Notre-Dame de Paris, 850 ans d’histoire en feu

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Un triste début de semaine pascale. Hier, 15 avril, la cathédrale Notre-Dame de Paris a été la proie des flammes. Après de longues heures à combattre le feu, les pompiers sont parvenus à éteindre ce violent incendie qui a provoqué de terribles dégâts. Le chiffre effectif du montant total des réparations n’a pas été encore établi. Mais au-delà de cette somme qui sera à l’évidence conséquente, c’est un symbole français chéri dans le monde entier qui a été dévasté et tous les ressentis à son encontre qui ont été éprouvés.

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Notre-Dame de Paris, c’est aussi 850 ans d’histoire de France, une culture, un patrimoine, un emblème…

Pour plus d’info, vous pouvez consulter Le Figaro.fr ou le site de RTL.

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France : une famille d’accueil mise en examen pour viols et violences sur des enfants

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Il semblerait que les arrestations pour pédophilie se succèdent depuis un certain temps. Entre l’arrestation d’un ex-champion du jeu télévisé Les Douze Coups de midi, celle qui a eu lieu récemment de l’un des acteurs de la série Les Mystères de l’amour, une famille d’accueil a été mise en examen le 21 mars dernier pour viols et violences sur des enfants de 6 et 8 ans.

Résidant dans les Yvelines, une famille d’accueil a été mise en examen le jeudi 21 mars 2019 à Versailles. Le couple et leur fils âgé de 18 ans, soupçonnés de viols et violences sur des fillettes dont ils avaient la garde, ont nié les faits. Depuis 2012, la famille d’accueil aurait hébergé 22 enfants au sein de leur foyer.

Le 7 février 2019, une adolescente s’est présentée au commissariat de Marly-le-Roy pour déposer une plainte contre son ancienne famille d’accueil. Accompagnée de sa mère, elle a raconté aux enquêteurs avoir été violée à plusieurs reprises par le père de famille et le fils de celui-ci chez qui elle était placée entre 2011 et 2014. Ces faits se seraient produits durant l’absence de la mère qu’elle a accusé également de l’avoir battue de nombreuses fois, comme l’a rapporté le quotidien Le Parisien.

Quatre jours après ce dépôt de plainte, une fillette de 8 ans s’est confiée à ses éducateurs en leur disant avoir subi des sévices sexuels de la part des membres de la même famille. « Les descriptions sont aussi précises dans les deux cas, à plusieurs années d’intervalles et les deux victimes ne se connaissent pas », a déclaré une source proche du dossier, laquelle a précisé qu’une troisième fillette handicapée aurait été aussi abusée sexuellement lors de son placement dans cette famille d’accueil.

Le principal accusé, le père de famille de 55 ans, a déclaré lors de sa garde à vue être un « bon citoyen » et n’avoir « jamais fait de mal à personne ». Les investigations ont cependant révélé le « profil de prédateur sexuel » de cet agent hospitalier qui a été écroué. Le fils de 18 ans, ayant nié les faits qui lui sont reprochés, a été placé sous contrôle judiciaire, comme sa mère ayant seulement admis avoir giflé une fillette et étant convaincue de l’innocence de son mari.

Poisson d’avril et « fake news »

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Hier, c’était le 1er avril et le fameux jour de son poisson. Alors qu’à cette même date, un article paraissait sur le site Sciences et Avenir expliquant comment certains scientifiques avaient réussi à prouver que le cerveau humain adulte génère des nouveaux neurones jusqu’à l’âge de 90 ans, un autre article, sur le même site, se consacrait au poisson d’avril. Il mettait en relation les blagues faites au 1er avril avec les « fake news ».

« Deux chercheurs spécialistes du traitement du langage naturel à l’université de Lancaster, au Royaume-Uni, ont étudié la manière dont étaient écrites et structurées de fausses informations destinées à faire une blague pour le 1er avril, pour les comparer aux « fake news », des fausses informations, appelées encore « infox » désormais, écrites avec de plus mauvaises intentions (manipuler l’opinion, tordre les faits, truquer des photos ou leur légende, etc.) », écrivait ainsi Arnaud Devillard, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, data, IA, réalité virtuelle/mixte.

Il est vrai, au vu de l’impasse dans laquelle se trouvent en ce moment les Britanniques face au Brexit, une telle recherche (et les dépenses financières qui en découlent) s’avère utile. Quant au résultat évident de cette étude, évoqué en introduction de l’article, La Palisse n’aurait pas fait mieux ; la réponse étant dans sa question.

