Alabama : la loi anti-IVG la plus répressive des États-Unis

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Ce mercredi, l’Alabama a promulgué une loi anti-IVG, même en cas d’inceste ou de viol. Elle a pour objectif de remettre en question ce droit constitutionnel reconnu depuis 1973. Un texte de loi précédent avait été adopté par la Chambre des représentants et du Sénat de l’État n’autorisant que l’interruption volontaire de grossesse en cas de risques pour la mère. Il représentait déjà le texte le plus restrictif à l’échelle du pays. Désormais avec ce nouveau texte, promulgué par le gouverneur républicain Madame Kay Ivey, il devient le plus répressif des États-Unis.

Cette loi qui entrera en vigueur dans six mois commence évidemment à faire l’objet des mouvements contestataires de défense des droits civiques, dont l’Union Américaine pour les Libertés Civiles, American Civil Liberties Union (ACLU).

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Cette année, les réformes de la législation sur l’avortement aux États-Unis ont déjà frappé fort. 20 États américains ont été concernés, notamment la Géorgie, le Kentucky, l’Ohio et le Mississippi qui ont récemment grossi les rangs. Ces États ont interdit l’IVG dès lors que les battements du cœur de l’embryon son détectables ; un phénomène évolutif naturel dans le développement in utero pouvant apparaître dès la sixième semaine. L’ACLU et le Planning familial ont annoncé ce mercredi qu’ils avaient saisi la justice pour l’abrogation de la nouvelle loi votée dans l’Ohio.

Or, le texte de loi approuvé ce mardi par le Sénat de l’État de l’Alabama, constitué à très large majorité de Républicains, va beaucoup plus loin. Il interdit l’avortement à tous les stades de la grossesse. Il prévoit de plus des peines allant de 10 à 99 ans de prison pour les médecins qui le pratiquent. Une sentence plus sévère que pour un viol. Cependant, il estime qu’une femme ayant été avortée ne peut être tenue responsable. Un amendement proposé par les Démocrates permettant d’autoriser l’IVG en cas de viol ou d’inceste a été rejeté. Les 27 sénateurs républicains qui adopté le texte sont tous des hommes.

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Les partisans de la restriction du droit à l’avortement ambitionnent davantage, tel que l’a résumé le sénateur local Clyde Chambliss. Ils veulent se rendre « directement à la Cour Suprême pour remettre en cause la décision Roe vs Wade », l’arrêt garantissant le droit à l’avortement voté en 1973.

Les deux nominations choisies par Donald Trump parmi les 9 juges de la Cour Suprême ont rendu cette instance à majorité conservatrice. Pour le mouvement pro-life, celle-ci représente dès lors une possibilité de revenir sur cette jurisprudence constitutionnelle.

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L’eau, l’élément de la vie…

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Pour le début de ce week-end, et pour ceux qui ont le privilège de « faire le pont », je vous propose cette série de photos qui se clôture dimanche. Le thème : l’eau, élément essentiel de toute vie sur Terre…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Pretty Little Liars

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Les Jolies Petites Menteuses, littéralement en français, est une série télévisée américaine de 7 saisons diffusée depuis un petit moment déjà sur le site Netflix.

Dans la petite ville de Rosewood, cinq meilleures amies lycéennes, Spencer Hastings (Troian Bellisario), Emily Fields (Shay Mitchell), Hanna Marin (Ashley Benson), Aria Montgomery (Lucy Hale) et leur leader Alison DiLaurentis (Sacha Pieterse) se réunissent pour une soirée pyjama avant la rentrée scolaire. Dans la nuit, Alison disparaît sans laisser de traces. Le groupe se sépare. Un an plus tard, le corps d’Alison est retrouvé. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances de la disparition et la mort de l’adolescente. Chaque fille du groupe commence à recevoir d’un mystérieux « -A » des sms de menace et des messages dévoilant à chacune leurs nombreux secrets que seule Alison connaissait, ainsi que des secrets apparus après la disparition de cette dernière. Mais « -A » semble également en savoir beaucoup sur la disparition d’Alison.

