Un homme pour les femmes

Un homme pour les femmes_wp
Farhan Akhtar

L’Indien Farhan Akhtar, 41 ans, acteur, producteur, réalisateur, chanteur et présentateur télé est devenu en novembre dernier le premier homme à accéder au titre d’ambassadeur de bonne volonté pour l’Asie du Sud d’ONU Femmes.

Depuis novembre 2013, cet homme combat pour les femmes suite au viol et au meurtre d’une avocate qu’il connaissait. Révolté par cet évènement, il crée à cette même date le mouvement MARD, « Men Against Rape and Discrimination », sur les réseaux sociaux afin de changer le comportement masculin par rapport à la gent féminine. Il a également collaboré avec Magic Bus, une organisation qui lutte pour l’éducation des jeunes en Inde.

Profitant de sa nouvelle fonction, il a lancé au début de ce mois-ci depuis son compte Twitter #AskFarhan par lequel il invite les internautes à un échange avec lui sur la notion d’égalité des sexes.

Lors de sa nomination, il a déclaré : « Par l’intermédiaire de ce nouveau partenariat, je souhaite appeler tous les hommes et tous les garçons à devenir les catalyseurs du changement et, grâce à nos actions, à créer un système de valeur pour mettre fin à la disparité entre les sexes. »

Et au cours d’une interview pour Bollywood Hungama, il a déclaré : « Chaque initiative est importante. Pas seulement les miennes mais celles de tout le monde, des institutions et des ONG qui essaient de changer les mentalités et les lois et d’aider les victimes de violences sexuelles. Nos efforts vont payer. C’est impossible que cela n’ait pas d’impact. »

De par sa nouvelle fonction d’ambassadeur, il est donc devenu le premier porte-parole masculin de la campagne de l’ONU Femmes #HeForShe qui invite les hommes à prendre position en faveur de la cause des femmes.

Un grand coup cœur pour cet homme qui montre un très bel exemple à suivre et qui nous soutient, nous les femmes, dans ce combat qui semble encore bien loin d’être terminé.

Publicités

Le rap contre le rape

Le rap contre le rape

Alors que la population indienne se mobilise, encore et encore, dans les rues sous la forme de manifestations diverses depuis plusieurs jours pour protester contre le viol en réunion d’une religieuse septuagénaire qui a eu lieu le week end de la mi-mars, deux jeunes indiennes, Uppekha Jain et Pankhuri Awasthi, luttent à leur façon à travers leur clip de rap qu’elles ont posté le 16 mars dernier sur YouTube en dénonçant les violences sexuelles que subissent les femmes dans le pays ainsi que le laxisme des autorités indiennes face à ce fléau.

Ce clip intitulé #RapAgainstRape, « le rap contre le viol », débute par ce texte écrit en blanc sur fond noir :

« DENI

Vous n’avez pas à lire ceci.
C’est seulement un déni standard.
Cette vidéo n’a aucun contenu formel ou banal.
C’est juste que la réalité des femmes en Inde est formelle.

Masculine
– adjectif
Les hommes qui sont assez évolués pour supporter la fabrication de cette vidéo »

Les deux jeunes rappeuses apparaissent alors avec chacune un grand bloc-notes dans les mains. Sans aucune musique d’accompagnement, mélangeant les langues anglaise et indienne, elles récitent leur texte. À la manière d’un dialogue, chacune leur tour, elles martèlent leur propos en l’appuyant d’un mot clef, précédé d’un hashtag, noté sur chaque page de leur bloc-notes qu’elles montrent au fur et à mesure à la caméra.