Or, cette étude menée pourrait conduire à un autre résultat, celui de se poser la question à savoir si tous les cerveaux adultes seraient concernés par la production des nouveaux neurones ? Ces deux articles pourraient être ainsi mis en relation ?

Le meilleur professeur du monde

Peter Tabichi, Hugh Jackman

Ce dimanche 24 mars, lors de la 5e édition annuelle du concours Teacher Prize à Dubaï, le professeur de mathématiques et de physique de 36 ans, Peter Mokaya Tabichi, a reçu le prix de « l’enseignant de l’année » de la fondation Varkey. La cérémonie était présentée par l’acteur Hugh Jackman.

Sous une véritable ovation, ce professeur kényan a été élu meilleur professeur du monde en se voyant attribué un prix d’un million de dollars au cours de cette 5e cérémonie du concours Teacher Prize qui s’est déroulée à Dubaï.

« Je suis ici uniquement grâce à ce qu’ont accompli mes élèves. Ce prix leur donne une chance. Il dit au monde qu’ils peuvent tout faire », a déclaré Peter Tabichi en recevant le prix des mains de l’acteur Hugh Jackman.

Passionné par son métier, il est réputé pour sa totale dévotion à ses élèves. Professeur très engagé, il figurait parmi dix autres finalistes. Remportant le prix largement en tête, sa récompense fut loin d’être surprenante au vu de son parcours.

Il a quitté les institutions modernes pour une école secondaire de Keriko dans le village de Pwani au Kenya. L’école surpeuplée et peu équipée réunit des élèves orphelins, avec un seul parent et/ou des élèves vivant dans des conditions de pauvreté élevées. La région est de plus touchée par les mariages forcés et l’abandon scolaire précoce.

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Face à ces difficultés, Peter Tabichi a alors décidé de tout mettre en œuvre afin d’assurer un avenir à ses élèves. Depuis des années, il reverse 80 % de son salaire mensuel aux élèves démunis pour qu’ils puissent s’acheter des livres, uniformes, etc., tout le matériel scolaire nécessaire.

Son travail a d’ailleurs déjà porté ses fruits, puisque certains de ses élèves ont excellé lors de compétitions scientifiques internationales.

« Son dévouement, son travail et sa foi dans le talent de ses élèves ont permis à son école, dans une zone rurale reculée et avec peu de ressources, de remporter le prix de la meilleure école aux concours nationaux interscolaires de sciences », a-t-il été précisé dans un communiqué de la fondation Varkey.

« L’Afrique produira des scientifiques, des ingénieurs, des entrepreneurs dont les noms seront un jour célèbres dans le monde entier. Et les filles joueront un rôle important dans cette histoire », a annoncé Peter Tabichi dans son discours de remerciements.

Et il a ajouté que l’intégralité du prix sera consacrée à ses élèves.

Avec de tels hommes, l’Afrique est entre de bonnes mains et son avenir prometteur fera un jour parler d’elle…

Le monde brûle-t-il ?

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Vendredi 15 mars, la Nouvelle-Zélande était en proie à un double attentat à Christchurch, deuxième plus grande ville du pays. Deux mosquées ont été prises pour cible conduisant à un bilan de 50 morts et de nombreux blessés, dont certains demeurent encore entre la vie et la mort.

Alors que ce pays, n’ayant jamais connu dans son histoire moderne une tuerie de masse, subissait une véritable terreur, le lendemain, lors d’un ixième acte (comme au théâtre) des contestataires en jaune, Paris se retrouvait aussi sous les flammes de la violence.

Immeubles incendiés, véhicules brûlés (de personnes aux revenus modestes), banques, commerces, restaurants… saccagés, touristes et autres, hors de ce mouvement, effrayés… le centre de la capitale était en feu, à l’image d’un pays en guerre.

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Paris brûle-t-il ? Ce célèbre roman qui retrace l’histoire de la libération de Paris en 1944, à partir de documents historiques. Ce livre écrit par Dominique Lapierre et Larry Collins, dont l’idée est venue suite à la lecture dans un journal révélant l’ordre donné par Hitler à Von Choltitz de détruire Paris en 1944. Cet ouvrage a été le résultat d’un travail à longue haleine. Trois ans d’enquête et plus de 3 000 personnages-clé français, anglais, allemands et américains interviewés.

Au regard des déchaînements de haine, de la furie ambiante qui semble envahir certains esprits, comme une épidémie rendant fou les gens et qui ferait rage dans un pays, il est à penser que ce qu’Hitler n’a pas réussi à faire, d’autres s’en chargent aujourd’hui, 75 ans plus tard.

