Venezuela : au bord du gouffre

Venezuela_au bord du gouffre_nature_wp

En 2000, le Venezuela était classé parmi les 30 puissances les plus riches du monde. Il est devenu l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, alors qu’il y a à peine 5 ans, il était le premier producteur mondial de pétrole.

Le Venezuela est aujourd’hui au bord du chaos. Une inflation jusqu’ici jamais vue avec un taux ayant atteint plus de 1 000 % en 2016, une pénurie alimentaire historique, des hôpitaux littéralement à l’abandon, un taux de criminalité record, où l’on dénombre notamment à Caracas, sa capitale, 1 mort par heure, des enlèvements accompagnés de demande de rançon, des pillages ou encore des émeutes quotidiennes rythment la vie des Vénézuéliens.

Venezuela_au bord du gouffre_manif_wp

Le Président actuel Nicolás Maduro blâme la chute du prix du pétrole d’être la principale raison de cette crise sans précédent. Mais dans les faits, c’est la politique menée par son prédécesseur, Hugo Chavez, qui est arrivée à bout de souffle : nationalisations massives, outil de production obsolète, dévaluation du bolivar (monnaie locale) qui a ainsi perdu 99 % de sa valeur, des dépenses sociales mal gérées, une agriculture qui ne produit plus rien, des usines qui tournent à vide, et surtout la corruption qui gangrène de plus en plus le pays.

Dans les magasins, les étals sont pratiquement vides. Les millions d’habitants, dont leur principale souci est de trouver à se nourrir, ne trouvent plus les produits de base, comme le sucre, et des médicaments. Les files d’attente devant ces magasins durent des heures. L’armée doit intervenir régulièrement afin d’éviter les pillages et les émeutes. On assiste alors à une véritable ruée des Vénézuéliens vers le pays voisin, la Colombie, pour acheter ces produits.

Venezuela_au bord du gouffre_file-attente_wp

Or, le Venezuela présente également l’autre côté, celui des ultra-riches et des proches du pouvoir. Marché noir, contrebande, restaurants clandestins font ainsi partie du paysage. Pour cette minorité de privilégiés, tout se trouve en payant le prix. Les pénuries sont loin de leur préoccupation première, seule la sécurité l’est, car les kidnappings sont monnaie courante.

Caracas est dès lors la capitale la plus violente du monde. Les gangs armés prolifèrent. Et les gens tuent pour un sac de riz.

Venezuela_au bord du gouffre_Caracas-rue_wp

« Violences, pillages, marché noir : panique au Venezuela », voici le documentaire réalisé par les équipes d’Enquête Exclusive qui ont sillonné ce pays au bord de la rupture durant plusieurs mois. « Une plongée sidérante et effrayante au cœur d’un grand pays aujourd’hui au bord du gouffre », que je vous invite à découvrir.

Note : ce documentaire n’est ni propagande contre la politique du Venezuela, ni une interprétation médiatique des faits. La situation de ce pays est décrite telle qu’elle est et a été confirmée en parallèle par mes propres sources, sources ayant souhaité rester dans l’anonymat par sécurité.

Belgique : Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça…

Belgique_Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça_wp

Lorsque nous lisons les journaux ou écoutons les informations à la télévision, à la radio, concernant les droits des femmes, notre considération se porte souvent sur les pays qui les bafouent. Notre regard, nos oreilles se fixent également sur les différences sociales ou professionnelles évidentes qui existent en général dans le monde entre les hommes et les femmes.

Or, nous ne prêtons pas toujours attention à ces petits détails du quotidien creusant eux aussi insidieusement ce fossé. Ces faits insignifiants, passant d’ordinaire inaperçus, qui se déroulent parfois aux portes de chez nous ou de celles nos voisins, ces dits pays défenseurs des droits qu’ils soient masculins ou féminins. J’entends bien par ces « faits insignifiants », non ceux qui apparaissent sur les réseaux sociaux, du genre la nouvelle pub de Renault se lançant dans le domaine beauté avec ses vernis à ongles Twingo, une toute première pour une marque automobile, mais bien ceux évoquant un retour aux années 50.

