Censure !

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Depuis plus d’un an, je suis inscrite à deux groupes de discussion sur un réseau social. Des sujets de société divers et variés y sont abordés. Nous échangeons nos avis communs ou contraires sur l’éducation, la politique, la religion, l’humanisme, etc.

De ces différents sujets naissent de véritables débats fort enrichissants tant sur les idées, les idéaux, que sur la culture, le savoir, etc.

N’ayant pas les connaissances dignes d’un premier prix de quoi que ce soit, je suis ravie de participer à ces discussions qui m’enseignent beaucoup. Et ayant une soif de savoir, j’apprends énormément de la part de vrais professionnels qui excellent dans leur matière. En résumé, je retourne sur les bancs de l’école mais dont la méthode de ces professeurs est davantage ludique.

Les échanges sont courtois, humbles, intelligents, parfois même très humoristiques, bref, des superbes échanges.

Des affinités, des amitiés se sont ainsi créées au fur et à mesure entre certains membres avec lesquels donc le partage se veut être d’une profondeur sincère d’âme et d’esprit.

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Hier, alors que je participais au sujet de la discussion en cours dans l’un de mes groupes de discussion, l’un de mes amis membres m’envoya un message privé afin de m’informer qu’il ne pouvait plus participer à cet échange pour raison de censure ; des membres du groupe n’appréciant pas sa divergence d’opinion l’avaient exclu de la discussion et de façon anonyme !

Sachant que ce membre est une personne très humaine, d’une gentillesse incroyable, un individu qui a toujours été très respectueux tant dans ses propos sérieux que dans ses plaisanteries, a toujours pris bien soin de ne blesser quiconque, je fus stupéfaite de cette nouvelle !

Scandalisée, outrée, furieuse, peinée, enfin tout ce que vous voudrez, par cette injustice, je décidai de laisser passer la nuit afin de calmer ma colère ! Je me contentai de lui envoyer un message de soutien en réponse au sien.

Ce matin, l’orage de mes ressentis passé, je me suis connecté à ce groupe, ai présenté mon retrait de ce sujet de discussion en soutien à mon ami membre après avoir fait part de ma consternation et me suis ensuite posée ces questions…

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Pourquoi s’inscrire à un groupe de discussion, lancer un sujet sur lequel nous donnons matière à réfléchir et à dire si ce n’est pour ne pas accepter d’être désapprouvé par la suite ? Ces membres censeurs ne veulent-ils qu’imposer leur manière de penser ? Ces gens adeptes de la censure n’acceptent-ils que leur vérité comme étant la vérité absolue ? Ces individus qui prônent à longueur de temps la tolérance en censurant ceux qui ont des avis opposés aux leurs connaissent-ils la véritable définition du mot tolérance ? Enfin, la liberté d’expression dans tout ça, ne serait-ce pour eux que la liberté de s’exprimer sans s’exprimer librement ?

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Divergence ?

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L’automne est arrivé, cette saison qui transporte certaines âmes dans une nostalgie. Ce moment de l’année qui procure à ces âmes le plaisir de se promener sur un petit chemin dans la campagne qui se laisse envahir par la brume. Sentir l’odeur si spécifique qui mêle l’humus de la terre et l’humidité de l’air. Voir les feuilles des arbres se changer doucement en une palette de couleurs ambrées…

Marchant tranquillement sur ce petit chemin, j’aperçois sortir de la brume légère le soleil pâle dont l’un de ses rayons vient se poser sur un petit cimetière derrière une chapelle. Me dirigeant vers celui-ci, je me trouve devant une barrière à demi-ouverte en fer forgé rouillé par le temps que je pousse discrètement. Le petit grincement qui se fait entendre rompt un instant le silence qui entoure les lieux. Quelques dizaines de tombes se dressent alors devant moi. Avançant à pas lents dans les allées qui séparent les tombes, je lis chacune des inscriptions gravées sur elles. Les dates incrustées dans la pierre débutent de quatre siècles en arrière jusqu’à notre époque.

Le vent du nord qui souffle faiblement sur le cimetière dont je suis la seule âme qui vive se meut en de légers murmures comme s’il voulait me transmettre les mémoires oubliées du passé…

Cette quiétude, ce temps qui s’arrête dans nos vies mouvementées, cet instant qui nous rend humble, nous remet à notre place de simples mortels, ce moment qui nous permet de réaliser que, riches ou pauvres, célèbres ou pas, beaux ou moches, grands ou petits, nous terminons, tous, la course de la vie de la même manière, sur un vrai pied d’égalité.

Aurions-nous, tous, un destin à accomplir ?

