Capital : « Argent public : un gaspillage sans fin ? »

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Le scoop de l’année ! Que dis-je ? Du siècle… passé…

L’émission Capital du 26 mars dernier sur la chaîne de télévision M6 a consacré un magazine sur :

« Fonctionnaires : la chasse aux abus
Pour ceux qui veulent réduire les dépenses publiques, c’est une cible de choix : les 5,5 millions de fonctionnaires. 280 milliards d’euros de frais de personnel par an, près d’un quart de la dépense publique ! Et, plus encore que l’État ou les hôpitaux, ce sont les collectivités locales qui sont dans le viseur : décentralisation oblige, leurs effectifs ont gonflé de 33% en dix ans ! Mais surtout, c’est leur productivité et leurs avantages qui font débat. Qu’en est-il vraiment ? Les fonctionnaires des mairies ou régions travaillent-ils moins que les autres ? Concernant primes ou retraites, auraient-ils des traitements de faveur excessifs ? Face à certains abus, les élus font-ils vraiment la traque aux dépenses superflues ?

SNCF : quand le TER fait dérailler nos impôts !
Retards systématiques, trains bondés… Les TER ont la mission de service public de transporter chaque jour des centaines de milliers de Français… et presque tout le monde s’en plaint ! Pourtant, la facture des TER coûte chaque année plus cher à la collectivité : 4 milliards d’euros, le double en 10 ans ! Car, en payant son billet, l’usager ne paie qu’un tiers du coût réel pour la SNCF. Le reste, ce sont les régions, donc nos impôts, qui les paient. Face à cette inflation, de plus en plus de régions se rebellent, comme en PACA par exemple. De son côté, la SNCF a nommé un « cost-killer » qui cherche à réduire les coûts. Quelle est sa marge de manœuvre ? Pourquoi une telle inflation des dépenses ? Comment les régions comptent-elles réduire les dépenses tout en améliorant le service ?

Écotaxe : un fiasco géant qui nous coûte encore très cher
« Échec stratégique », « Gâchis patrimonial, social et industriel »… Dans son dernier rapport, la Cour des comptes dénonce le scandale de l’écotaxe, ce projet enterré de taxation des poids lourds. Elle devait rapporter près de 900 millions d’euros par an à l’État, mais en cédant à la pression des « bonnets rouges », son abandon aura finalement engendré près d’1 milliard d’euros d’indemnisation à Écomouv’, la société privée chargée d’encaisser cette taxe ! Et pour compenser la perte de recettes, c’est une nouvelle taxe sur le gazole qui pénalise les routiers français et surtout les automobilistes : 2 centimes par litre ! Comment en est-on arrivé à un tel gâchis ? Que vont devenir les portiques installés à grand frais ? Et cela va-t-il encore être payé par l’argent public ? »

Une émission édifiante que je vous invite à découvrir ou plutôt à confirmer ce que les gens de ma génération savaient déjà…

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Prix L’Oréal-UNESCO 2017 pour les Femmes et la Science

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Depuis 1998, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO se sont associés en vue de récompenser chaque année les femmes de science en créant le « Prix l’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science », car « le monde a besoin de la science, la science a besoin des femmes », comme l’a rappelé Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO.

Ainsi, le 6 mars dernier, cette association a fêté ses 10 ans et le 23 mars a eu lieu la cérémonie de remise des prix des 5 lauréates représentant chacune l’un des 5 continents du monde.

Mais également, cette association accompagnant les talents de demain, 15 jeunes chercheuses prometteuses ont reçu le soutien de celle-ci. Flavia Schlegel, la sous-directrice générale pour le Secteur des sciences exactes et naturelles de l’UNESCO, a déclaré : « Par cette reconnaissance, le programme vise à changer les mentalités et montrer à une nouvelle génération de jeunes filles qu’elles ont leur place dans les sciences et peuvent participer pleinement à la découverte des solutions de demain. »

Portraits en images des 5 lauréates à retrouver sur le site de l’Unesco dans l’article Prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, 2017

Il est à noter qu’aujourd’hui les femmes scientifiques ne représentent que 28 % des chercheurs dans ce domaine et dans le monde.