Pour information ou rappel, cette pub de Renault très controversée a créé une certaine polémique absurde auprès d’un certain public qui la considère comme sexiste. Critique qui ne changera pas la face du monde, mais incitant indirectement les esprits en ce sens et cloisonnant quelque part les marques à rester dans leur domaine d’activité, sauf si elles viennent de l’univers artistique ou du pays du Soleil-Levant.

Belgique_Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça_goodies1_wp

Ainsi, un cinéma du groupe Kinepolis en Belgique a distribué avant le début de la séance du film Wonder Woman (premier film de super-héros réalisé par une femme, Patty Jenkins) des goodies (cadeaux publicitaires) destinés uniquement aux femmes. Alors que celles-ci s’attendaient à découvrir dans leur petite pochette-surprise (un petit sac rose), sur laquelle s’inscrivait « Cool things inside » (Choses intéressantes à l’intérieur), des trucs vraiment sympas, style échantillons de nouveaux parfums, sushis ou pasta box afin de promouvoir l’ouverture d’un nouveau restaurant spécialisé en la matière, ticket de cinéma à tarif réduit pour une nouvelle séance, etc., elles ont eu une toute autre surprise.

Elles ont découvert un véritable kit de ménagère parmi un paquet de chips et de chocolat à bon marché. Une éponge, une raclette à vitres, une brosse pour nettoyer les sols, des pilules pour mincir. Inutile de vous dire que la réaction fut immédiate et dénoncée, avec photos à l’appui, sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.

Afin de se justifier, le groupe Kinepolis a expliqué au site belge VRT, qui l’a contacté, qu’il ne pouvait être responsable de ces cadeaux promotionnels, étant donné qu’ils avaient été fournis par des sponsors et dont leur sélection avait été aléatoire. Le groupe a de même présenté ses excuses sur Twitter : « Nous voulons nous excuser pour cette inattention. Nous comprenons toutefois ces vives réactions. » En résumé, parler pour ne rien dire.

Belgique_Wonder Woman, pas si merveilleuse que ça_goodies2_wp

Ceci dit, la question que devrait peut-être se poser ce groupe, c’est d’éventuellement soit de changer de sponsors ou, du moins, vérifier le contenu des goodies ou encore offrir la pochette-surprise à tout le monde, sans distinction de sexe.

Enfin, si jamais vous allez voir ce film de super-héros dans l’un des cinémas de ce groupe en Belgique, apportez votre produit pour les carreaux, pour la vaisselle et pour les sols. Vous pourrez alors faire la vaisselle, s’il y a, tester votre superbe nouvelle raclette verte ou violette pour les vitres et récurer les sols avec votre flambant neuve brosse afin d’espérer peut-être vous faire rembourser votre place de cinéma. Quant aux pilules pour mincir, après toutes ces taches, à vous de voir…

Le tennis mord la poussière…

Le tennis mord la poussière_wp

Alors que le prestigieux Tournoi de Roland Garros prendra fin ce dimanche 11 juin et que les yeux restent rivés sur les exploits sportifs des tennismen, on a pu aussi découvrir en parallèle l’envers du décor.

Une bien sombre image de certains de ces sportifs qui s’estiment peut-être au-dessus du commun des mortels, parce qu’ils ont le titre de sportif.

Sans rappeler ce sordide fait divers ayant eu lieu en février 2016 en Allemagne, où une journaliste belge a été agressée sexuellement en plein direct du Carnaval de Cologne,  évènement qu’elle couvrait, le 29 mai dernier, ce fut au tour de Maly Thomas, reporter d’Eurosport, d’en subir la triste expérience.

Le tennisman, Maxime Hamou, 21 ans, éliminé quelques heures plus tôt du premier tour du Tournoi par l’Uruguayen Pablo Cuevas, a eu des gestes plus que déplacés envers Maly Thomas venue l’interviewer en direct.

