American Son

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Un « huit-clos angoissant » sur Netflix, diffusée le 12 septembre dernier. Film dramatique américain réalisé par Kenny Leon et mettant en vedette Kerry Washington, Steven Pasquale, Jeremy Jordan et Eugene Lee.

« Le temps passe et la tension monte dans un poste de police de Floride où un couple mixte déchiré attend des nouvelles après la disparition de leur fils. » Synopsis Netflix.

D’une histoire banale d’un enfant porté disparu, ce huit-clos brillamment interprété par les personnages principaux met en lumière toute cette complexité bien existentielle aux États-Unis du conflit racial entre les blancs et les noirs. Il expose les préjugés de chaque camp où parfois les apparences sont trompeuses. Il pose le regard sur les a priori autant fondés que non fondés. Il met réellement le doigt sur cette Amérique pas si unie que ça. Il dénonce quelque part ce problème non résolu qui semble encore aujourd’hui être figé dans le temps…

Ce film est très intéressant. Il montre les plaies ouvertes que l’histoire américaine a laissées derrière elle, d’une évolution culturelle non accomplie…

Ce huit-clos est fascinant plus qu’angoissant. Il caractérise surtout une incompréhension entre deux peuples. Le métissage qui en a pourtant découlé dans ce cas-ci, avec ce couple d’un homme blanc et d’une femme noire, n’arrive à trouver sa place. Et ce déchirement est indirectement la source d’un certain mal-être.

Bon dimanche !

Snowden

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Un peu de cinéma avec la découverte de deux excellents films et une superbe série que je vais partager avec vous durant tout ce week-end.

Commençons avec ce film germano-franco-américain réalisé par Oliver Stone et sorti en 2016. Disponible sur Netflix, il revient sur les révélations faites par Edward Snowden sur la collecte illégale d’informations par la NSA sous prétexte de lutte antiterroriste.

En juin 2013, Edward Snowden, ancien employé à la CIA (Central Intelligence Agency), agence de renseignement américaine chargée de l’acquisition du renseignement et de la plupart des opérations clandestines réalisées hors du sol américain, et à la NSA (National Security Agency), organisme gouvernemental du département de la Défense des États-Unis, responsable du renseignement d’origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d’information du gouvernement américain, divulgue des informations classifiées sur les systèmes d’écoute de la NSA. Caché dans un hôtel de Hong Kong, il raconte son parcours à la réalisatrice, productrice de documentaires, journaliste et photographe américaine Laura Poitras et au journaliste politique, avocat, blogueur et écrivain américain Gleen Greenwald.

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Lorsque Edward Snowden en mai 2013 quitte les États-Unis, âgé alors de 29 ans, malgré la perte d’un emploi qui lui assurait un mode de vie privilégié, il expliqua : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles des gens du monde entier avec ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement. »

Ce film basé ainsi sur des faits réels est époustouflant. Réalisé avec une grande sobriété, il nous scotche littéralement à notre fauteuil. De nouveau Oliver Stone nous montre son talent. Les acteurs rendent un très bel hommage à leur personnage authentique. Un plus pour l’acteur Joseph Gordon-Levitt qui interprète magistralement Edward Snowden.

À voir absolument !

« Un 22 juillet »

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Film américain écrit, coproduite et réalisé par Paul Greengrass, sorti en 2018. Adapté de l’ouvrage de 2013 En av oss d’Âsne Seierstad, ce film relate les attentats d’Oslo et d’Utøya perpétrés en Norvège en 2011 par un seul individu, ayant causé la mort de 77 personnes et blessé plus de 200 autres.

Le vendredi 22 juillet 2011, deux actions terroristes ont été coordonnées et menées par un homme de 32 ans, chrétien radical de l’Extrême droite, Anders Behring Breivik.

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La première attaque, une explosion à la bombe, s’est produite à 15 h 26, heure locale, à Regjeringskvartalet, le quartier gouvernemental de la ville d’Oslo, devant le bureau du Premier ministre, Jens Stoltenberg, et d’autres édifices gouvernementaux. L’explosion a tué 8 personnes et blessé 15 autres. La seconde attaque a lieu deux heures plus tard dans un camp de jeunes, lors d’un rassemblement estival, organisé par la Ligue des jeunes travaillistes (AUF) du Parti travailliste norvégien (AP), sur l’île d’Utøya. Déguisé en policier, Anders Behring Breivik, armé d’un fusil de tir de précision, ouvre le feu sur les campeurs, tuant 69 personnes et blessant 33 autres. Arrêté par la police, il revendique les deux attentats. La Justice l’inculpe pour les deux attaques et le condamne le 24 août 2012 à 21 ans de prison.

