Chicken wings

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Bien que les chicken wings soient originaires des États-Unis, ce plat est très populaire en Angleterre.

Les ailes de poulet à la mode de Buffalo ou Buffalo wings sont une spécialité culinaire de la ville de Buffalo. Elles sont cuites au four et enrobées d’une sauce épicée au piment, dite sauce Buffalo. Ce plat chaud et salé se consomme en entrée ou en plat principal.

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Dans mon coin anglais, elles sont le plus souvent panées et cuites dans une friture. Elles sont proposées parmi d’autres plats d’un buffet. Les pubs, les restaurants spécialisés en grillade affichent les chicken wings à leurs cartes, généralement en entrée. Elles sont également présentées en restauration rapide.

Les chicken wings ont un tel succès dans ma région que même les restaurants de cuisine étrangère qui pratiquent le take away vous les offrent en plat gratuit comme les chips de crevettes que les restaurants chinois vous donnent gracieusement avec votre commande.

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Aussi célèbres que le fish and chips, les chicken wings font partie intégrante des plats de la restauration rapide anglaise.

Je vous retrouve lundi prochain avec une autre spécialité culinaire qui s’est incrustée en Angleterre…

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Bon appétit !

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Japanese food

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Un nouveau style de cuisine a vu le jour dans mon coin en Angleterre. Je ne vous parlerai pas de la cuisine chinoise qui, comme dans de nombreux pays occidentaux, s’est imposée dans la culture culinaire, mais de la cuisine japonaise. Celle-ci arrive de plus en plus ici.

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Bœuf teriyaki
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Curry japonais

Au début de mon expatriation, je n’ai connu les restaurants japonais qu’à Lake District. À Grimsby, ville dans laquelle je résidais, il n’y avait aucun restaurant japonais à l’horizon. En un peu plus de 5 ans maintenant, les Japonais se sont doucement installés. Ils ne sont certes pas si nombreux que les Indiens, les Pakistanais, les Chinois ou encore les Italiens, etc., puisqu’ils ne sont que 2 au total, mais ils marquent leur présence en remportant un certain succès dans le domaine du take away.

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Katsudon

Cependant, n’espérez pas trouver le restaurant japonais typique comme à Londres, par exemple. Ici, ce n’est pas la capitale. Les restaurants indiens ou de toute autre nationalité s’adaptent à la cuisine anglaise. Il est donc classique que des chicken wings, des fish and chips, des meat balls, des plats en sauce en quantité de toute sorte, etc. apparaissent sur les menus proposés. Malgré tout, les restaurants japonais tendent à faire quelque peu la différence. Ils conservent une partie de leur cuisine traditionnelle en vous présentant les fameux sushis, les sashimis (poissons crus), les nouilles… et sans oublier l’incontournable riz.

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Natto
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Haricots azuki

La cuisine japonaise connaît deux influences. L’une qui se veut traditionnelle précédant l’ère Meiji par opposition à celle répandue au Japon tirant ses origines de l’importation et l’adaptation de plats occidentaux à la suite de la fermeture du pays par l’empereur Meiji. Elle est toutefois dans les deux cas constituée de poissons, de riz ou nouilles, de légumes et d’algues généralement assaisonnés avec des condiments locaux.

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La saveur umami est présente dans de nombreux plats ; la viande est en général absente de la cuisine traditionnelle. Il est fréquent de manger avec un repas une petite soupe et des légumes macérés appelés tsukemono, s’apparentant tout simplement aux pickles, le tout en utilisant des baguettes.

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Nouilles soba
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Nouilles udon

Les plats les plus typiques sont les sushis et les sashimis, les nouilles udon (pâtes épaisses préparées avec de la farine de froment) et soba (pâtes de sarrasin), les plats à la sauce teriyaki (viande, substitut (tofu, seitan, etc.), poisson ou crustacés grillés ou rôtis dans une sauce soja sucrée au mirin, le résultat étant une viande ou un poisson laqué), ainsi que le tōfu (fromage de soja) et le nattō (haricots de soja fermentés). Les Japonais ont également importé des recettes qui ont été adaptées et sont ensuite devenues des classiques comme les fritures tenpura (assortiment de beignets très savoureux et très digeste, une des rares fritures à basses calories), le katsudon (bol de riz chaud surmonté de tonkatsu, tranche de porc panée puis cuite avec un œuf battu), le riz au curry (plus épais au goût plus doux et moins épicé que son équivalent indien) ou les rāmen (pâtes dans un bouillon à base de poisson ou de viande souvent assaisonnés au miso ou à la sauce soja). Il existe de même des boissons (thé, alcool de riz) et des pâtisseries (wagashi) typiquement japonaises. Ces dernières sont consommées souvent en en-cas associés au thé vert et ont toute leur place lors de la cérémonie du thé. Les ingrédients de base sont le sucre de canne, les haricots azuki (haricot rouge du Japon ou soja rouge) ou leur pâte appelée anko  et la farine de riz ou de blé, ainsi que le kudzu (espèce de plantes vivaces du genre Pueraria, originaire d’Extrême-Orient, cultivée dans son aire d’origine pour ses racines qui fournissent une fécule alimentaire) ou l’agar-agar pour les gelées.

