRS du laboratoire de Chimie physique de l’université Paris-Sud (Orsay, Essonne), avait déjà élaboré des années plus tôt des machines du même genre pour un certain Georges Hadjopoulos. Ce dernier, véritable « pionnier de l’électrophotonique », se disait spécialiste de l’interprétation thérapeutique des photos Kirlian. L’ingénieur du CNRS ne s’est pas contenté de mettre ses compétences au service du dit Hadjopoulos. Il en a cautionné les dérives en cosignant avec lui et le dentiste suisse Nicolas Stelling l’ouvrage intitulé « Établir  un bilan bioénergétique » dans lequel, déjà, des photographies Kirlian de doigts et d’orteils permettaient de « dépister » leucémie, cancer du sein, autisme ou schizophrénie… »

Concernant le Vital Harmony, cet appareil aussi créé par l’ingénieur du CNRS rappelle étrangement celui conçu dans les années 20 par l’Américain Royal Raymond Rife, lequel soignait soi-disant quasiment tous les maux par la variation de fréquence de champs électriques. Mais aucune preuve n’a fait l’objet de la moindre publication dans une revue scientifique.

Quoi qu’il soit, ce qui ressort en tous cas de cette étude « fantasmagorique » est l’argent récupéré par la société. Car, bien que les 400 patients qui participent encore à l’étude ont eu leur examen de 250 € offert, la plupart ont acheté la machine à 700 € à peu près. Ce qui représente un gain éventuel d’environ 200 000 €.

À lire également dans le même article les notes : « ANTISEPTIQUE F84. Un essai clinique sur l’homme réalisé en toute illégalité » et « ANALYSES DE SANG. Le test non validé du professeur Montagnier »

Les laits que l’on ne doit pas donner à un bébé !

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En rappel, juin 2014, le petit Lucas seulement âgé de 7 mois est décédé dans un hôpital de Belgique de malnutrition et de déshydratation aggravées. Il ne pesait que 4,3 kg.

Une carence très importante en protéines, en minéraux et en vitamines a causé la mort du nourrisson. Suite à l’étude du mode d’alimentation de l’enfant donné par ses parents, les médecins ont constaté que le bébé avait été nourri au sein pendant ses 3 premiers mois et reçut ensuite une alimentation uniquement composée de laits végétaux. Le lait de riz, le lait d’avoine, le lait de riz, le lait de sarrasin, le lait de quinoa, etc. constituèrent l’essentiel de sa nutrition.

Les parents végétariens et tenanciers d’un magasin bio en Belgique avaient présumé que leur bébé avait une intolérance au gluten et au lactose sans qu’aucun médecin ne fut consulté afin de confirmer ou d’infirmer ce diagnostic personnel.

Bien que la défense ait demandé l’acquittement pour ce motif  « que les parents n’avaient pas souhaité la mort de leur enfant et qu’ils n’avaient jamais réalisé que la situation était préoccupante ou alarmante » et que le ministère public ait requis 18 mois de prison pour « refus délibéré de nourriture », en juin 2017, le tribunal condamna les parents à 6 mois de prison avec sursis.

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Malheureusement ce cas est loin d’être unique. De plus en plus, des parents végétaliens, végétariens, végans ou encore simplement suspicieux du lait d’origine bovine imposent à leur bébé leur mode de vie alimentaire.

Devant une recrudescence d’hospitalisations de nourrissons présentant d’importantes carences, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a réalisé rapidement une enquête détaillée sur l’utilisation des laits dans l’alimentation des bébés.

Le résultat est incontestable. Les laits végétaux tels que de soja, riz, amande, châtaigne, quinoa, etc. ainsi que les laits d’origine non bovine comme de chèvre, brebis, ânesse, etc., sont mauvais pour les enfants de moins de 1 an, car ils ne couvrent absolument pas leurs besoins nutritionnels vitaux. Ils provoquent même des déséquilibres avancés au point de conduire l’enfant jusqu’à la mort.

Les laits d’animaux d’origine non bovine sont dangereux car trop riches en protéines. Le lait de chèvre spécifiquement peut créer de lourdes allergies. Quant aux laits végétaux, ils sont aussi néfastes, car par opposition, ils sont très pauvres en protéines, minéraux, calcium, acides gras essentiels et peuvent ainsi entraîner des carences.

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Dans les cas d’enfants allergiques ou intolérants aux protéines de lait de vache, il existe en pharmacie des produits spécifiques afin de répondre à leurs besoins nutritionnels nécessaires à leur croissance. Des laits infantiles sont spécialement conçus à base de protéines végétales ou encore d’hydrolysats de protéines de riz, par exemple et n’ayant absolument aucun lien avec le lait de riz.

En conclusion, le lait étant l’aliment de base d’un nourrisson, la seule règle à respecter est de le nourrir de 0 à 3 ans uniquement avec du lait maternel ou infantile, puis du lait de croissance afin de couvrir ses besoins en nutriments. En cas de soupçon d’allergie ou d’intolérance aux protéines de lait de vache, il faut bien évidemment se référer à l’avis d’un médecin ou d’un pédiatre et surtout pas auto-diagnostiquer au risque de mettre la vie de l’enfant en danger.

