Blood & Water

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Série télévisée sud-africaine créée par Nosipho Dumisa et Travis Taute, dont l’intégralité de la 1ere saison est disponible sur Netflix.

Dans une ambiance teen au sein d’une école réservée à l’élite de Cape Town, nous faisant évidemment penser à Gossip Girl ou Elite, l’histoire relate celle de Puleng (Ama Qamata), une adolescente de 16 ans qui croise par hasard lors d’une soirée Fikile (Khosi Ngema), une championne de natation de 17 ans. Troublée par cette rencontre, elle pressent celle-ci comme sa sœur aînée disparue, ayant été enlevée peu après sa naissance. Elle décide de découvrir la vérité. Puleng rejoint alors les rangs du prestigieux Parkhurst College, où étudie Fikile, afin de se rapprocher peu à peu d’elle…

Bien que cette série soit présentée comme une idée originale, elle n’est pourtant pas sans rappeler une affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques années en Afrique du Sud.

En 2015, la jeune Cassidy Nurse change d’établissement scolaire. Ses parents l’inscrivent au lycée Zwaanswyk de Cape Town. Elle y rencontre Miché Solomon, une adolescente à qui elle ressemble fortement et avec laquelle elle sent un lien immédiat se créer. « C’était comme si je la connaissais. C’était assez effrayant, je n’arrivais pas à expliquer ce que je ressentais », déclarera Miché en 2019 à la BBC. Devant la suspicion de plus en plus grande d’un possible lien de parenté, notamment suite à un selfie pris par les deux adolescentes et montré aux parents de Miché, un test ADN est réalisé et finit par révéler que Miché est effectivement la sœur de Cassidy, Zephany Nurse, kidnappée dans un hôpital trois jours après sa naissance. Lavona Solomon, la prétendue mère de Miché, est alors arrêtée et condamnée en 2016 à 10 ans de prison pour enlèvement. Miché a ensuite raconté dans une autobiographie ces faits qui lui ont permis de retrouver ses parents biologiques ainsi que découvrir une sœur. Ces évènements ont aussi bouleversé sa vie et tout ce qu’elle croyait savoir sur elle. Elle a d’ailleurs mis un moment à accepter d’être « Zephany ». « Je pense que j’ai tout d’abord détesté Zephany. Elle est arrivée avec tellement de force, sans prévenir, et a créé tant de souffrance. Mais Zephany est la vérité et Miché, l’adolescente de 17 ans que j’étais, était un mensonge. Alors j’ai fini par accepter mes deux prénoms. Vous pouvez m’appeler Miché ou Zephany, les deux me vont », expliquera-t-elle ainsi à la BBC.

« Impossible de savoir si ce fait divers très médiatisé à l’époque en Afrique du Sud a donné des idées à Nosipho Dumisa, la créatrice de Blood & Water, ou si ses points communs avec la série Netflix sont simplement de l’ordre de la coïncidence, mais les similitudes sont en tout cas troublantes. Reste maintenant à savoir si la fiction imitera la réalité et si Puleng, l’héroïne de ce nouveau teen drama haletant, finira par découvrir que Fikile est bel et bien sa sœur. Car c’est, après tout, là tout l’enjeu de Blood & Water », conclut AlloCiné.

Idée originale ou pas, histoire vraie ou pas, au-delà de tout ça, cette série évoque aussi un autre sentiment encore bien présent en Afrique du Sud, l’apartheid. Bien que ce régime ségrégationniste qui existait dans le pays fut aboli en 1991, cette époque marque toujours les jeunes sud-africains d’aujourd’hui. Les traces laissées par l’apartheid, une époque que ces jeunes n’ont du reste pas connue, demeurent pourtant présentes dans leur esprit. On ressent une sorte de détresse, une forme de perdition de ces jeunes, de ne pas vraiment savoir où est leur place, en plus de leurs soucis classiques d’ados.

Cette première saison est formidable. Elle soulève des vraies questions. Elle dépasse de loin toutes les séries teen du genre, un peu superficielles, admettons-le. Sous couvert de l’histoire de cette jeune femme qui se cherche, comme tout adolescent, tente de retrouver sa sœur disparue, de trouver également une vraie place dans sa famille, dont cette sœur pourtant disparue garde une telle présence ambiante qu’elle en est pesante, cette série nous dévoile l’esprit actuel des sud-africains, un univers bien méconnu de nous tous. Les jeunes acteurs, comme les plus âgés, tiennent à la perfection leur interprétation. Cette première saison haletante a vraiment de quoi rivaliser avec les autres séries du genre.