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Tenpura

De multiples ustensiles sont très spécifiques à cette cuisine, dont les couteaux servant à l’art de la coupe sont très développés au Japon.

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Sashimi
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Sushis – Makizushis

Et dans l’un des restaurants japonais, récemment installé dans mon coin, vous trouverez parmi les plats adaptés à la mode anglaise ces plats typiquement japonais. Ce restaurant pratique aussi le système du take away. Comptez en revanche 3 fois le prix d’un plat de base livré à domicile par les autres restaurants. Un exemple : le plateau mixte de sashimi pour une personne vous coûte 16,50 £, soit presque 19 € !

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Wagashi

Donc, ne dérogeant pas à la règle de sa réputation, cette cuisine demeure luxueuse pour celui ou celle qui veut y goûter.

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Tsukemono
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Tofu

Sur ce, je vous retrouve comme d’habitude lundi prochain pour une nouvelle découverte culinaire présente en Angleterre…

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Ramen

Bon appétit !

La cuisine philippine

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La communauté philippine, en tout cas dans mon coin, tient une certaine importance en Angleterre. Elle est composée essentiellement de femmes qui ont épousé des Anglais. Ces femmes sont pleines de vie, leur sourire, leur chaleur humaine, leur générosité… sont à l’image de leur cuisine.

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D’origine austronésienne, partagée ainsi avec les cuisines malaisiennes et indonésiennes, cette cuisine a évolué sous l’influence des Indiens, Chinois, Espagnols et Américains, des vagues majeures ayant enrichi les cultures de l’archipel. Les éléments extérieurs ont été incorporés en y substituant des ingrédients indigènes et en s’adaptant aux préférences locales.

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Le principal aliment est le riz. Les repas peuvent être frugaux, constitué ainsi de riz et de poisson salé et frit, comme plus élaborés, dont les paellas et cozidos, d’origine espagnole, sont préparés pour des grandes occasions. Les plats les plus populaires comprennent des viandes grillées, charcuteries, soupes, plats en sauce, plats de nouilles…

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La cuisine philippine est une association de saveurs aigres-douces, malgré que le piment soit un ingrédient essentiel chez les Philippins musulmans. Cette cuisine est donc pleine de contrastes et donne des combinaisons surprenantes. Par exemple : un porridge de riz gluant sucré au cacao avec du poisson séché salé, une soupe de sang de porc et d’abats avec des gâteaux de riz à la vapeur, des fruits frais (mangue, papaye, etc.) préalablement trempés dans du sel ou du bagoóng, condiment préparé à partir de diverses espèces de poisson, du fromage salé dans des gâteaux sucrés ou dans de la crème glacée, etc.

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Le vinaigre est également couramment utilisé, comme l’adobo composé de porc braisé ou de poulet braisé dans une sauce de vinaigre et sauce de soja. Ce plat est parfois considéré comme le plat national. Simple à préparer, il se conserve plusieurs jours. Son goût est du reste plus prononcé après 1 ou 2 jours. Le terme paksiw désigne d’ailleurs les plats à base de vinaigre. On trouve notamment celui au poisson assaisonné de gingembre, de sauce de poisson et de piment siling mahaba, celui au jarret de porc mijoté avec des fleurs de bananiers ou encore un autre paksiw contenant des haricots noirs fermentés.

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Les soupes consistantes, garnies de viandes, de légumes et de nouilles sont consommées avec du riz si elles ne sont pas le plat principal. Leur base est un bouillon. On trouve une soupe de poulet cuisinée avec de l’eau de coco et servie avec des lanières de noix de coco, une soupe de nouilles avec des abats de porc, de grattons de porc et d’un œuf cru, etc.

