Le « tabling »

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Le « tabling » est la nouvelle tendance lifestyle du moment. Et en cette période festive, elle tombe à point nommé.

Or bien que le terme soit nouveau, ce qu’il représente ne l’est pas. Il existe depuis des siècles et des siècles. Il s’agit tout simplement des arts de la table, l’art de bien recevoir.

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Selon le site Osez l’art de la table, grâce au choix et à la disposition des couverts, assiettes, verres et serviettes, les convives sont non seulement reçus chaleureusement, mais aussi, notre personnalité se dégage. « Aujourd’hui, prendre le temps de dresser une table serait un moyen de faire parler sa personnalité. On investit dans des verres, des assiettes, des serviettes ou des couverts qui nous plaisent, uniquement dans le but de se faire plaisir en créant une table à son image », comme l’a défini Victoria Lasserre, rédactrice web pour le site aufeminin Groupe.

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Rien de nouveau pourtant dans cela. Puisque le tout à chacun, sauf peut-être la nouvelle génération, sait pertinemment que la façon de dresser une table est propre à soi et donc personnelle.

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Cependant, ce « nouveau » concept nous invite à casser les codes classiques du dressage de la table. On se fait plaisir avant tout. On laisse libre court à son imagination. Du choix de la vaisselle, du linge de table à la décoration sur la table, en passant par un thème à opter ou pas, le « tabling » est un rendez-vous avec soi et ses hôtes pour un plaisir partagé d’un moment que se veut être ainsi convivial…

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Les capsules du sommeil ?

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Après la vague de chaleur que la France a connu cet été et au début de l’automne, elle est maintenant sous la vague de la violence.

Les capsules du sommeil_souris-chaussette_wpAlors qu’ainsi certains mettent le pays à feu et à sang en détruisant des commerces et la vie professionnelle de ses commerçants, en montrant de l’irrespect envers le patrimoine historique français, détruisant une statue de Marianne, arrachant l’une des grilles du Jardin des Tuileries, taguant l’arc de triomphe, en brûlant des voitures, se moquant des conséquences pour leur propriétaire, etc., d’autres, eux, œuvrent en dehors des feux des projecteurs pour la bonne cause.

Baptisées « les capsules du sommeil », cette extraordinaire invention pourrait sauver la vie de milliers de sans-abri dans un futur à très court terme.

Les capsules du sommeil_lutins-gants_wpIl s’agit d’abris d’urgence créés par l’association Iglou. Leur conception a été vraiment bien pensée. « Les parois sont en mousse de polyéthylène doublée d’une feuille d’aluminium à l’intérieur. C’est étanche, respirable et offre un gain de chaleur sur l’extérieur de 15 à 20°C », comme l’a expliqué Geoffroy Reynal, ingénieur en énergies renouvelables et directeur de l’association au journal Le Parisien. Démontables et transportables, ces capsules du sommeil sont de véritables cocons de survie. Leur entretien est également très simple. Ce qui leur permet une durabilité dans le temps.

Une douzaine de sans-abri du bois de Vincennes à Paris ont pu déjà tester les premiers prototypes en février dernier. L’association a développé le projet au cours de ce mois de novembre auprès d’une cinquantaine de sans-abri et migrants isolés dans Paris.

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Ces capsules ont pu voir le jour grâce à une donation de 10 000 € de la fondation Qualitel soutenant des projets solidaires. Fabriqués en Gironde, le coût d’un abri est inférieur à 200 €. Mais aussi, leur expansion pourrait servir aux équipes du SAMU social, inondées d’appels téléphoniques dès que le froid s’installe. « On propose cette idée pour faire face à la saturation du 115 qui ne peut prendre en charge les appels des SDF. Plutôt que de les laisser dehors exposés dans le froid, on s’est dit qu’on pouvait leur offrir cette solution », a précisé Geoffroy Reynal. « 50 % des SDF qui appellent le 115 n’obtiennent pas de place. Les accueils d’urgence sont saturés », a de même déclaré l’association.

USA : une fillette a empêché son kidnapping

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Grâce à une règle de sécurité familiale astucieuse, un « mot code », une fillette de 11 ans à parer à son propre enlèvement.

Les faits remontent en début de ce mois et ont été rapportés sur le média ABC15 Arizona. Le bureau du shérif du Comté de Pinal, en Arizona, a expliqué l’affaire dans un message d’alerte sur sa page Facebook :

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« Attention :

Le mercredi 7 novembre, un adjoint du Comté de Pinal s’est rendu dans une maison située dans le quartier de North Pecan Creek, près de Gantzel et Ocotillo Roads, suite à un signalement de tentative d’enlèvement.

À 15 h 45, une jeune fille de 11 ans marchait avec un ami près du parc du quartier quand un homme conduisant un véhicule utilitaire sport blanc s’est garé à côté d’eux. L’homme a dit à la fillette que ses frères avaient eu un grave accident et qu’elle devait l’accompagner. L’enfant a demandé à l’homme quel était le « mot code », mais il ne le savait pas et est parti.

