Le « binge drinking »

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Une pratique qui tend de plus en plus à se répandre, particulièrement populaire chez les moins de 30 ans, le « binge drinking ». Cette tendance inquiète sérieusement les médecins en raison de ses conséquences très nocives pour la santé à court comme à long terme.

Le « binge drinking » ou « biture express » consiste à ingurgiter en un temps record de très grandes quantités d’alcool. Ce phénomène, notamment courant aux États-Unis dans les fêtes estudiantines, est arrivé en force chez nous. En cause, les happy hours qui se sont développées à vitesse grand V en France. Il y a d’ailleurs plus de 5 ans de cela, avant de partir en Angleterre, la happy hour ne se pratiquait que dans peu de bars. À mon retour, récemment donc, je fus surprise de constater que les cafés, bars, brasseries ou même les restaurants l’autorisaient dans mon coin.

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Au regard des prix réduits sur les boissons proposés par ces établissements durant une période de 2 heures, généralement, avant que les prix ne reviennent à la normale, cette jeune génération en profite pour consommer à des doses non raisonnables de l’alcool. À noter toutefois que cette baisse des prix concerne toutes les boissons, par conséquent y  compris les boissons sans alcool.

Des scientifiques de l’Université de Missouri à Columbia ont prouvé que de pratiquer, ne serait-ce qu’une seule fois, le « binge drinking » avait une influence sur le sommeil. Après avoir soumis des souris à des séries de « binge drinking », ils ont noté que dès la première fois cette consommation excessive et rapide de l’alcool perturbait le cycle du sommeil ; les souris restaient éveillées plus longtemps et dormaient moins. Pire, cette pratique peut mener à l’alcoolisme. « Si vous consommez de l’alcool en excès très vite, le lendemain, vous ressentirez un manque de sommeil et vous allez avoir besoin de boire encore plus d’alcool pour parvenir à dormir », a ainsi précisé le Professeur et Directeur de recherche, Mahesh Thakkar, auteur de l’étude.

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Le sommeil n’est pas le seul à subir des conséquences désastreuses. Le foie, le cerveau et nombreux autres organes sont également concernés.

Enfin, selon un rapport de Santé publique France, 14 % des 15-24 ans sont coutumiers du « binge drinking ».

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Le régime sans gluten peut causer des carences et des problèmes de santé

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Selon une enquête de 2016 de 60 Millions de Consommateurs, le régime sans gluten sans suivi peut entraîner des carences et des problèmes de santé, car les produits sans gluten contiennent plus de gras, de sucres et d’additifs que les produits dits conventionnels.

Ainsi plus caloriques, plus riches en additifs, plus pauvres en protéines, les aliments sans gluten ne devraient concerner que par les personnes atteintes de la maladie cœliaque et avec un suivi médical.

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La maladie cœliaque, appelée aussi intolérance au gluten, est une affection chronique de l’intestin grêle, une maladie auto-immune, c’est-à-dire une maladie causée par le système immunitaire qui se retourne contre l’organisme. Un fragment de gluten provoque alors la destruction des villosités (assemblage de poils couchés, membraneux et mous ; petites rugosités ou saillies couvrant certaines surfaces et leur donnant une apparence velue) de l’intestin grêle ; celles-ci étant indispensables à la digestion. Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique, une des vitamines essentielles pour l’Homme. Sur les 600 000 malades estimés en France, seuls 10 à 20 % seraient diagnostiqués en raison des symptômes peu caractéristiques et variables qui apparaissent progressivement au cours des années, tels que les aphtes, constipations, diarrhées, fatigue, etc.

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Cependant un effet de mode de ce type de régime est apparu, il y a quelques années, et a permis une forte croissance du marché sans gluten. Et ce régime pour les personnes non concernées n’est pas forcément meilleur pour la santé, au contraire.