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La cuisine philippine contient une grande variété de fruits et de légumes ; les bananes, calamondins, goyaves, mangues, papayes, ananas, etc. apportant un parfum typiquement tropical à de nombreux plats, le liseron d’eau, le chou, le chou chinois, le chou nappa, les aubergines, les doliques asperges, les pommes de terre, les carottes, le taro, le manioc, l’ube, la patate douce… et sans oublier la noix de coco très abondante qui est très utilisée dans les desserts, les sauces et dont son huile sert pour la friture. Le mélange ail, tomates et oignons est une base à de nombreuses préparations.

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Les viandes les plus consommées sont le poulet, le porc et le bœuf. Les produits de la mer sont de même populaires. Les plats sont servis avec diverses sauces. Et les nems et pâtés impériaux sont aussi communs.

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Enfin, vous l’avez compris, la cuisine philippine est tout autant riche en saveurs que dans sa diversité. Ce magnifique mélange culturel se ressent ainsi dans ses plats. Et en ce lundi de Spring Bank Holiday, jour férié ici en Angleterre, donc non travaillé, je vais peut-être me lancer tenter par un repas philippin.

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N. B. : petit clin d’œil à des merveilleuses copines philippines que mon expatriation m’a permis de rencontrer et de découvrir. Elles ont eu une gentillesse sans nom de partager leur culture et leur savoir culinaire…

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Je vous retrouve lundi prochain toujours dans ce voyage des saveurs et vous souhaite un bon appétit !

La cuisine indienne

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Parler de la culture culinaire britannique, c’est aussi se référencer à la cuisine indienne. Bien que la France fut l’un des pays colonisateurs en Inde avec ses fameux comptoirs des Indes, le Royaume-Uni y marqua davantage son empreinte durant l’Empire britannique.

Cette période a conduit à une évolution culinaire en Angleterre. La cuisine indienne s’est ainsi imposée au fil du temps dans la culture culinaire anglaise. Les épices spécifiques à la cuisine indienne se sont introduites dans de nombreux plats anglais, dont le chili étant l’un de ces mélanges d’épices le plus utilisé.

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Les restaurants indiens se sont également implantés et font même partie des restaurants étrangers les plus importants en nombre. Les take away sont tout autant envahis par ces derniers.

La cuisine indienne contient donc une grande variété de cuisines régionales d’Inde. Elles sont influencées par les épices, les herbes, fruits et légumes qui se trouvent dans chaque région du pays, mais aussi par la religion et l’histoire.

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Le végétarisme est très répandu dans la société indienne, majoritairement d’obédience hindoue, souvent résultat de préceptes moraux religieux brahmaniques, jaïnes ou sikhes. La consommation de viande est limitée par les interdits de l’hindouisme et de l’islam. La cuisine indienne est inspirée par les interactions avec la Perse et la présence européenne dans le sous-continent.

Cette cuisine s’est développée dans le monde avec les migrations des Indiens, notamment dans l’océan indien, en Europe, Amérique du Nord et aux Antilles où elle a été enrichie d’apports nouveaux.

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Cette culture indienne se retrouve partout en Angleterre. Tous les restaurants, pubs, etc. proposent toujours des plats entièrement végétariens.

Alors en ce lundi de Pentecôte, qui n’est pas un jour férié en Angleterre et qui ne se fête donc pas, vous en France ou ailleurs où vous célébrez ce jour, pourquoi ne pas manger à la mode indienne ?

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Je vous retrouve lundi prochain avec ces autres influences qui se sont inscrites dans le patrimoine culinaire anglais…

Bon appétit !

Marmalade

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Qui a pu échapper à la célèbre marmelade d’orange qui l’on trouve partout en Angleterre ?

Personne !

Que ce soit lors des breakfast, brunch, lunch, dans les pubs, restaurants, tea rooms, des épiceries de quartier aux grandes surfaces, la marmelade d’orange est en tout lieu. S’écrivant en anglais marmalade, elle est l’un des produits phares britanniques, à ne surtout pas confondre avec la confiture, jam, ou la compote, compote.

