Bravo Nagui !

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Nagui, animateur à la radio France Inter et de la chaîne de télévision France 2, a pris une position ferme concernant la diffusion des titres de l’ex-chanteur du groupe Noir Désir, Bertrand Cantat. Ce dernier condamné à 8 ans de prison en 2004 (dont après avoir purgé 4 ans de prison, il a bénéficié d’une libération conditionnelle en 2007 et en juillet 2011) pour l’homicide de sa compagne Marie Trintignant a été de nouveau accusé de violences conjugales à l’encontre de Krisztina Rady qui s’est suicidée en 2010 alors qu’elle était en couple avec lui.

Selon le magazine Le Point, Krisztina Rady aurait également subi des coups de la part du chanteur. Une accusation qui est survenue après son apparition en couverture à la Une des Inrockuptibles et qui a été évidemment démentie par son avocat.

Dans son article « L’impossible retour de Bertrand Cantat » du 2 décembre 2017, le journal Le Parisien s’est penché sur les radios qui diffusent les titres de son nouvel album Amor Fati. Ces singles passent sur Ouï FM, RTL2 et France Inter. Le journal a relayé ces propos : « Dans la radio publique, il n’y a pas de positionnement de principe. On diffuse les chansons quand on y adhère artistiquement.. »

De son côté Francis Zegut, animateur sur RTL2 qui n’engage pas l’opinion de la station à ainsi donné son avis : « Bertrand Cantat a le droit de s’exprimer. Bien sûr, ce qu’il a fait est impardonnable, mais il faut distinguer la vie privée dramatique et l’expression artistique. Il a été jugé, il a payé, il est encore aimé, si j’en crois l’ovation que j’ai vue lorsqu’il a joué aux Eurockéennes 2014. Alors, si ses chansons sont bonnes, il n’y a pas de raison de les boycotter. »

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Point de vue qui n’est pas partagé par tout le monde, notamment par Nagui qui lui n’a pas hésité à affirmer sa décision : « Non, je ne passerai pas les chansons de Bertrand Cantat sur France Inter, je n’ai pas envie de faire la promotion pour l’œuvre et le produit de ce monsieur […] Je suis pourtant un grand fan de Noir Désir, que j’ai reçu à Taratata, et je passe leurs chansons dans N’oubliez pas les paroles sur France 2, car elles font partie de notre culture musicale. […] Être artiste ne pardonne pas tout. Et mon engagement contre les violences faites aux femmes et aux enfants est très clair. »

Cette prise de position est en adéquation avec celle qu’il a récemment exprimée lorsqu’il s’est insurgé contre le seuil d’âge minimum de présomption du consentement à un acte sexuel à 15 ans, évoqué par le Président de la République française, Emmanuel Macron, le 25 novembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes soutenue par l’ONU.

Franz-Olivier Giesbert a rappelé : « En France, 400 000 femmes sont battues tous les ans et une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales. La plupart des meurtriers ne cherchent ensuite qu’à se faire oublier. Pas Bertrand Cantat. Il faut qu’il montre ses stigmates au bon peuple. Il en a même fait un métier et, pour un peu, se ferait passer pour une victime. »

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Opinions que je partage entièrement.

Alors qu’il est estimé légitime de bannir un acteur américain parce qu’il aurait harcelé sexuellement un mineur il y a plus de trente ans de cela, de mettre à jour les méfaits d’un célèbre producteur américain envers les femmes, d’épingler des politiciens qui ont agi de la sorte, il semble que quelques-uns soient sélectifs pour certains de ces hommes. Surtout dans l’histoire, il ne faut pas oublier que deux femmes ayant eu la malchance de croiser le chemin de ce dit chanteur sont toutes deux mortes.

Certaines personnalités publiques perdent de vue que leur responsabilité ne s’arrête pas uniquement sur le devant de la scène. Lorsque l’on est sous les feux des projecteurs, que l’on le veuille ou non, sa vie personnelle est de même engagée. Vie publique et vie privée sont malheureusement liées. C’est la rançon de la gloire.

Enfin le meurtre intentionnel ou pas provoqué par une extrême violence ne change pas sa signification propre pour qui que ce soit. Célèbre ou non, riche ou pauvre, de couleur de peau différente, de culture, de religion diverses, un crime reste un crime.

