Notre langue, organe méconnu mais pourtant essentiel

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Nous ne le savons peut-être pas, mais notre langue est exposée à de nombreux dangers liés à nos habitudes de vie.

Les brossages répétés, le tabac, le mal-être psychologique, les rapports sexuels à risque, les piercings, etc. sont tous des dangers qui peuvent sérieusement l’abîmer.

Notre langue, représentante de l’un de nos 5 sens, est assez mal connue et mésestimée. Cet organe très utilisé comportant 17 muscles est essentiel, voire vital pour nous les filles. Partie intégrante de notre santé bucco-dentaire comme siège de « bonnes » bactéries, elle est parfois mise à mal.

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BROSSAGE RÉPÉTÉ

Une langue saine se nettoie d’elle-même grâce à la déglutition de la salive qui se produit en moyenne 1 000 à 2 000 fois par jour. Le brossage quotidien d’une langue en bonne santé « commercialement incité », est une « erreur » ; ses bactéries protectrices n’étant pas la cause de la mauvaise haleine peuvent s’en trouver déstabilisées. Ce qu’a précisé auprès de l’AFP Sophie-Myriam Dridi, spécialiste de médecine bucco-dentaire au CHU de Nice : « Cela peut altérer sa surface et perturber l’équilibre des bonnes bactéries qui colonisent notre tube digestif. »

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CANCER

Certains fumeurs peuvent développés un cancer de la langue, notamment les fumeurs de longue durée. Un risque qui peut être également accentué par une consommation liant le tabac et l’alcool. Les spécialistes ont rappelé d’ailleurs que toute masse qui apparaît ou lésion s’apparentant à un aphte indolore qui ne guérit pas doit rapidement faire l’objet d’une consultation.

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LANGUE DE FEU

Ce phénomène peut indiquer un stress ou un mal-être à caractère psychologique. Les individus souffrant de « glossodynie » ou « syndrome de la bouche brûlante », appelée plus couramment la « langue de feu », ont une langue douloureuse mais normale. Ils doivent alors être pris en charge psychologiquement. La glossodynie est une douleur qui se situe le plus souvent sur la pointe ou les bords de la langue. Elle est une forme topographique particulière de stomatodynie, une sensation de brûlure intra orale chronique qui n’a pas de cause identifiable locale ou systémique ou liée à une maladie. D’origine ainsi diverse, la glossidynie est classée dans les paresthésies (trouble du sens du toucher, regroupant plusieurs symptômes, dont la particularité est d’être désagréable mais non douloureux : fourmillements, picotements, engourdissement, etc.) buccales psychogènes, symptômes d’une dépression.

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SYPHILIS

Les chirurgiens-dentistes dépistent des lésions buccales de « syphilis » en recrudescence chez des personnes ayant des rapports sexuels à risque, partenaires multiples, rapport non protégés, fellations répétées, etc. Cette lésion se caractérise par un aphte « atypique ».

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PIERCING

Les risques allergiques, infections, plaies, saignements, l’amoindrissement des sensations (anesthésie partielle) sont des menaces immédiates. Dans le long terme, des destructions de la gencive derrière les incisives du bas, dont les racines deviennent sans protection, sont constatées. Le piercing lingual peut aussi provoquer à force une cassure au niveau des molaires, fragilisées par les chocs répétés.

Anatomy of the Oral Cavity

Par contre, malgré les nombreux échanges de microbes que peut contenir la salive, le « French Kiss » est une pratique qui comporte « un risque infectieux très faible », tel que l’a souligné la spécialiste de médecine bucco-dentaire.

Prenez donc soin de votre langue « bien pendue » sans laquelle, nous, les femmes, serions bien malheureuses…

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Un scientifique tente de modifier son génome

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Josiah Zayner, diplômé de l’Université de Chicago en biophysique moléculaire et ancien employé de la NASA ayant travaillé sur un programme de biologie synthétique, est entré dans l’Histoire en devenant le premier biohacker.

