Alba

Alba_1_wp

Alba, âgée aujourd’hui de 5 ans, est une femelle orang-outan (Pongo pygmaeus) de l’île de Bornéo unique en son genre. Elle est la seule connue de son espèce qui soit albinos. Elle est de ce fait plus fragile que ses congénères. Selon Associated Press (AP), une agence de presse internationale, Alba est malentendante, possède une mauvaise vue et présente un haut risque de développer plus tard un cancer de la peau. Elle ne peut donc être remise en liberté sans surveillance.

Sa découverte fut malheureusement faite dans de tristes conditions. Enfermée dans une cage par des villageois dans la province de Kalimantan Centre, partie indonésienne de l’île de Bornéo, elle fut secourue par l’ONG Borneo Orangutan Survival Foundation (BOSF) en mai de cette année. Infestée de parasites, déshydratée, elle était très amaigrie. Depuis son poids a plus que doublé et ses sauveteurs souhaitent qu’elle profite de sa nouvelle vie dans un endroit protégé. La fondation a alors lancé un appel aux dons en vue d’acheter une parcelle de forêt de 5 hectares, proche du Centre de réhabilitation des orangs-outans situé sur l’île, dans laquelle Alba pourrait évoluer en toute sécurité accompagnée de trois autres orangs-outans avec lesquels elle s’est liée d’amitié après son sauvetage. L’ONG s’est fixé l’objectif de récolter 80 000 $ pour l’achat de ce terrain.

En rappel. Un article publié en juillet 2017 dans la revue Scientific Reports et relayé par le magazine Sciences et Avenir a rapporté qu’au cours de ces dix dernières années un quart des orangs-outans de l’île de Bornéo a disparu. La destruction de leur habitat, la chasse ainsi que les abattages déciment une espèce au mode de vie fragile. Chaque année, 2 500 orangs-outans environ sont tués.

Alba_2_wp

Publicités

Vive la solidarité féminine !

Vive la solidarité féminine_wp

Le samedi soir, 30 septembre dernier, Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’Europe Écologie – Les Verts, était invitée dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché sur la chaîne télévisée France 2 pour présenter son livre « Parler », dans lequel elle raconte son harcèlement sexuel, ayant été jusqu’à l’agression, qu’elle a subi de la part de Denis Baupin, ancien député de la 10e circonscription de Paris, et dans lequel elle invite aussi les femmes victimes de ces violences à briser la loi du silence.

Alors qu’elle précisait que le parti d’Europe Écologie – Les Verts « a mis en place une cellule de lutte contre le harcèlement, contre les violences ; il y a des référents. Les personnes peuvent appeler des personnes qui ont été formées pour accueillir la parole », la chroniqueuse de l’émission, Christine Angot, l’a alors interrompue avec antipathie en lui rétorquant : « Formées pour accueillir la parole, mais qu’est-ce que j’entends ? Arrêtez de dire des choses comme ça ! […] Non mais moi attendez, je retourne dans ma loge. Là, ce n’est pas possible. Moi, je ne peux pas entendre des trucs pareils. » Elle a ajouté par la suite que personne ne pouvait entendre ni aider la femme victime de ces violences, c’était comme ça, il fallait se faire une raison, la femme devait se débrouiller seule et c’était son problème, pas celui des autres. Elle a continué de l’interrompre à diverses interventions de sa part. En résumé, elle a parlé plus que l’invitée.

De son côté, un autre chroniqueur, Yann Moix, qui a de même abusé de la parole, a été jusqu’à dire à Sandrine Rousseau, qui n’a pas écrit le livre et qui ne s’en est jamais cachée non plus, que cet ouvrage ressemblait plus à un discours politique qu’à un témoignage. Sandrine Rousseau, en pleurs, la gorge serrée et semblant être dans un mauvais rêve, a tenté de se défendre en lui répondant : « Je ne peux pas l’entendre. J’ai écrit mon histoire ! […] Je ne peux pas entendre que j’ai un discours là-dessus. Je suis désolée mais vous n’imaginez pas la violence de ce que vous dites ».

