Belgique : Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça…

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Lorsque nous lisons les journaux ou écoutons les informations à la télévision, à la radio, concernant les droits des femmes, notre considération se porte souvent sur les pays qui les bafouent. Notre regard, nos oreilles se fixent également sur les différences sociales ou professionnelles évidentes qui existent en général dans le monde entre les hommes et les femmes.

Or, nous ne prêtons pas toujours attention à ces petits détails du quotidien creusant eux aussi insidieusement ce fossé. Ces faits insignifiants, passant d’ordinaire inaperçus, qui se déroulent parfois aux portes de chez nous ou de celles nos voisins, ces dits pays défenseurs des droits qu’ils soient masculins ou féminins. J’entends bien par ces « faits insignifiants », non ceux qui apparaissent sur les réseaux sociaux, du genre la nouvelle pub de Renault se lançant dans le domaine beauté avec ses vernis à ongles Twingo, une toute première pour une marque automobile, mais bien ceux évoquant un retour aux années 50.

Pour information ou rappel, cette pub de Renault très controversée a créé une certaine polémique absurde auprès d’un certain public qui la considère comme sexiste. Critique qui ne changera pas la face du monde, mais incitant indirectement les esprits en ce sens et cloisonnant quelque part les marques à rester dans leur domaine d’activité, sauf si elles viennent de l’univers artistique ou du pays du Soleil-Levant.

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Ainsi, un cinéma du groupe Kinepolis en Belgique a distribué avant le début de la séance du film Wonder Woman (premier film de super-héros réalisé par une femme, Patty Jenkins) des goodies (cadeaux publicitaires) destinés uniquement aux femmes. Alors que celles-ci s’attendaient à découvrir dans leur petite pochette-surprise (un petit sac rose), sur laquelle s’inscrivait « Cool things inside » (Choses intéressantes à l’intérieur), des trucs vraiment sympas, style échantillons de nouveaux parfums, sushis ou pasta box afin de promouvoir l’ouverture d’un nouveau restaurant spécialisé en la matière, ticket de cinéma à tarif réduit pour une nouvelle séance, etc., elles ont eu une toute autre surprise.

Elles ont découvert un véritable kit de ménagère parmi un paquet de chips et de chocolat à bon marché. Une éponge, une raclette à vitres, une brosse pour nettoyer les sols, des pilules pour mincir. Inutile de vous dire que la réaction fut immédiate et dénoncée, avec photos à l’appui, sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.

Afin de se justifier, le groupe Kinepolis a expliqué au site belge VRT, qui l’a contacté, qu’il ne pouvait être responsable de ces cadeaux promotionnels, étant donné qu’ils avaient été fournis par des sponsors et dont leur sélection avait été aléatoire. Le groupe a de même présenté ses excuses sur Twitter : « Nous voulons nous excuser pour cette inattention. Nous comprenons toutefois ces vives réactions. » En résumé, parler pour ne rien dire.

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Ceci dit, la question que devrait peut-être se poser ce groupe, c’est d’éventuellement soit de changer de sponsors ou, du moins, vérifier le contenu des goodies ou encore offrir la pochette-surprise à tout le monde, sans distinction de sexe.

Enfin, si jamais vous allez voir ce film de super-héros dans l’un des cinémas de ce groupe en Belgique, apportez votre produit pour les carreaux, pour la vaisselle et pour les sols. Vous pourrez alors faire la vaisselle, s’il y a, tester votre superbe nouvelle raclette verte ou violette pour les vitres et récurer les sols avec votre flambant neuve brosse afin d’espérer peut-être vous faire rembourser votre place de cinéma. Quant aux pilules pour mincir, après toutes ces taches, à vous de voir…

Collide

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Sorti en 2016, ce film connu aussi sous le titre No Way Out est un excellent film d’action, pour les amateurs du genre, surtout pour les fans inconditionnels d’Anthony Hopkins et Ben Kingsley. Anthony Hopkins, toujours aussi magistral dans son jeu d’interprétation et Ben Kingsley tenant un rôle bien différent de ses habitudes nous dévoile avec brio une autre facette de son immense talent.

