À mon père

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Aujourd’hui est un jour particulier. C’est la fête des pères en France. Et cette année, cette journée me semblera plus difficile. Elle sera un peu triste, mais d’année en année, ça ira forcément mieux. Le temps est le seul baume pouvant atténuer cette souffrance.

Ce jour est aussi là pour dépasser cette douleur, me remémorer les bons moments, toutes ces belles années que lui et moi avons parcourues ensemble. C’est également l’instant de réaliser malgré tout la chance d’avoir eu un papa et un bon papa. Combien d’enfants ou d’adultes n’ayant jamais connu leur père, souhaiteraient avoir l’occasion en ce jour de le pleurer comme de le célébrer. Combien d’entre eux ont eu ou ont un père qui en porte le titre sans l’honneur qui va avec…

Alors parce que ce dimanche de la fête des pères 2017 est la première fête des pères sans le mien, tout en demeurant à jamais dans mon cœur et mon esprit, je lui dédie ce petit poème :

Papa dort sous les étoiles
Bien désormais loin des zoïles.
Je lui dessine une toile,
Un bateau avec des voiles
Et un moteur sans gasoil.
La peinture aussi dévoile,
À coups de pinceau sans poil.

Le bateau sur l’océan,
Tout seul et tranquillement,
Il vogue dans l’air du vent.
En haut dans le firmament,
L’ébauche d’un soleil blanc
Se colorant doucement
Dans un ciel se bleuissant.

Au fond, l’esquisse d’une île
Aux tendres reliefs fébriles,
À l’horizon se profile
Et peut-être à quelques milles.
Puis en fronçant les sourcils,
Les yeux se rendent habiles
Pour suivre encore le fil.

À la gauche, se révèle
Une maison en dentelle,
Des oiseaux aux grandes ailes,
Un genre de sentinelle
Et une ombre non cruelle
Dans une verdure belle
Ou la forêt éternelle.

Puis à la droite figure,
Tout le long d’un petit mur,
La luxuriante nature.
Les lignes semblent si pures
Qu’elles apparaissent sures.
Et une sorte de hure
Prend alors la forme dure,
Un chêne tout en allure.

S’éloignant après des tons,
Se remarque ensuite un mont,
Au milieu à l’abandon.
Ce navire alors sans nom
S’en approche sans un son.
Tout paraît paisible et bon.
Ce tableau est comme un don.

Papa, capitaine heureux,
Se repose donc un peu
Désormais sur l’île bleue,
Sous ces étoiles de feu.
Et ne reste ainsi qu’un vœu
Pour lui, mais aussi pour ceux,
Qui ont su jouer le jeu…

Bonne fête à tous les papas ! Et bon dimanche !

Fête des mères

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Bonne fête à toutes les mamans (françaises), en particulier à la mienne qui est au loin et à qui je pense très fort, surtout cette année. Cette année si singulière, puisque ce sera sa première fête des mères sans mon père à ses côtés.

Mais elle ne sera pas seule. Elle fêtera ce jour chez ma sœur et mon charmant beau-frère, entourée de ses deux petits-enfants. Par la même occasion, ma sœur célèbrera donc aussi ce jour.

Alors bonne fête à vous deux et toutes ! Que vous soyez proches ou loin de vos enfants ou de votre maman, le plus important c’est de garder en mémoire tous les bons souvenirs que vous avez eus avec eux, avec elle…

Bon dimanche !

1er mai !

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Comment ai-je pu oublier le 1er mai !

Merci à Roseline de son rappel !

Où avais-je donc la tête ?

1er mai_muguet-bouquet_wpPeut-être dans son bikini ?

Ne soyez surtout pas choqué ! Je ne suis pas une voyeuse ! Ce n’est qu’une référence à son blog…

Ou peut-être encore dans l’article très drôle de Stéphanie !

Enfin plutôt dans sa poubelle…

Ne vous inquiétez pas non plus ! Je ne suis pas arrivée au stade de faire les poubelles des autres !

Enfin !

1er mai_muguet-brin_wpCe qui est certain, c’est que je vais de ce pas aller jeter un petit coup d’œil dans le jardin de Jean-Claude pour lui piquer quelques brins de muguet (avec sa permission), car malheureusement je n’en ai pas dans le mien !

J’en profiterai par la même occasion de passer chez Marine afin qu’elle puisse m’affranchir de mon terrible oubli !

Je poursuivrai ma route en m’arrêtant un instant chez Annaween afin de lui demander s’il elle peut me laisser monter Ganesh ou Gaïa pour galoper sur la plage, où le magnifique coucher de soleil semble être au rendez-vous, chez Aphadolie  !

Bref !

Il ne me reste plus que l’essentiel à faire, vous souhaiter à tous et à toutes une très joli 1er mai !