Les téléspectateurs ont ainsi assisté à une véritable incompréhension de la souffrance de Sandrine Rousseau de la part de ces chroniqueurs. Le plus inouï est ce profond manque d’empathie et de solidarité venant de Christine Angot. Cette dernière a toutefois sorti son livre témoignage « L’inceste » en 1999, dans lequel elle raconte pourtant cette douloureuse expérience qu’elle a vécue. Et lors de son passage la même année dans l’émission Tout le monde en parle, présentée par Thierry Ardisson, elle s’est retrouvée dans une situation similaire, des invités et un public qui ont ri de son histoire en se moquant de manière plus que déplacée d’un mauvais jeu de mots.

Le plus inadmissible. Les téléspectateurs ont su plus tard qu’au cours de cette émission du 30 septembre dernier la chroniqueuse avait quitté à un moment donné le plateau en balançant ses fiches, huée par le public. Un témoin, présent lors de cet enregistrement a d’ailleurs rapporté ce fait auprès du Huffington Post : « Christine Angot a quitté le plateau en balançant ses fiches. Elle était en total désaccord avec l’invitée, expliquant que les agressions sexuelles devaient se régler en soi, qu’une femme doit pouvoir se débrouiller toute seule. »

La chaîne de télévision s’est bien gardée de montrer ce passage. En revanche, elle n’a pas hésité à conserver au montage la séquence de Sandrine Rousseau en larmes obligée de se justifier devant des chroniqueurs indifférents.

Après cette terrible séquence du face à face entre Sandrine Rousseau et Christine Angot, de nombreux internautes ont vite pris la défense de l’ancienne élue en qualifiant cette scène « inacceptable et répugnante ». Certains ont même estimé le comportement des deux chroniqueurs comme « honteux » et d’autres ont été jusqu’à considérer le choix délibéré de la chaîne de télévision de sélectionner les passages à montrer de « naufrage télévisuel ».

Enfin, bien qu’il soit apparu à l’évidence, pour avoir regarder ce passage de l’émission, que la chroniqueuse pense que la parole ne soulage pas la souffrance, on ne traite pas dans une émission de plus ou moins grande écoute un ou une invitée de la sorte.

On n’est pas tous égaux envers la souffrance. On ne peut pas juger ce qui peut soulager ou pas. Chacun réagit par rapport à son caractère. On ne peut pas comprendre si l’on n’a pas été confronté à une telle situation.

Et pour conclure définitivement, lorsque l’on assiste à ce genre de réaction vis-à-vis de la souffrance, de femme à femme, l’on se dit vraiment que nos combats pour être respecté en tant que femme ont encore un bien long parcours devant eux avant d’aboutir à un meilleur pour nous…

Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement

Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement1_wp

5 à 15 % des enfants âgés de moins de 15 ans sont victimes de graves violences physiques et/ou sexuelles en Occident. Il a été récemment prouvé que ces dernières augmentaient le risque de dépression et de suicide.

Des scientifiques du McGill Group for Suicide Studies ont ainsi publié leurs résultats de recherche dans le prestigieux American Journal of Psychiatry. Ils ont établi que les effets durables des expériences traumatiques subies à l’enfance étaient dus à une altération de la structure et de l’activité des cellules du cortex cingulaire antérieur, partie spéciale du cortex considérée comme la plus ancienne dans l’évolution et partie du cerveau jouant un rôle majeur dans le contrôle des émotions et de l’humeur.

L’activité optimale du cerveau est due aux neurones qui communiquent avec les cellules éloignées par leurs axones, partie allongée qui permet le passage de l’information sous forme d’impulsions électriques. Ces axones sont recouverts et protégés par la myéline, à l’image d’une gaine entourant un fil électrique. La myéline est une substance grasse de protection des fibres nerveuses formée principalement donc de lipides à 70 % et dont les couches alternent avec des couches de protides à 30 %. La constitution de ce revêtement gras a lieu au cours des vingt premières années de vie.

Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement2_wp

Après études, les scientifiques ont découvert une diminution de l’épaisseur de la myéline chez les personnes ayant subi des maltraitances pendant leur enfance. Ils ont également constaté un défaut de production de celle-ci au niveau de l’ADN des cellules responsables de la générer et de l’entretenir.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont alors étudié de manière plus approfondie la matière blanche des personnes ayant été maltraitées au cours leur enfance. La matière blanche constitue les tissus du cerveau et de la moelle épinière composés de milliards de fibres nerveuses myélinisées. Bien que des études antérieures aient déjà fait ce lien en remarquant la présence d’anomalies significatives, les observations avaient été réalisées par IRM sur le cerveau de personnes vivantes. Il était donc impossible de connaître avec plus de précision les cellules et les molécules concernées qui étaient affectées au sein de la matière blanche. De ce fait, les scientifiques ont porté leurs travaux sur des cerveaux post-mortem. Ils ont recueilli à la Douglas-Bell Canada (Douglas-Bell Canada Brain Bank ou DBCBB) des cerveaux de trois groupes d’adultes sur lesquels ils ont prélevé des échantillons pour les comparer. Les trois groupes étaient composés de 27 individus qui se sont suicidés suite à une dépression avec des antécédents de sévices sévères, 25 qui se sont suicidés suite à une dépression mais sans antécédents et 26 psychologiquement sains. Seuls les individus maltraités durant leur enfance ont montré ces résultats.

Les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement3_wp

En conclusion, ces changements provoqués un stade précoce du développement peuvent contribuer à l’apparition de troubles dépressifs ainsi que de comportements suicidaires. Ces constats ont dès lors permis de mettre en évidence une dérégulation du traitement des émotions.

L’automne

L'automne_elfe_wp

C’est officiel, l’automne est là ! Aujourd’hui, c’est le premier jour de cette saison. Et je ne vous le dirais jamais assez ou trop peut-être, j’adore cette saison… quand il ne pleut pas.

L'automne_feuilles-grandes_wpSauf si je suis bien tranquillement au chaud à la maison, il peut pleuvoir comme vache qui pisse comme l’on dit chez moi, dans ce cas j’aime la pluie. La regarder tomber dehors et contempler les gouttes glisser sur les carreaux de la fenêtre. L’entendre bruire et la voir se déverser en un rideau sur les toits…

Or, l’automne c’est aussi annonciateur des périodes festives. Halloween, Noël, la fin d’une année et à titre personnel un an de plus me rappelant que définitivement les quarante sont plus que bien entamés et s’approchent doucement mais sûrement des cinquante.

L'automne_feuilles-petites_wpC’est également la transformation de la nature. Les oiseaux qui chantent moins fort pour laisser place au silence. Les arbres qui quittent leur robe de feuillage vert pour s’habiller d’un manteau marron aux teintes dorées, orangées allant jusqu’au rouge flamboyant. Les jours qui s’amenuisent permettant au soleil de se coucher plus tôt et s’offrir des grasses matinées. Le temps qui se refroidit. Le retour aux plats chauds consistants et familiaux. Le moment où l’on fait ses réserves pour se préparer à l’hiver. C’est un cycle naturel dont la nature a besoin pour se régénérer…

Enfin, cette saison semblable aux autres dans sa singularité peut pourtant provoquer un impact sur certains d’entre nous. Et pour vous d’ailleurs, que vous évoque l’automne ?

L'automne_maison_wp

Le féminisme à outrance

Le féminisme à outrance_wp.jpg

Même les hommes n’ont jamais osé aller si loin pour affirmer leur masculinité !

Une tendance de mode féministe actuelle assez controversée semble vouloir s’installer dans notre société, celle de mettre en valeur le sexe de la femme dans son sens propre.

