« Inséparables »

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Le confinement nous permet de découvrir des films de l’année passée. Et celui-ci en vaut vraiment le coup.

Inséparables est un film réalisé par Varante Soudjian avec Ahmed Sylla et Alban Ivanov, entre autres, sorti le 4 septembre 2019.

Mika (Ahmed Sylla), petit escroc, fait un rapide tour en prison où il a fait la connaissance de « Poutine », un détenu assez particulier. Sa peine purgée, il décide de repartir à zéro et de refaire sa vie. Alors qu’il s’apprête à épouser la fille d’un riche homme d’affaires, son passé le rattrape…

Ce film est d’une drôlerie incroyable. J’ai ri du début à la fin. Il y avait même longtemps qu’une comédie française m’avait fait rire autant. Le duo Ahmed Sylla et Alban Ivanov fonctionne à merveille. Excellent duo. Je connaissais Ahmed Sylla, pour l’avoir découvert dans l’ancienne émission de Laurent Ruquier « On ne demande qu’à en rire ». En revanche, je ne connaissais absolument pas Alban Ivanov. Très belle découverte. Cet acteur tient son rôle à la perfection. J’ai eu même une petite préférence pour son interprétation par rapport à celle d’Ahmed Sylla. Ce n’est que subjectif bien sûr.

Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas eu l’occasion de regarder cette comédie, je vous la recommande absolument ! Un excellent moment de détente en ces temps qui courent…

« Woman »

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Le 4 mars prochain sort au cinéma le film Woman. Un documentaire profond qui plonge au cœur de l’univers des femmes. Avec subtilité, ce documentaire donne une vision de ce qu’être une femme dans le monde d’aujourd’hui.

Durant 4 ans, à travers 50 pays, la journaliste Anastasia Mikova et le photographe Yann-Arthus Bertrand ont réalisé des interviews de 2000 femmes résultant d’un film émouvant et juste.

Regarder le monde avec les yeux d’une femme.

« Quand on a démarré, je me suis demandé en tant que femme s’il y avait quelque chose qui nous unissait toutes, au-delà des frontières et des langues. L’idée, c’était d’avoir ce mélange de sujets très universels, qui touchent toutes les femmes et où chacune d’entre nous aurait quelque chose à raconter […] Yann en tant qu’activiste était beaucoup sur la dénonciation des injustices que les femmes subissent, qui sont encore très nombreuses. Pour moi, au départ, il fallait aller plus loin, plus vaste, que ce soit un projet plus profond. Pour cela, il fallait donc qu’on montre des choses beaucoup plus intimes, personnelles : le rapport au corps, les règles, la sexualité », déclare Anastasia Mikova.

« Il y a des sujets que je voulais faire qui n’ont pas marché, par exemple le divorce en Israël. Là-bas si tu veux divorcer il faut que le mari soit d’accord. Mais une fois là-bas on n’a pas trouvé la bonne personne pour en parler », raconte Yann-Arthus Bertrand. « Pour ce film, c’était normal qu’il y ait des femmes au gouvernail, il n’y avait que des femmes qui pouvaient poser les questions. Mais ça je l’avais compris depuis le départ », ajoute Yann-Arthus Bertrand.

« Il y a un effet miroir très fort, où toutes les femmes se reconnaissent dans ces histoires alors que très souvent cela n’a rien à voir avec notre vie. Pourtant d’une façon ou d’une autre, on se sent connecté à toutes ces femmes au bout du monde. Les journalistes avec qui on a travaillé m’ont dit exactement la même chose, qu’elles ont ressenti ce lien invisible avec des femmes de l’autre bout du monde qui n’ont rien à voir avec notre vie. Quand on parle de sororité, c’est peut-être le mot qui peut exprimer ça le mieux, c’est difficile de l’exprimer avec des mots, c’est au niveau des émotions et des sensations que ça se passe », précise la journaliste.

« Tous les hommes qui ont vu le film ont dit qu’ils ont pris une claque et découvert énormément de choses ! », note le photographe.

Certains passages évoquent des réalités plus dures, comme l’excision, le viol de guerre, les violences conjugales. Mais les femmes ne sont jamais présentées en victimes.

