H&M = Horreur&Médisance

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Le 8 janvier dernier, la marque suédoise H&M s’est excusée suite à la publication sur son site marchand britannique d’une photo d’un petit garçon noir portant un sweat-shirt vert sur lequel est inscrit « Coolest Monkey in the Jungle », « Le singe le plus cool de la jungle ».

Cette photo a évidemment suscité de vives réactions de la part de nombreux internautes qui l’ont jugée, à juste titre, raciste.

C’est Stephanie Yeboah, jeune blogueuse et influenceuse londonienne, qui l’a signalée en premier sur son compte Twitter : « Qui a eu l’idée chez H&M de faire porter à un adorable petit garçon noir un sweat qui dit « Le singe  le pus cool de la jungle » ? » Publié le 7 janvier, son post a été retweeté plus de 20 000 fois et reçu près de 28 000 like.

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Bien que la jeune femme ait dû essuyer des insultes d’internautes l’accusant de voir du racisme là où il n’y en avait pas, elle a surtout été davantage soutenue en contrepartie. Beaucoup ont critiqué la marque en estimant que celle-ci avait volontairement publié ce cliché raciste afin de provoquer un « bad buzz » et attirer l’attention.

Ce phénomène a pris une telle ampleur qu’il a plus ou moins contraint H&M à retirer la photo du site britannique et de ses divers supports de communication. Seul le sweat-shirt non porté reste désormais. La marque a aussi exprimé ses regrets : « Nous présentons nos excuses à quiconque ait pu être offensé ».

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Mais, cela n’a pas suffi puisque des internautes ont montré une autre photo d’un sweat-shirt de la collection. Celui-ci de couleur orange, porté par un petit garçon blanc, contient l’inscription : « Official Survival Expert », « L’expert officiel de la survie ». Une internaute a même posté les deux photos en parallèle avec le commentaire : « Le singe le plus cool » et « l’expert en survie » je vous laisse deviner qui incarne l’animal et qui incarne l’explorateur chez H&M… »

Quoi qu’il en soit, plus qu’une maladresse de la marque, c’est avant tout le triste constat de voir les préjugés, au demeurant bien ancrés, qui sont encore loin d’être déracinés. Et il semblerait que dans l’univers de la mode, la bêtise, elle en tout cas, n’a pas de frontière…

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Égérie cheveux pour l’Oréal Paris sans cheveux…

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Toujours dans l’absurde avec cette nouvelle qui peut susciter un petit questionnement : jusqu’où irons-nous au nom de l’émancipation de la diversité ?

Amena Khan, jeune britannique blogueuse mode et co-fondatrice de la marque Ardere Cosmetics est la nouvelle égérie cheveux pour l’Oréal Paris, sauf que les siens sont cachés sous un hijab. Elle est ainsi la première femme voilée à devenir modèle pour cheveux.

De plus en plus, des marques se mettent à engager des mannequins voilés qui défilent sur les podiums, dans les magazines, les campagnes publicitaires, etc. Les femmes quasi recouvertes de la tête et parfois jusqu’aux pieds prennent insidieusement une place dans le monde de la mode et de la beauté. L’Oréal Paris a donc décidé de suivre le mouvement en choisissant cette jeune femme pour sa campagne Elvive, Elsève en France.

Or, ce qui me chagrine dans ce fait, ce n’est pas forcément le choix de cette jeune femme en question, mais la raison pour laquelle elle a été sélectionnée pour ce type de produit.

Cette britannique avait déjà collaboré auparavant avec ce grand groupe fin 2016 pour la campagne du fond de teint Accord Parfait. Là, je dis éventuellement oui ! Son visage était visible et les consommatrices que nous sommes ou pas de ce type de cosmétique avaient un aperçu concret du produit. Mais faire la promotion d’une gamme de soins capillaires qui prônerait ses divers bienfaits, brillance, légèreté, etc. sans permettre aux clientes à venir d’en voir le résultat est tout simplement un choix marketing totalement aberrant. Cela reviendrait pour une marque de voiture par exemple de faire la promotion d’une nouvelle voiture sous une bâche.

Le féminisme à outrance

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Même les hommes n’ont jamais osé aller si loin pour affirmer leur masculinité !

Une tendance de mode féministe actuelle assez controversée semble vouloir s’installer dans notre société, celle de mettre en valeur le sexe de la femme dans son sens propre.

Après les conceptrices de bijoux en forme de vulve, des capsules à paillettes pour vagin, le maquillage pour le sexe féminin, jusqu’aux petites filles d’à peine 9 ans qui ont recours à la chirurgie pour avoir le vagin inexistant de la poupée Barbie, et j’en passe, c’est au tour des créatrices de Haute Couture de s’y mettre.

Samedi 9 septembre, la Fashion Week de New York a permis à tous les « fashionistas » de la planète de découvrir une jeune marque allemande Namilia. Nan Li et Emilia Pfolh, les créatrices de cette marque ont voulu revendiquer leur féminisme dans la présentation de leur première collection intitulée « My pussy, my choice », faisant référence au fameux slogan « My body, my choice » (Mon corps, mon choix) scandé par les femmes pour leur liberté à disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Cette collection a ainsi prôné ce nouveau mouvement, le « Pussy Power », « pussy » en français signifiant « chatte », pas la femelle du chat, bien sûr.