Après les conceptrices de bijoux en forme de vulve, des capsules à paillettes pour vagin, le maquillage pour le sexe féminin, jusqu’aux petites filles d’à peine 9 ans qui ont recours à la chirurgie pour avoir le vagin inexistant de la poupée Barbie, et j’en passe, c’est au tour des créatrices de Haute Couture de s’y mettre.

Samedi 9 septembre, la Fashion Week de New York a permis à tous les « fashionistas » de la planète de découvrir une jeune marque allemande Namilia. Nan Li et Emilia Pfolh, les créatrices de cette marque ont voulu revendiquer leur féminisme dans la présentation de leur première collection intitulée « My pussy, my choice », faisant référence au fameux slogan « My body, my choice » (Mon corps, mon choix) scandé par les femmes pour leur liberté à disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Cette collection a ainsi prôné ce nouveau mouvement, le « Pussy Power », « pussy » en français signifiant « chatte », pas la femelle du chat, bien sûr.

Le féminisme à outrance4_wp

Elles ont alors agrémenté les pièces de leur collection de vulves en tissus de toute taille. Des robes aux chaussures en passant par les manches, rien n’a été épargné.

Après le show, certaines femmes se sont interrogées en laissant ce type de commentaires sur les réseaux sociaux : « Il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour comprendre ce qui se passait », « Est-ce un coup de génie ? », « Une mode qui joue le débat des genres ? », « Du pure grotesque ? », etc.

Inutile de vous donner ma réponse à certaines de ces questions, puisque ceux et celles qui me connaissent s’en doutent déjà…

Une journaliste d’un magazine féminin qui a rapporté cet évènement dans son article a conclu : « La collection Namilia aura au moins eu le mérite de faire parler d’elle et de remettre sur la table le débat de la discrimination dont souffre l’appareil génital féminin concernant sa représentation dans la société. Car contrairement aux nombreux dessins et gribouillages de pénis que l’on croise à longueur de journée et qui ont toujours la cote, les vagins ne sont toujours pas en vogue ! »

Namilia - Runway - September 2017 - New York Fashion Week: The Shows

Je ne sais pas vous, Mesdemoiselles, Mesdames, mais pour part, mon appareil génital se porte bien et ne souffre d’aucune « discrimination », un bien grand mot pour une si petite chose.

Je ne vous spécifierai pas non plus que cette mode tendance me choque. Peut-être suis-je trop vieille, d’une génération réservée, plus respectueuse du corps de la femme autant que celui de l’homme d’ailleurs ? Ceci dit en passant, corrigez-moi si je suis dans l’erreur, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un défilé de mode où le pénis de l’homme en tissus ou en toute autre matière pendouillait sur des vêtements ? Vous me direz, au point où on en est, cela ne va peut-être pas tarder à arriver.

Ou suis-je peut-être une fille trop coincée pour adhérer à ce mouvement complètement stupide ? Ou ne suis-je pas aussi intelligente pour comprendre en quoi ce « pouvoir de la chatte » pourrait servir la cause féminine et nous permettre à acquérir plus de droits ?

Je ne vous dirai pas plus, petit clin d’œil à l’article du blog Aphadolie, que l’image de la femme-objet dont toutes les féministes tentent de combattre est pour le coup davantage incrustée.

Le féminisme à outrance3_wp

Quant à la maigreur des mannequins, il semblerait que ce véritable problème ait été jeté aux oubliettes autant que l’élégance…

Enfin, ce féminisme à outrance et outrancier devrait peut-être se tourner vers les réels combats : les violences en tout genre dont la femme est victime ; l’excision qui perdure et cause des souffrances ainsi que des morts chaque année ; l’éducation pour les filles, dont nombreuses d’entre elles dans le monde n’ont pas accès, parce que c’est tout simplement interdit ; des filles, des femmes, dans certains pays qui sont enfermées dans des endroits insalubres pendant leurs menstruations ; des lieux sacrés même dont elles sont exclues car elles sont considérées « impures » durant cette période, etc.