Quel sera ce résultat ? Un énorme coup dur pour l’économie. Les dégradations à réparer qui coûtent et coûteront beaucoup d’argent. Qui payera ? Nous tous, manifestants ou pas. Des commerces qui voient leur chiffre d’affaire s’effondrer au point de mettre la clé sous la porte et d’être contraints de licencier leurs employés. Les gilets jaunes aideront-il leurs futurs chômeurs à retrouver un travail et à assumer les conséquences que cela aura sur leur vie familiale  ? Des monuments historiques dévastés, un patrimoine culturel bafoué. Quel respect pour nos aïeux ayant combattu pour la France libre ? Quelle reconnaissance à l’égard de nos morts ? Quelle valeur envers notre histoire ? Quel devoir de mémoire ?

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Des policiers aussi qui sont déshumanisés par la vision d’individus qui ne pensent pas ou plus. Ce sont des êtres humains pourtant ? Eux également ont une famille, une condition de travail difficile, surtout en ce moment, avec un salaire loin d’être mirobolant. Eux de même préfèreraient profiter de leur week-end avec leurs enfants, plutôt que de servir de bouclier humain face à la fureur de quelques sauvageons.

Quel vent de folie s’est emparé de notre planète ? Ici ou ailleurs, la haine, l’indifférence, la violence, le terrorisme, l’ensemble du côté sombre, la noirceur profonde de l’humanité se répand sur la Terre comme un nuage toxique. Le monde brûle-t-il ? Quelle version de l’histoire sera-t-elle cette fois-là dans 75 ans…

Espagne : des personnes âgées retrouvées séquestrées et droguées

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Il semblerait qu’effectivement le crétinisme se répand de plus en plus dans notre monde. Si ce n’est autre avec ce fait qui a défrayé la chronique espagnole récemment.

Jeudi 7 mars, la Guardia Civil (Garde civile espagnole, force de police à statut militaire) a découvert dans des chambres séparées deux personnes âgées droguées et nourries par une sonde naso-gastrique, alors qu’elle enquêtait sur la mort suspecte d’une autre femme âgée.

La garde civile de Cadix, en Andalousie, a découvert deux personnes âgées, allemande et néerlandaise, dans des « conditions d’hygiène et de santé déplorables », enfermées dans une résidence de la station balnéaire de Chiclana de la Frontera, en Andalousie. Elles étaient droguées et alimentées via une sonde naso-gastrique. L’âge de ces deux vieilles dames n’a pas été précisé. Elles ont été toutes deux transportées dans une maison de soins où leur état s’est « amélioré significativement ».

Un couple germano-cubain, Markus et Estrella, se faisant passer pour des soignants, a été arrêté. Il avait volé plus de 1,8 millions d’euros à des personnes âgées avec lesquelles il avait préalablement sympathisé.

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La police enquêtait sur la disparition, puis sur la mort troublante de Maria Babes, une riche allemande de 101 ans qui vivait à Tenerife, l’une des îles de l’archipel des Canaries. La disparition de celle-ci avait été signalée par la police de Francfort, Allemagne, auprès de la police espagnole qui avait rapidement retrouvé Maria Babes dans une maison de retraite, où elle était arrivée en mauvaise santé. Elle avait expliqué à la Guardia Civil que le couple l’avait approchée à Tenerife. Elle l’avait ensuite suivi à Cadix afin qu’il prenne soin d’elle. Elle s’était alors retrouvée enfermée et menottée dans une maison durant des mois. Plus tard, le couple était allé rechercher Maria Babes dans sa maison de retraite. Cinq heures plus tard, elle décédait. Le couple avait subséquemment insisté pour une incinération, empêchant toute autopsie.  « En octobre, elle avait plus de 162 000 euros à la banque. Et moins de 300 mi-décembre, après l’apparition de ce couple dans sa vie. Sa maison à Tenerife a par ailleurs été vendue – par le couple – sans qu’elle reçoive le moindre euro », a déclaré la Guardia Civil dans un communiqué. C’est en parvenant à appréhender enfin ce couple que la Guardia Civil trouva lors de la perquisition de la maison du couple une autre résidence louée à proximité. Ceux femmes âgées ayant pu être sauvées ont été alors découvertes.

Le burn-out maternel

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Devenir mère serait l’accomplissement d’une femme, pour la majorité. Être une maman serait un rôle naturel pour n’importe quelle femme. Après tout, elle est conçue pour cela.