« Une femme qui a vécu des violences, c’est aussi une mère, c’est aussi une femme qui travaille, qui a une sexualité… Elles aussi étaient très heureuses car elles ne se sentaient pas enfermées dans des cases pour une fois. Elles sentaient qu’on était là pour elles dans leur intégralité et pas pour un sujet en particulier. D’ailleurs, il y a beaucoup de femmes qu’on est venu interviewer sur un sujet et qui sont dans le film avec complètement autre chose, et je trouve ça génial », explique Anastasia.

Dans Woman, il ne s’agit pas de la femme mais d’une diversité d’expériences des femmes en tant qu’être. Le A du titre transformé en E signifie women are a woman, chacune avec son histoire singulière et universelle à la fois.

Ce documentaire a été réalisé avec l’aide d’ONG locales afin de recueillir les paroles de ces femmes ainsi que garder un contact avec elles afin qu’elles soient à l’aise avec leur image publique.

Mais c’est aussi le film des ONG qui ont permis de mettre en lumière les témoignages qui sont de réelles célébrations des femmes.

Les recettes engendrées par le film, préalablement financé par des partenaires, iront à l’association WOMAN(S) créé par Yann-Arthus Bertrand et Anastasia Mikova. Woman On Media And News School forme des femmes du monde entier aux métiers des médias. Un livre accompagne également la sortie du film, afin de pouvoir retrouver toutes ces femmes interviewées, en plus d’articles et de témoignages qui éclairent la situation des femmes dans les différents pays du globe.

« WOMAN est un projet mondial qui donne la parole à 2 000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle n’empêche pas le film d’offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l’humanité.
Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage et l’indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.
À travers ce film, vous découvrirez la parole des femmes comme vous ne l’aviez jamais entendue auparavant. » Allociné.

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American Son

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Un « huit-clos angoissant » sur Netflix, diffusée le 12 septembre dernier. Film dramatique américain réalisé par Kenny Leon et mettant en vedette Kerry Washington, Steven Pasquale, Jeremy Jordan et Eugene Lee.

« Le temps passe et la tension monte dans un poste de police de Floride où un couple mixte déchiré attend des nouvelles après la disparition de leur fils. » Synopsis Netflix.

D’une histoire banale d’un enfant porté disparu, ce huit-clos brillamment interprété par les personnages principaux met en lumière toute cette complexité bien existentielle aux États-Unis du conflit racial entre les blancs et les noirs. Il expose les préjugés de chaque camp où parfois les apparences sont trompeuses. Il pose le regard sur les a priori autant fondés que non fondés. Il met réellement le doigt sur cette Amérique pas si unie que ça. Il dénonce quelque part ce problème non résolu qui semble encore aujourd’hui être figé dans le temps…

Ce film est très intéressant. Il montre les plaies ouvertes que l’histoire américaine a laissées derrière elle, d’une évolution culturelle non accomplie…

Ce huit-clos est fascinant plus qu’angoissant. Il caractérise surtout une incompréhension entre deux peuples. Le métissage qui en a pourtant découlé dans ce cas-ci, avec ce couple d’un homme blanc et d’une femme noire, n’arrive à trouver sa place. Et ce déchirement est indirectement la source d’un certain mal-être.

Bon dimanche !

Snowden

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Un peu de cinéma avec la découverte de deux excellents films et une superbe série que je vais partager avec vous durant tout ce week-end.

Commençons avec ce film germano-franco-américain réalisé par Oliver Stone et sorti en 2016. Disponible sur Netflix, il revient sur les révélations faites par Edward Snowden sur la collecte illégale d’informations par la NSA sous prétexte de lutte antiterroriste.

En juin 2013, Edward Snowden, ancien employé à la CIA (Central Intelligence Agency), agence de renseignement américaine chargée de l’acquisition du renseignement et de la plupart des opérations clandestines réalisées hors du sol américain, et à la NSA (National Security Agency), organisme gouvernemental du département de la Défense des États-Unis, responsable du renseignement d’origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d’information du gouvernement américain, divulgue des informations classifiées sur les systèmes d’écoute de la NSA. Caché dans un hôtel de Hong Kong, il raconte son parcours à la réalisatrice, productrice de documentaires, journaliste et photographe américaine Laura Poitras et au journaliste politique, avocat, blogueur et écrivain américain Gleen Greenwald.