Je vous invite sincèrement à découvrir Blood & Water, si cela n’est déjà fait !

Why Women Kill

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Un vrai coup de cœur ! Plus plus… ! Conçue par le créateur de la célèbre série Desperate Housewives, Marc Cherry, cette nouvelle série Why Women Kill, diffusée actuellement sur la chaîne de télévision M6 est une pure merveille ! Je suis littéralement fan. J’adore !

Cette série d’anthologie (chaque saison sera donc indépendante et explorera le parcours de femmes dont la vie sera chamboulée par une trahison qui amènera à un meurtre) est géniale !

3 femmes, 3 époques, 3 vies, 3 maris…

En 1963, Beth Ann Stanton (Ginnifer Goodwin, réputée pour son célèbre rôle de Blanche-Neige dans la série à succès Once Upon a Time, entre autres) emménage dans un nouveau quartier avec son mari Rob. Elle est complètement soumise à lui. Elle est le stéréotype de la bonne épouse des années 1960 ; elle lui fait à manger, nettoie la maison… lui obéit au doigt et à l’œil. Elle pense que c’est totalement normal, que cela fait d’elle une « épouse parfaite ». Mais un jour, sa voisine lui apprend que Rob la trompe avec une serveuse, April. Elle décide alors de se lier d’amitié avec cette dernière pour en apprendre plus sur sa relation avec son mari. Tout va alors commencer à changer pour Beth Ann…

En 1984, Simone Grove (Lucy Liu, révélée pour son rôle dans la toute autant célèbre série Ally McBeal, confirmée dans le film à succès Kill Bill, réalisé par Quentin Tarantino, entre autres) est une mondaine fabuleuse. Lors d’une soirée qu’elle organise dans sa maison avec son troisième mari, Karl, elle trouve une enveloppe qui contient une photo de celui-ci en train d’embrasser un homme. Karl se sert d’elle pour cacher son homosexualité. Trahie, Simone commence alors à recevoir des avances de Tommy Harte, le fils d’une amie…

En 2019, Taylor Harding (Kirby Howell-Baptiste, révélée au grand public par son rôle de Simone Garnett dans la série comique et aussi à succès The Good Place, entre autres) est une femme moderne assumant complètement sa bisexualité. Elle est mariée à Eli Cohen, un scénariste en panne d’inspiration, dont la particularité de leur couple est une relation libre. Un soir, Taylor brise l’une des règles sacrées de leur couple en demandant à Eli la permission d’héberger à la maison sa maitresse, Jade. Mais Eli commence à être attiré par cette dernière, ce qui pourrait changer la dynamique de leur mariage…

Sur le papier, j’avoue que cela ne m’a pas trop donné envie. Mais ayant su le créateur de cette série, je me suis laissée alors tentée. Et quelle surprise ! On retrouve la « marque de fabrique » de la série Desperate Housewives. Les personnages sont excellemment campés, chacun a sa propre identité. L’humour parfois corrosif que l’on a adoré dans Desperate Housewives est là. On ne se perd jamais entre les époques. On suit assidument avec une facilité déconcertante le parcours plus ou moins chaotique de ces trois femmes. C’est frais, drôle, pertinent, original…

Quel créateur talentueux ! Quel esprit imaginatif ! Je suis vraiment admirative de ce type de pensée. Cette façon d’installer des situations, pouvant paraître rocambolesques, alors qu’en fin de compte, elles ne le sont pas tant que ça, est tout simplement extraordinaire !

Quoi qu’il en soit, comme sa précédente série, celle-ci s’adresse plus particulièrement à un public féminin. Au moins une femme s’identifie à l’une de ces femmes, sans peut-être vouloir l’avouer… Les hommes aussi, peut-être, au travers des personnages masculins…

