USA : des enfants découverts enfermés dans des cages et recouverts d’excréments

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La saison des amours ou du Peace & Love avec la Saint-Valentin est bel et bien finie. Et ce fait divers effroyable relayé par plusieurs journaux est malheureusement là pour nous le rappeler. Cette affaire a été rapportée à l’origine par l’agence Associated Press (AP).

Ce mardi 12 février, des policiers américains ont trouvé quatre enfants dans une grange du Comté de Wise, au Texas, dans un état dépassant l’entendement.

Proche de la ville de Rhome, dans une zone rurale du Texas, des policiers américains ont été appelés pour une dispute conjugale entre la mère de quatre enfants, Paige Isabow Harkings, et le père de l’un d’entre eux, Andrew Joseph Fabila, tous deux âgés de 24 ans. Après le constat de coupures sur le visage de l’homme, les policiers ont entendu des voix en provenance de la grange située à l’extérieur de la maison. Ils ont alors découvert un garçon de 5 ans et une fillette de 4 ans enfermés dans une cage à chien de 90 cm sur 90, ainsi que deux autres enfants, à peine vêtus, âgés de 3 ans et 1 an, recouverts d’urine et de matières fécales. Tous les quatre atteints de malnutrition.

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Selon l’AP, en plus de 40 ans de carrière, le shérif du Comté, Lane Akin, n’a jamais eu pire affaire de maltraitance infantile. « Il y avait plein de nourriture dans la grange, mais le réfrigérateur et les placards avaient été fermés pour que les enfants ne puissent pas la récupérer », a-t-il constaté.

Selon CNN, l’homme et la femme ont été arrêtés et mis en détention à la prison du Comté de Wise. Quatre chefs d’inculpations de mise en danger d’un enfant ont été établis à leur encontre. Harkings fait également l’objet d’accusations supplémentaires de voies de faits graves ayant causé des lésions corporelles graves, suite au constat par les policiers sur place des multiples écorchures présentes sur le visage de Fabila, a spécifié le shérif. Lors de l’audience préliminaire au tribunal, mercredi, la caution a été fixée à 75 000 $ pour la femme et 60 000 $ pour l’homme. Aucun avocat commis d’office n’a été encore cité pour leur défense. Ils encourent une peine de deux à vingt ans de prison.

Interrogée par la chaîne américaine, la voisine Amber Jester ignorait que le couple avait des enfants. « On pourrait penser qu’être de l’autre côté de la rue permettrait de savoir quelque chose. Vous aimeriez dire que vous feriez quelque chose. Mais vous ne savez pas. Je suppose que vous ne savez jamais ce que les gens font à l’intérieur de leur maison », a-t-elle déclaré.

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Les enfants ont été transportés au centre médical de Cook, à Fort Worth, pour évaluation. Ils ont été pris en charge par les services sociaux. D’après le Dallas Morning News, ils sont désormais sortis de l’hôpital et en vue d’être placés en famille d’accueil.

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle de mars 2018 où 10 enfants d’une même fratrie, âgés de 6 mois à 12 ans, avaient été retrouvés dans des conditions sordides en Californie. Ils avaient subi des tortures physiques et psychologiques de la part de leurs parents, dont certains avaient même été ébouillantés. Ou encore celle des époux Turpin de janvier de la même année et dans le même État.

Au vu de ces affaires abjectes, on se serait en droit de soumettre l’idée qu’en supplément de peine statuée à l’encontre de ces bourreaux une stérilisation pourrait être à envisager. Ces individus n’ont-ils pas perdu le droit d’être parents ? Ne sont-ils plus des humains ou ne l’ont-ils peut-être jamais été ?

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Du rififi chez les « stars »

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Ou règlements de comptes à O.K. Corral… Il semblerait que les peoples soient en forme en ce moment.

Entre un chanteur de RnB qui a été accusé de viol la semaine passée, un écrivain atteint du syndrome du complexe de supériorité et certainement bien d’autres encore qui font le « buzz » sur la toile, rien ne va plus sur la planète des peoples.