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Ce fut la plus grave attaque en Norvège depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le nombre de morts a représenté l’équivalent de deux fois le nombre annuel moyen de meurtres dans le pays. La fusillade par un tueur de masse fut aussi la plus meurtrière de l’époque contemporaine. L’Union Européenne, l’OTAN ainsi que plusieurs autres pays du monde ont exprimé leur soutien à la Norvège et ont condamné les attaques.

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Ce film, d’une durée de plus de 2 heures, retrace parfaitement ces terribles évènements. Il nous rappelle que le terrorisme n’est pas uniquement lié qu’à un groupe de fanatiques religieux. La religion, quelle qu’elle soit, est la première source du terrorisme.

Disponible sur le site Netflix, je vous invite vivement à le regarder, si ce n’est déjà fait. Ce film est puissant et poignant de réalisme. Nous restons marqués à la fin du visionnage.

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Blade Runner 2049

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Un énorme coup de cœur pour ce film. Il est tout simplement génial !

Pour tous les amateurs de Blade Runner, sorti en 1982 et réalisé par Ridley Scott, dont il a été d’ailleurs le producteur de cette suite, réalisée par Denis Villeneuve et sortie en 2017, vous ne serez pas déçus !

Cette suite raconte les aventures d’un blade runner, 30 ans après celles de Rick Deckard, interprété par Harrison Ford.

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En 2049, des humanoïdes issus du génie biologique, les réplicants (terme apparu pour la première fois en 1982 dans Blade Runner), font dès lors partie de la société afin d’assurer la survie de l’humanité. L’agent K (Ryan Gosling) travaille comme blade runner au LAPD (Los Angeles Police Department). Il est l’un des plus récents modèles de réplicants conçus pour obéir. Sa mission est de pourchasser et tuer les modèles obsolètes. Tandis qu’il est dans une ferme pour éliminer un ancien modèle, il détecte par hasard une caisse fermée enterrée au pied d’un arbre. Celle-ci, récupérée ensuite par le département de la police, est envoyée à l’analyse. L’examen médico-légal y trouve des ossements d’une réplicante décédée après une césarienne pratiquée dans l’urgence. Cette découverte révèle que les réplicants normalement stériles peuvent ainsi procréer et menace surtout l’ordre établi entre humains et réplicants. La supérieure hiérarchique de l’agent K, le lieutenant Joshi (Robin Wright) voit en cette information un risque de provoquer une guerre entre les humains et les réplicants dotés d’une certaine autonomie. Elle ordonne alors à l’agent K de détruire toute trace qui pourrait conduire à cette découverte ainsi que de trouver et de tuer l’enfant né à la suite de la procédure médicale…

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Ce second volet est une excellente suite. L’ambiance et le style si particuliers du premier y sont respectés avec brio. Ryan Gosling qui tient donc le rôle principal durant 2 h 44 est époustouflant. Tous les éléments qui ont contribué au succès de Blade Runner de Ridley Scott s’y retrouvent. On ne voit absolument pas le temps passé. L’histoire se déroule avec une incroyable intelligence. On est pris du début à la fin par le suspens. On est accroché au scénario, aux images. L’esthétisme tant établi du premier y est fidèle. Des clins d’œil au premier Blade Runner y sont faits magnifiquement bien. Certaines références y sont même très subtiles. Et cerise sur le gâteau, l’excellente participation de Harrison Ford qui rendosse le costume de Rick Deckard.

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En résumé, ce film est une pure merveille. Alors pour tous ceux qui ont été fans de Blade Runner, film culte de ma génération, hâtez-vous au visionnage de ce Blade Runner 2049, si cela n’est pas déjà fait !

A United Kingdom

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Terminons cette année sur une très belle pause cinématographique avec ce superbe film qui relate une parmi tant d’autres parties sombres de l’histoire britannique, mais aussi un amour qui a conduit à la liberté et à la croissance d’un pays.