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Cette préparation épaisse dans laquelle les morceaux de fruits ne sont pas complètement pris en gelée, est élaborée à partir du jus et de la peau d’agrumes bouillis avec du sucre et de l’eau. Le fruit habituellement utilisé en Grande-Bretagne est la bigarade ou orange amère issue du bigaradier originaire de Séville en Espagne. Le taux en pectine de ce fruit est plus élevé que celui de l’orange, son amertume oblige à le consommer en marmelade. Aujourd’hui, de nombreuses recettes dérivées ont vu le jour, dont d’autres agrumes sont employés pour sa réalisation, le plus couramment les citrons, limes, pamplemousses ou mandarines. La marmelade conserve cependant sa particularité d’être essentiellement conçue à partir d’agrumes. Ce qui ne l’était pas à l’origine, puisque le coing était utilisé et que ce fruit n’est pas un agrume, il est un cousin de la pomme et de la poire.

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Dès l’Antiquité, les Romains et les Grecs découvrent que la cuisson lente des coings avec du miel durcit le mélange en refroidissant. La confiture de coing médiévale commence à perdre son assaisonnement d’épices vers le 16e siècle. En 1524, le roi Henri VIII reçoit une « boîte de marmelade » de la part de Monsieur Hull d’Exeter, il est probable que le présent était de la « pâte de coing » en provenance du Portugal.

L’origine du terme « marmelade » serait d’ailleurs issue du Portugal, dont le mot portugais marmelada désigne principalement la gelée de coing. Dans d’autres langues, le terme est utilisé pour les confitures de n’importe quel fruit, comme le mot espagnol mermelada. En revanche, aucune information n’indique comment de cette gelée de coing la marmelade prend sa spécificité par la suite d’être uniquement réalisée à base d’agrumes, puisque la gelée et la pâte de coing n’entrent plus actuellement dans la catégorie des marmelades.

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La marmelade de bigaradier avec morceaux, soit la marmelade d’orange amère, est une recette revendiquée par la ville de Dundee en Écosse. Cette ville a une longue histoire avec la marmelade. En 1797, James Keiller et sa mère Janet prirent une petite boutique de confitures à Dundee. Ils ouvrirent ensuite une usine de production de la Marmelade de Dundee, une marmelade contenant des gros morceaux d’orange. Mais cette attribution de l’invention qui leur fut accréditée est discréditée dans une lettre de James Boswell au docteur Johnson le 24 avril 1777, dans laquelle se lit : « ma femme a fait de la marmelade pour vous ».

Enfin, petite anecdote rigolote. Le cryptologiste (science de la cryptographie, l’écriture secrète, et la cryptanalyse, l’analyse de cette dernière) américain Lambros D. Callimahos, grand amateur de la marmelade de Dundee créa avec ses étudiants un groupe informel, la Dundee Society.

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Je vous retrouve lundi prochain afin d’approfondir la culture culinaire anglaise actuelle où les mélanges ethniques liés aux périodes colonisatrices britanniques se sont assimilés à celle-ci…

Bon appétit !

Brunch

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Aujourd’hui, c’est bank holiday ! C’est donc férié ! Mais c’est aussi la saison des brunches qui commence ! Rien ne vaut alors la possibilité de faire un brunch ce lundi !

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Le brunch est un repas qui se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi, soit entre 11 h et 15 h environ. Il se compose de plats et boissons combinant à la fois les ingrédients du petit déjeuner et ceux du déjeuner. Il se commence par le sucré, suivi du salé. Présenté sous la forme d’un buffet, chaque convive peut se servir selon son appétit et ses goûts. Le terme « brunch » est ainsi l’association d’une partie du mot breakfast et de celle du mot lunch.

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Populaire en Angleterre, le plus souvent chez la classe aisée, le brunch n’est pourtant pas d’origine britannique, mais américaine. Il s’est introduit au Royaume-Uni à la fin du 20e siècle. En France, il arrive dans les années 1980 ; de nombreux cafés, hôtels, restaurants, etc. le proposent le week-end et il devient populaire auprès des jeunes citadins. À New York, le brunch est plutôt un déjeuner qui a lieu l’après-midi, accompagné de champagne et de cocktails traditionnellement ; le Bloody Mary et le Bellini sont les cocktails typiques.