« Nous félicitons les parents de cet enfant d’avoir établi un mot code et d’avoir parlé à leurs enfants du danger que représentent des étrangers », a déclaré le shérif Mark Lamb. « Nous espérons que cette publication encouragera les parents à avoir cette conversation et à créer un plan avec leurs enfants pour qu’ils sachent quoi faire s’ils se trouvent dans cette situation. »

Les enfants du quartier disent avoir vu ce SUV dans le quartier, faisant le tour du parc plusieurs fois par jour. L’homme a couvert la majeure partie de son visage avec sa main tout en parlant à la fillette pour dissimuler tout élément d’identification. Il est décrit comme un homme de race blanche, peut-être dans la quarantaine, avec une courte barbe. Le SUV a été décrit comme probablement similaire à un Ford Explorer. Nous demandons aux gens d’être en alerte et d’appeler au 520-866-5111 pour plus d’informations. »

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Interviewée par ABC15 Arizona, la maman de la fillette, Brenda James, a déclaré : « Cette fois, cela a sauvé la vie de ma fille […] Nous sommes arrivés en réalité il y a quelques mois. C’était donc quelque chose de très récent qui provient d’une histoire que j’ai lue ».

« C’est généralement ce que je considère une zone assez sûre. Je n’ai jamais rien entendu de mauvais […] Je vais certainement rentrer à la maison et avoir une conversation avec ma fille et développer un mot de code tout au moins », a témoigné Patrick McDonald qui habite à proximité.

USA : la Californie en feu

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Pendant presque deux semaines, cet État américain a connu une série de feux de forêt la plus meurtrière de son histoire. Cet incendie de grande ampleur affiche actuellement un bilan provisoire de plus de 1 000 personnes disparues et près de 80 morts. Plus de 60 000 hectares ont brûlé dans le nord de la Californie.

Des villes et des vies en ruine.

C’est surtout le cas de la ville de Paradise qui a été entièrement dévastée par les flammes. Baptisé « Camp Fire », l’incendie s’est déclaré le 8 novembre dernier et a réduit en cendres cette ville. Située dans le Comté de Butter au nord de la vallée centrale de Californie, à environ 24 km au nord-est de Chico, à 160 km au nord de Sacramento et à 280 km au nord de San Francisco, elle s’étend sur 47,3 km2 et sa population était de 27 000 habitants environ.

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12 000 maisons et plus de 61 1000 hectares ont été ravagés par les flammes. Mais grâce à l’intervention des pompiers qui sont parvenus à gagner du terrain au cours des derniers jours, le sinistre a pu être contenu à 70 % environ.

Le chiffre des personnes portées disparues reste encore imprécis. Il a été fourni à partir de données brutes, provenant notamment d’appels téléphoniques aux secours, de noms orthographiés différemment pouvant avoir été comptés plusieurs fois pour une seule et même personne, ainsi que de certains rescapés qui ne se sont pas signalés auprès de leur famille ou des autorités. Les autorités ont donc sollicité les proches des individus encore portés disparus à donner des échantillons ADN afin d’aider à l’identification des corps retrouvés.

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Le « Camp Fire » qui s’est étendu dans le sud de la Californie et ayant été nommé « Woolsey Fire », site de Paramount Ranch rendu célèbre par la série Westworld et situé au cœur des monts Santa Monica, a provoqué la mort de 3 personnes. Près de 200 000 individus ont été déplacés. 500 bâtiments proche de Malibu, ville côtière à l’ouest de Los Angeles, ont été détruits. L’incendie a pu être contenu à 94 % ce lundi.

Le « Camp Fire » est au-delà l’un des incendies les plus meurtriers qu’a subi la Californie. Il l’est aussi aux États-Unis depuis le début du 20e siècle. Il est comparable au « Big Burn » qui a causé la mort de 87 personnes en août 1910 dans le nord des Rocheuses. Mais il est loin du « Cloquet Fire » qui lui a comptabilisé 450 morts en octobre 1918.

Trump a commémoré le 11 novembre ?

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« Quel c… ce Trump ! », aurait pu être le titre de l’article. Mais restons zen et politiquement correct.

Rétrospective de la commémoration du 11 novembre à Paris ce week-end passé, version Trump.

Invité avec ses homologues européens à participer à Paris aux cérémonies du centenaire de l’Armistice, le Président américain Donald Trump a comme à son habitude marqué sa présence ou plutôt brillé par son absence.

Vendredi 9 novembre. À peine le pied posé sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, sans papa ni maman pour lui inculquer les bonnes manières, le petit Donald envoie un tweet visant son camarade Emmanuel : « Le Président français Macron vient de suggérer que l’Europe construise ses propres forces militaires afin de se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Très insultant, mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa juste part de l’OTAN, que les États-Unis subventionnent énormément ! »

Il faut dire que Donald n’est pas très fort en Histoire. Après avoir confondu la Syrie avec l’Irak, il a oublié qu’à l’origine, les États-Unis voulaient que les Européens réalisent eux-mêmes d’abord leur défense, craignant qu’une alliance brise le mouvement d’unification de l’Europe. D’ailleurs dans le Traité de l’Atlantique Nord (pour fonder l’OTAN), la volonté que l’Europe prenne en charge sa défense elle-même y est encore présente, et l’article 3 permet aux Américains d’aider au développement militaire de l’Europe afin que celle-ci développe son propre système défensif. La situation internationale évolue après le coup de Prague du . Le est conclue l’alliance militaire du Traité de Bruxelles entre la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg qui préfigure la future Alliance atlantique.