Ce sont certaines personnalités du show business et des sportifs, pour perdre du poids, améliorer leurs performances et/ou leur état de santé, qui ont amené cette déferlante de la mode du régime sans gluten. C’est ainsi que dans les pays occidentaux, les ventes des produits gluten free ont explosé. En France, c’est plus de 5 millions de personnes qui ont adopté aujourd’hui des produits sans gluten. Leurs ventes en grande surface ne cessent d’augmenter ; + 29 % en 2012 et + 42 % en 2014, d’après la société d’études de marché Iri France, laquelle prévoit d’ailleurs pour 2018 une croissance du chiffre d’affaire de ces produits de 61 % au rayon sucré et de 3,1 % au rayon salé.

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Patricia Gurviez, professeur de marketing et comportement des consommateurs à Agro-ParisTech, a déclaré auprès de 60 Millions de consommateurs : « Les industriels ont été à la remorque des consommateurs, qui, les premiers, ont souhaité manger sans gluten, dans le sillage de la tendance à l’alimentation saine et naturelle ».

Quant à Claude Fischler, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS et auteur du livre les Alimentations particulières aux éditions Odile Jacob, 2013, il a précisé à 60 Millions de consommateurs : « La diabolisation du gluten connaît un écho considérable, car elle apparaît dans un contexte de défiance de l’alimentation en général », en réponse au fait que le gluten a été accusé de nombreux maux auparavant, à coup de livres et de discours à succès.

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Une publication datant de 2015 de PubMed.gov – US National Library of Medicine National Institutes of Health du National Center for Biotechnology Information (NCBI), institut national américain pour l’information biologique moléculaire, a expliqué : « Les régimes sans gluten ont gagné en popularité auprès du public à un rythme plus élevé que prévu en raison de la prévalence de troubles liés au gluten tels que la maladie cœliaque, la sensibilité au gluten non-ciliaire et l’allergie au blé. Cet article passe en revue les troubles liés au gluten, les indications d’un régime sans gluten et les avantages possibles pour la santé du gluten. Malgré les allégations de santé pour une alimentation sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient la perte de poids avec un régime sans gluten ou suggère que la population générale ait avantage à éviter le gluten ».

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Une autre étude de 2017, relative à l’analyse du contenu nutritionnel des pâtes, pizzas, de la farine et du pain sans gluten, a révélé que leur apport en protéines est de 3 fois moins que leur équivalent traditionnel et qu’ils contenaient significativement plus de sucres, et dans le cas du pain, plus de lipides. La même année, dans le British Journal of Nursing, un article a évoqué que le régime sans gluten lorsqu’il n’est pas accompagné d’un suivi par un professionnel de santé a « un effet très restrictif qui affecte inutilement la balance nutritionnelle […] Les individus non cœliaques qui s’initient à un régime sans gluten peuvent ne pas avoir les connaissances nutritionnelles nécessaires pour compenser les déséquilibres nutritionnels potentiellement dommageables ». Cet article renforce le résultat d’une étude qui a été publié en 2015 également dans le British Journal of Nursing, étude relatant que le régime sans gluten peut engendrer des carences en fibres, en fer, en zinc ou encore en vitamine B. De la même façon, supprimer le gluten sans suivi médical chez les enfants « peut entraîner des déficits nutritionnels, de la constipation, un diagnostic manqué de maladie cœliaque et un gain de poids indésirable », a-t-il été aussi informé dans le British Journal of Nursing.

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Le régime sans gluten est par conséquent bénéfique pour les personnes touchées par la maladie cœliaque et suivies médicalement afin d’éviter les carences, mais s’avère nocif pour les individus le pratiquant par choix ou mode de vie sans informations soutenues.

Enfin, la nourriture sans gluten perdant en élasticité et devenant plus sèche, les recettes intègrent des additifs et épaississants, non contenus dans leurs versions originelles, afin de conserver une texture agréable.

Dirofilaria repens

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Le Dirofilaria repens est un nématode filarien (ver parasite) transmis par les moustiques qui affecte les chiens, les chats, les loups, les coyotes, les renards, les lions de mer, les rats musqués, mais pas qu’eux…

Une jeune femme russe âgée 32 ans en a fait l’amère expérience. Sa mésaventure a été rapportée ce 21 juin dans la revue médicale américaine The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE.

Âme sensible, accrochez-vous !

