« Go back to where you came from »

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Les émissions de télé-réalité font partie depuis des années de notre paysage médiatique au point de parasiter la qualité des programmes en eux-mêmes. Et les créateurs de ces émissions ne savent plus quoi inventer afin de faire grimper le niveau d’audience de la chaîne de télévision pour laquelle ils travaillent.

Pour tous ceux ou celles qui penseraient que notre télévision française qui proposent ce type d’émissions serait parmi celles qui en détiendraient le record, ils changeront peut-être d’avis avec ce qui va suivre.

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Révélée par le département de l’information du réseau de télévision américain National Broadcasting Company, NBC News, et relayée par le magazine en ligne américain Slate, cette actualité a de quoi faire bondir !

La chaîne de télévision privée polonaise TVN s’apprête à diffuser une nouvelle émission de télé-réalité au cours de cet automne. Intitulée Go back to where you came from, en français, Retourne là d’où tu viens, elle mettra en scène 6 Polonais qui vivront « comme les réfugiés et avec des réfugiés, pendant près d’un mois ». Une télé-réalité à l’identique d’une émission australienne diffusée entre 2011 et 2015.

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Un Pékin Express à la polonaise.

6 « aventuriers » et « aventurières » devront parcourir le chemin inverse de celui emprunté par les migrants. Munis d’un passeport, d’un peu d’argent et d’un téléphone, ce que tout réfugié fuyant son pays a bien sûr en sa possession, ils partiront de Berlin en Allemagne, traverseront l’Autriche, la Hongrie, la Serbie et arriveront en Grèce, d’où ils prendront un bateau, sans risque de chavirer, pour traverser la Méditerranée jusqu’au Kurdistan. Sur place, ils vivront dans un camp de réfugiés. Et durant toutes ses épreuves, ils seront alors filmés non-stop par les caméras.

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Dans un communiqué la chaîne TVN a déclaré : « Ce sera l’une des expéditions les plus difficiles de leur vie ». « Comment cette errance affectera-t-elle les héros ? Vont-ils regarder leur vie différemment après ce voyage ? » Questions que devront se poser les participants du programme qui, selon le magazine Slate, ont un avis divergent sur le problème de la crise des migrants. Quant au titre de « héros », sans commentaire.

Alors que le directeur de la programmation de la chaîne privée polonaise a estimé que cette émission sera d’utilité publique et permettra de contribuer au débat sur ce sujet, de nombreuses personnes accusent déjà la production d’utiliser la souffrance des migrants afin de faire du profit, tel que l’a rapporté le magazine Slate. Et malgré que la production ait déclaré « Nous sommes bien au fait que c’est un sujet politique sensible et controversé », elle s’est justifiée en expliquant que cette émission revêtait davantage le caractère d’un documentaire que d’une télé-réalité.

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Un documentaire ?

Enfin, le magazine Slate a rappelé que la plupart des Polonais sont opposés à l’accueil des réfugiés chez eux. Un sondage du Centre de recherche sur l’opinion publique polonaise, CBOS, a établi que seulement  5 % des Polonais accepteraient que les réfugiés fuyant une guerre puissent s’installer dans le pays, par rapport en 2015, avant le début de la crise migratoire, où ce taux était de 14 %. Sur le plan politique, le gouvernement polonais est farouchement contre l’accueil de migrants issus de pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

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Venezuela : le Président Nicolás Maduro victime d’un attentat ?

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Une explosion est survenue lors du discours du Président vénézuélien Nicolás Maduro ce samedi 4 août à Caracas qu’il tenait à l’occasion de la célébration du 81e anniversaire de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) sur l’avenue Bolívar à Caracas.

Le Président, sa femme Flores Cilia et le haut commandement militaire du Venezuela ont été évacués d’urgence après l’apparition d’au moins une explosion que le gouvernement a attribuée à des présumés drones chargés d’explosifs qui ont survolé la région.

Des images diffusées en direct sur la chaîne de télévision du pays ont montré le Président et sa délégation sursauter en regardant le ciel, tandis qu’une déflagration faisait vibrer la caméra qui filmait la scène. Les membres de la sécurité du Président ont immédiatement déployé des écrans pare-balles devant lui pour le faire sortir. Sur des images suivantes, se voyaient des soldats présents rompre les rangs et se disperser en courant sur l’avenue.