Ainsi, au début du rap, la première jeune fille révèle l’inscription #Rape (viol), la seconde poursuit le dialogue en dévoilant l’inscription #Misogyny (Misogynie), la première reprend en présentant l’inscription #FemaleFoeticide (Meurtre d’un fœtus femelle), où à l’apparition de cette dernière une sorte d’encart publicitaire, sur lequel se voit un nourrisson en position fœtale dans les mains d’un homme et au-dessus duquel est marquée la phrase « 10 millions de filles tués en Inde en 20 ans », s’affiche pour venir recouvrir l’inscription. La seconde rappeuse tout en prononçant ces mots : « voyez-vous l’hypocrisie présente dans ce que nous appelons fièrement la plus grande démocratie du monde » expose l’inscription #Hypocrisy, (Hypocrisie) accompagné d’un autre encart publicitaire ; un dessin en couleur sur lequel est représenté d’un côté un groupe de trois filles et un garçon sous lequel se lit le mot « STUD » (goujon) et de l’autre côté, un groupe de trois garçons et une fille sous lequel le mot « SLUT » (souillon) est écrit.

Ainsi de suite, le rap continue sur le même style avec des paroles fortes, les mots clés qui les accompagnent et les encarts publicitaires chocs : « Au lieu d’interdire les gros mots et les sous-vêtements sexy, pourquoi ils ne bannissent pas les criminels du Parlement ? […] Je vais porter ce que je veux, même si c’est mini. C’est juste une robe, ne pensez pas une seule seconde que cela signifie ‘oui' » Les jeunes rappeuses interpellent aussi leurs concitoyens : « Arrêtez de tweeter et levez-vous […] Il est temps pour notre société d’être plus civilisée. Nous ne serons pas les spectateurs de votre mauvaise conduite. » Et le rap se termine par un encart noir qui s’affiche sur chaque bloc-notes, donnant ainsi l’impression d’une ardoise d’écolier, dont sur l’un est inscrit en blanc « #BomBaebs’ Rule # 1 : » et sur l’autre, toujours en blanc, « Don’t Stay SILENT ! » (Ne restez pas silencieux)

Aujourd’hui, la vidéo a été visionnée plus de 150 000 fois. Et pour cause, ces jeunes femmes abordent un sujet très sérieux que les autorités indiennes semblent absolument vouloir éviter, puisqu’en début mars, à l’occasion de la journée internationale de la femme, un documentaire sur le viol de New Delhi, produit par la réalisatrice Leslee Udwin, s’est vu interdire de diffusion par les autorités. En rappel, le 16 décembre 2012, une jeune étudiante de 23 ans, Jyoti Singh, qui après avoir été violée par 5 hommes et 1 mineur de 17 ans, éviscérée puis jetée dans la rue, mourut 13 jours plus tard ; fait qui souleva une véritable vague d’indignation en Inde.

Se mettre au vert !

Se mettre au vert_m&ms_wp

Les bonbons M&Ms et les chewing-gums Hollywood de la marque Mars Incorporated qui les commercialise seraient peut-être éventuellement potentiellement cancérigènes ! La cause ? La présence d’E171, autrement dit du dioxyde de titane.

Lors de son passage dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin le 17 mars dernier sur la chaîne BFM TV/RMC, l’eurodéputé, représentant le mouvement écologique français, venu avec un paquet de chacune de ces confiseries a déclaré : « On voit comment l’agro-industrie, l’agrochimie, est en train de prendre le pouvoir. Les citoyens ne sont informés de rien et se retrouvent menacés, y compris dans leur santé. […] Là-dedans, on ne le voit pas marqué, c’est tout petit, il y a marqué E171. Ce sont des nanoparticules. Aujourd’hui pour rendre ça plus blanc, plus brillant, on ajoute, Mars a rajouté, ce produit. […] Aucune étude sanitaire, aucune étude sur les conséquences sur l’absorption. […] Les seules études, faites par des laboratoires français, suisses et américains, ont montré jusqu’à présent qu’il y avait des risques de cancer car ces nanoparticules, aujourd’hui, ça a des conséquences graves. » Puis, il conclut : « Vous n’avez pas besoin de bouffer cette merde. Boycottez ! »

Sachant que ce député est réputé pour ses attaques musclées, voire très violentes, tout au long de son parcours politique, que penser de cette déclaration ? Sachant qu’aucune preuve concrète de sa part n’a été également apportée ; pas de chiffres à l’appui, ni de rapport pouvant attester ses dires, pouvons-nous prendre cette sonnette d’alarme qu’il a tirée au sérieux ?