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Samedi 10 novembre. Après son déjeuner avec Emmanuel à l’Élysée, Donald découvre la pluie ! Ça mouille ! Il n’aime pas. Alors en début d’après-midi, il annule son déplacement prévu au cimetière américain de Bois Belleau dans l’Aisne, à une centaine de kilomètres au nord-est de Paris, dont la raison officielle donnée est que « l’hélicoptère du président ne pouvait pas décoller à cause des conditions météorologiques ».

En fait, Donald n’aime pas trop non plus les cimetières, ça lui fait peur…

C’est le chef de cabinet de la Maison-Blanche, John Kelly, général à la retraite du Corps des Marines, son épouse et le secrétaire d’État, Mike Pompeo, qui le remplacent. Jusqu’au dîner avec le couple Macron au Musée d’Orsay, Donald n’ayant donc rien à faire n’a rien fait. Après un si long voyage, il est quand même fatigué et un peu en vacances aussi.

Ben Rhodes, ancien proche conseiller de Barack Obama sur les affaires étrangères, a fait part de sa réaction concernant l’attitude de Donald : « En plus de nos vétérans, c’est une insulte remarquable envers nos alliés qui ont perdu tant de millions de personnes pour voir Trump venir jusqu’en Europe et s’asseoir dans une chambre d’hôtel. »

L’entourage de l’ex-président américain a aussi soutenu cet avis, en relayant une vidéo de 2017 montrant le Premier ministre canadien Justin Trudeau baisser son parapluie en déclarant : « Alors que nous sommes assis ici sous la pluie, en pensant à quel point durant ces minutes nous devons être inconfortables, comme nos costumes sont mouillés et nos cheveux sont mouillés… c’est d’autant plus juste que nous nous souvenons de ce jour à Dieppe la pluie n’était pas la pluie, c’était des balles. »

L’heure pour se rendre au dîner de gala organisé au Musée d’Orsay sonne. Donald et son épouse Melania, s’apprête à quitter l’Élysée en grande pompe, or pas celle que l’on croit. La modeste voiture de Donald, une grosse Cadillac, se met à tousser en laissant sortir de son pot d’échappement une épaisse fumée blanche, comme si un incendie se préparait, qui vient alors enfumer Emmanuel et sa femme Brigitte venus les raccompagner.

Oui, Donald, il est comme ça. Il adore les parfums qui puent. Il n’aime pas l’odeur de la nature. Il n’a rien contre le réchauffement climatique. Au contraire, ça l’arrange, il a tout le temps froid. Et comme il a des problèmes de mémoire, qu’il a ainsi peur que les autres en aient aussi, il a tenu à rappeler qu’il était sorti de l’accord de Paris sur le climat, il y a un an et demi. Ah, ce Donald ! Toujours à penser à ses camarades…

Arrivés au Musée d’Orsay, Donald et Melania se faufilent par l’arrière du Musée pour y entrer afin d’éviter les photographes et les caméras.

« Erdogan, Merkel ou encore le Prince Albert sont présents au dîner de gala offert par le couple Macron. Donald Trump et son épouse ont évité photographes et caméras, ils sont entrés par l’arrière du Musée d’Orsay », a tweeté le journaliste parisien Boris Kharlamoff.

Ça se comprend. Donald est aussi un peu timide. Il n’aime pas trop se montrer. Et comme il pense aux autres, il a préféré laisser la vedette au Président turc Recep Tayyip Erdogan et à la chancelière Angela Merkel. Il a entendu humblement d’être à l’intérieur pour se faire photographier avec le Président Erdogan.

Quel samedi ! Et dire que Donald doit encore aller travailler dimanche.

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Dimanche 11 novembre. Alors que tous les dirigeants internationaux se rendent en bus devant l’Arc de Triomphe, Donald y va avec sa voiture, en prétextant officiellement « pour des raisons de sécurité ». Quel sens du sacrifice ce Donald ! Voulant laisser de la place à ses camarades afin qu’ils soient à leur aise dans le bus, il s’y rend par ses propres moyens au risque d’être pris dans les embouteillages. Beau geste qui est du reste salué à son arrivée par trois charmantes militantes Femen ayant réussi à passer les barrières en criant « fake peace maker », « faux faiseur de paix ». Les femmes sont rapidement stoppées par la police.

Donald porte toutefois un bleuet de France, symbole français de la mémoire des anciens combattants, pour montrer à quel point il aime ses camarades.

Attendu ensuite à La Villette pour le Forum sur la paix initié par Emmanuel, Donald opte plutôt pour une visite au cimetière américain de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.

S’étant probablement torturé à lutter contre sa peur des cimetières, Donald a réussi cette fois-ci à surmonter sa crainte. Fier d’y être parvenu, il conclut ce week-end en déclarant à la fin de son discours : « Ce moment est vraiment le meilleur moment de ces deux jours ».