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Le brunch est ainsi composé des éléments sucrés du petit déjeuner continental et salés du déjeuner. On trouve alors comme boissons du thé, café, chocolat chaud ou froid, jus de fruits, lait et en nourriture solide, des viennoiseries, toasts, tartines de pain, beurre, miel, confitures, etc. Sous l’influence anglo-saxonne, les crêpes, les céréales à consommer avec du lait entrent dans la composition. Surtout dans les plats salés, l’œuf sous toutes ses formes (brouillé, omelette, au plat) demeure l’aliment central et bien sûr accompagné de fromage et bacon. Des saucisses rôties ou grillées, salades, volailles (poulet et dinde), des poissons froids (maquereau, hareng, rollmops), tartes salées (quiches) ainsi que des fromages viennent compléter le brunch. Des fruits et légumes de saison s’invitent aussi. Des pains divers et variés terminent la composition du brunch.

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Ce repas mixte est également l’occasion d’accueillir n’importe quel type de plat élaboré. Les spécialités régionales, comme le Jambalaya en Louisiane par exemple, trouvent leur place dans le buffet. Les desserts traditionnels sont de même présentés. Aux États-Unis et tout autant en Angleterre, vous n’échapperez pas au fameux cheesecake, aux tartes de fruits, aux cakes (sucrés et salés en Angleterre) et pâtisseries en tous genres (brownies, éclairs, muffins, etc.), qui sont les desserts incontournables de leur culture culinaire. Les Anglo-saxons étant des accros du sucre, il est donc inimaginable d’avoir un repas sans dessert, celui-ci constituant parfois même un repas.

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Enfin, malgré que le brunch en Angleterre ne soit pas comparable, surtout comparé, à un tea time, il s’y apparente cependant fortement dans les faits. Il est en réalité le tea time du matin. Pour avoir participer au deux, je n’ai franchement vu aucune différence. En résumé, le terme brunch s’emploie chez une classe aisée de la société, ça fait plus chic, et celui de morning tea time, chez les gens plus modestes.

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Je vous retrouve lundi prochain afin de poursuivre notre tour culinaire anglais…

Bon appétit !

Tea time

Styled Shoot at The Pilgrims Rest, Battle. Wednesday 22nd February 2017

L’incontournable tradition anglaise ! Impossible de parler de culture culinaire de ce pays sans évoquer le thé ! Outre une boisson, il est synonyme de repas ayant lieu à différents moments de la journée.

Lorsque l’on dit ici que l’on va prendre le thé, il est systématiquement sous-entendu que l’on va manger. On emploie plus communément alors l’expression de tea time.

Le tea time consiste ainsi à des repas différents qui se déroulent dans la journée. Le thé de l’après-midi, afternoon tea, appelé aussi cream tea selon la région et ses coutumes, le thé du soir, tea as the evening meal ou le tea break qui correspond à une pause de travail à la mi-matinée ou le midi.

Ce tea time est un véritable rituel qui comporte tout un univers cérémonial. On trouve le thé vintage, le thé de réception, le thé familial et le goûter dînatoire. Incomparable au brunch (article de la semaine prochaine), l’heure du thé est une tradition britannique qui s’est étendue dans certains pays du Commonwealth. Il y a d’ailleurs le tea party qui est un évènement marquant des périodes festives de l’année, comme Pâques, par exemple, ou des cérémonies, telles un anniversaire, un baptême, une communion, parfois même un mariage, etc.

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Afternoon tea

Le plus connu à travers le monde, il s’agit donc du thé de l’après-midi se déroulant entre 15 heures et 17 heures. Cette coutume n’était observée que par les classes sociales aisées anglaises dans les années 1840. Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle qu’elle s’est développée parmi ses classes sociales moyennes et supérieures. Le repas est généralement composé de sandwichs de pain, beurre, concombre, œuf, cresson, parfois jambon blanc, thon, etc., lesquels ôtés de leur croûte sont coupés en petits segments triangulaires ou de toasts, de scones, de petites pâtisseries, muffins, cupcakes, etc., de petites crêpes épaisses, de petits pots de confiture. Divers fromages en petits morceaux ou cubes peuvent parfois trouver leur place.

Cependant la tradition de l’afternoon tea de nos jours demeure uniquement un quotidien chez les personnes retraitées. Il se pratique sinon le week-end pour une occasion spéciale ou durant les vacances, comme un moment de détente dans un hôtel. Un verre d’alcool ou de champagne est alors servi en accompagnement.

Dans les salons de thé en Angleterre, l’afternoon tea se résume essentiellement à manger un seul morceau de gâteau ou des biscuits avec le thé.

