Les secrets du curcuma

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Comme je vous l’ai évoqué lundi, le curcuma est l’épice phare du moment. Ses bienfaits « miraculeux », enfin plutôt ceux de la curcumine, sa matière colorante, qu’il contient, font l’objet d’attentions particulières de la part des chercheurs.

Depuis quelques années, les scientifiques se penchent sérieusement sur cette épice. Ils y ont consacré environ 10 000 études en ayant identifié plus de 600 bienfaits pour la santé.

Entrons maintenant dans les détails afin d’en percer ses mystères…

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Effet préventif du cancer

Chaque année en France, 400 000 nouveaux cas environ de cancers apparaissent. Depuis les années 1980, ils ont plus que doublé. 50 % des hommes et 35 % des femmes seraient du reste un jour concernés par un cancer. Ces chiffres sont identiques dans tous les pays européens et aux États-Unis.

Mais en Inde, les scientifiques se sont aperçus que le taux des cancers est de 10 fois plus faible qu’en Europe. Le cancer y est même considéré comme une maladie rare. Et selon ces scientifiques, la consommation de curcuma contribuerait à ce faible taux.

Les effets anti-cancer de la curcumine se révèlent être si encourageants que beaucoup de chercheurs sont convaincus qu’elle sera bientôt prescrite contre tous les cancers.

Une étude clinique publiée en 2001 a été réalisée sur des patients présentant des lésions pré-malignes à un risque élevé de développer un cancer. Après 3 mois d’administration de curcumine, l’analyse des biopsies a mis en évidence une régression de ces lésions chez presque tous les patients. (Source : Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions »)

Au centre anti-cancer de Clermont-Ferrand, la curcumine est déjà employée dans des cas avancés des cancers du sein et de la prostate. L’oncologue Philippe Chollet estime même que « la curcumine est un agent préventif du cancer ».

Dans cette même étude, un autre essai a été mené sur 126 patients atteints d’un cancer. Celui-ci a démontré que la curcumine a des vertus « pro-apoptotiques », c’est-à-dire qu’elle stimule l’apoptose (autodestruction) des cellules cancéreuses et améliore ainsi la santé générale des patients. Plus précisément, elle va ralentir le développement des cellules cancéreuses afin d’aider l’organisme à les élimer plus facilement. (Source : Ann-Lii Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions », Anticancer Res 21, no 4B (2001): 2895–2900)

Un mécanisme moléculaire a été également observé. La protéine alpha-6-bêta-integrine, responsable de la croissance des tumeurs et de la formation des métastases dû à son effet augmenté, entraîne ainsi le cancer. Il a été démontré que la curcumine inhibe l’action de cette protéine. Les chercheurs ont constaté que la curcumine peut agir pour limiter la prolifération et la migration des cellules cancéreuses, notamment dans le cancer du sein. (Source : Zhen-Yu He et al., « Upregulation of p53 expression in patients with colorectal cancer by administration of curcumin », Cancer investigation 29, no 3 (2011): 208–213)

Il a été de même attesté que la curcumine améliore la performance des chimiothérapies, réduit leurs effets secondaires (nausée, diarrhée, fatigue, douleur, perte de poids…), aide à la meilleure qualité de vie des patients souffrant de cancers du sein, du côlon, du foie, de l’estomac, des poumons ou de leucémie. (Sources : Gianni Belcaro et al., « A controlled study of a lecithinized delivery system of curcumin (Meriva®) to alleviate the adverse effects of cancer treatment », Phytotherapy Research 28, no 3 (2014): 444–450 et Yunes Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors: A Randomized Double-Blind Placebo-Controlled Trial », Phytotherapy Research 28, no 10 (2014): 1461–1467)

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Effet contre l’arthrose

Les rhumatismes sont causés par une inflammation chronique des articulations. Il s’agit de l’arthrite, plus précisément la polyarthrite rhumatoïde qui déforme les articulations des mains.

À l’opposé, l’arthrose est une maladie produite par l’usure du cartilage des articulations. Celle-ci s’accompagne aussi de processus inflammatoires.

Réduire alors l’inflammation permet de soulager les articulations douloureuses. En cas de non-traitement, ces maladies deviennent très invalidantes. L’inflammation deviendra plus importante et s’étendra sur les autres articulations.