A United Kingdom est un film biographique franco-britannique réalisé par Amma Asante et écrit par Guy Hibbert, sorti en 2016.

Ce film retrace l’histoire vraie de Seretse Khama (David Oyelowo), héritier du trône du Bechuanaland (protectorat établi en 1885 par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande en Afrique australe et qui devint la République du Botswana en 1966) et de sa femme Ruth Williams Khama (Rosamund Pike), une anglaise blanche.

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Seretse Khama du peuple Bamangwato étudie le droit à Londres juste après la Seconde Guerre Mondiale. Il y rencontre Ruth Williams, une jeune femme blanche, une secrétaire londonienne de 24 ans. Éperdument amoureux, ils décident de se marier malgré leurs différences culturelles, les protestations de leur famille et l’opposition du Gouvernement britannique, préoccupé par les relations avec l’Afrique du Sud (étant en train d’établir la politique de l’apartheid) et la stabilité fragile de toute la région de l’Afrique australe. Le gouvernement du Parti national en Afrique du Sud craignant que ce mariage mixte dans le Bechuanaland voisin cause des troubles pousse le Gouvernement britannique à tenter d’annuler ce mariage. De son côté l’oncle de Seretse, Régent du trône, met tout œuvre aussi pour mettre fin à ce mariage afin que Seretse épouse une princesse Bamangwato, comme le veut la tradition. Celui-ci refuse. Seretse parvient à obtenir le soutien de son peuple en tant que roi légitime. Face à la ténacité du couple pour rester mari et femme, le Gouvernement britannique riposte en exilant Seretse de son pays pour une durée de 5 ans, l’obligeant à rester en Angleterre et à laisser Ruth seule au Bechuanaland. Celle-ci réussit à gagner le soutien du peuple Bechuana. Les Britanniques ayant un enjeu majeur en Afrique du Sud pour son or, veulent proclamer un administrateur anglais à la place de Seretse. Et le Premier ministre Clement Richard Attlee est prêt à tout pour détruire le mariage des Khama. Quant à Churchill, il promet que s’il est élu, il lèvera l’exil de Seretse. Après sa victoire, Churchill désormais Premier ministre, étend le bannissement de 5 ans à vie. Entre-temps, Seretse apprend que les Britanniques ont donné l’autorisation à une société minière américaine de prospecter pour trouver des diamants qui seraient en une quantité non négligeable dans le pays. Il va alors s’assurer que si ces ressources sont bien réelles leur exploitation se fera uniquement par les habitants du pays. Les diamants sont trouvés. Seretse obtient du Gouvernement britannique la déclaration publique du droit exclusif du peuple Bechuana sur l’exploitation de ces ressources. Et ce, grâce au soutien grandissant de gens puissants à Londres qui l’aident aussi en parallèle à mettre un terme à son exil. Pendant ce temps, l’apartheid qui progresse en Afrique du Sud tend à éclipser le Bechuanaland. Mais grâce à la pression de la population locale, Seretse arrive à faire définitivement lever son exil et obtenir l’indépendance de son pays. Seretse devient alors le premier Président du Botswana.

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Seretse et Ruth restèrent fidèles toute leur vie. Ils eurent plusieurs enfants, dont leur fils devint par la suite le 4e Président élu du pays en 2008. Ils sont enterrés côte à côte sur une colline surplombant le village de Serowe, capitale du peuple Bamangwato, où ils ont passé une partie et fini le reste de leur vie.

Ce film remarquablement réalisé et interprété à merveille par l’ensemble de ses acteurs est absolument à découvrir. Il nous montre avec véracité l’esprit très colonialiste encore et toujours présent chez les Anglais. Cette mentalité d’être supérieur au monde…

Excellent Réveillon du Jour de l’An !

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Wonder Woman, le film

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Écrit par Allan Heinberg, Zack Snyder et Geoff Johns, Wonder Woman est le premier film de super-héros américain réalisé par une femme Patty Jenkins et la première adaptation cinématographique en prise de vues réelle entièrement consacrée au personnage.