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Esprit de corps

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Kate McClure est une jeune américaine qui vit à Philadelphie aux États-Unis. En octobre dernier, tandis qu’elle circulait sur la route, elle tombe en panne d’essence. Seule, elle décide de laisser son véhicule sur le bas-côté et part à pied vers la station-service la plus proche. Elle croise alors sur sa route Johnny Bobbit Jr, un ancien soldat de 34 ans qui vit dans la rue depuis quelques mois. La jeune femme raconte : « Il m’a dit de retourner dans ma voiture et de verrouiller les portes. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un bidon d’essence rouge. Il avait utilisé ses 20 derniers dollars pour que je puisse rentrer chez moi saine et sauve. »

Touchée par ce geste, Kate s’arrête régulièrement auprès de Johnny depuis ce jour. Elle lui donne des vêtements et un peu d’argent. Mais trouvant cela insuffisant, elle crée une cagnotte sur la plate-forme GoFundMe sur laquelle elle lance un appel aux dons en fixant l’objectif de récolter 10 000 $ afin de lui payer un loyer, un véhicule et l’aider dans ses dépenses. Elle explique : « Il voudrait aussi vraiment trouver un travail. Et je crois que dans un endroit propre où il pourrait passer ses nuits, sa vie peut redevenir normale. »

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Kate McClure et Johnny Bobbit

Suite à la médiatisation de son projet, elle a atteint près de 350 000 $ en 14 jours avec un taux de participation de 12 000 personnes. Et cette cagnotte ne cesse d’augmenter.

Un très beau fait divers bien réel qui prouve que les belles histoires humaines n’existent pas que dans les contes de fées. Une magnifique preuve de solidarité qui démontre que tant que cet Esprit de corps est là, l’humanité existe encore…

Le hashtag de trop !

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#BalanceTonPorc, hashtag apparu sur Twitter en octobre sur l’initiative de la journaliste Sandra Muller de La Lettre de l’audiovisuelle. Il est la variation française, peu élégante et encore moins féminine, de #MyHarveyWeinstein, hashtag lancé par l’écrivain canadien Anne T. Donahue suite au scandale du producteur américain Harvey Weinstein accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Partant certainement d’un bon sentiment, ce hashtag qui m’a déjà provoqué une douleur indescriptible à mes doigts lorsque je l’ai tapé sur le clavier de mon pc et causé un haut-le-cœur à sa lecture a ainsi réjoui nombreuses de mes congénères.

Or, avant d’exprimer mon point de vue sur le sujet, je tiens à remercier Annabelle Prune pour son article publié sur le site MEDIAPART qui traduit en quelque sorte mon opinion.

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Cette initiative voulant que « la parole se libère », donnant alors l’occasion aux femmes de raconter leur histoire sur ce qu’elles ont subi par rapport au harcèlement et/ou agression sexuelle, porte pourtant une atteinte sévère et dangereuse au respect de l’homme, car lui aussi mérite le respect. En outre, au-delà de l’homme, il s’agit de l’Homme.

Oser parler, rompre le silence, afin de lutter contre ce fléau ne signifie pas pour autant que la femme doive devenir outrancière, donner libre cours à ses instincts primaires. Et pour reprendre les mots d’Annabelle : « Parce que chacun des termes de ce mot d’ordre va à l’encontre de son objectif émancipateur. L’émancipation ne se commande pas, elle se conquiert à plusieurs d’abord en dénonçant le système d’une oppression. »

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Qui plus est, cette volonté d’un pseudo « appel à témoins » dépasse l’idée de dénonciation, mais insinue plutôt celle de la délation, ne serait-ce que par le mot « balance ». Mais aussi, citant de nouveau Annabelle : « Pourquoi animaliser une violence ? « Porc » ? N’est-ce pas avec ce genre d’anathème que se reproduit le système de toutes les violences dominatrices. Laissons nos amis porcins en dehors de nos histoires de familles. Mais quoi ! Ce sont des Beaufs, des Bôfs, des harasseurs, des violenteurs, des violeurs, je cherche encore des mots. »

Ce hashtag ignoble ne sert en rien la cause féminine. Au contraire. Il est maladroit, d’une extrême violence, une incitation à la haine et risquerait de conduire à la conséquence désastreuse de condamner tous les hommes au même sort.

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Pire, il pourrait amener à une dérive (qui a dès lors tendance à se produire) de paranoïa incontrôlée qui pousserait à considérer le moindre geste affectueux sans arrière-pensée sexuelle d’un homme comme du harcèlement et/ou une agression sexuelle. Une psychose qui nous amènerait vers un futur où les hommes et les femmes ne parviendraient plus à vivre ensemble. Un avenir d’un sérieux retour en arrière d’une humanité divisée où les hommes et les femmes ne seraient plus que des ennemis.