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Cette jeune russe a d’abord remarqué une petite bosse sous son œil gauche. Elle pensait qu’il s’agissait d’un bouton. 5 jours passés, celle-ci avait disparu. Mais des petites bosses apparurent au-dessus de l’une de ses paupières. 10 jours plus tard, les trois-quarts de sa lèvre supérieure avait plus que doublé de volume. Elle ressentit alors une démangeaison et une brûlure. Soucieuse de son état, elle décida de consulter un médecin. L’examen fini, le résultat fut prononcé : un ver ! Le Dirofilaria repens, ce ver parasite long et fin qui pénètre ainsi sous la peau par les piqûres de moustiques.

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Vladimir Kartashev, professeur de médecine, pratiqua une simple incision afin de retirer le ver de son visage. « Ça ne m’a pas pris plus de 15 minutes », a-t-il précisé dans la revue médicale américaine. Plus d’écœurement et de peur que de mal, la jeune femme s’est vite rétablie et n’a aucune séquelle, si ce n’est peut-être que psychologique…

Une nouvelle thérapie génique contre la bêta-thalassémie

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La bêta-thalassémie ou thalassémie bêta est une maladie génétique de l’hémoglobine, substance contenue dans les globules rouges du sang permettant de véhiculer l’oxygène dans l’organisme. Elle est d’une sévérité variable ; certaines formes n’entraînent aucun symptôme alors que d’autres mettent la vie en danger. Elles sont même létales si elles ne sont pas traitées

Les bêta-thalassémies dites majeures et intermédiaires se caractérisent par une anémie, manque de globules rouges et d’hémoglobine dans le sang. Cette maladie se manifeste par une pâleur, une propension à se fatiguer, parfois des vertiges et des essoufflements. L’anémie peut s’accompagner de complications diverses : des problèmes de croissance, déformations osseuses, etc. Selon la gravité de l’anémie, les premiers signes apparaissent à la petite enfance, entre 6 et 12 mois ou plus tard. Dans ces formes-ci, des transfusions sanguines régulières systématiques sont nécessaires afin de permettre une croissance et une activité normales.

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La bêta-thalassémie est donc due à une anomalie de l’hémoglobine qui est une protéine incluse dans les globules rouges circulant dans le sang. L’hémoglobine sert à transporter l’oxygène inspiré dans les poumons et de le redistribuer à tout l’organisme. Elle est par conséquent une protéine indispensable à la vie. Elle est formée de 4 « briques », appelées chaînes, assemblées entre elles ; 2 briques de type alpha et 2 autres de types bêta. Dans le cas de cette maladie, les chaînes bêta sont produites en quantité insuffisante ou nulle. Ce qui provoque une production incomplète d’hémoglobine globale. La fabrication des chaînes bêta est commandée par le gène « bêta globine » localisé sur le chromosome 11. C’est donc l’altération ou mutation de ce gène qui est responsable de la maladie. Environ 200 mutations différentes de ce gène sont responsables de thalassémie.

Comme toute maladie génétique, la bêta-thalassémie n’est pas contagieuse. Elle atteint surtout les personnes du pourtour méditerranéen (Corse, Italie, Sardaigne, Sicile, Grèce, Afrique du Nord), du Moyen-Orient, d’Asie (Chine, Inde, Viêt Nam, Thaïlande et d’Afrique noire) et touche autant les femmes que les hommes.

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Sa prévalence globale, nombre de cas dans une population donnée à un moment précis, n’est pas spécifiquement connue étant donné qu’elle varie énormément selon les régions du monde. 100 000 cas d’enfants par an sont estimés dans le monde naissant avec une forme grave de bêta-thalassémie et 10 000 malades vivant en Europe et en Amérique du Nord. En France, 350 personnes environ sont atteintes de formes sévères, dont près de 70 % sont des formes majeures. Ce qui correspond à une prééminence d’environ 1/200 000. Les malades sont pour la plupart originaires d’Italie et d’Afrique du Nord.

Pour permettre alors à des individus atteints de cette maladie de se passer partiellement ou complètement des transfusions sanguines systématiques, une nouvelle méthode de thérapie génétique a été mise au point.