Début octobre dernier, au cours d’une conférence qu’il a tenu à San Francisco et qui a été diffusée sur Facebook, ce savant fou a annoncé qu’il était parvenu à modifier son ADN en vue d’accroître ses capacités musculaires afin de devenir un surhomme.

Il a démontré qu’en utilisant la technique d’édition génétique CRISPR/Cas9, appelée par les spécialistes le « scalpel de la génétique » ou les « ciseaux de l’ADN », très prometteuse en thérapie génétique depuis sa découverte en 2015, il avait réussi à modifier son génome afin de renforcer sa puissance musculaire.

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Pour ce faire, il s’est injecté dans l’avant-bras une solution contenant la protéine Cas9 et un ARN guide ciblant le gène de la myostatine, une protéine qui inhibe le développement musculaire ; l’objectif étant de supprimer ce gène et de voir alors si dans le membre en question les muscles vont se mettre à grossir plus que de mesure.

Ce biochimiste a voulu mener cette expérience face caméra afin de prouver que l’édition du génome pouvait être réalisée par le commun des mortels chez lui avec un minimum de matériel.

« Avec cette tentative, Josiah Zayner a franchi un cap dans le « Do it yourself », un terme autrefois réservé à l’informatique et qui évoquait les bidouillages de geeks mais maintenant utilisé pour par les manipulateurs du vivant. Loin d’alerter sur les dangers de telles manipulations, Zayner estime que les choses vont trop lentement dans le « vieux monde de la science » et invite les volontaires à entreprendre toutes sortes de transformations. », a déclaré Joël Ignasse, journaliste du magazine Sciences et Avenir.

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Il a d’ailleurs créé la société The ODIN qui commercialise dès lors toute une série de kits permettant de réaliser cette expérience à domicile, y compris l’utilisation de la technique CRISPR.

Même si les travaux du biochimiste intéressent de près le FBI qui échange régulièrement avec lui afin de connaître l’avancée de ses travaux et de ses recherches, la mise en vente de ces kits inquiète les autorités fédérales. Et bien que pour le Professeur George Church à Harvard, spécialiste de la biologie synthétique, Josiah Zayner sache de quoi il parle et trouve extraordinaire cette mise à disposition de tous ces outils d’édition du génome, la communauté scientifique ne partage pas vraiment son avis.

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Nombreux scientifiques demeurent très sceptiques côté résultat. Rien ne prouve que des gènes ont bien été supprimés dans certaines cellules, ni combien de cellules ont pu être affectées par l’injection et encore moins si la pratique aura un impact physique. L’usage de la technique CRISPR/Cas9 présente des risques infectieux et inflammatoires si elle est utilisée hors protocole. En outre, cette technique n’a été expérimentée qu’en laboratoire jusqu’alors. Elle n’est donc pas sûre à 100% et le risque de muter un gène voisin pouvant entraîner une maladie, comme un cancer, reste très élevé.

De son côté, évidemment, le biochimiste se défend en affirmant qu’il est encore vivant, malgré les avertissements.

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Quant à la Food and Drug Administration (FDA), l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments qui est mandatée pour autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis, entre autres, a de suite publié une mise en garde rappelant que toute utilisation de CRISPR/Cas9 sur l’humain « doit faire l’objet d’une approbation et que la vente de ces kits est illégale ».

Enfin, on pourrait se demander jusqu’où la folie de certains hommes, scientifiques ou pas, s’arrête-elle afin de combler un évident mal d’être ? Et pourquoi cet individu ne se met-il tout simplement pas au sport ?

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« Demain, tous crétins ? »

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Aujourd’hui, le « crétinisme » est remis au centre des débats. Loin d’être l’insulte que nous imaginons, ce terme scientifique désigne des troubles physiques et des retards mentaux pouvant être liés à une insuffisance thyroïdienne.

Réalisé par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, ce documentaire « Demain, tous crétins ? », diffusé en ce début de novembre sur la chaîne de télévision française Arte, révèle un constat alarmant sur la baisse du QI, la hausse des troubles du comportement ainsi que de l’autisme, entre autres.