Pour conclure, je vous invite vivement à lire l’article d’Annabelle Prune qui a trouvé les bons mots pour définir ce que j’espère ne pas être la seule à penser.

Donc, moi non plus Sister, je ne balancerai pas !

The New York Times : des nigérianes rescapées de l’organisation terroriste Boko Haram témoignent

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The New York Times a recueilli fin octobre les témoignages saisissants de 18 jeunes filles qui ont réussi à s’échapper de l’organisation terroriste Boko Haram basée au Nigeria et responsable de nombreux attentats depuis 8 ans.

Enlevées par des membres de l’organisation terroriste Boko Haram afin d’être utilisées comme bombes humaines ou esclaves sexuelles, ces jeunes filles sont en moyenne âgées de 15 ans.

Ainsi envoyées en mission suicide, ces survivantes ont défié leurs bourreaux en refusant de blesser ou tuer des gens innocents.

La journaliste Dionne Searvey, chef du bureau de l’Afrique de l’Ouest pour The New York Times a relaté leurs récits.

Parmi ces témoignages (dont vous trouverez l’intégralité de ceux-ci via le lien ci-dessus), ceux de Hadiza, 16 ans, et de Aisha, 15 ans.

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Les filles ne voulaient tuer personne. Elles ont marché en silence pendant un moment, le poids des explosifs autour de leur taille qui descendaient sur elle. Puis elles ont essayé de penser à une issue pour s’en sortir.

Alors qu’elles marchaient vers le lieu où elles devaient de faire exploser, Hadiza, 16 ans, à la tête de la mission, raconta :

« Je ne sais pas comment retirer cette chose de moi », se souvint-elle d’avoir dit à son amie.
« Qu’est-ce que tu vas faire ? » lui demanda la petite fille de 12 ans qui l’accompagnait et portait aussi une ceinture explosive.
« Je vais m’éloigner et me faire sauter toute seule » répondit Hadiza désespérément.

Elle poursuivit en expliquant que tout était arrivé très vite. Après son enlèvement par Boko Haram, elle fut livrée à un combattant du camp, dans lequel elle était retenue en otage, pour se marier avec lui. Le rejetant, ce dernier lui répondit qu’elle le regretterait. Quelques jours plus tard, elle fut amenée devant un leader de l’organisation qui lui dit qu’elle se rendrait à l’endroit le plus heureux qu’elle puisse imaginer. Elle pensa qu’elle rentrait chez elle. Lui parlait du ciel. Des combattants vinrent ensuite la nuit la chercher afin de lui attacher une ceinture explosive autour de sa taille. Ils lui envoyèrent alors une fillette d’à peine 12 ans et leur dirent qu’elles devaient faire exploser les bombes dans un camp de civils nigérians qui avaient fui la violence de Boko Haram dans la région.

« Je savais que je mourrais et tuerais des autres personnes, aussi. Je ne l’ai pas voulu » déclara-t-elle. Elle parvint finalement à s’enfuir.

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Quant à Aisha, âgée de 15 ans à l’époque, elle raconta que son petit frère s’était déjà fait exploser à la demande d’un membre de l’organisation en plein milieu d’un baraquement de soldats nigérians avant que son tour arrive. Il était trop petit pour comprendre ce qui allait lui arriver, mais elle étant plus grande, sollicita le secours des forces de l’ordre en leur expliquant ce qui se passait.

Malgré cette terrible situation, la police nigérienne demeure dans la crainte des jeunes filles habillées d’un long foulard ou une robe pouvant dissimuler une ceinture explosive qu’elle croise dans les rues. Les autorités ont d’ailleurs recommandé aux citoyens d’être extrêmement vigilants envers les « filles explosives ».

En 3 mois, 13 enfants âgés de 11 à 17 ans se sont fait tuer après avoir été confondus avec des kamikazes, alors qu’ils n’étaient que des simples enfants.

Enfin, selon l’UNICEF, depuis le début de cette année, plus de 110 enfants, dont au moins 76 filles, ont déjà servi comme auteurs d’attentat suicide. La majorité n’avait pas 15 ans. Une jeune fille s’est même fait sauter avec son bébé attaché au dos.

Portugal : un tribunal absout les violences conjugales

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En octobre 2017, le tribunal d’appel de la ville de Porto au Portugal a rendu sa décision concernant une affaire jugée en 2015. Une sentence qui fait froid dans le dos.

