Sur le départ…

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Voilà les amis, j’y suis presque… J -3 et je déménage !

La semaine se termine et marque ainsi la pause de ce blog, temps d’arrêt qui ne devrait normalement pas excéder une semaine, j’espère…

Mes cartons et moi sommes parés pour le départ. Quelques petits détails de dernières minutes à régler encore et hop en route vers ma nouvelle maison !

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Sans oublier Clarence ! Mon pauvre vieux matou, il en aura vu des déménagements dans sa vie en 19 ans bientôt. Pour lui, ce sera aussi un repos bien mérité. Je ne vous dis pas toute la contribution qu’il a apportée afin de m’aider à faire les cartons…

Un petit coup de dormette dans le carton que je remplissais, une petite roupette sur les papiers servant à l’emballage des verres et autres objets fragiles, une sommeillette dans la valise sur les vêtements et un gros dodo en fin de journée étalé de tout son long à ma place, enfin sa place, sur le canapé me laissant 10 cm2 pour poser mes petites fesses devant la télé…

Vous serez d’accord avec moi, après tout ça, franchement, il aura bien mérité le repos du guerrier.

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Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous et à toutes une bonne continuation. J’aurai le plaisir de vous retrouver d’ici quelques temps donc. J’aurai également la joie de lire vos superbes articles que je découvrirai après mon installation Internet.

Je vous envoie des énormes bisous…

Bon dimanche !

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Marmite

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Avant de vous présenter cet aliment très atypique tout en étant très typique de la cuisine britannique, je vous informe que les articles du blog seront momentanément suspendus à partir de lundi prochain. Comme le savez, devant déménager la semaine prochaine et ne sachant pas si la connexion Internet sera installée à ma nouvelle maison, je serai dans l’impossibilité de partager avec vous. Mais, dès cette mise en ligne, je vous retrouve sans faute.

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La Marmite

Vous ne pouvez prétendre être un spécialiste de la cuisine anglaise, si vous n’avez pas au moins essayé une fois dans votre vie de goûter la Marmite !

Née en 1902, la Marmite est une marque britannique de pâte à tartiner à base d’extrait de levure de bière, à forte teneur en vitamine B1 et est une source d’acide folique.

Célèbre pour son goût fort prononcé, elle est soit adorée ou détestée. Ce que d’ailleurs la marque exploite dans ces campagnes publicitaires « Love it or Hate it ».

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Elle se mange étalée sur des toasts ou dans les sandwichs pour le snack, le petit déjeuner ou le goûter. Généralement, elle est très appréciée des enfants au moment du goûter.

Plusieurs produits similaires existent, particulièrement dans les pays du Commonwealth des anciennes colonies britanniques, comme le Vegemite en Australie ou la Marmite de la marque Sanitarium en Nouvelle-Zélande. Mais aussi, en Suisse, sous la marque Cenovis, créée en 1931. En revanche le Cenovis est entièrement conçu à base végétale, sans lactose ni glutamate et contient de la levure de bière, de l’eau, des extraits de légumes, du sel de cuisine et de la vitamine B1. Au Danemark, la Marmite a été soumise à une autorisation de commercialisation en 2011 en raison de sa forte teneur en vitamine B1.

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Actuellement, la marque est détenue par la multinationale anglo-néerlandaise, Unilever. Ses sièges sociaux sont situés à Londres et à Rotterdam. Cette société présente dans plus de 100 pays, par son volume des ventes, est le 4e acteur mondial derrière Nestlé, PepsiCo et Coca-Cola Company sur le marché de l’agroalimentaire et le 1er producteur de glaces et de thé au monde.

Assez indéfinissable en goût, la Marmite est vraiment très particulière. Effectivement, on adore ou on déteste. Et je fais partie de la seconde catégorie. Sa saveur très amère laisse une espèce d’arrière-goût de mauvais sirop pharmaceutique pour la toux. D’ailleurs, elle sent le produit pharmaceutique. Sa texture autant épaisse qu’élastique n’est absolument pas onctueuse. Elle est si compacte que l’on pourrait s’en servir en tant que mastic pour colmater les trous. Elle n’est pas très sucrée.

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Et ce qui est justement assez incroyable concernant les enfants, ils l’adorent ! Alors qu’ils sont majoritairement, comme beaucoup d’enfants, très becs sucrés, la Marmite remporte quasiment 100 % de OUI chez les enfants, voire chez les très jeunes.

Enfin, les goûts et les couleurs, n’est-ce pas ? Donc, si vous avez l’occasion de la tester, ce sera soit le paradis, soit l’enfer pour vos papilles !

Bon appétit !

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Pudding

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Le mot pudding représente en général pour nous un dessert. Or, il est également un plat salé. Ce terme viendrait probablement du mot français « boudin », lui-même issu du mot latin « botellus », signifiant « petite saucisse » ; en référence aux viandes emballées utilisées dans les puddings européens médiévaux.

Dans la cuisine britannique, il est aussi le terme générique pour désigner n’importe quel dessert, comme les flancs, riz au lait et crèmes.