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Cream tea

Ce dérivé de l’afternoon tea ressemble davantage à un encas. Il est associé à l’ouest de l’Angleterre ; Cornouailles, Devon, Dorset et Somerset. Il est composé de scones, de crème fraîche en grumeaux, de confiture de fraises et bien évidemment consommé avec du thé. Dans certains endroits, le beurre remplace la crème fraîche. En Australie, il est appelé le Thé du Devonshire.

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Tea as the evening meal

Appelé aussi high tea (goûter dînatoire) ou meat tea (thé de viande), il vise à remplacer le repas du soir. Il est observé par la classe ouvrière entre 17 heures et 19 heures. Il est du reste usuel dans ma région de constater cette pratique. Dans les pubs, les restaurants ou autres, ces Anglais dînent entre ces heures. Les Anglais appartenant à une classe sociale plus élevée dînent à nos heures, c’est-à-dire à partir de 19 heures. Ce repas dit « informel » marque ainsi cette différenciation des classes sociales anglaises.

Néanmoins, cette coutume est uniquement associée au nord du pays. Au sud, le repas du soir s’effectue aux mêmes horaires qu’en France, indépendamment de la classe sociale.

Ce « thé » est composé typiquement d’un plat chaud, suivi de gâteaux ou de pain, beurre et confiture. Ce terme de « high tea » trouve son origine vers les années 1825. Il se prenait sur la table à manger (donc en hauteur), à l’opposé du thé de l’après-midi qui était servi sur une table basse et considéré comme un encas léger.

Petite anecdote. L’expression stéréotype « You’ll have had your tea », « Vous aurez eu votre thé » est employée pour se moquer des gens d’Édimbourg estimés comme inhospitaliers.

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Tea break

Il n’est pas un repas comme tel. Il correspondant à une pause de travail de 10-15 minutes. Il est pris vers 10 heures du matin ou le midi. Il est consommé avec des biscuits. Le café peut venir remplacer le thé. En résumé, il ressemble à nos pauses matinales que certains prennent au travail en France.

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Je vous retrouve donc lundi prochain avec cet article sur le brunch, une autre tradition très suivie en Angleterre.

Bon appétit !

Grocery

Lots of Groceries

Ne vous est-il jamais arrivé de râler en votre for intérieur en circulant dans les rayons de votre supermarché parce que les produits avaient changé de place ?

Appelés grocery shop ou grocery store ou encore grocery tout court, signifiant « épicerie », ces magasins d’alimentation anglais représentent les supermarchés de chez nous, style Auchan, Super U, etc.

Et dans ces groceries, je précise ceux de mon coin, c’est la débandade !

Non seulement les produits voyagent de rayon en rayon quasiment toutes les semaines, mais également certains produits ne sont pas mis dans le rayon dans lequel ils devraient logiquement se trouver. Il est fréquent aussi de trouver le même produit dans plusieurs rayons.

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Par exemple, dans certains de ces supermarchés, les produits de lessive se situent en face du rayon charcuterie. Vous me direz au moins la lessive est au frais. Les produits relatifs aux biscuits apéritifs ont leur rayon, mais certains d’entre eux sont de même rangés dans le rayon des boissons non alcoolisées et à l’autre bout du magasin, à l’opposé, dans le rayon des boissons alcoolisées. Les œufs et les produits laitiers sont mis en rayon avec la nourriture pour animaux. Quant au rayon parfumerie, il est divisé en plusieurs rayons. Le maquillage et les produits qui lui sont affiliés (lingettes démaquillantes, dissolvants, vernis à ongle, coton, etc.) sont placés à un endroit. Les shampoings et après-shampoings, dans un autre. Les couleurs pour cheveux, encore ailleurs. Les produits correspondant à l’hygiène féminine, beaucoup plus loin. Les produits cosmétiques divers pour homme, à part. Le reste des produits cosmétiques pour femme, également dans un autre lieu, etc.

Vous avez aussi l’immense rayon de médicaments, dans lequel se trouvent du Nurofen, tous les paracétamols existants, des lunettes de vue, des énormes bocaux en plastique de poudre énergétique ou autre pour les sportifs désireux d’avoir des gros biscoteaux, etc.

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En résumé, faire vos courses dans les supermarchés anglais est effectivement une vraie course. Je vous laisse imaginer le temps que vous mettez à faire un plein et le nombre de va-et-vient que vous faites dans le magasin. Une véritable partie de plaisir, sans compter en plus la cohue du week-end.