Enfin, à travers ces trois femmes représentées dans trois époques différentes, cette série  nous montre avec légèreté une condition féminine qui finalement n’a pas changé autant que cela. Une femme soumise, éduquée à servir l’homme, sans savoir qui elle est au fond, rabaissée par son mari qui la considère comme une bonne à tout faire, un objet usuel, sans talent, sans personnalité propre, sans rêve… Une femme avec un mari homo qui la trompe en l’estimant comme sa meilleure amie, non comme sa femme, mais qui l’accepte pour conserver sa situation aisée et fuir à tout prix la pauvreté qu’elle a connue enfant… Une femme assumée qui travaille, subvient au besoin du ménage, parce que son mari est en perdition d’inspiration, qui « porte la culotte à la maison » (expression que je déteste et typiquement masculine), car elle n’a pas le choix…

Je n’en suis pourtant qu’au 5e épisode de la 1ère saison, mais je me marre vraiment ! Un véritable moment de détente et en « lisant entre les lignes » une vraie profondeur…

Je m’avance peut-être trop vite en disant que Why Women Kill pourrait être la prochaine série culte comme Desperate Housewives. Je l’espère. Mais, à voir l’évolution de la série…

Madam C.J. Walker

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Madam C.J. Walker, née Sarah Breedlove le 23 décembre 1867 dans le Comté la paroisse de Madison en Louisiane et morte le 25 mai 1919 à Irvington dans l’État de New York, est la première femme d’affaires afro-américaine à devenir millionnaire par elle-même, d’où le juste titre Self Made : Inspired by the life of Madam C.J. Walker, une mini-série en quatre parties proposée par Netflix.

Peu connue du grand public, elle est pourtant considérée comme l’une des femmes les plus inspirantes des États-Unis. Madam C.J. Walker, interprétée par la talentueuse actrice Octavia Spencer, est ainsi mis à l’honneur par Netflix dans cette mini-série retraçant son histoire.

Elle lutta toute sa vie pour l’émancipation de la femme noire à une époque où l’abolition de l’esclavage était récente. Elle se battit sur deux fronts, celui de promouvoir la beauté des femmes noires et celui d’être une femme dans un monde d’hommes. Elle deviendra millionnaire grâce à ses produits de beauté seulement adaptés aux cheveux des femmes afro-américaines à une époque où nombreuses d’entre elles ne peuvent entretenir leurs cheveux.

Fille d’anciens esclaves, mère à 14 ans, veuve à 20 ans et entrepreneuse, elle est le modèle de la détermination et de la quête d’indépendance. Cette importance qu’elle a accordé à l’indépendance féminine est d’ailleurs évoquée subtilement tout au long de la série. Dans l’éducation qu’elle donne à sa fille, l’instruction et surtout ne dépendre de personne seront son cheval de bataille. Il y a aussi sa relation avec son mari. S’ils finiront par divorcer, elle n’aura eu de cesse de lutter durant leur mariage à ce qu’elle garde le mérite entier de la création de son entreprise de cosmétiques pour femmes noires.

Ce besoin d’élever le rang des femmes noires à leur juste valeur est sa propre idéologie. À une époque où les femmes noires perdaient énormément leurs cheveux, elle décide de partager sa propre expérience pour vendre ses produits. Elle veut que les femmes noires aient des modèles à leur image et qu’elles croient en elles grâce à cela. Elle rejette les diktats de beauté, où les femmes noires seraient représentées comme des blanches. Les valeurs des produits cosmétiques de Madam C.J. Walker sont plus qu’authentiques. Elles défendent une inclusion précieuse de la beauté noire jamais représentée.

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1867 – 1919

Tout au long de sa vie, cette incroyable femme a ainsi mené un double combat, celui des noirs et celui des femmes. Nombreux sont les hommes noirs à se battre pour leurs droits, elle doit faire face au sexisme de ces derniers. Le monde des affaires est impitoyable et elle est contrainte de s’imposer au sein d’un milieu très masculin, lui-même confronté à de nombreuses discriminations. Mais jamais elle n’aura cédé à la pression, à tel point que l’exemplarité de son parcours a été une inspiration pour de nombreuses femmes noires.

Son ambition devient expansive. En ces temps, les seules opportunités des femmes noires étaient d’être blanchisseuses ou cuisinières. Son entreprise de cosmétiques va ouvrir des opportunités. Madam C.J. Walker met sa fortune au service de la culture afro-américaine. Elle aura milité tout au long de sa carrière pour favoriser l’entrepreneuriat des femmes noires. Son investissement ne s’arrête pas seulement à la commercialisation de produits cosmétiques. Des salons de soins capillaires seront ouverts à son nom à travers le pays, sans compter son usine à Indianapolis, la principale ville industrielle des États-Unis. Des centaines d’ouvrières y sont employées et de nombreuses femmes afro-américaines suivent des formations. Leurs perspectives professionnelles changent considérablement sur l’exemple de Madam C.J. Walker.

