« DOSSIER TABOU : Harcèlement sexuel, les femmes n’en peuvent plus »

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Diffusé le dimanche soir 1er octobre sur la chaîne de télévision M6, ce troisième numéro de DOSSIER TABOU présenté par le journaliste Bernard de La Villardière a frappé fort de nouveau.

Le magazine s’est intéressé cette fois-ci à un problème de société qui envahit de plus en plus le quotidien des femmes : le harcèlement sexuel. Qu’il soit de rue, au travail, il fait désormais partie de leur vie.

Ce dossier intitulé « Harcèlement sexuel, les femmes n’en peuvent plus », révèle le ras-le-bol des femmes devant ce phénomène qui s’est accru de manière exponentielle en l’espace de quelques quinzaines d’années.

Ce documentaire met aussi en lumière à travers ce sujet une culture du viol qui s’ancre insidieusement dans notre société au point de la banaliser.

Il montre différentes séquences où les femmes sont confrontées d’une part à l’aversion des hommes et de l’autre part à la résolution de femmes à se soumettre à cette situation.

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Il nous emmène dans un quartier parisien, où dans une rue entière certains commerces, notamment les cafés, sont devenus interdits aux femmes. Des femmes arrivées en France il y a plus de quarante ans, qui se sont installées avec leur famille dans ce quartier, où dans cette même rue, elles se promenaient en liberté visage découvert. Aujourd’hui, elles sont contraintes de sortir voilées et d’éviter certains de ces lieux publics qui sont dès lors la propriété des hommes. Un groupe de femme a décidé de se rebeller. Face à la caméra, elles révèlent leur quotidien. Alors qu’elles marchent tranquillement dans cette rue, elles se font réprimander verbalement par un groupe d’hommes qui expliquent alors que les femmes n’ont pas leur place dans certains endroits, comme les cafés qui sont réservés à l’homme. Certains d’entre eux vont jusqu’à déclarer que le rôle de la femme s’arrête à celui de la bonne mère de famille au foyer à s’occuper de la maison, des enfants, etc., que leur place est à l’intérieur et non dehors, sauf pour faire les courses servant au ménage, sous-entendu à l’homme.

Dans une autre séquence, nous découvrons un professeur organisant régulièrement des séances dans un amphithéâtre d’une université sur cette question de harcèlement et sur la considération de la femme dans notre société actuelle. Les participants sont tous des adolescents. À travers une série de diaporamas des publicités qui inondent nos rues, nos télévisions, il démontre à ces jeunes l’influence de ces images sur leur manière de pensée et leur contribution subliminale à conditionner leur vision sur la femme en tant qu’objet. Il demande en parallèle leurs opinions sur la tenue vestimentaire qu’une fille peut ou pas porter selon eux, avis pour le moins édifiant, en particulier ceux des adolescentes. Certaines expriment franchement qu’elles n’osent plus porter de jupe, qu’elle soit courte ou longue, par peur d’être agressées ou simplement remarquées. D’autres adolescentes pensent qu’une fille ne doit porter une jupe avec un haut un peu décolleté qu’à condition qu’elle soit mariée ou qu’elle ait un copain. Selon elles, une fille célibataire qui s’habille de la sorte cherche juste à coucher, qu’elle est une fille facile, pire, une prostituée, pour rester poli.