Texas : le serment d’hypocrite

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Il n’y aurait apparemment pas que les vaches qui auraient été atteintes de folie ! Et il n’y aurait pas non plus que les pays musulmans qui restreindraient de plus en plus les droits des femmes !

La preuve !

Alors que l’État du Texas, aux États-Unis, adoptait une loi le 19 décembre 2016 obligeant les établissements médicaux à enterrer ou incinérer les fœtus morts issus d’une fausse-couche ou d’un avortement, il signe à nouveau un projet de loi visant, sous le manteau, à limiter encore un peu plus le droit à l’avortement.

Ainsi ce mardi 21 mars, le sénat de cet État a adopté une loi, baptisée Senate Bill 25, permettant aux gynécologues de mentir ou d’ « omettre » la délivrance d’informations sur l’état de santé du futur enfant à la mère, notamment concernant des malformations et des risques de handicaps.

Non seulement cette loi ne laisse plus la possibilité à la future maman de disposer de son corps comme elle le souhaite, puisque le choix revient entièrement au médecin, mais surtout elle va plus loin en empêchant le droit aux parents d’attaquer le gynécologue concerné en justice.

Qui plus est, cette loi fera aussi barrière à l’interruption médicale de grossesse (IMG) qui est généralement pratiquée lorsque le futur bébé présente un risque important de handicap ou de maladie sévère ou encore si la santé personnelle de la mère est mise en danger. En France, cette pratique, ne nécessitant aucun délai d’intervention, est usuelle si les risques sont prouvés.

Cette loi dangereuse est une véritable atteinte aux droits de la femme, comme l’a ainsi déclaré Margaret Johnson, représentante de la Texas League of Women Voters au cours de l’audience préliminaire au vote de la loi : « Cette loi restreint considérablement le droit constitutionnel des femmes à avorter. C’est à elles seules que revient la décision d’avorter ou non. Et pour cela, elles doivent avoir entre leurs mains toutes les informations. La loi Senate Bill 25 est un moyen peu subtil pour les médecins d’imposer aux patients leurs croyances personnelles. »

De surcroît, les conséquences de cette loi seront également financières pour les futurs parents qui se verront alors dans l’obligation d’assumer à leur charge tous les frais qui découleront par la suite de la naissance d’un enfant handicapé ou en mauvaise santé. L’État, non. De la même façon, ces parents n’auront pas eu le temps non plus de se préparer au préalable à la venue de cet enfant ou de prévoir d’éventuels traitements expérimentaux, ainsi que l’a souligné Rachel Tiddle, une jeune femme ayant accouché d’un bébé mort-né souffrant de troubles sévères, au cours de cette même audience, en précisant que « si elle avait connu la santé de son bébé, elle aurait cherché des traitements expérimentaux. »

Cependant, afin que cette loi puisse être validée par le Gouverneur de l’État, elle doit être avant admise par la Chambre de représentants du Texas. Or, sachant que le Gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, est réputé pour ses opinions ultra-conservatrices et anti-IVG, il y a de forte chance que cette loi passe.

Enfin, le Texas est l’un des États où la politique en matière d’avortement est la plus stricte aux États-Unis.

Il est vraiment loin le rêve américain…

Nouvelles d’Angleterre

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Pas de news de la planète aujourd’hui, juste celles de mon petit monde… Je reprendrai celles-ci la semaine prochaine.

Ayant été occupée à la préparation des cartons pour mon déménagement et par les visites de maisons (loin d’être terminées) afin de trouver à nouveau un home sweet home, je n’ai pas eu le temps de réaliser des recherches afin de vous proposer un article. J’ai aussi préféré profiter de ces derniers instants dans cette maison que je vais quitter un peu le cœur lourd.

Alors en attendant d’emménager pour la 25è fois de ma vie, qui sera rendue officielle bientôt, je vous présente en ces quelques photos cette maison chaleureuse que je vais devoir quitter, avec mon vieux chat Clarence en prime et gardien des lieux…

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Je vous retrouve demain sans faute pour un mercredi en forme !

Le poisson a des reins ?

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Comme vous l’avez certainement remarqué, j’associe souvent dans mes recettes la viande avec le poisson. J’apprécie énormément ce mélange.

