« Comme un oiseau en cage »

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« Il m’a fallu un certain temps pour trouver le courage d’écrire ce livre.
Même d’en écrire une ligne, même de pouvoir en parler ».

C’est la poignante présentation du livre « Comme un oiseau en cage » qui relate l’histoire vécue de Victoire B., son auteur.

Ayant été la proie, comme tant et trop d’autres encore le sont, des violences conjugales, cette jeune femme a trouvé la force d’âme de sortir de son silence pour témoigner de son parcours. De sa rencontre avec cet homme jusqu’à sa fuite.

Ce récit retrace l’illusion perdue, l’espoir, l’isolement, la peur. Victoire nous ouvre ainsi les portes de son esprit pour nous aider à comprendre de quelle manière insidieuse elle s’est retrouvée prise au piège. L’étau qui ne s’est pas refermé sur elle, mais lentement en elle. Nous traversons avec elle tous les stades de cette relation dévastatrice à la reprise de sa liberté. Ce cheminement où inconsciemment elle s’est engouffrée dans les affres de la violence et a réussi à s’en sortir.

Aujourd’hui, Victoire a décidé d’en faire son combat. D’ailleurs, les bénéfices des ventes de son livre seront reversés en partie à des associations d’aide aux victimes de violences conjugales.

Je vous invite à découvrir l’œuvre et son auteur sur son blog (en lien sous le titre de son livre) afin de nous aussi la soutenir dans ce combat loin d’être malheureusement fini. Vous y trouverez tous les éléments essentiels.

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Jean d’Ormesson

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1925 – 2017

Alors que certains éprouvent de la peine pour Johnny Hallyday qui vient de nous quitter, d’autres déplorent la mort de ce grand homme de lettres.

Né le 16 juin 1925 à Paris, Jean d’Ormesson est décédé le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine. Écrivain, journaliste et philosophe français, il était membre de la famille Lefèvre d’Ormesson et portait le titre de Comte.

Auteur de multiples ouvrages, des grandes fresques historiques imaginaires aux essais philosophiques dans lesquels il partage ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, il était membre de l’Académie française depuis 1973.

De 1952 à 1971, il fut rédacteur en chef adjoint. À partir de 1971, il devint membre du comité de rédaction, puis rédacteur en chef de la revue Diogène, revue transdisciplinaire de sciences humaines et sociales, publiée par les Presses universitaires de France. Il fut plusieurs fois conseiller dans des cabinets ministériels, dont celui de Maurice Herzog à la Jeunesse et aux Sports. Il fut aussi membre de la délégation française à des nombreuses conférences, notamment à l’assemblée générale des Nations Unies en 1968.

De 1974 à 1977, il fut directeur général du journal Le Figaro. Il y continua une chronique régulière jusqu’en 1983 dans le nouveau supplément Le Figaro Magazine.

Le 3 septembre 1992 à la Sorbonne à Paris, il prit part au célèbre débat dans la campagne pour le référendum sur le traité de Maastricht au cours d’un entretien avec le Président François Mitterrand dans l’émission Aujourd’hui l’Europe.

Le 17 mai 1995, François Mitterrand prit le petit-déjeuner avec lui avant sa passation de pouvoir avec le Président élu Jacques Chirac. Il fut ainsi la dernière personnalité reçue à l’Élysée par François Mitterrand.

Il se consacra ensuite à l’écriture de nombreux romans et poursuivit sa collaboration à la rubrique Débats et opinions du journal Le figaro.

En 2011, il fut le parrain des élèves ayant intégré en 2010 l’École nationale supérieure des mines d’Alès. Connue de même sous les appellations de Mines d’Alès, École des mines d’Alès ou EMA, elle est l’une des 210 écoles d’ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d’ingénieur. Fondée en 1843 sous l’ordonnance du roi Louis-Philippe, elle est l’une des plus anciennes écoles d’ingénieurs.