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Happy Easter !

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Ça y est ! Nous y sommes ! Le jour de Pâques est enfin là !  Les cloches arrivent ! Plus que quelques petites heures à attendre avant qu’elles larguent leurs surprises ! Après, le top départ sera lancé pour partir à la chasse aux œufs ! Petits et grands pourront ensuite se remplir l’estomac de bonne nourriture et de chocolat !

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Je vous souhaite à tous et à toutes de très belles fêtes de Pâques !

Joyeuse Saint-Valentin !

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Impossible aujourd’hui de passer à côté de cette fête des amoureux et amoureuses !

Que l’on soit amoureux, amoureuses ou pas, on peut très bien célébrer cette fête chacun, chacune à sa façon !

Car c’est le jour de l’Amour quoi qu’il en soit ! Et un peu d’amour dans les temps qui courent, ça fait du bien !

Je vous souhaite donc à tous et à toutes une très belle Saint-Valentin !

Prenez bien soin de vous !

L’Épiphanie

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Ce dimanche est le jour de la fameuse galette des rois. Une nouvelle occasion de se réunir en famille ou de pouvoir souhaiter la bonne et heureuse année aux autres de nos proches que nous n’avons pas eu l’occasion de voir au moment du passage de l’ancienne année à la nouvelle.

Mais, ce fameux jour qu’est l’Épiphanie est également une part de notre Histoire que nous ne connaissons pas toujours très bien.

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L’Adoration des mages, peint par Matthias Stom vers 1600-1650

Selon la tradition chrétienne, l’Épiphanie a lieu le 6 janvier (le 6 janvier étant le 6e jour de l’année du calendrier grégorien, dont 359 jours avant la fin de l’année ou 360 jours pour les années bissextiles. Il était aussi le 17e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, appelé officiellement jour de la marne) et célèbre le Messie venu et incarné dans le monde recevant la visite et l’hommage des rois mages.

Depuis 1971, dans les pays où ce jour n’est pas férié, l’Épiphanie est fêtée le 2e dimanche après Noël, donc le 1er dimanche suivant le jour de l’An. Mais en France, c’est depuis 1802 que cette fête a été célébrée et établie comme telle par le décret du Cardinal Caprara, légat du pape Pie VII. Elle est de même nommée « Théophanie » signifiant la « manifestation de Dieu. » Quant à la coutume de la « galette des rois », elle existe en France depuis déjà le Moyen-Âge. Un gâteau contenant une fève partagée ce jour-là ou celui qui trouve la fève dans sa part de gâteau est ainsi appelé « roi »

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La Fête des Rois ou Le Roi boit, peint par Gabriel Metsu v. 1650-1655 (Alte Pinakothek, Munich) – La Fête des Rois aux Pays-Bas septentrionaux au XVIIe s

Étymologiquement parlant, ce substantif féminin est emprunt du latin chrétien Epiphania, du grec Epipháneia (Ἐπιφάνεια), voulant dire « manifestation » ou « apparition », ainsi que de son adjectif substantivé (adjectif prenant aussi la valeur d’un nom commun, exemple : un homme pauvre, un pauvre) epiphanios, de epiphanês (illustre, éclatant), de épi- (sur) et phainien (briller). Ce terme est donc bien antérieur au Christianisme. D’ailleurs, dans la culture grecque, les Épiphanes sont des divinités apparaissant aux Hommes, tels que Zeus, Athéna, Hermès, Héra, Poséidon, Déméter, Héphaïstos ou encore Aphrodite, Arès, Artémis, Hestia, Dionysos, Apollon, etc.

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Fresque sculptée – Cathédrale d’Autun

Or, à la base, l’Épiphanie tire son origine des fêtes païennes, d’où la « Fête de la Lumière ». Celle-ci correspond au cycle de « Noël » qui avant toute considération religieuse est un cycle atteignant son apogée au jour marquant le solstice d’hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice (la plus longue de l’année) annonce le rallongement des jours et par extension la renaissance de la Lumière imaginée comme étant la création de toutes choses. Ce cycle se prolonge après le 25 décembre durant une période de 12 jours et 12 nuits pour se terminer le 6 janvier. Ce chiffre 12 est devenu alors symbolique, représentant le « Tout », 12 mois, 12 heures, 12 dieux olympiens (fête des 12 dieux épiphanes sous la Rome Antique), 12 tribus d’Israël, 12 apôtres, etc.