Diana (Gal Gadot), soit Wonder Woman, est une princesse guerrière amazone élevée sur une île paradisiaque à l’écart du monde des humains. Un jour l’officier américain Steve Trevor (Chris Pine) atterrit accidentellement près des côtes de cette île. Tandis qu’il est en train de se noyer, Diana vient lui porter secours. Arrêté puis interrogé par la reine des amazones, la mère de Diana, sur la raison de sa présence sur l’île, l’officier lui apprend que le monde est en pleine guerre. Diana décide alors de se joindre à lui afin de sauver les populations des manipulations du dieu grec de la guerre, Arès, présumé à l’origine de ce conflit. Arrivant sur le front de l’ouest lors de la Première Guerre mondiale, Diana et Steve, accompagnés d’un petit groupe de mercenaires, amis de Steve, tenteront le tout pour le tout afin de mettre un terme à cette guerre. Mais Diana devra personnellement affronter Arès en choisissant de se ranger du côté du monde des humains ou pas…

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Ce film assez décrié, selon des recherches et sources personnelles, a été pourtant, pour ma part, une très agréable surprise au cours de son visionnage. Je m’attendais à regarder une adaptation d’un DC Comics en dessous de la moyenne, selon ces dires. Or, j’ai aimé. Ce film retrace bien l’esprit des autres films du genre.

Peut-être est-ce le fait qu’une femme soit mise en valeur en tant que super-héro ? Avons-nous peut-être trop l’habitude de toujours voir un homme être le sauveur du monde ? Nos super-héros de notre jeunesse, traditionnellement masculins, n’ont-ils pas le droit à un dépoussiérage ? Et la vraie question serait… les femmes ne sont-elles pas aptes à être, elles aussi, des héroïnes ?

En rappel, lors de son exploitation, ce film bat plusieurs records. Pour son premier week-end d’exploitation, il récolte 200 millions $ de recettes, devenant le plus gros succès commercial d’un premier week-end d’ouverture pour un film réalisé par une femme. Après 4 semaines d’exploitation aux États-Unis, le film atteint 346,6 millions $, dépassant les recettes perçues en 12 semaines pour Batman v Superman : L’Aube de la Justice, soit 330 millions $, ou encore Man of Steel, en 14 semaines avec 291 millions $, et se hisse à la 1ère place des plus gros succès jamais réalisés jusqu’ici de l’univers cinématographique de DC Comics et à la 3e place des adaptations de BD de DC Entertainment.

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En résumé, Wonder Woman a amassé pas moins de 800 millions $ de recettes. Il est le film n°5 du meilleur démarrage de l’année en cours et le n°17 du meilleur démarrage d’une franchise de tous les temps.

Donc, quoi qu’en disent ses détracteurs, pour tous les amateurs des DC Comics, ce film vaut le coup d’œil, tant dans sa beauté artistique que finalement dans la réalisation de son adaptation scénaristique…

 

Bienvenue à Marly-Gomont

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Initialement Le Docteur de Kinshasa, Bienvenue à Marly-Gomont est un film franco-belge réalisé par Julien Rambaldi, sorti en juin 2016. Il relate l’histoire vraie du Docteur Seyolo Zantoko, décédé en août 2009 dans un terrible accident de voiture, père du chanteur Kamini Zantoko.

Originaire du Zaïre, actuellement République Démocratique du Congo, le Docteur Seyolo Zantoko, fraîchement diplômé saisit l’opportunité d’un poste de médecin dans un petit village reculé de l’Aisne en Picardie, Marly-Gomont. Il y arrive avec sa femme et ses deux enfants en 1975. Seuls noirs du village, lui et sa famille vont se retrouver confrontés aux habitants qui n’ont jamais vu de gens de couleur. Seyolo mettra tout en œuvre afin de gagner la confiance des villageois…

Avec beaucoup d’humour, ce film retrace un véritable choc des cultures. Les difficultés d’acceptation de la part d’un monde rural enfermé dans un esprit de vieille France et de l’autre côté, les problèmes d’intégration de la famille Zantoko. La mère, une pure citadine qui a énormément de mal à se faire à cet univers campagnard. Les deux enfants qui ne trouvent pas leur place au sien de l’école, rejetés et maltraités par les autres enfants. Et le père, Seyolo, qui tente de nuancer en faisant tout avec sérénité et gentillesse à ce que cette adaptation des deux côtés se fasse en douceur.

