« Bye bye #boysclub »

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Sur le site LA PRESSE, Martine Delvaux, écrivaine, professeure, auteur du livre Le Boys Club raconte : « Le 1er janvier à une heure du matin, j’étais aux urgences de l’hôpital Notre-Dame de Montréal. Mon compagnon venait de faire une syncope, les ambulanciers avaient évalué un cœur instable, nous nous sommes retrouvés au triage. »

Découvrez sur ce site la suite de son excellent article publié le 4 janvier de cette année. Il donne un point de vue au travers d’un fait anecdotique qu’au Québec, ici ou ailleurs, la situation des femmes demeure la même…

Les conseils d’écriture ?

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En faisant des recherches ici et là sur Internet, j’ai découvert certains sites, blogs… qui donnaient des conseils d’écriture ? Même en vidéo !

Perplexe, j’ai lu certains de ces articles, pas en entiers, j’ai laissé tomber avant la moitié. Quant aux vidéos, pas trop pour moi, et elles me semblent bien inutiles en la matière. Je ne suis pas de la génération 3.0 ou n’importe laquelle .0, je suis peut-être trop vieille…

Bref. Que dire des conseils de ces apprentis sorciers ?

Le point principal : les fautes !

Donner des conseils sur telle ou telle méthode d’écriture, telle ou telle façon de composer un texte, sur comment établir tel ou tel plan, etc., pourquoi pas ? Mais lorsque les articles sont bourrés de fautes, ça fait mal aux yeux !

Les absences de négation à répétition, du genre « j’aime pas » à la place de « je n’aime pas ». Les mauvais accords du participe passé (pour le coup passé au dépassé), du style « la fleur que j’ai pris » au lieu de « la fleur que j’ai prise ». Les accords basiques (avec l’auxiliaire être), d’ailleurs, n’étant pas davantage respectés, comme « je me suis retrouver » au lieu de « je me suis retrouvé(e) ». Les tournures de phrases alambiquées au point d’en donner le tournis, avec les « et que » à tout bout de champ. Etc., etc.

Qu’il y ait des fautes d’étourderie, admettons, nous en faisons tous, moi y compris. Mais lorsqu’une erreur devient récurrente, là il y a un problème.

Alors le premier conseil d’écriture à transmettre à ces « conseilleurs », sans poursuivre le proverbe pour autant (même si j’en brûle d’envie), est de relire ses écrits, de les corriger avant de les publier !

Vous me direz, même les « journalistes » (n’importe qui l’est aujourd’hui, juste parce qu’il a écrit un post sur un site quelconque, en dépit d’avoir le diplôme…) font des fautes.

Quoi qu’il en soit, il me paraît utile de veiller à écrire convenablement pour être crédible.

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir…

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« En Inde, la naissance dans un zoo de deux oisillons de l’espèce Leptoptilos dubius redonne de l’espoir aux experts concernant la survie de ces oiseaux. L’UICN considère qu’ils sont menacés d’extinction. » Par Sciences et Avenir avec AFP.

Les macareux

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Pour ce dernier week-end de l’année avant d’enterrer définitivement 2019, je vous invite à poursuivre notre parcours animalier…

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Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Donald va mal

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Retour sur les aventures de notre petit Donald qui pourraient rivaliser avec Les Malheurs de Sophie ou encore Martine.

Donald va mal_noël-boule-bleu-étoiles_wpMis en accusation par les Représentants, il revient désormais aux Sénateurs d’organiser son procès en destitution. Ce procès devrait débuter en janvier. Des élus démocrates de la Chambre des représentants, sous bonne escorte, quitteront l’aile sud du Capitole afin de rejoindre son aile nord, munis de l’acte d’accusation du Président. Ils joueront le rôle de procureurs en lisant les deux chefs d’accusation retenus contre lui : « abus de pouvoir » et « entrave au travail du Congrès ».

Donald va mal_noël-boule-bleu-rouge_wpEffectivement, le Président aurait demandé à l’Ukraine d’enquêter sur le démocrate Joe Biden, l’un de ses rivaux potentiels à la présidentielle de 2020, et exercer des pressions afin d’obtenir ces renseignements notamment en gelant une aide militaire destinée à ce pays en crise ouverte avec la Russie. À la révélation de ces faits, il aurait ensuite entravé l’enquête du Congrès en interdisant à ses conseillers de témoigner ou de fournir des documents.

Donald va mal_noël-boule-fleurs_wpLes 100 sénateurs seront alors appelés à leur tour à jouer les rôles de juges et de jurés. Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, arbitrera le procès. Quelques semaines plus tard, ces derniers jugeront de la culpabilité ou pas du Président. Pour que la destitution soit prononcée, une majorité qualifiée des deux tiers doit être atteinte, soit 67 sénateurs votant en faveur de la destitution. Or, les démocrates ne sont que 47.

