Sur le départ…

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Voilà les amis, j’y suis presque… J -3 et je déménage !

La semaine se termine et marque ainsi la pause de ce blog, temps d’arrêt qui ne devrait normalement pas excéder une semaine, j’espère…

Mes cartons et moi sommes parés pour le départ. Quelques petits détails de dernières minutes à régler encore et hop en route vers ma nouvelle maison !

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Sans oublier Clarence ! Mon pauvre vieux matou, il en aura vu des déménagements dans sa vie en 19 ans bientôt. Pour lui, ce sera aussi un repos bien mérité. Je ne vous dis pas toute la contribution qu’il a apportée afin de m’aider à faire les cartons…

Un petit coup de dormette dans le carton que je remplissais, une petite roupette sur les papiers servant à l’emballage des verres et autres objets fragiles, une sommeillette dans la valise sur les vêtements et un gros dodo en fin de journée étalé de tout son long à ma place, enfin sa place, sur le canapé me laissant 10 cm2 pour poser mes petites fesses devant la télé…

Vous serez d’accord avec moi, après tout ça, franchement, il aura bien mérité le repos du guerrier.

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Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous et à toutes une bonne continuation. J’aurai le plaisir de vous retrouver d’ici quelques temps donc. J’aurai également la joie de lire vos superbes articles que je découvrirai après mon installation Internet.

Je vous envoie des énormes bisous…

Bon dimanche !

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« Coach en développement personnel »

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Alors que nous vivons dans une période quelque peu troublée, où un mal-être ambiant généralisé se fait ressentir, certains individus ont vu l’opportunité d’en faire un business, le coaching.

Aujourd’hui en France, c’est près de 6 000 coaches qui existent pour aider à la réussite sur le plan personnel et/ou professionnel. Certains se sont spécialisés dans le monde des affaires. 90 % des sociétés du CAC 40 font appel à eux. Des chefs d’entreprise vont jusqu’à payer plus de 200 000 € par an pour un accompagnement personnalisé. En à peine dix ans, les Français sont devenus accros au coaching.

Voyants, nouveaux investisseurs ou coach de vie, ces individus sont-ils des bienfaiteurs, des bons samaritains, des humanistes ou des escrocs, des charlatans, des prêcheurs ou encore des gourous ?

L’équipe journalistique de l’émission Capital de la chaîne de télévision M6 a alors mené l’enquête sur ce nouveau phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en France. Lors de son émission intitulée « Devenir riche et heureux : arnaques ou vraies promesses ? » diffusée le 19 novembre dernier, le « coach en développement personnel » a fait l’objet d’un sujet parmi les différents thèmes abordés.

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Ils s’appellent Franck Nicolas ou encore David Laroche. Ils s’attribuent le titre de « coach en développement personnel ». Leur objectif : permettre à chacun, à chacune, de trouver le bonheur en soi grâce à soi et de là retrouver son équilibre intérieur.

Ils organisent des séminaires durant lesquels ils prodiguent leurs conseils afin que les gens aient les solutions pour s’épanouir personnellement et/ou professionnellement.

Franck Nicolas se présente, selon ses propres termes, comme un « produit marketing ». Il se dit spécialiste des bonnes méthodes pour guérir la détresse. Sa stratégie : « faire d’une marque qu’elle soit facile à retenir ». Son leitmotiv : « Connaissez votre Why ? », « Connaissez votre pourquoi ? » (Le Jean-Claude Van Damme de la psychologie). Sa technique : se filmer au quotidien en prescrivant sa série de conseils. Et sa vision des gens : « Un idiot pose des questions pour apprendre ». (Sauf qu’un « idiot » par définition ne se pose pas de questions, il n’y a qu’une personne « intelligente » qui s’en pose).

Dans ses vidéos, tout est traité en surface. Aucune profondeur dans son analyse. Là, on se demande si l’idiot ne serait pas lui. Mais en fait, pas tant que ça…

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Il propose, parmi ses autres produits dérivés (DVD, livres, casquettes, bracelets, gourdes, etc.), une vidéo « gratuite » d’une dizaine de minutes à condition de souscrire à son offre : 89 € par mois pour une vidéo d’une heure et/ou un « pack vidéo » de 2 à 3 heures à partir de 797 €. Les séminaires qu’il anime à la façon des prêches à l’américaine sont également payants, de 90 à 300 € en fonction des « fidèles » ou des « novices ».

Ses résultats, selon les témoignages de certains de ses souscripteurs, majoritairement des femmes : une a réussi à arrêter de fumer, une seconde a obtenu une petite promotion de carrière et une troisième a acquis une reconnaissance sociale. Pas de preuve à l’appui.