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Ce film réalisé comme une comédie est splendide, drôle, attachant, émouvant et une très belle découverte que vous pouvez voir d’ailleurs sur le site Netflix. Les acteurs tiennent excellemment leur rôle. Ce long-métrage dépeint avec véracité cette peur de l’inconnu, l’apprivoisement de cultures différentes, l’apprentissage de la tolérance et cette évolution vers le changement des mentalités.

Enfin, ce film, loin de ressembler à une mauvaise caricature de clichés, comme certaines critiques ont pu l’émettre, est vraiment à regarder.

10 jours en or

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Finissons cette semaine avec encore du cinéma.

Plus vraiment d’actualité, mais découverte récente pour ma part, ce film, 10 jours en or, est le premier long métrage réalisé par Nicolas Brossette, sorti en 2012.

Marc Bajau (Franck Dubosc) travaille pour une marque de vêtement qu’il représente à travers le pays. La route, la liberté, les conquêtes sans lendemain sont le quotidien qu’il a choisi. Tandis qu’il démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière partenaire d’un soir, Marie (Tatiana Rojo), s’en va en lui laissant son fils Lucas (Mathis Touré), un petit métis de 6 ans. Décidant de continuer d’honorer son travail tout en voulant amener l’enfant chez son père, il va rencontrer lors de sa traversée une jeune femme paumée, Julie (Marie Kremer) et un vieux retraité fantasque comme envahissant, Pierre (Claude Rich), avec lesquels, malgré lui, il formera une famille improbable. Commencent alors les « 10 jours en or » qui vont changer sa vie…

Bien différent des rôles qu’il a l’habitude d’endosser, Franck Dubosc interprète dans ce film un personnage plus grave et nous montre par la même occasion une autre facette cachée de son talent. Ce film sans prétention est un petit bijou. Il nous transmet un beau message d’humanité et surtout rappelle que les liens du sang ne sont pas seuls à définir la famille.

Enfin, pour les fans de cet humoriste et acteur français, c’est une belle surprise. Franck Dubosc confirme une nouvelle fois que sous son aspect comique, il demeure un véritable humaniste.

Bon dimanche !

Going in Style

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Going in Style (titre français Braquage à l’ancienne) est une comédie policière américaine réalisée par Zach Braff avec Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin, sortie cette année. Ce film est le remake du film portant le même titre de Martin Brest sorti en 1979.

Trois vieux amis octogénaires et anciens collègues de travail, Willie Davis, Joe Harding et Albert Garner apprennent que l’entreprise pour laquelle ils ont jadis travaillé délocalise son activité et supprime leur retraite. Floués et fauchés, ils décident de bousculer leurs principes et tentent alors l’impensable : braquer la banque Williamsburg à l’origine de leur situation.

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Ce film est une très belle comédie américaine comme on aime. Il est vraiment très drôle, l’histoire est tout aussi bien imaginée, le scénario intelligemment ficelé et le fameux trio d’acteurs immensément célèbres est parfait. Sous couvert d’humour, ce film nous offre une belle leçon d’une véritable amitié ainsi que d’humanité. C’est un vrai bon moment de détente avec une très jolie morale à travers l’immoralité.

Je vous invite à découvrir ce film qui paraît sans prétention, mais qui pourtant se révèle être un petit chef d’œuvre. Il y a longtemps que je n’avais vu une comédie aussi réussie. Un plus, pour les fans de Morgan Freeman, comme de Michael Caine, vous ne serez pas déçus ! Enfin, le titre original Going in Style, signifiant littéralement en français « fait avec style » ou au sens plus large la « grande classe », porte réellement bien son nom.

Bon dimanche !

Power Rangers

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Pas vraiment de ma génération, puisque j’avais déjà franchi le cap des 20 ans, mais une série animée, ciblant les enfants/adolescents, qui a toutefois marqué les années 90.

Première sortie en 1993, Power Rangers, série de science-fiction américaine, dans l’esprit de la série télévisée japonaise X-Or (1982-1983) du genre « metal heroes », se voulait être la série de ce nouveau genre.

Nouvelle version 2017 et 3è adaptation de la série sur grand écran, ce film est réalisé par Dean Israelite. Les 2 précédentes étaient Power Rangers en 1995 et Power rangers Turbo en 1997. Cette série ne fut pas trop ma tasse de thé, je l’ai d’ailleurs peu suivie et quelque peu même détestée.