La séquence vidéo a scandalisé non seulement de nombreux téléspectateurs qui n’ont pas hésité à l’exprimer sur les réseaux sociaux, mais aussi est allée jusqu’à provoquer la réaction de l’ancienne ministre Cécile Duflot qui a commenté sur Twitter : « Il l’embrasse de force, elle tente de se dégager, il la serre par le cou et tout le monde… rigole….. #fatigue »

Quant à Maly Thomas, elle a confié au HuffPost : « Si ce n’était pas du direct je lui aurais collé une droite. […] Il ne donne pas une bonne image de lui. Il se détruit tout seul en faisant ça. » Et tout en dénonçant cette situation « franchement désagréable », elle a mis le doigt sur le reflet « des rapports entre les hommes et les femmes qui peuvent exister dans la vie courante. […] Ce sont des situations que l’on banalise et qui ne devraient pas l’être. »

Malgré les critiques qui ont afflué envers le tennisman, la journaliste a tenu à préciser : « Mon intention n’est pas de banaliser cette scène. Mais je ne souhaite pas en faire une polémique. » Et elle a conclu : « Je ne veux pas que ce genre de scène se répète. »

La vie privée

La vie privée_wp

Si l’on respecte le sens propre de cette expression, cela signifie par définition qu’elle est réservée au domaine de l’intimité, confidentielle. On doit ainsi différencier la vie privée de la vie publique ou professionnelle.

Or, il semblerait que certains ou certaines « professionnelles » de l’audiovisuel comme de la presse écrite ou encore le citoyen lambda ait oublié la frontière existante entre les deux.

Alors que les Français viennent à peine d’élire leur Président (même pas 1 mois), un véritable déchaînement s’abat sur lui. Enfin, plutôt sur sa femme qui ceci dit en passant a l’intelligence de ne pas relever.

Arrêtez-moi si je me trompe ou si ma sagacité ne peut saisir cette nuance : Devons-nous apporter notre point de vue sur la concrétisation ou pas des promesses tenues par notre élu ou sur la manière dont il gère sa vie privée ?

Par ailleurs, pourquoi lorsqu’un homme est marié à une femme plus âgée que lui, c’est à la limite du scandale, tandis que l’inverse ne suscite aucune source de polémique pour qui que ce soit ? La preuve est que personne n’a attaqué le couple présidentiel Trump sur ce même sujet.

En parallèle, malgré mes critiques à l’encontre de Donald Trump, je ne cautionne pas davantage et absolument pas les menaces émises envers sa femme et son fils sur les réseaux sociaux. En rappel, certains individus ont appelé au viol sur cette dernière et au kidnapping, voire au meurtre sur l’enfant.

En conclusion de mon coup de gueule de la semaine. Juste un message à ces détracteurs. Ils feraient mieux de s’occuper de leur vie privée à eux, car si l’on y regardait de plus près, on serait peut-être bien étonné de ce que l’on y découvrirait…

Première africaine du siècle !

Première africaine du siècle_Maria Borges_wp

Maria Borges, 24 ans, Angolaise, est en couverture du magazine ELLE, édition US, pour le numéro de mai.

C’est la première africaine du siècle à apparaître à la Une de ce magazine. Depuis 20 ans, aucune africaine n’a été en couverture de celui-ci. La dernière fut Alek Wek, Soudanaise, en 1997.

Pour ce numéro, le magazine a choisi de mettre en Une pour ses différentes éditions des visages en vogue afin de proposer de la diversité à ses lecteurs, dont Bella Hadid, Candice Huffine, Hailey Baldwin, Jasmine Tookes, Elsa Hosk et Maria Borges.

Cette dernière a ainsi commenté sur Twitter : « Très honorée d’être la première femme africaine du siècle à être en couverture de Elle US. Merci à tous pour votre soutien »

Elle a également transmis un autre message : « L’industrie de la mode est là pour tout le monde, peu importe la couleur ou l’ethnie. Quand j’étais enfant, je n’ai jamais vu quelqu’un comme moi, et maintenant les autres filles peuvent voir quelqu’un comme elles. C’est une question d’inspiration. »

Voilà une bonne nouvelle qui peut sembler être un détail, mais c’est peut-être ce genre de détail qui peut faire toute la différence. En tout cas, il apporte une lueur d’espoir et de fraîcheur en ces temps si sombres…

Première africaine du siècle_Alek Wek_wp

« Dînez avec une famille musulmane ! »

_Dînez avec une famille musulmane_pancartes_wp

Une adolescente américaine, d’origine pakistanaise, Yusra Rafeeqi, 15 ans, a eu l’une des plus belles initiatives afin de lutter contre l’islamophobie.

