« Grey Model Agency »

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Suivant la voie de L’Oréal qui a ouvert son marché, depuis un certain temps déjà, aux hommes et femmes d’âge mûr, dont ses célèbres égéries, Eva Longoria, 40 ans, Patrick Dempsey, 49 ans, Julianne Moore, 54 ans, Hugh Laurie, 56 ans, Helen Mirren, 70 ans ou bien même Jane Fonda, 77 ans, en sont les porte-paroles, Rebecca Valentine a créé, en mars dernier, une agence de mannequins spécialisés dans cette catégorie.

Hormis quelques mannequins internationalement connus, notamment Naomi Campbell ou Kate Moss, peu de modèles ayant dépassés la quarantaine trouvent encore du travail, ainsi les personnes d’un certain âge sont très peu représentées et c’est cela qui a incité Rebecca Valentine à créer la Grey Model Agency.

Pensant que sa société ne susciterait que l’intérêt des entreprises de santé ou d’assurances, à son étonnement, la fondatrice se vit alors solliciter par l’industrie de la mode. D’ailleurs d’une telle manière que parmi ses modèles parfaitement inconnus, certains sont munis désormais d’un beau CV, tel le cas de Frances Dunscombe, 83 ans, n’ayant jamais fait de mannequinat auparavant et qui a eu le privilège de non seulement participer à la Fashion Week londonienne mais aussi de poser pour des magazines.

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Or, bien que la Grey Model Agency rencontre un certain succès, le pari est encore loin d’être gagné ; beaucoup d’agences publicitaires et autres rechignent encore ses services.

Mais le combat continue et Rebecca Valentine ne compte pas en rester là comme elle le déclare : « Nous nous battons tous les jours avec cette idée préconçue de la beauté. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a besoin de changement, mais en réalité, le mettre en pratique est une chose différente […] Nous avons besoin de gens en première ligne qui font appel à nous, plutôt que de dire « quelle super idée », et après de faire ce que l’on a toujours fait. »

Excellente initiative et très beau début d’une belle histoire qui espérons-le n’est qu’à son commencement et connaîtra un parcours florissant prouvant ainsi que les rides du temps expriment la beauté des ans et non la décrépitude du temps.

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Invictus

Invictus

Ce poème de William Ernest Henley, dont le titre signifie « Invaincu », était le poème préféré du très cher illustre disparu Nelson Mandela.

Trouvant ce court poème sublime, de grande force, je souhaite le partager en vous laissant ainsi le découvrir ou relire. Nul mot ne serait à ajouter pour exprimer mieux que ceux-là :

Invictus

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de peurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Une étoile dans la nuit…

Une étoile dans la nuit...

Hier, rendez-vous avec ma coiffeuse habituelle. Depuis plus deux ans nous nous connaissons maintenant et un lien tout naturellement amical s’est ainsi créé entre nous. C’est une jeune femme d’une vingtaine d’années, très gentille, vraiment courageuse, pleine d’ambition et surtout super heureuse d’être devenue récemment une jeune maman d’un petit garçon de presque de deux mois ; son compagnon, tout autant ravi, comme les familles des deux côtés puisque c’est le premier petit-fils né.

Je lui demande donc évidemment des nouvelles de son petit bout. Là, son regard noir me transperce d’une tristesse assez indescriptible et elle me répond avec une voix remplie de douleur que son bébé est mort la semaine dernière.

Ressentant alors un violent coup au cœur, telle la lame d’un puissant poignard venant s’y enfoncer, je ne trouve aucun mot à dire sur le moment, j’ai le souffle littéralement coupé. Quelques secondes semblant interminables s’écoulent, notre regard figé l’un dans l’autre, nos corps complètement immobilisés, nous nous tombons ensuite dans les bras l’une de l’autre.

Puis, reprenant notre attitude, je lui présente mes profondes et sincères condoléances en sachant qu’elles sont fort bien futiles vis-à-vis d’un tel drame et qu’elles n’effaceront une si grande peine. En retour, elle me dit qu’elle se retient de pleurer car elle ne pourra plus s’arrêter sinon. Elle m’explique brièvement qu’un virus s’est propagé dans les poumons de son bébé, lesquels se sont par la suite remplis d’humeur très rapidement et malgré une prise en charge en urgence et tous les efforts médicaux engagés, les médecins n’ont pas réussi à le sauver.