Le pudding est une masse compacte composée d’un mélange de divers ingrédients lié à un produit céréalier ou à un autre liant, tel que la farine, une céréale, du sang, des œufs ou encore la graisse de rognon. Il est cuit au four, par ébullition ou au bain-marie. Il est toujours consommé couramment dans des lieux variés et servi en tant que plat principal ou dessert. La majorité des puddings, salés ou sucrés, ressemblent à des gâteaux en plus liquides et servis en morceaux plutôt qu’en tranches.

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Quelques puddings salés

Le pudding salé appelé pudding bouilli, chez les Britanniques, était habituellement servi en plat principal à bord des bateaux de la marine royale au 18e et au 19e siècle, dans lequel des rations quotidiennes de farine et de graisse de rognon s’y trouvaient.

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Black Pudding, est du boudin noir, l’une des plus anciennes charcuteries connues. Il est ainsi fabriqué à partir de sang et de graisse de porc ainsi que de condiments. Il peut être aussi conçu plus rarement de sang de mouton et de chèvre ou de sang de volaille ou de cheval.

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Groaty Pudding ou Groaty Dick, est un plat traditionnel du « Black Country », le pays noir, un district industriel situé immédiatement à l’ouest de Birmingham. Il est un mélange de gruau, bœuf, poireaux, oignon et bouillon de bœuf cuits ensemble au four à environ 150 °C pendant un maximum de 16 heures. Dans ce district, ce plat se mange à chaque Guy Fawkes Night.

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White Pudding, est du boudin blanc. Ce plat est populaire en Écosse, en Irlande, dans le  Comté de Northumberland (Terre au Nord du Humber, un important comté du nord de l’Angleterre qui remonte à l’époque anglo-saxonne et qui succède à l’ancien royaume de Northumbrie dont il n’occupe qu’une portion septentrionale), en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Similaire au Black Pudding, mais sans présence de sang, il est fabriqué à base de viande et gras de porc, de suif (produit résiduel obtenu par la fonte de la graisse d’espèces animales comme le mouton et le bœuf), de pain et d’avoine, puis est façonné en grande saucisse. Avant les années 1990, la cervelle de mouton y était ajoutée en guise de liant. Il est cuit soit entier ou coupé en tranches et grillé. Il est fréquemment servit frit dans les Fish and Chips écossais à la place du poisson. Il se rapproche du Hot’s Pudding originaire du Devon et des Cornouailles en moins épicé.

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Hot’s Pudding est tout simplement une grosse saucisse de porc, équivalant au cervelas ou à la saucisse de Morteau.

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Yorkshire Pudding.

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Haggis, est une panse de brebis farcie, plat traditionnel écossais qui fut très populaire au 18e siècle dans la cuisine anglaise.

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Quelques puddings sucrés

Le pudding sucré est souvent accompagné de crème glacée ou de crème anglaise ou des deux.

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Christmas Pudding, le dessert traditionnel anglais du repas de Noël (sujet d’un prochain article), est servi au Royaume-Uni, en Irlande et quelques endroits du Nord de la France. Originaire d’Angleterre, il est appelé plus communément « plum pudding » lorsqu’il s’agit d’autres sortes de puddings bouillis avec des fruits secs. Il se prépare le jour du Réveillon pour n’être consommé que le lendemain.

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Pudding aux carottes, correspondant au fameux cake anglais à la carotte, mais version pudding.

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Pudding au chocolat, celui que nous connaissons tous.

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Pudding au pain, dessert populaire des cuisines britanniques (importé à Malte), du sud des États-Unis, du Canada (Québec) et de la Belgique. Il est composé de pain, de matière grasse (margarine ou suif), d’œufs, de lait, de sucre, de golden syrup (sirop de sucre doré, sucre inverti (mélange équimolaire de glucose et de fructose obtenu par hydrolyse du saccharose) de couleur ambrée, sous-produit obtenu lors de la fabrication du sucre de canne ou de betterave, sirop riche en saccharose contenant de la mélasse dite « refiners return syrup »), d’épices (cacao, cannelle, vanille, etc.) et de fruits séchés ou confits.

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Pudding au riz, l’équivalent au célèbre riz au lait. Cette spécialité culinaire sucrée qui remonte à l’Antiquité (Kheer indien) est donc pour l’essentiel à base de riz cuit dans du lait sucré et servie tiède ou froide. Ce mets traditionnel issu de différentes cultures est de même un entremets sucré préparé dans une casserole, bouilli ou cuit au four, parfois moulé comme un gâteau. Il peut être complété avec des œufs battus, nappé de caramel, aromatisé à la vanille, à la cannelle ou/et accompagné de raisins secs.

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Pudding à la graisse de rognon

Il s’apparente à un pâté en croûte cuit à la vapeur, constitué d’une garniture entièrement recouverte de pâte à la graisse de rognon. Il est salé ou sucré. Dans ce type de pudding, le pudding de bifteck, d’agneau ou de rein est traditionnel. Ce pudding est une particularité du Royaume-Uni.

Voilà, plus de secret sur le pudding !

Sur ce, je vous retrouve lundi avec une autre spécialité anglaise et je vous souhaite…

Bon appétit !

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I’m so happy !

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Hello les amis !

J’ai une super good news à vous annoncer. Ça y est ! Je déménage ! J’ai enfin trouvé une maison et non sans mal ! Surtout, j’ai eu sacrément chaud aux fesses !