Une autre vidéo diffusée par la chaîne de télévision généraliste vénézuélienne à vocation pan-latino-américaine TeleSur a été filmée où s’apercevait un drone exploser en vol.

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Selon les autorités vénézuéliennes, il s’agirait d’un attentat à l’encontre du chef de l’État commis par le biais de 2 drones de type Matrice 600, du constructeur chinois DJI, chargé chacun d’un kilo de C4. Le ministre de l’Intérieur et de la Justice Néstor Reverol a déclaré ce 5 août que ces drones chargés de la quantité de ce puissant explosif auraient pu « faire des dégâts dans un rayon de 50 mètres ». Il a aussi affirmé que l’un des drones survolait la tribune présidentielle et avait été parasité par un système de brouillage pour alors aller exploser « hors du périmètre prévu ». Quant au second drone, il se serait perdu pour partir exploser contre un bâtiment situé proche du lieu de la cérémonie, a-t-il ajouté. Une photo prise par l’AFP a révélé un immeuble près l’endroit sur lequel l’une des parties basses de la façade était noircie par ce qui semblerait avoir été une explosion.

La première version officielle a été établie par le ministre de la Communication et ancien Vice-président de la République bolivarienne du Venezuela pendant le gouvernement de l’ex-président de la République Hugo Chávez, Jorge Rodríguez. Il a fait état de 7 militaires blessés et hospitalisés à la suite de l’attentat présumé. Un cliché du photographe argentin Marco Salgado a montré l’un d’entre eux, la tête ensanglantée, quitter les lieux aider de ses camarades. Il a aussi déclaré que « c’était une attaque frustrante contre le président et son cabinet », en ajoutant au sujet des explosions : « Exactement à 5h41 de l’après-midi, il a été rapporté que les enquêtes avaient déjà clairement établi qu’elles correspondaient à des engins volants type drone, plusieurs appareils volants, contenant une charge explosive qui a explosé à proximité de la tribune présidentielle et dans certains zones du défilé. »

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Une mystérieuse revendication, baptisée « Opération Phénix »*, a été publiée sur le compte Twitter du groupe rebelle « Soldados de Franelas » (soldats de flanelle), créé en mars 2014, qui serait composé de civils et de militaires : « L’opération visait à faire voler deux drones chargés de C4. La cible était la tribune présidentielle, mais des snipers ont abattu les drones avant qu’ils ne puissent l’atteindre. Nous avons montré qu’ils sont vulnérables. Ils n’ont pas été atteints aujourd’hui, mais ce n’est qu’une question de temps ». Un communiqué a été également transmis à la journaliste vénézuélienne Patricia Poleo qui en a fait lecture sur la chaîne YouTube « Fatores de poder ». Une partie de celui-ci a justifié  : « Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n’aient pas de médicaments, que la monnaie n’ait plus de valeur, que le système éducatif n’enseigne plus rien et ne fasse qu’endoctriner avec le communisme, que la sécurité des personnes ne soit plus qu’un souvenir lointain, que les droits humains continuent à être violés, que les structures de l’état soient utilisées pour des opérations de narcotrafic et de terrorisme international, que l’impunité règne sur la justice, que la volonté populaire ne soit pas respectée, que des millions de vénézuéliens soient obligés de quitter le pays, et enfin que le pays soit prisonnier… »

*l’Opération Phénix fait référence est l’une des actions du même nom menée contre les FARC de la force aérienne colombienne en Équateur en 2010 par Juan Manuel Santos.

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6 arrestations ont alors eu lieu, a ainsi annoncé le ministre de l’Intérieur et de la Justice : « Nous avons jusqu’à présent six terroristes et tueurs à gages arrêtés, plusieurs véhicules saisis, des perquisitions ont eu lieu dans divers hôtels de la capitale, où des preuves accablantes ont été découvertes […] les exécutants et les planificateurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont été entièrement identifiés […] d’autres arrestations ne sont pas exclues dans les prochaines heures ». Mais aussi, d’après celui-ci, l’un des interpellés était déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt pour une attaque « terroriste » le 6 août 2017 d’une base militaire à Valencia, capitale de l’État de Carabobo, à l’ouest de Caracas.