Ne voulant s’étendre davantage sur cette incommensurable souffrance, elle reprend alors une discussion banale que je suis en toute compréhension. Nous n’abordons aucun sujet en relation avec les fêtes de fin d’année et encore moins celle qui approche, Halloween, fête très prisée par les Anglais et devenue traditionnelle qu’aucun ne manque de célébrer.

Le rendez-vous se termine et nous nous quittons chaleureusement.

Que dire de plus ?

C’est injuste ! C’est une fille si plaisante, qui ne lésine pas sur les heures supplémentaires pour mieux gagner sa vie, qui est honnête et régulière dans son travail. C’est une jeune femme adorable qui se donne les moyens afin d’évoluer dans son métier, qui se déplace même à domicile le dimanche, jour autorisé au travail en Angleterre, mais pas obligatoire.

Oui, c’est injuste ! C’est une fille qui était tellement heureuse d’être maman, qui a été si joyeuse durant toute sa grossesse qu’elle a vécue avec tant d’enthousiasme, sans jamais se plaindre de quoi que ce soit, au contraire, elle se réjouissait des désagréments de sa grossesse en disant qu’au moins elle sentait la vie en elle et que le plus grand bonheur de porter son petit garçon lui faisait largement oublier tous les petits inconvénients de sa grossesse…

Quand j’entends les informations locales à la radio où tant d’autres jeunes mères sont mauvaises, brutalisent leur bébé, le noient, pire, l’enterrent même vivant parce qu’elles ne supportent plus leurs cris… où il est vraiment à se demander si l’humain n’est pas qu’une bête sauvage indigne même de cette bête, c’est injuste !

Et encore davantage, lorsque des individus me bassinent les oreilles avec leur Dieu plein d’amour, de compassion, leurs baratins à la guimauve sur la miséricorde, le pardon et blablabla… alors que leur soi-disant Dieu permet de telles injustices ! Je ne suis donc définitivement pas prête à croire en un quelconque Dieu !

Enfin, ce qui est certain, ce sera un bien triste Noël pour elle. L’étoile en haut du sapin ne brillera pas cette année, elle scintillera dans le ciel de la nuit parmi tant de ses sœurs, ces âmes innocentes parties beaucoup trop tôt.

Parler de soi…

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De nombreux blogs sont consacrés à l’histoire de la vie de l’un ou de l’autre où chacun y dévoile ses états d’âme, ses humeurs, etc.

Pourquoi ce besoin de parler de soi, de confier cette part de l’intimité de sa vie aux autres ?

Peut-être parce que le monde actuel dans lequel évoluons-nous nous enferme-t-il, sans nous en rendre compte, dans une sorte de bulle de solitude ?

Peut-être également parce que certains éprouvent-ils l’envie de partager ses expériences passées ou présentes aux autres ?

Quoi qu’il en soit, si parler de soi peut apporter un équilibre dans sa vie, pourquoi pas ? Après tout, cela n’engage que la personne qui fait cette telle démarche.

Et je dois bien admettre, bien que je fus assez contre cette idée à la base, qu’aujourd’hui cette approche ne me semble pas si inintéressante que cela. Mettant de côté la notion de voyeurisme, la vie des autres que nous découvrons nous permet quelque part de mieux nous comprendre, de nous sentir moins seul, de réaliser que nos problèmes ne sont pas si uniques, de prendre conscience, finalement, que nos soucis sont aussi un peu ceux des autres.

Bien évidemment dans cette multitude de blogs, il y a à boire et à manger, mais lorsque nous en faisons le tri, nous constatons que certains livrent, peut-être inconsciemment, de vraies solutions à une situation de vie qui peut nous paraître parfois désespérée au travers d’une manière de pensée, de faire, d’agir, d’être…

Alors, malgré le fait que je ne vais pas m’y mettre demain ; je ne suis pas très douée dans ce domaine, d’autres le sont davantage, je continuerai à m’ouvrir à cette idée de parler de soi, laquelle est non seulement une bonne thérapie personnelle pour celui ou celle qui en ressent la nécessité, mais est aussi en quelque sorte une forme de réconciliation avec le vivre ensemble, une façon d’apprendre à mieux se comprendre, se tolérer, d’accepter les divergences des uns et des autres qui constituent en fin de compte les humains que nous sommes.

Ils ont dit NON !

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Une maison d’édition en ligne lance une opération des plus originales.

