Afghanistan : les femmes sans nom

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En Afghanistan, les femmes ne sont jamais appelées par leur prénom. Elles sont la « fille de », « femme de » ou « sœur de ».

Thomson Reuters Foundation a alors décidé de lancer une campagne #WhereIsMyName sur les réseaux sociaux afin que les Afghanes obtiennent le droit à leur identité.

« L’identité des femmes n’est même pas mentionnée à leurs funérailles, ni sur l’avis de décès, ni sur leur tombe, elles restent inidentifiables, même après la mort. », tel que l’a déclaré une militante à la BBC.

Quant à l’activiste et écrivain Bahar Sahaili, qui s’est jointe aussi à cette campagne, elle a précisé au journal Marianne : « Les femmes sont considérées comme le deuxième sexe et la propriété des hommes. Nous essayons de prendre en main nos identités et de les libérer. […] Notre pépiniériste me désigne toujours par le nom de mon fils. Il m’appelle « la mère de Samuel ». En public, on nous appelle « celles aux cheveux noirs », « les faibles » ou « tante », quel que soit notre âge ».

La première revendication de cette campagne est de demander au gouvernement qu’il autorise l’inscription du nom de la mère sur les nouvelles cartes d’identité électroniques, jusqu’alors invisible.

À cela, un porte-parole de la Cour suprême à Kaboul a répondu que pour l’instant « les gens de la culture afghane n’étaient pas prêts pour cette étape moderne. Cela pourrait générer un tumulte gênant. »

Sans commentaire…

Malawi : la « purification sexuelle » des femmes

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Le journal Le Monde a publié récemment une série de reportages dévoilant une tradition africaine interdite par la plupart des pays du continent, mais qui a toujours cours dans certaines régions éloignées de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, de la Zambie, de l’Ouganda, de la Tanzanie, du Mozambique, du Kenya, du Congo, du Nigeria et plus particulièrement dans le sud du Malawi.

Le kusasa fumbi, littéralement « brosser la poussière », est une « purification sexuelle » ou « nettoyage sexuel ». C’est une coutume qui consiste à un rapport sexuel forcé et ritualisé après l’arrivée des premières règles de la fille ou après que la femme est devenue veuve ou vient de perdre un enfant. Elle est pratiquée par un homme, appelé le fisi signifiant « hyène », qui est payé pour ça. Elle peut être aussi effectuée par un futur mari.

Interdite depuis 2013 au Malawi, cette coutume perdure pourtant dans les zones reculées du sud du pays, notamment dans les districts de Chikwawa et de Nsanje. Le fisi initie ainsi les jeunes femmes généralement âgées de 12 à 17 ans, dans le cadre d’un rite de passage, l’initiation au sexe. Celui-ci dure 3 jours et la « hyène » est payée à chaque fois. La somme peut aller jusqu’à 30 €. Il est censé prévenir la maladie ou faciliter la procréation mais entraîne, au-delà du fait que ce soit ni plus ni moins un viol contractualisé, des cas de transmission de maladies comme le SIDA ou engendre des naissances non souhaitées. Le rituel nécessitant l’échange de fluides sexuels, les préservatifs sont interdits.

Au Malawi, ce sujet est devenu tabou depuis la condamnation de la « hyène » séropositive Eric Aniva en novembre 2016, un procès médiatisé à l’époque, suite au documentaire britannique le mettant en avant.

Russie : le réchauffement climatique est une conspiration inventée

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« Fake news » (fausses nouvelles, dans le sens de tromperie, imposture), s’était exclamé Donald Trump concernant le phénomène du réchauffement climatique.

« Un phénomène naturel et un sujet de spéculation afin de faire peur à l’humanité », pensent près de 40 % des Russes, selon une récente étude réalisée à la mi-juillet de cette année auprès de 1 200 personnes et publiée par VCIOM, institut de sondage public russe.

Aussi, 20 % ont affirmé qu’ils « savent beaucoup de choses sur le réchauffement climatique » et 71 % ont déclaré en « avoir entendu parler ».

Cependant, 51 % ont quand même considéré que c’est « un problème sérieux qui exige une solution immédiate ». 55 % ont estimé que le phénomène a « un effet plutôt négatif », tandis que 27 % ont déterminé qu’il a « un effet positif » sur et pour leur pays.