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Lorsque Edward Snowden en mai 2013 quitte les États-Unis, âgé alors de 29 ans, malgré la perte d’un emploi qui lui assurait un mode de vie privilégié, il expliqua : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d’Internet et les libertés essentielles des gens du monde entier avec ce système énorme de surveillance qu’il est en train de bâtir secrètement. »

Ce film basé ainsi sur des faits réels est époustouflant. Réalisé avec une grande sobriété, il nous scotche littéralement à notre fauteuil. De nouveau Oliver Stone nous montre son talent. Les acteurs rendent un très bel hommage à leur personnage authentique. Un plus pour l’acteur Joseph Gordon-Levitt qui interprète magistralement Edward Snowden.

À voir absolument !

« Un 22 juillet »

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Film américain écrit, coproduite et réalisé par Paul Greengrass, sorti en 2018. Adapté de l’ouvrage de 2013 En av oss d’Âsne Seierstad, ce film relate les attentats d’Oslo et d’Utøya perpétrés en Norvège en 2011 par un seul individu, ayant causé la mort de 77 personnes et blessé plus de 200 autres.

Le vendredi 22 juillet 2011, deux actions terroristes ont été coordonnées et menées par un homme de 32 ans, chrétien radical de l’Extrême droite, Anders Behring Breivik.

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La première attaque, une explosion à la bombe, s’est produite à 15 h 26, heure locale, à Regjeringskvartalet, le quartier gouvernemental de la ville d’Oslo, devant le bureau du Premier ministre, Jens Stoltenberg, et d’autres édifices gouvernementaux. L’explosion a tué 8 personnes et blessé 15 autres. La seconde attaque a lieu deux heures plus tard dans un camp de jeunes, lors d’un rassemblement estival, organisé par la Ligue des jeunes travaillistes (AUF) du Parti travailliste norvégien (AP), sur l’île d’Utøya. Déguisé en policier, Anders Behring Breivik, armé d’un fusil de tir de précision, ouvre le feu sur les campeurs, tuant 69 personnes et blessant 33 autres. Arrêté par la police, il revendique les deux attentats. La Justice l’inculpe pour les deux attaques et le condamne le 24 août 2012 à 21 ans de prison.

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Ce fut la plus grave attaque en Norvège depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le nombre de morts a représenté l’équivalent de deux fois le nombre annuel moyen de meurtres dans le pays. La fusillade par un tueur de masse fut aussi la plus meurtrière de l’époque contemporaine. L’Union Européenne, l’OTAN ainsi que plusieurs autres pays du monde ont exprimé leur soutien à la Norvège et ont condamné les attaques.

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Ce film, d’une durée de plus de 2 heures, retrace parfaitement ces terribles évènements. Il nous rappelle que le terrorisme n’est pas uniquement lié qu’à un groupe de fanatiques religieux. La religion, quelle qu’elle soit, est la première source du terrorisme.

Disponible sur le site Netflix, je vous invite vivement à le regarder, si ce n’est déjà fait. Ce film est puissant et poignant de réalisme. Nous restons marqués à la fin du visionnage.

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Blade Runner 2049

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Un énorme coup de cœur pour ce film. Il est tout simplement génial !

Pour tous les amateurs de Blade Runner, sorti en 1982 et réalisé par Ridley Scott, dont il a été d’ailleurs le producteur de cette suite, réalisée par Denis Villeneuve et sortie en 2017, vous ne serez pas déçus !

Cette suite raconte les aventures d’un blade runner, 30 ans après celles de Rick Deckard, interprété par Harrison Ford.