Yémen : épidémie de choléra

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Photo d’Abduljabbar Zeyad / Reuters – 9 septembre 2016

Après une première épidémie de choléra l’année dernière, celle-ci est revenue au Yémen depuis avril dernier. Ce pays comptant 27 millions d’habitants très pauvres est déchiré par une guerre qui a débuté en 2014.

Cette guerre oppose le gouvernement actuel soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite aux rebelles Houthis, alliés aux fidèles de l’armée de l’ancien Président Ali Abdallah Saleh et accusés de lien avec l’Iran.

Ce conflit complique non seulement les livraisons de médicaments ainsi que la venue de l’aide humanitaire internationale, mais prive également des millions de Yéménites d’eau potable, dont ce facteur favorise bien évidemment la propagation du choléra.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million. L’épidémie a déjà provoqué la mort d’environ 2 000 personnes depuis fin avril. Selon l’ONU, 503 484 cas suspects et 1 975 décès ont été enregistrés dans le pays. Plus du quart des morts ainsi que plus de 41 malades sont des enfants.

Bien que selon les derniers relevés de l’OMS l’épidémie semble être en régression depuis juillet, elle continue de toucher près de 5 000 personnes par jour.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rapporté dans un communiqué : « Le personnel de santé au Yémen travaille dans des conditions impossibles. Des milliers de personnes sont malades, mais il n’y a pas suffisamment d’hôpitaux, de médicaments, d’eau potable. » Il a de même appelé les parties concernées au conflit de trouver d’urgence une véritable solution politique, en déclarant : « Les Yéménites ne peuvent plus supporter cette situation plus longtemps. Ils ont besoin de paix pour reconstruire leur vie et leur pays. »

Il est aussi estimé que plus de 99 % des individus souffrant de choléra peuvent survivre à condition d’avoir accès aux services de santé. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour plus de 15 millions de Yéménites qui n’ont même pas accès aux soins de base.

En parallèle, cette guerre a déjà causé plus de 8 300 morts au Yémen depuis mars 2015.

Enfin, je vous invite à lire ce texte poignant écrit par Shireen Al-Adeimi (@ shireen818) et publié sur Twitter le 11 août dernier : « La guerre au Yémen n’est-elle rien d’autre qu’un spectacle sportif ? »

Un cocktail explosif !

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Coucou les amis ! Me revoilà parmi vous en chair et en os ! Enfin, virtuellement plutôt pour vous ! Peu importe, en tout cas, prête à attaquer cette seconde quinzaine d’août !

Hé oui, déjà ! Demain, ce sera le 15 août ! Mais les vacances ne sont pas encore finies !

Alors, afin de poursuivre cette belle période estivale, je vais vous présenter un cocktail plus qu’explosif pour le meilleur de notre santé. Après tout, les vacances riment certes avec détente, farniente, un peu de laisser-aller nutritif, mais elles peuvent aussi allier tonus et bienfaits pour notre petit organisme.

Tous les bons vivants le savent bien, quand c’est les vacances, on a tendance à se lâcher un peu, voire même beaucoup, sans franchement faire attention aux calories que nous ingérons. Bah oui ! Il faut être honnête. Lorsque nous allons dans une région familiale qui propose de la bonne charcuterie du terroir, la vraie, pas celle des supermarchés, du bon confit de canard, de l’aligot, des tripous, etc., tout ça accompagné de bons vins, on ne résiste pas !

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Mais après… Il n’y a pas que la balance qui pleure !

Donc, pour compenser ces excès et nous permettre de signer un traité de paix avec notre organisme, il existe une méthode relativement radicale : l’association du pamplemousse et de l’épinard.

Comme vous le savez déjà aussi, le pamplemousse est le fruit par excellence de fraîcheur, de saveur, de vitamines et bien sûr l’un des meilleurs gardiens de notre ligne. Source de vitamines A, B1, B3 et C, notamment, il est peu calorique.

L’épinard également peu calorique est un autre atout majeur. Bien que sa réputation à la Popeye d’être riche en fer, ce qui est absolument faux, puisqu’il en contient 20 fois moins que la viande, il possède bien d’autres vertus pour la santé.

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Ces deux aliments sont non seulement des alliés minceur, mais concoctés ensemble, ils représentent aussi un véritable cocktail Molotov ! Grâce à leurs puissants pouvoirs anti-oxydants, leur association s’avère plus efficace. Ils se multiplient pour la santé de notre cœur, nos yeux, notre peau, l’aide à la régénération cellulaire… Ces deux aliments sont tout autant de bons antidépresseurs naturels, de régulateurs pour la tension artérielle comme oculaire et détoxifient…

Cependant, ils ne sont pas des produits miracles. Ils ne doivent pas être qu’une base nutritive, mais une alimentation complémentaire.

Vous pouvez ainsi les incorporer dans une salade avec des morceaux de blancs de poulet, du surimi ou des crevettes, par exemple. Vous pouvez de même les préparer en cocktail en les associant avec du lait de coco ou de la banane, par exemple, afin de casser l’acidité et l’amertume.

Enfin, vous pouvez réaliser de nombreuses recettes avec ces deux parfaits compagnons qui se marient pratiquement avec tous les aliments, viandes, poissons, légumes…

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Je vous retrouve la semaine prochaine et vous souhaite une bonne dégustation !