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Le reportage nous conduit également à Dijon, où nous assistons à une expérience menée par quatre jeunes femmes sur le harcèlement sexuel, implicitement sur la femme perçue dans l’espace public en fonction de son style vestimentaire. Debout dans l’une des rues les plus fréquentées de Lyon, chacune porte une tenue différente et tient un panneau sur lequel est inscrit : « Ma tenue justifie-t-elle que je me fasse agresser ? » Les passants témoins ont à leur disposition des post-it. Ils peuvent y inscrire sur l’un d’eux le mot « oui » et le coller sur l’une ou les jeunes filles qu’ils estiment être concernées. Les réactions s’avèrent controversées. Nous constatons amèrement que cette vision actuelle de la femme n’a pas évolué, au contraire. Le plus alarmant est que cette dernière est renforcée par les jeunes. Les personnes plus âgées n’ont été choquées par aucune de leur tenue, certaines d’entre elles, des hommes d’ailleurs, ont même évoqué la période de l’arrivée des mini-jupes en France. Quant aux individus les plus jeunes, les adolescents, les vingt et trente ans, leurs réactions ont été des plus virulentes. On pouvait ainsi entendre : « Y’a que des femmes comme vous qui se font violer ! », « C’est à cause de femmes comme ça qu’il y a des viols, regardez comme elle est habillée ! », ou encore « Personne ne mérite de se faire agresser, mais celle-là je l’agresserais bien ». Très vite, la situation dégénère entre les témoins de cette expérience sociale et les jeunes femmes sont obligées d’y mettre un terme pour leur sécurité.

Cette scène n’est pas sans nous rappeler une action similaire réalisée par neuf étudiantes à Dijon suite à un sondage Ipsos de mars dernier ayant rapporté que 27% des Français atténuaient la culpabilité du violeur lorsque sa victime portait une tenue sexy.

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Ce DOSSIER TABOU a donc su exposer objectivement cette réalité sociale qui gangrène notre pays, qui s’est répandue et se répand bien sournoisement de plus en plus au-delà de nos frontières.

Il pose de même des vraies questions. Est-ce cette montée d’une islamisation à outrance que nous subissons depuis de nombreuses années et qui pousse les femmes à se cacher sous un prétexte « religio-culturel » ? Est-ce la prise de position de ces personnalités publiques jouant les faiseurs de morale en dénonçant cette soi-disant « mode des putes » ? Est-ce à l’inverse ces créateurs modernes en tout genre qui enracinent l’image sexuelle de la femme-objet dans leurs publicités ? Est-ce tout simplement le manque de repère d’un côté comme de l’autre qui au lieu de rassembler les deux sexes afin qu’ils acceptent leurs différences les divise au nom de la volonté d’une pseudo égalité ?

Enfin, encore aujourd’hui et trop souvent, les victimes d’agressions sexuelles s’entendent être interrogées sur la tenue vestimentaire qu’elles portaient lors de leur agression afin d’insinuer leur part de responsabilité en les enfermant davantage dans une forme de culpabilité.

En septembre, l’Université du Kansas aux États-Unis a organisé une exposition baptisée « Tu étais habillée comment ? » afin de casser ce préjugé selon lequel tenue vestimentaire et viol son liés.

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USA : attentat à Las Vegas

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Tel que nous venons de l’apprendre, un terrible drame a encore frappé les États-Unis.

Dans la soirée du 1er octobre durant le concert de musique country Route 91 Harvest qui se déroulait à ciel ouvert et où 22 000 personnes y assistaient, une fusillade à éclaté.

Cet attentat revendiqué par le groupe islamique Daesh a causé près de 60 morts et plus de 500 blessés recensés pour le moment. Ce bilan pourrait bien s’alourdir.

Selon le shérif Joe Lombardo, le tireur, un retraité blanc de 64 ans originaire du Nevada, Stephen Paddock, aurait visé la foule depuis une chambre située au 32e étage de l’hôtel casino Mandalay Bay situé juste à côté du lieu du concert et se serait donné la mort avant l’arrivée de la police.

Bien que le FBI et de nombreux experts émettent de gros doutes sur cette revendication par Daesh, car « aucun lien n’a été établi à ce stade avec un groupe terroriste international », comme l’a expliqué le porte-parole du bureau fédéral, il n’empêche que dans les faits cet effroyable attentat laisse une fois de plus des familles en deuil.