Aujourd’hui, son nom est inscrit au National Women’s Wall of Fame et son héritage dure à travers le Madam Walker Legacy Center. Véritable militante pour les droits des femmes, Madam C.J. Walker a su mettre en avant la beauté des afro-américaines à une époque où le choix de prendre soin d’elles, mais aussi d’en avoir les moyens, ne leur était accordé.

Enfin qui ne se souvient pas de cette époustouflante actrice qu’est Octavia Spencer ? Elle nous avait déjà fait vibrer dans la Couleur des sentiments (The Help) par son personnage de Minny Jackson, rôle qui lui permis d’ailleurs d’être davantage révélée au grand public. Dans cette mini-série, elle montre encore tout son talent. D’une justesse inouïe, elle tient le rôle à bras-le-corps. Cette formidable actrice est dans la lignée des plus grands…

Cette mini-série nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. Aucun temps mort, aucune longueur… On ne voit pas le temps passé. Je l’ai regardée du reste d’une seule traite. Une très belle découverte !

Ragnarök

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« Dans la mythologie nordique, le Ragnarök renvoie à une fin du monde prophétique comprenant une série d’événements dont un hiver de trois ans sans soleil (Fimbulvetr), suivi d’une grande bataille sur la plaine de Vígríd. La majorité des divinités comme Odin, Thor, Freyr, Heimdall et Loki, mais aussi les géants* et la quasi-totalité des hommes y mourront, une série de désastres naturels verront ensuite le monde submergé par les flots et détruit par les flammes. Une renaissance suivra, où les dieux restants, dont Baldr, Höd, et Vidar, rencontreront Líf et Lífþrasir, seul couple humain survivant et appelés à repeupler le monde. Le Ragnarök est un thème important dans la mythologie nordique. Il est principalement relaté dans l’Edda poétique, en section de la Völuspá, probablement écrite par un clerc islandais après l’an mil, mais aussi dans l’Edda de Snorri, rédigée au 13e siècle par Snorri Sturluson, qui s’est lui-même inspiré de l’Edda poétique. » Cf . Wikipédia.

* « Le jötunn ou les jötnar (vieux norrois signifiant « géants ») sont, dans la mythologie nordique, des créatures humanoïdes personnifiant les forces de la nature, dotées d’une force impressionnante ainsi que, parfois, des pouvoirs divins comme celui de la métamorphose et de l’illusion. Ils sont à la fois prédécesseurs, parents et ennemis des dieux et vivent habituellement à Jötunheimr où ils sont séparés de Midgard, le monde des humains, par de hautes montagnes ou des forêts denses. Tous les jötunn sont les fils d’Ymir, le géant hermaphrodite des origines selon la cosmogonie nordique. De sa sueur, Ymir enfanta un mâle et une femelle, et de l’union de sa jambe gauche et droite naquit un fils. Les géants de Jötunheim sont en guerre perpétuelle contre les dieux, qui sont généralement menés par Thor dans leur lutte. Ce sont des créatures chaotiques, par opposition aux dieux qui représentent l’ordre. Pendant le Ragnarök, les géants seront au premier rang de la bataille pour assaillir les dieux, et c’est le géant du feu Surt qui détruira l’ensemble des mondes avec son épée flamboyante. Plus tard, dans le folklore scandinave, les trolls reprennent bon nombre des fonctions de la notion plus ancienne de « géant ». » Cf. Wikipédia.

C’est aussi est une série télévisée fantastique dano-norvégienne créée par Adam Price, dont la première saison est sur Netflix.

La ville fictive norvégienne d’Edda est altérée par la pollution industrielle et le réchauffement climatique, jusqu’à ce qu’un garçon Magne (David Stakston) aux pouvoirs de Thor commence à combattre ce qui risque de détruire la planète.

Cette première saison est tout simplement géniale ! À découvrir absolument ! J’attends avec impatience la seconde saison.

Enquêtes codées

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Cette série télévisée britannique de 7 épisodes n’est pas toute récente, puisqu’elle a été diffusée entre 2012 et 2014. Parue récemment pourtant sur Netflix, elle met en scène quatre femmes d’après-guerre aux facultés particulières qui se réunissent pour résoudre des crimes.

