Les dangers de la « fish therapy »

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Une américaine d’une vingtaine d’années a perdu 6 ongles de pieds après une séance de « fish therapy », dans son cas une « fish pédicure ». Elle a contracté une onychomadèse, une pathologie des ongles entraînant leur chute spontanée. En cause, l’eau des bassins ne pouvant être désinfectée entre chaque client.

Ce soin consiste à plonger ses pieds, ses mains ou l’ensemble du corps, dans un aquarium rempli de Garra rufa. Ces petits poissons originaires du Moyen-Orient, appelés poissons-docteurs, auraient des vertus exfoliantes et pourraient soigner des maladies de peau en se nourrissant des squames et des impuretés de la peau.

Dans l’étude, traitant du cas de cette américaine, parue le 3 juillet dernier dans la revue JAMA Dermatology, Shari R. Lipner, doctoresse en dermatologie à l’hôpital Weill Cornell Medicine à New York aux États-Unis, a expliqué : « Les fish pédicures ont connu un pic de popularité il y environ 10 ans et sont encore tendance aujourd’hui. Leur attrait est dû à des affirmations infondées selon lesquelles leur traitement rendrait les pieds plus lisses et plus frais, augmenterait la circulation sanguine, éliminerait les champignons et les bactéries et soignerait le psoriasis et l’eczéma ».

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Les ongles de la jeune américaine 6 mois après sa séance de fish pédicure – photo de l’article dans la revue JAMA Dermatology

Concernant la maladie contractée par la jeune américaine, la dermatologue a précisé : « À ma connaissance, il s’agit du premier cas d’onychomadèse provoqué par une fish pédicure. Bien que le mécanisme exact soit inconnu, il est probable que le traumatisme provoqué par les morsures répétées des poissons entraîne l’arrêt de la production du plat de l’ongle. […] Il existe un certain nombre de risques inhérents à la pédicurie avec lesquels les dermatologues devraient se familiariser. Les baignoires et les poissons ne peuvent être correctement désinfectés entre les personnes pour ne pas tuer les Garra rufa et les mêmes poissons sont généralement réutilisés pour plusieurs personnes successives. Ainsi, il existe des possibilités de transmission d’infections entre les personnes subissant ces pédicures ».

Dans l’étude, il a été également noté que « plusieurs bactéries capables de provoquer des maladies chez l’Homme ont été isolées à partir de lots de Garra rufa et d’eaux provenant de 24 stations thermales ». D’ailleurs 2 cas de Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) et 1 cas de Mycrobacterium marinum (bactérie aquatique) du pied ont été signalés suite à une « fish pédicure ». Ce type de soin a été interdit dans au moins 10 États aux États-Unis.

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En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) avait publié un avis en avril 2013 en déclarant : « Il existe un risque potentiel de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale par le biais de l’eau ou des poissons, au cours de la pratique de fish pédicure ». Elle recommandait par conséquent « l’encadrement strict de cette pratique afin de prévenir les risques d’infection des utilisateurs et des professionnels ». Les experts estimaient aussi que « certains usagers (diabétiques, immunodéprimés, usagers ayant des lésions cutanées aux pieds) constituaient une population sensible à risque plus important d’infection ». Enfin, en mai 2016, le Haut Conseil de la Santé Publique s’étant intéressé à ce phénomène avait de même conclu à la possibilité d’un risque infectieux.

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Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.

France : un principal de collège mis à pied pour avoir dénoncé un viol entre élèves

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Rapportée par le journal Le Parisien, cette histoire a de quoi nous faire bondir.

Paul Gobillot, 62 ans, principal du collège Saint-Joseph à Saint-Ambroix dans le Gard, une institution catholique, a été suspendu de ses fonctions pour avoir signalé un viol collectif entre élèves auprès de la gendarmerie. Il a été convoqué ce lundi 11 juin par la direction diocésaine de l’enseignement pour un entretien préalable à son licenciement. Celle-ci lui reproche de ne pas avoir respecté « le protocole hiérarchique ». D’après elle il aurait dû prévenir « directement le procureur selon la procédure administrative » au lieu de contacter les gendarmes.

Interrogé par Le Parisien, l’avocat du principal Philip de Lumley-Woodyear a déclaré : « Il s’agit d’une véritable chasse à l’homme car ce directeur a prévenu les gendarmes dès sa connaissance des faits. Rien n’a été caché. Bien au contraire. Qu’est-ce qui dérange tant dans sa démarche ? Eh bien comme la loi le stipule les officiers de police judiciaire sont tenus d’informer le procureur. La meilleure preuve en est la mise en examen de ces adolescents ».