Bah oui tout de même, parvenir à affronter et à dompter sa plus grande frayeur, c’est un vrai moment !

Ah Donald ! Pourvu qu’il devienne allergique aux élections de 2020 afin qu’il nous évite d’autres de ses frasques rocambolesques durant 4 ans. Mais, on n’y est pas. Il lui reste 2 ans encore…

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Pakistan : une femme condamnée à mort pour de l’eau

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Près de dix ans auparavant, une chrétienne, Asia Bibi, cueillait des baies avec trois autres femmes dans un champ du Pendjab au Pakistan. Pour se désaltérer, elle but de l’eau d’un puits dans un récipient puis le tendit à une musulmane qui refusa de boire dans le même contenant, accusant la chrétienne d’ « impure ». Celle-ci lui répondit alors que le prophète Mahomet serait probablement en désaccord avec ses propos. Le mollah (chef religieux islamique) local fut informé de cette altercation et déposa plainte contre Asia Bibi. Elle fut arrêtée, accusée d’avoir insulté l’Islam et condamnée à mort par pendaison. La loi au Pakistan, majoritairement musulman, interdit le blasphème qui est puni de mort.

Après ces longues années d’attente de sa sentence, n’ayant eu de cesse de se défendre en affirmant qu’elle n’avait jamais manqué de respect envers l’Islam, elle fut enfin acquittée le 31 octobre dernier. Il aura fallu une procédure juridique de nombreuses années pour arriver à ce verdict. Or, cette décision souleva un effroyable vent de colère des islamistes pakistanais. Fous de rage, ils ont manifesté par milliers en paralysant le pays durant trois jours. Ils ont bloqué les artères principales des métropoles. Des affrontements violents ont eu lieu entre les protestataires et la police locale. La sécurité a dû être renforcée dans des lieux de culte chrétiens. Un véritable déchaînement. À tel point même que la femme, âgée d’une quarantaine d’années maintenant, s’est trouvée contrainte de rester en prison malgré son acquittement.

Cette folie eut déjà été meurtrière. En 2011, alors qu’un gouverneur ainsi qu’un ministre chrétien des Minorités religieuses défendirent publiquement Asia Bibi, les plus radicaux des islamistes n’hésitèrent pas à les assassiner.

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Afin de mettre un terme à cette situation qui s’envenime dans le pays, ce 3 novembre, les autorités pakistanaises ont conclu un accord avec les protestataires. Celui-ci stipule que le gouvernement s’engage à lancer une procédure visant à interdire Asia Bibi de quitter le territoire. Mais aussi, le gouvernement ne s’opposera pas à une requête en révision du jugement d’acquittement initiée par un religieux. En parallèle, le défenseur d’Asia Bibi, l’avocat Saif-ul-Mulook, menacé par des fanatiques islamistes fuit le pays, craignant pour sa vie.

Quant au mari d’Asia Bibi, Ashiq Masih, redoutant également pour la vie de sa famille, il demande désormais l’asile aux dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada pour sa famille. Dans un message vidéo, il implore l’aide de l’Américain Donald Trump, de la Britannique Theresa May ainsi que du Canadien Justin Trudeau. « Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle sera tuée », a ainsi déclaré le président de l’association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne.

Un appel à l’aide sans réponse actuellement et Asia Bibi qui demeure incarcérée dans les geôles de Multan, au cœur du Pakistan.

Enfin, même si de leur côté certains politiques français se sont montrés volontaires pour accueillir la famille d’Asia Bibi, de manière factuelle, la conjoncture reste inchangée.

Affaire à suivre…

Les « boîtes à sardines »

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Alors que nous pensions que Halloween était la période laissant place à l’imagination en matière de frayeurs en tout genre, il semblerait que ces peurs soit le triste quotidien de certaines professions et toute l’année.

C’est du reste ce que, courant de la seconde semaine de ce mois d’octobre, le journal Le Parisien révélait au sujet des incivilités dans les transports en commun.

Le journal a mené son enquête par l’intermédiaire de ses reporters. Ceux-ci ont passé de 7 heures à 18 heures une journée à bord des bus circulant en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise. Au côté des chauffeurs de la RATP, ils ont traversé ces endroits sur 4 lignes considérées « difficiles » par la profession. Ces chauffeurs sous couvert de l’anonymat ont témoigné de ce qu’ils enduraient dans leur métier. De l’indifférence, avec des personnes ne disant ni bonjour ni au revoir, aux crachats, coups des passagers dont des chauffeurs sont victimes, aux violences entre usagers, tout y passe. Il n’y a pas un jour qui se déroule sans le moindre problème.

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Cet affligeant constat a d’ailleurs été récemment appuyé par ce fait qui s’est produit le 18 octobre dernier. Contacté par Le Huffington Post, un homme, désirant garder l’anonymat, atteint d’une sclérose en plaques en stade primaire, progressive et invalidante, donc en fauteuil roulant, a témoigné de ce qu’il a vécu ce jour-là. Cet évènement a été relayé le 21 octobre sur le compte Twitter Accessible pour tous défendant le handicap et l’accessibilité en France.