Menacées si elles contactent la police, les quatre lycéennes se retrouvent pour reformer le groupe et décident d’unir leurs forces pour se protéger et démasquer « -A ». Menant leur propre enquête, les secrets vont s’accumuler. Les attaques et les morts vont parsemer leur chemin et transformant alors leur vie en lutte pour survivre…

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Dans la lignée d’une autre série, Riverdale, dont le thème est cependant tout autre, cette série s’adresse à un public d’ados. Malgré cela, on se prend au jeu. Faisant abstraction de la cible du public visé, et par conséquent de son côté un peu niais, cette série est superbe. On se laisse entraîner dans l’univers des Jolies Petites Menteuses, à tel point que l’on enchaîne les épisodes les uns après les autres jusque tard dans la nuit, si ce n’est très tôt le matin. L’histoire garde son fil conducteur tout au long des saisons. Cette série pourrait être facilement comparée à la célèbre série Desperate Housewives, version ado. Bien que certains rebondissements soient prévisibles, d’autres en revanche ne le sont absolument pas. Cette série est surprenante et déstabilisante de par justement ses revirements de situations entre le « vu d’avance » et le « pas avoir vu venir ».

Et petit plus pour les femmes de ma génération, car cette série s’adresse aussi davantage aux filles qu’aux garçons, le plaisir de revoir l’actrice Holly Mary Combs qui interprète le rôle de la mère d’Aria, notre jolie sorcière de la tout autant célèbre ancienne série Charmed.

Style de vie…

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Téléphone portable nouvellement sorti, iPad, iPhone dernier cri, tablette tactile, écran de télévision grand format, ordinateur portable pour chaque membre de la famille… font partie du quotidien de beaucoup. Beaucoup qui travaillent, en ne touchant que le salaire minimum, se rendent au food truck, dans un bistro, une petite brasserie ou se font livrer un menu à leur bureau, parce que ce n’est plus à la mode de se préparer un sandwich ou un repas à la maison pour l’emporter ensuite à son boulot, parce que le temps manque, parce que c’est beaucoup moins cher quand même, donc en plus de faire ringard, ça fait radin, parce que n’importe quelle excuse est bonne… Et beaucoup défilent dans les rues pour se plaindre d’un pouvoir d’achat restreint.

Médecine générale gratuite, sécurité sociale et CMU à disposition sans verser un centime d’euro, dentiste, ophtalmo également gratuits. Aides au logement, à l’éducation (prime de rentrée scolaire, etc.), prime de Noël, réduction du prix de l’abonnement de l’eau, du gaz, de l’électricité, allocations familiales… pour les sans revenus ou les plus modestes. Mais beaucoup en veulent encore.

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Beaucoup ont pleuré, se sont offusqués, ont été meurtris, ont été même dévastés lorsque la cathédrale Notre-Dame de Paris a été ravagée par un violent incendie. Mais peu ont pleuré, ont été offusqués, meurtris ou dévastés lorsque des véhicules mobiles divers ont été incendiés lors des manifestations des samedis, voire des dimanches. Peu ont ressenti des émotions similaires quand des bâtiments historiques (arc de triomphe…), tout autant symboliques de notre patrimoine culturel, ont été tagués, abîmés au cours de ces mêmes manifestations. Des commerces détruits, des rues délabrées, dont des morceaux ont été arrachés, des rixes entre force de l’ordre et manifestants… Beaucoup qui fustigent contre le pouvoir politique en place pour déplorer leur condition de vie en causant la fermeture de petits commerces, et par conséquent en envoyant des employés de la même condition de vie que la leur au chômage.

Beaucoup qui souhaitent du changement sans vouloir faire partie de ce changement. Un esprit collectif pour lutter contre le réchauffement climatique qui jette ses ordures dans les forêts, sur les plages, qui laisse ses déchets dans les caddies de supermarché ou sur le bitume du parking, parce que c’est fatiguant de marcher 5 mètres pour les jeter dans la poubelle qui leur est destinée. Des voitures qui se garent sur des places réservées aux handicapés, parce qu’elles sont plus près des portes du magasin et que c’est tout autant éreintant de marcher quelques mètres de plus. D’ailleurs si beaucoup pouvaient se garer directement dans le hall d’une galerie commerciale, ils le feraient. Idem pour déposer les gamins à l’école, dont les pauvres petits chéris ne peuvent pas marcher 10 mètres, car ils ont parfois toute une grande cour de récré d’à peine 100 m2 à traverser. Alors beaucoup bloquent la circulation en s’arrêtant en plein milieu de la route, sans mettre le clignotant pour signaler l’arrêt ; c’est une option qui est devenue de plus en plus facultative de nos jours. Beaucoup oublient aussi qu’il faut stopper au feu rouge, qu’un céder le passage est par définition laisser passer l’autre. Quant à la priorité au niveau des ronds points, n’en parlons pas, et des voitures qui doublent à coup à gauche, à coup à droite sur l’autoroute, parlons-en encore moins…