Les autorités vénézuéliennes ont de même affirmé que les appareils ont été abattus par des tireurs d’élite. Dans un entretien télévisé de 2 heures après son discours, le Président vénézuélien a directement accusé le Président colombien Juan Manuel Santos d’avoir commanditer l’attentat en vue de le tuer. « Ils ont tenté de m’assassiner aujourd’hui […] Le nom de Juan Manuel Santos est à l’origine de cette attaque », a-t-il déclaré du palais de Miraflores en faisant référence à plusieurs reprises à « l’extrême droite » colombienne et vénézuélienne, ainsi qu’en évoquant des « financiers » non identifiés qui résideraient aux États-Unis. Il a également réaffirmé l’arrestation de plusieurs suspects et que « toutes les preuves » étaient déjà entre les mains des forces de sécurité. Il a de même promis « justice et punition maximale » pour les responsables et a dit : « Oublie le pardon ! » Une accusation sans précédent, même dans l’hostilité verbale ouverte entre les deux gouvernements.

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À Bogotá, capitale de la Colombie, ce même 4 août, un communiqué de presse paru sur le site du gouvernement colombien a informé : « Le ministère des Affaires étrangères, au nom du gouvernement colombien, rejette catégoriquement les accusations portées contre le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, par le président du Venezuela, Nicolás Maduro. Les accusations selon lesquelles le dirigeant colombien serait responsable de l’attaque présumée contre le président vénézuélien sont absurdes et manquent de tout fondement. Il est déjà d’usage que le dirigeant vénézuélien blâme de manière permanente la Colombie pour tout type de situation. Nous exigeons le respect du président Juan Manuel Santos, du gouvernement et du peuple colombien. »

Le conseiller à la sécurité nationale du Président américain Donald Trump, John Bolton, a déclaré : « Je peux dire catégoriquement qu’il n’y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans ».

Le 5 août au matin, le gouvernement espagnol a réagi à son tour sur l’évènement, avec prudence. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé la « ferme condamnation » de la part du Président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, en soulignant que la crise au Venezuela « demande une sortie pacifique, démocratique et négociée entre les Vénézuéliens. Cette sortie doit avoir comme « éléments fondamentaux » le retour aux institutions démocratiques, le respect des droits de l’Homme, la libération des prisonniers politiques et l’attention aux besoins urgents de la population. »

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Concernant proprement l’attentat, des doutes ont été émis, comme l’a suggéré le journal vénézuélien EL Nacional : « Ce n’est pas la première fois que le président Maduro dénonce une attaque contre lui et n’a toujours pas présenté de preuves à l’appui de ses accusations. Malgré les images télévisées, beaucoup ont exprimé des doutes quant à l’attaque présumée. Le scepticisme est expliqué en partie parce que la diffusion officielle de l’événement ne voit aucun drone, et plusieurs médias ont également recueilli des déclarations de personnes présentes à la commémoration qui ont déclaré ne pas avoir vu d’objets de ce type. L’opposition vénézuélienne était également sceptique quant aux versions officielles. « Il reste à voir si c’était vraiment une attaque, un accident fortuit ou l’une des autres versions qui circulent sur les réseaux sociaux », a déclaré le Frente Amplio Venezuela Libre dans un communiqué », une plate-forme rassemblant les opposants au gouvernement socialiste au-delà des partis politiques.

L’agence Associated Press a également corroboré ces doutes en affirmant que plusieurs pompiers présents sur les lieux avaient contredit la version du gouvernement au sujet de l’explosion présumée du second drone. Selon elle, 3 agents ont déclaré de façon anonyme qu’il s’agissait en fait d’une explosion d’une bouteille de gaz dans un appartement voisin.