En parallèle, le Président Vladimir Poutine a garanti ce début juillet le respect de la Russie envers l’Accord de Paris sur le climat, alors qu’en mars dernier, il avait déclaré publiquement qu’il remettait en cause la responsabilité humaine dans le changement climatique.

Enfin, selon l’Organisation Météorologique Mondiale, l’OMM : « La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère préindustrielle ». Et le Ministère russe de l’Environnement avait évoqué en 2016 « un réchauffement 2,5 fois plus rapide en Russie qu’ailleurs sur la planète », puisque la même année dans certaines régions russes, la température avait été de 6 à 7°C supérieure à la normale.

Algérie : les maillots de bain de la discorde

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Durant la dernière période du ramadan en Algérie, des femmes en maillots de bain sur la plage ont été prises pour cible par certains internautes sur leur page de Facebook.

Les créateurs de ces pages ont appelé à la dénonciation de ces femmes en question. Ils demandaient de les prendre en photo puis de les « afficher » sur Internet afin de montrer, ce qu’ils estiment, le comportement dégradant de ces femmes.

En riposte à cette manière d’agir inélégante et suite à l’agression de deux jeunes femmes à cause de la longueur de leur jupe jugée « indécente »,  une Algérienne d’Annaba (nord-est de l’Algérie) a décidé de lancer à son tour un appel. Elle a créé un groupe secret ce 1er juillet sur Facebook invitant les autres femmes algériennes à venir se rassembler sur la plage en maillot de bain. La page invitait à l’origine les membres de sa famille. Elle a atteint aujourd’hui plus de 3 200 membres. Trois manifestations ont eu ainsi lieu les 4, 8 et 13 juillet. Plus d’une centaine de femmes y était présente.

Lilia, journaliste au journal quotidien algérien Le Provincial a expliqué la raison de ce mouvement : « habituer les hommes à voir des femmes en maillot de bain […] défendre le droit de se baigner comme vous voulez, pas forcément en maillot de bain. […] Ce mouvement permet que la plage reflète la richesse et la diversité de l’Algérie. »

Elle infirme également « tout coup de com' » dénoncé dans le journal Marianne : « Le but n’est pas de faire du bruit et encore moins de faire le buzz, mais de changer la société profondément et en douceur. Ceci ne pourra se faire qu’en habituant des milliers de voyeurs à ce qu’ils considèrent encore comme étant interdit. Nous ne voulons pas changer leur vision des choses, mais simplement leur inculquer la tolérance et l’acceptation de l’autre. »

Bien que cette initiative fasse débat dans le pays suite à l’article de Lilia publié dans le journal algérien relatant son expérience lors de l’une de ces manifestations, elle demeure secrète par peur des représailles des hommes opposés à leur choix vestimentaire.

D’ailleurs les administrateurs des pages qui appelaient à la délation de ces femmes n’ont pas tardé à partager leur virulente réaction. Selon le journal Le Nouvel Observateur, des commentaires misogynes et agressifs abondent sur ces pages qui accueillent des milliers d’inscrits. Le journal n’en a exposé que les moins violents : « Où sont vos pères ? », « Allez vous rhabiller ? », ou encore « Filles faciles ». Certains d’entre eux ont même décidé de créer une action pour contrecarrer ce groupe de femmes par le biais d’un hashtag : « je me baigne avec mon hijab, je laisse la nudité aux animaux ».

Devant ce déchaînement haineux soutenu et parfois même encouragé par des femmes, le groupe secret a décidé de ne pas céder. Sa fondatrice a déclaré à L’Obs : « Maintenant que nous avons construit une communauté soudée, nous avons décidé de nous battre pour imposer nos robes et nos jupes dans les rues de la ville pendant toutes les saisons de l’année. »

UK : premier mariage gay musulman !

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Ils s’appellent Jahed Choudhury, 24 ans, et Sean Rogan, 19 ans, et viennent de se dire oui !

Ils se sont mariés sous la confession musulmane et en tenue traditionnelle. De par leur union, ils sont alors devenus le premier mariage gay musulman célébré au Royaume-Uni, plus précisément dans la ville Walsall, située à 200 km environ de Londres.

Rapporté par le journal régional britannique Express & Star, ce mariage est une véritable avancée symbolique tant pour les musulmans que pour les LGBT.