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Une insatisfaction d’un peuple qui ne sort de son hexagone que s’il en est contraint. Un peuple qui vit dans sa bulle et sous bulle en palabrant sur la misère du monde devant sa télé et qui se réconforte quand il donne un paquet de riz ou de lait en poudre à un pays pauvre qui n’a pas d’eau potable. Beaucoup qui s’attristent de la situation des sans-abri, mais qui ignorent ou changent de trottoir lorsqu’ils croisent un clochard sur son chemin. Beaucoup qui s’insurgent contre la situation disetteuse de son prochain, mais qui ne se sacrifient pas d’une boîte de raviolis à offrir à la banque alimentaire, parce que d’autres le font déjà, alors pourquoi en rajouter…

Beaucoup qui ne seront vraiment pas contents de lire cet article en s’insurgeant sur son manque de tolérance. Mais peu le comprendront, ils sauront que droits et devoirs sont liés, la tolérance et l’empathie ne sont pas synonymes d’anarchie, les responsabilités de l’un ne sont pas les responsabilités de l’autre. Le tout un chacun a son propre rôle à jouer dans sa sphère privée afin d’améliorer la sphère publique. Rejeter sans cesse la faute de l’un sur l’autre et vice versa, incomber autrui de ce qui relève de sa propre obligation ne permettra pas notre monde à devenir meilleur… Et le changement, c’est avant tout par une remise en question de soi et donc par soi qu’il commence.

Les critiques constructives

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N’ayant toujours résolu mon souci avec Facebook qui persiste à me confondre avec une Nathalie, je passe à autre chose…

Régulièrement, je jette un coup d’œil sur le tableau de bord du blog pour me diriger vers la section des commentaires indésirables. Parmi eux, se trouvent des pubs pour des jeux de casino en ligne, des annonces pour des crédits divers, des propositions pour gagner des grosses sommes d’argent à condition d’investir dans le site qui vous démarche, même des offres de médicaments antibiotiques à bas prix, souvent l’amoxicilline d’ailleurs, etc. Mais au sein de tous ces commentaires, vraiment indésirables, se glissent d’autres qui ne semblent pas toujours l’être et dont je connais pas trop la raison pour laquelle ils ont été placés là. Je ne sais pas non plus le système de sélection utilisé par WordPress qui définit ainsi les commentaires acceptables de ceux qui ne le sont pas.

Bref. En toute connaissance de cause, je réalise mon propre tri et donne alors ou pas mon approbation à ces commentaires. Des critiques aux compliments, ces derniers s’avèrent parfois être de bonnes sources d’inspiration, de belles ondes positives, des moyens pour améliorer la consistance du blog ou encore de bons coups de pieds aux fesses… Mais quoi qu’ils soient, ils demeurent des critiques constructives. Le seul hic, c’est l’impossibilité de répondre à leurs auteurs. Il n’y a donc pas de dialogue qui peut se créer entre nous.

Cette semaine, faisant alors le ménage dans ces commentaires indésirables, deux d’entre eux m’ont quelque peu amusée et m’ont suscitée l’envie de les partager.

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Manu m’a ainsi écrit :

« Hey, you used to write excellent, but the last several posts have been kinda boring… I miss your great writings. Past several posts are just a bit out of track! Come on! »

« Hé, vous écriviez très bien, mais les derniers posts ont été plutôt ennuyeux… Vos excellents écrits me manquent. Plusieurs posts passés sont juste un peu hors de propos ! Allons ! »

Tout ça pour le clou de girofle. Merci toutefois du compliment à propos de mes « excellents écrits ». C’est toujours agréable de l’entendre, enfin plutôt de le lire. Désolée pour l’ennui. Un clou de girofle, c’est vrai, ce n’est pas très gai, mais c’est beau quand même. Je vais essayer de faire mieux. Promis ! Quant aux « posts passés […] hors de propos » ?