Porte de Clichy, dans le 17e arrondissement de Paris, l’homme en fauteuil roulant se vit refuser l’accès au bus qu’il devait prendre par les passagers. Ces derniers dédaignaient de se pousser afin de lui permettre d’entrer. « J’attendais le bus avec mon frère. Quand il est arrivé, personne n’a voulu bouger malgré la rampe d’accès », a ainsi déclaré l’homme auprès du journal.

Excédé par le manque incessant de civilité des passagers des transports en commun, le chauffeur a décidé cette fois de réagir, comme en a témoigné l’homme à mobilité réduite : « Hier en attendant le bus à Paris, personne ne voulait se pousser. Comme personne ne bougeait, le chauffeur s’est levé et a dit ‘Terminus ! Tout le monde descend !’ Après il est venu me voir et m’a dit ‘vous pouvez monter et les autres, vous attendez celui d’après !’ […] Il est vite intervenu […] Les gens sont sortis, en râlant pour certains. »

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Tous les passagers descendus et informés d’une attente de 5 minutes pour l’arrivée du bus suivant, le chauffeur est à son tour sorti du bus. Attendant que tout le monde soit dispersé, il s’est alors approché de l’homme et de son frère pour leur parler. « Il est venu me voir en me disant de remonter avec mon frère et aidant naturel. Il nous a dit que le fauteuil roulant, ‘tout le monde pouvait en avoir besoin d’un, un jour' », a précisé l’homme auprès du journal.

L’homme a enfin expliqué au journal qu’il n’a pas su garder contact avec le conducteur et la raison de l’intervention de celui-ci : « […] je ne connais pas son identité. Pourtant, il nous a dit n’avoir aucun membre de sa famille handicapé, mais qu’il fallait juste avoir un peu de civisme. »

Cette histoire a fait le tour des médias. Et sur les réseaux sociaux, nombreux internautes ont salué le geste du conducteur. Espérons que cet évènement pourra apporter le savoir-vivre qui tend de plus en plus à disparaître de nos jours…

Un tueur en série « inspirant »

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Alors que certains sont inspirés par le « Mahatma » (grande âme) Gandhi, Nelson Mandela ou des personnalités du même acabit ayant combattu pour l’humanité, d’autres trouvent leur inspiration chez des individus au profil bien différent, les serial killers.

C’est le cas de cet homme, Ed Gein, peu connu du grand public, qui pourtant a inspiré le domaine artistique, du cinéma à la musique en passant par la BD jusqu’aux jeux vidéos.

L’Américain Edward Theodore Gein est un tueur en série et voleur de cadavres, né le 27 août 1906 à La Crosse, dans le Wisconsin, et décédé d’une insuffisance respiratoire le 26 juillet 1984 à Madison, capitale de l’État du Wisconsin.

Ed Gein et son frère aîné Henry (1901-1944) ont été élevés par un père alcoolique, George Philip Gein (1873-1940), et une mère luthérienne très fanatique, Augusta Wilhelmine, née Lehrke (1878-1945), qui répétait que toutes les femmes étaient « les récipients du péché et des créatures immorales ». Autoritaire et dominatrice, elle s’employa avec force à imposer ses croyances à ses fils et son mari, qui n’avait rien à dire dans l’éducation de ses enfants. Elle mit tout en œuvre afin de n’éveiller aucun désir sexuel chez ses fils par crainte qu’ils aillent en enfer. Méprisant profondément son mari, au point de prier chaque jour pour qu’il meure, demandant d’ailleurs à ses fils de se joindre à elle dans ses prières, son mari commença à la battre. Dédaignant autant ses fils, les insultant régulièrement, convaincue qu’ils deviendront des « ratés comme leur père », elle les interdit de tout contact avec les jeunes de leur âge durant toute leur adolescence et début de l’âge adulte. Or, Ed s’attacha intensivement à sa mère, lui vouant un véritable culte, tandis que Henry, ne partageant pas cette idolâtrie, mena une vie normale.

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En 1906, l’année de naissance de Ed, sa mère ouvrit une épicerie à La Crosse, dont celle-ci fit vivre confortablement toute la famille. En 1914, la famille s’installa dans une ferme de 80 hectares, près de Plainfield et à 150 km environ au nord-est de La Crosse. À 13 ans, Ed fut retiré de l’école par sa mère afin de l’aider aux travaux de la ferme. Élève moyen, il était cependant excellent en lecture. Timide et efféminé, il était victime de moqueries de ses camarades de classe. Aucun ami de son âge ne fut connu.

En 1944, son frère Henry mit le feu à un marais sur la propriété. L’incendie fut tel que les pompiers locaux durent intervenir. En fin de journée, le feu fut maîtrisé et les hommes regagnèrent leur domicile. Mais pas Henry. Un groupe partit alors à sa recherche dans la nuit. Plusieurs heures plus tard, le cadavre de Henri fut retrouvé face contre terre sur la zone brûlée. Visiblement, la mort remontait à un certain temps et la cause aurait été une crise cardiaque, car aucune trace de brûlure n’apparaissait sur le corps. Il a été de plus rapporté dans la biographie de Ed Gein, Déviants, écrite par Harold Schechter, écrivain américain spécialisé dans les tueurs en série, que des ecchymoses avaient été constatées sur la tête de Henry. Le médecin légiste du Comté mentionna une asphyxie comme étant une cause de la mort, mais la police rejeta la possibilité d’un acte criminel par asphyxie. Malgré aussi les soupçons de certains enquêteurs sur Ed Gein d’être à l’origine de la mort de son frère, aucune accusation ne fut portée à son encontre.

