Blood & Water

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Série télévisée sud-africaine créée par Nosipho Dumisa et Travis Taute, dont l’intégralité de la 1ere saison est disponible sur Netflix.

Dans une ambiance teen au sein d’une école réservée à l’élite de Cape Town, nous faisant évidemment penser à Gossip Girl ou Elite, l’histoire relate celle de Puleng (Ama Qamata), une adolescente de 16 ans qui croise par hasard lors d’une soirée Fikile (Khosi Ngema), une championne de natation de 17 ans. Troublée par cette rencontre, elle pressent celle-ci comme sa sœur aînée disparue, ayant été enlevée peu après sa naissance. Elle décide de découvrir la vérité. Puleng rejoint alors les rangs du prestigieux Parkhurst College, où étudie Fikile, afin de se rapprocher peu à peu d’elle…

Bien que cette série soit présentée comme une idée originale, elle n’est pourtant pas sans rappeler une affaire qui a défrayé la chronique il y a quelques années en Afrique du Sud.

En 2015, la jeune Cassidy Nurse change d’établissement scolaire. Ses parents l’inscrivent au lycée Zwaanswyk de Cape Town. Elle y rencontre Miché Solomon, une adolescente à qui elle ressemble fortement et avec laquelle elle sent un lien immédiat se créer. « C’était comme si je la connaissais. C’était assez effrayant, je n’arrivais pas à expliquer ce que je ressentais », déclarera Miché en 2019 à la BBC. Devant la suspicion de plus en plus grande d’un possible lien de parenté, notamment suite à un selfie pris par les deux adolescentes et montré aux parents de Miché, un test ADN est réalisé et finit par révéler que Miché est effectivement la sœur de Cassidy, Zephany Nurse, kidnappée dans un hôpital trois jours après sa naissance. Lavona Solomon, la prétendue mère de Miché, est alors arrêtée et condamnée en 2016 à 10 ans de prison pour enlèvement. Miché a ensuite raconté dans une autobiographie ces faits qui lui ont permis de retrouver ses parents biologiques ainsi que découvrir une sœur. Ces évènements ont aussi bouleversé sa vie et tout ce qu’elle croyait savoir sur elle. Elle a d’ailleurs mis un moment à accepter d’être « Zephany ». « Je pense que j’ai tout d’abord détesté Zephany. Elle est arrivée avec tellement de force, sans prévenir, et a créé tant de souffrance. Mais Zephany est la vérité et Miché, l’adolescente de 17 ans que j’étais, était un mensonge. Alors j’ai fini par accepter mes deux prénoms. Vous pouvez m’appeler Miché ou Zephany, les deux me vont », expliquera-t-elle ainsi à la BBC.

« Impossible de savoir si ce fait divers très médiatisé à l’époque en Afrique du Sud a donné des idées à Nosipho Dumisa, la créatrice de Blood & Water, ou si ses points communs avec la série Netflix sont simplement de l’ordre de la coïncidence, mais les similitudes sont en tout cas troublantes. Reste maintenant à savoir si la fiction imitera la réalité et si Puleng, l’héroïne de ce nouveau teen drama haletant, finira par découvrir que Fikile est bel et bien sa sœur. Car c’est, après tout, là tout l’enjeu de Blood & Water », conclut AlloCiné.

Idée originale ou pas, histoire vraie ou pas, au-delà de tout ça, cette série évoque aussi un autre sentiment encore bien présent en Afrique du Sud, l’apartheid. Bien que ce régime ségrégationniste qui existait dans le pays fut aboli en 1991, cette époque marque toujours les jeunes sud-africains d’aujourd’hui. Les traces laissées par l’apartheid, une époque que ces jeunes n’ont du reste pas connue, demeurent pourtant présentes dans leur esprit. On ressent une sorte de détresse, une forme de perdition de ces jeunes, de ne pas vraiment savoir où est leur place, en plus de leurs soucis classiques d’ados.