Depuis l’attentat du 11 septembre 2001, alors que cette jeune fille n’était pas encore née, la peur envers les musulmans et leur religion n’a cessé de grandir au point d’atteindre une amplitude sans précédent aux États-Unis. Et les attentats du 13 novembre 2015 ayant frappé la France n’ont fait que raviver cette islamophobie. Les Américains très solidaires des Français avaient vite montré leur soutien, puisque que le Président Barack Obama avait été le premier à s’exprimer sur cet évènement avant même François Hollande. Les mois qui suivirent ont donné lieu à une série d’agressions à l’encontre des musulmans sur le territoire américain.

En outre, durant la course à la présidentielle américaine, Donald Trump s’est servi de ce climat de peur pour en faire son cheval de bataille ; l’Islam étant l’un des grands sujets de sa campagne. Il avait ainsi proclamé l’interdiction à tout musulman d’entrer dans le pays en prétextant leur potentielle dangerosité.

Et maintenant que Trump est Président, Yusra Rafeeqi constate dès lors les dégâts de sa politique visant les musulmans. Elle a d’ailleurs déclaré au Huffpost que sa mère portant le foulard ainsi que l’abaya (vêtement porté « au-dessus des autres ») était souvent scrutée dans la rue et les gens s’en éloignaient par peur. Elle a également témoigné d’une scène à laquelle elle était présente. Un jour, elle se promenait tranquillement dans la rue avec sa famille lorsqu’une voiture s’est approchée d’eux. Les personnes à bord leur ont ensuite crié « Heil Hitler »

_Dînez avec une famille musulmane_wp

Cette situation quasi quotidienne à laquelle elle est confrontée lui a alors donné une idée.

Consciente que « les gens ne détestent pas les musulmans […] mais ils ne les comprennent pas », tel qu’elle l’a confié à The Mercury News, elle a décidé de créer une page Facebook intitulée « Dînez avec une famille musulmane ! ».

Soutenue par ses parents, qui ont quitté le Pakistan depuis 30 ans, son père l’accompagne même tous les jeudis dans la rue muni de pancartes sur lesquelles sont ainsi inscrits ces slogans : « Venez dîner avec une famille musulmane ! », « Lutte contre l’islamophobie. Dînez avec ma famille musulmane ! »

Le 5 mai dernier, sa famille a donc reçu ses premiers convives, des parfaits inconnus, 2 jeunes hommes de 23 ans, Alex Ralelich et Dalton Lemert. Ils ont tous deux témoigné de la réussite de cette initiative : « […] à la fin, nous étions juste une bande d’amis qui riaient tous ensemble […] la nourriture avait l’extraordinaire pouvoir de faire ça ».

Heureuse de l’expérience, la famille a décidé de la renouveler. La semaine suivante, elle recevait 2 couples et une femme.

Lors de ce dîner, les hôtes et les invités ont un véritable partage. Ils abordent des sujets très profonds, comme la foi, l’identité ou encore la gentillesse, avant de dévier vers des conversations plus légères, à la manière d’un repas familial ou entre amis. Pour le repas, la maman de Yusra prépare des mets traditionnels pakistanais.

_Dînez avec une famille musulmane_plat_wp

L’idée de cette jeune adolescente a fait du chemin. Rencontrant un incroyable succès, elle a d’ailleurs déjà programmé de nombreux dîners pour les semaines à venir.

Enfin, Yusra a expliqué qu’elle souhaite vraiment continuer à planifier ces repas le plus longtemps possible et espère que d’autres familles musulmanes suivront.

La location aux enchères !

La location aux enchères_wp

Grrr ! En colère, je suis ! Tel que pourrait s’exprimer ainsi en toute sérénité Maître Yoda.

Or, je ne suis pas lui. Je ne serais pas non plus une super Jedi à qui il pourrait apprendre à léviter ou faire sortir un énorme vaisseau spatial hors d’un marécage. Surtout, je serais bien incapable de manier un sabre laser sans décapiter tout ce qui se trouve autour, de vivant ou pas. De plus, je n’ai pas non plus d’ennemi au nom significatif de Dark Vador. Quoique… Et bien que je sois davantage du côté clair de la force, il semblerait que le côté obscur tente de m’attirer à lui. En tous cas, il m’envahit !