Se mettre au vert_chewing-gums_wp

Souhaitons en tout cas que ce député n’ait pas envie de renouveler ses agissements brutaux en se trompant de lieu et en mettant le feu aux studios de Hollywood, sinon adieu le septième art !

Enfin, si nous suivons et poussons ce raisonnement afin de prendre soin de notre santé, nous ne mangeons ni viande bovine à cause de la maladie de la vache folle, ni lapin à cause de la myxomatose, ni volaille à cause de la grippe aviaire, ni porc à cause des nombreux types de maladie qui peuvent être transmis à l’homme, ni poisson à cause de la pollution des eaux, ni fruits et légumes à cause des nappes phréatiques qui sont de même polluées et du rejet des fumées toxiques des usines sur le sol ainsi que des engrais, pesticides et autres, qui sont projetés sur les cultures, et nous ne buvons plus d’eau non plus pour les mêmes raisons en matière de pollution… En résumé, nous devenons pires que des anorexiques, nous mourrons !

À boire et à manger !

À boire et à manger_anorexie_wp

La France rejoindra la Belgique, l’Israël et l’Espagne, lesquels ont déjà pris des mesures judiciaires pour combattre le grave problème de l’anorexie chez les mannequins, à condition qu’elle légifère les deux amendements au projet de loi santé de Marisol Touraine qui ont été déposés à l’Assemblée nationale le 16 mars dernier par le député Olivier Véran, également neurologue au CHU de Grenoble. Ces deux amendements visent à interdire le recours aux mannequins trop maigres ainsi que l’apologie de l’anorexie.

Le premier amendement propose ainsi une modification du code du travail obligeant les agences de mannequins à attester de l’IMC, Indice de Masse Corporelle, de leurs modèles par un certificat médical. Les agences qui ne respecteraient pas cette règle se verraient encourir une amende allant jusqu’à 75 000 euros assortie d’une peine de six mois d’emprisonnement. Le député a déclaré : « cette valeur d’IMC n’est pas encore déterminée. Elle devra faire l’objet de débats. Je propose que la Haute autorité de santé se prononce à son sujet […] En France, on considère que l’on est maigre en dessous de 18,5. L’OMS retient un indice en dessous de 18 pour commencer à parler de dénutrition. En dessous de 17, c’est une dénutrition sévère. En dessous de 16, c’est considéré comme un état de famine. »

Le second amendement, déposé conjointement avec la délégation représentant les droits des femmes, souhaite établir un « délit de valorisation de maigreur excessive » ; il consiste à interdire les sites internet faisant « l’apologie de l’anorexie », ceux notamment qui expliquent aux jeunes adolescentes de 12-13 ans qu’un écart de 15 centimètres entre les jambes serait l’idéal pour être belle, en référence à la mode du thigh gap. Le député a de même déclaré : « vouloir faire rentrer des mannequins d’1,80 m dans des vêtements taille 34, ce n’est pas normal. » Il a également mentionné que l’anorexie mentale touche entre 30 000 et 40 000 personnes en France, dont 90% étaient des adolescents, en soulignant que « l’impact social de cette image que véhicule la mode, où des femmes doivent être maigres à un niveau pathologique pour être belles et défiler, est très fort. » Le député a aussi rappelé la première tentative en 2008 de Roselyne Bachelot, ministre de la santé de l’époque, avec sa création d’une charte sur l’image du corps.

Il ne reste plus maintenant qu’à attendre le dénouement de cette seconde tentative, 7 ans après la première, en espérant que, cette fois-ci, il n’est pas l’effet d’un coup d’épée dans l’eau afin qu’en France le réel problème de l’anorexie soit enfin pris au sérieux.