Cette première saison est formidable. Elle soulève des vraies questions. Elle dépasse de loin toutes les séries teen du genre, un peu superficielles, admettons-le. Sous couvert de l’histoire de cette jeune femme qui se cherche, comme tout adolescent, tente de retrouver sa sœur disparue, de trouver également une vraie place dans sa famille, dont cette sœur pourtant disparue garde une telle présence ambiante qu’elle en est pesante, cette série nous dévoile l’esprit actuel des sud-africains, un univers bien méconnu de nous tous. Les jeunes acteurs, comme les plus âgés, tiennent à la perfection leur interprétation. Cette première saison haletante a vraiment de quoi rivaliser avec les autres séries du genre.

Je vous invite sincèrement à découvrir Blood & Water, si cela n’est déjà fait !

Les simiens – partie 1

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« L’adjectif simien se rapporte aux singes. On a longtemps analysé l’ordre des Primates en : Prosimien : les lémuriens et les tarsiers, antérieurs aux singes, Simiens : les singes, Hominoïdes : les hominidés ou hominiens et les « singes anthropomorphes ». » Wikipédia.

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Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Pangolin et Coronavirus

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« Au cours de l’évolution, les pangolins ont perdu deux gènes importants pour résister aux infections, optant pour la stratégie de la tolérance, d’après une étude. Cette cohabitation pourrait bien être une stratégie gagnante face aux coronavirus. » Par Camille Gaubert. Sciences et Avenir.

Le 8 mai !

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« Le 8 mai 1945 est la date, dans le calendrier grégorien, de deux événements historiques : la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l’annonce de la capitulation de l’Allemagne. » Wikipédia.

Devenue jour férié et chômé depuis 1981, cette commémoration est ainsi fêtée chaque année en France.

Bon 8 mai !

C’est le 1er mai !

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Un 1er mai bien particulier cette année en France, puisque nous sommes pour la plupart enfermés chez nous.

Qu’importe, cela ne doit pas nous empêcher de célébrer ce 1er mai comme tous les ans. Offrons donc un brin de muguet virtuel à nos proches, à nos amis…

Bon 1er mai à tous et toutes !

Pourquoi les prix des fruits et des légumes flambent-ils en France ?

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« Dans cette crise du coronavirus, l’offre qui diminue et l’augmentation des coûts de production peuvent expliquer une hausse des prix », écrit Céline Peschard en introduction de son article Les prix des fruits et légumes s’envolent, mais pourquoi ?

D’après une étude de l’UFC-Que choisir, « depuis le début du confinement, le prix des fruits et des légumes a flambé de 9% entre la semaine du 2 au 9 mars, et celle du 6 au 11 avril. La hausse varie de 6% pour les produits dits conventionnels, à 12% pour les articles bio, selon des relevés effectués dans plus de 4 600 drive sur 116 000 prix. »

« Par exemple, les tomates grappe bio ont pris 25% (de 4,25 euros à 5,32 euros le kilo), les bananes bio 12% (1,98 euro à 2,22 euros le kilo), les pamplemousses bio 12% (1,27 euro à 1,42 euro la pièce) et les citrons bio 11% (2,91 euro à 3,24 euro le kilo) », précise l’auteure de l’article.

« Les fameuses pénuries dans les rayons font aussi flamber le prix des savons et autres farines, la raréfaction de certaines productions agricoles a joué : le tarif des citrons verts bio a grimpé de 16%, ceux des tomates en grappe bio de 25%, alors que l’offre de citrons verts chutait de 27% et celle des tomates de 20%. Les agriculteurs n’arrivant pas à suivre le rythme soutenu de la demande, les prix atteignent des sommets. D’autant que les produits importés se sont faits plus rares sous l’effet de la crise. […] Pour d’autres cas, les tarifs flambent alors même que l’offre reste abondante. Comme premier élément d’explication, entre mars et avril, nous sommes passés de productions espagnoles (fraises, tomates) ou marocaines (tomates), considérées comme « d’entrée de gamme », donc bon marché, à des productions françaises certes de meilleure qualité mais bien plus chères », ajoute-t-elle.