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Suivant une philosophie avançant l’idée que chaque individu sur Terre aurait un destin à accomplir, si certains d’entre nous n’étaient destinés à rien ?

Dans la grande roue de la vie, si ceux qui n’auraient de destinée à réaliser ne feraient partie d’aucun de ses rayons ?

Quel but notre existence aurait-il ?

Notre passage dans cette vie serait-il seulement une errance dans l’attente de mener à bien un quelconque destin dans une prochaine vie ?

Lorsque nous naissons, grandissons ensuite, nous nous forgeons des rêves qu’ils soient modestes ou fantasmagoriques, nous nous projetons dans l’avenir en nous voyant devenir d’une telle ou telle manière, nous nous battons pour arriver à ce futur…

Puis le temps passe, passe même très vite, et nous nous réveillons un beau matin en réalisant que finalement nous n’avons absolument rien accompli. Nous sommes, juste là, avec nos multiples désespoirs et encore nos espoirs, nos nombreux combats révolus et à venir…

Nous sommes là dans le labyrinthe de la vie où nous avons trouvé l’entrée mais pas la sortie. Et nous prenons conscience que peut-être en définitive nous n’avons aucun destin à accomplir… ou peut-être que tout simplement nous sommes là pour accomplir celui des autres.

Le « politiquement correct »

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Récemment, je me suis jointe à un groupe de discussion d’un site Internet dont l’un des sujets débattus est « l’art du politiquement correct » ; sujet bien vaste et fort intéressant qui m’a ainsi donné l’envie de vous écrire cet article.

Que pouvons-nous penser de cette formulation qui sévit dans notre société depuis plus de trente ans ?

Est-ce une manière de dire, de faire, plus qu’un art, afin de caresser dans le sens du poil une société qui spolie de plus en plus les uns et les autres, enfin un peu plus les uns que les autres ; par les uns, j’entends la catégorie sociale la moins aisée ?

Cette expression est apparue dans les années 80 où la mode d’appeler un chat un tigre a envahi le monde professionnel pour atteindre le monde privé. Nous ne disons plus de nos jours une femme de ménage ou d’ouvrage, selon les pays francophones, mais une technicienne en arts ménagers, de la même façon, nous disons plus une caissière mais une hôtesse de caisse ou d’accueil, comme une guichetière qui s’est vue attribuer le titre de conseillère bancaire, etc., ne parlons pas, afin de rester politiquement correct, du salaire qui lui n’a pas eu bien sûr son blason redoré. Le prétexte donné à ces nouvelles appellations quelque peu pompeuses était soi-disant pour revaloriser ces personnes peu qualifiées, leur donner l’impression qu’elles n’effectuaient pas un travail considéré par la bonne société comme dégradant.

Par ailleurs, ce « politiquement correct » est-ce un idiotisme afin d’éviter de froisser les petites sensibilités des uns et des autres qui paraîtraient de plus en plus aujourd’hui s’offusquer pour pas grand-chose ?

« La critique est aisée et l’art est difficile » disons-nous. Or, concernant ce sujet, il semblerait que son inversion révèle davantage sa signification. Pareillement, l’expression « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire » trouve ici son apogée.

Vivons-nous alors dans une société de plus en plus aseptisée où le « politiquement correct » devient-il la devise du devoir du bon citoyen plus que la notion de moralité en elle-même ? Devons-nous toujours bien rouler sur les bons rails, rester bien rangés en ordre, suivre la bonne marche, être un individu sans être individuel ? Si par malheur ou malchance nous nous en écartons, sommes-nous bannis de cette société irréfléchie bien pensante qui estime que le libre arbitre est contraire à l’intérêt général ? Devons-nous donc penser, dire, faire, respirer à la manière dictée par et de la société actuelle ?

La cause féminine remise en cause ?

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Que fait réellement la nouvelle génération féminine pour permettre à nos droits de femme d’évoluer dans le monde ?

Lorsque nous regardons ce qui se passe un peu sur les réseaux sociaux qui deviennent de plus en plus des relais d’informations relativement incontournables ou dans la presse féminine que constatons-nous pour la défense des droits équitables pour les femmes ?

Malheureusement, pas grand-chose !

Entre celles qui lancent une campagne pour lutter contre le cancer du sein en s’exhibant avec une bouteille de coca maintenue entre les seins nus, celles qui dévoilent en gros plan leurs vergetures ou leur cellulite pour soi-disant combattre les diktats de la mode, celles qui révèlent leurs dessous de bras ou leurs jambes non épilés afin de dénoncer une façon de se présenter imposée par la société, et les autres qui montrent des mannequins en surpoids pour affronter les mannequins anorexiques, etc., où la cause féminine est-elle défendue dans tout ça ?