Tout commence à Londres en 1943 où Susan, Millie, Lucy et Jean travaillent parmi le personnel de Bletchley Park, principal site de décryptage du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale. Après guerre, l’une d’entre elle va reprendre contact avec ses anciennes camarades afin de résoudre en parallèle de la police qui ne la prend pas au sérieux un crime compliqué. Chacune ayant une spécialité en matière de craquage de codes qu’elle utilisait afin de déchiffrer les codes allemands complexes pendant la guerre va mettre à profit son talent. Le quatuor va alors partir dans des aventures où dangers et casse-tête viendront à leur rencontre…

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Une série vraiment excellente ! Des enquêtes palpitantes, des actrices formidables, les Britanniques nous montrent ici qu’ils peuvent être aussi bons que les Américains sur le plan du suspens. Un vrai coup de cœur pour cette série.

The Bletchley Circle et The Bletchley Circle : San Francisco (titres originaux) sont vraiment à découvrir !

ORANGE is the new BLACK quitte le 7e ciel

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Ultime saison pour nos détenues à succès au bout de sept années dans et au-dehors de la prison de Litchfield. Cette série innovatrice qui nous a tant captivés durant tout ce temps est parvenue à son terme. Et non sans mal.

Fan inconditionnelle de cette série, cette dernière saison m’a laissée perplexe, comme la précédente d’ailleurs. Dans la lancée de la saison 6, les rebondissements tombent à plat, des situations traînent en longueur, cette dernière saison arrive à point nommé.

Dommage ! Alors que la fin de la 5e saison nous laissait pourtant entrevoir une saison 6 passionnante où une suite logique semblait évidente, elle en a été tout autre. Nous avons assisté à un règlement de compte entre deux sœurs, deux nouveaux personnages, qui, à mon avis, n’ont apporté aucun véritable intérêt à la série. Nous sentions déjà la série qui commençait à s’essouffler. Malheureusement, cela s’est confirmé avec cette saison 7.

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Malgré tout, à la différence avec la saison précédente, cette ultime saison aborde un sujet bien épineux aujourd’hui, celui de l’immigration. Des femmes qui vivent aux États-Unis depuis des années et des années en attente de leurs papiers de citoyenneté et qui ont su construire une vraie vie, d’autres qui ont fui la guerre et la misère, le poids des traditions culturelles inhumaines pour les femmes ou encore celles qui sont depuis peu citoyennes américaines perdant ce droit suite à une malversation des autorités locales… Le portrait de ces femmes, parmi tant d’autres, en parallèle de l’histoire des personnages centraux que nous retrouvons tout au long de la série, est dressé avec une justesse évocatrice de la politique de Trump. Ces femmes qui sont renvoyées dans leur pays d’origine, dans lequel certaines ne sont nées ou n’ont même jamais vécu. Cette triste réalité de la considération de l’être humain, version et vision américaines…

Enfin, bien que cette dernière saison soit un peu lente, tourne parfois en rond, où l’on ne comprend pas toujours le but recherché, sa clôture efface un peu ces défauts avec un joli clin d’œil de nos « héroïnes » qui nous ont tant passionnés et nous ont fait vibrer durant toutes ces années. ORANGE is the new BLACK restera cependant pour moi l’une des séries incontournables de Netflix. Une série moderne, la première du genre !

Glee

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N’ayant pas encore le moral au beau fixe depuis la mort de mon chat Clarence (vingt ans de vie commune qui se sont arrêtés brusquement ce samedi matin), j’ai besoin de gaieté en ce moment.

N’étant alors pas en grande forme pour regarder le soir (instant le plus dur de la journée) des films psychologiques, dramatiques, romantiques, noirs, etc., je me tourne vers des comédies.

Récemment donc, j’ai découvert la série télévisée musicale américaine Glee qui a duré de 2009 à 2015.

Bien que j’aie déjà entendu parlé de cette série à succès durant sa période de diffusion, je ne m’y suis pas trop intéressée à l’époque. Trouvant le thème un peu trop proche de la célèbre série de ma génération Fame, cette série Glee ne me bottait pas plus que ça.

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Mais après avoir visionner toutes les comédies présentées sur Netflix, je me suis laissée tenter. Et coup d’essai réussi ! Cette série est vraiment géniale ! Même si elle s’adresse davantage à un public d’adolescents, elle touche indirectement, nous les adultes, en nous remémorant cette période particulière passée au lycée, pour certains d’entre nous.