La hausse des coûts de production serait de même responsable, « les frais de transport ont flambé de 30% », a déclaré Laurent Grandin, le président d’Interfel, la filière des fruits et légumes. « La mise en place de mesures de sécurité (masques, nettoyage du matériel, etc.), souvent coûteuses, y contribue aussi. Normalement, les camions, après avoir déchargé leurs navets ou leurs pommes, reviennent en livrant des produits industriels ou pharmaceutiques. Mais comme la plupart des usines sont à l’arrêt, ils rentrent désormais à vide, ce qui ne permet plus d’amortir le coût de transport », explique l’auteure.

« Certains de ces facteurs de hausse étant les mêmes que pour les produits de grande consommation, notre crainte est que ce qui se passe actuellement sur les fruits et légumes ne soit précurseur de ce qui se passera plus tard sur les produits agroalimentaires », résume Grégory Caret.

« De plus, l’emballage systématique des fruits et légumes vendus par les drives pour rassurer les consommateurs, joue également un rôle dans la montée des tarifs. Et la main-d’œuvre bon marché venant du Maghreb ou d’Europe de l’Est pour les récoltes a fait défaut cette année, d’où une inflation du coût des récoltes », conclue Céline Peschard.

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Malgré ces explications, une autre question est à poser. Pourquoi sommes-nous le seul pays européen et peut-être même au monde à avoir des produits alimentaires nationaux, locaux plus chers à la vente que les produits importés ?

La France fonctionne à l’envers. Dans les autres pays, comme en Angleterre par exemple, ses produits alimentaires made in England ou du Commonwealth sont beaucoup moins chers à la vente que ceux venant de l’étranger. Idem en Allemagne, en Espagne, en Italie, etc. Et la logique est là. Il me paraît totalement incohérent que le consommateur français paye plus cher les produits de son terroir que ceux issus de l’importation. Justifier cette incohérence en vantant une qualité supérieure de nos produits par rapport aux autres est non seulement un peu trop facile, mais aussi prétentieux. Et pas toujours vrai.

Lorsque j’étais en Angleterre, j’ai consommé des produits bien anglais, comme le jambon, l’agneau, le poulet, des pommes de terre, des champignons… de très bonne qualité. Car, qui plus est, les champignons, qu’ils soient anglais ou français, ce sont des champignons. Le prix au kilo des champignons étaient beaucoup moins cher qu’en France. Les girolles, considérées comme des champignons de qualité, affichaient un prix au kilo presque trois fois moins cher qu’en France. Hé oui, il y a aussi des girolles en Angleterre ! Il en était de même pour tous les fruits et légumes anglais. En outre, la tomate, la carotte, le navet ou la betterave française n’est pas supérieure à l’Anglaise. Les tomates anglaises sont parfois même meilleures. Je n’ai jamais mangé en tout cas une tomate anglaise farineuse comme il m’est arrivé avec des françaises.

Bref. Ce serait peut-être un problème sérieux auquel s’attaquer après le déconfinement ?

Madam C.J. Walker

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Madam C.J. Walker, née Sarah Breedlove le 23 décembre 1867 dans le Comté la paroisse de Madison en Louisiane et morte le 25 mai 1919 à Irvington dans l’État de New York, est la première femme d’affaires afro-américaine à devenir millionnaire par elle-même, d’où le juste titre Self Made : Inspired by the life of Madam C.J. Walker, une mini-série en quatre parties proposée par Netflix.

Peu connue du grand public, elle est pourtant considérée comme l’une des femmes les plus inspirantes des États-Unis. Madam C.J. Walker, interprétée par la talentueuse actrice Octavia Spencer, est ainsi mis à l’honneur par Netflix dans cette mini-série retraçant son histoire.

Elle lutta toute sa vie pour l’émancipation de la femme noire à une époque où l’abolition de l’esclavage était récente. Elle se battit sur deux fronts, celui de promouvoir la beauté des femmes noires et celui d’être une femme dans un monde d’hommes. Elle deviendra millionnaire grâce à ses produits de beauté seulement adaptés aux cheveux des femmes afro-américaines à une époque où nombreuses d’entre elles ne peuvent entretenir leurs cheveux.