Quant à David Laroche, il a refusé l’interview. Il aurait près de 25 000 clients. Également « coach en développement personnel », il propose des stages sous forme de conférences. Il a créé la place « Platinium » au prix de 1 497 €, plus 5 000 € si le participant souhaite être au premier rang (comme dans un concert de musique) lors d’une conférence donnée. (Le briquet n’est pas inclus dans le prix).

Intitulée « Envol » (envol financier pour lui), sa série de conférences présente les mêmes méthodes de réussite que son concurrent. Non professionnel, n’ayant fait aucune étude, il prodigue la confiance en soi, la révélation de son soi intérieur pour ainsi atteindre sur le plan personnel et/ou professionnel l’ « envol ».

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Il a aussi fondé un groupe de « fidèles », appelés les « 360 ». Pour accéder à ce « club privé », l’adhérent « Platinium » doit payer 70 000 € avec TVA, a-t-il été précisé. Les « 360 » ont alors le privilège d’assister à ses conférences leur étant exclusivement réservées.

Actuellement, il en train de développer la place « Titanium » vendue à partir de 18 000 € et pour les « 360 » « Titanium », ils devront débourser la modique somme de 84 000 €, TVA toujours comprise.

Or, que ce soit l’un ou l’autre « coach en développement personnel », les participants à ces séminaires entrent dans une sorte de transe collective où le coach est ovationné à l’image d’un messie. À coup de mots percutants sur lesquels le ton de la voix monte, de termes précis qui font mouche, de semblants d’empathie, ces nouveaux prédicateurs envoûtent leur assistance. Les adeptes boivent leurs paroles comme des absolues vérités.

Ce reportage édifiant et tout autant inquiétant a mis en lumière des personnes qui vont jusqu’à s’endetter pour payer ces séminaires ainsi qu’une rupture avec l’environnement. 2 millions de Français auraient recours à ces « coaches en développement personnel ».

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Enfin, bien que cette émission ait suscité de nombreuses critiques d’internautes sur son contenu jugé d’être ni plus ni moins une manipulation médiatique, en tous cas dans mon coin en Angleterre, ces « coaches en développement personnel » font fureur et surtout de nombreuses victimes. Ayant eu l’occasion, il y a quelques années d’avoir pu assister à un  séminaire du genre (95 £ que je n’ai pas voulu payer, la personne qui a insisté pour que je l’accompagne m’a offert la place), je peux pour ma part attester de la véracité de ce dit thème. Ce fut d’ailleurs mon premier et dernier séminaire qui m’a donné l’impression d’être recrutée pour entrer dans une secte. J’ai ressenti un malaise plus qu’un bien-être.

En aucune façon, je dénigre ces métiers du coaching, dont certains ont leur intérêt. Mais se servir de la fragilité, de la détresse d’une personne pour s’enrichir, me gène. Aider une personne qui souffre psychologiquement n’est pas à la portée de tout le monde. Il y a des professionnels, des vrais, pour ça. Malgré aussi leurs tarifs pas toujours abordables non plus, les psys en général ont des études et diplômes à leur actif. Et à ce que je sache, je n’ai jamais rencontré de psy qui vend des casquettes, des bracelets, etc. à son effigie.

Ceci dit, libre à chacun de penser et faire ce qu’il veut comme de se laisser atteindre par la « coachinite aiguë »…

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Japon : les « chikans »

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Au Japon, ils sont appelés les « chikans », des prédateurs sexuels, de bons pères de famille et employés modèles qui profitent de la promiscuité des wagons bondés à Tokyo et Osaka pour pratiquer des attouchements discrets sur des collégiennes.

Victime de ces pervers sexuels entre 12 et 18 ans, Kumi Sasaki, âgée aujourd’hui d’une trentaine d’années, a décidé de raconter à travers sa propre histoire ce que subissent des milliers de jeunes filles japonaises dans ces wagons de transports en commun toujours surpeuplés. Dans son livre Chikan, co-écrit avec Emmanuel Arnaud et sorti aux éditions Thierry Marchaise, elle a ainsi témoigné afin de « faire évoluer les mentalités ».

« Les chikans agressent en particulier les collégiennes, symbole d’innocence, de virginité. Au Japon, beaucoup d’hommes fantasment sur les uniformes des écolières », explique-t-elle.