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Ces premiers résultats, concernant 22 patients d’une étude internationale, ont été publiés le 18 avril 2018 dans la prestigieuse revue The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE. Ces travaux ont été réalisés par l’Institut de recherche et de soins innovants des maladies génétiques imagine et l’Hôpital Necker à Paris, en collaboration avec une entreprise de biotechnologies bluebirdbio dans le Massachusetts aux États-Unis.

Les seuls traitements actuels existant sont les allogreffes de moelle saine par un donneur compatible. Mais, la plupart des malades subissent des transfusions sanguines régulières pour lutter contre l’accumulation du fer dans le sang en prenant un traitement chélateur du fer, toxique pour l’organisme.

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En 2010, Marina Cavazzana-Calvo, chercheuse et professeure, à l’origine des travaux de 2018, a publié le cas d’un patient atteint de bêta-thalassémie sévère, lequel a pu depuis se passer de ses transfusions grâce à l’utilisation d’une thérapie génétique.

La méthode consiste à prélever les cellules souches de la moelle osseuse du patient pour être corrigées en laboratoire par ce qui est appelé un « vecteur », étant un virus modifié afin qu’il insère non pas son ADN viral, mais un ADN choisi, dans ce cas-ci le gène « bêta globine ». Bien qu’il ne s’agisse de la technologie CRISPR/Cas9, qui fait grand bruit depuis quelques années, le principe de ce vecteur est similaire. Le patient subit par la suite un traitement pour supprimer sa moelle osseuse malade, ses cellules souches modifiées par le vecteur lui sont ensuite réinjectées. « On fait de l’addition de gène, pour remplacer celui qui fait défaut, grâce à une sorte de cheval de Troie qui va amener l’ADN thérapeutique », a précisé le Pr Philippe Leboulch, l’un des chercheurs ayant aussi participé aux travaux.

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Afin alors de tester l’efficacité et la tolérance d’un vecteur similaire, appelé LentiGlobin, produit par l’entreprise américaine bluebirdbio, les travaux ont été réalisés à plus grande échelle en France et aux États-Unis sur 22 individus souffrant de cette maladie.

3 ans après le traitement, 15 patients sur 22 n’ont plus du tout besoin de transfusions. « Aucun ne fait de complication. Il n’y a aucun effet secondaire », a indiqué le Pr Cavazzana-Calvo. Les 9 patients atteints de la forme la plus sévère de la maladie ont vu leurs besoins de transfusions réduits de 73 %, 3 d’entre eux n’en ayant absolument plus besoin. Quant aux 13 autres patients, atteints de la forme la plus courante et de variations diverses, 12 d’entre eux n’en avaient plus non plus besoin après le traitement au terme des 3 ans de suivi sur les 15 ans minimum prévus au total.

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« Ces résultats sont d’une grande importance », a souligné la revue The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE. « Les résultats […] sont incroyablement prometteurs », a déclaré, sur le site de Science Media Center, Darren Griffin, professeur de génétique à l’Université du Kent à la découverte de ces travaux. Il les a aussi qualifiés d’ « avancée significative », en particulier pour la « qualité de vie des patients », fortement améliorée par l’interruption des transfusions sanguines. Une patiente de 20 ans traitée à Paris, d’origine thaïlandaise, a parlé de sa « deuxième vie ». « Le traitement était dur, en milieu stérile pendant deux mois. Je ne pouvais pas manger par la bouche. C’était très long de ne pas pouvoir sortir. Mais maintenant tout est normal dans ma santé. Je mange de tout, je fais du sport, j’étudie. Enlever les transfusions de ma vie m’a beaucoup soulagée », a-t-elle ainsi témoigné auprès de l’AFP.

Strasbourg : Naomi Musenga, 22 ans, décède à cause d’une mauvaise prise en charge par le SAMU

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Les faits remontent au 27 décembre 2017 et n’ont été dévoilés que le 8 mai dernier. Cette affaire dont vous avez certainement dû en entendre parler a eu ainsi de nombreux échos dans la presse.