Le pire est même sans que l’on veuille franchement s’y intéresser, le web nous submerge de ces pseudos polémiques, dont certaines ne peuvent toutefois nous rendre totalement indifférents.

C’est le cas de cet écrivain, pourtant bien connu pour ses idées datant de la Préhistoire et son caractère pamphlétaire. Est-ce peut-être d’ailleurs cette seconde particularité qui le rend si célèbre ?

Que dire d’un homme qui n’aime pas les femmes de cinquante ans, son âge, les estimant bonnes pour la déchèterie ? Que penser d’un individu qui préfère les jeunes aux vieilles ?

Bah qu’il a le droit…

Le même droit que celui d’une femme pouvant dire de lui qu’il est un homme vieux. Il est doté d’un physique banal, loin d’éveiller les fantasmes d’une femme, quel que soit son âge. Il n’a pas non plus la carrière d’un Christian Jacq ou d’un autre grand écrivain plus classique. Il ne laissera qu’une onde d’un vague souvenir derrière lui ou pas. Il ne sera jamais l’équivalent d’un Jean d’Ormesson, très grand homme d’esprit et de beau parlé. Il n’est qu’une ombre passagère dans le temps. Un chroniqueur faubourien d’une émission de fin de soirée, non diffusée à heure de grande écoute, qui palabre en citant des auteurs renommés en enfilade comme les grains d’un chapelet. Il utilise un discours afin de se donner un intérêt substantiel, dont il est le seul à prétendre. Enfin, il n’est qu’un simple mortel comme le tout un chacun. Ses « coprolithes » ne sont ni en or ni en argent. Son sang est aussi rouge que celui d’une femme de cinquante ans ou moins ou plus…

La science magique ?

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Comme je l’ai évoqué précédemment dans l’article de samedi dernier, l’esprit et la magie de Noël sont très présents au Royaume-Uni. La preuve.

Récemment, En Écosse, Jase, un petit garçon de 7 ans a écrit et posté une lettre pour son père décédé en 2014 à destination du Paradis. Sur l’enveloppe, il a écrit : « Monsieur le postier, pouvez-vous envoyer ça au Paradis pour l’anniversaire de mon père. Merci ».

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Ému par le message, l’un des agents de Royal Mail (La Poste britannique), Sean Milligan, lui a répondu : « Pendant que nous délivrions votre courrier, nous avons pris conscience de certaines préoccupations. Je voulais donc simplement saisir cette opportunité de vous contacter afin de vous expliquer comment nous avons réussi la livraison de votre lettre, pour votre papa au Paradis. C’était un défi difficile d’éviter les étoiles et autres objets galactiques sur la route vers le Paradis. Cependant, soyez assuré ce particulier article important a été délivré. La priorité de Royal Mail est d’obtenir la sécurité du courrier de nos clients. Je sais à quel point votre courrier est important pour vous. Je continuerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer la sécurité du Paradis. »

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Teri Copland, la maman du petit garçon, touchée par ce magnifique geste, a partagé cette histoire sur Facebook, en remerciant la belle initiative de Royal Mail : « Il y a quelques semaines, mon fils de 7 ans a posté cette carte à son père au Paradis et aujourd’hui il a reçu une réponse charmante du facteur. Je ne peux actuellement dire combien il est ému de savoir que son père a reçu sa carte… vous n’aviez pas à faire l’effort de ce que vous auriez pu simplement ignorer, mais le fait que vous ayez fait l’effort pour un petit garçon que vous n’avez jamais rencontré est une si belle chose qui fait que Royal Mail vous avez simplement restauré ma foi en l’humanité et merci cela signifie sincèrement ce qu’est le monde pour lui. S’il vous plaît partagez ceci afin que tous les employés de Royal Mail sachent combien nous sommes reconnaissants. Merci et joyeux Noël. »

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Cette histoire a été partagée plus de 270 000 fois sur Internet. Elle prouve également que les contes de Noël peuvent exister.