Donc, afin de ne pas déroger à cette habitude, je vous propose une recette en ce sens, toute simple, mais quelque peu particulière…

Plat pour 2 personnes.

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Rognons de bœuf au saumon sur son lit d’endives

(684,64 kcal (342,32 kcal/pers.) et environ 10 €)

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– 300 g de rognons de bœuf frais (483 kcal)
– 100 g de saumon sauvage écossais (2 darnes) sans peau (139 kcal)
– 220 g d’endives (44 kcal)
– 1 g de poivre noir en poudre (3,04 kcal)
– 30 ml de sauce de soja réduite en sel (15,6 kcal)

Détaillez les rognons de bœuf (ou demandez à votre boucher pour qu’ils soient prêts pour la cuisson) et coupez grossièrement le saumon.

Dans un bol, mélangez les rognons avec le saumon, la sauce de soja et le poivre. Recouvrez le bol d’un film alimentaire et laissez mariner au réfrigérateur 2 bonnes heures.

Dans une poêle à vide, versez le mélange rognons/saumon et cuisez sur feu doux, 15 à 17 minutes, selon la grosseur des rognons et votre préférence de cuisson, casserole couverte.

Coupez les endives en morceaux moyens et disposez-les dans une assiette. Posez ensuite les rognons au saumon et versez le jus restant dans la poêle sur l’ensemble du plat.

Et c’est prêt !

Red fish with lemon and thyme isolated on white.

  • Note

– Vous pouvez remplacer le saumon frais par du saumon fumé. Rectifiez dans ce cas la quantité de sauce de soja.

– Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de jus de citron jaune et un filet de vinaigre balsamique à votre plat au moment de servir.

– Pas de version végétalienne ou végétarienne pour cette recette.

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J’espère que cette recette très simple vous plaira, seulement bien sûr si vous êtes amateur ou amatrice d’abats… Je vous retrouve lundi prochain avec une autre recette maison.

Bon appétit !

Charleroi au Kribi

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Dernier jour ! Et pour finir ce petit voyage en beauté, rendez-vous au Cribbi !

Véritable coup de cœur de ce séjour ! Cet établissement Le Cribbi, dont l’écriture originelle est Kribi (chef-lieu du département de l’Océan situé dans la région du Sud du Cameroun et importante station balnéaire réputée pour ses plages de sable blanc et son port), est un bar à vin.

Que dis-je ? LE bar à vin ! Il vous offre non seulement sa convivialité mais surtout vous propose des vins d’une qualité exceptionnelle ! Le tout accompagné de petites spécialités culinaires camerounaises à tomber par terre !

Les patrons de ce petit bar à vin, un joli couple mixte, lui belge et elle camerounaise, sont d’une gentillesse incroyable. Ces deux charmantes personnes représentent le vrai symbole de la mixité culturelle.

Lorsque vous franchissez la porte de ce cocon, vous arrivez directement dans une sorte de mélange chaleureux à la belge et à l’africaine. Vous êtes immédiatement transporté dans l’ambiance du lieu au point que vous auriez envie de chausser vos pantoufles et de vous y installer comme à la maison.

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Les vins conseillés sont également un savant mélange culturel vous invitant à faire le tour du monde ; des vins portugais, chiliens, américains, d’Afrique du Sud, etc. Et gros plus, la découverte de vins wallons ! Hé oui ! La Belgique montre qu’elle n’est pas que le pays de la bière et du chocolat par excellence. Certes, ces vins demeurent dans le domaine des vins de table et en faible quantité, puisque la météo n’est pas non plus adéquate pour faciliter le développement de cépages, mais le peu de vins qui existe n’est pas mauvais du tout. Et les prix, bien entendu, sont à l’image de ceux des grands vins, sans pour autant tomber dans l’irraisonnable.

Quant aux spécialités camerounaises suggérées en accompagnement, autre leur excellente qualité gustative, elles sont en parfaite harmonie avec chaque vin à déguster. Surtout, elles sont du vrai fait maison ! D’ailleurs, la cuisine est à la vue de la clientèle qui peut ainsi voir la patronne à l’ouvrage. Et là, le rapport qualité/prix est plus que raisonnable, comme vous pouvez le constater sur la carte présentée. Carte qui de plus est renouvelée régulièrement, quasiment chaque semaine. La patronne, une passionnée de cuisine, qui connaît du reste toutes les émissions culinaires télévisées sur le bout des doigts, vous transmet à merveille sa passion dans vos assiettes !