Elle invite ses auteurs à déposer sur sa page Facebook, créée pour l’occasion, les diverses lettres de refus qu’ils ont reçus de la part des maisons d’édition concurrentes, afin de mettre en évidence « leur originalité ou leur cruel manque de personnalisation. » et de « s’en amuser. »

Pourquoi pas ?

Sachant que cette maison d’édition en ligne concernée accepte n’importe quel manuscrit de n’importe quel auteur à titre gracieux, bien qu’elle fixe dans son contrat une exclusivité à vie sur le manuscrit en question, son action au travers de cette opération, sous fond de divertissement, donnerait peut-être un petit coup de pied dans cette fourmilière où les auteurs inconnus, ne connaissant personne dans le métier pour leur donner un petit coup de pouce, se voient systématiquement refoulés à l’entrée.

Peut-être que cette initiative ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau, mais qui ne tente rien n’a rien !

À quand l’opération lancée sur les maisons d’édition qui acceptent en demandant en retour des sommes astronomiques, allant parfois jusqu’à l’impudence, à l’auteur pour la publication de son propre ouvrage sans la certitude d’en vendre un seul exemplaire et dont certaines maisons d’édition vont jusqu’à l’irrévérence de proposer à l’auteur, telle une maison de crédit, d’avoir la possibilité de payer en plusieurs fois sans frais ?

Urmila Chaudhary

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Urmila Chaudhary est une jeune Népalaise de 26 ans, ambassadrice de l’ONG Plan International et militante pour l’éducation des filles.

Échangée par sa famille contre 25 euros lors du Maghi, Jour de l’An célébré le 15 janvier, à l’âge de 6 ans, elle devient une Kamalari, domestique, travaillant pour le compte d’une famille riche népalaise et pour une durée indéterminée, tout comme sa grand-mère, sa mère et ses sœurs avant elle. Vendre son enfant, pendant cette période de l’année est une tradition chez le peuple Tharu, une ethnie très pauvre, dont elle est issue.

À cet effet, Urmila déclare : « Ils viennent à la recherche de petites filles, entre 8 et 14 ans, mais pas plus car il faut qu’elles soient obéissantes. » Puis, ajoute, suite au désaccord immédiat de son frère : « L’homme a été très malin. Il a promis que j’irai à l’école avec ses enfants, mais c’était une simple promesse verbale. »

Dans cette famille, seule domestique, elle doit s’occuper de toute la maison. À ce sujet, elle explique : « Je me levais à 5 heures du matin, je devais aller chercher de l’eau, je cuisinais, je nettoyais, j’emmenais les enfants à l’école… Je faisais tout et je n’avais pas le temps de me reposer. Généralement, je finissais ma journée vers 11 heures du soir. » Quant à la nuit, Urmila dort dans la chambre de la grand-mère sur le sol avec une simple couverture. Elle est également interdite de manger les repas qu’elle prépare ainsi que de s’asseoir. Elle reste 8 ans dans cette famille durant lesquels elle ne verra que ses parents deux fois. « Il n’y avait personne pour me rassurer quand ça n’allait pas. Personne pour me prendre dans ses bras. Ce qui me manquait aussi, c’était de ne pas pouvoir jouer avec les enfants, m’amuser. Tout ce que je faisais, c’était ramasser leurs jouets. », dit-elle.

À l’âge de 14 ans, elle est transférée dans une autre maison, dans laquelle vit seule une politicienne. Elle n’a pas le droit de parler, de sortir de la propriété, de regarder le journal et doit se plier à la moindre volonté de sa maîtresse qui la bat.

Retrouvée ensuite par son frère et aidée par l’ONG Plan International et les ONG locales, elle recouvre enfin sa liberté à l’âge de 17 ans. Privée d’éducation durant tout ce temps, après plus de 12 ans d’esclavage, Urmila retourne à l’école et rejoint la lutte contre le système des Kamalari afin d’aider d’autres jeunes filles à regagner leur liberté. Quelques années plus tard, elle reçoit le Prix pour l’éducation de la jeunesse et le courage de l’ONU et devient présidente du Freed Kamlari Development Forum (FKDF), organisation à but non lucratif fondée en 2010 par la Nepal Youth Foundation (NYF), basée aux États-Unis, accueillant d’anciennes esclaves afin de leur fournir une éducation et des possibilités pour devenir autonomes et aidant les autorités à repérer celles qui sont encore exploitées.

Grâce aux actions locales des associations et de l’ONG Plan International, 3 700 filles ont été libérées depuis 2006, mais elles sont encore entre 12 000 et 13 000 Kamalari dans le pays, malgré la déclaration du gouvernement sur ce système illégal.