Des chercheurs américains et européens relaient dans ce reportage le résultat de leurs études menées à longue haleine sur les effets nuisibles des perturbateurs endocriniens. Ces nombreuses molécules disséminées dans les objets du quotidien qui dérèglent nos hormones thyroïdiennes et ont ainsi un impact néfaste sur la santé mentale.

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Depuis plus de vingt ans, les scientifiques observent avec grande inquiétude les capacités intellectuelles diminuer en force à l’échelle mondiale ; la baisse du QI dans plusieurs pays occidentaux, chez les enfants, une explosion des cas d’autisme, une augmentation de l’hyperactivité, des difficultés de concentration, des troubles du comportement, et de manière moins significative, une croissance de l’asthme et des migraines. La cause. Ces perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui altèrent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. D’ailleurs, aux États-Unis, chaque bébé naît avec plus de cent molécules chimiques dans le sang.

Ces particules présentes dans les pesticides, cosmétiques, savons antibactériens, mousses de canapé, détergents, plastiques, retardateurs de flamme (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels pour les rendre moins inflammables, dont les plastiques, textiles, équipements électriques ou électroniques, produits de puériculture, etc.), peinture, colle ou encore sprays domestiques, tous ces produits qui sont entrés dans nos vies depuis des décennies, font partie d’une longue liste des objets incriminés.

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Des chercheurs engagés, comme Barbara Demeneix, biologiste et endocrinologue, Arlene Bloom, biochimiste américaine, qui lutte sans répit contre l’utilisation des retardateurs de flammes depuis les années 1970, ou encore bien d’autres scientifiques, ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur ce problème de santé publique.

Et quant aux législateurs, sous l’influence des lobbies industriels qui minimisent les faits, ils peinent à prendre des mesures.

Le noma, la « maladie de la pauvreté »

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Le noma, appelé également la « maladie de la pauvreté » ou « gangrène de la bouche », a été éradiqué en Europe à la fin du 19e siècle. Il est actuellement surtout présent en Afrique comme dans les pays les plus pauvres d’Asie et d’Amérique du sud.

Cette maladie bactérienne foudroyante affecte en premier la bouche des enfants âgés de moins de 6 ans puis ronge leur visage. Le noma se caractérisant au début par des aphtes et saignements dans la bouche touche les personnes au système immunitaire faible. En l’absence de soins immédiats, ce syndrome conduit dans 80 % des cas à une mort atroce. Quant aux survivants, sans chirurgie, ils deviennent défigurés à vie.

Le chirurgien espagnol Angel Emparanza, spécialiste de la réparation maxillo-faciale à San Sebastián en Espagne a expliqué : « Cette maladie « mange » en quelques semaines les muqueuses, les os et la peau, laissant aux survivants des trous ou des excroissances qui déforment le visage. C’est une maladie de la pauvreté, de la malnutrition, de gens qui vivent dans des conditions d’hygiènes défaillantes ».

Selon Ali Bourji, chirurgien plasticien à la clinique La Rochelle à Abidjan en Côte d’Ivoire et secrétaire général de l’ONG Sourire un Jour, il y aurait 500 000 cas dans le monde, dont 100 000 nouveaux.

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Pour sa 5e mission humanitaire, du 8 au 16 octobre dernier, l’ONG a opéré gratuitement à la clinique La Rochelle une cinquantaine de patients atteints de noma. Certains devront subir plusieurs interventions.

Depuis plusieurs années, l’ONG vient en aide bénévolement aux personnes souffrant de bec-de-lièvre, de tumeurs ou encore de noma grâce à des chirurgiens spécialisés dans les opérations maxillo-faciales. Elle prend en charge tous les frais, l’opération, la nourriture, le transport, etc. pour ces patients démunis n’ayant donc pas les moyens d’avoir accès à ce genre de soins, comme l’a précisé le Pr Guy Varango, Président de l’ONG : « Notre souci est de répertorier les malades, surtout en Côte d’Ivoire, de les traiter et les prendre en charge sur le plan social et familial. […] Notre objectif est d’éradiquer la maladie. […] Le noma a des répercussions importantes. […] C’est une maladie, mais dans les villages on peut y voir des diableries, de la sorcellerie. On exclut les gens qui en souffrent ».