Agressée la première fois à 12 ans, elle s’en souvient encore : « Ça a duré sept minutes. Il a touché ma poitrine avec son pouce, j’ai d’abord cru à un accident. Il y avait tant de promiscuité dans le wagon, mais il n’a pas retiré son doigt. Il a ensuite passé sa main sous ma jupe. J’étais terrorisée. »

Et des agressions de ce genre, Kumi en a connu de nombreuses. Un jour, après avoir subi les attouchements d’un énième passager de la rame, celui-ci la remercie en descendant de la ligne tokyoïte Yamanote, la plus fréquentée de l’Archipel avec plus d’un million de passagers chaque jour. « J’avais envie de hurler. Merci de quoi ? Je n’étais pas consentante », spécifie-t-elle. Plus tard, à bout, elle pense à se suicider en s’approchant des rails pour se jeter sous ce train. Mais, « une amie de l’école m’a aperçue. Elle est venue me parler. Je n’ai jamais su si elle avait compris ce que je m’apprêtais à faire. »

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S’il est compliqué de chiffrer ces agressions, un article datant du 21 septembre 2009 sur le site Jeune Afrique fait état d’un sondage selon lequel 64 % des Japonaises âgées de 20 à 30 ans ont été victimes d’un ou de plusieurs chikans dans la capitale. Et le « frotteurisme », terme employé pour personne qui frotte ses parties génitales contre une autre personne non-consentante, se répand de plus en plus dans les transports publics, particulièrement fréquent au Japon.

Les filles ne portent pratiquement jamais plainte. Kumi en apporte la raison : « Une jeune fille qui s’exprime publiquement sur une affaire de ce genre est humiliée et salie aux yeux de la société japonaise : on dit qu’elle est perdue, qu’elle ne trouvera jamais de mari. »

En outre, la considération de la femme japonaise est telle dans la culture du pays que ce type d’agression qu’elles endurent doit demeurer caché, comme le précise Hiroko Goto, professeure universitaire spécialisée dans la politique de genre : « les femmes sont traitées comme des citoyens de seconde classe au Japon. Je pense que dans la société japonaise, on considère que les femmes devraient rester silencieuses et ne devraient pas parler de ce qui s’est passé. »

Alors, afin de changer les mentalités, l’association Chikan Yokushi Katsudo Center, Centre de lutte contre les attouchements, sur la proposition d’une étudiante victime, a mis en vente des badges sur lesquels divers messages sont inscrits, tels que « nous ne resterons pas silencieuses ». Cette initiative a été relatée dans un article du 25 mars 2016 du journal The Japan Times.

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De son côté, Akiyoshi Saito, auteur de l’ouvrage « Les raisons pour lesquelles les hommes deviennent des chikans » sorti l’été dernier, a créé un programme pour aider ces individus à se soigner de cette addiction dans la clinique où il officie à Tokyo. En 12 ans, il a reçu 3 200 d’entre eux. Il a rapporté dans l’article du 25 novembre de cette année du magazine lesInrockuptibles : « C’est un phénomène qui a explosé depuis les années 1960. Le profil du chikan est le cadre, marié avec des enfants, instruit et ayant fait des études universitaires. Il est souvent le père idéal, le mari attentionné, le parfait employé. Dans le train, il se transforme […] le chikan se sent chanceux d’avoir pu toucher la main d’une femme. Et c’est le début, pour certains, de toute une série d’agressions. Les cas les plus extrêmes peuvent passer la journée à prendre le train pour s’en prendre à une vingtaine de femmes. Ils s’attaquent surtout aux plus jeunes, plus fragiles, plus vulnérables. » Et selon lui, le stress du quotidien, la fatigue, les contraintes professionnelles comme privées, l’insatisfaction et la frustration sexuelles, seraient des facteurs déclencheurs.

En effet, le culte de la virginité est très présent dans la société japonaise. Ce que confirme le site du National Institute of Population and Social Security Research, Institut national de Population et Recherche de Sécurité sociale, qui évalue à 40 % des hommes japonais âgés de 18 à 35 ans n’ayant jamais eu de rapport sexuel.

En parallèle, l’article du 22 octobre 2013 du journal The Washington Post évoque que les Japonaises se plaignent d’avoir affaire à des « hommes herbivores », c’est-à-dire qu’ils sont complètement désintéressés du plaisir charnel. En janvier 2015, une étude relayée par le journal The Telegraph révèle que les hommes mariés sont trop fatigués pour accomplir leur devoir conjugal après le travail et 15,7 % d’entre eux ne s’intéressent plus du tout au sexe après la naissance de leur enfant. Selon Kunio Kitamura, responsable du Planning familial japonais, cette attitude ne serait pas liée à un manque de désir à la base, mais de « blocages psychologiques. Les hommes craignent que le rapport sexuel soit un échec. » De ce fait, la plupart préfère une sexualité virtuelle ou une poupée gonflable. Ce qui pourrait également conduire à la perversion.