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Les faits remontent en mars dernier au cours d’un voyage scolaire à Malte. Deux garçons en classe de 4e âgés de 13 ans ont violé un élève de leur classe étant le souffre-douleur de l’un des deux depuis la rentrée scolaire. Pendant que les deux le violaient, un troisième élève filmait la scène. La vidéo a été ensuite relayée sur les réseaux sociaux. Le principal du collège absent lors de ce voyage a pris connaissance des faits le 28 mars à la suite d’un nouvel incident d’agression sexuelle. Le principal a expliqué au journal : « Dès que j’ai été informé des faits, j’ai accompagné la famille pour qu’elle dépose plainte au plus vite auprès de la gendarmerie. Je pense avoir fait ce qu’il était de mon devoir de faire dans l’urgence ».

Les deux présumés coupables ont été mis en examen pour « viol en réunion », « violences » et « harcèlement moral ». Ils sont désormais placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher la victime. Quant au principal, suspendu de ses fonctions depuis mars par la direction diocésaine, il reçoit aujourd’hui le soutien d’un grand nombre de personnes du corps enseignant de l’établissement dans lequel il exerçait, des parents d’élèves ainsi que de citoyens lambdas outrés par cette décision injuste et incompréhensible.

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De son côté, Jérôme Martine, 50 ans, directeur diocésain de l’enseignement a répondu : « Il y a divers griefs qui sont formulés. Une procédure est en cours et avant toute décision, il ne m’appartient pas de m’exprimer plus avant en avant ». Il a refusé de détailler ces griefs.

« Peut-être lui reproche-t-on surtout sans l’avouer d’avoir mis en place une classe pour les enfants déscolarisés ou de sans papiers pour les intégrer dans le milieu scolaire… ! » a conclu l’avocat du principal du collège.

France : rebondissement dans l’affaire Lelandais

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Alors que l’autopsie de la petite Maëlys a révélé que celle-ci n’avait pas subit de violences sexuelles avant son décès, de nouvelles accusations de pédophilie se portent aujourd’hui pourtant sur Nordahl Lelandais, l’ancien maître-chien de 34 ans qui a avoué le meurtre de la fillette.

L’étude du téléphone portable de celui-ci a dévoilé une vidéo sur laquelle une petite fille subit une agression sexuelle. Selon des sources proches du dossier et rapportée par BFM, cette fillette âgée de moins de 7 ans serait la cousine du meurtrier.

Cette vidéo aurait été tournée une semaine avant l’enlèvement et le meurtre de Maëlys, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, pendant une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère. Selon ces plusieurs sources, la vidéo aurait été filmée chez les parents de Nordahl Lelandais, lequel y résidait jusqu’à son arrestation. Et d’après les informations relayées par BFM, la fillette sur l’enregistrement serait victime de violences sexuelles de la part de Nordahl Lelandais, lui-même, lequel n’a pas été encore confronté à cette vidéo.

Suscitant de nombreuses interrogations, cet individu, qui a été mis en examen pour le meurtre de Maëlys et d’Arthur Noyer, fait aussi l’objet d’étude par les enquêteurs afin de savoir s’il existerait un lien entre celui-ci et une vingtaine de dossiers de disparitions non élucidées.

USA : une mère de famille condamnée pour avoir autorisé le viol de ses filles

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Ce 4 juin, l’État de Géorgie a condamné une mère de famille, Morgan Summerlin, à 30 ans de prison sur les chefs d’accusation de cruauté au 1er degré et trafic d’enfants. Elle a permis à 2 hommes de violer ses filles âgées de 5 et 6 ans contre de l’argent.

Les avocats de la défense ont avancé l’argument que la mère de famille avait été abusée sexuellement durant son enfance, tout en admettant les faits inexcusables.

Les 2 hommes accusés de viol et de pédophilie ont été également jugés. Richard Office, 78 ans, a été reconnu coupable de viol, d’agression sur mineurs ainsi que de trafic d’enfants. Il a été condamné à une peine à vie sans possibilité de remise en liberté conditionnelle et a reçu une peine additionnelle de 146 ans de prison. Alfredo Trejo a été condamné à une peine plus légère de 25 ans de prison et d’une probation à vie à sa sortie, malgré les chefs d’accusation similaires.