Ainsi sur la terrasse de la clinique La Rochelle, des patients aux visages défigurés, sans lèvres ou aux gencives apparentes, attendaient assis sur des chaises en plastique. Et de par ses interventions, l’ONG a vraiment permis à ces personnes dans la souffrance de retrouver le sourire.

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Flora Doumé avant et après son opération – Photo Sia Kambou / AFP

Tel fut le cas de Flora Doumé, une jeune femme âgée de 20 ans, qui a vécu recluse durant 17 ans afin d’échapper aux moqueries, aux insultes et aux peurs envers sa maladie. Le noma a causé une excroissance qui a recouvert son œil et la moitié gauche de son visage. À la veille de son opération, elle a déclaré : « Je reste enfermée à cause de la maladie […] Je ne sais ni lire ni écrire, je ne suis pas allée à l’école, je ne peux pas travailler ».

Tieu Huberson, l’un des accompagnateurs qui préside l’association des handicapés de la région de Danané, ouest de la Côte d’Ivoire, proche du Liberia et de la Guinée, lui-même atteint de cécité a confié : « Flora a pleuré quand le docteur lui a dit qu’on allait l’opérer et que c’était une « belle jeune fille » qu’on allait aider. C’était la première fois de sa vie qu’on lui faisait un compliment ».

Quelques jours après son opération, Flora s’est ravie en découvrant son nouveau visage : « Je suis heureuse, je vais pouvoir avoir un mari et des enfants ».

Le cœur n’est pas du matin

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Des chercheurs français ont étudié l’horloge biologique des cellules cardiaques afin de déterminer la meilleure période de la journée pour effectuer une opération de cœur.

Le résultat est que comme nous le cœur n’est pas matinal. Cette étude a été publiée dans le journal The Lancet.

L’équipe lilloise des Professeurs David Montaigne et Bart Staels (Institut Pasteur de Lille, CHU de Lille, Université de Lille et Inserm) ont ainsi étudié la tolérance du cœur à une perte d’oxygénation, l’ischémie (diminution de l’apport sanguin artériel à un organe), en fonction du rythme moléculaire circadien des cellules qui le compose.

Les cellules cardiaques ont leur propre horloge biologique qui influe sur leur activité et leur résistance. En observant de près ce cycle biologique cellulaire rythmant les périodes de 24 heures, cette équipe est parvenue à établir que les cellules cardiaques résistaient davantage à une ischémie l’après-midi que le matin. Cette découverte se base notamment sur les travaux, récompensés d’ailleurs cette année par le prix Nobel de médecine, qui avaient démontré dans les années 1980 que le métabolisme des être vivants se fonde sur des horloges internes, spécifiquement les mécanismes moléculaires qui règlent le rythme circadien, ainsi rythme biologique dont la période est d’environ 24 heures.

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Lors d’un infarctus, un caillot sanguin bouche une artère en empêchant le sang chargé en oxygène d’irriguer une partie du cœur. Cette privation cause la souffrance des cellules présentes dans cette zone puis leur nécrose si la circulation sanguine n’est pas rétablie vite. Accidentelle et éventuellement mortelle dans ce cas-là, une ischémie peut être aussi provoquée pour le bon déroulement d’une intervention chirurgicale cardiaque, pontage coronarien, remplacement d’une valve, transplantation, etc. Il est donc indispensable d’interrompre temporairement l’irrigation dans une partie du muscle cardiaque, le myocarde. Et ce que les chercheurs ont démontré est que les cellules du cœur supportent mieux cette ischémie dans l’après-midi. Ainsi une opération pratiquée le matin présente plus de risques de complications post-chirurgicales.