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En 2049, des humanoïdes issus du génie biologique, les réplicants (terme apparu pour la première fois en 1982 dans Blade Runner), font dès lors partie de la société afin d’assurer la survie de l’humanité. L’agent K (Ryan Gosling) travaille comme blade runner au LAPD (Los Angeles Police Department). Il est l’un des plus récents modèles de réplicants conçus pour obéir. Sa mission est de pourchasser et tuer les modèles obsolètes. Tandis qu’il est dans une ferme pour éliminer un ancien modèle, il détecte par hasard une caisse fermée enterrée au pied d’un arbre. Celle-ci, récupérée ensuite par le département de la police, est envoyée à l’analyse. L’examen médico-légal y trouve des ossements d’une réplicante décédée après une césarienne pratiquée dans l’urgence. Cette découverte révèle que les réplicants normalement stériles peuvent ainsi procréer et menace surtout l’ordre établi entre humains et réplicants. La supérieure hiérarchique de l’agent K, le lieutenant Joshi (Robin Wright) voit en cette information un risque de provoquer une guerre entre les humains et les réplicants dotés d’une certaine autonomie. Elle ordonne alors à l’agent K de détruire toute trace qui pourrait conduire à cette découverte ainsi que de trouver et de tuer l’enfant né à la suite de la procédure médicale…

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Ce second volet est une excellente suite. L’ambiance et le style si particuliers du premier y sont respectés avec brio. Ryan Gosling qui tient donc le rôle principal durant 2 h 44 est époustouflant. Tous les éléments qui ont contribué au succès de Blade Runner de Ridley Scott s’y retrouvent. On ne voit absolument pas le temps passé. L’histoire se déroule avec une incroyable intelligence. On est pris du début à la fin par le suspens. On est accroché au scénario, aux images. L’esthétisme tant établi du premier y est fidèle. Des clins d’œil au premier Blade Runner y sont faits magnifiquement bien. Certaines références y sont même très subtiles. Et cerise sur le gâteau, l’excellente participation de Harrison Ford qui rendosse le costume de Rick Deckard.

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En résumé, ce film est une pure merveille. Alors pour tous ceux qui ont été fans de Blade Runner, film culte de ma génération, hâtez-vous au visionnage de ce Blade Runner 2049, si cela n’est pas déjà fait !

A United Kingdom

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Terminons cette année sur une très belle pause cinématographique avec ce superbe film qui relate une parmi tant d’autres parties sombres de l’histoire britannique, mais aussi un amour qui a conduit à la liberté et à la croissance d’un pays.

A United Kingdom est un film biographique franco-britannique réalisé par Amma Asante et écrit par Guy Hibbert, sorti en 2016.

Ce film retrace l’histoire vraie de Seretse Khama (David Oyelowo), héritier du trône du Bechuanaland (protectorat établi en 1885 par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande en Afrique australe et qui devint la République du Botswana en 1966) et de sa femme Ruth Williams Khama (Rosamund Pike), une anglaise blanche.

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Seretse Khama du peuple Bamangwato étudie le droit à Londres juste après la Seconde Guerre Mondiale. Il y rencontre Ruth Williams, une jeune femme blanche, une secrétaire londonienne de 24 ans. Éperdument amoureux, ils décident de se marier malgré leurs différences culturelles, les protestations de leur famille et l’opposition du Gouvernement britannique, préoccupé par les relations avec l’Afrique du Sud (étant en train d’établir la politique de l’apartheid) et la stabilité fragile de toute la région de l’Afrique australe. Le gouvernement du Parti national en Afrique du Sud craignant que ce mariage mixte dans le Bechuanaland voisin cause des troubles pousse le Gouvernement britannique à tenter d’annuler ce mariage. De son côté l’oncle de Seretse, Régent du trône, met tout œuvre aussi pour mettre fin à ce mariage afin que Seretse épouse une princesse Bamangwato, comme le veut la tradition. Celui-ci refuse. Seretse parvient à obtenir le soutien de son peuple en tant que roi légitime. Face à la ténacité du couple pour rester mari et femme, le Gouvernement britannique riposte en exilant Seretse de son pays pour une durée de 5 ans, l’obligeant à rester en Angleterre et à laisser Ruth seule au Bechuanaland. Celle-ci réussit à gagner le soutien du peuple Bechuana. Les Britanniques ayant un enjeu majeur en Afrique du Sud pour son or, veulent proclamer un administrateur anglais à la place de Seretse. Et le Premier ministre Clement Richard Attlee est prêt à tout pour détruire le mariage des Khama. Quant à Churchill, il promet que s’il est élu, il lèvera l’exil de Seretse. Après sa victoire, Churchill désormais Premier ministre, étend le bannissement de 5 ans à vie. Entre-temps, Seretse apprend que les Britanniques ont donné l’autorisation à une société minière américaine de prospecter pour trouver des diamants qui seraient en une quantité non négligeable dans le pays. Il va alors s’assurer que si ces ressources sont bien réelles leur exploitation se fera uniquement par les habitants du pays. Les diamants sont trouvés. Seretse obtient du Gouvernement britannique la déclaration publique du droit exclusif du peuple Bechuana sur l’exploitation de ces ressources. Et ce, grâce au soutien grandissant de gens puissants à Londres qui l’aident aussi en parallèle à mettre un terme à son exil. Pendant ce temps, l’apartheid qui progresse en Afrique du Sud tend à éclipser le Bechuanaland. Mais grâce à la pression de la population locale, Seretse arrive à faire définitivement lever son exil et obtenir l’indépendance de son pays. Seretse devient alors le premier Président du Botswana.