Jahed Choudhury, musulman d’origine, a expliqué au journal que sa différence sexuelle au regard de sa religion a mis plus d’une fois sa vie à rude épreuve. Il a ainsi raconté sa jeunesse, durant laquelle il fut harcelé et insulté. Après avoir fréquenté une fille, être même allé en pèlerinage en Arabie Saoudite puis au Bangladesh afin de rejeter qui il est, et la haine des autres à son encontre l’ayant poussé à vouloir nier son identité sexuelle, il atteignit presque le point de non-retour en tentant de mettre fin à ses jours. C’est là, à ce moment le plus sombre de son existence, qu’il rencontre l’amour de sa vie, Sean Rogan, alors qu’il pleurait sur un banc.

Épanouis ensemble, ils décidèrent donc de franchir le cap et de s’unir pour le meilleur comme pour le pire. Malgré cela, la famille de Jahed a refusé d’assister à la cérémonie. Ce dernier a enfin conclu : « Je veux dire aux gens que je me fiche de leur opinion. Ma famille pense que mon homosexualité est une maladie qui peut se guérir, d’autres membres de ma famille pensent que c’est une phase. Je veux dire aux gens qui traversent ce même type d’épreuves qu’ils peuvent y arriver […] nous allons montrer au monde entier que l’on peut être gay et musulman. »

Un très beau message d’espoir qu’envoie ce mariage et que le mariage est effectivement pour tous, quelle que soit son identité sexuelle, sa culture, sa religion, la couleur de sa peau…

Quand la vie à venir sauve la vie qui est…

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Les deux flèches montrent la zone de rupture utérine. Entre les deux, l’on voit la région lombaire du fœtus – M.GUCKERT – EUROPEAN JOURNAL OF OBSTETRICS & GYNECOLOGY AND REPRODUCTIVE BIOLOGY

Un évènement extraordinaire s’est produit dernièrement. Rapporté dans un article de l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology, ce fait pourrait relever presque du miracle.

Le centre hospitalier régional (CHR) de Lille a ainsi relaté le « cas exceptionnel » d’un fœtus de 36 semaines qui a non seulement préservé sa vie, mais aussi sauvé celle de sa mère.

La maman ayant fait une rupture utérine, le fœtus s’est positionné dans son ventre de telle sorte à lui éviter une hémorragie et donc des conséquences très graves provoquant une mort in utero ainsi que pouvant entraîner la sienne.

Alors que la maman était enceinte de 8 mois 1/2, elle s’était présentée au CHR pour des « douleurs importantes », a expliqué Charles Garabedian, gynécologue obstétricien au CHR de Lille (l’un des médecins qui a rapporté le cas clinique dans l’article), à l’AFP.

Tout en précisant que celle-ci avait déjà eu une césarienne, il a poursuivi : « tout son bilan était normal : l’examen clinique, l’échographie du bébé, l’enregistrement du cœur du bébé. […] Alors, on a réalisé un scanner et on a ainsi fait le diagnostic de rupture utérine. […] Mais ce qui est extraordinaire, c’est que le bébé avait collé son dos contre la zone de rupture permettant de colmater la brèche afin d’éviter une hémorragie et une extériorisation du cordon. Dès qu’on a su cela, une césarienne a été faite en urgence. Le bébé et la mère n’ont eu aucune complication après la naissance. »

Le médecin a déclaré pour conclure que la date de cet acte médical n’a pas été divulguée volontairement afin de protéger l’anonymat de la maman.

Israël : schtroumpfement absurde !

En avril dernier en Israël, à Bnei Brak, petite ville de 18 000 habitants, les ultra-orthodoxes ont décidé de supprimer la Schtroumpfette blonde des affiches promotionnelles du film d’animation « Les Schtroumpfs et le village perdu », la considérant comme trop attirante.

La société de distribution Forum Film qui est à l’origine de cette décision a justifié cette prise de position absurde dans l’intention de vouloir ne « pas nuire à la sensibilité des résidents ». Selon un arrêt de la ville, l’image de femmes peut « heurter la sensibilité des habitants de la ville ».

Inutile de spécifier que la Schtroumpfette n’est pas une femme, à moins que les habitants bleus de Pandora (film Avatar) aient débarqué dans ce pays sans que personne ne le sache.

En rappel. Les silhouettes féminines du catalogue Ikea, version saoudienne, avaient été effacées. Et même l’actrice Jennifer Lawrence, pourtant actrice principale du film Hunger Games, n’apparaissait pas sur les affiches à Jérusalem ainsi qu’à la ville côtière israélienne de Bnei Brak.