Pour aboutir à cette conclusion, les scientifiques ont pu constater deux éléments. Chez la souris, la protéine Rev-Erba liée aux gènes de l’horloge biologique se trouve en quantité plus importante le matin. Et l’observation sur 500 jours de 596 patients opérés à cœur ouvert au CHU de Lille, dont la moitié a été opérée le matin et l’autre moitié l’après-midi, entre janvier 2009 et décembre 2015 a révélé que les patients opérés l’après-midi ont eu deux fois moins de risque de souffrir de complications post-opératoires, soit 9,4 % contre 18,1 %.

Cela étant, bien qu’il ne soit pas encore d’actualité de supprimer toute programmation d’opération matinale, les chercheurs ont tenu à spécifier l’intérêt d’une telle découverte. Elle devra non seulement être prise en compte dans la planification des opérations et des transplantations cardiaques dans le futur, mais également l’identification des processus moléculaires impliqués dans la résistance du cœur à l’ischémie pourrait ouvrir des pistes thérapeutiques nouvelles contre les accidents cardio-vasculaires.

Les cucurbitacées

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Puisque nous venons de fêter ou pas joyeusement Halloween avec la citrouille au cœur de cet évènement, regardons d’un peu plus près sa famille aux nombreuses vertus…

Les cucurbitacées forment une famille de plantes dicotylédones (semences ou embryon ayant deux lobes ou cotylédons) de l’ordre des cucurbitales. Originaires pour la plupart des régions tropicales et subtropicales, elles constituent environ 800 espèces réparties en 130 genres.

Elles sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à port rampant ou grimpant, aux tiges dotées de vrilles. Elles sont plus rarement des arbustes. Et elles sont sensibles au gel. Leurs fleurs sont unisexuées, portées soit par les mêmes plantes, soit par des plantes différentes. Leurs fruits sont des baies modifiées nommées péponides et parfois des fruits secs appelés aussi capsules ou samares.

De nombreuses espèces sont cultivées pour leurs fruits comestibles, comme les courges, courgettes, concombres, cornichons, melons, pastèques, chayottes, etc., mais également pour leurs graines, cas de la courge à huile ou la pistache africaine. Leur domestication remonte à plusieurs milliers d’années, tant dans le Nouveau Monde (Cucurbita, Sechium) que dans l’Ancien (Citrullus, Cucumis, Lagenaria, Luffa).

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Quelques espèces

  • Bryone du Japon, Bryonia
  • Calebasse
  • Chayotte ou chayote
  • Citrouille
  • Citrullus
  • Coccinia grandis
  • Coloquinte vraie
  • Concombre, concombre d’âne, concombres des Antilles
  • Courge cireuse
  • Cucumis, cucumis metulifer
  • Echinocystis
  • Fevillea
  • Gac
  • Hodgsonia
  • Jiaogulan
  • Kedrostis
  • Lagenaria
  • Luffa
  • Marah
  • Margose, margose lisse
  • Melon
  • Melothria scrabra
  • Momordique
  • Pastèque
  • Sicyos anguleux
  • Siraitia grosvernorii
  • Telferia occidentalis
  • Thladiantha dubia
  • Tinda
  • Trichosanthes, trichosanthes cucumerina, trichosanthes cucumeroides, trichosanthes dioica, trichosanthes kirilowii

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Quelques vertus

Cette grande famille a la particularité d’être composée d’espèces comestibles ayant un pour la majorité un apport très faible en calories mais très riche en eau (plus de 90 % chez certaines), en provitamines (bêta-carotènes), en vitamines (A, B, C, E), en minéraux essentiels (fer, phosphore, magnésium, potassium), en acides gras essentiels ainsi qu’en antioxydants.

Quelques micronutriments (zinc, manganèse, cuivre) et une présence de phytostérols se trouvent dans certaines de ces espèces.

Leur consommation permet de diminuer le risque de maladies cardio-vasculaires, aide à la régénération cellulaire, à la croissance des os, à lutter contre des infections, améliore certaines fonctions du système immunitaire, facilite le transit intestinal, régularise le taux de cholestérol ou encore contribue à garder la peau et autres tissus doux et souples.