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L’affaire a été révélée par les fillettes elles-mêmes qui se sont confiées à d’autres adultes sur ce qu’elles avaient vécu. Elles ont ainsi raconté que leur mère les avait contraintes à aller chez Richard Office à Palmetto, en Floride. Il s’est alors livré à des attouchements sexuels sur elles en les embrassant aussi de force avant de violer l’une d’elles. Il leur a ensuite donné 100 $ à chacune, somme que leur mère a vivement récupérée par la suite. Cette dernière a reproduit le même scénario avec Alfredo Trejo qui a également commis ces actes sur les fillettes en contrepartie de quelques dollars.

Décidément le monde ne tourne pas rond !

1 personne sur 10 aurait de la cocaïne sur les doigts…

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Sans jamais avoir été consommateur, même occasionnel, de cocaïne, 1 personne sur 10 aurait cette substance sur les doigts. C’est ce qu’une étude britannique a démontré grâce à un test de détection de cette drogue à partir des empreintes digitales.

Ces travaux menés par des chercheurs de l’Université de Surrey en Grande-Bretagne ont été publiés fin mars dernier dans la revue Clinical Chemistry.

La méthode établie par les scientifiques britanniques, spécialistes de la médecine légale, est ainsi un simple relevé d’empreintes digitales. En testant l’efficacité de leur méthode, ils ont constaté que parmi les participants à l’expérience qui n’avaient jamais consommé cette drogue, 13 % d’entre eux présentaient des traces de cocaïne sur les doigts.

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Chromatographie

Bien que la cocaïne s’ingère par injection ou voie nasale, lorsque celle-ci est métabolisée par l’organisme, la peau exsude des traces de benzoylecgonine et de methylecgonine, des métabolites de la drogue. Et même en se lavant les mains plusieurs fois, les creux et les sillons dessinés à la surface des mains retiennent des résidus des 2 composés. Le relevé des empreintes est réalisé sur du papier pour chromatographie(1) et est ensuite analysé au spectromètre de masse(2) pour détecter la présence de cocaïne ou de ses métabolites.

Les premiers résultats avaient été publiés en septembre 2017 en démontrant la rapidité de ce test, moins de 4 minutes par échantillon, et son efficacité avec un taux de réussite à 99 %.

Les seconds résultats publiés en mars 2018 ont apporté des éléments complémentaires. Les chercheurs ont testé leur technique sur 50 volontaires n’ayant jamais consommé de drogues et 15 consommateurs réguliers. Parmi les participants du premier groupe, 13 % d’entre eux présentaient ainsi des traces de cocaïne sur leurs doigts et 1 % des traces d’héroïne. Et la raison : la cocaïne sur les billets de banque.

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Melanie Bailey, principal auteur de l’étude a expliqué : « Croyez-le ou non, la cocaïne est présente sur de nombreux billets de banque. Toutefois, nous avons été surpris que cette drogue ait été détectée sur les doigts d’un si grand nombre de volontaires. »

En effet, les billets de banque qui servent au trafic de drogue ou à l’achat de drogue des consommateurs demeurent en circulation. Ils se retrouvent partout, chez les différents commerçants et autres. Il suffit simplement d’en toucher un pour ainsi avoir des traces de cocaïne sur les doigts. Serrer la main d’un consommateur peut suffire aussi à avoir de la cocaïne sur les doigts.

Cependant, les chercheurs ont fixé des seuils permettant de distinguer les concentrations de cocaïne liées à la contamination environnementale et celles relatives à une véritable consommation, même après lavage des mains. Donc, un non-consommateur ne peut être confondu pour usage de drogues via ce test.

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(1) Chromatographie : technique d’analyse dans laquelle l’échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile le long d’une phase stationnaire.

(2) Spectrométrie de masse : technique physique d’analyse permettant de détecter et d’identifier des molécules d’intérêt par mesure de leur masse et de caractériser leur structure chimique. Son principe réside dans la séparation en phase gazeuse de molécules chargées (ions) en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). Elle est utilisée dans pratiquement tous les domaines scientifiques ; physique, astrophysique, chimie en phase gazeuse, chimie organique, dosages, biologie, médecine, etc. Le temps de détection est très rapide.

USA : la Californie frappée par l’horreur

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Un vent d’effroi semblerait frapper la Californie.