Aujourd’hui, je m’apprêtais toute fière et victorieuse à vous annoncer : « Ça y est, je déménage ! » Là aussi, quoique… Mon esprit serait peut-être bien d’être en train…

La semaine dernière, j’ai visité une maison correspondant enfin à mon profil au niveau de la durée de location et des exigences du propriétaire. Oui ! Les propriétaires d’ici sont très exigeants ! Pas d’animaux, pas de fumeurs, en priorité. Et ayant mon adorable vieux chat Clarence, je ne vais pas le tuer ni l’envoyer dans un centre de détention une pension pour animaux domestiques afin de trouver une maison, bien qu’un propriétaire me l’ait déjà suggéré. Et oui ! Les Anglais sont aussi comme ça ! Je pose donc ma candidature sur la liste pour cette maison, puisque nous étions 6 en tout à s’y être intéressés, mais avec un plus me concernant, selon l’agence.

En début de cette semaine, le choix du propriétaire a été donné. Ne sachant pas trop quel locataire prendre, il a tout simplement mis aux enchères le prix de la location et a donc loué sa maison au plus offrant ! Le prix de base locatif a ainsi doublé ! Une fois, deux fois, qui dit mieux, trois fois, adjugé, loué à 2 000 £ par mois ! Soit 2 368,40 € précisément !

Je précise également que je n’habite ni à Paris ni dans sa région et que les prix locatifs en moyenne ici sont aux alentours de 800 £ (947,36 €) pour la même superficie que cette dite maison.

Cependant, me posant sérieusement la question à savoir si une telle pratique était légale, car je ne fus jamais confrontée à cette situation auparavant, je pris mes renseignements. Résultat : Oui ! C’est d’ailleurs monnaie courante ! Les trois-quarts des propriétaires qui mettent en location leur bien agissent de la sorte, sachant parfaitement que les locations de maison sont très rares.

Littéralement furieuse de découvrir encore un vice caché des gens d’ici, je me suis dit de suite qu’à défaut d’avoir sous la main Maître Yoda, je devrais peut-être bien me mettre au yoga afin de faire passer la pilule.

Quoi qu’il en soit, bien que j’avilisse au plus haut point cette manière de s’enrichir sur le désarroi des gens, je me retrouve au point zéro. Enfin, pas tout à fait…

Il a été toutefois stipulé qu’il était hors de question de céder de mon côté à cette coutume et j’ai obtenu également la garantie certaine de rester dans les lieux le temps de trouver un autre logement.

Donc, tout est quand même bien qui finit bien.

Malaisie : une fillette de 12 ans bannie des championnats nationaux d’échecs pour le port d’une « robe trop séduisante »

Malaisie_une fillette de 12 ans bannie des championnats nationaux d'échecs pour le port d'une_robe trop séduisante_wp

Courant avril, dans la ville de Putrajaya, en Malaisie, se sont déroulés les championnats nationaux d’échecs.

Une jeune participante de 12 ans s’est vue contrainte de déclarer forfait, non pas parce qu’elle a été accusée de tromperie, mais parce qu’elle portait une « robe trop séduisante » selon l’arbitre.

Son entraîneur, Kaushal Khandar, scandalisé par cette ségrégation honteuse l’a d’ailleurs rapportée, l’accompagnant de la photo comme preuve (ci-dessus) sur sa page Facebook et demandant également à la fédération des excuses publiques. Il n’a pas révélé l’identité de la fillette afin de conserver son anonymat. Ce fait a été relayé par The Huffpost US, dans lequel il a témoigné : « L’une de mes étudiantes, qui est âgée de 12 ANS, s’est sentie harcelée et humiliée par le directeur du tournoi et l’arbitre en chef. […] Nous sommes absolument écœurés de la façon dont cette fille de 12 ans et sa mère ont été traitées. » Il a enfin spécifié que depuis deux ans qu’il participait à ce tournoi, il n’avait jamais été confronté à une telle situation.

Ainsi, alors que la jeune participante était en pleine partie, chrono en marche, l’arbitre lui a dit qu’elle portait « une robe trop séduisante qui pourrait être interprétée comme une tentation d’un certain point de vue. »

L’arbitre a alors ordonné à la mère de cette dernière de l’habiller d’une autre manière le lendemain. Mais celui-ci l’ayant avertie trop tard en fin de journée, les magasins étaient fermés et la maman n’a pas pu se procurer une autre tenue pour sa fille. En conséquence de quoi, la fillette a dû déclarer forfait. La fédération n’a bien sûr pas remboursé les frais d’inscriptions ainsi que les dépenses liées au voyage.