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Et dans le quotidien généraliste payant espagnol El País, un officier militaire présent à la commémoration a également fait part de son scepticisme à l’égard de la version officielle sur la manière dont ont été abattus les drones, car il n’a entendu aucun coup de feu. La version officielle affirmant donc que les forces de sécurités ont tiré sur un drone « n’est pas crédible ». Mais également, selon cet officier qui a témoigné, aussi sous le couvert de l’anonymat, auprès du journal, armer ou tirer sur un drone en mouvement avec un fusil est presque impossible. « De plus s’il en est équipé, il n’explose pas. L’explosif reste stable. Vous avez besoin d’une dispersion d’arme idéale avec contrôle de tir. Si vous tirez sur le drone, il tombe, mais n’explose pas. C’était une explosion comme avec un mortier de 81 mm (le projectile de l’infanterie traditionnelle). Hauteur de 20 mètres. Sans éclats d’obus… si j’avais reçu des éclats, j’aurais eu des égratignures », a-t-il expliqué, tout en excluant l’idée d’une simulation.

Les responsables des forces armées nationales bolivariennes ont confisqué le matériel d’enregistrement, les vidéos de la chaîne de télévision numérique privée VivoPlay, qui a couvert l’évènement.

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Et le syndicat national des travailleurs de la presse vénézuélien a informé ignorer après l’incident où étaient les journalistes de communication et de télévision du pays, Neidy Freytes, César Díaz et Alfred Valera. « Ils ont été portés disparus après que la GNB les a approchés sur l’avenue Bolívar et les a empêchés de diffuser », a-t-il assuré.

Enfin, l’incident s’est produit dans un contexte social et politique tendu. Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge depuis des années. L’inflation pourrait bien atteindre 1 000 000 % fin 2018, selon le Fonds Monétaire International (FMI), et le PIB devrait s’effondrer de 18 %. Allié du Président Maduro, Cuba a ainsi exprimé son « entière solidarité » au président vénézuélien face à cette « tentative d’attentat ». La Russie, l’Iran, le Nicaragua et la Turquie ont également condamné cette action. Les Européens sont restés silencieux ou prudents, comme donc Madrid, qui a parlé de « faits violents » en réprouvant « tout type de violence à des fins politiques ».

Inde : une fillette de 8 ans violée et privée de ses cordes vocales

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À la sortie de son école, un homme a tendu un piège à une fillette âgée de 8 ans avant de la violer et la laisser pour morte. Elle est encore aujourd’hui entre la vie et la mort.

Cette horreur sans nom qui s’est déroulée à la fin juin a donné lieu la semaine suivante à des manifestations dans les rues du district de Mandsaur dans l’État du Madhya Pradesh, situé au centre de l’Inde. Munis de pancartes, sur lesquelles se lisait « Donnez une peine exemplaire aux violeurs », les manifestants réclamaient la peine de mort pour le coupable du viol de la fillette de 8 ans le 26 juin dernier.

Selon les informations de la police locale, l’homme présumé a été accusé d’avoir emmené la fillette qui attendait son père à la sortie de l’école en prétextant que ce dernier l’avait envoyé la chercher afin de la ramener à son domicile. Le suspect l’aurait alors conduite jusqu’à un endroit isolé où il l’aurait violée puis tranchée la gorge et abandonnée.

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Bien que les habitants aient découvert la fillette à temps, le pronostic vital de celle-ci est toujours engagé, selon les médecins qui ont déclaré : « Elle reste dans un état critique dans l’unité des soins intensifs. Elle est dans l’incapacité de parler car ses cordes vocales ont été endommagées par une coupure profonde à la gorge ».

L’homme interpellé a été interrogé par les forces de l’ordre et risque des poursuites pour viol et tentative de meurtre, d’après les indications rapportées par le vice-directeur de la police du district de Mandsaur auprès de l’AFP.

En rappel, environ 40 000 viols auraient été signalés en Inde en 2016. Or, ce chiffre n’est pas représentatif de la réalité ; sachant que l’homme ayant une place prédominante dans la culture sociétale indienne, de nombreuses victimes se taisent et ne vont que rarement porter plainte à la police, par peur de représailles ou sous la pression du poids culturel.

Les dangers de la « fish therapy »

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Une américaine d’une vingtaine d’années a perdu 6 ongles de pieds après une séance de « fish therapy », dans son cas une « fish pédicure ». Elle a contracté une onychomadèse, une pathologie des ongles entraînant leur chute spontanée. En cause, l’eau des bassins ne pouvant être désinfectée entre chaque client.