Et ainsi que Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence américaine, l’a déclaré lors d’une conférence de presse donnée le 2 octobre : « Aujourd’hui, nous devons consoler les survivants et pleurer ceux que nous avons perdus. […] Il serait prématuré pour nous de discuter de politique alors que nous ne connaissons pas tous les faits qui se sont produits hier soir. »

Donc qu’importe le doute qu’il peut subsister sur ce suspect, les morts ne reviendront pas et les survivants garderont toujours en mémoire ce terrible drame.

« Blue Whale Challenge »

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Nouveau jeu de défi létal à la mode chez les adolescents qui a déjà causé plusieurs morts. Les jeunes concernés sont souvent âgés de 12 à 16 ans.

Le « Blue Whale Challenge » ou « défi de la baleine bleue »,  est une série de défis absurdes à relever. Les participants ont un parrain qui leur confie des challenges à remporter qui s’intensifient au fur et à mesure des épreuves franchies. Le jeu prend fin à la 50e étape qui consiste à aller jusqu’à inciter l’adolescent à se suicider.

Apparu à l’origine sur le réseau social russe Vkontakt, ce jeu tire son nom d’une légende selon laquelle les baleines bleues pourraient se suicider en s’échouant volontairement sur le rivage.

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En Sibérie, en Russie, 2 adolescentes, Veronika Volkova, 15 ans, et Yulia Kostantinova, 16 ans, se sont ainsi jetées depuis un immeuble de 14 étages, fait divers révélé par le journal anglais Mirror. Selon les médias russes, 130 jeunes dans le pays se seraient suicidés au cours des 6 mois suivant le démarrage de ce challenge.

En France, ce défi se dissimule sous différents noms de code sur les réseaux sociaux, tels que #f57, #f58, #baleinebleue, #baleinedemer, etc.

La police a d’ailleurs ouvert une enquête pour incitation au suicide. Ce crime est passible de 5 ans de prison et de 75 000 € d’amende.

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Malheureusement ces types de challenge sont loin de s’arrêter. Récemment le « Hot Water Challenge » est apparu sur les réseaux sociaux. Il s’agit de se jeter de l’eau bouillante sur soi ou d’asperger une autre personne par surprise et diffuser ensuite le résultat sur les réseaux sociaux.

En Arkansas aux États-Unis, un adolescent de 15 ans qui participait à une pyjama party chez l’un de ses copains a été brûlé au 2e degré. Les ados présents à cette soirée lui ont versé de l’eau bouillante dans le cou durant son sommeil. Et une petite fille de 8 ans a trouvé la mort en avalant de l’eau bouillante pour épater ses cousins.

Colombie : « DONKEY LOVE »

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Alors que l’on pourrait penser que la zoophilie est une pratique peu commune où seuls quelques détraqués l’accomplissent, il existe pourtant une tradition ancestrale la prônant en Colombie.

Le documentaire DONKEY LOVE a révélé cette tradition inconnue des Colombiens qui ont des rapports sexuels avec des ânesses au point d’en tomber amoureux.

Cette coutume est une sorte de rituel de passage que les pères initient à leurs fils afin que ces derniers puissent se préparer aux femmes. Cependant, ce rite continue à l’âge adulte où les hommes finissent par tromper leur femme avec des ânesses.

Mais aussi, les Colombiens croient que les rapports sexuels avec ces animaux permettent à leur pénis de grossir et les évitent de devenir homosexuel.

Cette tradition culturelle est si ancrée dans le pays que des musiciens ont composé des chansons, un auteur a écrit un livre et un festival la célèbre même.

Pire ! Ce documentaire sous-titré « Il est tout ce que vous ne voulez pas que ce soit » a remporté en 2012 lors des festivals du cinéma en Australie les prix Best Documentary Award, Director’s Choice Award, Indie Award ainsi que 10 sélections officielles dans les festivals du film de 4 pays et 3 continents dans le monde. Il a été le premier film de l’Histoire à avoir clôturer un festival du cinéma. Il a été également présenté dans des journaux tels que The New York Times et The Huffington Post.