Ainsi en 2015, une Portugaise a entretenu une relation extra-conjugale durant deux mois à laquelle elle décida de mettre un terme. L’amant mécontent se confessa auprès de son mari. Le couple divorça par la suite. Mais, le mari et l’amant décidèrent de se venger. Ils la kidnappèrent puis la séquestrèrent. Tandis que l’amant la maintenait au sol, le mari la frappa avec un bâton clouté. Une fois relâchée, la femme porta plainte contre ses deux agresseurs. L’ex-mari jugé récolta une peine de 15 mois de prison avec sursis et 1 500 € d’amende.

Le paquet estimant cette peine bien trop légère par rapport à l’ignominie de l’acte porta l’affaire en appel en requérant une peine de 3 ans et demi ferme pour l’ex-mari.

En octobre dernier, les juges d’appel ont donc rendu leur verdict en annonçant la peine initiale maintenue. Ils ont justifié cette décision en déclarant « comprendre la violence de l’homme, victime de cette trahison après avoir été vexé et humilié par sa femme ». Ils ont été même jusqu’à faire référence à la Bible dans leur compte-rendu : « De nos jours, l’adultère commis par une femme est une attaque très sérieuse contre l’honneur et la dignité d’un homme. Dans certaines sociétés, la femme adultère est lapidée à mort. Dans la Bible, nous pouvons lire que la femme adultère devait être par la peine de mort ».

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Cette sentence a provoqué de vives réactions de contestation dans le pays en la jugeant totalement honteuse et contraire au principe de séparation de l’Église et de l’État inscrit dans la Constitution portugaise.

L’union de Femmes Alternative et réponse (UMAR) a exprimé : « Nous sommes perplexes et révoltées […] Cette décision légitime tout simplement la violence conjugale contre les femmes ».

Amnesty International Portugal a également condamné fermement ce verdict : « Amnesty International Portugal défend l’absence de considérations religieuses comme motifs juridiques au nom du respect du principe de la laïcité ».

Quant au Président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur, invité à réagir, il a tout simplement rappelé qu’en tant que chef de l’État il se devait « de faire respecter la Constitution […] de 1976 ».

De nombreuses pétitions ont été lancées sur les réseaux sociaux ainsi que des appels à manifester et se mobiliser pour la défense des droits de cette femme victime de violences conjugales.

Enfin, le Conseil supérieur de la magistrature du Portugal a ouvert une enquête.

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Happy Halloween !

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Halloween est une fête folklorique païenne traditionnelle originaire des îles britanniques et célébrée ainsi dans la soirée du 31 octobre, veille de la fête chrétienne de la Toussaint.

L’étymologie de ce nom appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Altération et abréviation de l’expression All Hallow Even signifiant the eve of All Saint’s Day, ce substantif féminin singulier se traduit en français par « le soir de tous les saints ». Le terme Halloween est l’assemblage du mot Hallow, forme archaïque du mot anglais holy (saints), et de la contraction de celui de even, forme usuelle ayant formé le mot evening (soir), e’en devenue een.

Happy Halloween_balai_wpHalloween est un héritage de la fête païenne de Samain, célébrée au début de l’automne par les Celtes qui représentait leur sorte de fête du Nouvel An. Très populaire en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles, dont de nombreux témoignages de son existence ont été trouvés, elle tient sa lanterne emblématique d’une légende irlandaise Jack-o’-lantern.

Sous les papes Grégoire III (731-741) et Grégoire IV (827-844), l’église catholique déplace la fête de la Toussaint qui avait lieu alors après Pâques ou la Pentecôte au 1er novembre, christianisant ainsi les fêtes de Samain.

La fête de Halloween fut introduite aux États-Unis et au Canada après l’arrivée massive des émigrants irlandais et écossais suite à la Grande famine en Irlande (1845-1851). Dans les années 1920, sa popularité s’accroît et les lanternes Jack-o’-lanterns confectionnées à partir de citrouilles locales apparaissent sur ce nouveau continent, remplaçant les navets utilisés en Europe.

Aujourd’hui, elle est principalement célébrée aux États-Unis, Canada, en Irlande, Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande, et à faible intensité dans d’autres pays du monde.

La tradition actuelle consiste à ce que les enfants déguisés avec des costumes effrayants, fantômes, vampires, sorcières, monstres, etc. aillent sonner aux portes des maisons pour demander des friandises en criant Trick ou Treat ! Soit des bonbons ou un sort ! La soirée peut être précédée d’un repas festif et suivie de la récolte des friandises, de feux de joie, de feux d’artifices, de jeux d’enfants, de la lecture de contes horrifiques ou de poèmes de Halloween, la diffusion de films d’horreur ou aussi de messes anticipées de la Toussaint pour les croyants.