William Schuester, professeur d’espagnol au lycée William McKinley High School à Lima dans l’Ohio décide de reprendre la direction du club de chant de l’établissement un peu à la dérive, le Glee Club, afin de lui redonner son prestige d’antan. Pour ce faire, il réunit au départ les laissés-pour-compte du lycée, appelés les « losers », ces élèves étant les cibles des moqueries et méchancetés de la part des autres élèves, surtout de ceux ayant la cote. Au fur et à mesure, à force de ténacité, il parvient à intégrer certains de ces élèves ayant la réputation de leaders du lycée. Ainsi, footballeurs, cheerleaders, intellos, handicapés, homosexuels, élèves d’ethnies différentes, etc. s’unissent pour former un groupe qui se révèlera plus soudé que jamais…

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À travers des musiques de toute époque et des voix magistrales, cette série fait passer de vrais messages de tolérance. Elle aborde les véritables problèmes que traversent certains adolescents en leur montrant la bonne voie à prendre. Loin de se vouloir moralisatrice, elle transmet les valeurs fondamentales de la vie, comme le courage, la persévérance, l’empathie, le pardon, etc.

Cette série pleine de tendresse est une excellente leçon de pédagogie donnée aux jeunes. Des jeunes acteurs de talent se découvrent, notamment l’acteur Grant Gustin qui jouera par la suite le rôle de Barry Allen dans la série Flash, toujours actuelle, ainsi que Melissa Benoist qui prendra la cape de Supergirl, qu’elle interprète encore.

Dernier point, peut-être le plus important. Les interprètes des chansons accompagnées des chorégraphies sont les acteurs eux-mêmes. Ils sont musiciens, chanteurs, acteurs ou même écrivains dans la vraie vie. Cette série offre ainsi un panel de véritables artistes en herbe bourrés de talent.

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À voir absolument pour se mettre en forme et de bonne humeur !

Pretty Little Liars

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Les Jolies Petites Menteuses, littéralement en français, est une série télévisée américaine de 7 saisons diffusée depuis un petit moment déjà sur le site Netflix.

Dans la petite ville de Rosewood, cinq meilleures amies lycéennes, Spencer Hastings (Troian Bellisario), Emily Fields (Shay Mitchell), Hanna Marin (Ashley Benson), Aria Montgomery (Lucy Hale) et leur leader Alison DiLaurentis (Sacha Pieterse) se réunissent pour une soirée pyjama avant la rentrée scolaire. Dans la nuit, Alison disparaît sans laisser de traces. Le groupe se sépare. Un an plus tard, le corps d’Alison est retrouvé. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances de la disparition et la mort de l’adolescente. Chaque fille du groupe commence à recevoir d’un mystérieux « -A » des sms de menace et des messages dévoilant à chacune leurs nombreux secrets que seule Alison connaissait, ainsi que des secrets apparus après la disparition de cette dernière. Mais « -A » semble également en savoir beaucoup sur la disparition d’Alison.

Menacées si elles contactent la police, les quatre lycéennes se retrouvent pour reformer le groupe et décident d’unir leurs forces pour se protéger et démasquer « -A ». Menant leur propre enquête, les secrets vont s’accumuler. Les attaques et les morts vont parsemer leur chemin et transformant alors leur vie en lutte pour survivre…

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Dans la lignée d’une autre série, Riverdale, dont le thème est cependant tout autre, cette série s’adresse à un public d’ados. Malgré cela, on se prend au jeu. Faisant abstraction de la cible du public visé, et par conséquent de son côté un peu niais, cette série est superbe. On se laisse entraîner dans l’univers des Jolies Petites Menteuses, à tel point que l’on enchaîne les épisodes les uns après les autres jusque tard dans la nuit, si ce n’est très tôt le matin. L’histoire garde son fil conducteur tout au long des saisons. Cette série pourrait être facilement comparée à la célèbre série Desperate Housewives, version ado. Bien que certains rebondissements soient prévisibles, d’autres en revanche ne le sont absolument pas. Cette série est surprenante et déstabilisante de par justement ses revirements de situations entre le « vu d’avance » et le « pas avoir vu venir ».