La curcumine est un actif très puissant ayant la capacité unique de bloquer l’enzyme qui provoque l’inflammation. Elle permet de neutraliser les mauvais effets de l’inflammation chronique. (Sources : Rao CV., « Regulation of COX and LOX by curcumin », Adv Exp Med Biol. 2007;595:213-26 et E Sikora et al., « Curcumin, inflammation, ageing and age-related diseases », Immun Ageing. 2010; 7: 1)

En 2014, une étude effectuée sur 40 personnes souffrant d’arthrose du genou a démontré qu’une consommation de 1 500 mg par jour, au lieu des 900 mg recommandés, durant 6 semaines diminuent les douleurs du genou par rapport au placebo. (Source : Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors », Phytother Res. 2014 Oct;28(10):1461-7)

Les individus ayant ingéré de la curcumine ont aussi constaté une évolution significative de leur capacité physique pour exécuter des tâches quotidiennes, notamment descendre et monter des escaliers, conduire une voiture, faire des courses, le ménage, sortir du lit…

En 2010, une autre étude pratiquée sur 50 personnes souffrant d’arthrose ont montré des résultats révélateurs. La prise quotidienne de 2 gélules de curcuma matin et soir a mis en évidence une forte diminution des marqueurs inflammatoires (CRP) et des douleurs. CRP ou Protéine C-Réactive est une protéine qui paraît dans le sang lors d’une inflammation aiguë. Son taux augmente rapidement après le début de l’inflammation. Synthétisée par le foie à la suite d’une inflammation de l’organisme, elle se manifeste dans les 6 heures suivant l’agression externe (bactérie, virus, traumatisme…) ou interne (pathologies auto-immunes, cancers…) et disparaît presque aussitôt après son élimination. La capacité de marcher sans douleur a ainsi augmenté de 245 % en seulement 3 mois. En outre, l’usage du curcuma a même permis aux malades d’économiser, car 62 % d’entre eux ont arrêté leurs médicaments classiques. Son efficacité s’avère supérieure à celle du paracétamol et comparable à celle des anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’ibuprofène par exemple. Il a été aussi démontré que la prise de curcumine réduit la dépendance au celexocib, un médicament souvent utilisé contre l’arthrose pouvant entraîner des effets secondaires sérieux.

La curcumine possède un autre avantage. Elle est parfaitement compatible avec d’autres substances naturelles efficaces contre l’arthrose. Une étude a prouvé que la curcumine peut agir en synergie avec la glucosamine pour soulager les douleurs articulaires. La glucosamine, créée naturellement par l’organisme à partir du glucose et de la glutamine (un acide aminé), joue un rôle prépondérant dans le maintien de l’intégrité du cartilage de l’ensemble des articulations. Elle permet de ralentir la dégradation des cartilages et favorise l’action lubrifiante du liquide synovial, un lubrifiant naturel des articulations. Des études cliniques ont démontré que la glucosamine permettrait également de freiner la progression de l’arthrose.

Ces résultats sont également valables pour les douleurs au niveau des hanches, épaules, mains, pieds et/ou dos.

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Effet préventif de la maladie d’Alzheimer

Tout comme le cancer, la maladie d’Alzheimer est 4 fois plus faible en Inde que dans les pays occidentaux. Une étude a attesté que les personnes consommant le plus de curcuma sont les moins touchées par cette maladie. (Source : Tze-Pin Ng et al., « Curry consumption and cognitive function in the elderly », American journal of epidemiology 164, no 9 (2006): 898–906)

Une étude de cas réalisée sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer a un stade avancé a révélé qu’un supplément de curcumine bonifiait de manière caractéristique les symptômes comportementaux. (Source : Nozomi Hishikawa et al., « Effects of turmeric on Alzheimer’s disease with behavioral and psychological symptoms of dementia », AYU (An international quarterly journal of research in Ayurveda) 33, no 4 (2012): 499).