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Snap Apple Night (1833) par Daniel Maclise – jeunes garçons jouant au « Snap Apple » en premier plan de cette scène d’une soirée de Halloween en Irlande à Blarney, comté de Corck en 1832

La fête de Samain

La plupart des historiens estiment ainsi cette fête folklorique païenne traditionnelle de Halloween comme un héritage de Samain. Durant la protohistoire celtique, il existait une fête religieuse, Samain, en Irlande, Samonios en Gaule, qui se déroulait sous l’autorité des druides pendant sept jours. Le jour de Samain se situait le 4e jour. Elle signifiait la fin de l’année écoulée et le commencement de l’année à venir. Le temps de Samain était celui du Sidh, l’autre monde, s’apparentant succinctement à celui de l’humanité. La nuit de Samain n’appartenait ni à l’année qui se terminait, ni a celle qui démarrait. La fête était une période fermée hors du temps où les hommes pouvaient communiquer avec les gens de l’autre monde, c’est-à-dire des démons ou des dieux des Tuatha Dé Danann. Lors de cette nuit de fin d’année, les Gaulois effectuaient une cérémonie pour s’assurer du bon déroulement de la nouvelle année à venir. Traditionnellement, ils éteignaient le feu de cheminée dans leur foyer, puis se rassemblaient en cercle autour du feu sacré de l’autel, feu de même étouffé afin d’éviter la venue d’esprits maléfiques dans le village. Après la cérémonie, chaque foyer recevait des braises encore chaudes pour rallumer le feu dans leur maison et protéger la famille des dangers de l’année à venir. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme.

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Jack-o’-lantern – navet – lanterne traditionnelle irlandaise du début du XXe siècle

La légende de Jack-o’-lantern

Jack-o’-lantern est le personnage le plus populaire lié à Halloween. Il est issu d’un vieux conte irlandais. Jack, un homme avare, ivrogne, méchant et égocentrique poursuivit le diable durant cinq ans. Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme. Jack demanda au diable de lui offrir un dernier verre à boire avant de le suivre en enfer. Le diable accepta et se transforma en pièce de six pence. Jack prit immédiatement la pièce pour la mettre dans sa bourse qui avait une serrure en forme de croix et empêchait ainsi le diable de s’en échapper. Il accepta ensuite de libérer le diable en échange de dix ans de plus à vivre. Dix ans passés, Jack se joua à nouveau du diable, en le laissant en haut d’un arbre sur lequel il avait gravé une croix avec son couteau et obtint la promesse qu’il ne le poursuivrait plus. Jack mourut, l’entrée au paradis lui fut refusée et le diable refusa également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il plaça le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et fut condamné à errer sans but jusqu’au jour du jugement dernier. Il fut alors nommé Jack of the Lantern, Jack à la lanterne, d’où Jack-o’-lantern. Il réapparaît donc chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Il ne reste plus maintenant qu’à vous souhaiter…

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Dimanche Halloween !

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Ce dimanche ne sera pas un dimanche comme les autres en Angleterre, même si dans un sens il le sera, puisque le dimanche ressemble à n’importe quel autre jour de la semaine. Tous les commerces en tout genre sont ouverts. Et l’on a beau penser ce que l’on veut sur ces dimanches travaillés, pour ma part, lorsque je rentrerai en France et me retrouverai dans des rues complètement désertes ce jour-ci, cela me filera un sacré coup de blues.

Mais je n’en suis pas encore là, alors je vais continuer de profiter de l’animation dans les rues, surtout aujourd’hui. Je vais flâner dans les magasins afin de parfaire ma déco pour Halloween. Je m’arrêterai aussi probablement dans un petit marché local pour déguster une soupe de potiron ou de courge. Car, impossible de ne pas se plonger dans l’ambiance de Halloween sans cette soupe !

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D’ailleurs dans les supermarchés, les promotions sur les citrouilles, les soupes de potiron ou plats à base de cette cucurbitacée font fureur à cette période de l’année, en général c’est une soupe de potiron achetée, la seconde à moitié prix ou encore trois citrouilles pour le prix deux. Il y a même des livres de recettes de cuisine « Spécial Halloween » présentés dans le rayon des journaux, des livres d’astuces pour vous aider à décorer votre maison digne d’un château hanté ainsi que votre jardin, des livres avec des patrons pour concevoir vos propres costumes et des livres d’idées afin de créer la citrouille la plus originale.