Mêlant ainsi action et humour, ce film au scénario classique de ce style nous entraîne dans une course poursuite infernale en Allemagne.

Un jeune Américain, Casey Stein (Nicolas Hoult), décide de reprendre ses activités criminelles pour sauver la vie de sa compagne Juliette (Felicity Jones), souffrant d’insuffisance rénale et dans le besoin d’une greffe d’un rein de toute urgence. Il retrouve alors son ancien commanditaire Geran (Ben Kingsley), trafiquant de drogue bling-bling, qui le charge de voler une immense quantité de drogue à son associé qui le spolie, le mafieux Hagen Kahl (Anthony Hopkins), et sans grande surprise, le vol ne va pas se dérouler comme prévu.

Je vous invite à découvrir ce film, ne serait-ce que pour ces deux grands acteurs qui prouvent encore une fois que leur réputation n’est pas déméritée…

Mad Men

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Loin d’être une nouvelle série, puisqu’elle a été diffusée sur la chaîne de télévision AMC entre juillet 2007 et mai 2015, elle est en tout cas une découverte personnelle sur le site Netflix.

Cette série télévisée américaine créée par Matthew Weiner se déroule dans les années 60 à New York au sein d’une agence publicitaire factice située sur Madison Avenue et décrit les mentalités sociales de cette époque aux États-Unis.

Entre fausses vérités ou vérités cachées, préjugés sociaux et états d’esprit très cloisonnés de cette période des sixties, cette série nous montre une réalité d’un univers pas si loin que cela dans le temps et qui quelque part n’a pas non plus tant évolué.

On accroche très vite à l’histoire et aux différentes vies des personnages d’une excellente crédibilité. On assiste à ce monde très machiste d’un côté et au début des combats des droits de la femme, de l’autre.

Cette série, assez simple finalement, est vraiment très bien conçue. Elle nous plonge dans une certaine profondeur de la société d’hier et nous amène à une réflexion relative sur celle d’aujourd’hui…

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Anne with an « E »

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Cette série apparue sur Netflix s’inspire du roman datant de 1908 de L. M. Montgomery, Anne of Green Gables (Anne… la maison aux pignons verts), considéré depuis quelques décennies comme un livre pour enfants.

Anne with an_E_roman_wpElle retrace l’histoire d’une fillette orpheline prénommée Anne qui se trouve adoptée par erreur par un couple, un frère et sa sœur, désirant avoir un garçon afin de les aider à la ferme, les pignons verts, sur l’Île-du-Prince-Édouard, au Canada.

Cette jeune fille aux cheveux roux éclatants, aux taches de rousseur, aux yeux gris-verts, et maigrelette nous transporte tout au long de la série dans son univers. Débordant d’une incroyable imagination, elle transmet tout autant son optimisme à tous ceux qui croisent sa route.

Anne with an_E_affiche_wpComplexée de son aspect atypique, elle trouve le courage par son éloquence verbale tout aussi particulière d’affronter les personnes qui en terrorisent d’autres. D’une âme pure comme d’une grande maladresse, elle est attachante mais demeure désireuse en son for intérieur d’être aimée sincèrement.

Le personnage d’Anne est interprété par la jeune actrice irlandaise Amybeth McNulty, 15 ans, qui est tout simplement époustouflante.

Les dialogues sont extraordinaires. Les paysages sont magnifiques. Entre poésie, naïveté, joie et tristesse, cette série se veut être au-delà qu’une simple adaptation enfantine. Elle s’adresserait même à un public plus adulte.

Je vous invite à partir à la découverte de ce petit chef-d’œuvre cinématographique, car ainsi que l’exprime Anne avec un « E » : « si l’on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer… »

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Sense8

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Un très grand coup de cœur pour cette série présentée sur le site Netflix et à sa demande.