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Seretse et Ruth restèrent fidèles toute leur vie. Ils eurent plusieurs enfants, dont leur fils devint par la suite le 4e Président élu du pays en 2008. Ils sont enterrés côte à côte sur une colline surplombant le village de Serowe, capitale du peuple Bamangwato, où ils ont passé une partie et fini le reste de leur vie.

Ce film remarquablement réalisé et interprété à merveille par l’ensemble de ses acteurs est absolument à découvrir. Il nous montre avec véracité l’esprit très colonialiste encore et toujours présent chez les Anglais. Cette mentalité d’être supérieur au monde…

Excellent Réveillon du Jour de l’An !

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Wonder Woman, le film

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Écrit par Allan Heinberg, Zack Snyder et Geoff Johns, Wonder Woman est le premier film de super-héros américain réalisé par une femme Patty Jenkins et la première adaptation cinématographique en prise de vues réelle entièrement consacrée au personnage.

Diana (Gal Gadot), soit Wonder Woman, est une princesse guerrière amazone élevée sur une île paradisiaque à l’écart du monde des humains. Un jour l’officier américain Steve Trevor (Chris Pine) atterrit accidentellement près des côtes de cette île. Tandis qu’il est en train de se noyer, Diana vient lui porter secours. Arrêté puis interrogé par la reine des amazones, la mère de Diana, sur la raison de sa présence sur l’île, l’officier lui apprend que le monde est en pleine guerre. Diana décide alors de se joindre à lui afin de sauver les populations des manipulations du dieu grec de la guerre, Arès, présumé à l’origine de ce conflit. Arrivant sur le front de l’ouest lors de la Première Guerre mondiale, Diana et Steve, accompagnés d’un petit groupe de mercenaires, amis de Steve, tenteront le tout pour le tout afin de mettre un terme à cette guerre. Mais Diana devra personnellement affronter Arès en choisissant de se ranger du côté du monde des humains ou pas…

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Ce film assez décrié, selon des recherches et sources personnelles, a été pourtant, pour ma part, une très agréable surprise au cours de son visionnage. Je m’attendais à regarder une adaptation d’un DC Comics en dessous de la moyenne, selon ces dires. Or, j’ai aimé. Ce film retrace bien l’esprit des autres films du genre.

Peut-être est-ce le fait qu’une femme soit mise en valeur en tant que super-héro ? Avons-nous peut-être trop l’habitude de toujours voir un homme être le sauveur du monde ? Nos super-héros de notre jeunesse, traditionnellement masculins, n’ont-ils pas le droit à un dépoussiérage ? Et la vraie question serait… les femmes ne sont-elles pas aptes à être, elles aussi, des héroïnes ?

En rappel, lors de son exploitation, ce film bat plusieurs records. Pour son premier week-end d’exploitation, il récolte 200 millions $ de recettes, devenant le plus gros succès commercial d’un premier week-end d’ouverture pour un film réalisé par une femme. Après 4 semaines d’exploitation aux États-Unis, le film atteint 346,6 millions $, dépassant les recettes perçues en 12 semaines pour Batman v Superman : L’Aube de la Justice, soit 330 millions $, ou encore Man of Steel, en 14 semaines avec 291 millions $, et se hisse à la 1ère place des plus gros succès jamais réalisés jusqu’ici de l’univers cinématographique de DC Comics et à la 3e place des adaptations de BD de DC Entertainment.