Je vais donc de ce pas me mettre en route et vous retrouve demain avec une modification de l’article prévu sur les ribs qui vous sera présenté le lundi suivant. Demain, je vous présenterai le repas typique servi en Angleterre pour Halloween, enfin en tout cas dans mon coin…

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Bon dimanche !

Égypte : démantèlement d’un grand réseau de trafic d’organes humains

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Mardi 22 août dernier, le Ministère de l’Intérieur égyptien a annoncé l’arrestation de 12 membres appartenant à un « grand réseau spécialisé dans le trafic d’organes ».

Dans un hôpital privé du gouvernorat de Gizeh au sud du Caire en Égypte, 3 médecins, 4 infirmières, 3 employés de l’hôpital ainsi que 2 intermédiaires ont été interpellés, alors que certains d’entre eux étaient même en pleine opération chirurgicale afin de prélever un rein et une partie du foie d’un homme. Ce en échange d’un montant de 10 000 $, soit 8 500 €. L’hôpital a été fermé et une enquête a été ouverte.

Selon l’ONU, des centaines d’Égyptiens pauvres ont recours à cette pratique de vente de leurs organes chaque année afin d’assurer leur quotidien ou rembourser leurs dettes. Le Ministère a précisé : « le réseau avait conclu un accord avec les Égyptiens pour le transfert de leurs organes à des patients étrangers en échange d’importantes sommes d’argent ». Il a rappelé également que le Parlement égyptien avait légiféré en 2010 sur l’interdiction du commerce des organes humains et des transplantations entre Égyptiens et étrangers, sauf pour les couples mariés.

Déjà en décembre 2016, les autorités égyptiennes avaient révélé le démantèlement d’un réseau international suspecté d’organiser un trafic d’organes humains prélevés sur des Égyptiens se trouvant dans une extrême précarité. 25 individus, dont des professeurs d’université, des professionnels de la santé, des propriétaires de centres médicaux et des intermédiaires avaient été alors appréhendés. Des millions de dollars, de lingots d’or, des ordinateurs ainsi que des documents avaient été saisis dans 10 centres hospitaliers.

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Il a été aussi établi que les donneurs n’étaient pas tous consentants ni égyptiens, puisque ce trafic touche de même les migrants. Antonio Guterres, directeur de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, a déclaré : « certains d’entre eux sont tués pour leurs organes ».

D’ailleurs un précédant rapport datant de décembre 2011 de l’ONG Coalition for Organ-Failure Solutions avait déjà mis en lumière ce non-consentement des donneurs. Il avait notamment recueilli le témoignage de 57 Soudanais, demandeurs d’asile, qui avaient été victimes de cette pratique. D’après ce rapport, le moyenne d’âge des personnes visées se situe autour de 23 à 24 ans. Les femmes et les enfants sont particulièrement ciblés. Non seulement quelques-unes de ces femmes et filles sont victimes de la traite sexuelle, mais en plus de celle des organes, selon l’ONG. Certaines de ces victimes ont expliqué que les contrebandiers qui les aidaient à entrer dans le territoire égyptien étaient en lien direct avec les trafiquants d’organes qui leur avaient prélevé leur rein.

Ces interventions chirurgicales ont lieu dans des établissements clandestins où les règles d’hygiène et les conditions médicales ne sont pas respectées. Les donneurs ignoraient du reste les complications éventuelles qu’ils encouraient ; certains sont décédés et d’autres sont paralysés à vie.

Enfin, Luc Noël, coordinateur de l’OMS a pu attester que l’Égypte se trouve parmi les 5 premiers pays dans le trafic illégal d’organes humains et selon l’ONG, le nombre total des victimes de ce trafic se chiffrent en milliers.

Miss Monde en fauteuil roulant

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Le 7 octobre dernier, l’élection de Miss Monde en fauteuil roulant s’est déroulée pour la première fois à Varsovie en Pologne.

À l’origine de cette initiative, la fondation polonaise Jedyna Taka créée par deux mères de famille handicapées. Ce concours de beauté a réuni 24 jeunes femmes venant de 19 pays différents et le but de cet évènement étant de promouvoir la diversité des corps des femmes.