Ce grâce à ses propriétés d’antioxydant et anti-inflammatoires protégeant les neurones. (Source : Pamela E Potter, « Curcumin: a natural substance with potential efficacy in Alzheimer’s disease », Journal of Experimental Pharmacology 5 (2 mai 2013): 23‑31, https://doi.org/10.2147/JEP.S26803)

La curcumine réduit aussi la formation des plaques amyloïdes et la formation de fibres à l’intérieur des neurones, facteurs liés à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. (Source : Fusheng Yang et al., « Curcumin inhibits formation of amyloid β oligomers and fibrils, binds plaques, and reduces amyloid in vivo », Journal of Biological Chemistry 280, no 7 (2005): 5892–5901)

Des études précliniques ont également justifié que la curcumine peut aider le cerveau à créer de nouveaux neurones, retardant ainsi le vieillissement cérébral. (Source : So Jung Kim et al., « Curcumin stimulates proliferation of embryonic neural progenitor cells and neurogenesis in the adult hippocampus », Journal of Biological Chemistry 283, no 21 (2008): 14497–14505)

Ces recherchent mobilisent beaucoup de laboratoires actuellement. Une étude clinique a donné des résultats préliminaires très prometteurs. Plusieurs autres études sont en cours afin de certifier l’efficience de la curcumine en vue de réguler l’évolution des maladies neurodégénératives, telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington ou encore la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot. (Source : Larry Baum et al., « Six-month randomized, placebo-controlled, double-blind, pilot clinical trial of curcumin in patients with Alzheimer disease », Journal of clinical psychopharmacology 28, no 1 (2008): 110–113)

La curcumine pourrait alors agir sur le système nerveux et avoir un effet préventif des maladies neurodégénératives. D’autres études encore ont observé une amélioration de l’humeur chez les personnes dépressives grâce à l’emploi de curcumine. (Sources : Jayesh Sanmukhani et al., « Efficacy and safety of curcumin in major depressive disorder: a randomized controlled trial », Phytotherapy Research 28, no 4 (2014): 579–585 et Adrian L. Lopresti et al., « Curcumin for the treatment of major depression: a randomised, double-blind, placebo controlled study », Journal of affective disorders 167 (2014): 368–375)

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Déficience du curcuma

Nous le savons désormais, la curcumine est la substance active du curcuma engendrant les bienfaits thérapeutiques prouvés par la science. Mais en rappel, la curcumine est en faible quantité dans le curcuma et mal assimilée par l’organisme.

Ces éléments limitent donc considérablement son efficacité. (Source : Jurenka J. S., « Anti-inflammatory properties of curcumin, a major constituent of Curcuma longa. A review of preclinical and clinical research », Alternative Medicine Review, vol. 14, n° 2, 2009)

Et tel qu’il l’a été mentionné dans cet article et celui de lundi, il faut un apport journalier d’au moins 900 mg de curcumine afin de pouvoir profiter de ses vertus pour la santé. En dessous de seuil minimal, la consommation de curcuma n’apporte rien à l’organisme.

C’est la raison pour laquelle certains scientifiques ont tenté d’optimiser la curcumine. Des scientifiques allemands ont récemment mis au point une méthode révolutionnaire. Une curcumine 185 fois plus puissante que celle présente dans le curcuma de base. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

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Révolution dans le curcuma

Déjà au début de ce siècle, diverses techniques ont vu le jour afin d’amplifier l’absorption de la curcumine par l’organisme :

  • La curcumine associée au poivre noir (pipérine) ;
  • La curcumine avec des huiles volatiles de curcuma ;
  • La curcumine liée à des phospholipides (lipide possédant 2 acides gras : glycérol et phosphate) ou à des phytosomes de curcuma (composé complexe d’un principe actif naturel et d’un phospholipide, principalement de la lécithine) ;
  • Les glalactomannanes (fibre végétale soluble acalorique présente dans les graines qui sert de réserve de sucre lors de la germination) de curcuma.

Des études cliniques avaient corroboré un effet bénéfique de la curcumine sur la santé en ayant utilisé jusqu’à 12 grammes par jour, équivalent à plus de 20 gélules par jour de complément alimentaire contenant de la curcumine de première génération.

En 2014, des chercheurs de l’Université de Stuttgart, Allemagne, ont élaboré un procédé révolutionnaire. Il consiste à enfermer la curcumine à l’intérieur des molécules d’acides gras. Ce qui a permis d’obtenir une nouvelle forme de curcumine 185 fois plus puissante que sa version classique. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

Cette nouvelle forme de curcumine brevetée s’appelle « NovaSol® Curcumin » et elle est actuellement la plus puissante au monde.