En 1945, âgé de 39 ans, le décès de sa mère eut un impact conséquent sur lui. Livré à lui-même pour la première fois de sa vie, Ed refusa ce décès et tenta tout pour redonner vie à sa mère. Il démarra par des incantations devant sa tombe, déterra ensuite des cadavres et découpa leur peau afin de se constituer un « habit humain » de femme riche.

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En 1957, Bernice Worden, une femme de 58 ans, propriétaire d’un magasin à Plainfield, disparut dans les mêmes circonstances que Mary Hogan, tenancière d’une taverne à Pine Grove dans le Comté de Portage, Comté voisin, près de trois ans auparavant. Un témoin  aperçut Ed Gein rôder autour du magasin de la victime à l’heure de sa disparition. Les policiers prévenus se rendirent à la ferme des Gein.

Ils eurent alors une véritable vision d’horreur. Ils découvrirent des abat-jour, rideaux, gants, draps, etc. en peau humaine, ainsi que des cadavres et certains morceaux humains dans des bocaux, du matériel de cuisine, dont un chaudron dans lequel il cuisinait des morceaux de ses victimes. Le corps de Bernice Worden fut retrouvé pendu par les pieds à la poutre, décapité, éventré et vidé de ses entrailles, et la tête Mary Hogan dans un sac en papier.

Celui qui est surnommé désormais « le boucher de Plainfield » fut arrêté le jour même. Il fut accusé des meurtres des deux femmes et de mutilation sur plusieurs cadavres qu’il avait déterrés. Même si en réalité il y eut davantage de victimes, puisque les visages et les ossements issus de quinze corps se reportant aux violations de sépultures, faits qu’il avoua, furent retrouvés chez lui. Son procès fut limité en raison des finances pauvres du Comté de Waushara, dont dépend Plainfield, lequel ne pouvait se permettre un procès à plusieurs millions de dollars. Il fut défini en tant que tueur en série nécrophile, n’ayant officiellement tué que deux femmes, ce qu’il reconnut, prétendant pour les treize autres femmes qu’elles provenaient de vol de cadavres. Allégation qui jamais été entièrement confirmée puisque le procureur du district refusa l’ouverture des tombes afin de ne pas traumatiser les familles.

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Le 22 novembre 1957, s’ouvrit son procès. Plaidant la folie, le procureur du district finit par accepter l’ouverture de deux tombes qui s’avérèrent vides. Il fut déclaré dément au moment du crime. Les experts psychiatriques, pour apaiser les esprits, estimèrent qu’un procès serait possible dans quelques années selon l’évolution psychiatrique de Edward Gein.

Dix ans plus tard, en novembre 1968, la Justice détermina qu’il était suffisamment sain d’esprit pour être jugé. Les preuves étant nombreuses, il ne fallut qu’une semaine pour le procès et son verdict. Il fut déclaré coupable de meurtre avec préméditation. Or lors d’un troisième procès, il fut jugé non coupable en raison d’être mentalement irresponsable de ses actes et fut finalement acquitté. Interné à l’hôpital central d’État, au sein de la prison de Dodge à Wauburn, Wisconsin, dans l’aile psychiatrique pour criminels psychotiques, une schizophrénie lui fut alors diagnostiquée.

En 1978, il fut transféré au service de gériatrie de l’Institut de santé mentale Mendota (Mendota Mental Health Institute), un hôpital psychiatrique public de Madison, où il y mourut d’une insuffisance respiratoire en 1984 à l’âge de 77 ans.

Ce terrifiant personnage devint alors une source d’inspirations.

Le film Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), d’après le roman de Robert Bloch. La série Bates Motel, reprenant le personnage de Norman Bates. Le film Dragon Rouge, premier épisode de la trilogie Hannibal Lecter, par Brett Ratner. Le film Le Silence des agneaux de Jonathan Demme en 1991, inspiré du roman éponyme de Thomas Harris. Et bien d’autres encore. Dans l’un des épisodes de l’émission télévisée Deadly Possessions, animée par Zak Bagans, ce dernier interroge l’ancien propriétaire du chaudron de Ed Gein dans lequel il cuisinait ses victimes. Ce chaudron serait hanté par les esprits des victimes et se trouve actuellement dans le musée de Zak Bagans à Las Vegas.

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La bande dessinée Ed Gein parue en avril 2009, retrace la biographie du tueur à travers sa rencontre avec un journaliste qu’il a connu dans sa jeunesse. Le personnage de Ge’in, du manga Kenshin le vagabond de Nobuhiro Watsuki, est inspiré de Ed Gein.