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En réponse à cette situation qui prend de l’ampleur, certaines compagnies ferroviaires ont commencé à attribuer des wagons réservés aux femmes lors des heures d’affluence. Et plusieurs groupes ferroviaires ont de même placé des cameras de surveillance dans les trains. La société JR East a prévu d’en mettre dès le printemps 2018 dans les 550 trains de la ligne tokyoïte Yamanote.

Enfin en juin dernier, la police de Fukuoka a installé en collaboration avec des étudiants une application mobile répertoriant sur une carte les lieux où des agressions viennent d’être commises. Un dispositif qui permet ainsi de repérer en temps réel les chikans.

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I’m so happy !

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Hello les amis !

J’ai une super good news à vous annoncer. Ça y est ! Je déménage ! J’ai enfin trouvé une maison et non sans mal ! Surtout, j’ai eu sacrément chaud aux fesses !

Tout s’est déroulé très rapidement. La semaine dernière, jeudi 16, après avoir visité une ixième maison, j’ai posé une « application », comme les Anglais l’appellent, sur une maison pour laquelle j’ai eu un vrai gros coup de cœur. Or, n’étant pas chanceuse de nature, je n’étais pas très optimiste et m’attendais un refus supplémentaire pour X ou Y raisons. J’ai même pensé à un NON lié à une catastrophe naturelle qui serait survenue dont on ne sait d’où ?

Toutefois en déposant ma requête, j’ai interrogé la représentante de l’agence pour savoir si d’autres personnes étaient également intéressées par la maison et/ou si le propriétaire n’envisagerait pas dans un futur proche de vendre. Celle-ci me rassura sur l’intention du propriétaire qui ne mettrait jamais la maison en vente et que j’étais la seule à poser une candidature sur cette maison, me laissant ainsi entrevoir une lueur d’espoir.

Le lendemain, je fus contactée afin de réunir les papiers nécessaires pour la maison. Puis lundi de cette semaine, la nana qui s’occupe de la situation des expats m’a confirmé cette superbe nouvelle. J’ai la maison et je déménage le 13 décembre ! Hourra !

Et hier soir, je reçus un mail via l’agence de la maison dans laquelle je suis actuellement pour m’informer que cette dite maison était vendue. Inutile de vous dire qu’il en a fallu de peu au niveau timing.

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Bref, au vu des difficultés que j’ai eues à trouver cette maison et des déménagements à répétition depuis que je suis en Angleterre ; à croire que j’attire tous les propriétaires du Lincolnshire qui louent leur bien, puis qui décident finalement de le vendre, je crie haut et fort aujourd’hui :

I’m so happy !

Enfin, de tous les déménagements que j’ai réalisés ici, c’est bien celui-ci qui me comble le plus de joie. Car, c’est la première maison sur laquelle j’ai réellement flashée. Les autres maisons dans lesquelles j’étais, dont celle-ci, malgré leur grandeur surdimensionnée et leur charme certes très british, ont été davantage un choix de raison que de passion.

Lorsque je serai installée, promis, je prendrai des photos de la maison ainsi que de son jardin, plutôt de sa mini-forêt. Vous verrez ce jardin, The Garden, est tout simplement époustouflant ! Il est se compose en trois parties immenses totalisant environ 3 000 m2 et dont la dernière partie donne sur des champs à perte de vue. Le rêve !

Voilà les amis, de vraies bonnes nouvelles ! Je vais vous laisser et continuer à peaufiner le reste de mon déménagement, puisque je vis quand même depuis des mois parmi les cartons. Et je vous tiendrai au courant de la suite des évènements concernant le blog qui sera momentanément suspendu, le temps que la connexion Internet soit établie dans la nouvelle maison.

En attendant, je vous retrouve demain et les jours qui suivent jusqu’au 13 décembre ou un peu avant. Je vous préviendrai en temps et en heure…

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Bank Holidays

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L’expression Bank Holiday est le terme familier employé pour un jour férié au Royaume-Uni, dans certains pays du Commonwealth, à Hong Kong et en République d’Irlande.

Bien que les banques soient fermées et la majorité de la population active bénéficie d’un repos ou d’un salaire supplémentaire pour travailler ces jours-là (selon leur contrat), il n’y a pour autant aucun droit automatique à des congés ces jours-ci.