Katarzyna Wojtaszek-Ginalska, 36 ans, cofondatrice du projet et coprésidente du jury, en fauteuil également, a ainsi expliqué à l’AFP : « Cette élection a été imaginée afin de changer l’image des femmes en fauteuil roulant, pour qu’elles ne soient pas définies à travers cet attribut, mais aussi d’insister sur le fait que, dans certaines parties du monde, le fauteuil roulant reste un luxe. »

Pour ce concours, les candidates ont été présélectionnées dans des concours nationaux ou par des ONG contactées par la fondation polonaise. Chaque pays avait la possibilité d’être représenté par deux candidates. En plus du modèle de beauté du visage, celles-ci devaient répondre à d’autres critères, comme l’a spécifié Katarzyna Wojtaszek-Ginalska : « la personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets. »

– La gagnante : Aleksandra Chichikova (Biélorussie)
– Les dauphines : Adriana Zawadzińska (Pologne) et Lebohang Monyatsi (Afrique du Sud)

Ont été de même récompensées :

– La Française Nadjet Meskine, championne d’Europe de foot en fauteuil : Miss sourire
– La Chilienne Maria Diaz, joueuse professionnelle de tennis en fauteuil : Miss Activité et Miss Lifestyle Designers

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Entre autres parmi les concurrentes, se trouvaient Kati van der Hoeven (Finlande), qui communique avec son mari par des mouvements de pupilles, Beata Jalocha (Pologne), kinésithérapeute blessée en 2013 lorsqu’un homme lui tombe dessus en se suicidant du septième étage d’un immeuble, Jennifer Lynn Adams (États-Unis), née sans mains et sans jambes, qui conduit son fauteuil électrique à l’aide d’un joystick, ou bien encore Mirande Bakker (Holande), handicapée suite à une erreur médicale.

Âgée seulement de 23 ans, la gagnante biélorusse, étudiante en psychologie et pédagogie sociale, a transmis un beau message lors de son discours après avoir reçu sa couronne : « Luttez contre vos angoisses et vos peurs. »

Quant à la Chilienne, elle a déclaré avec fierté : « Toutes gagnantes, nous nous sommes fait de nouveaux amis, nous avons vécu de nouvelles expériences, connu toute cette ambiance ensemble […] C’est la première occasion du genre de montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons. »

Enfin, il est utile de rappeler la première femme en fauteuil roulant à concourir pour le titre de Miss Australia en février dernier, Justine Clarke, 26 ans. Et bien qu’elle ne soit pas allée loin dans la compétition, elle a toutefois délivré son message : « Pour quelqu’un en fauteuil roulant, être en mesure de rivaliser avec les participantes est une grande chose. J’espère vraiment que cela fera comprendre au monde que peu importe votre race ou votre handicap, tout ce qui vous rend différent, vous êtes magnifique. »

Très belle initiative, en espérant que ce projet s’inscrira dans le temps en permettant à l’avenir de montrer une image différente de ce que l’on estime la beauté et surtout autre chose que des squelettes qui déambulent pour un quelconque défilé…

« DOSSIER TABOU : Harcèlement sexuel, les femmes n’en peuvent plus »

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Diffusé le dimanche soir 1er octobre sur la chaîne de télévision M6, ce troisième numéro de DOSSIER TABOU présenté par le journaliste Bernard de La Villardière a frappé fort de nouveau.

Le magazine s’est intéressé cette fois-ci à un problème de société qui envahit de plus en plus le quotidien des femmes : le harcèlement sexuel. Qu’il soit de rue, au travail, il fait désormais partie de leur vie.

Ce dossier intitulé « Harcèlement sexuel, les femmes n’en peuvent plus », révèle le ras-le-bol des femmes devant ce phénomène qui s’est accru de manière exponentielle en l’espace de quelques quinzaines d’années.

Ce documentaire met aussi en lumière à travers ce sujet une culture du viol qui s’ancre insidieusement dans notre société au point de la banaliser.

Il montre différentes séquences où les femmes sont confrontées d’une part à l’aversion des hommes et de l’autre part à la résolution de femmes à se soumettre à cette situation.

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Il nous emmène dans un quartier parisien, où dans une rue entière certains commerces, notamment les cafés, sont devenus interdits aux femmes. Des femmes arrivées en France il y a plus de quarante ans, qui se sont installées avec leur famille dans ce quartier, où dans cette même rue, elles se promenaient en liberté visage découvert. Aujourd’hui, elles sont contraintes de sortir voilées et d’éviter certains de ces lieux publics qui sont dès lors la propriété des hommes. Un groupe de femme a décidé de se rebeller. Face à la caméra, elles révèlent leur quotidien. Alors qu’elles marchent tranquillement dans cette rue, elles se font réprimander verbalement par un groupe d’hommes qui expliquent alors que les femmes n’ont pas leur place dans certains endroits, comme les cafés qui sont réservés à l’homme. Certains d’entre eux vont jusqu’à déclarer que le rôle de la femme s’arrête à celui de la bonne mère de famille au foyer à s’occuper de la maison, des enfants, etc., que leur place est à l’intérieur et non dehors, sauf pour faire les courses servant au ménage, sous-entendu à l’homme.