Journée Internationale de la Femme

Journée Internationale de la Femme

L’Organisation Mondiale de la Santé vient de publier son rapport sur la violence faite aux femmes dans le monde de la part de leur partenaire intime ou d’autres personnes. Ce chiffre s’élève à 30%. Et ce rapport ne concerne que les femmes.

Ce rapport, établi en partenariat avec le Conseil sud-africain de la recherche médicale et de la London School of Hygiene & Tropical Medecine, se base sur des estimations régionales et mondiales.

Les femmes agressées par un partenaire intime :
– 37,7% en Asie du sud-est,
– 37% en Méditerranée orientale et
– 36,6% en Afrique.

Les femmes victimes de violence sexuelle effectuée par d’autres que le partenaire :
– 45,6% en Afrique,
– 40,2% en Asie du sud-est,
– 36,1% en Amérique,
– 32,7% dans des pays à revenu élevé,
– 27,9% en Pacifique occidental et
– 27,2% en Europe.

Ce rapport montre également, à l’échelle mondiale, que 38% des femmes assassinées ont succombé à la violence de leur partenaire intime, ainsi que le risque de contracter des maladies vénériennes, telles que la syphilis, la chlamydiose ou la gonorrhée, est 1,5 fois plus chez les femmes victimes de violences sexuelles, et les conséquences de l’abus d’alcool, dont 2 fois plus de femmes sont violentées que les autres et la probabilité de donner naissance à un nourrisson en insuffisance pondérale est de 16% en plus.

L’Organisation Mondiale de la Santé commencera fin juin son travail de lutte contre ces violences, en partenariat avec notamment des ONG. Selon le Docteur Chan, directeur de l’OMS : « Il s’agit bien là d’un problème mondial de santé publique d’ampleur épidémique. »

Alors, aujourd’hui, 8 mars, en cette Journée Internationale dédiée à la Femme, ayons une pensée pour toutes ces femmes dans le monde, qui vivent cette journée, comme toutes les autres, dans la peur, l’isolement, le désarroi et la souffrance.

Une école qui devrait réviser sa copie… Surtout moi !

Une école qui devrait réviser sa copie_Surtout moi_wp

Suite à mon article de 5 mars dernier, j’ai reçu un commentaire que j’ai pris, et cela à juste tire, de plein fouet ! Les propos tenus dans ce commentaire ses sont révélés être plus censés et davantage empreints de sagesse que les miens exprimés dans cet article !

Dans cet article, donc, au sujet de l’affaire de ce garçon de 7 ans qui a été exclu de l’école privée de Notre-Dame-du-Petit-Bourg, aux Herbiers, en Vendée, j’ai fait preuve d’un grand manquement d’impartialité, puisque je n’ai retranscrit que les déclarations d’une seule partie concernée sur les deux, les parents.

Mais qu’en est-il de l’autre version, celle du directeur de l’école, Cédric Pasquiet, qui, lui, a pris le parti de ne pas s’étaler dans la presse ?

Comment pouvons-nous, équitablement, forger notre opinion sans connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire ?

Mais, surtout, qui suis-je pour me permettre de tirer sur l’ambulance ? Mon esprit s’est-il égaré pour relayer si bêtement un fait relaté dans la presse qui ne donne que sa version de l’histoire ? Me suis-je laissée, comme beaucoup, aveugler par le fait que l’affaire concerne un enfant ? Si le sujet en question avait été un adulte, aurait-il autant défrayé la chronique ? Ma perception aurait-elle été si différente, qu’elle aurait été finalement plus loyale ?

Or, cette affaire est désormais entre les mains de la Justice qui, elle, entendra les deux versions complètes et prendra sa décision en faveur de la vérité.