Hier, la femme n’était cantonnée que dans cette fonction. Son évolution légitime était de se marier, fonder une famille et de servir à l’entretien de celle-ci. La cuisine, le ménage, l’éducation des enfants et s’occuper de son mari étaient ses missions.

Aujourd’hui, ces tâches lui incombent toujours, malgré des droits acquis, une autonomie conférée et une vie professionnelle qui s’est ouverte à elle au fur et à mesure du temps.

Bien que le rôle du père ait lui aussi évolué, il n’en reste pas moins que celui de la mère s’en est retrouvé exacerbé. Et en parallèle, l’image de la maternité a eu un cheminement autre, elle s’est idéalisée.

Les exigences actuelles, qui tendent à se normaliser, poussent la femme à devenir une sorte de superwoman. Elle doit être quasiment exemplaire dans tous les domaines. Elle doit se surpasser professionnellement par rapport à un homme, sans pour autant obtenir le salaire équivalent. Elle doit gérer sa vie familiale sans heurt. Et elle doit rester femme, tout en étant une mère parfaite.

Ne pouvant contrôler son développement professionnel, qui dépend majoritairement de l’appréciation masculine, l’idée de la maîtrise de la maternité comme étant le seul terrain sur lequel elle règne seule est revenue dans l’esprit collectif.

Si une femme ne peut atteindre son objectif professionnel, elle doit alors répondre à son accomplissement personnel, celui de la mère.

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« Avec un enjeu fort : celui de la perfection, puisque la nécessité de réussir s’est replacée de la sphère professionnelle à la sphère familiale. Ainsi, poussées par la société, et par des normes personnelles d’une grande exigence, les femmes s’épuisent à vouloir être des mères parfaites », comme l’a exprimé la journaliste Anne-Laure Vaineau dans son article du 20 février 2017 sur le site Psychologies. Référence aussi à la psychologue clinicienne Maryse Vaillant, décédée en janvier 2013 et auteur du livre Être mère, mission impossible ?, chez Albin Michel.

Exhortées malgré elles par cette idée subliminale créée par la société actuelle, certaines femmes arrivent alors au burn-out.

Le « burn-out maternel », ainsi nommé, est un phénomène qui touche de plus en plus de mamans d’aujourd’hui. Alors que cette nouvelle « pathologie » n’est pas encore considérée comme telle en France, recouvrant même un caractère tabou, l’un de nos pays voisins, la Belgique, commence à prendre cette nouvelle forme de « dépression » très au sérieux.

Mamans au bord du gouffre, violences verbales, physiques sur leurs enfants, abandon du domicile conjugal, allant jusqu’au point de non-retour, le meurtre de leur progéniture, la chaîne de télévision M6 dans son émission 66 Minutes du 3 mars dernier s’est intéressée à ce nouveau mal-être social qui concerne toute sorte de mère, le burn-out maternel.

Touchant également les pères, une prise de conscience réelle sur ce nouveau phénomène en expansion tend à voir le jour. Le burn-out maternel ou parental, lorsqu’il concerne parfois les deux, s’avère être un véritable problème. Quelles solutions ?

France : un aide-soignant violent envers une femme de 98 ans

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De nos jours, la violence est partout, dans nos rues, nos maisons… Elle semble régir nos vies, être devenue une banalité un peu trop quotidienne, à tel point que l’on se demande quel avenir nous attend. On ne sait pas où l’on va, mais on y va, et pas forcément vers le bien.

Cette affaire révélée par le journal Le Parisien en est encore une triste preuve…

Une histoire d’amour

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Toute Saint-Valentin célèbre son histoire d’amour. De belles histoires même, comme celle que j’ai entendue récemment.

Une histoire d'amour_coeurs-chaises_wpUn homme, que nous allons appeler Henri, et sa femme, que nous allons nommer Louise, âgés tous les deux de 70 ans, vont fêter leur premier anniversaire de mariage le jour de la Saint-Valentin. Ils ont connu des histoires d’amour avant, chacun de leur côté, sans jamais s’être mariés ni avoir eu d’enfant.

Cette simple histoire peut paraître d’apparence banale. Cependant derrière cela se cache un amour inconditionnel.

Une histoire d'amour_coeur-roses-chocolat_wpHenri et Louise se sont rencontrés la première fois à l’école primaire. Ils ont partagé les mêmes classes et les mêmes professeurs. Ils ne se sont jamais quittés durant les cinq années de primaire. Puis, la vie a suivi son cours. Henri a dû déménager avec ses parents dans le nord de la France. Louise est partie vivre à l’étranger avec sa famille. Ils n’ont réussi à garder contact et se sont alors perdus de vue. Mais ce puissant amour entre eux ne les a jamais abandonnés. Les années ont passé. Ils ont chacun de leur côté fait des rencontres, eu des vies de couple, sans vouloir s’engager ni avoir des enfants.