Des groupes de musique ont fait des chansons à son effigie, comme le groupe américain, Mudvayne, ayant sorti une chanson intitulée Nothing to Gein sur leur album L.D. 50, le groupe de Grindcore s’appelant lui-même Ed Gein. Un one-man band québécois fondé par Eric Marsan, Necrophiliac, a écrit une chanson intitulé Ed Gein, en hommage au tueur, ou encore le groupe suédois Deranged avec son album Plainfield Cemetary sorti en 2002.

En peinture, l’artiste Gidget Gein, ex-bassiste de Marilyn Manson, a pris ce pseudonyme composé en hommage à Gidget un personnage de télévision, et à Ed Gein, qu’il a peint à plusieurs reprises. L’artiste Joe Coleman collectionne des objets lui ayant appartenu et le considère comme un sujet passionnant.

Les jeux vidéos : « The Elder Scrolls IV:Oblivion, le joueur rencontre, pendant les quêtes de la Confrérie Noire, un membre ayant pour but de se venger de la confrérie qui avait tué sa mère au cours d’un contrat (car c’est une confrérie d’assassins). Le protagoniste découvre plus tard, dans sa cave, des objets de culte de magie noire ainsi que la tête de sa mère posée sur un autel. Dans de nombreuses notes qu’il laisse derrière lui et dans lesquelles il dialogue avec sa mère, le tueur mêle sa haine contre elle, qui semblait fortement autoritaire vis-à-vis de son fils, et son désir de la ressusciter. Dans Dofus, Gein est le fils de Sram, le dieu des assassins et des ombres. Outlast : Whistleblower : Eddie Gluskin est directement inspiré de Ed Gein. » Source Wikipédia.

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Au regard de ces « inspirations », on pourrait toutefois s’interroger sur la santé mentale de leurs auteurs…

Ruth Bader Ginsburg

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Née Joan Ruth Bader le 15 mars 1933 à Brooklyn, New York, cette incroyable femme est avocate, juriste et juge à la Cour Suprême des États-Unis (1) depuis 1993.

Âgée de 85 ans aujourd’hui, Ruth Bader Ginsburg est la doyenne de la Cour Suprême. À l’affiche du documentaire Notorious RBG, retraçant son parcours, sorti en Suisse depuis ce 10 octobre, elle est devenue l’incarnation de la lutte féministe et des droits civiques.

En 1993, elle est nommée juge à la Cour Suprême par Bill Clinton. Figure emblématique du féminisme et de la lutte pour une justice égalitaire, elle a aussi souffert du sexisme.

Durant ses études elle s’est entendue notamment questionner : « Mais pourquoi voulez-vous donc prendre la place d’un homme ? » Dès les années 1970, mariée à Martin Ginsburg, « le seul homme qui a considéré mon intelligence avant mon look », tel qu’elle l’a exprimé, et mère de deux enfants, elle devient professeur de droit à l’Université de Columbia. Douée pour repérer les failles juridiques, elle remporte de nombreux combats contre l’inégalité.

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L’une de ses plus belles réussites : la Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 (2) (Pub. L. 111-2, art. 181), une loi en faveur des droits des femmes dans le monde du travail, adoptée en 2009. Elle devient une icône populaire ; une apparition dans les Simpson, des gadgets à son effigie et a même son propre personnage dans l’émission Saturday Night Live.

La nomination de l’ultra-conservateur Brett Kavanaugh à la Cour Suprême, le 6 octobre dernier, malgré des accusations d’agressions sexuelles, entraîne Ruth Bader Ginsburg à être la dernière personnalité occupant un haut poste à pouvoir contrecarrer la politique de Trump, lui-même accusé de harcèlement sexuel par 13 femmes.

Ouvertement pour l’IVG, le mariage pour tous, entre autres, elle compte bien se servir de sa position importante afin de poursuivre le combat et de défendre les droits des femmes si durement acquis. Elle a d’ailleurs saisi l’occasion. À la présentation du documentaire Notorious RBG et à l’annonce de la sortie en décembre prochain du film biographique On The Basis Of Sex, qui lui sont consacrés, elle a affirmé ses intentions de faire barrage à Trump : « Si je ne le contre pas, qui le fera ? Je resterai tant que j’en aurai la force. Et pour l’instant, c’est le cas. D’ailleurs, je fais encore mes 20 pompes par jour sans problème ! »

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Ses prises de position lui valent les surnoms de « zombie » par les conservateurs et de « vieille schnock qui devrait partir à la retraite », de la part de Trump. Cependant, elle reçoit de nombreux éloges de beaucoup d’autres personnes. Son coach sportif, Bryant Johnson, parle d’elle ainsi : « Elle est merveilleuse. En plus, elle est capable de mettre son ego de côté : quand elle ne sait pas quelque chose, elle demande, elle écoute la réponse et elle apprend ! » Barack Obama a une grande considération à son égard : « Elle est sympathique […] Elle est vraiment remarquable et j’ai vraiment un gros faible pour elle ! » Quant à Bill Clinton, il déclarait : « J’aime sa vision progressiste, sa sagesse, son sens du consensus et sa capacité à garder des opinions équilibrées en toutes circonstances. Et, évidemment, je respecte profondément son travail de pionnière en faveur des femmes de ce pays ! »