Enfin, le seul avantage est la livraison à domicile qui est beaucoup plus développée ici qu’en France ou en Belgique. Vous commandez vos courses sur le site du supermarché la veille pour le lendemain. Les livraisons se font tous les jours de la semaine de 8 heures le matin jusqu’à 22 heures. Vous pouvez aussi vous faire livrer le dimanche de 10 heures le matin à 14 heures et de 16 heures à 20 heures. Ces horaires varient bien sûr en fonction du supermarché qui vous livre. Mais, tous livrent toute la semaine, dimanche y compris. Le système du Click+Collect existe également.

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Voilà comment fonctionnent les groceries. Au début, on s’y perd un peu et par la suite, on s’y perd toujours ! On arrive à s’y faire quand même, surtout à la livraison à domicile qui est un véritable bonheur, particulièrement pour nous les femmes !

Je vous retrouve lundi prochain afin de continuer notre parcours culinaire anglais…

Bon appétit !

Sausage

Grilled sausages

Produit quasi international, la saucisse est l’un des aliments de base de la consommation anglaise. En général, la référence des plus gros mangeurs de saucisses est les Allemands. Or, les Anglais rivalisent en la matière.

Ce produit de charcuterie est composé de viande hachée mélangée à divers ingrédients, tels que des épices et des condiments. La préparation est ensuite insérée dans un boyau d’origine intestinale ou synthétique en forme de tube qui est refermé aux extrémités. Des saucisses végétariennes à base de fromage ou de légumes existent aussi. La longueur et la grosseur varient en fonction des recettes et différentes cultures dans le monde. Elles sont fabriquées selon les méthodes locales et les goûts des consommateurs.

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Ici, en Angleterre, elles remplissent les rayons frais de charcuterie des supermarchés. On en trouve à toutes les préparations, avec des oignons, des poireaux, du fromage, du chili, etc. D’ailleurs, accompagnées du jambon blanc (souvent aromatisé au miel) et du bacon, les saucisses représentent l’essentiel de la charcuterie anglaise. Elles sont également très présentes dans les charcuteries indépendantes et dans les rayons « traiteur » de chez nous en France (deli counter ou butcher counter) des grandes surfaces.

Oubliez les beaux étals de nos charcuteries françaises où les odeurs et les présentations éveillent tous nos sens, surtout gustatif ! Pas de petit salé, de pâtés ou terrines de toutes sortes. Pas de merguez, de saucissons divers et variés. Ici, c’est jambon au miel, un pâté de campagne et un pâté de foie, même pas anglais, et une sorte de saucisson (sans goût), soit nature ou avec des éclats de noisette ! Et bien sûr du bacon et des saucisses à tout-va.

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Enfin, la saucisse est surtout l’ingrédient incontournable du british breakfast.

Je vous retrouve lundi prochain avec un sujet, toujours en lien avec la cuisine anglaise, mais sur la manière dont elle est organisée…

Bon appétit !

Pork crackling

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Appelé aussi pork scratching, pork rind ou torresmo (originaire du Portugal), il s’agit de la couenne de porc frite dans de l’huile bouillante jusqu’à ce qu’elle devienne croustillante. Elle peut-être de même rôtie dans la graisse de porc, le saindoux, et servie comme en-cas.

La friture permet de faire fondre une grande partie de la graisse attachée à la couenne et permet ainsi de réduire considérablement la taille du produit.

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Plus connue sous les noms alternatifs de chicharrón en espagnol ou kaiings en Afrique du Sud, cette méthode de préparation est très utilisée en Angleterre pour les pork greaves (jambières), pork scratching (grattant, griffant) ou pork crackling (crépitement), relatif à la couenne de porc.

Cette couenne « craquante » alors obtenue est ensuite coupée en morceaux. On les trouve dans toutes les grandes surfaces en Angleterre ainsi que sous la forme de pork crackles, dont ces ceux-ci sont fourrés au saindoux. Ils font partie des biscuits apéritifs, des en-cas typiques, que les Anglais « dégustent » le plus souvent devant un match de foot.

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Inutile de préciser le niveau hyper calorique de ces derniers et du goût particulier, pour ma part littéralement vomitif. Pour aimer ces pork crackles, il faut être Anglais ! Mais les goûts et les couleurs… comme l’on dit.

Je vous retrouve lundi prochain avec un aliment, non caractéristique d’Angleterre, mais qui est bien l’un des aliments les plus consommés dans ma région. Il est le produit phare préparé à toutes les sauces…

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Bon appétit !