En conclusion, Arabie Saoudite ou Israël, même combat et schtroumpfement absurde !

Venezuela : au bord du gouffre

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En 2000, le Venezuela était classé parmi les 30 puissances les plus riches du monde. Il est devenu l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, alors qu’il y a à peine 5 ans, il était le premier producteur mondial de pétrole.

Le Venezuela est aujourd’hui au bord du chaos. Une inflation jusqu’ici jamais vue avec un taux ayant atteint plus de 1 000 % en 2016, une pénurie alimentaire historique, des hôpitaux littéralement à l’abandon, un taux de criminalité record, où l’on dénombre notamment à Caracas, sa capitale, 1 mort par heure, des enlèvements accompagnés de demande de rançon, des pillages ou encore des émeutes quotidiennes rythment la vie des Vénézuéliens.

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Le Président actuel Nicolás Maduro blâme la chute du prix du pétrole d’être la principale raison de cette crise sans précédent. Mais dans les faits, c’est la politique menée par son prédécesseur, Hugo Chavez, qui est arrivée à bout de souffle : nationalisations massives, outil de production obsolète, dévaluation du bolivar (monnaie locale) qui a ainsi perdu 99 % de sa valeur, des dépenses sociales mal gérées, une agriculture qui ne produit plus rien, des usines qui tournent à vide, et surtout la corruption qui gangrène de plus en plus le pays.

Dans les magasins, les étals sont pratiquement vides. Les millions d’habitants, dont leur principale souci est de trouver à se nourrir, ne trouvent plus les produits de base, comme le sucre, et des médicaments. Les files d’attente devant ces magasins durent des heures. L’armée doit intervenir régulièrement afin d’éviter les pillages et les émeutes. On assiste alors à une véritable ruée des Vénézuéliens vers le pays voisin, la Colombie, pour acheter ces produits.

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Or, le Venezuela présente également l’autre côté, celui des ultra-riches et des proches du pouvoir. Marché noir, contrebande, restaurants clandestins font ainsi partie du paysage. Pour cette minorité de privilégiés, tout se trouve en payant le prix. Les pénuries sont loin de leur préoccupation première, seule la sécurité l’est, car les kidnappings sont monnaie courante.

Caracas est dès lors la capitale la plus violente du monde. Les gangs armés prolifèrent. Et les gens tuent pour un sac de riz.

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« Violences, pillages, marché noir : panique au Venezuela », voici le documentaire réalisé par les équipes d’Enquête Exclusive qui ont sillonné ce pays au bord de la rupture durant plusieurs mois. « Une plongée sidérante et effrayante au cœur d’un grand pays aujourd’hui au bord du gouffre », que je vous invite à découvrir.

Note : ce documentaire n’est ni propagande contre la politique du Venezuela, ni une interprétation médiatique des faits. La situation de ce pays est décrite telle qu’elle est et a été confirmée en parallèle par mes propres sources, sources ayant souhaité rester dans l’anonymat par sécurité.

Belgique : Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça…

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Lorsque nous lisons les journaux ou écoutons les informations à la télévision, à la radio, concernant les droits des femmes, notre considération se porte souvent sur les pays qui les bafouent. Notre regard, nos oreilles se fixent également sur les différences sociales ou professionnelles évidentes qui existent en général dans le monde entre les hommes et les femmes.

Or, nous ne prêtons pas toujours attention à ces petits détails du quotidien creusant eux aussi insidieusement ce fossé. Ces faits insignifiants, passant d’ordinaire inaperçus, qui se déroulent parfois aux portes de chez nous ou de celles nos voisins, ces dits pays défenseurs des droits qu’ils soient masculins ou féminins. J’entends bien par ces « faits insignifiants », non ceux qui apparaissent sur les réseaux sociaux, du genre la nouvelle pub de Renault se lançant dans le domaine beauté avec ses vernis à ongles Twingo, une toute première pour une marque automobile, mais bien ceux évoquant un retour aux années 50.

Pour information ou rappel, cette pub de Renault très controversée a créé une certaine polémique absurde auprès d’un certain public qui la considère comme sexiste. Critique qui ne changera pas la face du monde, mais incitant indirectement les esprits en ce sens et cloisonnant quelque part les marques à rester dans leur domaine d’activité, sauf si elles viennent de l’univers artistique ou du pays du Soleil-Levant.