Ce soin consiste à plonger ses pieds, ses mains ou l’ensemble du corps, dans un aquarium rempli de Garra rufa. Ces petits poissons originaires du Moyen-Orient, appelés poissons-docteurs, auraient des vertus exfoliantes et pourraient soigner des maladies de peau en se nourrissant des squames et des impuretés de la peau.

Dans l’étude, traitant du cas de cette américaine, parue le 3 juillet dernier dans la revue JAMA Dermatology, Shari R. Lipner, doctoresse en dermatologie à l’hôpital Weill Cornell Medicine à New York aux États-Unis, a expliqué : « Les fish pédicures ont connu un pic de popularité il y environ 10 ans et sont encore tendance aujourd’hui. Leur attrait est dû à des affirmations infondées selon lesquelles leur traitement rendrait les pieds plus lisses et plus frais, augmenterait la circulation sanguine, éliminerait les champignons et les bactéries et soignerait le psoriasis et l’eczéma ».

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Les ongles de la jeune américaine 6 mois après sa séance de fish pédicure – photo de l’article dans la revue JAMA Dermatology

Concernant la maladie contractée par la jeune américaine, la dermatologue a précisé : « À ma connaissance, il s’agit du premier cas d’onychomadèse provoqué par une fish pédicure. Bien que le mécanisme exact soit inconnu, il est probable que le traumatisme provoqué par les morsures répétées des poissons entraîne l’arrêt de la production du plat de l’ongle. […] Il existe un certain nombre de risques inhérents à la pédicurie avec lesquels les dermatologues devraient se familiariser. Les baignoires et les poissons ne peuvent être correctement désinfectés entre les personnes pour ne pas tuer les Garra rufa et les mêmes poissons sont généralement réutilisés pour plusieurs personnes successives. Ainsi, il existe des possibilités de transmission d’infections entre les personnes subissant ces pédicures ».

Dans l’étude, il a été également noté que « plusieurs bactéries capables de provoquer des maladies chez l’Homme ont été isolées à partir de lots de Garra rufa et d’eaux provenant de 24 stations thermales ». D’ailleurs 2 cas de Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) et 1 cas de Mycrobacterium marinum (bactérie aquatique) du pied ont été signalés suite à une « fish pédicure ». Ce type de soin a été interdit dans au moins 10 États aux États-Unis.

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En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) avait publié un avis en avril 2013 en déclarant : « Il existe un risque potentiel de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale par le biais de l’eau ou des poissons, au cours de la pratique de fish pédicure ». Elle recommandait par conséquent « l’encadrement strict de cette pratique afin de prévenir les risques d’infection des utilisateurs et des professionnels ». Les experts estimaient aussi que « certains usagers (diabétiques, immunodéprimés, usagers ayant des lésions cutanées aux pieds) constituaient une population sensible à risque plus important d’infection ». Enfin, en mai 2016, le Haut Conseil de la Santé Publique s’étant intéressé à ce phénomène avait de même conclu à la possibilité d’un risque infectieux.

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.

France : un principal de collège mis à pied pour avoir dénoncé un viol entre élèves

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Rapportée par le journal Le Parisien, cette histoire a de quoi nous faire bondir.

Paul Gobillot, 62 ans, principal du collège Saint-Joseph à Saint-Ambroix dans le Gard, une institution catholique, a été suspendu de ses fonctions pour avoir signalé un viol collectif entre élèves auprès de la gendarmerie. Il a été convoqué ce lundi 11 juin par la direction diocésaine de l’enseignement pour un entretien préalable à son licenciement. Celle-ci lui reproche de ne pas avoir respecté « le protocole hiérarchique ». D’après elle il aurait dû prévenir « directement le procureur selon la procédure administrative » au lieu de contacter les gendarmes.

Interrogé par Le Parisien, l’avocat du principal Philip de Lumley-Woodyear a déclaré : « Il s’agit d’une véritable chasse à l’homme car ce directeur a prévenu les gendarmes dès sa connaissance des faits. Rien n’a été caché. Bien au contraire. Qu’est-ce qui dérange tant dans sa démarche ? Eh bien comme la loi le stipule les officiers de police judiciaire sont tenus d’informer le procureur. La meilleure preuve en est la mise en examen de ces adolescents ».