Longue vie à cette grande Dame exceptionnelle, à celle que certains appellent la « Simone Veil » américaine…

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(1) Cour Suprême des États-Unis : Supreme Court of the United States (SCOTUS) ou aussi United States Supreme Court, est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis et le tribunal de dernier ressort. C’est l’article III de la Constitution des États-Unis qui établit le pouvoir judiciaire du gouvernement fédéral américain. Ce pouvoir comprend la Cour Suprême et des cours inférieures définies par le Congrès. Conformément à cet article, la Cour Suprême est compétente sur tous les cas relevant de la Constitution, des lois et des traités conclus par les États. La devise de la Cour Suprême est Equal Justice under law, « Égalité de Justice devant la loi ». Elle siège à Washington D.C. (Washington District of Columbia), dans le bâtiment de la Cour Suprême, proche du Capitole où elle siégeait jusqu’en 1935, date d’achèvement de la construction de son propre bâtiment.

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(2) Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 : Première loi fédérale adoptée par le Président Barack Obama le 29 janvier 2009. Elle modifie le titre VII de la loi de 1964 sur les droits civils et la loi de 1967 sur la discrimination de l’âge dans l’emploi. Elle modifie également le fonctionnement de la loi de 1990 sur les personnes handicapées et de la loi de 1973 sur la réadaptation. Pour préciser qu’une décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique illégale en vertu de ces lois se produit chaque fois que la compensation est payée par l’effet de la décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique, et à d’autres fins. Adoptée par le 111e Congrès des États-Unis le 29 janvier 2009, cette loi stipule que le délai de prescription de 180 jours pour le dépôt d’une action en justice sur l’égalité de rémunération en matière de discrimination salariale est réinitialisé à chaque nouveau chèque de paie affecté par cette action discriminatoire. Cette loi fait suite à une décision de la Cour Suprême dans l’affaire Goodyear Tire & Rubber Co., 550 US 618, de 2007. La Cour Suprême des États-Unis a fixé le délai de prescription pour l’introduction d’une action en justice correspondant à l’égalité de rémunération commençant à la date à laquelle l’employeur établit le salaire discriminatoire initial et non à la date du dernier chèque de paie.

Belgique : un homme reconnu coupable de viol « à distance »

Le 25 septembre dernier, un homme de 25 ans a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bruxelles de viol « à distance ». Une première en Belgique et au monde.

De 2011 à 2016, ce jeune belge a harcelé plusieurs adolescentes, dont la plus jeune était âgée de 13 ans, pour obtenir de leur part des vidéos et des photos à connotation sexuelle.  Il créait de faux profils sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Whatsapp et Viber. Selon le quotidien La Libre Belgique, caché derrière ses faux profils, il obligeait ses victimes à répondre à ses exigences sexuelles en les menaçant de divulguer leurs photos dénudées sur les réseaux sociaux en cas de refus. Bien qu’il n’ait jamais rencontré ses victimes, il est parvenu à forcer une adolescente de 15 ans à l’auto-pénétration sexuelle, sans aucun consentement, lors d’une conversation par webcam après l’avoir menacée de diffuser des photos d’elles compromettantes.

Au cours de l’audience de l’accusé, le président du tribunal correctionnel de Bruxelles a énoncé de « faits nombreux et graves ». L’homme a été reconnu coupable d’attentat à la pudeur, d’incitation à la débauche et de viol « à distance ». « Même s’il n’y a eu aucun contact physique, c’est un viol. Il n’y avait pas de consentement et il a manipulé la jeune par un véritable chantage, il l’a donc forcée à se pénétrer digitalement », a déclaré le président du tribunal.

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À l’heure où le cyber-harcèlement se multiplie frappant de plus en plus des jeunes filles, nombreux félicitent cette décision inédite en Belgique et au monde, mais justifiée selon les experts qui estiment que toutes les caractéristiques du viol sont réunies. Un signal fort renvoyé par ce jugement. Surtout une prise de conscience énorme de la Justice qui prend enfin compte de ces nouveaux délits numériques.

« Il y a quelques années, on pouvait regretter que quand il s’agissait d’informatique, le préjudice était lui aussi souvent considéré comme virtuel. Mais quand on voit les victimes, c’est souvent une vie à reconstruire et la souffrance n’a rien de virtuelle. À présent, les juges les reconnaissent et prononcent des décisions extrêmement sévères, avec un message clair : on n’embête pas son voisin ou sa voisine, ni dans la rue, ni sur Internet », a ainsi expliqué Étienne Wery, avocat spécialisé dans le droit numérique, auprès de la RTBF.

Un grand bond en avant de la Justice belge, sachant que le cyber-harcèlement et l’envoi de photos à caractère sexuel se répandent de manière exponentielle ; 1 jeune sur 3 est victime de cyber-harcèlement et pas toujours d’ordre sexuel.

Il ne reste plus qu’à souhaiter que cette énorme avancée judiciaire puisse, elle aussi, se propager dans les autres systèmes judiciaires internationaux.