Sans commentaire…

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Inde : des masques de vaches contre le sexisme

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Sujatro Ghosh est une jeune artiste indienne de 23 ans qui a eu une brillante idée afin de dénoncer le sexisme bien trop présent et pesant dans son pays. Elle a invité des femmes de tout milieu à la rejoindre à porter un masque de vache et à se laisser photographier pour combattre ce sexisme.

Comme chacun le sait, la vache est l’animal sacré en Inde, lequel est même élevé au rang de demi-Dieu. Plusieurs États interdisent d’ailleurs son abattage. S’attaquer à une vache peut avoir de lourdes conséquences. Au Gujarat, par exemple, tuer une vache conduit à un emprisonnement à vie. Selon aussi la BBC, au cours de ces deux dernières années, 12 personnes auraient été abattues pour avoir blessé cet animal.

Quant aux violences à l’encontre des femmes, elles demeurent peu souvent punies par la loi. D’après la police de Delhi, en 2015, seulement 29 % des plaintes pour viol ont abouti à une condamnation et 12 % pour les cas de pédophilie. Il est cependant à spécifier que ces chiffres ne correspondent pas à la réalité, puisque la majorité des victimes se taisent sachant pertinemment que leur agresseur ne sera pratiquement jamais poursuivi.

Sujatro Ghosh a ainsi voulu montrer que la vache a plus de droits que la femme  : « Je suis perturbée, parce que dans mon pays les vaches sont considérées comme plus importantes qu’une femme, parce que cela prend plus de temps pour une femme violée ou agressée d’obtenir justice que pour une vache. », tel qu’elle l’a déclaré à la BBC.

Chaque cliché posté sur son compte Instagram qu’elle a pris de ces quelques femmes qui ont accepté de la suivre est accompagné d’une légende afin de rallier plus de femmes à son projet.

France : 130 chats enfermés dans un appartement de 25 m2 à Paris

Caged Sad Persian Cat Pet Shop

Ce fait divers relativement monstrueux a été rapporté par le journal Le Parisien.

Dimanche 3 septembre, un riverain a alerté la police du 14e arrondissement de Paris en lui signalant qu’il avait vu une femme âgée jeter violemment de sa fenêtre un chaton. Les policiers sont alors intervenus dans l’appartement de 25m2 de cette Parisienne de 60 ans.

Les policiers ont été choqués par ce qu’ils ont découvert. Pas moins de 130 chats dans un état lamentable étaient enfermés dans cet appartement du quartier de Montparnasse.

Selon les informations du journal : « Quand les policiers sont entrés dans le studio, ils ont eu une vision saisissante […] Des chats partout, cadavériques, sous-alimentés, ça sentait mauvais […] des crottes partout et aucune nourriture ». Les forces de l’ordre ont eu aussi la triste surprise de constater un matelas souillé, un réfrigérateur et deux seules litières pour tous les chats.

Quant au chaton de 2 mois qui a été balancé par la fenêtre, les policiers qui ont réussi à le secourir l’ont retrouvé ensanglanté avec plusieurs traumatismes. Malheureusement, bien que le chaton ait été transporté aux urgences vétérinaires, il a dû subir l’euthanasie.

Le lendemain, la Fondation 30 millions d’amis a été immédiatement contactée pour venir en renfort. Les personnes présentes ont mis quatre jours à récupérer tous les chats. Pour sa part, la sexagénaire a été placée en garde à vue puis admise en psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne.

La Fondation a lancé un appel au rassemblement afin de trouver des familles d’accueil pour ces pauvres petites bêtes.

Et Anne Puggioni, responsable du refuge de la Tuilerie a tenu toutefois à préciser qu’il faudra beaucoup de temps à ces chats pour regagner confiance : « Ils ne sont pas agressifs, juste peu habitués à la présence de l’Homme. Il va y avoir un gros travail de socialisation ».