Étant de même attendrie par cette formidable histoire, je tenais exceptionnellement à la relayer aujourd’hui en m’écartant un peu du thème du jour du blog…

Les sciences en mouvement

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Le monde scientifique est en plein bouleversement en ce moment. Je vous invite à lire ces 2 excellents articles parus dans le magazine Sciences et Avenir.

Article du 21 novembre 2018 écrit par Sciences et Avenir en collaboration avec l’AFP.

Article du 26 novembre 2018 écrit par Hugo Jalinière.

« Go back to where you came from »

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Les émissions de télé-réalité font partie depuis des années de notre paysage médiatique au point de parasiter la qualité des programmes en eux-mêmes. Et les créateurs de ces émissions ne savent plus quoi inventer afin de faire grimper le niveau d’audience de la chaîne de télévision pour laquelle ils travaillent.

Pour tous ceux ou celles qui penseraient que notre télévision française qui proposent ce type d’émissions serait parmi celles qui en détiendraient le record, ils changeront peut-être d’avis avec ce qui va suivre.

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Révélée par le département de l’information du réseau de télévision américain National Broadcasting Company, NBC News, et relayée par le magazine en ligne américain Slate, cette actualité a de quoi faire bondir !

La chaîne de télévision privée polonaise TVN s’apprête à diffuser une nouvelle émission de télé-réalité au cours de cet automne. Intitulée Go back to where you came from, en français, Retourne là d’où tu viens, elle mettra en scène 6 Polonais qui vivront « comme les réfugiés et avec des réfugiés, pendant près d’un mois ». Une télé-réalité à l’identique d’une émission australienne diffusée entre 2011 et 2015.

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Un Pékin Express à la polonaise.

6 « aventuriers » et « aventurières » devront parcourir le chemin inverse de celui emprunté par les migrants. Munis d’un passeport, d’un peu d’argent et d’un téléphone, ce que tout réfugié fuyant son pays a bien sûr en sa possession, ils partiront de Berlin en Allemagne, traverseront l’Autriche, la Hongrie, la Serbie et arriveront en Grèce, d’où ils prendront un bateau, sans risque de chavirer, pour traverser la Méditerranée jusqu’au Kurdistan. Sur place, ils vivront dans un camp de réfugiés. Et durant toutes ses épreuves, ils seront alors filmés non-stop par les caméras.

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Dans un communiqué la chaîne TVN a déclaré : « Ce sera l’une des expéditions les plus difficiles de leur vie ». « Comment cette errance affectera-t-elle les héros ? Vont-ils regarder leur vie différemment après ce voyage ? » Questions que devront se poser les participants du programme qui, selon le magazine Slate, ont un avis divergent sur le problème de la crise des migrants. Quant au titre de « héros », sans commentaire.

Alors que le directeur de la programmation de la chaîne privée polonaise a estimé que cette émission sera d’utilité publique et permettra de contribuer au débat sur ce sujet, de nombreuses personnes accusent déjà la production d’utiliser la souffrance des migrants afin de faire du profit, tel que l’a rapporté le magazine Slate. Et malgré que la production ait déclaré « Nous sommes bien au fait que c’est un sujet politique sensible et controversé », elle s’est justifiée en expliquant que cette émission revêtait davantage le caractère d’un documentaire que d’une télé-réalité.

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Un documentaire ?

Enfin, le magazine Slate a rappelé que la plupart des Polonais sont opposés à l’accueil des réfugiés chez eux. Un sondage du Centre de recherche sur l’opinion publique polonaise, CBOS, a établi que seulement  5 % des Polonais accepteraient que les réfugiés fuyant une guerre puissent s’installer dans le pays, par rapport en 2015, avant le début de la crise migratoire, où ce taux était de 14 %. Sur le plan politique, le gouvernement polonais est farouchement contre l’accueil de migrants issus de pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Venezuela : le Président Nicolás Maduro victime d’un attentat ?

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Une explosion est survenue lors du discours du Président vénézuélien Nicolás Maduro ce samedi 4 août à Caracas qu’il tenait à l’occasion de la célébration du 81e anniversaire de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) sur l’avenue Bolívar à Caracas.