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Lila m’a envoyé ceci :

« I simply needed to thank you very much once again. I am not sure what I would’ve gone through in the absence of these secrets shared by you relating to such area of interest. Certainly was a very difficult situation in my view, nevertheless witnessing a new specialised way you treated the issue made me to jump over joy. Extremely happy for your support and in addition sincerely hope you are aware of an amazing job that you’re putting in training the rest through the use of your web site. I am certain you’ve never got to know any of us. »

« J’avais simplement besoin de vous remercier encore une fois. Je ne suis pas sûre de ce que j’aurais vécu en l’absence de ces secrets que vous avez partagés au sujet d’un tel domaine d’intérêt. C’était certainement une situation très difficile à mon avis, néanmoins le fait de voir une nouvelle manière spécialisée de traiter la question m’a fait sauter de joie. Extrêmement heureuse pour votre soutien et en outre espère sincèrement que vous êtes au courant du travail incroyable que vous mettez en pratique à former le reste à travers l’utilisation de votre site Web. Je suis certaine que vous ne devez jamais connaître aucun de nous. »

Commentaire sur l’article Blade runner 2049. Et là ? Je ne vois pas. Soit il ne m’était pas destiné, soit Lila s’est trompée d’article. Qu’importe, ce commentaire est touchant. Et au-delà du hors contexte, je ne saisis pas le rapport avec l’article, ce commentaire m’a émue.

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Dans tous les cas, ces deux commentaires m’ont laissée un peu perplexe. Mais, c’est peut-être aussi moi qui ne les aie pas compris. Il n’y a peut-être pas finalement de génie qui sommeille en moi…

Allô Facebook ! Tu m’entends !

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JE NE SUIS PAS NATHALIE !

Depuis le début de cette semaine, je reçois quotidiennement ce même message dans ma boîte mail de la part de Facebook :

« Bonjour Nathalie,
Nous avons reçu une demande de réinitialisation de votre mot de passe Facebook.
Cliquez ici pour changer votre mot de passe.
Vous pouvez également saisir le code de réinitialisation du mot de passe :
XXXXXX
Vous n’avez pas demandé ce changement ?
Si vous n’avez pas demandé de nouveau mot de passe, dites-le nous. »

Ce message, dont le code de réinitialisation du mot de passe à saisir change à chaque fois, se présente ainsi parmi mes courriers électroniques reçus en 2 ou 3 exemplaires parfois.

Ne m’appelant pas Nathalie, et n’étant par conséquent pas elle, je réponds à ce message dès lundi afin de prévenir Facebook de l’envoi de celui-ci à la mauvaise personne. Mais Facebook ignore totalement ma réponse.

Mardi, je reçois à nouveau ce message en plusieurs fois dans la journée. Je clique alors sur le lien inséré sous « dites-le nous », lequel m’ouvre une page Facebook où ce message encadré apparaît :

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« Merci de nous avoir informés
Nous avons enregistré que vous n’avez pas demandé à réinitialiser votre mot de passe. Vous pouvez vous connecter à votre compte à l’aide du mot de passe actuel. Aucune intervention de votre part n’est requise.
Vous avez encore des problèmes ? Fermer »

Mercredi, rebelote, le message arrive de nouveau dans ma boîte de réception. Décidant de rester zen, je clique une nouvelle fois sur le lien qui me donne accès à la même page et je clique sur le lien inséré sous « Vous avez encore des problèmes ? » Ce lien m’ouvre une page Facebook « dépannage » me proposant des solutions aux problèmes fréquents liés à la réinitialisation du mot de passe et si aucune réponse ne me convient, Facebook me propose de signaler mon problème en me présentant à la suite une liste déroulante, mais toujours en rapport à la réinitialisation du mot de passe. Ne sachant pas trop quoi faire, je laisse tomber en me disant : « on verra bien demain ».

Jeudi, re, rebelote, Facebook me prend toujours pour Nathalie. Je me rends sur Facebook et cherche alors un moyen de résoudre cette crise identitaire. Je clique sur l’icône du point d’interrogation correspondant à l’ « aide rapide », qui se trouve sur la barre du haut, à côté de l’icône clochette concernant les notifications. Une liste apparaît où à la fin de celle-ci, il m’est proposé de « Signaler un problème ». Je clique dessus, cet encart s’ouvre :

« Signaler un problème
Avis global
Parlez-nous de votre expérience avec Facebook
Problème avec le paiement
Besoin d’aide avec les paiements Facebook ? Contactez-nous
Quelque chose ne fonctionne pas
Dites-nous si quelque chose ne fonctionne pas
Contenu abusif
Cela inclut tout contenu nuisible ou indésirable, ou toute violation de règlement »