Révélée à l’origine par l’hebdomadaire alsacien Heb’di, le magazine Sciences et Avenir en collaboration avec l’AFP y a également consacré un article que je vous laisse découvrir.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a d’ailleurs déclaré sur son compte Twitter : « Je suis profondément indignée par les circonstances du décès de Naomi Musenga en décembre. Je tiens à assurer sa famille de mon entier soutien et demande une enquête de I’IGAS sur ces graves dysfonctionnements. Je m’engage à ce que sa famille obtienne toutes les informations. »

Il y a effectivement de quoi être indigné…

Le syndrome du choc toxique (SCT)

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Parler de ce qui nous concerne intimement, nous les femmes, de cette période mensuelle que nous traversons toutes, est devenu un sujet qui n’est plus tabou. Et pour cause. Cette maladie méconnue dont certains cas rares de femmes sont victimes, le syndrome du choc toxique (SCT) lié aux menstruations, qui depuis quelques temps déjà suscite un intérêt médiatique et sanitaire particulier.

Le syndrome du choc toxique est une infection rare et grave, provoquée par la sécrétion de toxines produites par des bactéries présentent naturellement dans notre organisme, notamment au niveau de la peau et de l’ensemble des muqueuses. Généralement sans danger, certaines de ces bactéries libèrent cependant un poison dans le sang appelé ainsi toxine ; les bactéries étant les plus souvent incriminées dans le SCT sont le streptocoque, le staphylocoque et le clostridium. Le SCT touche les individus n’ayant pas développé de défenses immunitaires contre la toxine que produit la bactérie concernée. Le SCT n’est donc pas essentiellement lié aux menstruations ; il peut apparaître suite à une blessure, une opération ou encore un traitement affaiblissant le système immunitaire, comme la chimiothérapie par exemple. Ces toxines très dangereuses s’infiltrent dans la circulation sanguine et atteignent les organes, notamment le foie, les reins ou les poumons.

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On appelle donc un « choc toxique » la réaction de l’organisme à la production de la toxine produite par la bactérie en cause. Face à cette « agression », l’organisme réagit de manière plus ou moins intense. La notion de « choc » implique un degré élevé de cette réaction qui entraîne alors un affaiblissement général des fonctions vitales.

Le syndrome du choc toxique lié aux règles est provoqué par le staphylocoque doré qui produit une toxine appelée TSST-1 et atteint les femmes rares n’ayant pas développé des défenses immunitaires contre cette toxine. Ce SCT est une pathologie fulgurante qui peut avoir des conséquences extrêmement graves, de l’amputation d’un membre inférieur, le plus souvent, à la mort. La mauvaise utilisation de tampons et des coupes menstruelles* en est la cause principale.

Le tampon hygiénique et la coupe menstruelle sont directement visés car ils favorisent la stagnation du sang dans le vagin. Ce qui peut provoquer la multiplication des bactéries et ainsi potentiellement la libération de la TSST-1.

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Selon le Dr Lina, biologiste médical au CHU de Lyon, « certaines femmes sont porteuses du staphylocoque doré, une bactérie qui n’est normalement pas dangereuse… mais porter un tampon de manière prolongée peut bloquer la bactérie au niveau du vagin. Alors, elle se multiplie et produit des toxines dangereuses ».

Enfin une nouvelle étude vient de révéler que la composition des tampons et des coupes menstruelles n’influait pas directement sur le risque du choc toxique lié aux règles, mais l’air contenu à l’intérieur.

Je vous invite alors à consulter l’article de Camille Gaubert « Les tampons bio et cups ne diminuent pas le risque de choc toxique » publié dans le magazine Sciences et Avenir qui vous en donne l’explication détaillée.

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*Coupe menstruelle ou coupelle menstruelle, appelée également cup, est un appareil de protection hygiénique féminine utilisé lors des menstruations. Formé ainsi d’une petite coupe en forme d’entonnoir aux bords arrondis se terminant en général par une petite tige, ce dispositif est le plus souvent composé de silicone médical. Placée à l’intérieur du vagin pour recueillir le sang, la coupe menstruelle se conserve jusqu’à 12 heurs en place, avant de devoir être vidée, rincée, puis réinsérée. Réutilisable durant plusieurs années, elle est perçue comme une alternative écologique aux protections hygiéniques classiques et jetables ; les tampons et serviettes.