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Elles ont alors agrémenté les pièces de leur collection de vulves en tissus de toute taille. Des robes aux chaussures en passant par les manches, rien n’a été épargné.

Après le show, certaines femmes se sont interrogées en laissant ce type de commentaires sur les réseaux sociaux : « Il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour comprendre ce qui se passait », « Est-ce un coup de génie ? », « Une mode qui joue le débat des genres ? », « Du pure grotesque ? », etc.

Inutile de vous donner ma réponse à certaines de ces questions, puisque ceux et celles qui me connaissent s’en doutent déjà…

Une journaliste d’un magazine féminin qui a rapporté cet évènement dans son article a conclu : « La collection Namilia aura au moins eu le mérite de faire parler d’elle et de remettre sur la table le débat de la discrimination dont souffre l’appareil génital féminin concernant sa représentation dans la société. Car contrairement aux nombreux dessins et gribouillages de pénis que l’on croise à longueur de journée et qui ont toujours la cote, les vagins ne sont toujours pas en vogue ! »

Namilia - Runway - September 2017 - New York Fashion Week: The Shows

Je ne sais pas vous, Mesdemoiselles, Mesdames, mais pour part, mon appareil génital se porte bien et ne souffre d’aucune « discrimination », un bien grand mot pour une si petite chose.

Je ne vous spécifierai pas non plus que cette mode tendance me choque. Peut-être suis-je trop vieille, d’une génération réservée, plus respectueuse du corps de la femme autant que celui de l’homme d’ailleurs ? Ceci dit en passant, corrigez-moi si je suis dans l’erreur, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un défilé de mode où le pénis de l’homme en tissus ou en toute autre matière pendouillait sur des vêtements ? Vous me direz, au point où on en est, cela ne va peut-être pas tarder à arriver.

Ou suis-je peut-être une fille trop coincée pour adhérer à ce mouvement complètement stupide ? Ou ne suis-je pas aussi intelligente pour comprendre en quoi ce « pouvoir de la chatte » pourrait servir la cause féminine et nous permettre à acquérir plus de droits ?

Je ne vous dirai pas plus, petit clin d’œil à l’article du blog Aphadolie, que l’image de la femme-objet dont toutes les féministes tentent de combattre est pour le coup davantage incrustée.

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Quant à la maigreur des mannequins, il semblerait que ce véritable problème ait été jeté aux oubliettes autant que l’élégance…

Enfin, ce féminisme à outrance et outrancier devrait peut-être se tourner vers les réels combats : les violences en tout genre dont la femme est victime ; l’excision qui perdure et cause des souffrances ainsi que des morts chaque année ; l’éducation pour les filles, dont nombreuses d’entre elles dans le monde n’ont pas accès, parce que c’est tout simplement interdit ; des filles, des femmes, dans certains pays qui sont enfermées dans des endroits insalubres pendant leurs menstruations ; des lieux sacrés même dont elles sont exclues car elles sont considérées « impures » durant cette période, etc.

Et en plus, cette collection est moche !

La magie artistique

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Kristina Makeeva, originaire de Moscou, est une photographe professionnelle qui a partagé via Instagram une série de clichés aussi majestueuse qu’originale. Elle a combiné ses deux passions : la mode et les voyages.

En collaboration avec le site Oh My Look qui propose de louer des tenues vestimentaires exceptionnelles, elle a développé son idée. Harmonisant ainsi des robes somptueuses aux lieux dans lesquels elle se trouve, elle se fond architecturalement dans le décor.

Voici quelques-unes de ces photos incroyables qui laissent place au véritable rêve et à la vraie définition de ce qu’à titre personnel l’on peut estimer du terme Glamour…

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N.B. : Ces photos ne sont donc évidemment pas les miennes et sont peut-être soumises à des droits réservés. Si l’auteur de ces photos souhaite que je les retire, je les enlèverai.

Bon dimanche !

Première africaine du siècle !

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Maria Borges, 24 ans, Angolaise, est en couverture du magazine ELLE, édition US, pour le numéro de mai.

C’est la première africaine du siècle à apparaître à la Une de ce magazine. Depuis 20 ans, aucune africaine n’a été en couverture de celui-ci. La dernière fut Alek Wek, Soudanaise, en 1997.

Pour ce numéro, le magazine a choisi de mettre en Une pour ses différentes éditions des visages en vogue afin de proposer de la diversité à ses lecteurs, dont Bella Hadid, Candice Huffine, Hailey Baldwin, Jasmine Tookes, Elsa Hosk et Maria Borges.

Cette dernière a ainsi commenté sur Twitter : « Très honorée d’être la première femme africaine du siècle à être en couverture de Elle US. Merci à tous pour votre soutien »

Elle a également transmis un autre message : « L’industrie de la mode est là pour tout le monde, peu importe la couleur ou l’ethnie. Quand j’étais enfant, je n’ai jamais vu quelqu’un comme moi, et maintenant les autres filles peuvent voir quelqu’un comme elles. C’est une question d’inspiration. »

Voilà une bonne nouvelle qui peut sembler être un détail, mais c’est peut-être ce genre de détail qui peut faire toute la différence. En tout cas, il apporte une lueur d’espoir et de fraîcheur en ces temps si sombres…

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