Enfin, une question peut se poser : Comment a-t-il été possible à cette personne âgée de détenir autant de chats sans que quiconque ne s’en aperçoive avant ?

Maroc : l’agression sexuelle d’une jeune femme dans un bus à Casablanca fait scandale

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Dans la nuit du 20 au 21 août dernier, une vidéo a été mise en ligne montrant l’agression sexuelle d’il y a plusieurs mois d’une jeune femme à l’arrière d’un bus en pleine journée à Casablanca au Maroc. Ni le conducteur, ni les passagers n’ont réagi.

6 adolescents, dont 2 supposés en train de filmer, ont ainsi violenté une jeune femme de 24 ans. Les 4 jeunes hommes visibles sur la vidéo lui ont arraché les vêtements et lui ont violemment touché les seins. Malgré qu’elle soit à moitié nue, en larmes et supplie ses agresseurs de la laisser tranquille, personne dans le bus n’est venu à son secours, même pas le chauffeur qui a continué de rouler comme si de rien n’était.

La vidéo a suscité des réactions très divisées au Maroc. Bien que nombreux internautes aient qualifié cet acte d’odieux et pris le parti de la jeune femme, d’autres lui ont rejeté la faute en lui reprochant de ne pas porter des vêtements adéquats. Certains ont même été jusqu’à la traiter de prostituée.

En parallèle, l’association Touche pas à mon enfant a publié sur son compte Facebook des captures d’écran de la vidéo afin que les autorités puissent identifier les agresseurs et de « traduire en justice cette horde barbare qui s’est attaquée lâchement à une jeune fille ».

Grâce à cette vidéo devenue virale et le battage médiatique autour, les pouvoirs publics ont été poussés à intervenir. Le 21 août, La direction générale de la Sûreté nationale ou Sûreté nationale (DGSN) a annoncé l’arrestation de 6 individus âgés de 15 à 17 ans « pour leur implication présumée dans l’agression sexuelle d’une jeune fille dans un bus à Casablanca ».

De leur côté, des journalistes du site d’information francophone au Maroc, Le360, se sont rendus dans le quartier de Bernoussi, où ont été appréhendés les jeunes criminels, afin de recueillir les témoignages des habitants. La plupart d’entre eux excusent ces jeunes en prétextant que cet acte est lié à « leur jeune âge, le fait qu’ils s’adonnent à des drogues, et qu’ils ne soient que des gamins ».

Quant au journal Le Monde, il a notamment rapporté le témoignage de Wafae, une jeune marocaine de 22 ans, qui a alors expliqué le quotidien d’une femme dans l’espace public à Casablanca : « Les agressions sexuelles font partie de notre quotidien. Que ce soit dans le bus, dans la rue ou même dans un souk plein de monde, on subit des attouchements, des insultes. Les hommes ouvrent leur braguette, collent leur sexe au dos des femmes et vont jusqu’à éjaculer sur nous. En plein espace public ! » Puis elle a décrit le comportement des témoins : « Ils lèvent les yeux au ciel, font semblant de ne pas voir. Les chauffeurs de bus n’interviennent jamais. »

Et pour ce qui est de Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des droits de l’Homme, il avait admis auprès de l’AFP début août : « La loi marocaine condamne le harcèlement des femmes au travail, mais pas dans les espaces publics »,  alors que la plupart des agressions se déroulent dans ces lieux. Le plus inquiétant est aussi l’augmentation de ces violences.

Enfin, ce cas est loin d’être isolé au Maroc, car près de 2 femmes sur 3 sont victimes de violences, selon des chiffres officiels. Les agressions sont de l’ordre de la banalité. Leurs auteurs sont très rarement poursuivis et arrêtés.