Les premiers jours fériés officiels étaient les 4 jours mentionnés dans le Bank Holidays Act 1871. En Angleterre, en Irlande et au Pays de Galles, les jours fériés étaient le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, premier lundi d’août et le lendemain de Noël (St Stephen’s Days), le Vendredi Saint comme le jour de Noël n’étaient et ne sont toujours pas incluent, puisqu’ils étaient déjà reconnus en tant que jours fériés par tradition depuis des temps immémoriaux. En Écosse, ils étaient le Jour de Noël, Jour de l’An, Vendredi Saint, premier lundi de mai et premier lundi d’août.

Un siècle plus tard, le Banking and Financial Dealings Act 1971 a réglementé et adopté les jours fériés actuels au Royaume-Uni. Mais, le Nouvel An et le 1er mai ne furent introduits dans tout le Royaume-Uni qu’en 1974 et 1978 respectivement. Le premier lundi d’août a été décalé au dernier lundi d’août et le lundi de Pentecôte a été remplacé par la fin de la période printanière, le dernier lundi de mai. En Écosse, la loi de janvier 2007 sur les fêtes de la Saint-Sylvestre a reçu la sanction royale faisant ainsi du 30 novembre ou le lundi le plus proche s’il tombe un week-end un jour férié.

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En vertu de cette loi de 1971 sur les opérations bancaires et financières, les jours fériés sont déclarés chaque année par le dispositif légal d’une proclamation royale. Celle-ci sert également à déplacer les jours fériés qui se situeraient hors week-end, de sorte que ces jours fériés ne soient pas perdus dans l’année et coïncident avec les week-ends. Le jour férié différé est appelé « jour férié en lieu et place » de la date anniversaire typique. Dans la législation, il est communément nommé « jour de remplacement ».

En Écosse, s’observe un certain nombre de différence par rapport au reste du Royaume. Le lundi de Pâques n’est pas un jour férié et le Summer Bank Holiday est férié le premier lundi d’août au lieu du dernier. Cependant, afin de respecter la coutume et la pratique du reste du Royaume, les banques ferment le dernier lundi et non le premier.

Durant ces jours fériés, tous les magasins pratiquent des rabais importants pouvant aller jusqu’à 70 % de réduction. Les Britanniques attendent donc ces périodes de « soldes » pour acheter meubles et appareils électroniques. D’ailleurs, Au Royaume-Uni, Argos, Currys et Amazon sont les détaillants qui engrangent les ventes et les revenus les plus élevés lors de ces périodes.

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Boxing Day

Ce jour férié particulier du 26 décembre est célébré en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada et dans d’autres pays du Commonwealth.

Signifiant littéralement le « jour des boîtes » ou « Après-Noël » (Canada français), ce jour est né en Angleterre au milieu du 19e siècle sous le règne de Victoria.

Les années où les vacances tombent un week-end, la fête est déplacée afin d’assurer aux travailleurs ce jour de congé. Lorsque le jour de Noël est un samedi et par conséquent le 26 décembre, un dimanche, le lundi 27 et le mardi 28 décembre sont des jours fériés de remplacement désignés.

Bonfire Night, la nuit de Guy Fawkes

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Petit changement de programme. Je vous présenterai l’article au sujet des Bank Holidays vendredi prochain. Aujourd’hui, je vais plutôt vous parler de la fameuse Bonfire Night qui s’est déroulée récemment, le week-end du 5 novembre.

Cette festivité qui a lieu chaque année en Angleterre aux alentours de la même date est une commémoration très particulière liée à l’histoire du pays.

Le terme propre de Bonfire signifie feu de joie en français et l’expression Bonfire Night est donc donnée à diverses célébrations annuelles qui se caractérisent ainsi par des feux de joie et feux d’artifice qui se passent la nuit. Cette cérémonie correspond à de nombreuses et différentes traditions à des dates distinctes en fonction du pays.

En Grande-Bretagne, la Bonfire Night désigne la nuit de Guy Fawkes qui se célèbre le 5 novembre de chaque année ou week-end près de la date pour maximiser la participation de cet évènement rendu commercial. Fêtée aussi dans certains pays du Commonwealth, elle représente la onzième nuit en Irlande du Nord le 11 juillet et le 5 novembre à Terre-Neuve-et-Labrador. Connue de même sous le nom de Saint John’s Eve, célébrée le 11 juin, elle illustre une tradition analogue du feu de joie suivie dans certaines régions d’Irlande ainsi qu’en Scandinavie sous l’appellation de Walpurgis Night, fêtée le 30 avril. Plusieurs autres cultures incluent tout autant des célébrations nocturnes accompagnées de feux de joie et/ou feux d’artifice, comme la Saint-Jean, par exemple, dont sa commémoration est très importante en Espagne et au nord du Portugal. La Nuit du Feu de joie est célébrée en Irlande du Nord le 15 août dans les communautés catholiques pour marquer la fête de l’Assomption.