Cette série, qui en est à sa seconde saison, présente l’histoire de 8 individus éparpillés à travers le monde qui se retrouvent subitement connectés les uns aux autres au niveau intellectuel, émotionnel et sensoriel. Ainsi liés, ils peuvent alors interagir les uns avec les autres ; se voir, s’entendre, se parler comme s’ils étaient physiquement dans le même lieu. Ils ont chacun leur histoire, mais sont tous poursuivis par une organisation secrète qui veut les capturer, les tuer ou se servir d’eux en tant que cobayes. Tout en fuyant cette organisation, ils cherchent les conséquences que ce changement aurait sur l’humanité.

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D’une grande originalité, cette série aborde de manière très intelligente et élégante des thèmes généralement oubliés ou peu exploités dans les séries : la politique, l’identité, la sexualité, le genre et la religion.

Cette série est aussi un savant mélange d’humour, de drame, d’action,  d’amour… tout en faisant référence avec ce même humour à des films et séries cultes, tels que Terminator, Nikita, Heroes ou encore aux Westerns. Et par le biais de clichés cinématographiques ou sociaux, elle abat des préjugés.

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Mais également, les scènes d’action sont crédibles pour une fois, autant dans les combats que les poursuites en voiture, etc. Ce qui est une grande première pour ce style de séries. La vie personnelle des individus n’est pas non plus rocambolesque. Et il existe un vrai fil conducteur tout le long dans l’évolution de cette série au fur et à mesure des épisodes.

Surtout, cette série est un réel appel à la paix et à l’humanisme. Certaines de ses prises de vue sont intenses et fortes en symboles.

Je vous invite vraiment à découvrir cette série, si cela n’est pas déjà fait…

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Las Chicas Del Cable

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Cette première série espagnole produite par Netflix nous invite à partager le parcours de quatre jeunes femmes en quête d’émancipation dans le Madrid des années 20.

Apparaissant également sur le site Netflix sous l’appellation de Cable girls, cette nouvelle production est un vrai joli coup d’essai. Digne d’une série américaine, elle nous dépeint les difficultés d’être femme à cette époque à travers le portrait de chacune d’entre elles. Entre considération sociale et envie de liberté, nous suivons avec intérêt le combat de ces femmes, dont la relation qu’elles se créent va changer leur vie.

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Les acteurs et actrices tiennent tous et toutes leur rôle à la perfection. Les dialogues sont autant touchants que percutants, parce que « oui, c’est notre seul rêve, c’est d’être libre », comme l’exprime l’une d’elles dans le premier épisode de la saison. Nous entendons aussi une femme plus âgée s’adresser à l’une en ces termes : « garde l’esprit ouvert et les jambes fermés ». Ou encore l’une de ces quatre jeunes femmes se dire : « Si je voulais être libre, je ne devrais pas laisser mon cœur dicter ma conduite ».

Cette première saison est vraiment à découvrir…

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13 Reasons Why

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Un énorme coup de cœur pour cette nouvelle série apparue sur Netflix récemment.

Inspirée des best-sellers de Jay Asher, cette série nous amène à suivre Clay Jensen (Dylan Minnette), un adolescent de 17 ans qui découvre une mystérieuse boîte. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker (Katherine Langford), une camarade de classe qui s’est suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent les 13 raisons qui ont conduit la jeune fille à mettre fin à ses jours.

Cette première saison de la série qui est de même divisée en 13 épisodes nous dévoile un secret de Hannah sur une face de cassette par épisode ; une raison, une personne.

Mais celle-ci traite d’un sujet actuel beaucoup plus profond, le cyber-harcèlement. Elle nous plonge dans le quotidien des adolescents d’aujourd’hui. Elle expose avec beaucoup d’intelligence le problème du harcèlement scolaire qui peut pousser le jeune au suicide. Elle montre également les ravages que peuvent causer les réseaux sociaux sur les jeunes. Et elle nous présente la douleur d’une famille touchée par la perte de son enfant unique.

Cette première saison, dont le déroulement peut paraître quelque peu lent pour certains, est d’une grande pertinence et nous tient accrochée à notre fauteuil du début jusqu’à la fin. Les jeunes acteurs tiennent aussi leur rôle à bras-le-corps. Ils sont d’une crédibilité époustouflante.