Fille d’anciens esclaves, mère à 14 ans, veuve à 20 ans et entrepreneuse, elle est le modèle de la détermination et de la quête d’indépendance. Cette importance qu’elle a accordé à l’indépendance féminine est d’ailleurs évoquée subtilement tout au long de la série. Dans l’éducation qu’elle donne à sa fille, l’instruction et surtout ne dépendre de personne seront son cheval de bataille. Il y a aussi sa relation avec son mari. S’ils finiront par divorcer, elle n’aura eu de cesse de lutter durant leur mariage à ce qu’elle garde le mérite entier de la création de son entreprise de cosmétiques pour femmes noires.

Ce besoin d’élever le rang des femmes noires à leur juste valeur est sa propre idéologie. À une époque où les femmes noires perdaient énormément leurs cheveux, elle décide de partager sa propre expérience pour vendre ses produits. Elle veut que les femmes noires aient des modèles à leur image et qu’elles croient en elles grâce à cela. Elle rejette les diktats de beauté, où les femmes noires seraient représentées comme des blanches. Les valeurs des produits cosmétiques de Madam C.J. Walker sont plus qu’authentiques. Elles défendent une inclusion précieuse de la beauté noire jamais représentée.

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1867 – 1919

Tout au long de sa vie, cette incroyable femme a ainsi mené un double combat, celui des noirs et celui des femmes. Nombreux sont les hommes noirs à se battre pour leurs droits, elle doit faire face au sexisme de ces derniers. Le monde des affaires est impitoyable et elle est contrainte de s’imposer au sein d’un milieu très masculin, lui-même confronté à de nombreuses discriminations. Mais jamais elle n’aura cédé à la pression, à tel point que l’exemplarité de son parcours a été une inspiration pour de nombreuses femmes noires.

Son ambition devient expansive. En ces temps, les seules opportunités des femmes noires étaient d’être blanchisseuses ou cuisinières. Son entreprise de cosmétiques va ouvrir des opportunités. Madam C.J. Walker met sa fortune au service de la culture afro-américaine. Elle aura milité tout au long de sa carrière pour favoriser l’entrepreneuriat des femmes noires. Son investissement ne s’arrête pas seulement à la commercialisation de produits cosmétiques. Des salons de soins capillaires seront ouverts à son nom à travers le pays, sans compter son usine à Indianapolis, la principale ville industrielle des États-Unis. Des centaines d’ouvrières y sont employées et de nombreuses femmes afro-américaines suivent des formations. Leurs perspectives professionnelles changent considérablement sur l’exemple de Madam C.J. Walker.

Aujourd’hui, son nom est inscrit au National Women’s Wall of Fame et son héritage dure à travers le Madam Walker Legacy Center. Véritable militante pour les droits des femmes, Madam C.J. Walker a su mettre en avant la beauté des afro-américaines à une époque où le choix de prendre soin d’elles, mais aussi d’en avoir les moyens, ne leur était accordé.

Enfin qui ne se souvient pas de cette époustouflante actrice qu’est Octavia Spencer ? Elle nous avait déjà fait vibrer dans la Couleur des sentiments (The Help) par son personnage de Minny Jackson, rôle qui lui permis d’ailleurs d’être davantage révélée au grand public. Dans cette mini-série, elle montre encore tout son talent. D’une justesse inouïe, elle tient le rôle à bras-le-corps. Cette formidable actrice est dans la lignée des plus grands…

Cette mini-série nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. Aucun temps mort, aucune longueur… On ne voit pas le temps passé. Je l’ai regardée du reste d’une seule traite. Une très belle découverte !

Le lapin de Pâques

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L’un des symboles incontournables de cette période de Pâques, le lapin représente ainsi la fertilité et le renouveau.

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Mais il est aussi pour beaucoup synonyme de douceur, de tendresse… Et en ce moment particulier nous en avons bien besoin.

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Cette année, il n’apportera malheureusement pas les œufs aux petits Anglais, qui comme nous sont sous l’emprise de ce vilain virus.

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Cependant, il pourra être un réconfort en images…

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Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je le retirerai sur leur demande.