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J’hésite, le « contenu abusif » me tenterait bien… Soyons raisonnable, j’opte pour l’ « avis global ». J’écris de ma plus belle « plume » sur cette confusion des prénoms en sollicitant cordialement la madame ou le monsieur qui lira mon message de faire parvenir le bon courrier à la bonne personne. Tout écrivant, je pense à cette pauvre Nathalie qui doit se débattre avec la réinitialisation de son mot de passe en testant, telle une geek, toutes les combinaisons possibles et les algorithmes existant afin de pouvoir accéder de nouveau à son compte Facebook. Je me demande aussi si la bonne Nathalie recevra le message tant espéré, en lui souhaitant qu’il ne se perde pas dans le flux du web. Mais également, je me pose la question : « cette Nathalie existe-t-elle ? »

Aujourd’hui, vendredi, Nathalie est de retour ! Je commence à croire que je suis Nathalie. M’aurait-on menti durant plus de quarante ans ? Je ne m’appelle peut-être pas Christine. Ou bien, la théorie du complot existe et je suis sa première victime. Ou encore, ce serait des messages codés que je n’aurais pas compris…

Donc, ne réussissant pas à solutionner cette erreur, cet article est le dernier appel que je puisse lancer à Facebook :

JE SUIS CHRISTINE !

« Territoire zéro chômeur de longue durée »

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Ce dimanche 17 mars, l’émission Zone interdite sur la chaîne de télévision M6 a proposé un formidable reportage : Objectif zéro chômeur : l’incroyable histoire d’une entreprise pas comme les autres.

En 2015, né l’extraordinaire projet « territoire zéro chômeur de longue durée » ayant ainsi comme volonté de proposer un emploi en CDI à toutes les personnes au chômage depuis plus d’un an en utilisant les 18 000 € que coûtent leurs allocations à l’État.

C’est à Mauléon, dans les Deux-Sèvres, que commence cette impressionnante aventure. Une Entreprise à But d’Emploi (EBE) dont l’objectif n’est pas de générer des profits mais de créer du travail pour ceux qui en ont besoin. L’ESIAM (Entreprise Solidaire d’Initiatives et d’Actions Mauléonnaise) voit alors le jour. 67 personnes au départ sont embauchées en CDI et payées au SMIC. Parmi elles, un ancien chauffeur routier de 38 ans, père de deux petites filles, qui a perdu sa femme dans un accident de voiture et qui ne parvenait pas à retrouver un emploi à mi-temps conciliable avec ses nouvelles obligations familiales. Il est désormais le comptable de l’ESIAM. Pauline, femme de militaire et coiffeuse, qui suite à une maladie professionnelle ne pouvait plus exercer son métier. Elle s’est retrouvée au chômage à 42 ans. Malgré de nombreuses recherches actives, elle demeurait sans emploi, elle qui pensait ne jamais passer par la case « chômeuse de longue durée » et qui estimait, comme beaucoup, que si l’on veut travailler, on le peut. Aujourd’hui, elle est chargée de prospecter des nouveaux clients pour les nombreuses activités proposées par l’ESIAM. Mohamed, arrivé en France en 1973, a toujours travaillé et ne supporte pas les fainéants. Lorsqu’il s’est retrouvé sans emploi, il a vécu son chômage « comme une prison ». Son fils Adil l’a rejoint. Ils travaillent à la réfection de l’église de Mauléon. Sébastien, vivant du RSA et de l’aide de ses parents depuis trois ans, suite à un handicap aux jambes, est à la tête de la communication de l’ESIAM. De nombreux autres encore au profil similaire et bien différent ont retrouvé grâce à l’ESIAM l’espoir, la confiance en eux, le sentiment de servir à quelque chose et surtout la fin de mois difficile qui n’est plus.

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Tous les corps de métier sont représentés. Ces « chômeurs de longue durée » ont bâti cette entreprise, leur entreprise ; l’idée étant de mettre l’entreprise au service des employés et non l’inverse. Investis de tout leur cœur, de la création à l’évolution qui ne cesse de jour en jour de progresser, ces individus qui étaient cloisonnés dans l’exclusion sociale ont su prouver qu’ils ont leur place dans une société qui les a bannis.