La galette est ainsi par sa forme ronde et dorée le symbole du soleil (la Lumière)

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Épiphanie au Royaume-Uni, peint par Isaac Cruikshank, 1794

Sous l’Antiquité, les Romains fêtaient les Saturnales pendant 7 jours. Durant cette période, la hiérarchie sociale ainsi que l’ordre établi pouvaient être transgressés. Par exemple, les soldats tiraient au sort avec une fève le nom d’un condamné à mort qui devenait le temps des réjouissances le roi. À la fin de cette période, la sentence est bien sûr exécutée. Autre exemple, parmi les jeunes soldats, un roi était élu et pouvait commander à sa guise tout ce qu’il désirait. Il en était de même où, par tirage au sort, les rôles du « maître » et de son « esclave » étaient inversés.

C’est ensuite à l’arrivée de l’introduction de la fête de Nativité, donc Noël, le 25 décembre, que l’Épiphanie prend son sens religieux selon les confessions et les cultures.

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Danse traditionnelle des hommes réalisée dans l’eau glaçée pour l’Épiphanie, Bulgarie

Dans l’Église latine, elle symbolise les « mages » ou « savants venus d’Orient », en référence à Gaspard, Melchior et Balthazar, qui seront alors appelés traditionnellement par la suite les « Rois mages », venus rendre hommage à l’enfant Jésus. Elle est célébrée en général le 6 janvier.

Dans les Églises byzantines, elle commémore le baptême du Christ dans le Jourdain. En Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Ukraine et Russie, une croix est lancée par l’évêque dans un fleuve ou la mer où les jeunes gens s’y défient en y plongeant pour la rapporter. La fête prend couramment le nom de Théophanie et est précédée d’un jeûne strict le 5 janvier.

Dans l’Église arménienne, elle est l’une des plus grandes fêtes de l’année (Noël n’étant pas fêté le 25 décembre, mais selon l’usage chrétien ancien le 6 janvier)

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Enfin, dans le Sud des États-Unis, la tradition de « tirer les Rois » est sous le nom de King cake, et cette période part de l’Épiphanie jusqu’au carnaval de mardi gras, du 6 janvier jusqu’entre le 3 février et le 9 mars.

Sur ce, dégustez bien votre galette des rois et bon dimanche !

Halloween !

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Demain c’est Halloween ! J’adore cette fête ! Et ma joie ici est comblée, puisque les Anglais fêtent Halloween ! Ce qui n’est pas vraiment le cas en France, où cette célébration n’a pas un grand succès. Mais ici, oui !

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C’est un moment de partage autour d’un bon repas, enfin bon… anglais quoi, un moment convivial en famille, avec des amis, et surtout des enfants !

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Pour les gamins, c’est un véritable bonheur. Ils sont tout excités d’enfiler leur costume afin d’aller le montrer lorsqu’ils iront frapper à la porte des maisons pour la récolte des bonbons. Et tout y passe, de Dracula à la Reine des neiges, bah oui, voyons la REINE DES NEIGES ! Bien qu’elle ne soit pas vraiment dans le thème, elle est sur tous les fronts ! Il est inimaginable pour une petite fille de ne pas mettre le costume de la Reine des neiges, sans compter qu’elle sera de retour pour Noël  !

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On a beau lui montrer une belle petite robe toute mignonnette de sorcière, elle s’en fout, de lui expliquer que la Reine des neiges c’est plus pour Noël, elle s’en fout, de lui dire qu’à la place elle pourra décorer la citrouille comme une grande et comme elle veut, elle s’en fout, ou même qu’elle impressionnera davantage habillée en fantôme si elle préfère pour avoir plus de bonbons, elle s’en fout aussi ! C’est la Reine des neiges et personne d’autre ! Donc, je m’attends au défilée dans la rue le soir de Halloween d’un troupeau de Reine des neiges !

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Mais, peu importe, j’ai hâte de ce soir où petits comme grands, nous passerons un agréable moment.

Alors, pour tous ceux et toutes celles qui célèbrent cette fête, je vous souhaite un très bon Halloween !

Bon dimanche !

Bonne fête des papas !

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Dernier week-end du printemps ! Mardi, c’est le premier jour de l’été ! En tout cas, sur le calendrier…

Qu’importe ! Ce dernier week-end ne marque pas seulement la fin de cette saison, puisque aujourd’hui, c’est la fête des pères !

Que nous soyons des féministes, à juste titre, il n’empêche que sans papa, nous ne serions pas là !

Quoique nous pensions, les papas ont tout autant leur importance que les mamans !

Pour ma part, mon père, c’est mon père ! C’est autre que « l’homme de la maison », comme il se dit, c’est surtout l’homme qui m’a permis à travers son vécu de m’aider à devenir la femme que je suis aujourd’hui.

C’est lui qui m’a appris à ne jamais baisser les bras face à la difficulté, à être forte, à ne jamais me soumettre, à être fière d’être une fille !

Mon père, mon héros, peut-être même le seul dieu auquel j’ai cru de toute ma vie, le seul homme qui ne m’a jamais déçu ni trahi, je te souhaite une bonne fête des papas !