Cependant, on me convainquit récemment de regarder cette nouvelle version. Pas très fan donc de l’original, ni vu les versions antérieures, je partis avec un a priori négatif sur ce film numéro 3.

Mais là, surprise !

Je me suis même posée la question à savoir si ce film était vraiment celui annoncé.

Hé bien, je ne sais pas trop ce qui s’est passé, mais cela a fonctionné ! Cette adaptation ne ressemble en rien à la série, bien que l’esprit y soit conservé.

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C’est moderne, c’est frais, avec un petit clin d’œil aux années 80, notamment par le style de musique du film Tron (1982), ainsi qu’une petite référence à la saga des Transformers. C’est un véritable dépoussiérage de printemps.

Bon, le scénario reste celui d’un scénario de science-fiction de ce style. Des supers héros qui doivent défendre l’humanité, en gros sauver le monde d’un méchant qui menace de détruire la planète. Rien de spectaculaire en soi.

Mais, sous la surface de ce scénario basique, des effets spéciaux (comme on les aime), de l’action (vive la technologie informatique), un peu de tendresse (des confidences autour d’un feu de camp), d’humour (le personnage maladroit qui marque des points à tous les coups), de drame (une maman malade à l’article de la mort), etc., il y a…

Un beau message !

L’union des 5 couleurs, liées comme les 5 doigts d’une main, surtout la représentation des 5 continents de la Terre. Un véritable message d’humanité culturel transmis dans ce film, 3è round.

Peut-être est-il subliminal ? Je n’en sais rien. Seulement étant assez critique sur ces films  m’apparaissant totalement inutiles, ce Power Rangers, 3è version officielle, vaut le coup d’œil.

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En autre, avant de me rendre à la projection de ce film, j’ai lu les critiques diverses et variées sur ce dernier dans les différents médias de la presse écrite. Et le constat fut : on aime ou on n’aime pas.

Cependant, une analyse assez particulière et sans fondement m’a quelque peu ulcérée. Une équipe de « journalistes », soi-disant défenseur des droits féminins, a laissé libre cours à son imagination.

Au lieu d’analyser ce film, comme peut-être d’autres ont pu le faire de manière purement cinématographique, cette équipe de « journalistes » a mis son grain de sel là où il ne fallait pas le mettre. Elle a noirci la page pour son « article » en dénonçant du sexisme, là où il n’y en a pas, et a déduit une mauvaise considération de la femme en reprochant bêtement que les femmes sont représentées avec « des talons hauts et grosses poitrines » !

Mdr, lol ou encore wtf, comme l’on dit aujourd’hui ! Sauf que, ce n’est ni « mort de rire », ni « laughing out loud » ou « what the fuck » (je vous laisse trouver par vous-même cette dernière traduction qui elle est loin d’être élégante), mais ce serait plutôt : pathétique !

C’est quoi son problème ?

Les Power Rangers, anciennes générations, comme vous le constatez sur ces photos, étaient unisexe. Incapable de voir fille ou garçon. Aujourd’hui, on voit qui est homme ou femme. Et alors ? C’est quoi le problème actuel de vouloir à tout prix uniformiser le sexe jusque dans les films ? Quant aux talons hauts, arrive-t-on peut-être à les voir muni d’une loupe ou peut-être que ces « journalistes » portaient des lunettes grossissantes leur faisant ainsi voir un petit talon compensé en haut talon ? Idem pour « les grosses poitrines » !

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C’est qui ces pseudo-journalistes inaptes à fournir une vraie critique professionnelle sur un film et qui jouent les paparazzis de seconde zone de la presse écrite en donnant leur point de vue complètement grotesque pour alors faire le « buzz » ?

Qui est cette équipe, à supposer, féminine qui renie la féminité en elle-même ? Peut-être aussi que ces femmes ont-elles un complexe d’infériorité par rapport à leur corps ou en tout cas et de toute évidence un très mauvais rapport avec leur silhouette ?

Quoi qu’il en soit, une femme reste une femme, qu’elle soit héroïne l’instant d’un film ou une simple ménagère dans son quotidien. Elle a des seins, des fesses et aiment les talons hauts !

Pour conclure, j’ai passé cette « glose » débile en allant voir ce film et ma critique est tout simplement un bon film de détente. En résumé, je fais partie des « J’aime » !