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Enfin, l’ambiance de ce lieu cosy et moderne à la fois qui s’y dégage est le meilleur remède contre la timidité ! Sans vous en rendre compte, vous vous mélangez les uns aux autres. Les discussions avec de parfaits étrangers se font naturellement en toute camaraderie sur fond de bonne plaisanterie. C’est un vrai lieu de partage et d’échanges culturels.

Alors, avis à la population belge et pas que ! Tous ceux ou celles qui sont dans les environs de Charleroi ou d’ailleurs, amateurs ou amatrices de bar à vin, je vous invite sincèrement à vous laisser envoûter par Le Cribbi…

Charleroi et sa montagne

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Pour l’avant-dernier jour de notre petit voyage à Charleroi, nous allons enfiler de bonnes chaussures pour découvrir les quelques endroits de cette ville qui recèlent de très belles surprises. Mais aussi ayant bien mangé au restaurant hier soir, un peu de marche à pied ne nous fera pas de mal pour digérer et prendre un bon bol d’air !

Alors, allons-y, c’est parti !

Bien que la Belgique soit souvent appelée le plat pays, Charleroi infirme un peu ce préjugé avec sa célèbre rue de la montagne. Et cette rue porte vraiment bien son nom ! Car elle grimpe sévère ! Elle était célèbre autrefois pour ses commerces qui longeaient toute la rue, du bas jusqu’en haut, nous amenant ainsi vers la ville haute.

Hé oui ! Charleroi a sa ville basse et sa ville haute !

Cependant, nous pouvons également rejoindre la ville haute en passant par le parc de la Reine Astrid, dont sa statue est située à l’entrée de celui-ci. Un magnifique parc en pleine ville, pas très loin du centre, contenant en plus une particularité à sa sortie… Je vous laisse deviner…

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Vous avez trouvé ?

Oui, évidemment ! Lucky Luke et Jolly Jumper ! Cette statue qui fait référence au créateur belge de cette fameuse BD, Maurice de Bevere, dit Morris, né en 1923 à Courtrai et mort en 2001 à Bruxelles.

Et cette statue de BD n’est pas la seule dans la ville. Une autre se trouve en plein milieu d’un rond-point (que je n’ai pu photographier, car à ce moment-là, pour le coup, j’étais en voiture…) et représente ce tout autant connu animal imaginaire, le Marsupilami. Animal imaginé par le grand dessinateur belge André Franquin, né en 1924 à Etterbeek (Belgique) et décédé en 1997 à Saint-Laurent-du-Var (France)

Nous voilà maintenant à la ville haute. Et imaginez-vous être au dimanche. Quelle chance nous avons, c’est jour de marché ! Un jour qu’il ne faut surtout rater pour rien au monde. Ce marché est aussi immense qu’il est complet !

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Et ce que vous voyez là n’est qu’une toute petite partie de ce marché. Aujourd’hui, il n’y a pas grand monde car la météo ne s’y prête pas. Or, lorsque les beaux jours arrivent ou que le soleil est au rendez-vous (plus souvent qu’on pourrait le croire), le marché est noir de monde. On marche au pas à pas.

Sur ce, les cloches de l’église viennent de sonner midi, il est temps de nous trouver un bon endroit sur le marché afin de nous restaurer.

Concrètement, je vous retrouve demain pour notre dernier jour, où là, nous allons clôturer ce voyage… Non, non, je ne vous dis rien… Ce sera la surprise…

Charleroi et son trou normand

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Pour notre second jour de voyage, je vous emmène au restaurant ! Mais pas n’importe où ! Nous allons faire un tour en Normandie, tout en restant en Belgique, et sans pour autant nous télé-transporter, comme dans Star Trek, ni traverser un miroir inter-dimensionnel. Nous allons simplement franchir la porte d’un restaurant qui s’appelle Au Trou Normand !