Donald va mal_noël-boule-hérisson_wpLa Constitution américaine est très succincte en matière de destitution. La Chambre des représentants est en charge de l’enquête à mener et de mettre le président en accusation, « impeachment », en cas de « trahison, corruption ou autres crimes et délits sérieux ». Le Sénat le juge ensuite à une majorité des deux tiers lors d’un procès présidé par le chef de la Cour suprême. Pour le reste, le Sénat décide de la durée et de la modalité des débats.

Bien qu’il apparaisse que le Président passera à travers les gouttes, puisque le Sénat est ainsi majoritairement républicain, le verdict pourrait surprendre.

Donald va mal_noël-boule-bleu-or_wpAprès le vote historique de la Chambre sur la mise en accusation du Président, devenant ainsi le 3e Président américain après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 à être mis en accusation, le républicain Richard Nixon, pris dans le scandale du Watergate, ayant préféré démissionner en 1974 avant de subir le même sort, la chef démocrate Nancy Pelosi a réclamé au Sénat un « procès juste », menaçant de retarder la transmission du dossier d’accusation tant qu’elle n’aurait pas eu un minimum de garanties. Quant au chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, il a sollicité la convocation de quatre proches du Président, dont l’ancien conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, ou son chef de cabinet Mick Mulvaney, n’ayant pas été autorisés à témoigner à la Chambre des représentants. Afin de valider ces auditions, l’opposition minoritaire n’a alors besoin que d’une majorité simple de 51 voix. L’objectif n’est donc pas complètement inaccessible si quelques républicains se joignent aux démocrates sur ce point.

Le 1er féminicide de masse a eu lieu il y a 30 ans

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Geneviève, Hélène, Nathalie, Barbara, Anne-Marie, Annie, Maud, Barbara, Maryse, Sonia, Maryse, Anne-Marie, Michèle et Annie avaient toutes entre 20 et 31 ans. Le 6 décembre 1989, ces 14 femmes ont été tuées à l’École polytechnique de Montréal par un homme qui avait une haine des femmes et ne supportait pas qu’elles puissent étudier dans un milieu qu’il estimait être réservé à la gent masculine.

Il a fait irruption dans les salles de cours, en demandant aux hommes de sortir avant de proférer son aversion pour les femmes et de tirer sur elles.

Pendant longtemps, cette série de meurtres a été considérée comme l’œuvre d’un fou, dont la misogynie de ce dernier n’a pas été prise en compte. Grâce au combat de Mélissa Blais et Diane Lamoureux, deux chercheuses du Réseau québécois en études féministes, la ville de Montréal vient de reconnaître ces assassinats comme le premier féminicide de masse de l’Histoire contemporaine.

Vendredi dernier, 6 décembre, place du Québec, à Montréal, ainsi qu’à Paris 6e, près de Saint-Germain-des-Prés, les membres des collectifs « Osez le féminisme ! » et « Encore féministes ! » ont donné rendez-vous à des centaines de personnes qui se sont réunis afin de rendre hommage à ces 14 femmes et rappeler qu’encore aujourd’hui des milliers de filles et de femmes continuent d’être tuées en raison de leur sexe partout dans le monde.

Viol collectif et crémation d’une jeune femme en Inde

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Le 30 novembre dernier, dans le Sud de l’Inde, des centaines de personnes ont manifesté devant le commissariat d’Hyderabad pendant l’audition de quatre hommes suspectés d’enlèvement, de viol en réunion et de meurtre d’une jeune indienne, Priyanka Reddy,

Cette vétérinaire de 27 ans avait disparue le mercredi précédent. Alors qu’elle sortait de son travail, les suspects auraient crevé les pneus de son scooter avant de lui proposer leur aide, selon la police. Priyanka Reddy aurait prévenu sa sœur, se disant « effrayée » par la situation. Les restes de son corps carbonisé ont été retrouvés le lendemain matin.

Le Premier ministre de l’État du Rajasthan, Ashok Gehlot a déclaré sur Twitter que « les coupables devaient recevoir le châtiment le plus ferme ».

Quant au ministre de Telegana, État dans lequel ont eu lieu les faits, il a estimé que la victime aurait pu être sauvée si elle avait appelé la police plutôt que sa sœur. En réponse à ces propos, Swati Maliwal, à la tête de la Commission des femmes à Delhi, s’est insurgée : « Maintenant ont fait porter la faute à la victime ».