Et en plus, cette collection est moche !

Même les poupées Barbie se convertissent à l’Islam

Même les poupées Barbie se convertissent à l'Islam_wp.jpg

Samira Amarir ne trouvant aucun jouet afin d’inculquer l’Islam à sa petite fille de 2 ans Jenna a décidé de créer sa propre Barbie, baptisée du même nom que sa fille. La Barbie « Jenna » récite ainsi des chapitres du Coran.

Alors que certains déterminent qu’il est préférable d’enseigner une langue étrangère à leur enfant pour leur avenir et leur ouverture d’esprit, cette jeune maman a trouvé plus utile d’imprégner la culture islamique à sa fille dès son plus jeune âge. « Quand ma fille Jenna a eu 2 ans, je cherchais un jouet […] qui serait capable de lui apprendre rapidement et facilement le Coran tout en s’amusant », comme elle l’a confié à l’agence de presse Reuters.

Chaque détail de la poupée a été pensé par la jeune mère, du hijab lavande à la couleur de la peau jusqu’au maquillage discret. Même les sourates du Coran ont été sélectionnées avec soin afin de faciliter la mémorisation.

Cette Barbie a été ensuite produite en masse et a remporté un tel succès dans les pays du Golfe que la famille est partie s’installer à Dubaï.

4 ans après sa création, la Barbie est commercialisée en Arabie Saoudite, au Koweït, au Bahreïn et aux Émirats arabes unis.

À quand les poupées Barbie qui vont réciter des textes sacrés de la Bible, de la Thora, des Mantra… ? Et les garçons dans l’histoire ?

On ne rajeunit pas…

On ne rajeunit pas_wp

Voilà à quoi ressemblait mon état ce matin au réveil, en beaucoup moins souple bien sûr !

Rien d’exceptionnel aujourd’hui. Mon humeur est la fatigue. Et la raison est très simple.

Hier soir, c’était la fête à la maison. L’une de mes meilleures amies et sa charmante fille de 22 ans sont venues manger. De caractère très jovial toutes les deux s’ajoutant au mien, plus le fait que nous soyons des filles, nous nous sommes quittées à 3 h 35 du matin.

De 7 heures du soir jusqu’à cette heure-ci, nous avons partagé le repas, des conversations intéressantes, beaucoup de fous rires et nous avons terminé la soirée, enfin commencé la matinée, en dansant sur des musiques endiablées.

Nos quarante ans plus, plus, plus… se sont alors volatilisés pour laisser place à la petite vingtaine de sa fille. En comparant ainsi nos goûts musicaux générationnels, nous avons toutes deux rajeuni. Plus de petites douleurs, la peur du ridicule de se lâcher comme des folles sur des chansons nous évoquant la nostalgie de notre jeunesse… On était bien.

Ce matin, debout à 7 heures ! Et là…

Ouille, ouille, ouille !

La jeunesse, plutôt l’impression, s’est à son tour évaporée pour rappeler la dure réalité, on n’a plus vingt ans et quelque !

Les neurones se sont entremêlés et ne se trouvent plus à leur bonne place. Les muscles et toutes les parcelles du reste du corps ont la sensation d’avoir été bêchés pendant de longs moments. Toutes ces petites choses du quotidien qui ne prennent que quelques minutes à réaliser deviennent des défis de l’exploit. On marche au ralenti et le temps qui s’écoule semble interminable…  « La fatigue a gagné le corps », comme dit mon amie.

Mais la journée étant loin d’être finie, je vous laisse afin de vous retrouver en meilleure forme demain avec un joli coup de cœur…

 

Tchétchénie : les couples divorcés sont forcés à se remettre ensemble

Tchétchénie_les couples divorcés sont forcés à se remettre ensemble_wp

Après le sort que les autorités tchétchènes ont réservé aux homosexuels, c’est au tour des familles d’être attaquées.