Tout s’est déroulé très rapidement. La semaine dernière, jeudi 16, après avoir visité une ixième maison, j’ai posé une « application », comme les Anglais l’appellent, sur une maison pour laquelle j’ai eu un vrai gros coup de cœur. Or, n’étant pas chanceuse de nature, je n’étais pas très optimiste et m’attendais un refus supplémentaire pour X ou Y raisons. J’ai même pensé à un NON lié à une catastrophe naturelle qui serait survenue dont on ne sait d’où ?

Toutefois en déposant ma requête, j’ai interrogé la représentante de l’agence pour savoir si d’autres personnes étaient également intéressées par la maison et/ou si le propriétaire n’envisagerait pas dans un futur proche de vendre. Celle-ci me rassura sur l’intention du propriétaire qui ne mettrait jamais la maison en vente et que j’étais la seule à poser une candidature sur cette maison, me laissant ainsi entrevoir une lueur d’espoir.

Le lendemain, je fus contactée afin de réunir les papiers nécessaires pour la maison. Puis lundi de cette semaine, la nana qui s’occupe de la situation des expats m’a confirmé cette superbe nouvelle. J’ai la maison et je déménage le 13 décembre ! Hourra !

Et hier soir, je reçus un mail via l’agence de la maison dans laquelle je suis actuellement pour m’informer que cette dite maison était vendue. Inutile de vous dire qu’il en a fallu de peu au niveau timing.

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Bref, au vu des difficultés que j’ai eues à trouver cette maison et des déménagements à répétition depuis que je suis en Angleterre ; à croire que j’attire tous les propriétaires du Lincolnshire qui louent leur bien, puis qui décident finalement de le vendre, je crie haut et fort aujourd’hui :

I’m so happy !

Enfin, de tous les déménagements que j’ai réalisés ici, c’est bien celui-ci qui me comble le plus de joie. Car, c’est la première maison sur laquelle j’ai réellement flashée. Les autres maisons dans lesquelles j’étais, dont celle-ci, malgré leur grandeur surdimensionnée et leur charme certes très british, ont été davantage un choix de raison que de passion.

Lorsque je serai installée, promis, je prendrai des photos de la maison ainsi que de son jardin, plutôt de sa mini-forêt. Vous verrez ce jardin, The Garden, est tout simplement époustouflant ! Il est se compose en trois parties immenses totalisant environ 3 000 m2 et dont la dernière partie donne sur des champs à perte de vue. Le rêve !

Voilà les amis, de vraies bonnes nouvelles ! Je vais vous laisser et continuer à peaufiner le reste de mon déménagement, puisque je vis quand même depuis des mois parmi les cartons. Et je vous tiendrai au courant de la suite des évènements concernant le blog qui sera momentanément suspendu, le temps que la connexion Internet soit établie dans la nouvelle maison.

En attendant, je vous retrouve demain et les jours qui suivent jusqu’au 13 décembre ou un peu avant. Je vous préviendrai en temps et en heure…

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Black Friday

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Le Black Friday, vendredi noir en français, parfois appelé vendredi Fou, tire son origine des États-Unis. Il se déroule le lendemain du repas de Thanksgiving et traditionnellement donne le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Il est aussi un grand jour de soldes pour lancer cette saison d’achats.

Il est célébré aux États-Unis, au Canada, en France, en Suisse romande et en Angleterre.

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Origine

Il est apparu pour la première fois dans les années 1960 aux États-Unis afin de désigner l’achalandage piétonnier et automobile lors du début des achats de Noël. Des années plus tard, les commerçants utilisèrent ce terme pour qualifier la « sortie du rouge » de leurs comptes financiers et « retourner dans le noir ». À l’époque, la comptabilité était tenue à la main, les comptes s’écrivaient en rouge, signifiant qu’ils étaient déficitaires, toute l’année jusqu’à ce dit vendredi. Car les achats du lendemain de Thanksgiving permettaient aux commerçants de faire passer leurs comptes dans le positif qu’ils écrivaient alors à l’encre noire, d’où l’expression de vendredi noir.

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En France

Il a un rôle essentiellement commercial. Les achats ont lieu principalement sur Internet. Des enseignes, comme Amazon, Cdiscount, Apple, PriceMinister, Intersport, Habitat, Rue du Commerce, proposent des codes promotionnels importants valables durant seulement 24 heures, durée traditionnelle du Black Friday, ou pendant tout le week-end qui suit. Cette initiative commerciale connaît de plus en plus de succès dans le pays. Or, c’est une particularité typiquement française, puisque aux USA, seuls les commerces de notoriété publique appliquent ces grosses promotions. Ce n’est que le lundi suivant, Cyber Monday, que les commerçants cassent les prix sur Internet. Bien que ce lundi existe également en France, il a moins de valeur, étant donné que les promotions sur Internet se déroulent du vendredi au lundi. Cette période est du reste appelée la « Cyber Week ».

Il est arrivé en France par les enseignes Auchan, Fnac, Darty, La Redoute et Géant Casino, entre autres, qui ont lancé ces promotions d’achats dans leurs magasins le 28 novembre 2014. Depuis, l’intérêt des Français pour cet évènement n’a cessé d’accroître. D’ailleurs, en novembre 2016, les recherches sur Google relatives au Black Friday ont explosé en comparaison à la même période l’année précédente, atteignant les 2,4 millions. En 2015 et 2016, Amazon et Cdiscount étaient les e-shops les plus recherchés à l’approche de ce jour, suivis de Fnac, SFR et Darty. Les catégories de produits les plus plébiscitées durant cette période étaient l’électronique, la maison et la mode.