Réputé à Charleroi, par la vieille génération, comme étant le restaurant gastronomique incontournable, celui-ci propose un menu uniquement à la carte de cuisine typiquement française, enfin typiquement…

Or, avant de nous mettre à table, il est préférable que vous soyez prévenu de ne pas vous attendre à déguster des plats préparés par Philippe Etchebest ! Ce restaurant est resté un peu bloqué dans les années 80.

Le cadre est cosy, s’apparentant davantage à une taverne qu’à un restaurant classique. Le personnel est agréable, malgré un peu trop de chichis à mon goût et ne s’avérant pas, par la suite, à la hauteur des espérances…

Attaquons-nous maintenant au cœur du sujet !

Le plus. L’atypisme de ce restaurant. Sa carte des vins est plus qu’originale, puisqu’elle est humoristique comme vous avez pu le constater. Et ça, c’est un vrai plus !

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Malheureusement, le plus important, le repas, un gros moins. Des cuisses de grenouilles qui, les pauvres, se noient dans un beurre à l’ail, plus beurre qu’ail. Un veau marengo qui de même n’a pas échappé à la noyade, mais accompagné de frites faîtes maison qui elles ont l’avantage d’être la partie la moins grasse du plat. Un ris de veau qui s’est enlisé dans un marécage de sauce aux oignons jaunes émincés à la serpe. Et lequel a non seulement attrapé un grand coup chaud à la cuisson, à l’image des cuisses de grenouilles d’ailleurs qui étaient beaucoup trop cuites, mais surtout, qui n’a pas eu la même chance que son copain le veau au niveau de l’accompagnement. Des chicons braisés qui agonisent dans leur bain d’huile. Enfin le plateau de fromage, choisi à la place du dessert, composé de parmesan et de fromage de chèvre sec italien. Rien que du fromage français ! Mais, le clou du spectacle ! Le fameux trou normand servi entre l’entrée et le plat généralement.

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En rappel, pour ceux qui ne connaissent pas cette tradition normande, le trou normand est du Calvados avec une boule de sorbet à la pomme (de préférence verte), le tout servi dans un verre ou autre contenant. C’est super bon !

Sauf qu’ici, nous avons le verre dans lequel se trouve une boule de glace à la pomme douce accompagnée d’Amaretto ! Et là, on se dit qu’Au Trou Normand, c’est plutôt la botte d’Italie qui le bouche !

Maintenant, c’est l’heure de passer à la caisse ! Une quarantaine d’euros par personne et sans compter l’apéritif et le vin !

Un peu cher quand même !

Bref ! Ce premier restaurant fut certes un essai pas très concluant, cependant les autres qui suivirent ont heureusement rattrapé le coup, surtout un en particulier et n’étant pas un restaurant dans le sens strict du terme…

Toutefois, pour se rendre dans ce lieu qui a été une véritable et formidable découverte, il vous faudra patienter jusqu’à samedi afin de clôturer ce séjour en beauté !

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N.B. : Vous avez dû également remarquer que quelques-unes de mes photos montrent des assiettes vides ou à moitié vides. Ce n’est absolument pas une nouvelle mode photo que je lance. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu l’autorisation de photographier certains plats, mais pas d’autres ! N’ayant pas cherché non plus à comprendre, j’ai détourné l’interdiction en prenant malgré tout des photos des restes de mon repas. Vous devez aussi vous demander peut-être qu’est ce qui m’est passé par la tête pour vous proposer un tel article sous ma rubrique « Sciences » ? Tout simplement, parce que la cuisine n’est-elle pas une science ? Et pour le coup, une science expérimentale !

Sur ce, je vous retrouve demain pour la suite de notre séjour…

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Il n’y a que quelques années seulement que j’ai découvert mes origines belges d’un côté de ma famille. Curieuse d’en savoir davantage, je me suis lancée dans des recherches et ai eu la joie de rencontrer cette partie, aussi peut-être d’avoir l’explication de ma spontanéité, ma bonne humeur, mon sourire semblant inné, selon mes proches, et donner l’impression de ressembler à un véritable rayon de soleil, selon les collègues, amis, les plus ou moins proches, etc., bien que la noirceur du charbon soit également présent de temps en temps dans mon cœur et mon esprit…

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Bref !