En conclusion, je tiens, le plus sincèrement qui soit, à présenter des excuses à propos de ce manque inqualifiable de discernement dont j’ai fait preuve. Et si ce sacré Charlemagne avait pris connaissance de mon article, il ne se serait pas retourné un certain nombre de fois dans sa tombe, il en serait sorti pour me dire en face : « C’est toi, la honte ! »

Une école qui devrait réviser sa copie !

Une école qui devrait réviser sa copie

Un petit garçon de 7 ans, victime de harcèlement scolaire, a été renvoyé définitivement de son école.

Alors que ce garçonnet subissait depuis plusieurs mois les coups, les insultes, les bousculades et les humiliations, le directeur, Cédric Pasquiet, de l’école privée de Notre-Dame-du-Petit-Bourg, aux Herbiers en Vendée, l’a exclu de manière catégorique de son établissement en ne donnant comme seule explication aux parents de ce dernier qu’une prétendue « rupture de confiance » entre la famille et l’école. Les parents estimant ne pas avoir été entendus par la direction ont décidé de porter l’affaire en justice.

Les parents affirment n’avoir jamais reçu de plainte de la part des enseignants ou des parents d’élèves concernant le comportement de leur fils. En revanche, ils avaient alerté à maintes reprises l’équipe pédagogique de ce harcèlement depuis le début de la rentrée scolaire. En janvier, le petit garçon a reçu deux coups violents sur la tête et s’est effondré en pleurs dans la cour, ce qui fut l’humiliation de trop. Il trouva alors le courage de raconter à ses parents ce qu’il subissait. Les parents ont de suite réagi en sollicitant un entretien avec le directeur de l’école qui n’a pas donné suite. Mais, afin qu’ils soient écoutés par le directeur, ils ont dû lui envoyer un courrier en recommandé. Suite à quoi, le directeur a daigné les recevoir. Or, l’entretien fut de courte durée, puisque l’annonce de l’exclusion irrévocable de cet élève de CE1 s’est déroulée au cours de cette unique entrevue sans aucune explication. Le papa a déclaré au journal Ouest France : « Ça n’a duré que quelques minutes. On m’a dit que la confiance était irrémédiablement rompue et que mon fils était radié. » Concernant le manque d’explication, le papa poursuivit : « Je l’ai demandé trois fois, mais le directeur n’a cessé de me répéter que l’entretien était terminé. Un vrai tribunal sans plaidoirie. »

Une décision que les parents ont qualifiée comme inadmissible. Sachant qu’un renvoi doit suivre une procédure bien précise. Les parents doivent dans un premier temps en être informés par des courriers, dans un second temps, par des convocations et enfin, être reçus dans une réunion en présence de l’équipe pédagogique et du médecin scolaire. La raison doit être surtout justifiée !

Bien qu’aujourd’hui l’enfant soit scolarisé dans une autre école, les parents ont fait appel à une avocate et ancienne enseignante, dont celle-ci envisagerait même de demander un dédommagement dans le cadre d’une procédure civile selon le « choc psychologique subi par l’enfant et sa famille. »

La radio Europe 1 a informé que « la gravité de cette situation a poussé d’autres parents, qui manquent désormais de confiance envers l’école, à retirer leurs enfants de Notre-Dame-du-Petit-Bourg et la direction a refusé de répondre à leurs questions. »

Quant à la direction diocésaine de l’enseignement catholique, celle-ci affirme qu’il s’agit là de « la responsabilité du directeur de l’école. »

Le papa du petit garçon a fait une dernière déclaration au quotidien sur l’état actuel de son fils : « Il va déjà mieux. Mais il a très mal vécu ces événements : il a d’abord été rejeté par ses camarades, puis par les adultes. Et pendant tout ce temps, personne, à aucun moment, ne nous a demandé comment allait notre fils. »

Enfin, en référence à l’extrait de la chanson « Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ? C’est ce sacré Charlemagne ! », bien que nous sachions que ce n’est pas lui, à la lecture d’un tel fait, le pauvre Charlemagne pourrait se retourner un certain nombre de fois dans sa tombe ! Quelle honte !