À la suite des attentats terroristes de Paris du vendredi 13 novembre 2015, le délégué général de la Fédération du E-Commerce et de la Vente à Distance (FEVAD), a annoncé que cet évènement commercial sera rebaptisé « Jour XXL », « par respect pour les familles ». Ce qui à titre personnel n’a aucun intérêt. Il faut au contraire conserver ce terme Black Friday afin qu’il honore plutôt les victimes de ce terrible drame et que son interprétation soit un appel à un devoir de mémoire. Ni Auschwitz, ni la Shoah n’ont été rebaptisés au titre de « par respect pour les familles » disparues ou survivantes.

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En Suisse romande

Le Black Friday, tout autant promotionnel, a vu le jour en 2014 avec la participation très remarquée du distributeur Manor. En 2015, il a pris de l’ampleur avec une collaboration croissante des commerçants suisses. Mais, ce n’est qu’en novembre 2016 qu’il a pris son envol avec un tel volume de commande sur Internet qu’il a rendu inaccessible les sites e-commerce de certaines grandes enseignes, comme Melectronics.

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En Angleterre

Alors que nous ne cessons de dire que les Anglais sont toujours à part des autres, pour le coup, ils suivent leurs homologues européens dans cette approche promotionnelle. Enfin, voire en puissance 10 et plus encore si ce vendredi est un Flexi Friday, puisque le Black Friday anglais ressemble à ça :

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Tous les commerces, y compris les charity shops, pratiquent des soldes considérables sur tout et n’importe quoi. Tout y passe, de la simple tranche de jambon (pour 10 achetées, les 10 autres sont à moitié prix), des vêtements de fin de saison divers et variés (allant de la paire de chaussettes aux culottes) sont proposés à des prix défiant toute concurrence, en passant par les appareils ménagers (des réfrigérateurs affichant des prix à 69 £, soit 77,50 €), jusqu’aux séjours en station thermale (une journée pour 2 personnes avec le thé de l’après-midi à 59,50 £, soit environ 67 €).

Et l’expression de « vendredi fou » prend vraiment tout son sens ici. Les maisons se vident pour combler les rues et les commerces. Le guerrier ou la guerrière, surtout la guerrière, qui sommeille au plus profond de chaque Anglais se réveille pour remporter le combat des soldes. La frénésie et la furie viennent alors remplacer le dit flegme britannique qui lui se retrouve l’instant d’une journée envoyé au fond des oubliettes…

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Grand Prix Inserm 2017

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Née le 5 mars 1965 à Londres, Edith Heard est une généticienne britannique spécialiste en épigénétique, une discipline de la biologie étudiant les mécanismes moléculaires qui modulent l’expression du patrimoine génétique en fonction du contexte.

Elle suit des études de génétique à Emmanuel College, l’un des 31 collèges de l’Université de Cambridge, où elle obtient un Bachelor of Arts en 1986. Elle réalise un doctorat, qu’elle soutient en 1990, sur le cancer dans le laboratoire du Imperial Cancer Reasearch Fund. Elle entre à l’Institut Pasteur pour effectuer un stage post-doctoral sur l’inactivation du chromosome X et sa régulation épigénétique au cours du développement. Elle est ensuite engagée par le CNRS en 1993. En 2010, elle est à la direction de l’unité mixte de recherche de Génétique et biologie du développement de l’Institut Curie.

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En 2012, elle est nommée professeur titulaire au Collège de France à Paris de la chaire « épigénétique et mémoire cellulaire ». Lors de ses travaux, elle découvre une organisation des chromosomes, la chromatine (substance composée de molécule d’ADN, d’ARN et de protéines, qui sert à créer les chromosomes eucaryotes) s’organisant selon des structures chromosomiques tridimensionnelles appelées domaine d’association topologique, soit Topologically associating domain (TAD). Celui-ci est une région génomique auto-agissant, c’est-à-dire que les séquences d’ADN dans un TAD interagissent physiquement entre elles plus souvent qu’avec des séquences extérieures au TAD. Il range l’ADN dans une sorte de « fil de laine » qui forment plusieurs pelotes dont chacune correspond à un TAD. Cet « effet pelote » est responsable de la régulation des gènes. Au cours de la reproduction, la perte de ces pelotes provoque l’inactivation du chromosome X. Ces structures chromosomiques tridimensionnelles sont présentes chez les animaux, certaines plantes, champignons et bactéries. La taille des TAD peut aller de milliers à des millions de bases d’ADN. Les fonctions des TAD ne sont pas toutes comprises, mais dans certains cas, la perturbation des TAD entraîne une maladie car le changement de l’organisation 3D du chromosome perturbe la régulation des gènes. Les mécanismes sous-jacents à la formation du TAD sont également complexes et non complètement élucidés, bien qu’un certain nombre de composés de protéines et d’éléments d’ADN soient associés aux limites du TAD. Cette découverte a eu un impact important sur l’interprétation du génome et de l’information épigénétique.