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Les faits remontent en mars dernier au cours d’un voyage scolaire à Malte. Deux garçons en classe de 4e âgés de 13 ans ont violé un élève de leur classe étant le souffre-douleur de l’un des deux depuis la rentrée scolaire. Pendant que les deux le violaient, un troisième élève filmait la scène. La vidéo a été ensuite relayée sur les réseaux sociaux. Le principal du collège absent lors de ce voyage a pris connaissance des faits le 28 mars à la suite d’un nouvel incident d’agression sexuelle. Le principal a expliqué au journal : « Dès que j’ai été informé des faits, j’ai accompagné la famille pour qu’elle dépose plainte au plus vite auprès de la gendarmerie. Je pense avoir fait ce qu’il était de mon devoir de faire dans l’urgence ».

Les deux présumés coupables ont été mis en examen pour « viol en réunion », « violences » et « harcèlement moral ». Ils sont désormais placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher la victime. Quant au principal, suspendu de ses fonctions depuis mars par la direction diocésaine, il reçoit aujourd’hui le soutien d’un grand nombre de personnes du corps enseignant de l’établissement dans lequel il exerçait, des parents d’élèves ainsi que de citoyens lambdas outrés par cette décision injuste et incompréhensible.

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De son côté, Jérôme Martine, 50 ans, directeur diocésain de l’enseignement a répondu : « Il y a divers griefs qui sont formulés. Une procédure est en cours et avant toute décision, il ne m’appartient pas de m’exprimer plus avant en avant ». Il a refusé de détailler ces griefs.

« Peut-être lui reproche-t-on surtout sans l’avouer d’avoir mis en place une classe pour les enfants déscolarisés ou de sans papiers pour les intégrer dans le milieu scolaire… ! » a conclu l’avocat du principal du collège.

France : rebondissement dans l’affaire Lelandais

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Alors que l’autopsie de la petite Maëlys a révélé que celle-ci n’avait pas subit de violences sexuelles avant son décès, de nouvelles accusations de pédophilie se portent aujourd’hui pourtant sur Nordahl Lelandais, l’ancien maître-chien de 34 ans qui a avoué le meurtre de la fillette.

L’étude du téléphone portable de celui-ci a dévoilé une vidéo sur laquelle une petite fille subit une agression sexuelle. Selon des sources proches du dossier et rapportée par BFM, cette fillette âgée de moins de 7 ans serait la cousine du meurtrier.

Cette vidéo aurait été tournée une semaine avant l’enlèvement et le meurtre de Maëlys, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, pendant une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère. Selon ces plusieurs sources, la vidéo aurait été filmée chez les parents de Nordahl Lelandais, lequel y résidait jusqu’à son arrestation. Et d’après les informations relayées par BFM, la fillette sur l’enregistrement serait victime de violences sexuelles de la part de Nordahl Lelandais, lui-même, lequel n’a pas été encore confronté à cette vidéo.

Suscitant de nombreuses interrogations, cet individu, qui a été mis en examen pour le meurtre de Maëlys et d’Arthur Noyer, fait aussi l’objet d’étude par les enquêteurs afin de savoir s’il existerait un lien entre celui-ci et une vingtaine de dossiers de disparitions non élucidées.

USA : une mère de famille condamnée pour avoir autorisé le viol de ses filles

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Ce 4 juin, l’État de Géorgie a condamné une mère de famille, Morgan Summerlin, à 30 ans de prison sur les chefs d’accusation de cruauté au 1er degré et trafic d’enfants. Elle a permis à 2 hommes de violer ses filles âgées de 5 et 6 ans contre de l’argent.

Les avocats de la défense ont avancé l’argument que la mère de famille avait été abusée sexuellement durant son enfance, tout en admettant les faits inexcusables.

Les 2 hommes accusés de viol et de pédophilie ont été également jugés. Richard Office, 78 ans, a été reconnu coupable de viol, d’agression sur mineurs ainsi que de trafic d’enfants. Il a été condamné à une peine à vie sans possibilité de remise en liberté conditionnelle et a reçu une peine additionnelle de 146 ans de prison. Alfredo Trejo a été condamné à une peine plus légère de 25 ans de prison et d’une probation à vie à sa sortie, malgré les chefs d’accusation similaires.