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Bonfire Night

Au Royaume-Uni, cet évènement incarne la tradition de célébrer l’échec des actions de Guy Fawkes le 5 novembre 1605. Il s’agit généralement d’une nuit de réjouissances avec un feu de joie et un feu d’artifice ainsi que de brûler une effigie de Guy Fawkes mise sur une place publique. Ces célébrations ont lieu partout en Grande-Bretagne, dans certaines communautés non catholiques en Irlande du Nord, dans des régions du Commonwealth, dans la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu’en Afrique du Sud.

En Irlande du Nord, la Bonfire Night de la onzième nuit du 11 juillet se réfère à la fête du 5 novembre, mais contrairement à celle-ci, elle conserve des racines profondes issues de la lutte sectaire entre Protestants et Catholiques. Elle célèbre notamment la bataille de la Boyne en 1690 où le protestant Guillaume d’Orange a vaincu le catholique Jacques II.

Dans les régions rurales de la République d’Irlande, la Bonfire Night se rapporte à la nuit de la Saint-Jean, le 23 juin, une fête religieuse qui se pratique en prières pour les récoltes abondantes. Liée aussi au solstice d’été et d‘origine celtique, elle était en vue d’honorer la déesse Áine, la déesse de l’amour et de la fertilité. L’église catholique a repris ce festival païen pour l’adapter à la naissance de Jean, Jean Le baptiste ou Jean le baptiseur, soit Jean-Baptiste qui aurait baptisé le Christ.

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La nuit de Guy Fawkes

Elle est issue du Gunpowder Plot, la conspiration des poudres ou le complot de poudre à canon de 1605. Jadis appelée la trahison de la poudre à canon ou trahison jésuite, elle fut une tentative d’assassinat du roi protestant Jacques Ier d’Angleterre et VI d’Écosse (James I) par un groupe de catholiques provinciaux dirigé par Robert Catesby pour le remplacer par un chef d’État catholique.

Le plan était de faire sauter la Chambre des Lords lors de l’inauguration du Parlement le  5 novembre 1605, prélude de la révolte populaire qui eut lieu dans les Midlands en 1607. Le chef catholique Robert Catesby aurait élaboré ce coup d’État en réponse aux espoirs évanouis d’une plus grande tolérance religieuse promise par le roi James I, laissant ainsi beaucoup de catholiques déçus. Les autres membres de ce complot étaient Thomas Bates, Sir Everard Digby, Guy Fawkes, John Grant, Robert Keyes, Thomas Percy, Ambrose Rookwood, Francis Tresham, Robert Wintour, Thomas Wintour,  Christopher Wright et John Wright. Avec ses dix ans d’expérience militaire de combat aux Pays-Bas espagnols dans la répression de la révolte hollandaise, Guy Fawkes était chargé des explosifs.

Le 26 octobre 1605, le complot fut révélé aux autorités dans une lettre anonyme envoyée à William Parker, 4e Baron Monteagle. Le 4 novembre 1605 vers minuit une perquisition à la Chambre des Lords eut lieu. Guy Fawkes fut découvert avec 36 barils de poudre qu’il gardait, assez pour réduire en cendres la Chambre des Lords, et fut arrêté. La plupart des conspirateurs fuirent Londres, lorsqu’ils apprirent la conspiration démasquée, essayant d’obtenir du soutien en cours de route. Plusieurs s’opposèrent au shérif de Worcester et à ses hommes à Holbeche House. Dans la bataille qui s’ensuivit, Robert Catesby fut l’un de ceux qui furent abattus. Le 27 janvier 1606, au cours du procès des huit des survivants, dont Guy Fawkes, ils furent tous reconnus coupables et furent condamnés à être pendus, traînés et écartelés.

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Les détails de la tentative d’assassinat du roi James I auraient été connus par le principal jésuite d’Angleterre, le père Henry Garnet. Bien qu’il fut reconnu coupable de trahison et condamné à mort, des doutes de sa connaissance du complot furent émis. L’existence de cette tentative d’assassinat fut divulguée en confession par le père Henry Garnet qui fut empêché d’informer les autorités en raison de la confidentialité absolue de la confession. La législation anti-catholique fut introduite suite à la découverte de cette conspiration, mais beaucoup de catholiques importants et loyaux conservèrent de hautes fonctions sous le règne du roi James I.