Enfin, elles sont conseillées dans le cadre d’un régime pour favoriser la perte de poids, mais surtout compenser la baisse d’énergie que peut parfois provoquer certains régimes.

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Pour plus d’informations :

https://spotjardinmonsite.com/2016/04/11/les-cucurbitacees/
https://spotjardinmonsite.com/2016/09/11/la-chayotte/

Un patch qui réduit les bourrelets graisseux des souris

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Des scientifiques américains de l’Université Columbia à New York viennent de mettre au point un patch permettant de réduire la masse graisseuse. Ce dispositif a été testé pour le moment uniquement sur les souris.

Leurs travaux ont été publiés dans la revue ASC Nano et montrent des premiers résultats très encourageants.

Le patch est constitué de minuscules seringues qui injectent des nanoparticules de 250 nanomètres de diamètre. Ces seringues infusent sans douleur une substance active, dans ce cas un antidiabétique, au niveau de la peau qui s’élimine ensuite progressivement. Ce patch a pour objectif de transformer la graisse blanche, stockant les cellules graisseuses, en graisse brune, dégradant les graisses.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont testé ce patch sur des souris obèses. Ils leur ont posé de chaque côté de l’abdomen deux patchs, dont l’un diffusant un antidiabétique et l’autre étant un placebo. Elles ont porté ces patchs tous les trois jours pendant quatre semaines. Les premiers résultats ont montré une réduction des bourrelets et du niveau de taux de sucre dans le sang de 20 % du côté du patch actif. Des analyses génétiques ont conforté ces résultats en démontrant en outre que la partie du corps traité avec le patch actif présentait davantage de gènes liés à la graisse brune. Une preuve manifeste de cette transformation des tissus adipeux blancs au bénéfice des tissus adipeux bruns.

Cependant, ce patch doit bien sûr être désormais testé sur l’Homme et la recherche sera longue sans pouvoir garantir dans l’absolu ce même résultat.

Malgré tout aussi, ces premiers travaux s’avèrent prometteurs et sont donc à suivre…

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La contraception masculine

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Si un domaine se définissait comme principalement réservé à la femme c’était bien celui de la contraception. Il a toujours été estimé qu’il incombait à la femme le rôle principal de se protéger afin d’éviter une grossesse non désirée. Hormis le préservatif alloué à la base à l’homme, mais dont son emploi premier ne se destinait pas à la même protection, et préservatif qui ceci dit existe depuis un certain temps maintenant pour la femme, la contraception ne faisait pas partie des soucis majeurs de l’homme.

Cependant il y a déjà trente ans que la contraception masculine est devenue un sujet de préoccupation de recherche. De plus en plus les scientifiques se penchent sérieusement sur la question. Bien que celle-ci demeure encore loin d’être adaptée à l’homme en raison des effets secondaires lourds révélés par des essais cliniques récents, elle laisse toutefois apparaître des avancées prometteuses.

C’est notamment avec cette récente découverte plus qu’inattendue. Alors que l’équipe de Michel Aurrand-Lions au centre de recherche en cancérologie de Marseille travaillait sur l’implication d’une protéine sur le développement du cancer (leucémie), elle a découvert son rôle dans la spermatogenèse, ainsi une piste encourageante pour le développement d’un contraceptif masculin. Leurs résultats ont d’ailleurs été publiés dans le journal PLOS Genetics. Les chercheurs ont déclaré : « Le cœur de nos travaux consiste à comprendre si l’absence de certaines protéines, comme la protéine JAM-C, explique l’évolution de cellules souches du sang vers une forme cancéreuse. Or, après avoir développé un modèle de souris qui n’expriment pas le gène codant pour la JAM-C, nous avons observé que tous les mâles étaient stériles ».