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En 2013, elle devient Fellow of the Royal Society, compagnon de la Royal Society, analogue à l’Académie des sciences en France.

Le 30 novembre 2017 au Collège de France, en présence de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et du député Cédric Villani, elle recevra lors de la cérémonie annuelle des Prix Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le Grand Prix de 2017 pour ses travaux sur l’épigénétique, l’ensemble des mécanismes moléculaires au niveau du génome et de la régulation de l’expression des gènes.

En 2019, elle sera Directrice Générale du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire, European Molecular Biology Laboratory (EMBL).

En parallèle à ses recherches et à l’enseignement, Edith Heard œuvre au développement de Programme national d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil, PAUSE, un programme régi par le Collège de France visant à développer une science sans frontières et à ainsi accueillir dans l’impératif les scientifiques en exil issus de pays où la situation politique ne leur permet plus d’exercer leur métier, mais aussi où leur vie ainsi que celle de leur famille son menacées.

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Au cours de cette cérémonie, d’autres prix seront décernés :

Grand Prix Inserm 2017_Marie-Paule Kieny_wp– Le Prix International reviendra à la spécialiste française en virologie Marie-Paule Kieny, Sous-directrice Générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre des systèmes de la santé et l’innovation, depuis novembre 2012, aussi Directrice de recherche Inserm. En 2014, alors que l’Afrique de l’Ouest est frappée par le virus Ebola, elle assume tous les aspects de la recherche et du développement afin de tenter d’enrayer le virus. En l’espace de onze mois, l’OMS assure la promotion et le suivi de l’essai clinique de l’un des deux vaccins testés dans cette région. En 1980, elle obtient un doctorat en microbiologie à l’Université de Montpellier ainsi qu’un diplôme universitaire en économie. De 1981 à 1988, elle est Directrice scientifique adjointe de Transgene SA. De 1999 à 2000, elle est à la tête du groupe de recherche de virologie moléculaire travaillant sur le virus de l’hépatite C à l’Institut de virologie de l’Inserm. Elle dirige l’Initiative de l’OMS pour la recherche sur les vaccins depuis sa création en 2001. Sous sa direction, le développement ainsi que l’homologation de nouveaux vaccins contre la méningite et la grippe pandémique dans les pays en voie de développement ont pu se réaliser grâce à son savoir-faire. Elle est pionnière en la matière. Les vaccins contre les maladies liées à la pauvreté et celles qui touchent de manière disproportionnée les populations pauvres et marginalisées sont des priorités permanentes depuis son premier rôle à l’OMS avec le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales en 2001. D’octobre 2010 à novembre 2012, elle est Sous-directrice Générale de l’OMS pour l’Innovation, l’Information, les Preuves et la Recherche.

Grand Prix Inserm 2017_Marc Peschanski_wp– Le Prix Opecst-Inserm récompensera le biologiste français Marc Peschanski, spécialiste en neurophysiologie des maladies neurodégénératives et des cellules souches   et directeur de recherche Inserm, pour son travail sur les cellules souches embryonnaires humaines. Lui et son équipe sont actuellement sur le point de produire industriellement des thérapies développées à partir de cellules souches embryonnaires humaines et de leurs produits. Après des études de médecine, il devient chercheur à l’Inserm au sein du CHU de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil dans le Val-de-Marne. Spécialiste du cerveau et des maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Parkinson et de Huntington, il est un précurseur des greffes neuronales. Il séjourne quelques années en Angleterre puis s’oriente vers la recherche sur les cellules souches. Passée une lutte pour la révision des lois de bioéthiques, il crée en 2005 sur le Génopole d’Évry, I-Stem, un Institut des cellules souches en partenariat avec l’Association française contre les myopathies. En décembre 2006, suite à cette démarche, une polémique menée par certains milieux catholiques se déroule pendant le Téléthon. Il est aussi partisan du clonage thérapeutique pour « obtenir du matériel biologique » afin de comprendre les mécanismes de certaines maladies. En 2011, son équipe, co-dirigée par Cécile Martinat, chef d’équipe de recherche à l’Inserm sur les maladies neuromusculaires, publie des résultats primordiaux sur l’identification de gènes impliqués (deux gènes de la famille SLITRK) dans une forme de myopathie, la maladie de Steinert, en utilisant des cellules souches embryonnaires humaines. Ce qui de nouveau provoque une polémique sur l’opportunité d’utiliser de telles cellules plutôt que des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Il a été, durant de nombreuses années, rédacteur en chef de la revue Médecine/sciences.

Grand Prix Inserm 2017_Alain Chéotal_wp– Le Prix Recherche se verra attribué à Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm à l’Institut de la vision et chercheur expert en neuro-anatomie, développement, transgenèse chez la souris, migration neuronale, guidage axonal, qui a réussi à observer en 3 dimensions les connexions neuronales dans le cerveau intact, grâce à des rayons lasers et à l’imagerie en fluorescence. Il cherche à comprendre comment les neurones en migration et les extensions des neurones pour établir des connexions entre eux (axones) sont guidés dans le cerveau en développement. Il travaille également avec son équipe sur de nouvelles technologies permettant de visualiser le développement des neurones. Ses travaux visent à déterminer si les molécules servant au guidage axonal sont de même impliquées dans des maladies du système visuel ou des pathologies dont la myéline d’un organe se trouve détruite, cas de la sclérose en plaques ou de certains cancers.