Dans une autre séquence, nous découvrons un professeur organisant régulièrement des séances dans un amphithéâtre d’une université sur cette question de harcèlement et sur la considération de la femme dans notre société actuelle. Les participants sont tous des adolescents. À travers une série de diaporamas des publicités qui inondent nos rues, nos télévisions, il démontre à ces jeunes l’influence de ces images sur leur manière de pensée et leur contribution subliminale à conditionner leur vision sur la femme en tant qu’objet. Il demande en parallèle leurs opinions sur la tenue vestimentaire qu’une fille peut ou pas porter selon eux, avis pour le moins édifiant, en particulier ceux des adolescentes. Certaines expriment franchement qu’elles n’osent plus porter de jupe, qu’elle soit courte ou longue, par peur d’être agressées ou simplement remarquées. D’autres adolescentes pensent qu’une fille ne doit porter une jupe avec un haut un peu décolleté qu’à condition qu’elle soit mariée ou qu’elle ait un copain. Selon elles, une fille célibataire qui s’habille de la sorte cherche juste à coucher, qu’elle est une fille facile, pire, une prostituée, pour rester poli.

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Le reportage nous conduit également à Dijon, où nous assistons à une expérience menée par quatre jeunes femmes sur le harcèlement sexuel, implicitement sur la femme perçue dans l’espace public en fonction de son style vestimentaire. Debout dans l’une des rues les plus fréquentées de Lyon, chacune porte une tenue différente et tient un panneau sur lequel est inscrit : « Ma tenue justifie-t-elle que je me fasse agresser ? » Les passants témoins ont à leur disposition des post-it. Ils peuvent y inscrire sur l’un d’eux le mot « oui » et le coller sur l’une ou les jeunes filles qu’ils estiment être concernées. Les réactions s’avèrent controversées. Nous constatons amèrement que cette vision actuelle de la femme n’a pas évolué, au contraire. Le plus alarmant est que cette dernière est renforcée par les jeunes. Les personnes plus âgées n’ont été choquées par aucune de leur tenue, certaines d’entre elles, des hommes d’ailleurs, ont même évoqué la période de l’arrivée des mini-jupes en France. Quant aux individus les plus jeunes, les adolescents, les vingt et trente ans, leurs réactions ont été des plus virulentes. On pouvait ainsi entendre : « Y’a que des femmes comme vous qui se font violer ! », « C’est à cause de femmes comme ça qu’il y a des viols, regardez comme elle est habillée ! », ou encore « Personne ne mérite de se faire agresser, mais celle-là je l’agresserais bien ». Très vite, la situation dégénère entre les témoins de cette expérience sociale et les jeunes femmes sont obligées d’y mettre un terme pour leur sécurité.

Cette scène n’est pas sans nous rappeler une action similaire réalisée par neuf étudiantes à Dijon suite à un sondage Ipsos de mars dernier ayant rapporté que 27% des Français atténuaient la culpabilité du violeur lorsque sa victime portait une tenue sexy.

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Ce DOSSIER TABOU a donc su exposer objectivement cette réalité sociale qui gangrène notre pays, qui s’est répandue et se répand bien sournoisement de plus en plus au-delà de nos frontières.

Il pose de même des vraies questions. Est-ce cette montée d’une islamisation à outrance que nous subissons depuis de nombreuses années et qui pousse les femmes à se cacher sous un prétexte « religio-culturel » ? Est-ce la prise de position de ces personnalités publiques jouant les faiseurs de morale en dénonçant cette soi-disant « mode des putes » ? Est-ce à l’inverse ces créateurs modernes en tout genre qui enracinent l’image sexuelle de la femme-objet dans leurs publicités ? Est-ce tout simplement le manque de repère d’un côté comme de l’autre qui au lieu de rassembler les deux sexes afin qu’ils acceptent leurs différences les divise au nom de la volonté d’une pseudo égalité ?

Enfin, encore aujourd’hui et trop souvent, les victimes d’agressions sexuelles s’entendent être interrogées sur la tenue vestimentaire qu’elles portaient lors de leur agression afin d’insinuer leur part de responsabilité en les enfermant davantage dans une forme de culpabilité.

En septembre, l’Université du Kansas aux États-Unis a organisé une exposition baptisée « Tu étais habillée comment ? » afin de casser ce préjugé selon lequel tenue vestimentaire et viol son liés.

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