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Le moral dans les chaussettes…

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Une copine a le moral dans les chaussettes. Comme la vie peut être parfois compliquée. Ce n’est pas non plus la bonne période de l’année pour avoir le moral au beau fixe.

Comment faire alors pour lui remonter le moral lorsque la distance nous éloigne l’une de l’autre ? Comment lui dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, qu’après le pire, il n’y a forcément que le meilleur ?

Et ce ne sont que des mots…

Ne pouvant ainsi lui être d’une grande aide, je ne peux que lui envoyer ce petit message. Message qui ne se voulait pas humoristique à l’origine. Mais vu l’énorme faute… il l’est devenu en fin de compte.

La photo qui suit a été trouvée dans la banque d’images de Google. Elle ne m’appartient donc pas. Je pense qu’elle ne doit probablement pas être soumise à des droits réservés. Or, si tel est le cas et que son auteur souhaite que je la retire de ce blog, je répondrai à sa demande sous une petite condition : « S’il vous plaît, cher auteur de cette image, corrigez la faute ! Je t’envoie… Tu m’envoies… »

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L’Afrique du Sud autorise la consommation récréative de cannabis chez soi

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De plus en plus de pays légalisent le recours au cannabis à des fins thérapeutiques. Peu sont ceux qui autorisent sa consommation à titre récréatif.

Cependant, l’Afrique du Sud vient de s’ajouter sur la liste des pays minoritaires accordant ce type de consommation.

Le 18 septembre dernier, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a rendu son verdict unanime. Un verdict historique. Dorénavant la consommation de cannabis récréatif sera possible, à condition d’être majeur et de ne le consommer que chez soi.

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La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes a été jugée « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle. Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a annoncé le juge Raymond Zondo en lisant la décision de la Cour.

De nombreux partisans de la légalisation présents au tribunal ont applaudi ce jugement.

La commercialisation reste interdite ainsi que la consommation dans les lieux publics. La Cour n’a toutefois pas précisé la quantité maximale de cannabis pouvant être cultivée ou détenue par une personne. Ce sera au Parlement, ordonné par la Cour, de rédiger un nouveau texte de loi afin de répondre à sa décision.

France : L’AP-HP a ouvert une enquête après la diffusion de vidéos choquantes sur Internet

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Les faits remontent à septembre dernier. Le jeudi 27 septembre, entre 21 heures et 22 heures, selon plusieurs témoins interrogés par le journal Libération, un jeune homme est tombé d’un immeuble situé dans le 17e arrondissement de Paris avant de s’empaler sur un poteau. L’homme est décédé de ses blessures une heure plus tard à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Une première vidéo de l’accident et une seconde à l’hôpital ont été filmées puis diffusées sur Internet. En quelques semaines, elles ont totalisé des centaines de milliers de vues et des dizaines de milliers de partages. Particulièrement choquantes, les images du drame et leur circulation sur les réseaux sociaux ont provoqué de vives réactions d’indignation. Les Hôpitaux de Paris ont décidé d’ouvrir une enquête interne pour identifier les auteurs des vidéos. Le procureur de la République a également été déféré.

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L’affaire est d’autant plus brutale que la police, le corps médical ou même les pompiers pourraient être à l’origine de la fuite de ces vidéos.

L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a été saisie pour la transmission de la première vidéo de l’accident issue d’une caméra de surveillance comportant le logo de la préfecture de Paris. Ce qui supposerait que des policiers pourraient être à l’origine de la diffusion de ces images.

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a aussi ouvert une enquête concernant la seconde vidéo tournée à l’hôpital Beaujon. Celle-ci montre une salle, conjecturant un bloc opératoire, dans laquelle un homme agonisant sur une table est pris en charge par une dizaine de personnes, dont l’équipe médicale composée de trois soignants portant des masques et des gants en train de prodiguer les soins d’urgence. Un sapeur-pompier de Paris, vêtu d’un gilet de sécurité, est de même présent sur la vidéo. Filmé de près, il est occupé à extraire du corps en piteux état le poteau qu’il exhibe ensuite tel un trophée devant au moins deux autres téléphones en mode caméra de personnes filmant la scène. S’entendent alors plusieurs personnes qui s’exclament bruyamment.