Grand Prix Inserm 2017_Sophie Allart_wp– Le Prix Innovation distinguera, entre autres, la biochimiste Sophie Allart, ingénieure de recherche Inserm et responsable du plateau technique d’imagerie cellulaire du Centre de physiopathologie de Toulouse, en reconnaissance de ses recherches en physiopathologie qui ont permis la découverte de la présence du virus Zika à l’intérieur même du spermatozoïde. Elle entre à l’Inserm en 1994, après des études en biochimie à l’INSA de Lyon. Ingénieure d’études, elle interrompt son activité pour réaliser une thèse en immuno-virologie qu’elle soutient en 2003. Elle effectue un stage de fin d’études dans la recherche privée et découvre sa vocation en développant un fort intérêt pour la vie de laboratoire. En 2005, elle se reconvertit pour être ainsi recrutée à son poste actuel d’ingénieure de recherche.

English breakfast

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Indubitablement, on ne peut évoquer les traditions culinaires anglaises sans mentionner le célèbre English breakfast.

Il est le petit déjeuner typique des pays anglophones. Connu pour ses qualités gustatives appréciées dans le monde entier, il a été reconnu comme étant le meilleur petit déjeuner par une étude de 2010 portant sur 36 pays. Réputé également pour son contenu fort en matière grasse, il comble environ 1/3 des besoins journaliers.

Il est le repas le plus important de la journée chez les Anglais. Il est inconcevable qu’un Anglais se passe de petit déjeuner.

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English breakfast

  • Toasts
  • Beurre
  • Confiture ou marmelade
  • Œufs au plat, à la coque, frits ou brouillés
  • Bacon frit

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Full English breakfast

  • Baked beans
  • Saucisses grillées
  • Tomates grillées
  • Champignons blancs (genre champignon de Paris) frits
  • Galette de pommes de terre
  • Bubble and squeak ou appelé Bubble (restes des légumes frits d’un plat de rôti du dimanche, dont les ingrédients principaux sont la pomme de terre et le chou ; des carottes, des pois, des choux de Bruxelles et autres légumes peuvent y être ajoutés)
  • Poulet au curry

Traditionnellement et pour aussi une question de praticité, tous les ingrédients sont frits ou réchauffés dans la même poêle, sauf le toast qui est préparé à part ou frit en dernier. Dans les foyers anglais, les ingrédients sont cuits l’un après l’autre et partagés ensemble en fin de cuisson. Le bacon est frit en premier afin qu’il transmette sa saveur aux autres ingrédients et a contrario les légumes sont mis en dernier (ou avant-dernier si le toast est frit dans la même poêle) pour éviter ainsi qu’ils ne donnent leur goût.

Il s’accompagne de jus d’orange, de café, de thé ou vin rouge*. Il est vendu en emporter sous forme de sandwich dans les petits commerces.

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Full Irish breakfast

  • Slices of bread (tranches de pain) ou toasts
  • Beurre
  • Baked beans
  • Saucisses grillées
  • Bacon frit
  • Œufs au plat
  • Champignons blancs sautés
  • 1 tranche de Black pudding (boudin noir)
  • 1 tranche de White pudding (boudin blanc)
  • 1 galette de pomme de terre
  • 1/2 grosse tomate cuite

Il s’accompagne d’un verre de jus d’orange et de thé noir fort (Irish breakfast tea) ou de café noir.

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Brunch

Autant célèbre et typique, le brunch est une variante du breakfast qui est une association du petit-déjeuner et du repas du midi. Il est servi aux alentours de 11 heures. Présenté en général sur un grand à plateau commun à trois étages, il est un repas complet (entrée, plat et dessert) et se partage souvent entre amis, surtout entre filles. Il est aussi le repas conventionnel servi lors d’un gala de charité, d’une cérémonie particulière, etc. Et dans ce cas, ce breakfast amélioré* est accompagné de vin rouge. Le jus d’orange ou autres jus de fruits ainsi que le thé et le café sont de même proposés.

Je vous souhaite un bon appétit et vous retrouve lundi prochain avec un article sur un autre classique culinaire anglais, le pudding, bien différent de la représentation que l’on peut s’en faire…

Bank Holidays

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L’expression Bank Holiday est le terme familier employé pour un jour férié au Royaume-Uni, dans certains pays du Commonwealth, à Hong Kong et en République d’Irlande.

Bien que les banques soient fermées et la majorité de la population active bénéficie d’un repos ou d’un salaire supplémentaire pour travailler ces jours-là (selon leur contrat), il n’y a pour autant aucun droit automatique à des congés ces jours-ci.

Les premiers jours fériés officiels étaient les 4 jours mentionnés dans le Bank Holidays Act 1871. En Angleterre, en Irlande et au Pays de Galles, les jours fériés étaient le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte, premier lundi d’août et le lendemain de Noël (St Stephen’s Days), le Vendredi Saint comme le jour de Noël n’étaient et ne sont toujours pas incluent, puisqu’ils étaient déjà reconnus en tant que jours fériés par tradition depuis des temps immémoriaux. En Écosse, ils étaient le Jour de Noël, Jour de l’An, Vendredi Saint, premier lundi de mai et premier lundi d’août.