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Ainsi, un cinéma du groupe Kinepolis en Belgique a distribué avant le début de la séance du film Wonder Woman (premier film de super-héros réalisé par une femme, Patty Jenkins) des goodies (cadeaux publicitaires) destinés uniquement aux femmes. Alors que celles-ci s’attendaient à découvrir dans leur petite pochette-surprise (un petit sac rose), sur laquelle s’inscrivait « Cool things inside » (Choses intéressantes à l’intérieur), des trucs vraiment sympas, style échantillons de nouveaux parfums, sushis ou pasta box afin de promouvoir l’ouverture d’un nouveau restaurant spécialisé en la matière, ticket de cinéma à tarif réduit pour une nouvelle séance, etc., elles ont eu une toute autre surprise.

Elles ont découvert un véritable kit de ménagère parmi un paquet de chips et de chocolat à bon marché. Une éponge, une raclette à vitres, une brosse pour nettoyer les sols, des pilules pour mincir. Inutile de vous dire que la réaction fut immédiate et dénoncée, avec photos à l’appui, sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.

Afin de se justifier, le groupe Kinepolis a expliqué au site belge VRT, qui l’a contacté, qu’il ne pouvait être responsable de ces cadeaux promotionnels, étant donné qu’ils avaient été fournis par des sponsors et dont leur sélection avait été aléatoire. Le groupe a de même présenté ses excuses sur Twitter : « Nous voulons nous excuser pour cette inattention. Nous comprenons toutefois ces vives réactions. » En résumé, parler pour ne rien dire.

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Ceci dit, la question que devrait peut-être se poser ce groupe, c’est d’éventuellement soit de changer de sponsors ou, du moins, vérifier le contenu des goodies ou encore offrir la pochette-surprise à tout le monde, sans distinction de sexe.

Enfin, si jamais vous allez voir ce film de super-héros dans l’un des cinémas de ce groupe en Belgique, apportez votre produit pour les carreaux, pour la vaisselle et pour les sols. Vous pourrez alors faire la vaisselle, s’il y a, tester votre superbe nouvelle raclette verte ou violette pour les vitres et récurer les sols avec votre flambant neuve brosse afin d’espérer peut-être vous faire rembourser votre place de cinéma. Quant aux pilules pour mincir, après toutes ces taches, à vous de voir…

Le tennis mord la poussière…

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Alors que le prestigieux Tournoi de Roland Garros prendra fin ce dimanche 11 juin et que les yeux restent rivés sur les exploits sportifs des tennismen, on a pu aussi découvrir en parallèle l’envers du décor.

Une bien sombre image de certains de ces sportifs qui s’estiment peut-être au-dessus du commun des mortels, parce qu’ils ont le titre de sportif.

Sans rappeler ce sordide fait divers ayant eu lieu en février 2016 en Allemagne, où une journaliste belge a été agressée sexuellement en plein direct du Carnaval de Cologne,  évènement qu’elle couvrait, le 29 mai dernier, ce fut au tour de Maly Thomas, reporter d’Eurosport, d’en subir la triste expérience.

Le tennisman, Maxime Hamou, 21 ans, éliminé quelques heures plus tôt du premier tour du Tournoi par l’Uruguayen Pablo Cuevas, a eu des gestes plus que déplacés envers Maly Thomas venue l’interviewer en direct.

La séquence vidéo a scandalisé non seulement de nombreux téléspectateurs qui n’ont pas hésité à l’exprimer sur les réseaux sociaux, mais aussi est allée jusqu’à provoquer la réaction de l’ancienne ministre Cécile Duflot qui a commenté sur Twitter : « Il l’embrasse de force, elle tente de se dégager, il la serre par le cou et tout le monde… rigole….. #fatigue »

Quant à Maly Thomas, elle a confié au HuffPost : « Si ce n’était pas du direct je lui aurais collé une droite. […] Il ne donne pas une bonne image de lui. Il se détruit tout seul en faisant ça. » Et tout en dénonçant cette situation « franchement désagréable », elle a mis le doigt sur le reflet « des rapports entre les hommes et les femmes qui peuvent exister dans la vie courante. […] Ce sont des situations que l’on banalise et qui ne devraient pas l’être. »

Malgré les critiques qui ont afflué envers le tennisman, la journaliste a tenu à préciser : « Mon intention n’est pas de banaliser cette scène. Mais je ne souhaite pas en faire une polémique. » Et elle a conclu : « Je ne veux pas que ce genre de scène se répète. »