Ce mercredi 16 mai, les autorités judiciaires californiennes ont annoncé la découverte de 10 enfants victimes de grandes maltraitances par leurs parents depuis plusieurs années dans une maison de Fairfield. Cette sombre histoire n’est pas sans rappeler l’affaire des époux Turpin le 14 janvier de cette année dans le même État.

Le 31 mars dernier, Ina Rogers, 30 ans et son compagnon Jonathan Allen, 29 ans, ont été arrêtés à leur domicile, une demeure coquette de Fairfield en Californie, dont l’extérieur n’aurait pu laisser envisager l’abomination qui se trouvait à l’intérieur.

La police a été mise sur la piste du couple suite à un appel reçu concernant la disparition d’un enfant. Se présentant au domicile du couple, une maison à la façade parfaitement entretenue, les policiers pénètrent dans les lieux et ont alors une vision d’horreur. Dans le salon, entre excréments et poubelles, ils découvrent 10 enfants âgés de 4 mois à 12 ans apeurés et blottis les uns contre les autres. Les parents ont été vite mis en détention et les enfants placés en lieu sûr. Une enquête a été de suite ouverte.

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Rapporté par l’AFP, l’acte d’accusation a révélé : « De manière continue, les enfants étaient frappés, étranglés, mordus, visés avec des armes, telles que des arbalètes et des pistolets à air comprimé, frappés avec des armes, telles que des bâtons et des battes de baseball, soumis à la torture du waterboarding ». Le waterboarding est une simulation de noyade, se traduisant par la « cure par l’eau », de la « baignoire » et du « simulacre de noyade ». Les enfants qui ont été entendus ont affirmé que leur mère était au courant des sévices qu’ils subissaient de leur père depuis des années et qu’elle y avait même participé parfois.

Inculpée à la base d’un seul chef d’accusation mineur, Ina Rogers fera désormais face à 9 chefs d’accusation pour maltraitance d’enfants. Placée en détention dans l’attente de son procès, sa caution a été fixée à 495 000 $. Quant au père, Jonathan Allen, c’est de 7 chefs d’accusation de torture et de 9 chefs d’accusation d’abus auxquels il devra répondre. Sa caution a été fixée à 5,2 millions $.

France : la castration chimique obligatoire pour les violeurs ?

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Suite au viol et au meurtre d’Angélique, 13 ans, dont son auteur David Ramault, 45 ans, a été écroué le week-end du 1er mai, la castration chimique obligatoire pour les violeurs a de nouveau été évoquée.

Laurent Wauquiez, président des Républicains, a déclaré vouloir « rendre la castration chimique obligatoire pour les violeurs ». Interrogé par différents journaux de la presse écrite, il a exprimé son « sentiment de colère et d’incompréhension » sur le fait que l’accusé « déjà condamné pour viol ait pu être remis en liberté sans surveillance ».

David Ramault, récidiviste, était déjà connu des services de police puisqu’il était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles. À ce titre, il devait se rendre annuellement au commissariat afin de justifier sa domiciliation. Pour le politicien, une telle mesure est très insuffisante.

La preuve !

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Laurent Wauquiez a donc émis une solution plus radicale et nécessaire afin d’éviter que ce drame, loin d’être isolé, se perpétue : « Les prédateurs sexuels doivent soit subir une castration chimique, soit rester en prison […] Cela consiste en une injection de produits, à peu près tous les trois mois, pour diminuer les hormones et les pulsions sexuelles. C’est un traitement réversible. Cela permet de diminuer de manière très importante le risque qu’un violeur récidive ».

Même si les psychiatres considèrent que la castration chimique « est loin d’être totalement efficace pour lutter contre la récidive », le politicien soutient son point de vue en estimant que les violeurs ne peuvent prétendre à la liberté de choisir le recours ou non à celle-ci, comme c’est le cas actuellement. Il affirme également que cette mesure doit être imposée par les juges qui ne devront pas accepter la sortie de prison du violeur en cas de refus de sa part. Et il assure que son parti déposera « une proposition de loi pour défendre cette mesure ».

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Selon le ministère de la Justice, le taux de récidive des délits sexuels serait autour des 23 % aujourd’hui en France, soit près d’1/4 des délinquants sexuels qui récidivent.