Urmila poursuit donc son combat au Népal et ailleurs en prenant son rôle d’ambassadrice très au sérieux. Elle projette aussi de devenir avocate. Sur ce point, elle déclare : « Si je n’étais pas allée à l’école, je ne serais pas là. Je veux changer les choses, pour moi mais aussi pour les autres. L’éducation est primordiale. » Étudiante très studieuse, elle emporte avec elle ses livres partout car « Ils m’apportent de nouvelles connaissances ! », souligne-t-elle avec enthousiasme.

Lucide de la pauvreté qui représente un obstacle majeur dans d’innombrables régions du monde, elle sollicite les jeunes filles de ne pas se laisser prendre dans cette tourmente et « de ne pas perdre leur cœur car elles peuvent aller loin et elles trouveront de bons emplois où elles veulent après. », puis présente fièrement le prospectus du FKDF en concluant : « Vous voyez la jeune fille sur cette photo ? C’était une Kamalari. Elle est retournée à l’école après avoir été libérée et aujourd’hui, c’est elle qui enseigne aux élèves que nous aidons. »

Alors que tant de jeunes chez nous ont un taux élevé d’absentéisme à l’école, rechignent à accomplir certaines petites tâches ménagères, se plaignent parfois de ne pas pouvoir sortir avec un copain ou une copine quand ils le veulent ou pleurnichent sur la difficulté de certains de leurs devoirs scolaires, Urmila nous donne au travers de son histoire et de son combat une bonne leçon de courage dont ces jeunes devraient s’inspirer.

Journée Internationale des filles

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Pour la quatrième année consécutive, dimanche 11 octobre, a été célébrée la Journée Internationale des filles, instituée par les Nations Unies pour le respect de leurs droits fondamentaux.

À cette occasion, l’UNICEF, le fond des Nations Unies pour l’enfance ainsi que l’ONG Plan International rappellent dans le monde :

– Environ 70 millions de filles âgées de 15 à 19 ans déclarent être victimes d’une forme de violence physique depuis l’âge de 15 ans.

– Près de 120 millions de filles, soit environ 1 de moins de 20 ans sur 10, ont subi des rapports ou autres actes sexuels forcés.

– 84 millions de filles, soit 1 adolescente sur 3 de 15 à 19 ans, ont été mariées et victimes de violences psychologiques, physiques ou sexuelles perpétrées par leur mari ou partenaire.

– Actuellement, plus de 700 millions de femmes ont été mariées avant leurs 18 ans et plus d’1 sur 3 s’est mariée avant 15 ans.

– Dans certains pays, 7 filles sur 10 âgées de 15 à 19 ans ont été victimes de violence physique et, ou, sexuelle sans jamais avoir demandé une aide, ne considérant pas cette violence comme telle.

– Près de 44 %, soit presque la moitié des filles âgées de 15 à 19 ans, pensent qu’un homme est en droit de frapper sa femme ou partenaire dans les cas où la femme se dispute avec son mari, sort sans la permission de celui-ci, néglige les enfants, refuse de consentir aux rapports sexuels avec ce dernier ou elle brûle le repas.

– 11,3 millions de filles âgées de 5 à 17 ans sont actuellement des esclaves domestiques.

– Enfin, 62 millions de filles, soit 1 sur 5, demeurent privées d’éducation.

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Cette année, Michelle Obama a lancé une campagne, #62milliongirls, mettant à l’honneur l’éducation des filles.

Malala Yousafzai, cette jeune Pakistanaise internationalement connue pour avoir risquer sa vie en allant à l’école malgré l’interdiction des Talibans et qui a reçu l’an passé le Prix Nobel de la Paix a déclaré à cet effet : « Un enfant, un professeur, un livre et un stylo peuvent changer le monde. »

Grâce à leur action sur le terrain, en collaboration avec les associations locales, 3 033 185 filles dans le monde ont pu bénéficier des projets de l’ONG Plan International, notamment ceux concernant la citoyenneté, l’autonomisation économique, la santé et l’éducation.

L’ONG Plan International, en complément de son système de parrainage, mis en place depuis plus de 75 ans, propose un programme, pour 5 euros par mois, qui permet d’aider une fille à regagner le chemin de l’école, à s’instruire et ainsi s’assurer un meilleur avenir dans un monde qu’elle pourra rendre tout autant meilleur.