Le journal The New York Times a révélé dans son article du 26 août dernier une nouvelle mesure appliquée concernant la politique familiale dans le pays.

Ainsi, une commission gouvernementale, « le Conseil pour l’harmonisation des mariages et des relations familiales », est chargée d’inciter fortement les couples séparés ou divorcés depuis peu ou longtemps à se remettre ensemble « pour les enfants », en avançant l’idée qu’une famille unie permettrait d’éviter à l’enfant de s’embrigader dans le terrorisme. Cet été, cette commission est déjà parvenue à réunir près de 948 couples. Pour arriver à son objectif, l’État bombarde les médias audiovisuels de reportages mettant en valeur les bienfaits de cette réconciliation. Une propagande bien rodée.

Mais également, le père et la mère remis ensemble sont extrêmement surveillés avec des visites régulières d’intimidation de la police. La peur est si présente par les autorités très menaçantes que de nombreux parents concernés se taisent ; car montrer un quelconque désaccord peut être lourd de conséquences.

Ramzan Kadyrov, le chef du régime, justifie cette nouvelle mesure en expliquant qu’un enfant issu d’une famille désunie serait plus prédisposé à entrer dans le terrorisme, en ajoutant de surcroît : « Sur 100 enfants de familles séparées, seuls 5 ou 6 sont normaux ». Il aurait été aussi jusqu’à déclarer que le risque serait plus accru dans les cas des enfants élevés uniquement par la mère.

À la lecture de ces propos, il est à se demander si cet homme, à supposer qu’il ait été un enfant d’un foyer « uni », aurait une notion de la normalité « normale » et si son éducation aurait été de même normale…

Polémique autour de l’oléoduc entre les États-Unis et le Canada

Polémique autour de l'oléoduc entre les États-Unis et le Canada_wp

Le projet Keystone XL se chiffrant à 3,8 milliards $ qui doit relier l’Amérique du Nord sur 1 900 km (dont 1 400 km aux États-Unis) et le Canada soulève la polémique au niveau de sa construction depuis la présentation de sa première demande datant d’il y a 10 ans. De nombreux écologistes et des tribus Sioux ont mené une longue lutte afin d’empêcher l’exécution de ce projet.

Cet oléoduc permettra l’acheminement du pétrole canadien extrait des sables bitumeux de l’Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800 000 barils par jour. Bien que sa plus importante portion soit déjà construite, son utilité ainsi que ses risques potentiels sur l’environnement et le changement climatique demeurent des sujets de débat.

En novembre 2015, Barack Obama avait posé son veto en bloquant la construction de la structure compte tenu du débat sur le réchauffement climatique ainsi que les problèmes environnementaux que pourrait provoquer cet oléoduc. Mais le 24 mars 2017, Donald Trump a donné son feu vert à la continuité des travaux.

En 2016, la tribu Sioux de Standing Rock et des groupes écologistes suivis de milliers d’autres manifestants ont tenté de stopper la réalisation d’un tronçon pendant plusieurs mois. Selon les Amérindiens, ce tronçon traverserait non seulement des sites sacrés, mais menacerait aussi leurs sources d’eau potable.

En solidarité, le 10 mars 2017, des manifestants à Portland (Oregon) se sont réunis contre la construction du Dakota Access Pipeline (société Dakota Access basée au Texas).

Polémique autour de l'oléoduc entre les États-Unis et le Canada_DakotaAccessPipeline_wp
Le Dakota Access Pipeline avec la réserve indienne de Standing Rock en orange

Le Dakota Access Pipeline transporte le pétrole du Dakota du Nord (l’un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste des États-Unis) vers un centre de distribution dans l’Illinois. Et malgré qu’il soit de nouveau actif, l’avenir de ce projet reste au centre d’une bataille judiciaire.