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Contactée par CheckNews, le nouveau moteur de recherche géré par des journalistes du journal Libération, l’AP-HP a confirmé que cette deuxième vidéo a bien été tournée dans l’un de ses hôpitaux, en ayant indiqué ainsi qu’une enquête interne avait été ouverte. La direction de l’AP-HP prévoit de déposer une plainte au sujet de la diffusion de ces images. « On ne doit pas filmer un patient, on ne doit pas filmer à l’hôpital », a-t-elle déclaré.

L’hôpital en cause s’est avéré être effectivement celui de Beaujon de Clichy. Pour l’instant, les auteurs de ces vidéos ne sont pas encore connus.

Affaire très grave à suivre…

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale

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Ce 30 septembre, une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de Santé Sexuelle Publique (RSSP) ont demandé l’autorisation aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, jusque-là réservée aux médecins, pour réduire « les inégalités d’accès aux soins ».

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En 2017 en France, 216 700 IVG ont été pratiquées. En métropole, environ 2 sur 3 sont médicamenteuses. Les autres sont effectuées par aspiration à l’aide d’une sonde au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. L’ANSFO et le RSSP sollicitent alors que « la pratique de l’IVG instrumentale soit désormais reconnue comme une compétence des sages-femmes », à l’égal de l’IVG médicamenteuse qu’elles sont autorisées à réaliser depuis 2016. L’IVG médicamenteuse, jusqu’à la 7e semaine de grossesse, a été graduellement accordée aux médecins libéraux, centres de santé, Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) ainsi qu’aux sages-femmes depuis 2004. L’IVG instrumentale (par aspiration) reste réservée aux médecins.

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Les deux associations ont tenu à rappeler, entre autres : « Le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir entre les deux. Il est donc indispensable que la France compte suffisamment de praticien.ne.s afin de pratiquer des IVG instrumentales. Pour que le droit de choisir la méthode soit réellement effectif, il est nécessaire de former de nouveaux.elles praticien.ne.s à cette méthode et d’étendre le champ de compétence des sages-femmes en ce sens. Le déséquilibre actuel de l’offre de soins met en danger la liberté pour les femmes de choisir leur méthode d’IVG. Il s’explique notamment par les nombreux départs en retraite des médecins engagé.e.s depuis des années auprès des femmes et la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse durant les dix dernières années. »

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« Donner la compétence aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale en milieu hospitalier, en centre de santé et en centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) permet la liberté de choix de la méthode d’IVG et la réduction des inégalités d’accès aux soins sur tout le territoire et enfin la réduction des coûts engagés par la collectivité », ont-elles conclu.

Quant au quotidien Le Parisien, il a enfin précisé : « Ils bénéficient du soutien de nombreux syndicats et associations dont : l’Association des centres de régulation des naissances AP-HP (ACRNAP), l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC), le Planning familial et le Syndicat de médecine générale (SMG). »

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Pourquoi ne pas effectivement autoriser cette pratique aux sages-femmes ? En tant que femme, et à titre personnel, je partage cette intention. Bien que l’IVG soit une pratique courante aujourd’hui, elle n’en demeure pas moins une période pouvant être difficile à traverser pour la femme qui a recours à cette pratique. C’est un moment pouvant être douloureux physiquement comme psychologiquement. La femme devant subir une IVG instrumentale se sentirait peut-être plus rassurée en présence d’une sage-femme. Celle-ci n’a pas le même impact que celui d’un médecin. Pour une femme, la sage-femme à une considération autre…

Le « binge drinking »

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Une pratique qui tend de plus en plus à se répandre, particulièrement populaire chez les moins de 30 ans, le « binge drinking ». Cette tendance inquiète sérieusement les médecins en raison de ses conséquences très nocives pour la santé à court comme à long terme.