The Gunpowder Plot a été commémoré pendant de nombreuses années par des sermons spéciaux et autres événements publics, comme la sonnerie des cloches de l’église, qui ont évolué en la Bonfire Night d’aujourd’hui.

« Flexi Friday »

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Comme annoncé dans l’article de samedi dernier, je vais vous parler de cette spécificité que j’ai découverte en Angleterre, qui à ma connaissance n’existe pas en France, le « flexi friday », le vendredi flexible.

De nombreuses entreprises anglaises ont adopté le « flexi friday ». Mais je ne saurais vous dire avec précision depuis quand il a été mis en place.

Il consiste à donner la possibilité aux employés, quel que soit leur niveau de poste, de ne travailler qu’un vendredi sur deux en échange de répartir les heures du vendredi chômé, soit dans la semaine du vendredi travaillé, soit dans les deux semaines.

Les employés effectuent ainsi deux heures en plus par jour du lundi au jeudi la semaine du vendredi travaillé (le vendredi conservant ses horaires de base) ou alors une heure supplémentaire par jour du lundi au jeudi les deux semaines.

Il faut savoir qu’en Angleterre la durée minimale du temps de travail par jour est fixée à 8 heures et la durée maximale du temps de travail hebdomadaire à 48 heures pour les travailleurs de plus de 18 ans et 40 heures pour les 16 à 18 ans.

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Les sociétés qui ont accordé ce vendredi flexible par convention collective se trouvent la plupart dans le secteur de l’industrie. Celles relatives au domaine médical (hôpitaux), au commerce (magasins), à l’artisanat (coiffeurs, fleuristes, pompiers, maçons…), à certains corps professionnels de la fonction publique (enseignants), etc. ne sont pas et ne peuvent être concernées. Ce pour des raisons évidentes. Les employés travaillent le dimanche ou des métiers ne permettent tout simplement pas la mise en place d’un tel système au vu de leurs obligations professionnelles ou humanitaires.

Mais aussi, il y a des cas particuliers. Des administrations territoriales ou locales peuvent autoriser ce système à condition qu’une convention collective ait été signée. Par exemple, en fonction du niveau de fréquentation d’une agence postale, les employés ont le droit au flexi friday. Pour ce cas, il y a une autre explication. La Poste ne fonctionne pas tout à fait comme chez nous en France. Elle possède des réseaux relais tenus par des commerces de proximité, notamment les magasins SPAR, des épiceries de quartier, etc., où les employés eux-mêmes réalisent le travail d’un postier au guichet, sans salaire en plus. Ils s’occupent du courrier à affranchir, délivrent et réceptionnent les colis, encaissent et décaissent même l’argent des clients titulaires d’un compte à la Poste. En revanche, la Poste en elle-même est la jumelle française. C’est-à-dire qu’il y a autant de guichets ouverts lorsque la file d’attente est blindée, les employés sont autant réceptifs qu’aimables, et ici également on tombe sur l’employé du mois qui vous colle sous le nez le petit écriteau en fer « closed » après que vous avez fait la queue pendant une heure. Où là vous pensez que si lui il a le flexi friday, il l’aurait peut-être volé…

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Enfin, ce flexi friday est à titre personnel un vrai gros plus, surtout lorsqu’il nous permet d’obtenir un week-end prolongé. Cas de l’une des années passées où ce vendredi congé se situait à la période de Noël, nous offrant ainsi un beau week-end de quatre jours, sachant qu’en Angleterre le 26 décembre est férié.

Je vous retrouve vendredi prochain pour vous faire découvrir une autre caractéristique britannique, les Bank Holidays…

Même les poupées Barbie se convertissent à l’Islam

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Samira Amarir ne trouvant aucun jouet afin d’inculquer l’Islam à sa petite fille de 2 ans Jenna a décidé de créer sa propre Barbie, baptisée du même nom que sa fille. La Barbie « Jenna » récite ainsi des chapitres du Coran.

Alors que certains déterminent qu’il est préférable d’enseigner une langue étrangère à leur enfant pour leur avenir et leur ouverture d’esprit, cette jeune maman a trouvé plus utile d’imprégner la culture islamique à sa fille dès son plus jeune âge. « Quand ma fille Jenna a eu 2 ans, je cherchais un jouet […] qui serait capable de lui apprendre rapidement et facilement le Coran tout en s’amusant », comme elle l’a confié à l’agence de presse Reuters.