Un siècle plus tard, le Banking and Financial Dealings Act 1971 a réglementé et adopté les jours fériés actuels au Royaume-Uni. Mais, le Nouvel An et le 1er mai ne furent introduits dans tout le Royaume-Uni qu’en 1974 et 1978 respectivement. Le premier lundi d’août a été décalé au dernier lundi d’août et le lundi de Pentecôte a été remplacé par la fin de la période printanière, le dernier lundi de mai. En Écosse, la loi de janvier 2007 sur les fêtes de la Saint-Sylvestre a reçu la sanction royale faisant ainsi du 30 novembre ou le lundi le plus proche s’il tombe un week-end un jour férié.

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En vertu de cette loi de 1971 sur les opérations bancaires et financières, les jours fériés sont déclarés chaque année par le dispositif légal d’une proclamation royale. Celle-ci sert également à déplacer les jours fériés qui se situeraient hors week-end, de sorte que ces jours fériés ne soient pas perdus dans l’année et coïncident avec les week-ends. Le jour férié différé est appelé « jour férié en lieu et place » de la date anniversaire typique. Dans la législation, il est communément nommé « jour de remplacement ».

En Écosse, s’observe un certain nombre de différence par rapport au reste du Royaume. Le lundi de Pâques n’est pas un jour férié et le Summer Bank Holiday est férié le premier lundi d’août au lieu du dernier. Cependant, afin de respecter la coutume et la pratique du reste du Royaume, les banques ferment le dernier lundi et non le premier.

Durant ces jours fériés, tous les magasins pratiquent des rabais importants pouvant aller jusqu’à 70 % de réduction. Les Britanniques attendent donc ces périodes de « soldes » pour acheter meubles et appareils électroniques. D’ailleurs, Au Royaume-Uni, Argos, Currys et Amazon sont les détaillants qui engrangent les ventes et les revenus les plus élevés lors de ces périodes.

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Boxing Day

Ce jour férié particulier du 26 décembre est célébré en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada et dans d’autres pays du Commonwealth.

Signifiant littéralement le « jour des boîtes » ou « Après-Noël » (Canada français), ce jour est né en Angleterre au milieu du 19e siècle sous le règne de Victoria.

Les années où les vacances tombent un week-end, la fête est déplacée afin d’assurer aux travailleurs ce jour de congé. Lorsque le jour de Noël est un samedi et par conséquent le 26 décembre, un dimanche, le lundi 27 et le mardi 28 décembre sont des jours fériés de remplacement désignés.

Les beans

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Les beans (haricots), sont l’accompagnement inévitable dans la cuisine anglaise. Présents dans les plats chauds, genre ragoût, ils sont l’un des légumes essentiels de ces derniers.

Surtout, ils sont l’un des constituants typiques du fameux breakfast appelés baked beans.

Les baked beans (haricots cuits) sont composés de haricots blancs cuits dans une sauce tomate aromatisée. Bien qu’ils doivent être traditionnellement cuisinés au four, ils sont souvent mijotés dans une casserole.

Ils sont consommés généralement avec du pain de mie frit ou grillé, nommés alors baked beans on toast ou beans on toast. Les Anglais les mangent également avec des pommes de terre au four, du bacon et des saucisses.

Baked Beans

Ils servent aussi de repas unique du soir, soit présentés sous forme de soupe, concassés ou encore en purée. Accompagnés d’une simple tranche de pain de mie frit ou grillé, ils représentent ainsi le plat chaud du soir en hiver, jadis le plat du pauvre qui s’est dès lors inscrit dans la tradition culinaire britannique.

Dans tous les supermarchés, les haricots en boîte, qu’ils soient blancs, noirs ou rouges, ont un immense rayon dédié à eux seuls. Ils sont proposés cuisinés à toutes les sauces, au chili (incontournable), à la tomate, à la moutarde, au miel, au vinaigre et sel, etc.

Enfin, les beans sont tellement ancrés dans la cuisine anglaise qu’ils sont au prorata plus consommés que les pommes de terre.

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Sur ce, je vous retrouve lundi prochain avec un article sur le célèbre English breakfast…

Bon appétit !

Bonfire Night, la nuit de Guy Fawkes

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Petit changement de programme. Je vous présenterai l’article au sujet des Bank Holidays vendredi prochain. Aujourd’hui, je vais plutôt vous parler de la fameuse Bonfire Night qui s’est déroulée récemment, le week-end du 5 novembre.

Cette festivité qui a lieu chaque année en Angleterre aux alentours de la même date est une commémoration très particulière liée à l’histoire du pays.

Le terme propre de Bonfire signifie feu de joie en français et l’expression Bonfire Night est donc donnée à diverses célébrations annuelles qui se caractérisent ainsi par des feux de joie et feux d’artifice qui se passent la nuit. Cette cérémonie correspond à de nombreuses et différentes traditions à des dates distinctes en fonction du pays.