Le « binge drinking » ou « biture express » consiste à ingurgiter en un temps record de très grandes quantités d’alcool. Ce phénomène, notamment courant aux États-Unis dans les fêtes estudiantines, est arrivé en force chez nous. En cause, les happy hours qui se sont développées à vitesse grand V en France. Il y a d’ailleurs plus de 5 ans de cela, avant de partir en Angleterre, la happy hour ne se pratiquait que dans peu de bars. À mon retour, récemment donc, je fus surprise de constater que les cafés, bars, brasseries ou même les restaurants l’autorisaient dans mon coin.

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Au regard des prix réduits sur les boissons proposés par ces établissements durant une période de 2 heures, généralement, avant que les prix ne reviennent à la normale, cette jeune génération en profite pour consommer à des doses non raisonnables de l’alcool. À noter toutefois que cette baisse des prix concerne toutes les boissons, par conséquent y  compris les boissons sans alcool.

Des scientifiques de l’Université de Missouri à Columbia ont prouvé que de pratiquer, ne serait-ce qu’une seule fois, le « binge drinking » avait une influence sur le sommeil. Après avoir soumis des souris à des séries de « binge drinking », ils ont noté que dès la première fois cette consommation excessive et rapide de l’alcool perturbait le cycle du sommeil ; les souris restaient éveillées plus longtemps et dormaient moins. Pire, cette pratique peut mener à l’alcoolisme. « Si vous consommez de l’alcool en excès très vite, le lendemain, vous ressentirez un manque de sommeil et vous allez avoir besoin de boire encore plus d’alcool pour parvenir à dormir », a ainsi précisé le Professeur et Directeur de recherche, Mahesh Thakkar, auteur de l’étude.

Red wine is poured from bottle to glass

Le sommeil n’est pas le seul à subir des conséquences désastreuses. Le foie, le cerveau et nombreux autres organes sont également concernés.

Enfin, selon un rapport de Santé publique France, 14 % des 15-24 ans sont coutumiers du « binge drinking ».

Le droit à l’IVG remis en cause en France par des médecins ?

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Le mardi 11 septembre 2018, au cours de l’émission Quotidien diffusée sur la chaîne de télévision TMC, le président du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France (SYNGOF), Docteur Bertrand de Rochambeau, avait justifié son refus de pratiquer l’IVG, l’estimant être comme un « homicide ». « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », avait-il déclaré. Puis en réponse à la journaliste de l’émission, « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », celui-ci avait rétorqué : « Si, Madame ». Plus loin dans l’entretien, il avait ajouté : « En tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion et, si je ne l’ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi ».

L’article L2212-8 du Code de la santé publique (modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 1) édicte :

« Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l’article L. 2212-2.

Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse.

Un établissement de santé privé peut refuser que des interruptions volontaires de grossesse soient pratiquées dans ses locaux.

Toutefois ce refus ne peut être opposé par un établissement mentionné au 2° de l’article L. 6161-5 ou par un établissement ayant conclu un contrat de concession en application de l’article L. 6161-9 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires que si d’autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux.

Les catégories d’établissements publics qui sont tenus de disposer des moyens permettant la pratique des interruptions volontaires de la grossesse sont fixées par décret. »

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Suite à l’intervention du président du SYNGOF, la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, avait vivement réagi sur Twitter en déclarant : « Scandaleux ! La clause de conscience sur l’ , c’est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vrai danger à terme pour ce droit fondamental. En Italie, + de 70% des médecins refusent. Et les + précaires ? Et celles qui n’ont ni voiture ni argent ? »

Sur le même réseau social, le Collectif national pour les droits des femmes avait soutenu : « M. de Rochambeau fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG. » Le président de l’Union des FAmilles Laïques (UFAL) avait partagé cet avis : « Il s’agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux ! » Et le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadère, s’était rallié aussi en écrivant : « Un refus d’un médecin ne peut s’accompagner d’une quelconque pression ou de prosélytisme religieux. »

De son côté, le SYNGOF avait déclaré dans un communiqué début août : « Ce n’est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettre un égal accès à l’avortement pour les Françaises qui le demandent. »

Le magazine Sciences et Avenir avec AFP avaient rappelé : « Ce syndicat revendique « 1 600 adhérents à jour de cotisation », soit moins d’un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l’Ordre des médecins. »

Face à cet esclandre provoqué par les propos tenus par le président du SYNGOF, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors demandé la semaine suivante un rapport pour répondre aux questions : « Combien de médecins font valoir leur clause de conscience ? Est-ce un frein à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse ? »