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Un peu d’inspiration…

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Cette période de confinement est un bon moyen de se redécouvrir. La vie si trépidante nous fait parfois, souvent, oublier nos rêves, nos passions. On oublie même qui l’on est. On avale les heures, les jours, les semaines, les mois… et les années passent à grande vitesse.

On ne prend pas vraiment le temps pour soi, parce que le temps nous manque, semble nous manquer. On se donne des priorités, n’étant peut-être pas les vraies. On n’écoute ni l’autre, ni soi. On avance dans la vie comme des robots, métro, boulot, cuistots, dodo…

Ce confinement nous ouvre alors les portes de l’inspiration. Des passions se révèlent chez les uns, des idées pour s’occuper l’esprit chez les autres. Des vidéos amateurs rigolotes de chorégraphie de danse sont publiées sur les réseaux sociaux, d’autres sur des recettes de cuisine simples à réaliser avec les ingrédients usuels présents dans nos placards…

C’est aussi une belle occasion de resserrer les liens familiaux et humains. Pour certains, les enfants sont à la maison, le mari et/ou la femme. Ils sont enfermés entre quatre murs. Ils doivent réapprendre l’écoute, le partage, la vie en communauté… Ils doivent peut-être même repenser un système d’éducation, le vivre ensemble. Pour d’autres, des initiatives de solidarité naissent, notamment celle d’un EHPAD où le personnel soignant a décidé de rester confiné avec les personnes âgées présentes dans l’établissement afin de ne pas les laisser seules et prendre le risque également de potentiellement les contaminer. Dans un village, un homme fait le tour des maisons pour récupérer les petites listes des courses de ses voisins et se rend à l’épicerie de ce village pour rapporter ensuite à ces personnes ce qu’elles ont besoin. Un autre homme s’occupe des personnes âgées résidant dans son immeuble en leur ramenant leurs médicaments qu’il va chercher à la pharmacie du coin…

Des belles actions voient ainsi le jour, même si en parallèle la délation malheureusement est, elle, aussi là. Des individus placent des lettres anonymes dans la boîte aux lettres de leur voisin infirmier pour lui suggérer de quitter les lieux, sur le pare-prise des voitures des infirmières pour la même raison. Des médecins se font voler leur matériel médical. Certains d’entre eux n’affichent même plus leur vignette professionnelle sur leur voiture par peur de représailles. Des caissières se sont vues insulter, en outre cracher dessus…

Ce confinement, similaire en temps de guerre, révèle donc le meilleur comme le pire des uns ou des autres. Les uns choisissent le bien qu’ils peuvent apporter à leur prochain. Les autres décident de mettre en avant leur égoïsme.

« Inséparables »

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Le confinement nous permet de découvrir des films de l’année passée. Et celui-ci en vaut vraiment le coup.

Inséparables est un film réalisé par Varante Soudjian avec Ahmed Sylla et Alban Ivanov, entre autres, sorti le 4 septembre 2019.

Mika (Ahmed Sylla), petit escroc, fait un rapide tour en prison où il a fait la connaissance de « Poutine », un détenu assez particulier. Sa peine purgée, il décide de repartir à zéro et de refaire sa vie. Alors qu’il s’apprête à épouser la fille d’un riche homme d’affaires, son passé le rattrape…

Ce film est d’une drôlerie incroyable. J’ai ri du début à la fin. Il y avait même longtemps qu’une comédie française m’avait fait rire autant. Le duo Ahmed Sylla et Alban Ivanov fonctionne à merveille. Excellent duo. Je connaissais Ahmed Sylla, pour l’avoir découvert dans l’ancienne émission de Laurent Ruquier « On ne demande qu’à en rire ». En revanche, je ne connaissais absolument pas Alban Ivanov. Très belle découverte. Cet acteur tient son rôle à la perfection. J’ai eu même une petite préférence pour son interprétation par rapport à celle d’Ahmed Sylla. Ce n’est que subjectif bien sûr.

Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas eu l’occasion de regarder cette comédie, je vous la recommande absolument ! Un excellent moment de détente en ces temps qui courent…