Terrible bilan sur les violences sexuelles en France !

Terrible bilan sur les violences sexuelles en France_wp

L’association Mémoire traumatique et victimologie, soutenue par l’Unicef a établi un récent rapport sur les violences sexuelles en France, un rapport qui dévoile les conséquences de ces maltraitances subies dans l’enfance à l’âge adulte.

Environ 1214 victimes âgées de 15 à 72 ans, dont 95% de femmes, ont été interrogées sur la nature des violences subies, leur prise en charge judiciaire et médicale.

Le rapport fait état d’1 femme sur 5 et d’1 homme sur 14 victimes de violences sexuelles, mettant en premier plan les enfants, dont 1 sur 2 avant l’âge de 11 ans, et leur agresseur à 94% des proches, dont 1 sur 2 des membres de la famille.

Il révèle les terribles répercussions psychologiques engendrées par de telles violences. 76% des victimes ont avoué avoir eu des pensées suicidaires, parmi elles, 42% sont déjà passés à l’acte et ce chiffre s’élève à 50% dans le cas de viol incestueux. Il mentionne que les hommes sont plus nombreux à mettre fin à leurs jours. 65% des victimes ont affirmé que les conséquences lourdes avaient eu un fort impact sur leur vie familiale, affective et évidemment sexuelle. Et ces pourcentages atteignent 80% lorsqu’il s’agit des violences conjugales et 83% concernant les viols incestueux.

Le rapport livre également la difficulté des victimes à évoquer ces violences et le silence dans lequel elles se murent ; 44% se sentent exclues et 56% se sont tues au moment des faits, ainsi qu’un sentiment d’injustice vis-à-vis de la police et de la justice qui, dans 70% des cas, ne leur reconnaissent pas le statut de victime. Seulement 31% d’entre elles ont porté plainte. Il indique de même ce qu’il advient de leur santé mentale. 95% des victimes souffrent d’une perte d’estime de soi, des troubles du sommeil, et parfois même des addictions à l’alcool, à la drogue ou au tabac, dont 20% d’entre elles ont déclaré avoir été accompagnées rapidement après ces violences.

Pour l’association, ces résultats sont inadmissibles et montrent : « une situation d’urgence sanitaire et sociale […] Il est donc urgent que les pouvoirs publics mettent en œuvre les moyens nécessaires pour protéger, accompagner et soigner efficacement toutes les victimes de violences sexuelles afin d’enrayer le cycle infernal des violences »

Adieu grasse matinée !

Adieu grasse matinée

Une récente étude menée durant 9 ans par des spécialistes du sommeil de l’Université de Cambridge, en Angleterre, atteste que dormir trop peut augmenter considérablement les risques d’AVC et plus particulièrement chez les femmes.

Les chercheurs ont observé les conséquences d’un sommeil de 8 heures et plus par nuit chez les personnes accoutumées à dormir quelques heures et chez celles qui dormaient les heures requises de manière constante.

Ainsi, pendant 9 ans, les chercheurs ont surveillé 10 000 hommes et femmes, âgés de 42 à 81 ans, habitants du comté de Norfolfk, constituant la partie septentrionale de la région d’Est-Anglie, en leur demandant au début de l’expérience leur quota moyen de sommeil et en renouvelant cette demande tous les 4 ans. Ils ont alors constaté qu’au cours de cette période les 346 personnes victimes d’un AVC faisaient partie de celles qui dormaient le plus, notamment chez les plus de 63 ans et les femmes ; dans ⅓ des cas, chez les Britanniques effectuant de nuits courtes en s’octroyant de temps à autre un repos de plus de 8 heures, les risques d’AVC mortelle étaient multipliés par 4 et chez ceux dormant entre 8 heures et 9 heures de façon hebdomadaire, ce risque était deux fois plus présent.