En 2014, Jean d’Ormesson reçut la grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur par le Président François Hollande. Il fut également officier de l’ordre national du Mérite, commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres et commandeur de l’ordre national de la Croix du Sud, distinction du Brésil, pays dans lequel il avait séjourné une partie de son enfance.

En 2015, les éditions Gallimard intégrèrent l’œuvre de Jean d’Ormesson dans la collection de la bibliothèque de la Pléiade. La Pléiade est l’une des collections majeures de l’édition française, publiée donc par les éditions Gallimard. Elle illustre une référence en matière de prestige, de qualité rédactionnelle et de reconnaissance littéraire des écrivains. Être publié dans la Pléiade représente une sorte de consécration pour les écrivains et seul un nombre réduit l’ont été de leur vivant. Actuellement, elle publie les œuvres majeures de la littérature française ainsi que de la littérature mondiale.

Prix littéraires :

– En 1971, le grand prix du roman de l’Académie française pour son roman La Gloire de l’Empire ;
– En 1975, le prix Balzac pour son roman Garçon de quoi écrire ;
– En 1994, le prix Chateaubriand pour l’ensemble de son œuvre et le grand prix RTL-Lire ;
– En 1995, le prix Hassan II des quatre jurys pour son roman La Douane de mer ;
– En 1999, le grand prix Jean Giono pour son roman Le Rapport Gabriel ;
– En 2001, le prix Combourg pour son roman Voyez comme on danse et pour l’ensemble de son œuvre ;
– En 2002, le prix Luca de Tena décerné par le quotidien espagnol ABC ;
– En 2003, le grand prix littéraire Jacques Audiberti de la ville d’Antibes ;
– En 2016, lauréat du prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie après la parution de Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.

Jean d’Ormesson est donc décédé d’une crise cardiaque dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017 à son domicile alors âgé de 92 ans. Le 8 décembre, une cérémonie religieuse eut lieu à la cathédrale Saint-Louis des Invalides. L’éloge funèbre fut prononcé par l’académicien Jean-Marie Rouart et un hommage national fut ensuite rendu par le Président Emmanuel Macron qui prononça un édifiant discours saluant un écrivain qui était un « antidote à la grisaille des jours ». Le Président déposa après un crayon sur son cercueil, selon la volonté de Jean d’Ormesson.

Sa mort précéda d’environ 24 h celle de Johnny Hallyday. Le journaliste Bruno Frappat du journal La Croix parla de la disparition de « deux voix de la France ».

Jean d’Ormesson très présent dans des émissions télévisées diverses était invité pour son érudition et son art de la conversation. Quelques années précédant sa mort, en référence aux décès relativement proches d’Édith Piaf et Jean Cocteau en 1963, il avait déclaré avec l’humour que l’on lui connaissait : « Il est préférable pour un écrivain de ne pas mourir en même temps qu’une vedette de la chanson sous peine de voir sa disparition éclipsée. »

Enfin ce grand homme qui donnait le « goût de vivre aux mélancoliques et celui de l’avenir aux pessimistes » fut une source d’inspiration pour de nombreuses générations enclines à l’écriture. Mêlant subtilement le classique et le moderne, l’ancien et le nouveau, il restera le point d’ancrage définissant la finesse d’esprit et l’art de manier la langue française. Il demeurera toujours pour tous les amateurs de beau langage la référence de l’argutie de la langue la plus riche au monde, la nôtre, le français…

 

Le prix Nobel de littérature 2016

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Une petite pause musicale pour clôturer cette semaine.

Ce jeudi 13 octobre, le chanteur Bob Dylan, âgé de 75 ans, a reçu le prix Nobel de littérature, à Stockholm, succédant à la Biélorusse Svetlana Alexievitch.

Sara Danius, la secrétaire générale de l’Assemblée Nobel a déclaré qu’il avait reçu cette récompense « pour avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d’expression poétique. »

Un très beau prix en reconnaissance de la grande carrière de ce chanteur.

Bon dimanche !