Depuis trois ans, dix communes de France sont concernées par ce projet. « L’histoire d’un rêve collectif devenu réalité ». De 2015 jusqu’à nos jours, l’équipe de Zone Interdite a suivi cette formidable initiative qui devrait se développer. Cent-cinquante autres villes veulent prochainement faire partie de l’aventure.

Remis sur les rails de la vie active, les anciens chômeurs sont encouragés à retrouver un emploi plus classique, avec l’assurance d’être réembauchés par l’ESIAM en cas de souci. Sébastien, d’ailleurs, rêve d’ouvrir une chambre d’hôte.

Ce reportage est passionnant et très touchant. Ces personnes considérées par le système social comme devenues inemployables nous donnent une sacrée gifle, sans le vouloir, à travers leur témoignage poignant et leur parcours de vie qui nous laissent sans mot. Ils nous font prendre conscience aussi, malgré eux, qu’ils peuvent être vous, moi, n’importe qui et tout le monde.

Zone interdite fait le bilan de cette initiative et pose la question de repenser notre vision sur la manière dont notre monde professionnel actuel fonctionne. Ce système d’un genre complètement nouveau est-il la vraie solution au problème du chômage ?

« USA : être pauvre dans le pays le plus riche du monde »

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Diffusée sur la chaîne de télévision M6 ce 10 mars, l’émission Enquête exclusive présentée par Bernard de La Villardière nous emmène aux États-Unis, pays le plus riche du monde. À contresens, il est aussi celui où la pauvreté est en expansion.

Aujourd’hui, 43 millions d’Américains vivent en dessous du seuil de pauvreté. 2 fois plus qu’il y a 50 ans. Parmi eux, 1,5 million d’enfants sans domicile fixe. 3 fois plus que lors de la Grande Dépression dans les années 1930. Au fur et à mesure de l’augmentation de la croissance économique, de nouveaux déclassés se retrouvent à la rue chaque jour. Ils sont les « working poors », ces travailleurs pauvres qui un emploi, mais n’arrivent plus à payer leur loyer ou à rembourser leurs crédits. Ils sont alors contraints de dormir dans leur voiture, des foyers ou des motels bas de gamme. Des familles entières sont touchées par ce nouveau phénomène qui grandit de manière alarmante.

Dans certains États ou Comtés, cette nouvelle misère a même atteint un niveau extrême. À Richmond, capitale de la Virginie, le taux d’expulsion bat des records. Au quotidien, les « recouvreurs de dettes » et les policiers jettent des centaines de familles à la rue. Les gens en retard de loyer de quelques jours durant des fins de mois difficiles se voient placarder un avis d’expulsion sur leur porte et n’ont qu’une semaine après pour vider les lieux. Des agents de police viennent, arme au poing, veiller au respect de cette exécution. Certains sont même envoyés en prison pour une simple traite de crédit impayé.

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Dans la région minière des Appalaches, contrée historiquement pauvre, rien n’a changé. Pour se nourrir, les habitants utilisent des « food stamps ». Ces timbres alimentaires sont des coupons d’aide alimentaire fédérale, menacés d’être mis à la baisse par Trump. Pour se soigner, les plus pauvres vont dans un hôpital de campagne qui donne une vision d’un hôpital d’un pays en guerre. Les soins gratuits sont assurés par des médecins bénévoles. Des généralistes, dentistes, ophtalmologistes… des médecins pratiquant les soins de base offrent leur consultation à tour de bras. Et ils ne parviennent pas à répondre à toutes les attentes en vue de l’afflux des demandes en progression.

À Los Angeles, en Californie, le nombre de sans-abri s’est accru de façon exponentielle en à peine 5 ans. 55 000 SDF ont été recensés en 2018 contre 32 000 en 2012, soit une hausse de 75 %. Le maire de la ville décrit d’ailleurs cette situation telle une « crise humanitaire ». En conséquence, les « tent cities », tentes de villes ou tentes de rue, poussent comme des champignons dans les quartiers. Des associations de charité offrent des cabanons en bois afin de loger ces personnes. De leur côté, les autorités et riverains mettent tout en œuvre pour les expulser de la ville.

La survie au quotidien de ces nouveaux pauvres américains, leur traque, leur volonté de s’en sortir… Tous ces thèmes ont été abordés dans ce récent numéro d’Enquête Exclusive. Surtout, un documentaire qui nous révèle la face très sombre d’une Amérique, où le rêve américain tant mis en avant se transforme très vite en cauchemar pour tous ceux qui se retrouvent en dehors du système.