Le féminisme à outrance

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Même les hommes n’ont jamais osé aller si loin pour affirmer leur masculinité !

Une tendance de mode féministe actuelle assez controversée semble vouloir s’installer dans notre société, celle de mettre en valeur le sexe de la femme dans son sens propre.

Après les conceptrices de bijoux en forme de vulve, des capsules à paillettes pour vagin, le maquillage pour le sexe féminin, jusqu’aux petites filles d’à peine 9 ans qui ont recours à la chirurgie pour avoir le vagin inexistant de la poupée Barbie, et j’en passe, c’est au tour des créatrices de Haute Couture de s’y mettre.

Samedi 9 septembre, la Fashion Week de New York a permis à tous les « fashionistas » de la planète de découvrir une jeune marque allemande Namilia. Nan Li et Emilia Pfolh, les créatrices de cette marque ont voulu revendiquer leur féminisme dans la présentation de leur première collection intitulée « My pussy, my choice », faisant référence au fameux slogan « My body, my choice » (Mon corps, mon choix) scandé par les femmes pour leur liberté à disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Cette collection a ainsi prôné ce nouveau mouvement, le « Pussy Power », « pussy » en français signifiant « chatte », pas la femelle du chat, bien sûr.

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Elles ont alors agrémenté les pièces de leur collection de vulves en tissus de toute taille. Des robes aux chaussures en passant par les manches, rien n’a été épargné.

Après le show, certaines femmes se sont interrogées en laissant ce type de commentaires sur les réseaux sociaux : « Il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour comprendre ce qui se passait », « Est-ce un coup de génie ? », « Une mode qui joue le débat des genres ? », « Du pure grotesque ? », etc.

Inutile de vous donner ma réponse à certaines de ces questions, puisque ceux et celles qui me connaissent s’en doutent déjà…

Une journaliste d’un magazine féminin qui a rapporté cet évènement dans son article a conclu : « La collection Namilia aura au moins eu le mérite de faire parler d’elle et de remettre sur la table le débat de la discrimination dont souffre l’appareil génital féminin concernant sa représentation dans la société. Car contrairement aux nombreux dessins et gribouillages de pénis que l’on croise à longueur de journée et qui ont toujours la cote, les vagins ne sont toujours pas en vogue ! »

Namilia - Runway - September 2017 - New York Fashion Week: The Shows

Je ne sais pas vous, Mesdemoiselles, Mesdames, mais pour part, mon appareil génital se porte bien et ne souffre d’aucune « discrimination », un bien grand mot pour une si petite chose.

Je ne vous spécifierai pas non plus que cette mode tendance me choque. Peut-être suis-je trop vieille, d’une génération réservée, plus respectueuse du corps de la femme autant que celui de l’homme d’ailleurs ? Ceci dit en passant, corrigez-moi si je suis dans l’erreur, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un défilé de mode où le pénis de l’homme en tissus ou en toute autre matière pendouillait sur des vêtements ? Vous me direz, au point où on en est, cela ne va peut-être pas tarder à arriver.

Ou suis-je peut-être une fille trop coincée pour adhérer à ce mouvement complètement stupide ? Ou ne suis-je pas aussi intelligente pour comprendre en quoi ce « pouvoir de la chatte » pourrait servir la cause féminine et nous permettre à acquérir plus de droits ?

Je ne vous dirai pas plus, petit clin d’œil à l’article du blog Aphadolie, que l’image de la femme-objet dont toutes les féministes tentent de combattre est pour le coup davantage incrustée.

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Quant à la maigreur des mannequins, il semblerait que ce véritable problème ait été jeté aux oubliettes autant que l’élégance…

Enfin, ce féminisme à outrance et outrancier devrait peut-être se tourner vers les réels combats : les violences en tout genre dont la femme est victime ; l’excision qui perdure et cause des souffrances ainsi que des morts chaque année ; l’éducation pour les filles, dont nombreuses d’entre elles dans le monde n’ont pas accès, parce que c’est tout simplement interdit ; des filles, des femmes, dans certains pays qui sont enfermées dans des endroits insalubres pendant leurs menstruations ; des lieux sacrés même dont elles sont exclues car elles sont considérées « impures » durant cette période, etc.

Et en plus, cette collection est moche !

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La magie artistique

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Kristina Makeeva, originaire de Moscou, est une photographe professionnelle qui a partagé via Instagram une série de clichés aussi majestueuse qu’originale. Elle a combiné ses deux passions : la mode et les voyages.

En collaboration avec le site Oh My Look qui propose de louer des tenues vestimentaires exceptionnelles, elle a développé son idée. Harmonisant ainsi des robes somptueuses aux lieux dans lesquels elle se trouve, elle se fond architecturalement dans le décor.

Voici quelques-unes de ces photos incroyables qui laissent place au véritable rêve et à la vraie définition de ce qu’à titre personnel l’on peut estimer du terme Glamour…

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N.B. : Ces photos ne sont donc évidemment pas les miennes et sont peut-être soumises à des droits réservés. Si l’auteur de ces photos souhaite que je les retire, je les enlèverai.

Bon dimanche !

Première africaine du siècle !

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Maria Borges, 24 ans, Angolaise, est en couverture du magazine ELLE, édition US, pour le numéro de mai.

C’est la première africaine du siècle à apparaître à la Une de ce magazine. Depuis 20 ans, aucune africaine n’a été en couverture de celui-ci. La dernière fut Alek Wek, Soudanaise, en 1997.

Pour ce numéro, le magazine a choisi de mettre en Une pour ses différentes éditions des visages en vogue afin de proposer de la diversité à ses lecteurs, dont Bella Hadid, Candice Huffine, Hailey Baldwin, Jasmine Tookes, Elsa Hosk et Maria Borges.

Cette dernière a ainsi commenté sur Twitter : « Très honorée d’être la première femme africaine du siècle à être en couverture de Elle US. Merci à tous pour votre soutien »

Elle a également transmis un autre message : « L’industrie de la mode est là pour tout le monde, peu importe la couleur ou l’ethnie. Quand j’étais enfant, je n’ai jamais vu quelqu’un comme moi, et maintenant les autres filles peuvent voir quelqu’un comme elles. C’est une question d’inspiration. »

Voilà une bonne nouvelle qui peut sembler être un détail, mais c’est peut-être ce genre de détail qui peut faire toute la différence. En tout cas, il apporte une lueur d’espoir et de fraîcheur en ces temps si sombres…

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