La Grèce et le Pérou légalisent le cannabis à usage thérapeutique

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Le 1er mars 2018, le Parlement grec a légalisé la production de cannabis à usage médical et de produits pharmaceutiques dérivés. Le gouvernement avait déjà autorisé en 2017, sous conditions, l’importation de certains produits pharmaceutiques à base de cannabis ainsi que la culture du chanvre (Cannabis sativa) à des fins industrielles ; construction, textile, papeterie, alimentation, etc.

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Le projet de loi a été soutenu par les députés de la majorité, liant gauche radicale, droite souverainiste, et de l’opposition de centre gauche. L’opposition conservatrice néonazie et le parti communiste KKE ont voté contre. Le texte soumet la culture de cette plante et la fabrication de produits pharmaceutiques dérivés à des conditions strictes. Le cannabis à usage récréatif reste prohibé. De cette mesure, le pays attend des retombées en termes d’investissements, comme l’a déclaré Yannis Tsironis, ministre adjoint au développement agricole, auprès de l’AFP : « Cette réforme doit ouvrir la voie à des investissements grecs et étrangers ». Selon le gouvernement et des experts, le climat du pays est très propice à la culture du cannabis. Le chiffre d’affaires pouvant être généré par ces investissements « est estimé entre 1,5 et 2 milliards d’euros ». Il a été également précisé que des entreprises grecques, israéliennes et canadiennes seraient intéressées.

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Quant au Pérou, il est devenu le 5e pays d’Amérique latine à légaliser le cannabis à usage thérapeutique, ainsi après le Mexique, la Colombie, le Chili et l’Argentine, le 16 novembre 2017. Pedro Pablo Kuczynski, président de centre droit, élu en juillet 2016 sur promesse de « moderniser » ce pays andin, a notifié : « Le Pérou est en train de tourner plusieurs pages, d’avancer vers la modernité et ce texte est une page importante car il met fin à des préjugés et des mythes ».

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Ce projet de loi a suscité de longs débats avant sa promulgation. Les auteurs du texte ont toujours stipulé que la consommation du cannabis en tant que tel n’était pas envisagée, mais qu’il s’agissait uniquement d’extraire les composants médicinaux de cette plante en vue d’une utilisation dans le cadre de traitements anti-douleurs. Les usagers devront être inscrits sur un registre officiel après accord d’un médecin. Ce projet de loi avait été déjà proposé en février par le gouvernement à la demande d’un groupe de mères de famille dont les enfants étaient atteints de maladies sévères, notamment de cancer et d’épilepsie, et pour lesquels aucun médicament existant n’apaisait leurs douleurs. Ces mères avaient elles-mêmes développé une huile à base de marijuana et s’étaient retrouvées aux prises de la justice ; la consommation de cannabis étant interdite dans le pays. Le Pérou est le 2e producteur mondial de feuilles de coca, servant de base à la cocaïne, bien qu’il tente de combattre le narcotrafic.

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L’Uruguay est le pays qui a été le plus loin concernant le cannabis. En décembre 2013, il est le 1er pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation de cannabis. Le 1er octobre 2015, « deux licences de production et de distribution de cette substance » ont été attribuées par l’État à des entreprises locales, parmi les 22 candidates, avait déclaré M. Roballo, secrétaire de la présidence uruguayenne. Le gouvernement a ensuite travaillé avec les pharmacies pour « y mettre en place la distribution » du cannabis à usage récréatif, avait-il été précisé. Cette vente de cannabis en pharmacie est le 3e volet longtemps repoussé de cette loi pionnière de 2013 ; les deux premiers étant la culture de cannabis à titre personnel ou au sein d’un club ayant été déjà mis en pratique. M. Roballo avait rappelé : « L’esprit de la loi est de réguler la consommation afin de mettre en place une politique qui garantit la santé de la population, tout en prévenant la consommation abusive ou problématique, en sensibilisant la population aux conséquences de la consommation et en contribuant à la lutte contre le narcotrafic et le crime organisé ». L’achat en pharmacie est nominatif et limité à 40 g par mois et par usager. Depuis juillet, la marijuana à usage récréatif est vendue en pharmacie dans tout le pays.