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Bonne fête des mamans !

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Parce qu’une maman est comme une pierre précieuse unique en son genre, puisque nous n’en avons qu’une, elle mérite ce jour rien que pour elle !

Et que nous soyons mères ou non, quoi qu’il en soit, nous en avons tous une maman !

Alors à toutes ces mamans qui nous ont donné la vie, qui nous ont aimés, élevés, qui nous ont vus grandir, devenir des femmes ou des hommes…

Mais aussi, à toutes ces mamans qui sont battues dans l’ombre pour nous, notre liberté de penser et d’expression, notre libre arbitre, qui luttent encore pour nos droits de filles et de femmes dans le monde…

Bonne fête !

Pour la Journée Internationale de la Femme : le sondage sur le viol qui fait peur !

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Un sondage effectué par Ipsos pour l’Association Mémoire traumatique et victimologie nous révèle de façon stupéfiante les clichés sur la « culture du viol »

Le 2 mars, à la demande donc de l’association, le sondage réalisé via une enquête menée en ligne auprès de 1000 jeunes de 18 à 24 ans a montré avec tristesse que non seulement le viol reste une notion vague mais aussi que la culpabilité n’est pas toujours donnée au violeur.

Ainsi, pour 40% des sondés, le violeur n’est pas entièrement coupable si la victime a eu une attitude « provocante » en public ; boîte de nuit, bar, etc. Pareillement pour 27%, si la victime portait une tenue sexy en allant même évoquer de ce fait une incitation au viol. Pour à peu près les 2/3 d’entre eux, le fameux cliché des « pulsions sexuelles » difficiles à contrôler par les hommes est toujours d’actualité en rendant alors le viol moins odieux.

Le pire, 76% considèrent que « les femmes ont plus tendance à considérer comme violents des événements que les hommes ne perçoivent pas comme tels ». Et pour 42%, les femmes sont moins rationnelles et moins certaines de ce qu’elles veulent que les hommes en exprimant la célèbre phrase « Mais si, tu en as envie, c’est moi qui te le dis ! »

Au vu de ces réponses, les auteurs de l’enquête s’inquiètent : « Cette croyance peut avoir des effets dévastateurs […] Donner du crédit à ce type d’assertion revient à considérer que les femmes sont incapables de décider pour elles-mêmes et ont besoin des hommes pour comprendre quels sont leurs vrais désirs. C’est leur dénier la faculté de décider de consentir ou non à un rapport sexuel. »

Quant à l’idée reçue du « non » qui voudrait dire « oui » dans l’esprit féminin, une partie des hommes comme des femmes, dont 2 femmes sur 10, sont d’accord avec cela. Or, le plus effrayant, 22% de femmes contre 20% d’hommes pensent que lors d’une relation sexuelle les femmes pourraient éprouver du plaisir à la contrainte.

En outre, pour environ 2 sondés sur 10, le refus d’une relation sexuelle ne peut être que temporaire. Si la victime cède à son agresseur en se défendant oralement et physiquement, il n’y a pas viol. Et 41% des sondés ont la conviction qu’il suffise de réellement de se débattre et crier pour faire fuir le violeur.

Autres aspects terrifiants que révèle ce sondage.

Une profonde méconnaissance de la loi, sachant que le Code Pénal définit le viol : « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » Puisque pour 24% des sondés, une fellation forcée comme une pénétration avec un doigt n’entrent pas dans le concept de viol.

Une parfaite ignorance sur le profil du violeur, sachant que dans 90% des cas, le violeur est connu de sa victime ; il fait partie de son entourage proche. Parce que 44% des sondés pensent que celui-ci est un inconnu. Pour plus de la moitié d’entre eux, le risque de viol est plus important dans un lieu public, rue, parking, etc. Seulement 24% prennent en compte le cercle familial et 6%, le partenaire ou conjoint. Enfin, 19% pensent que la victime à sa part de responsabilité dans son viol si elle a eu précédemment des relations sexuelles avec son violeur, dont la culpabilité de ce dernier en est ainsi atténuée.

Bien que 96% des Français soient conscients de la difficulté à porter plainte après un viol et que 95% soient convaincus des graves conséquences des violences sexuelles sur la santé des victimes, ce sondage démontre un tout autre constat, comme l’ont déclaré les auteurs : « Nous vivons dans une société où la méconnaissance de la réalité des violences sexuelles, de leur fréquence et de la gravité de leur impact traumatique conduit à les reléguer dans la catégorie « faits divers » alors qu’elles représentent un problème majeur de santé publique, et participe à la non reconnaissance des victimes et à leur abandon sans protection, ni soin. »

Mais, pour nous consoler, nous avons notre journée internationale…