Chaque détail de la poupée a été pensé par la jeune mère, du hijab lavande à la couleur de la peau jusqu’au maquillage discret. Même les sourates du Coran ont été sélectionnées avec soin afin de faciliter la mémorisation.

Cette Barbie a été ensuite produite en masse et a remporté un tel succès dans les pays du Golfe que la famille est partie s’installer à Dubaï.

4 ans après sa création, la Barbie est commercialisée en Arabie Saoudite, au Koweït, au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.

À quand les poupées Barbie qui vont réciter des textes sacrés de la Bible, de la Thora, des Mantra… ? Et les garçons dans l’histoire ?

On ne rajeunit pas…

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Voilà à quoi ressemblait mon état ce matin au réveil, en beaucoup moins souple bien sûr !

Rien d’exceptionnel aujourd’hui. Mon humeur est la fatigue. Et la raison est très simple.

Hier soir, c’était la fête à la maison. L’une de mes meilleures amies et sa charmante fille de 22 ans sont venues manger. De caractère très jovial toutes les deux s’ajoutant au mien, plus le fait que nous soyons des filles, nous nous sommes quittées à 3 h 35 du matin.

De 7 heures du soir jusqu’à cette heure-ci, nous avons partagé le repas, des conversations intéressantes, beaucoup de fous rires et nous avons terminé la soirée, enfin commencé la matinée, en dansant sur des musiques endiablées.

Nos quarante ans plus, plus, plus… se sont alors volatilisés pour laisser place à la petite vingtaine de sa fille. En comparant ainsi nos goûts musicaux générationnels, nous avons toutes deux rajeuni. Plus de petites douleurs, la peur du ridicule de se lâcher comme des folles sur des chansons nous évoquant la nostalgie de notre jeunesse… On était bien.

Ce matin, debout à 7 heures ! Et là…

Ouille, ouille, ouille !

La jeunesse, plutôt l’impression, s’est à son tour évaporée pour rappeler la dure réalité, on n’a plus vingt ans et quelque !

Les neurones se sont entremêlés et ne se trouvent plus à leur bonne place. Les muscles et toutes les parcelles du reste du corps ont la sensation d’avoir été bêchés pendant de longs moments. Toutes ces petites choses du quotidien qui ne prennent que quelques minutes à réaliser deviennent des défis de l’exploit. On marche au ralenti et le temps qui s’écoule semble interminable…  « La fatigue a gagné le corps », comme dit mon amie.

Mais la journée étant loin d’être finie, je vous laisse afin de vous retrouver en meilleure forme demain avec un joli coup de cœur…

 

Tchétchénie : les couples divorcés sont forcés à se remettre ensemble

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Après le sort que les autorités tchétchènes ont réservé aux homosexuels, c’est au tour des familles d’être attaquées.

Le journal The New York Times a révélé dans son article du 26 août dernier une nouvelle mesure appliquée concernant la politique familiale dans le pays.

Ainsi, une commission gouvernementale, « le Conseil pour l’harmonisation des mariages et des relations familiales », est chargée d’inciter fortement les couples séparés ou divorcés depuis peu ou longtemps à se remettre ensemble « pour les enfants », en avançant l’idée qu’une famille unie permettrait d’éviter à l’enfant de s’embrigader dans le terrorisme. Cet été, cette commission est déjà parvenue à réunir près de 948 couples. Pour arriver à son objectif, l’État bombarde les médias audiovisuels de reportages mettant en valeur les bienfaits de cette réconciliation. Une propagande bien rodée.

Mais également, le père et la mère remis ensemble sont extrêmement surveillés avec des visites régulières d’intimidation de la police. La peur est si présente par les autorités très menaçantes que de nombreux parents concernés se taisent ; car montrer un quelconque désaccord peut être lourd de conséquences.

Ramzan Kadyrov, le chef du régime, justifie cette nouvelle mesure en expliquant qu’un enfant issu d’une famille désunie serait plus prédisposé à entrer dans le terrorisme, en ajoutant de surcroît : « Sur 100 enfants de familles séparées, seuls 5 ou 6 sont normaux ». Il aurait été aussi jusqu’à déclarer que le risque serait plus accru dans les cas des enfants élevés uniquement par la mère.

À la lecture de ces propos, il est à se demander si cet homme, à supposer qu’il ait été un enfant d’un foyer « uni », aurait une notion de la normalité « normale » et si son éducation aurait été de même normale…