J’ai ainsi eu la chance de non seulement avoir trouvé cette part de ma famille, mais surtout de m’être bien entendue avec elle, et alors de pouvoir me rendre autant que je le peux dans ce pays, dans la ville de Charleroi.

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J’ai eu de même l’occasion de découvrir Liège, Bruges, Gand, Middelkerke (seule ville qui ne m’a vraiment pas laissé un bon souvenir, étant donné que pour la première fois de ma vie je me suis retrouvée à finir le service de mon propre repas au restaurant…) et bien sûr sans oublier Bruxelles.

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Quoi qu’il en soit, les membres de ma famille belge étant de Charleroi, des Carolorégiens ou plus communément des Carolos, comme ils s’appellent, c’est dans cette ville que je me rends le plus souvent pour me ressourcer.

Tout en vous emmenant donc à la découverte de cette ville à travers ces photos, certaines informations sont utiles à connaître sur cette dernière et sur la Belgique.

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Pour les copains et copines belges, je suppose que ces renseignements ne seront guère des révélations, or pour les autres…

Il faut savoir qu’à une ancienne époque, la ville de Charleroi, située en Wallonie, a connu sa prospérité grâce au charbonnage et à la sidérurgie. Malheureusement, celle-ci a vu ces deux secteurs d’activité principaux s’écrouler suite à la fermeture de ses mines ainsi qu’à la déplantation de ses usines et s’est ensuite énormément appauvrie.

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Actuellement, elle compte un taux de plus de 20 % de chômage et est l’une des villes les plus pauvres, si ce n’est la ville la plus pauvre, de Wallonie. De ce fait, beaucoup de Belges considèrent Charleroi comme une ville relativement médiocre, et d’ailleurs lorsque l’on se rend à Charleroi, on va à Bruxelles-Sud.

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Cependant, Charleroi vient d’inaugurer très récemment un nouveau centre commercial en plein centre-ville. Et ça, c’est vraiment une très belle initiative que la ville a prise afin de lui apporter un peu plus de modernité et un grand coup de jeune. Ce centre a permis une création évidente d’emploi que ce soit lors de la construction du chantier qui a duré près de 2 ans qu’au niveau du personnel qui y travaille maintenant.

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Or, bien sûr, comme dans tout changement, les détracteurs y sont allés de leurs critiques en avançant l’argument principal que ce centre allait tuer les commerces environnants et sinistrer les rues que certains commerces avaient désertées afin de se réimplanter dans le centre.

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En tout cas, pour ma part, je trouve que ce centre trouve sa place, va amener un renouveau, et au contraire, va permettre aux commerces autour d’attirer une autre forme de clientèle, sachant que les horaires du centre sont en adéquation avec les commerces extérieurs ; le centre n’ouvre que de 10 heures le matin jusqu’à 19 heures le soir, alors que les brasseries, restaurants, etc., hors du centre, ouvrent dès 6 heures ou 8 heures le matin jusque tard le soir. Le dimanche, le centre est fermé, certains commerces externes, non.

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Enfin, un autre point important et non des moindres. Une sorte de guérilla subsiste depuis fort longtemps entre les Wallons et les Flamands, en cause du partage des richesses qui a véhiculé en Flandre et dont la Wallonie était dépendante, puis est venu en Wallonie et dont la Flandre accuse cette dernière de conserver ces richesses pour elle seule. Les deux camps se disputent en s’accusant l’un, l’autre d’avoir en gros volé ces richesses.

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Surtout si je me trompe, je compte sur vous mes amis et amies belges pour rectifier ces dires, puisque mon cerveau n’a pas encore entièrement intégré ce concept de chamaillerie.

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Cela étant, malgré que l’on entende encore dans les cafés ou autre lieu public, les vieux de la vieille, comme l’on dit, entretenir ce conflit wallon/flamand, la chaleur humaine, la simplicité, l’authenticité, la vie… elles demeurent toujours au rendez-vous.

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Pour conclure ce premier jour de voyage, rien ne vaut pour ma part que d’aller dans ce pays plat pour retrouver la forme. Je vous retrouve demain afin de continuer ce séjour ensemble et y découvrir une autre des nombreuses facettes de Charleroi…