« J’ai agrandi mon pénis avec des cellules souches »

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Alors que l’article d’hier abordait le thème du sexe et de l’amour dans la culture indienne de manière sérieuse, je vous propose aujourd’hui cet article publié en mars dernier dans le magazine Sciences et Avenir évoquant aussi ce sujet, mais de façon plus surprenante.

Ne trouvant les mots pour cet article, je vous convie simplement à en prendre lecture.

« J’ai agrandi mon pénis avec des cellules souches », intitulé de cet article, est l’ixième essai qu’a réalisé l’Américain Ben Greenfield, « un cobaye forcené », afin d’accroître le volume de son sexe et ses performances sexuelles.

Je ne sais pas trop ce que vous penserez de cet article, mais il semblerait que cet individu devrait peut-être expérimenter les consultations chez les psys…

Les personnes aux yeux bleus auraient plus de risque d’être alcooliques ?

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Selon des généticiens de l’Université du Vermont (États-Unis), la couleur de l’iris pourrait déterminer le niveau de dépendance à l’alcool. Et il semblerait que la couleur bleue des yeux ait un lien avec celui-ci. Leur étude a été publiée dans American Journal of Medical Genetics – Neuropsychiatric Genetics.

Pour arriver à ce résultat, les scientifiques ont examiné le profil génétique de plus de 1 200 personnes diagnostiquées alcooliques ou toxicomanes. Le constat de cette analyse a révélé que les individus aux yeux clairs (bleus, verts ou gris) avaient une tendance plus grande à devenir alcoolique que les individus aux yeux foncés. Et cette disposition serait encore plus flagrante chez les individus aux yeux bleus.

Arvis Sulovari, l’auteur principal de cette étude a expliqué : « Des résultats qui suggèrent une possibilité d’utiliser la couleur des yeux pour les diagnostics d’alcoolisme ».

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Quant au professeur en microbiologie, Dawei Li, il a toutefois précisé que des recherches plus approfondies devaient être menées afin d’en connaître la cause.

Les chercheurs ont ainsi constaté une interaction « statistiquement significative » entre les gènes qui donnent la couleur de yeux et ceux précédemment associés à l’alcoolisme ; un ensemble de gènes influençant l’effet d’autres gènes. La combinaison de plusieurs gènes qui caractérise les yeux clairs pourrait éventuellement expliquer cette vulnérabilité.

Cependant, cette étude est controversée, notamment par le Dr Bernard Basset, secrétaire général adjoint de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) qui s’est exprimé auprès du site de Santé Magazine : « On ne va pas prévenir les consommations d’alcool différemment selon la couleur des yeux, car il y a des facteurs plus importants qui entrent dans les habitudes de consommation d’alcool. […] Les véritables prédispositions à la dépendance à l’alcool se trouvent plutôt dans les inégalités sociales marquées et dans des facteurs psychologiques qui poussent certaines personnes à se réfugier dans l’alcool et le tabac ».

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Avis partagé par le Professeur François Paille, vice-président de la Fédération française d’addictologie, qui a déclaré auprès du même site : « Il faut se méfier des corrélations car statistiquement, si on prend 100 critères d’évaluation, on va mécaniquement trouver les liens avec quelque chose sans pour autant que cela ait un sens ».

Enfin, bien qu’il semble sensé de soutenir les points de vue de ces spécialistes français, ce n’est pourtant pas la première fois que la couleur des yeux est mise en lien avec l’alcool. Une étude de 2014 menée par des chercheurs de l’Université d’Atlanta avait établi que les individus aux yeux clairs supportaient mieux l’alcool que les individus aux yeux foncés.

Quoi qu’il en soit, l’alcoolisme est un fléau autant pour la personne touchée que pour ses proches et son entourage. Cette terrible addiction tue, détruit des familles, des couples… et ce que l’on est les yeux clairs ou foncés.