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Afin de mieux appréhender cette découverte, les scientifiques ont collaboré avec l’équipe de chimie biologie et biologie structurale intégrée, sous la direction du Professeur Xavier Morelli. Ils ont tenté d’établir un premier modèle de traitement en vue d’inhiber de façon transitoire la fertilité. Ils ont alors découvert une seconde protéine, la GRASP55, ayant une interaction avec la JAM-C, interaction se révélant essentielle pour la polarisation des spermatozoïdes en cette forme de têtard. Et en freinant le processus physiologique du gène GRASP55, ils ont à nouveau constaté que les mâles étaient stériles.

Mais aussi, afin de permettre à cette stérilité de n’être que transitoire, ils ont cherché une molécule capable de s’insérer entre les deux protéines et de bloquer par conséquent le bon développement des spermatozoïdes. Ils ont découvert la graspine entraînant chez la souris le blocage transitoire de la spermatogenèse lié à une bonne tolérance. Néanmoins, la graspine se montre trop instable pour envisager un futur thérapeutique. Selon Michel Aurrand-Lions, « des molécules plus stables doivent maintenant être développées à partir de ce motif de base ».

Enfin, malgré cette découverte très prometteuse, le cancérologue lègue la poursuite de ces travaux à d’autres équipes que la sienne, préférant poursuivre ses recherches dans son domaine, les cellules du sang, tel qu’il a conclu : « L’inhibition de l’interaction entre JAM-C et GRASP55 pourrait également intervenir dans l’évolution des cellules souches en certaines cellules leucémiques. Nous devons aujourd’hui explorer cette voie. »

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Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement

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5 à 15 % des enfants âgés de moins de 15 ans sont victimes de graves violences physiques et/ou sexuelles en Occident. Il a été récemment prouvé que ces dernières augmentaient le risque de dépression et de suicide.

Des scientifiques du McGill Group for Suicide Studies ont ainsi publié leurs résultats de recherche dans le prestigieux American Journal of Psychiatry. Ils ont établi que les effets durables des expériences traumatiques subies à l’enfance étaient dus à une altération de la structure et de l’activité des cellules du cortex cingulaire antérieur, partie spéciale du cortex considérée comme la plus ancienne dans l’évolution et partie du cerveau jouant un rôle majeur dans le contrôle des émotions et de l’humeur.

L’activité optimale du cerveau est due aux neurones qui communiquent avec les cellules éloignées par leurs axones, partie allongée qui permet le passage de l’information sous forme d’impulsions électriques. Ces axones sont recouverts et protégés par la myéline, à l’image d’une gaine entourant un fil électrique. La myéline est une substance grasse de protection des fibres nerveuses formée principalement donc de lipides à 70 % et dont les couches alternent avec des couches de protides à 30 %. La constitution de ce revêtement gras a lieu au cours des vingt premières années de vie.

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Après études, les scientifiques ont découvert une diminution de l’épaisseur de la myéline chez les personnes ayant subi des maltraitances pendant leur enfance. Ils ont également constaté un défaut de production de celle-ci au niveau de l’ADN des cellules responsables de la générer et de l’entretenir.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont alors étudié de manière plus approfondie la matière blanche des personnes ayant été maltraitées au cours leur enfance. La matière blanche constitue les tissus du cerveau et de la moelle épinière composés de milliards de fibres nerveuses myélinisées. Bien que des études antérieures aient déjà fait ce lien en remarquant la présence d’anomalies significatives, les observations avaient été réalisées par IRM sur le cerveau de personnes vivantes. Il était donc impossible de connaître avec plus de précision les cellules et les molécules concernées qui étaient affectées au sein de la matière blanche. De ce fait, les scientifiques ont porté leurs travaux sur des cerveaux post-mortem. Ils ont recueilli à la Douglas-Bell Canada (Douglas-Bell Canada Brain Bank ou DBCBB) des cerveaux de trois groupes d’adultes sur lesquels ils ont prélevé des échantillons pour les comparer. Les trois groupes étaient composés de 27 individus qui se sont suicidés suite à une dépression avec des antécédents de sévices sévères, 25 qui se sont suicidés suite à une dépression mais sans antécédents et 26 psychologiquement sains. Seuls les individus maltraités durant leur enfance ont montré ces résultats.