Le 22 août 2017, l’exploitant de cet oléoduc américain a entrepris des poursuites judiciaires à l’encontre de plusieurs groupes de défense de l’environnement, les accusant d’incitation à la violence. Ce dernier a avancé l’argument que les ONG avaient lancé de fausses accusations lorsqu’elles avaient notamment déclaré que les tribus installées sur le tracé du projet n’avaient pas été suffisamment consultées par lui. La partie plaignante a d’ailleurs déclaré : « Les groupes de défense de l’environnement fabriquent des arguments sensationnalistes et grossièrement manipulés visant uniquement à se maintenir et à s’enrichir à travers des dons. »

Pour la défense, Greenpeace a mis en cause le cabinet Kasowitz Benson Torres LLP engagé par l’exploitant, dont l’un des fondateurs est également l’avocat de longue date de Donald Trump. Tom Wetterer, l’avocat de l’ONG, a précisé : « C’est la deuxième année de suite que l’avocat préféré de Donald Trump au cabinet juridique Kasowitz lance des poursuites sans fondements contre Greenpeace […] La plainte ne fait que répéter des accusations fallacieuses. »

Enfin, le groupe Energy Transfer Partners (filiale de la société Dakota Access) a accusé Greenpeace et d’autres ONG de racket, diffamation et d’incitation à un type de violence qu’il a qualifié même d’ « écoterrorisme » concernant les actions menées envers le Dakota Access Pipeline. Ce à quoi Greenpeace a vivement répondu : « c’est du harcèlement de la part d’intimidateurs ».

« DOSSIER TABOU : doit-on légaliser le cannabis en France ? »

DOSSIER TABOU_doit-on légaliser le cannabis en France_wp

Documentaire récemment découvert, mais qui date pourtant du 27 mars dernier.

Avec ce second numéro de DOSSIER TABOU présenté par Bernard de La Villardière, la chaîne de télévision M6 propose une nouvelle fois un documentaire sur un sujet sensible : la légalisation ou pas du cannabis en France ?

Alors que cette question qui se pose depuis 20 ans amène à de nombreux débats tant au niveau des hommes politiques que des citoyens, un dialogue franc ne s’est pas vraiment ouvert sur le plan national.

Actuellement en France, on compte 1,4 million de consommateurs réguliers de cannabis, ceux qui en fument au moins 10 fois par mois. Quant aux jeunes, ils font grimper le pays en tête du classement européen.

L’enquête réalisée en toute objectivité montre tous les points positifs comme négatifs et pose les vraies questions : les effets de légalisation sur la délinquance, sur les quartiers laissés pour compte où la police n’est pas ou est peu présente laissant la délinquance s’installer ? Les conséquences sur la santé et les finances publiques ? La consommation qui serait ou non en augmentation ? À qui l’argent issu du trafic profite-t-il ?

Elle met aussi en lumière un immobilisme volontaire de certains services de l’État ainsi que d’élus locaux afin de préserver ce que certains appellent la préservation de la paix sociale.

Policiers, dealers, grossistes, consommateurs, médecins et chercheurs ont été interrogé afin que chacun puisse avoir toutes les informations concrètes pour se forger sa propre opinion. Des cités aux quartiers chics, en passant par les laboratoires et sur un circuit automobile pour tests de conduite sans puis sous l’emprise du cannabis (dont Bernard de La Villardière a d’ailleurs servi de cobaye) y ont été de même explorés.

Enfin, DOSSIER TABOU nous emmène également aux États-Unis, plus précisément dans le Colorado où le cannabis a été légalisé. Il montre ici ce que cette légalisation a apporté en bien ou en mal. Il termine ensuite sa route en Hollande où des sociétés privées sont déjà sur les starting-blocks prêtes à inonder le marché français en cas de légalisation.

Je vous invite donc à découvrir, si ce n’est pas déjà fait, ce documentaire très intéressant et enrichissant. Et je laisse à votre libre arbitre répondre à cette question…