Une activiste venue manifester seule devant le Parlement a témoigné auprès de la presse locale : « Cette femme est morte, d’autres filles sont mortes aussi. Toutes les 20 minutes, il y a un viol en Inde. Je ne veux pas mourir ».

Bogaletch Gebre

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? – 2019

Bogaletch Gebre, dite Boge Gebre, est une microbiologiste et une militante éthiopienne née dans le village de Zata au Kembata Tembaro. Sa date de naissance reste méconnue, faute de déclaration à l’état civil. Elle est décédée début à Los Angeles.

En 2010, The Independent la caractérise comme « la femme qui a commencé la rébellion des femmes éthiopiennes ». Elle a œuvré toute sa vie pour les droits des femmes ainsi que la prévention des mutilations génitales féminines.

Comme de nombreuses femmes éthiopiennes et d’Afrique d’ailleurs, son parcours fut un long combat. Ayant elle-même subi cette excision à l’âge de 12 ans, interdite d’éducation par son père, elle continuera cependant son chemin de femme. Elle décide de poursuivre l’école en cachette et sera du reste la première fille de son village à parvenir au terme de sa scolarité à l’école primaire. Envoyée à Addis-Abeba, elle obtient une bourse pour aller étudier en Israël la microbiologie et la physiologie. Elle termine ses études aux États-Unis où elle obtient un doctorat d’épidémiologie à l’Université de Californie.

Elle retourne ensuite en Éthiopie afin d’aider son peuple, en s’investissant pour les droits des femmes et l’éducation. Elle fournit les matériaux servant à la construction d’un pont permettant l’accès à l’école aux enfants de la région ainsi qu’aux commerçants pour se rendre au marché local.

En 1997, elle fonde avec sa sœur l’association Kembatti Mentti Gezzimma (KMG), « les femmes de Kembata debout ensemble », pour la défense des droits des femmes en Éthiopie, laquelle œuvre notamment dans la prévention des excisions et des mariages forcés. Ces derniers auraient été la source de 69 % des mariages dans le pays depuis 2003, selon le Comité national sur les pratiques traditionnelles de l’Éthiopie.

The Independent rapporte que l’association aurait permis de réduire de plus de 90 % le taux d’enlèvements maritaux dans le Kembata. Quant à L’Économiste, il évoque la baisse des mutilations génitales féminines de 100 % à 3 %.

L’Éthiopie compte l’un des plus forts taux de filles et de femmes excisées au monde. Selon un rapport de l’UNICEF datant de 2013, ce serait 23,8 millions de femmes, soit 74,3% des femmes entre 15 et 49 ans, qui auraient déclaré avoir subi une excision. De nos jours, 200 millions de filles et de femmes vivent avec une mutilation génitale féminine. Même si la majorité d’entre elles vivent dans 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, il est estimé que 5% de ces femmes mutilées vivraient en Europe, dont environ 53 000 femmes résidant en France. D’ici à 2030, il est considéré que 68 millions de filles dans le monde subiront des mutilations génitales féminines si les efforts visant à enrayer ces pratiques ancestrales barbares ne sont pas accentués.

Le féminicide

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1 – (Droit) Meurtre d’une femme, d’une jeune fille ou d’une enfant en raison de son sexe.

2 – (Néologisme) Violence faite à une femme fondée sur sa condition féminine.
Le terme « féminicide » se base sur la définition juridique de la violence faite à la femme, précisée à l’article 1er de la Convention de Belém do Pará : « on entend par violence contre la femme tout acte ou comportement fondé sur la condition féminine qui cause la mort, des torts ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychiques à la femme, aussi bien dans sa vie publique que dans sa vie privée ». — (Parlement européen, Rapport sur les meurtres de femmes (féminicides) en Amérique centrale et au Mexique et le rôle de l’Union européenne dans la lutte contre ce phénomène, 20 septembre 2007)

3 – Meurtrier de femme.

Cf. définition Wiktionnaire

Alors que des dispositifs sont mis en place afin d’enrayer la violence faite aux femmes, les cas de féminicides continuent d’augmenter. Certains journaux les comptent comme ils compteraient les points dans un match sportif.

On se montre outré de cette violence avec un titre choc. L’intitulé des articles écrit en gros et en gras est là pour appuyer l’inadmissible. Sur un ton larmoyant, on écrit l’article pour dire plus jamais ça…

Un numéro d’urgence est à disposition pour « écouter », « conseiller », etc. la femme au bout du fil qui subit des violences, sans que personne ne vienne vraiment à son secours. On forme même des policiers pour « aider » ces femmes, qui finissent au bout du compte à rentrer chez elle auprès de leur homme violent. On en parle, on s’insurge.

Mais des femmes continuent d’être battues, d’être tuées…