USA : des fausses cliniques pro-life

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Plus de 4 000 fausses cliniques appelées « crisis pregnancy centres » (CPC), centres de crise en cas de grossesse, seraient établis sur le sol américain. Les établissements médicaux classiques n’atteignent même pas le nombre de 800. Similaires en façade à n’importe quelle clinique ordinaire, puisqu’ils utilisent les mêmes panneaux d’accueil standard que les véritables cliniques, ils sont en réalité dirigés par des chrétiens anti-IVG qui mentent aux femmes enceintes afin qu’elles n’avortent pas.

Ce n’est pas un secret que le droit à l’avortement est mis à mal depuis l’arrivée de Trump à la présidence. D’ailleurs, avril dernier, notamment, il modifiait une loi qui permettait le financement public de cliniques du planning familial.

Depuis le 17 juillet, les défenseurs du droit à l’avortement ont décidé de réagir devant l’expansion inquiétante de ces fausses cliniques. Ils ont lancé une campagne d’envergure au niveau national #ExposeFakeClinics (Exposons les fausses cliniques) afin d’essayer de les contrecarrer.

Sur le site Les Observateurs de France 24, il a été rapporté certaines pratiques employées par ces centres pour dissuader les femmes enceintes d’avorter.

En collaboration avec NARAL, une association défendant les droits à l’avortement, une jeune femme s’est infiltrée dans une quinzaine de ces centres en simulant une grossesse afin de mettre à jour ces pratiques plus discutables. L’une d’entre elles consiste à troubler la femme en l’incitant à considérer son fœtus comme un enfant. Une autre, à mentir en expliquant à la femme qu’elle risque de développer un cancer du sein ou qu’elle restreint ses chances par la suite d’avoir un autre enfant. Pire, certains « cliniciens » vont jusqu’à avancer l’argument que l’IVG est possible jusqu’à 9 mois. D’autres expliquent que si elle n’a pas les ressources financières suffisantes pour élever son enfant, l’État peut l’y aider grâce à des subventions. Ce qui est évidemment totalement faux.

Face à ces accusations, certains centres ont tenté de s’affranchir, comme l’établissement Options for Women/Cornerstone dans le Minnesota. Sa directrice Angela Erickson a ainsi réalisé une vidéo dans laquelle elle reconnaît ces pratiques douteuses appliquées dans certains de ces centres, mais pas dans le sien : « Je ne vais pas nier que certaines cliniques utilisent des pratiques discutables auxquelles je suis opposée, mais il ne faut pas non plus dire que toutes les cliniques sont comme ça. » En contrepartie, elle affirme : « Nous sommes clairement en faveur de la vie de l’enfant, nous offrons un service qui correspond à ce en quoi nous croyons ».

En rappel. 18 États dans le monde interdisent toujours l’IVG. Quant aux États-Unis qui se targuent d’être le pays de la Liberté, ces faits ne semblent pourtant pas répondre à ce symbole…

Bangladesh : une loi en faveur des mariages précoces

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Alors que depuis l’époque coloniale britannique, les mariages des mineurs étaient strictement interdits, le 27 février dernier le Bangladesh a adopté une loi autorisant le mariage d’enfants dans des « circonstances spéciales ».

Un véritable choc pour les associations de défense des droits des enfants qui y voient à juste titre un « risque » élevé pour les mineurs.

Cependant bien que cette interdiction existe, elle n’était que très rarement respectée. Selon les chiffres de l’Unicef, 66 % des Bangladaises sont mariées avant l’âge légal de 18 ans, dont 1/3 à l’âge de 15 ans. L’âge légal pour le garçon, lui, est de 21 ans.

Cette nouvelle loi ratifiée par le Parlement vient ainsi remplacer celle en vigueur jusqu’à maintenant. Les « circonstances spéciales » permettant le mariage précoce sont le viol des jeunes filles ou des mineures enceintes avant le mariage.