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L’affaire a été révélée par les fillettes elles-mêmes qui se sont confiées à d’autres adultes sur ce qu’elles avaient vécu. Elles ont ainsi raconté que leur mère les avait contraintes à aller chez Richard Office à Palmetto, en Floride. Il s’est alors livré à des attouchements sexuels sur elles en les embrassant aussi de force avant de violer l’une d’elles. Il leur a ensuite donné 100 $ à chacune, somme que leur mère a vivement récupérée par la suite. Cette dernière a reproduit le même scénario avec Alfredo Trejo qui a également commis ces actes sur les fillettes en contrepartie de quelques dollars.

Décidément le monde ne tourne pas rond !

1 personne sur 10 aurait de la cocaïne sur les doigts…

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Sans jamais avoir été consommateur, même occasionnel, de cocaïne, 1 personne sur 10 aurait cette substance sur les doigts. C’est ce qu’une étude britannique a démontré grâce à un test de détection de cette drogue à partir des empreintes digitales.

Ces travaux menés par des chercheurs de l’Université de Surrey en Grande-Bretagne ont été publiés fin mars dernier dans la revue Clinical Chemistry.

La méthode établie par les scientifiques britanniques, spécialistes de la médecine légale, est ainsi un simple relevé d’empreintes digitales. En testant l’efficacité de leur méthode, ils ont constaté que parmi les participants à l’expérience qui n’avaient jamais consommé cette drogue, 13 % d’entre eux présentaient des traces de cocaïne sur les doigts.

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Chromatographie

Bien que la cocaïne s’ingère par injection ou voie nasale, lorsque celle-ci est métabolisée par l’organisme, la peau exsude des traces de benzoylecgonine et de methylecgonine, des métabolites de la drogue. Et même en se lavant les mains plusieurs fois, les creux et les sillons dessinés à la surface des mains retiennent des résidus des 2 composés. Le relevé des empreintes est réalisé sur du papier pour chromatographie(1) et est ensuite analysé au spectromètre de masse(2) pour détecter la présence de cocaïne ou de ses métabolites.

Les premiers résultats avaient été publiés en septembre 2017 en démontrant la rapidité de ce test, moins de 4 minutes par échantillon, et son efficacité avec un taux de réussite à 99 %.

Les seconds résultats publiés en mars 2018 ont apporté des éléments complémentaires. Les chercheurs ont testé leur technique sur 50 volontaires n’ayant jamais consommé de drogues et 15 consommateurs réguliers. Parmi les participants du premier groupe, 13 % d’entre eux présentaient ainsi des traces de cocaïne sur leurs doigts et 1 % des traces d’héroïne. Et la raison : la cocaïne sur les billets de banque.

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Melanie Bailey, principal auteur de l’étude a expliqué : « Croyez-le ou non, la cocaïne est présente sur de nombreux billets de banque. Toutefois, nous avons été surpris que cette drogue ait été détectée sur les doigts d’un si grand nombre de volontaires. »

En effet, les billets de banque qui servent au trafic de drogue ou à l’achat de drogue des consommateurs demeurent en circulation. Ils se retrouvent partout, chez les différents commerçants et autres. Il suffit simplement d’en toucher un pour ainsi avoir des traces de cocaïne sur les doigts. Serrer la main d’un consommateur peut suffire aussi à avoir de la cocaïne sur les doigts.

Cependant, les chercheurs ont fixé des seuils permettant de distinguer les concentrations de cocaïne liées à la contamination environnementale et celles relatives à une véritable consommation, même après lavage des mains. Donc, un non-consommateur ne peut être confondu pour usage de drogues via ce test.

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(1) Chromatographie : technique d’analyse dans laquelle l’échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile le long d’une phase stationnaire.

(2) Spectrométrie de masse : technique physique d’analyse permettant de détecter et d’identifier des molécules d’intérêt par mesure de leur masse et de caractériser leur structure chimique. Son principe réside dans la séparation en phase gazeuse de molécules chargées (ions) en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). Elle est utilisée dans pratiquement tous les domaines scientifiques ; physique, astrophysique, chimie en phase gazeuse, chimie organique, dosages, biologie, médecine, etc. Le temps de détection est très rapide.