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Interviewée sur la chaîne RMC/BFMTV, hier, mardi 18 septembre, elle a ainsi précisé : « Je veux m’assurer qu’il n’y a pas une augmentation du nombre de médecins qui font valoir la clause de conscience. Je veux m’assurer que l’accès à l’IVG aujourd’hui est toujours aussi simple. J’ai demandé un état des lieux de l’accès à l’IVG aux agences régionales de santé. Ce qui me rassure, sans me rassurer complètement, c’est qu’aujourd’hui le nombre d’IVG en France reste stable depuis dix ans. Ça veut dire qu’il n’y a pas de difficulté d’accès, mais par endroits, il y a certainement des difficultés d’accéder à l’IVG dans des délais raisonnables. » Et à la question sur une éventuelle suppression de la clause de conscience des médecins, celle-ci a affirmé que ce n’était « pas prévu ».

Les propos du Dr Bertrand de Rochambeau avaient été « fermement » condamnés par la ministre de la Santé et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qui avaient toutes deux défendu : « L’IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort ». Quant à l’Ordre des médecins, il avait souligné : « La clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi et aux dispositions de la déontologie médicale ».

Enfin, près de 212 000 actes ont été réalisés en 2016 contre 215 000 en 2001. En revanche, les IVG chirurgicales sont devenues minoritaires, passant de 69 % à 36 %, en raison d’une évolution des IVG médicamenteuses.

L’incongruence de genre ne sera plus considérée comme une maladie mentale

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Une belle avancée sociétale ! L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World Health Organization (WHO) veut supprimer de la liste des maladies mentales la transidentité.

L’OMS estime ainsi que l’incongruence de genre, le fait de ressentir une appartenance au sexe opposé, ne doit plus être considérée comme une maladie mentale. Elle a d’ailleurs publié sa nouvelle Classification internationale des maladies, 11e version, (CIM-11) le 18 juin dernier sur son site, en vue de réduire la stigmatisation des personnes transgenres. Celle-ci devra être validée par les pays en 2019.

En février 2010, la France a été le premier pays au monde à retirer cette caractéristique de la liste des affections psychiatriques.

Je vous laisse consulter cette 11e version que vous trouverez donc en lien ci-dessus, pour ceux et celles, comme moi, qui ont raté l’info…

La sylvothérapie peut être nocive pour la santé

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Définie comme un traitement de certaines affections physiques ou psychologiques par le contact avec les arbres, la sylvothérapie, appelée aussi bain de forêt ou encore le « câlin à l’arbre », est le nouveau phénomène de mode de ces derniers temps.

Or, cette nouvelle tendance peut s’avérer dangereuse pour notre organisme. C’est ce qu’a démontré d’ailleurs l’article écrit par Olivier Hertel, biologiste de formation et Spécialiste Innovation et technologies au magazine Sciences et Avenir, publié le 6 juillet dernier, que je vous laisse découvrir…

Le régime sans gluten peut causer des carences et des problèmes de santé

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Selon une enquête de 2016 de 60 Millions de Consommateurs, le régime sans gluten sans suivi peut entraîner des carences et des problèmes de santé, car les produits sans gluten contiennent plus de gras, de sucres et d’additifs que les produits dits conventionnels.

Ainsi plus caloriques, plus riches en additifs, plus pauvres en protéines, les aliments sans gluten ne devraient concerner que par les personnes atteintes de la maladie cœliaque et avec un suivi médical.

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La maladie cœliaque, appelée aussi intolérance au gluten, est une affection chronique de l’intestin grêle, une maladie auto-immune, c’est-à-dire une maladie causée par le système immunitaire qui se retourne contre l’organisme. Un fragment de gluten provoque alors la destruction des villosités (assemblage de poils couchés, membraneux et mous ; petites rugosités ou saillies couvrant certaines surfaces et leur donnant une apparence velue) de l’intestin grêle ; celles-ci étant indispensables à la digestion. Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique, une des vitamines essentielles pour l’Homme. Sur les 600 000 malades estimés en France, seuls 10 à 20 % seraient diagnostiqués en raison des symptômes peu caractéristiques et variables qui apparaissent progressivement au cours des années, tels que les aphtes, constipations, diarrhées, fatigue, etc.