Rebeca Momin, députée du parti au pouvoir à la tête de la Commission parlementaire en charge de la question des femmes et des enfants, favorable à cette loi, a estimé que ces « circonstances spéciales » ciblaient la protection des droits des enfants nés hors mariage. Elle a affirmé que des pénalités seraient appliquées en cas de violation de l’âge minimum légal, sans avoir pour autant spécifier lesquelles. Elle a aussi certifié que le Parlement avait « pris en compte le point de vue de l’Unicef et d’autres experts » pour l’élaboration de ce texte. Elle a enfin ajouté que cette nouvelle législation répondait à la réalité de vie dans les régions rurales où vivent 70 % de la population représentant les 160 millions d’habitants au Bangladesh. Ce que Chandan Z Gomes, avocat pour Vision du Monde Bangladesh, a d’ailleurs amèrement rapporté : « La peur du viol et des violences sexuelles, des grossesses non souhaitées avant le mariage, du déshonneur de la famille, l’absence de maison et de la faim sont les raisons les plus courantes ». En effet, la pauvreté ainsi que l’insécurité poussent les familles à marier leurs filles très jeunes.

Des arguments qui ne tiennent pas la route pour Nur Khan, représentant de la coalition pour les Droits des Enfants qui regroupe notamment les ONG Save the Children et Action Aid. Selon lui, cette loi n’édicte aucun âge minimum légal pour ces exceptions : « Ce qui signifie que les enfants peuvent être mariés à l’âge de 14 ou de 15 ans ». Il a de même considéré que cette loi était une porte grande ouverte aux abus sexuels et un risque bien réel pour les enfants.

Après l’adoption de la loi par le Gouvernement en décembre, Heather Barr, chercheuse senior auprès de la division Droits des femmes en Asie à Human Rights Watch, a déclaré : « Affaiblir la loi est un retour en arrière pour le combat contre le mariage des enfants, et envoie comme message aux parents que le Gouvernement pense qu’il est acceptable dans certaines conditions ».

Enfin, le Bangladesh est le pays d’Asie connaissant le taux le plus important de mariages précoces.

Espagne : EDEMM

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Bien que certains pouvoirs publics internationaux comme des organisations mondiales et autres associations de protection des femmes lancent régulièrement des campagnes de sensibilisation contre les violences conjugales, celles-ci demeurent encore bien présentes dans notre société.

Alors, une ancienne policière espagnole, Carolina Martinez, ayant vu défiler des dizaines de femmes maltraitées, dans la peur de représailles de la part de leur agresseur et sans protection réelle de l’État, a eu une idée vraiment ingénieuse afin de venir en aide à ces femmes victimes de violences.

Il y a un an, elle a créé l’association EDEMM (Asociación vasca de escoltas para la Detección de malos tratos a mujeres, Association basque d’escortes pour la Détection de mauvais traitements aux femmes), qui propose à ces femmes qui en ont besoin le service de gardes du corps féminines bénévoles ainsi qu’une aide psychologique. Grâce à ces gardes du corps, les femmes peuvent ainsi se confier, se sentir en sécurité et parvenir doucement à se dégager de l’emprise de leur agresseur.

Cette magnifique initiative a été rapportée par le journal Ouest France. Carolina Martinez y a d’ailleurs déclaré : « Beaucoup sont victimes de harcèlement dès qu’elles portent plainte. La plupart ne peuvent pas bénéficier d’ordonnances de protection et n’osent plus sortir de chez elles. À raison, car c’est souvent après les dénonciations que se produisent les assassinats. »

Ana, ayant bénéficié de ce programme, a également apporté son témoignage auprès du journal : « Elle m’a sauvé la vie […] Avant de rencontrer Carolina, j’avais perdu 12 kg, je ne dormais plus, elle m’a écoutée et rassurée. »

Actuellement, l’association a son service une quinzaine de gardes du corps pour environ dix femmes. Mais, l’ancien agent de police compte bien étendre son action sur l’ensemble du pays.

Selon les chiffres du Ministère de la Santé espagnol, 13 % de femmes ont déjà subi les coups de leur conjoint. Et depuis le début de cette année, 25 femmes sont décédées à la suite de violences conjugales.