En rappel, la participante n’est âgée que de 12 ans ! Et la seule mention se référant à la tenue vestimentaire dans le règlement officiel de la fédération internationale d’échecs (FIDE) est que « les participants doivent être habillés de manière convenable. »

Arabie Saoudite : quand l’ONU dérape !

Arabie Saoudite_quand l'ONU dérape_wp

Incroyable ! L’Arabie saoudite a été élue en septembre dernier par le Conseil économique et social de l’ONU à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) !

Ce pays est devenu ainsi le 46e membre de cette commission et aura notamment comme mission de défendre l’égalité homme/femme de 2018 à 2022.

Un pays dans lequel la Charia est appliquée, où les femmes sont mises au rang d’esclaves, n’ont pas le droit de conduire, de voyager sans autorisation de leur tuteur (père, mari, frère, oncle…), sont contraintes de porter le voile, voire la burka dans plusieurs régions, etc.

Selon le directeur général de UNWatch, ONG de défense des droits de l’Homme à Genève, Hillel Neuer, cette décision est « absurde ».

De son côté, l’Arabie saoudite a assuré qu’elle appliquera les principes de la Commission de la condition de la femme, puisque « la Charia garantit l’égalité des sexes ».

Rapporté par le journal britannique The Independent, l’Arabie saoudite aurait tenu une réunion sur ce sujet pour la première fois en mars dernier. 13 hommes auraient été alors présents sur scène, mais aucune femme, celles-ci devant restées cloîtrées dans une pièce à part afin de ne pas contrarier la règle interdisant la mixité.

De nombreux internautes sur Twitter sont allés de leur commentaire face à cette élection aberrante, notamment celui de Hillel Neuer qui de manière humoristique a résumé avec justesse cette nomination :

« Élire l’Arabie saoudite à la protection des droits des femmes, c’est comme nommer un pyromane chef des pompiers »

Algérie : des « femmes fantômes »

Algérie_des_femmes fantômes_affiche-électorale_wp

Alors que nous sommes à 2 jours du premier tour de l’élection présidentielle en France et que notre futur président sera définitivement élu le 7 mai prochain, l’Algérie, de son côté, a entamé sa campagne pour les législatives qui auront lieu le 4 mai à venir.

Jusque-là, rien de réellement troublant, sauf que…

La Haute instance de surveillance des élections algérienne a mis en demeure différents partis en raison d’avoir effacé le visage de certaines de leurs candidates aux législatives sur leurs affiches.

C’est la première fois qu’une telle sanction est appliquée dans le pays.

En effet, depuis 2012 la loi algérienne impose des quotas de représentation des femmes dans les assemblées élues. Mais, selon Algérie focus : « certains partis politiques n’incluent des femmes dans leur liste que parce que la réglementation l’exige. »

De ce fait, certains partis politiques ont alors pris l’initiative de faire disparaître sur leurs affiches le visage de leurs femmes candidates en ne laissant qu’apparaître leur identité avec un dessin d’une femme voilée et du blanc au lieu de leur visage ou encore montrées de dos.

Or, le plus incroyable est qu’il semblerait que cette initiative ne soit pas masculine, mais des candidates elles-mêmes. En exemple, sur cette affiche (en-tête, en haut, à droite), à Adrar, la députée sortante, Naima Salhi, a décidé d’être représentée telle quelle sur ses affiches, tandis que l’une de ses candidates (en dessous d’elle) a préféré avoir le visage gommé afin de conserver son anonymat.

Quel est donc la logique de vouloir cet anonymat alors qu’elle se présente pour devenir députée et qu’elle sera amenée à parler publiquement au Parlement afin de représenter ses concitoyens ?

Appelées ainsi « femmes fantômes », certains se posent une question de fond à savoir si celles-ci ne servent finalement que de prête-nom pour respecter la loi ?

Cela étant, la Haute instance de surveillance des élections ne l’a ainsi pas entendu de cette façon et a estimé que pour représenter le peuple, il fallait un respect d’un minimum de visibilité. Ces partis politiques ont donc été sommés de changer instamment leurs affiches en montrant dessus le vrai visage de leurs candidates et de mettre un terme à ce procédé.