Une histoire d'amour_coeurs-ours-nuage_wpIl y a un an, en faisant leurs courses dans un supermarché, ils se sont croisés par hasard dans un rayon et se sont immédiatement reconnus. Ils ont ensuite partagé leur parcours de vie en se disant qu’ils n’ont jamais voulu épouser un autre qu’eux ni avoir d’enfant avec un autre non plus. Après leurs retrouvailles, célibataires tous les deux, ils ont chacun vendu leur appartement, acheter un bien immobilier ensemble et se sont mariés dans la foulée. Ils avaient enfin retrouvé l’amour de leur vie, leur âme sœur.

Aujourd’hui, ils coulent des jours heureux et paisibles en Espagne dans leur maison en s’apprêtant à fêter leur première véritable Saint-Valentin…

Suffragette

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Film historique britannique réalisé par Sarah Gavron, sorti en 2015. Il est disponible sur le site Netflix. Ce film a été le premier dans l’histoire ayant pu être tourné dans l’enceinte du Parlement anglais.

Suffragette, Les suffragettes en français, relate le combat de femmes de toutes conditions pour obtenir le droit de vote. Angleterre, 1912-1913, Maud (Carey Mulligan), une jeune ouvrière travaillant dans une blanchisserie finit par s’engager dans le mouvement des « suffragettes », initié par Emmeline Pankhurst (Meryl Streep), leader du mouvement Women’s Social and Political Union (Union sociale et politique des femmes), auprès d’Édith (Helena Bonham Carter), d’Emily Davison (Nathalie Press) et de bien d’autres.

Circa 1911: British suffragette Emmeline Pankhurst (1858 – 1928), being jeered by a crowd in New York. (Photo by Topical Press Agency/Getty Images)

Des manifestations pacifistes à des actions plus radicales, bombardements de boîtes aux lettres jusqu’à l’explosion d’une résidence parlementaire vide, ces femmes mettent tout en œuvre pour se faire entendre.

Pourchassées, abandonnées parfois par leur mari, malmenées par la police, incarcérées même plusieurs fois, elles ne lâchent rien pour obtenir ce droit de vote. Il faudra la mort d’Emily Davison pour que leurs voix soient enfin écoutées.

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Portrait of Emily Davison, british suffragette, who ran in front of the King’s horse at the 1913 Epsom Derby and was considered a martyr by her fellow suffragettes.

En 1913, les suffragettes se rendent au Derby d’Epsom pour y rencontrer le roi George V. Ne pouvant l’approcher, Emily franchit les barrières de sécurité et pénètre sur la piste où se déroule la course hippique. Percutée de plein fouet par le cheval de course de George V, une banderole à la main mentionnant ses convictions, elle perd conscience et décède quatre jours plus tard d’une fracture du crâne. Cette tragédie fait la Une des journaux jusqu’à l’international et permet aux femmes britanniques d’obtenir le droit de vote en 1918, mais seulement à partir de l’âge de 30 ans, alors que les hommes votent dès 21 ans. Elles devront attendre 1928 pour avoir le même droit de vote que les hommes.

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Emily Davison (1872 – 1913) is fatally injured as she tries to stop the King’s horse ‘Amner’ at Epsom on Derby Day, to draw attention to the Women’s Suffragette movement, 4th June 1913. (Photo by Arthur Barrett/Hulton Archive/Getty Images)

Le film se termine sur des images d’archive, dont la séquence filmée lors de la marche des suffragettes accompagnant le tombeau funéraire de leur sœur de lutte. S’ensuit le générique final sur la liste des pays et leur année d’accord du droit de vote pour les femmes.

Ce film plus que poignant est très évocateur de cette lutte des femmes à cette époque. Il retrace avec force et beaucoup de justesse les douleurs et la considération sociale de la femme plus que médiocre au début du 20e siècle. Il nous révèle une période qui fut très difficile pour les femmes. Surtout, il nous permet de relativiser par rapport à aujourd’hui et nous montre un vrai combat qui a profondément changé le statut social comme privé de la femme. Alors qu’actuellement certaines lancent des hashtags à tout bout de champ sur les réseaux sociaux, montrent leurs poils ou leur cellulite sur Instagram, ces femmes-là, elles, menaient un véritable combat. Elles étaient des féministes sans pour autant le crier sur tous les toits ou même y prétendre…

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