40 +++

40 +++

De retour sur la planète Internet que j’ai quelque peu délaissée depuis un certain temps, absorbée par l’écriture de la suite de mon prochain bouquin, j’ai 43 ans aujourd’hui.

Rien d’exceptionnel, me diriez-vous. Un chiffre quelconque parmi tous les autres. Il ne représente ni un passage d’une dizaine vers une autre, ni n’évoque davantage quelque chose de transcendantal. Il est banal.

Alors, pourquoi en parler ? Pourquoi en faire un article ?

Peut-être faut-il avoir passer le cap des quarante ans pour comprendre ? Peut-être faut-il être dans cette peau de la femme de la quarantaine plus, plus, etc. pour saisir la nuance ?

Alors que certaines femmes se délectent de leur vie avec mari ou compagnon, enfants, vie familiale comblée, vie professionnelle établie, etc., d’autres s’interrogent…

Pour une partie des femmes, 40 ans signifient l’accomplissement de la vie. Le passage dans une vie stable où tous les efforts, sacrifices et autres trouvent désormais leur récompense. C’est un âge, selon certaines, qui serait le plus beau. La vie professionnelle est installée, les enfants grandissent à leur rythme, les prochaines vacances sont programmées, la liste des courses est collée sur la porte du réfrigérateur, le réveille-matin est branché à la même heure du lundi au vendredi et éventuellement le samedi, les repas de la journée sont fixés, les rendez-vous de contrôle divers chez les différents médecins sont pris, les programmes de télévision sont souvent les mêmes, bref, le quotidien chaleureux d’un bon foyer va bon train, la vie suit son cours.

Pour une seconde partie, 40 ans représentent le changement de vie, désiré ou non voulu, tant sur le plan professionnel que personnel.

Pour une troisième catégorie, 40 ans ne représente rien. C’est un âge comme un autre. Aucune question ne se pose.

Mais pour la dernière catégorie des femmes de la quarantaine passée qui ne sont dans aucune de ces situations, des interrogations viennent à l’esprit.

À vingt ans, la vie est devant soi. Les succès sont sublimés. Les échecs sont pris avec philosophie où nous nous disons que ce n’est pas grave, demain sera un autre jour. Nous nous relevons de ces échecs pour mieux repartir. Nous découvrons tout simplement la vie.

À trente ans, l’avenir est toujours devant soi. Les succès trouvent leur considération dans l’apprentissage de savoir les conserver. Les échecs sont toujours atténués en espérant encore qu’ils ne seront que de courte durée. Nous entrons désormais dans le vif de la vie.

Et quarante ans sonnent. Les succès sont de moins en moins présents. Les échecs, eux, persistent. Cependant, nous restons philosophiques en pensant que nous avons encore de belles années devant nous pour enfin réussir à nous accomplir. Nous continuons le combat de la vie.

Arrive ensuite le 1 après 40, celui qui marque définitivement le passage accompli de cette dizaine, suit le 2, puis le 3… Là, nous nous posons un instant. Nous faisons le bilan.

Presque la moitié de la vie est passée. Sans enfant, sans amour pour nous réconforter, juste une accommodation du quotidien assurée en échange d’une solitude à combler, un pacte conclu afin de garantir une vieillesse à venir qui ne se fera plus dans la survie mais dans la vie d’un confort mérité. Une prise de conscience d’avoir peut-être fait plus de mauvais choix que de bons. Une prison que nous avons construite et dans laquelle nous nous sommes mises nous-mêmes en ayant jeté après la clef…

Mais qu’importe, aujourd’hui, c’est mon jour et celui de ma tendre aimée sœur, c’est le jour où je prends le droit de me laisser aller à ma nostalgie. C’est la journée où je me permets pour une fois de ne penser qu’à moi, c’est ma journée où je m’accorde la remémoration de mes souvenirs qu’ils soient bons ou mauvais…

Aujourd’hui, je pose les armes à terre, défais mon armure, quitte mon esprit de guerrière, je fais une trêve. Demain, je reprendrai mon combat dans la vie et pour la vie, poursuivrai inlassablement la lutte pour un mieux à venir et dans l’espoir d’un monde meilleur, je me battrai encore contre vents et marées, continuerai ma route en solitaire en gardant au plus profond de moi cet incommensurable optimisme que j’ai toujours su conserver au fil du temps avec mon sourire et ma bonne humeur qui me caractérisent tant.

Demain sera un autre jour…