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En conclusion, ces changements provoqués un stade précoce du développement peuvent contribuer à l’apparition de troubles dépressifs ainsi que de comportements suicidaires. Ces constats ont dès lors permis de mettre en évidence une dérégulation du traitement des émotions.

Le « MasSpec Pen »

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Des scientifiques américains, chercheurs et ingénieurs de l’Université du Texas à Austin, ont créé une sonde manuelle de la taille d’un stylo qui détecte des cellules cancéreuses dans des tissus en quelques secondes seulement.

Actuellement, plusieurs jours sont nécessaires aux laboratoires afin de vérifier si aucune cellule cancéreuse ne subsiste dans les échantillons prélevés au cours de l’intervention chirurgicale.

Grâce à cette sonde, les chirurgiens pourront dès lors savoir rapidement si l’ensemble de la tumeur cancéreuse a bien été extrait.

En 10 secondes, cet outil ainsi baptisé MasSpec Pen est donc capable de déterminer en temps réel si la totalité de la tumeur cancéreuse a bien été enlevée après une opération chirurgicale. Car, des résidus de tissus cancéreux qui peuvent rester sont un risque de rechute pour le patient. Il permet d’extraire en douceur des molécules d’eau présentes dans les tissus en pompant un volume d’à peine 10 microlitres, soit 1/5 d’une goutte d’eau. Ces molécules sont acheminées par un tube souple vers un spectromètre qui calcule les différentes masses moléculaires dans l’échantillon et évalue la présence de cellules cancéreuses.

Suite aux résultats d’analyse sur 253 échantillons de tissus humains cancéreux et sains issus du poumon, de l’ovaire, de la thyroïde et du sein, ces scientifiques ont pu établir un profil moléculaire identifiant l’existence d’un cancer avec un taux de précision de plus de 96 %. Testée également sur des souris vivantes, cette sonde a pu localiser sans erreur la présence de cellules cancéreuses sans endommager les tissus sur lesquels ont été pris les échantillons.

Selon ces scientifiques, cette sonde pourrait être encore plus précise en étudiant un plus grand nombre d’échantillons. Il serait de même possible de l’utiliser pour diagnostiquer un éventail plus important de tumeurs dans différents types de tissus.

En parallèle, ils rappellent que la technique actuelle d’analyse employée pour définir si un tissu est sain ou cancéreux est lente et parfois inexacte. Qui plus est, il faut 30 minutes voire plus à un pathologiste pour préparer un échantillon et estimer s’il est cancéreux ou pas. Ce qui présente un risque accru d’infection et d’effets néfastes de l’anesthésie pour le patient. Aussi, l’interprétation de l’échantillon de tissu pour certains cancers est difficile et peut entraîner un niveau d’erreur dans les résultats allant de 10 à 20 %.

De son côté, le Docteur James Suliburk, chef du service de chirurgie endocrinienne à la faculté de médecine Baylor au Centre médical de Houston au Texas, ayant collaboré à ce projet précise : « Cette nouvelle technologie nous permet d’être beaucoup plus précis en sachant exactement quels tissus retirer ou laisser. […] Bien que maximiser l’ablation de la tumeur cancéreuse soit essentielle pour améliorer les chances de survie du patient, enlever trop de tissus sains peut avoir des effets néfastes étendus. »

Enfin, ces créateurs prévoient de se servir du MasSpec Pen en 2018 lors d’interventions chirurgicales pour extraire des tumeurs. En outre, ils ont déposé une demande de brevet pour cette technologie et ses applications aux États-Unis et souhaiteraient également que cette protection s’étende au niveau mondial.

L’Université Mc Gill à Montréal au Canada a présenté en juillet dernier un outil similaire, une sonde portative qui s’allume lorsqu’elle est en contact avec des cellules cancéreuses. La commercialisation est prévue dans les 5 ans à venir.