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En résumé, Wonder Woman a amassé pas moins de 800 millions $ de recettes. Il est le film n°5 du meilleur démarrage de l’année en cours et le n°17 du meilleur démarrage d’une franchise de tous les temps.

Donc, quoi qu’en disent ses détracteurs, pour tous les amateurs des DC Comics, ce film vaut le coup d’œil, tant dans sa beauté artistique que finalement dans la réalisation de son adaptation scénaristique…

 

Bienvenue à Marly-Gomont

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Initialement Le Docteur de Kinshasa, Bienvenue à Marly-Gomont est un film franco-belge réalisé par Julien Rambaldi, sorti en juin 2016. Il relate l’histoire vraie du Docteur Seyolo Zantoko, décédé en août 2009 dans un terrible accident de voiture, père du chanteur Kamini Zantoko.

Originaire du Zaïre, actuellement République Démocratique du Congo, le Docteur Seyolo Zantoko, fraîchement diplômé saisit l’opportunité d’un poste de médecin dans un petit village reculé de l’Aisne en Picardie, Marly-Gomont. Il y arrive avec sa femme et ses deux enfants en 1975. Seuls noirs du village, lui et sa famille vont se retrouver confrontés aux habitants qui n’ont jamais vu de gens de couleur. Seyolo mettra tout en œuvre afin de gagner la confiance des villageois…

Avec beaucoup d’humour, ce film retrace un véritable choc des cultures. Les difficultés d’acceptation de la part d’un monde rural enfermé dans un esprit de vieille France et de l’autre côté, les problèmes d’intégration de la famille Zantoko. La mère, une pure citadine qui a énormément de mal à se faire à cet univers campagnard. Les deux enfants qui ne trouvent pas leur place au sien de l’école, rejetés et maltraités par les autres enfants. Et le père, Seyolo, qui tente de nuancer en faisant tout avec sérénité et gentillesse à ce que cette adaptation des deux côtés se fasse en douceur.

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Ce film réalisé comme une comédie est splendide, drôle, attachant, émouvant et une très belle découverte que vous pouvez voir d’ailleurs sur le site Netflix. Les acteurs tiennent excellemment leur rôle. Ce long-métrage dépeint avec véracité cette peur de l’inconnu, l’apprivoisement de cultures différentes, l’apprentissage de la tolérance et cette évolution vers le changement des mentalités.

Enfin, ce film, loin de ressembler à une mauvaise caricature de clichés, comme certaines critiques ont pu l’émettre, est vraiment à regarder.

10 jours en or

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Finissons cette semaine avec encore du cinéma.

Plus vraiment d’actualité, mais découverte récente pour ma part, ce film, 10 jours en or, est le premier long métrage réalisé par Nicolas Brossette, sorti en 2012.

Marc Bajau (Franck Dubosc) travaille pour une marque de vêtement qu’il représente à travers le pays. La route, la liberté, les conquêtes sans lendemain sont le quotidien qu’il a choisi. Tandis qu’il démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière partenaire d’un soir, Marie (Tatiana Rojo), s’en va en lui laissant son fils Lucas (Mathis Touré), un petit métis de 6 ans. Décidant de continuer d’honorer son travail tout en voulant amener l’enfant chez son père, il va rencontrer lors de sa traversée une jeune femme paumée, Julie (Marie Kremer) et un vieux retraité fantasque comme envahissant, Pierre (Claude Rich), avec lesquels, malgré lui, il formera une famille improbable. Commencent alors les « 10 jours en or » qui vont changer sa vie…

Bien différent des rôles qu’il a l’habitude d’endosser, Franck Dubosc interprète dans ce film un personnage plus grave et nous montre par la même occasion une autre facette cachée de son talent. Ce film sans prétention est un petit bijou. Il nous transmet un beau message d’humanité et surtout rappelle que les liens du sang ne sont pas seuls à définir la famille.

Enfin, pour les fans de cet humoriste et acteur français, c’est une belle surprise. Franck Dubosc confirme une nouvelle fois que sous son aspect comique, il demeure un véritable humaniste.

Bon dimanche !