En Grande-Bretagne, la Bonfire Night désigne la nuit de Guy Fawkes qui se célèbre le 5 novembre de chaque année ou week-end près de la date pour maximiser la participation de cet évènement rendu commercial. Fêtée aussi dans certains pays du Commonwealth, elle représente la onzième nuit en Irlande du Nord le 11 juillet et le 5 novembre à Terre-Neuve-et-Labrador. Connue de même sous le nom de Saint John’s Eve, célébrée le 11 juin, elle illustre une tradition analogue du feu de joie suivie dans certaines régions d’Irlande ainsi qu’en Scandinavie sous l’appellation de Walpurgis Night, fêtée le 30 avril. Plusieurs autres cultures incluent tout autant des célébrations nocturnes accompagnées de feux de joie et/ou feux d’artifice, comme la Saint-Jean, par exemple, dont sa commémoration est très importante en Espagne et au nord du Portugal. La Nuit du Feu de joie est célébrée en Irlande du Nord le 15 août dans les communautés catholiques pour marquer la fête de l’Assomption.

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Bonfire Night

Au Royaume-Uni, cet évènement incarne la tradition de célébrer l’échec des actions de Guy Fawkes le 5 novembre 1605. Il s’agit généralement d’une nuit de réjouissances avec un feu de joie et un feu d’artifice ainsi que de brûler une effigie de Guy Fawkes mise sur une place publique. Ces célébrations ont lieu partout en Grande-Bretagne, dans certaines communautés non catholiques en Irlande du Nord, dans des régions du Commonwealth, dans la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu’en Afrique du Sud.

En Irlande du Nord, la Bonfire Night de la onzième nuit du 11 juillet se réfère à la fête du 5 novembre, mais contrairement à celle-ci, elle conserve des racines profondes issues de la lutte sectaire entre Protestants et Catholiques. Elle célèbre notamment la bataille de la Boyne en 1690 où le protestant Guillaume d’Orange a vaincu le catholique Jacques II.

Dans les régions rurales de la République d’Irlande, la Bonfire Night se rapporte à la nuit de la Saint-Jean, le 23 juin, une fête religieuse qui se pratique en prières pour les récoltes abondantes. Liée aussi au solstice d’été et d‘origine celtique, elle était en vue d’honorer la déesse Áine, la déesse de l’amour et de la fertilité. L’église catholique a repris ce festival païen pour l’adapter à la naissance de Jean, Jean Le baptiste ou Jean le baptiseur, soit Jean-Baptiste qui aurait baptisé le Christ.

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La nuit de Guy Fawkes

Elle est issue du Gunpowder Plot, la conspiration des poudres ou le complot de poudre à canon de 1605. Jadis appelée la trahison de la poudre à canon ou trahison jésuite, elle fut une tentative d’assassinat du roi protestant Jacques Ier d’Angleterre et VI d’Écosse (James I) par un groupe de catholiques provinciaux dirigé par Robert Catesby pour le remplacer par un chef d’État catholique.

Le plan était de faire sauter la Chambre des Lords lors de l’inauguration du Parlement le  5 novembre 1605, prélude de la révolte populaire qui eut lieu dans les Midlands en 1607. Le chef catholique Robert Catesby aurait élaboré ce coup d’État en réponse aux espoirs évanouis d’une plus grande tolérance religieuse promise par le roi James I, laissant ainsi beaucoup de catholiques déçus. Les autres membres de ce complot étaient Thomas Bates, Sir Everard Digby, Guy Fawkes, John Grant, Robert Keyes, Thomas Percy, Ambrose Rookwood, Francis Tresham, Robert Wintour, Thomas Wintour,  Christopher Wright et John Wright. Avec ses dix ans d’expérience militaire de combat aux Pays-Bas espagnols dans la répression de la révolte hollandaise, Guy Fawkes était chargé des explosifs.

Le 26 octobre 1605, le complot fut révélé aux autorités dans une lettre anonyme envoyée à William Parker, 4e Baron Monteagle. Le 4 novembre 1605 vers minuit une perquisition à la Chambre des Lords eut lieu. Guy Fawkes fut découvert avec 36 barils de poudre qu’il gardait, assez pour réduire en cendres la Chambre des Lords, et fut arrêté. La plupart des conspirateurs fuirent Londres, lorsqu’ils apprirent la conspiration démasquée, essayant d’obtenir du soutien en cours de route. Plusieurs s’opposèrent au shérif de Worcester et à ses hommes à Holbeche House. Dans la bataille qui s’ensuivit, Robert Catesby fut l’un de ceux qui furent abattus. Le 27 janvier 1606, au cours du procès des huit des survivants, dont Guy Fawkes, ils furent tous reconnus coupables et furent condamnés à être pendus, traînés et écartelés.

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Les détails de la tentative d’assassinat du roi James I auraient été connus par le principal jésuite d’Angleterre, le père Henry Garnet. Bien qu’il fut reconnu coupable de trahison et condamné à mort, des doutes de sa connaissance du complot furent émis. L’existence de cette tentative d’assassinat fut divulguée en confession par le père Henry Garnet qui fut empêché d’informer les autorités en raison de la confidentialité absolue de la confession. La législation anti-catholique fut introduite suite à la découverte de cette conspiration, mais beaucoup de catholiques importants et loyaux conservèrent de hautes fonctions sous le règne du roi James I.

The Gunpowder Plot a été commémoré pendant de nombreuses années par des sermons spéciaux et autres événements publics, comme la sonnerie des cloches de l’église, qui ont évolué en la Bonfire Night d’aujourd’hui.