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Cependant un effet de mode de ce type de régime est apparu, il y a quelques années, et a permis une forte croissance du marché sans gluten. Et ce régime pour les personnes non concernées n’est pas forcément meilleur pour la santé, au contraire.

Ce sont certaines personnalités du show business et des sportifs, pour perdre du poids, améliorer leurs performances et/ou leur état de santé, qui ont amené cette déferlante de la mode du régime sans gluten. C’est ainsi que dans les pays occidentaux, les ventes des produits gluten free ont explosé. En France, c’est plus de 5 millions de personnes qui ont adopté aujourd’hui des produits sans gluten. Leurs ventes en grande surface ne cessent d’augmenter ; + 29 % en 2012 et + 42 % en 2014, d’après la société d’études de marché Iri France, laquelle prévoit d’ailleurs pour 2018 une croissance du chiffre d’affaire de ces produits de 61 % au rayon sucré et de 3,1 % au rayon salé.

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Patricia Gurviez, professeur de marketing et comportement des consommateurs à Agro-ParisTech, a déclaré auprès de 60 Millions de consommateurs : « Les industriels ont été à la remorque des consommateurs, qui, les premiers, ont souhaité manger sans gluten, dans le sillage de la tendance à l’alimentation saine et naturelle ».

Quant à Claude Fischler, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS et auteur du livre les Alimentations particulières aux éditions Odile Jacob, 2013, il a précisé à 60 Millions de consommateurs : « La diabolisation du gluten connaît un écho considérable, car elle apparaît dans un contexte de défiance de l’alimentation en général », en réponse au fait que le gluten a été accusé de nombreux maux auparavant, à coup de livres et de discours à succès.

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Une publication datant de 2015 de PubMed.gov – US National Library of Medicine National Institutes of Health du National Center for Biotechnology Information (NCBI), institut national américain pour l’information biologique moléculaire, a expliqué : « Les régimes sans gluten ont gagné en popularité auprès du public à un rythme plus élevé que prévu en raison de la prévalence de troubles liés au gluten tels que la maladie cœliaque, la sensibilité au gluten non-ciliaire et l’allergie au blé. Cet article passe en revue les troubles liés au gluten, les indications d’un régime sans gluten et les avantages possibles pour la santé du gluten. Malgré les allégations de santé pour une alimentation sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient la perte de poids avec un régime sans gluten ou suggère que la population générale ait avantage à éviter le gluten ».

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Une autre étude de 2017, relative à l’analyse du contenu nutritionnel des pâtes, pizzas, de la farine et du pain sans gluten, a révélé que leur apport en protéines est de 3 fois moins que leur équivalent traditionnel et qu’ils contenaient significativement plus de sucres, et dans le cas du pain, plus de lipides. La même année, dans le British Journal of Nursing, un article a évoqué que le régime sans gluten lorsqu’il n’est pas accompagné d’un suivi par un professionnel de santé a « un effet très restrictif qui affecte inutilement la balance nutritionnelle […] Les individus non cœliaques qui s’initient à un régime sans gluten peuvent ne pas avoir les connaissances nutritionnelles nécessaires pour compenser les déséquilibres nutritionnels potentiellement dommageables ». Cet article renforce le résultat d’une étude qui a été publié en 2015 également dans le British Journal of Nursing, étude relatant que le régime sans gluten peut engendrer des carences en fibres, en fer, en zinc ou encore en vitamine B. De la même façon, supprimer le gluten sans suivi médical chez les enfants « peut entraîner des déficits nutritionnels, de la constipation, un diagnostic manqué de maladie cœliaque et un gain de poids indésirable », a-t-il été aussi informé dans le British Journal of Nursing.

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Le régime sans gluten est par conséquent bénéfique pour les personnes touchées par la maladie cœliaque et suivies médicalement afin d’éviter les carences, mais s’avère nocif pour les individus le pratiquant par choix ou mode de vie sans informations soutenues.

Enfin, la nourriture sans gluten perdant en élasticité et devenant plus sèche, les recettes intègrent des additifs et épaississants, non contenus dans leurs versions originelles, afin de conserver une texture agréable.