Et petit plus pour les femmes de ma génération, car cette série s’adresse aussi davantage aux filles qu’aux garçons, le plaisir de revoir l’actrice Holly Mary Combs qui interprète le rôle de la mère d’Aria, notre jolie sorcière de la tout autant célèbre ancienne série Charmed.

Unsolved

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Série télévisée américaine de véritable anthologie du crime. La 1ère saison reconstitue l’enquête sur les meurtres des rappeurs Tupac et Biggie Smalls à la fin des années 1990.

L’enquête s’est déroulée de 1996 jusqu’en 2016, date à laquelle elle sera définitivement classée sans suite, car 20 ans après les meurtres de ses deux rappeurs qui sont quasiment succédés, aucune arrestation n’a eu lieu. Ils demeurent toujours irrésolus. Plus aucune enquête ne sera ouverte.

Cette 1ère saison nous plonge au cœur de l’univers du rap avec ses manigances, un label qui veut la main mise sur le milieu, des conflits entre des gangs rivaux, mais aussi la corruption de la police de l’époque, où le roi du label paye en sous-main des policiers comme agents de sécurité pour ses stars.

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Nous voyons également la naïveté de ces deux jeunes rappeurs, Tupac et Biggie Smalls, âgés de 25 ans et 24 ans respectivement lorsqu’ils sont abattus, qui sont entraînés malgré eux parfois dans des magouilles et mauvaises fréquentations pour réussir. Deux étoiles montantes du rap, de la misère au succès, pour finir finalement assassinés chacun dans leur voiture et de la même façon.

Nous assistons surtout à l’enquête. Le premier véritable enquêteur, très professionnel et consciencieux, qui soulève pour la première fois des questions de corruption parmi la police. Questions qui resteront sans réponse, car dérangeantes. Il se fera d’ailleurs mettre à pied et souvent rappeler à l’ordre par ses supérieurs.

Dans cette affaire, il y a un véritable combat pour et contre la justice qui refuse de faire face à ses manquements, un monde où personne ne parle, des témoins qui changeront leur version pour se protéger ou protéger quelqu’un d’autre…

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Je vous invite à découvrir cette 1ère saison vraiment passionnante sur Netflix, vous m’en direz des nouvelles.

Crazy Ex-Girlfriend

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Série télévisée américaine créée par Rachel Bloom et Aline Brosh McKenna. Classée dans le genre comédie musicale et diffusée depuis 2015 sur The CW Television Network.

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Rebecca Bunch (Rachel Bloom) se fait plaquer à 16 ans par son premier amour Josh Chan (Vincent Rodriguez III) après deux mois d’été formidable en colonie de vacances. Dix ans plus tard, elle est une avocate talentueuse et acharnée du travail promise à un bel avenir dans un grand cabinet new-yorkais. Alors qu’elle se voit proposer une promotion en tant qu’associé principal au sein de ce cabinet, elle quitte paniquée subitement les lieux pour aller prendre l’air et réfléchir. De retour vers son travail, elle croise par hasard Josh pour lequel elle éprouve toujours un amour intense. S’arrêtant pour échanger quelques mots, celui-ci lui annonce qu’il quitte la vie new-yorkaise à laquelle il n’a jamais pu s’adapter pour rentrer chez lui à West Covina, une toute petite ville de Californie. Elle décide alors de tout quitter pour déménager à West Covina…

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Cette série est tout simplement géniale ! Entre la comédie musicale, le vaudeville, la série Ally McBeal et la comédie romantique, cette série qui en est à sa 4e saison, dont ses trois premières sont disponibles sur le site Netflix, est incroyablement drôle, Des personnages aux situations, cette série se veut très originale, car elle est la première du genre. Aucune série n’existe sous forme de comédie musicale. Le scénario, les acteurs, les dialogues, les chansons… tiennent leur place sans défaut.

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En regardant cette série pour les amateurs du genre, vous allez avoir des sacrées bonnes tranches de rigolades au point même d’en pleurer de rire et vous en tenir les côtes. Elle est rafraîchissante et un excellent divertissement pour le soir.

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Mais aussi, elle décrit l’univers de la femme dans ses moindres détails, que ce soit sur le plan psychologique que physiologique. C’est peut-être la raison pour laquelle, elle plaira peut-être plus aux femmes qu’aux hommes, puisqu’elle s’adresse davantage aux femmes. Malgré tout, je vous invite à la regarder, elle en vaut vraiment le coup d’œil !

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