Marie-Pierre Rixain, la présidente de la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale, rappelait en février dernier que le nombre de viols commis sur le territoire ne baissait pas. Elle avait montré un rapport de 2017 sur le viol des femmes et les violences qu’elles avaient subies. 250 000 victimes de viol et de tentatives de viol ont été recensées. Parmi elles, 93 000 femmes et 150 000 mineures. Enfin, les violences sexuelles ont lieu au sein même de la sphère familiale, en général. 45 % des agresseurs sont des conjoints ou ex-conjoints.

La Caroline du Sud menace de quitter les États-Unis

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Les élus républicains de la Caroline du Sud ont soumis le 5 avril dernier un projet de loi au Comité judiciaire de l’État qui permettrait à l’État de se séparer des États-Unis dans le cas où le gouvernement fédéral enfreindrait le 2e amendement de la Constitution en se saisissant ainsi des armes légalement achetées.

Faisant partie des 10 amendements écrits puis votés le 15 décembre 1791, appelés Bill of Rights, Déclaration des Droits, ce second amendement stipule : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé », traduction française du texte original.

Malgré que ce projet de loi n’ait que très peu de chance d’être ratifié, le simple fait de sa présentation envoie toutefois un message fort au gouvernement fédéral, en cette pleine période de débat acharné sur le contrôle des armes à feu que connaît le pays.

Dans un communiqué, rapporté par le journal The Independent, les députés ont déclaré : « L’assemblée générale se réunirait pour débattre d’une sécession des États-Unis en raison de la violation inconstitutionnelle du deuxième amendement de la Constitution par le gouvernement fédéral si ce dernier confisquait les armes à feu achetées légalement dans cet État ».

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Petit rappel historique. La Caroline du Sud est un État du Sud des États-Unis. Sa capitale et sa plus grande ville est Columbia. Plus de 4 millions d’habitants peuplent son territoire de 82 965 km2. Il se situe à la 24e place des États du pays au niveau de sa population et à la 40e place sur le plan de sa superficie. Divisé en 46 comtés, il est limitrophe à l’ouest et au sud de la Géorgie, au nord de la Caroline du Nord, et à l’est de l’Océan Atlantique. Il a été l’une des 13 colonies qui ont fondé les États-Unis après la Guerre d’indépendance. Dès 1562, son territoire est peuplé par des colons français huguenots, qui fondent la ville de Charlesfort et Fort Caroline. En 1663, les Britanniques récupèrent la région et constituent la province de Caroline. En 1723, elle devient une province autonome, incluant la future Géorgie. Comme ses États voisins, la Caroline du Sud prospère au cours du 18e et du 19e siècle grâce à une économie de plantation esclavagiste, le tabac et le coton. En 1776, l’une des provinces les plus actives dans la lutte des colonies contre les Britanniques, elle se révolte lors de la Révolution américaine et crée son propre gouvernement. En 1777, elle est le 1er État à signer les Articles de la Confédération. Le 23 mai 1788, elle devient le 8e État de l’Union. En décembre 1860, au début de la guerre civile, elle est également le 1er État à se séparer de l’Union. Durant le 20e siècle, sa population augmente fortement. Son économie agricole perdure tout en se diversifiant dans d’autres secteurs, comme celui de l’éducation universitaire. La Caroline du Sud compte d’ailleurs d’importantes universités. À l’image du Sud profond, elle est un bastion du Parti Républicain, très influencé par le protestantisme baptiste et un conservatisme social. La peine de mort par injection létale y est en vigueur. Quant à son environnement, à cause de son climat subtropical, elle est souvent frappée par des tornades et des cyclones tropicaux pendant les mois d’été. Elle est aussi pourvue d’une grande variété de milieux naturels, des zones montagneuses, des grands lacs et des paysages caractéristiques du sud, tels que des bayous et palmeraies.

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Enfin, la récente tuerie dans ce lycée en Floride a ravivé le débat sur la réglementation des armes à feu. Bien qu’aucune statistique officielle n’existe sur les ventes d’armes dans le pays, selon les estimations rapportées sur le site Vox, 357 millions d’armes auraient été vendues en 2013, un nombre bien supérieur à celui des habitants, dont le recensement de 2017 chiffre la population à 325,7 millions d’habitants sur l’ensemble du territoire. Le nombre d’armes circulant aux États-Unis progresse trois fois plus vite que la population. En 2017, 15 590 personnes ont été tuées par balle, un chiffre en sans cesse augmentation depuis quatre ans.

Très loin derrière, le seul pays approchant les États-Unis dans ce domaine est le Yémen avec 54,8 armes à feu pour 100 habitants.