Afin renforcer ce résultat, les chercheurs ont étendu leur étude en collectant les données sur le sommeil et la santé de plus de 500 000 personnes à travers 7 pays et sont parvenus à la même conclusion. Malgré cette constatation spectaculaire, il reste à établir le lien et déterminer si le sommeil excessif est un facteur à risque ou un indicateur d’une maladie en évolution, comme l’a déclaré l’un des chercheurs, le professeur Kay-Tee Khaw : « Nous devons comprendre les raisons de ce lien entre le sommeil et les risques d’AVC. Que se passe-t-il dans le corps qui explique ce lien ? En poursuivant nos recherches, nous découvrirons peut-être que dormir trop est un signe avant-coureur d’un risque accru de faire une attaque, surtout chez les personnes âgées. »

Selon le Docteur Neil Stanley, expert en sommeil, interrogé par le Daily Mail, la régularité du sommeil est la clé et s’accorde avec l’un des points de l’étude en affirmant que de trop longues nuits effectuées par des personnes qui sont habituées à dormir peu s’avèrent plus néfastes que bénéfiques. Il conseille alors de trouver son rythme et de s’en tenir en dormant en moyenne le même nombre d’heures tous les jours, week-end compris.

Adieu, donc, belle grasse matinée et le temps passé à se prélasser bien au chaud au lit sous une couette douillette !

« Vivre ensemble »

Vivre ensemble_wp

Après les attentats de Paris, de Copenhague et autres violences terroristes, sur l’initiative du ministre de l’Éducation belge, Madame Joëlle Milquet, en partenariat avec différents acteurs de la société civile et des médias, un grand débat est ouvert jusqu’aux vacances de Pâques dans les établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le thème de la tolérance et le « vivre ensemble ». RTL a répondu présente à l’appel, par l’intermédiaire de ses journalistes et technicien(ne)s ou journalistes et managers, pour intervenir dans ces différents établissements et animer ce débat.

D’ailleurs, ce vendredi 27 février dans une école secondaire de Huy, le journaliste et présentateur Olivier Shoonejans et le directeur financier de RTL Belgium, Didier Wagener, ont répondu aux questions d’un grand groupe d’élèves. La directrice de l’établissement, Madame Dominique Duchenne a déclaré dans le RTL INFO de 13 heures : « Ils se sentent concernés par l’actualité. Nous sommes, en province de Liège, très attentifs à tout ce qui concerne la tolérance, la citoyenneté et la multiculturalité. Depuis le début de l’année, nous sommes investis dans plusieurs projets sur le thème de la multiculturalité. Nous nous sommes rendu compte que les élèves étaient très perturbés par les attentats. Nous voulons les soutenir lorsqu’ils sont interpellés par des aspects plus spécifiques de l’actualité. »

Parmi les acteurs de la société civile, qui se sont associés à cette action, l’association des journalistes professionnels, qui depuis 15 ans intervient déjà dans les écoles avec l’opération « Journaliste en classe », se propose de venir expliquer aux élèves les concepts de la liberté d’opinion et de presse.

Madame Joëlle Milquet a expliqué : « L’objectif est d’outiller les enseignants par rapport à des débats très sensibles. »

Et le directeur de la communication de RTL, Jean-jacques Deleeuw, a affirmé : « Notre volonté n’est pas de donner des conférences, mais de laisser une grande place au débat sur le rôle des médias. »

Très belle initiative de la part de nos voisins francophones ! Pourquoi ne pas inviter notre ministre de l’Éducation à lancer ce même débat dans les établissements scolaires de notre hexagone ? Et pourquoi pas, aussi, proposer à nos directeurs d’écoles en poste de convier leur presse locale à venir intervenir dans leur établissement afin de renseigner les élèves sur le vrai métier de journaliste et débattre ainsi du « vivre ensemble » ?