Est-ce au travers de ces différentes manières d’agir que la femme arrivera à son but et que la gent masculine nous prendra davantage au sérieux ?

Franchement ?

Lorsque nous observons de l’autre côté des femmes qui luttent contre les viols, les violences conjugales, l’excision, etc., des femmes qui se battent au péril de leur vie parfois et même souvent pour que la femme puisse ne serait-ce avoir le droit de parler, de s’instruire, etc., cette nouvelle génération de « féministes » ne pourrait-elle pas suivre ces exemples et se rallier à ces causes plus profondes et surtout plus utiles pour la femme plutôt que de combler leur désœuvrement par des actions les plus stupides les unes que les autres qui desservent certainement davantage le droit à la liberté de la femme qu’elles ne le servent ?

Le selfie

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Ah  ! La mode du selfie !

Le selfie est un autoportrait photo. Ses précurseurs ont existé dès le début du 20ème siècle grâce aux appareils photographiques Brownie. La méthode communément utilisée consistait à s’aider d’un miroir puis à poser en équilibre l’appareil photo sur un support comme un trépied tout en le cadrant avec le viseur situé en haut de son boîtier.

L’emploi du terme argotique « selfie », dont l’usage est de rajouter au mot d’origine le suffixe « ie » pour le rendre plus attachant, a connu sa première apparition en septembre 2002 dans le forum australien en ligne ABC Online par un jeune homme ivre. Le mot se développa dans son pays avant d’être couramment utilisé en 2012 dans les médias traditionnels du monde entier. Bien que ce mot soit un néologisme anglais, il sera intégré au dictionnaire Larousse 2016.

Sans commentaire sur l’ivresse du jeune homme…

Cette mode n’est en rien de particulièrement gênant. Après tout, une photo de soi n’a pas encore tué quelqu’un ! Ce qui devient peut-être aberrant, c’est son utilisation excessive et surtout son emploi actuel qui sévit sur les réseaux sociaux où des starlettes de télé-réalité sans talent s’en servent pour se photographier les fesses.

Waouh !

Quel est l’intérêt de montrer en photo un autoportrait de ses fesses, avec ou sans cellulite ? Suis-je peut-être trop vieille ou trop ringarde pour en comprendre la subtilité ? À quand l’autoportrait de ses pieds ? Et faut-il en rire ou en pleurer ? Ce qui est sûr, c’est raté pour une reconnaissance faciale !

Ces Anglais qui n’aiment pas les Français ?

Ces Anglais qui n'aiment pas les Français

La France serait considérée par le monde entier tel le pays référent de la gastronomie par excellence, pareil à celui du raffinement, du luxe, etc.

L’Angleterre serait estimée comme le pays réputé du flegme, de l’élégance, des bonnes manières, etc.

Que nenni !

Ces préjugés, quoi qu’il en soit, ici, à Grimsby, ville dans laquelle je réside pour une période déterminée, période que j’aimerais voir davantage terminée que déterminée d’ailleurs, ne semblent pas être vraiment au goût du jour.

Lors d’une soirée à laquelle j’ai été conviée, il y a un certain temps déjà, je me suis trouvée littéralement sur le banc de l’accusation et sans avocat pour me défendre. J’ai eu la faveur de me prendre des réflexions en pleine poire sur ma nationalité.

Et tout y est passé !

Les Français s’estiment supérieurs aux Anglais, voire même au reste du monde, alors qu’ils ne sont que des râleurs présomptueux, qui passent plus leur temps à faire grève qu’à travailler, etc., etc.

Après qu’ils eurent fini de cracher leur venin sur ma pauvre petite personne, j’ai pu constater au cours de la soirée qu’à part les Anglais, ces Anglais en fait n’aimaient que les Anglais. Ils ont critiqué les Écossais avec leur accent à couper au couteau, dont leur façon de rouler les r rendait incompréhensible leur langage, les Irlandais et leur esprit antinational, les Gallois qui étaient des bourrins, etc.

J’ai ainsi pu remarquer que le flegme, l’élégance et les bonnes manières n’étaient guère plus au rendez-vous.

À la fin de cette épouvantable soirée, de retour chez moi, quelques questions sont venues me tarauder. Qu’est-ce que les Anglais fichent dans l’union européenne ? Et pourquoi l’Europe a accepté que l’Angleterre garde sa monnaie, sachant que la Livre Sterling est à 1.36070 Euro aujourd’hui ? À quand le réalignement de leur monnaie ? Peut-être qu’alors les Grecs pourraient-ils ne plus continuer à être saigner à blanc ?