C’est une série qui est absolument à faire découvrir aux adolescents comme aux parents, mais qui devrait aussi trouver sa place dans les programmes scolaires, tant pour son rôle pédagogique que pour tenter de mettre un terme à ces suicides d’ados qui frappent trop de familles.

Loving

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Ce film écrit et réalisé par Jeff Nichols relate l’histoire vraie du couple mixte Loving. Lui, un homme blanc et elle, une femme noire qui se marièrent en 1958 et furent à l’origine de l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis, Loving v. Virginia, rendu le 12 juin 1967, cassant la décision de l’État de Virginie et symbolisant le droit de s’aimer pour tous sans aucune distinction d’origine.

Brillamment interprété par Joel Edgerton (Richard Loving) et Ruth Negga (Mildred Jeter), ce film nous plonge dans cette Amérique profonde et ségrégationniste des années 50 et qui le demeure encore dans certains États.

Après s’être mariés dans l’État de Washington, ils décidèrent de s’installer dans l’État de Virginie, dans lequel ils ont toujours grandi et vécu. Arrêtés puis mis en prison quelques jours,  ils furent ensuite poursuivis en justice par l’État de Virginie qui les condamna à une peine de prison, sauf s’ils quittent l’État, et ce pendant une période de 25 ans avec la possibilité d’y revenir mais séparément ; sans jamais être vus ou vivre ensemble.

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Mildred et Richard Loving

Aidés de deux avocats, défenseurs des droits de l’Homme, qui emmenèrent leur affaire devant la Cour Suprême, ils obtinrent gain de cause. Ce célèbre arrêt Loving v. Virginia fut ainsi rendu à l’unanimité des 9 juges qui déclarèrent anticonstitutionnelle toute loi restreignant le droit au mariage fondé sur la couleur de peau des époux.

7 ans après le verdict, Richard Loving fut tué par un chauffard ivre et Mildred Loving ne se remaria jamais. Avant de décéder d’une pneumonie en mai 2008, celle-ci déclara au sujet de son mari « il a toujours bien pris soin de moi »

Je vous invite de tout cœur à regarder ce film poignant sur cette histoire d’amour qui a marqué un véritable tournant très important dans l’histoire américaine, la légalisation des mariages entre les Noirs et les Blancs.

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DC’s Legends of Tomorrow

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Série coup de cœur.

Pour tous les amateurs et toutes les amatrices de l’Univers Marvel, cette série non réalisée par ce dernier en évoque pourtant l’esprit.

De l’action, du fantastique, des supers héros, de l’humour… Cette série créée par Andrew Kreisberg, Greg Berlanti et Marc Guggenheim aura tout pour vous plaire. Dans la lignée de Arrow et The Flash, cet opus en est un excellent complément.

Je vous convie alors en le découvrir…

House of Cards

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Encore une excellente série Netflix, dont celle-ci a la particularité d’être concrètement dans l’air du temps.

Pas si récente que ça (5e saison achevée), cette série House of Cards nous soumet une vision de la politique américaine.

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Dans les rôles principaux Kevin Spacey (Frank Underwood, le mari) et Robin Wright (Claire Underwood, son épouse). Ce couple juste réuni pour la série devient emblématique et nous plonge dans la noirceur des coulisses du monde politique américain.

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Entre magouilles, meurtres, manipulations, suspens, etc., ces acteurs tiennent la série à bras-le-corps en nous affirmant une fois de plus leur talent incontestable.

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L’originalité de cette série est l’interaction entre le personnage de Frank Underwood et le téléspectateur. Ce personnage s’adresse directement via la caméra au téléspectateur tel un confident.

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Sur fond d’élégance et de subtilité, cette série dévoile la part la plus obscure et sanguinaire de l’être humain assoiffé de pouvoir.

Cette série plus complexe que certaines abordant ce thème très particulier et controversé, est à ne pas manquer, même pour les non-amateurs de ce domaine.

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Bon dimanche !