Vaut mieux dormir que courir !

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Dormir plus longtemps serait autant bénéfique pour la santé qu’une séance de sport.

Selon des spécialistes de la santé, une bonne nuit réparatrice de sommeil serait meilleure que de s’épuiser en pratiquant une activité sportive.

Le Docteur Guy Meadows, expert du sommeil chez Philips, a ainsi expliqué au magazine Cosmopolitan UK : « Dormir moins de 7 à 8 heures par nuit est lié au pourcentage de graisse élevé dans le corps. Les recherches suggèrent que les personnes qui atteignent en moyenne 6 heures de sommeil par nuit ont une probabilité de 27 % en plus d’être en surpoids. Celles qui atteignent en moyenne 5 heures par nuit ont une probabilité de 73 % en plus d’être en surpoids ». Un pourcentage qui augmenterait en dormant encore moins.

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En cause, deux hormones en particulier, comme l’a précisé le Docteur : « La ghréline qui régule notre appétit et ainsi la faim que nous ressentons, tandis que la leptine régule le sentiment de satiété, le signal pour arrêter de manger. Les recherches démontrent qu’après une nuit pauvre en sommeil, les taux de ghréline augmentent et ceux de leptine diminuent, signifiant que nous avons encore faim et non rassasié, d’où pourquoi nous avons tendance à manger plus ».

« La recherche suggère que le manque de sommeil nous incite à choisir des aliments plus caloriques. Les scientifiques de l’Université d’Uppsala en Suède ont démontré que les individus privés de sommeil sélectionnent des aliments qui sont en moyenne 9 % plus caloriques que lorsqu’ils sont dans un état reposé », a également spécifié le Docteur s’agissant des fringales nocturnes.

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Avis partagé par la nutritionniste Lily Soutter. Selon elle, le sommeil est aussi bon pour la santé que le sport. Ne pas dormir suffisamment conduirait à des séances de sport moins efficaces au risque de se blesser. De plus, ce manque de sommeil engendrerait du stress et après une longue journée de travail ou autres activités, le corps a besoin de repos pour se réparer.

« Les scientifiques ont analysé les niveaux de l’hormone du stress, le cortisol, sur des sujets privés de sommeil. Ils ont trouvé des niveaux élevés de cortisol après une nuit blanche, qui sont particulièrement hauts entre 4 et 9 heures du soir. Le niveau élevé de cortisol peut être le signal que la graisse s’emmagasine […] Pendant le sommeil, la réparation des tissus musculaires et des nouvelles cellules sont régénérées, par conséquent, la privation de sommeil est l’ennemie de la construction de cette masse musculaire importante », a souligné la nutritionniste.

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Sauf que…

Il y a toujours une exception qui confirme la règle, dit-on. Car je ne suis pas dans ce cas de figure. Je dors très peu, et ce depuis que je suis née. Mes heures de sommeil sont de 4 heures par nuit, occasionnellement de 6 heures en cas de grosse fatigue. Et pour 1 m 51, je ne pèse que 40 kilos. Je ne pense alors pas faire partie des personnes en surpoids ni avoir tendance à le devenir. Qui plus est, je n’ai jamais connu de fringales nocturnes, ni d’ailleurs diurnes. Je ne suis pas une grignoteuse et ne l’ai jamais été. C’est comme ça. Je mange toutes les 7 heures, donc 3 repas par jour. Mon organisme est réglé comme un métronome, qu’importe l’heure à laquelle je me lève ou me couche. Le seul inconvénient est bien évidemment que mes heures de repas ne sont pas à heure fixe.

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Ceci dit, j’admets que sur ce point la fée nature s’est bien penchée sur mon berceau en m’offrant un peu de sa poussière magique. J’ai la chance d’appartenir à la catégorie des personnes qui lorsqu’elles prennent du poids, notamment en période de fêtes, le perdent relativement assez vite.

Malgré tout, il est utile de suivre les conseils de ces spécialistes de la santé. Il vaut mieux dormir que courir ! Et pourquoi pas faire les deux !

Donc à vos couettes et vos galipettes !