Le Président, sa femme Flores Cilia et le haut commandement militaire du Venezuela ont été évacués d’urgence après l’apparition d’au moins une explosion que le gouvernement a attribuée à des présumés drones chargés d’explosifs qui ont survolé la région.

Des images diffusées en direct sur la chaîne de télévision du pays ont montré le Président et sa délégation sursauter en regardant le ciel, tandis qu’une déflagration faisait vibrer la caméra qui filmait la scène. Les membres de la sécurité du Président ont immédiatement déployé des écrans pare-balles devant lui pour le faire sortir. Sur des images suivantes, se voyaient des soldats présents rompre les rangs et se disperser en courant sur l’avenue.

Une autre vidéo diffusée par la chaîne de télévision généraliste vénézuélienne à vocation pan-latino-américaine TeleSur a été filmée où s’apercevait un drone exploser en vol.

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Selon les autorités vénézuéliennes, il s’agirait d’un attentat à l’encontre du chef de l’État commis par le biais de 2 drones de type Matrice 600, du constructeur chinois DJI, chargé chacun d’un kilo de C4. Le ministre de l’Intérieur et de la Justice Néstor Reverol a déclaré ce 5 août que ces drones chargés de la quantité de ce puissant explosif auraient pu « faire des dégâts dans un rayon de 50 mètres ». Il a aussi affirmé que l’un des drones survolait la tribune présidentielle et avait été parasité par un système de brouillage pour alors aller exploser « hors du périmètre prévu ». Quant au second drone, il se serait perdu pour partir exploser contre un bâtiment situé proche du lieu de la cérémonie, a-t-il ajouté. Une photo prise par l’AFP a révélé un immeuble près l’endroit sur lequel l’une des parties basses de la façade était noircie par ce qui semblerait avoir été une explosion.

La première version officielle a été établie par le ministre de la Communication et ancien Vice-président de la République bolivarienne du Venezuela pendant le gouvernement de l’ex-président de la République Hugo Chávez, Jorge Rodríguez. Il a fait état de 7 militaires blessés et hospitalisés à la suite de l’attentat présumé. Un cliché du photographe argentin Marco Salgado a montré l’un d’entre eux, la tête ensanglantée, quitter les lieux aider de ses camarades. Il a aussi déclaré que « c’était une attaque frustrante contre le président et son cabinet », en ajoutant au sujet des explosions : « Exactement à 5h41 de l’après-midi, il a été rapporté que les enquêtes avaient déjà clairement établi qu’elles correspondaient à des engins volants type drone, plusieurs appareils volants, contenant une charge explosive qui a explosé à proximité de la tribune présidentielle et dans certains zones du défilé. »

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Une mystérieuse revendication, baptisée « Opération Phénix »*, a été publiée sur le compte Twitter du groupe rebelle « Soldados de Franelas » (soldats de flanelle), créé en mars 2014, qui serait composé de civils et de militaires : « L’opération visait à faire voler deux drones chargés de C4. La cible était la tribune présidentielle, mais des snipers ont abattu les drones avant qu’ils ne puissent l’atteindre. Nous avons montré qu’ils sont vulnérables. Ils n’ont pas été atteints aujourd’hui, mais ce n’est qu’une question de temps ». Un communiqué a été également transmis à la journaliste vénézuélienne Patricia Poleo qui en a fait lecture sur la chaîne YouTube « Fatores de poder ». Une partie de celui-ci a justifié  : « Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n’aient pas de médicaments, que la monnaie n’ait plus de valeur, que le système éducatif n’enseigne plus rien et ne fasse qu’endoctriner avec le communisme, que la sécurité des personnes ne soit plus qu’un souvenir lointain, que les droits humains continuent à être violés, que les structures de l’état soient utilisées pour des opérations de narcotrafic et de terrorisme international, que l’impunité règne sur la justice, que la volonté populaire ne soit pas respectée, que des millions de vénézuéliens soient obligés de quitter le pays, et enfin que le pays soit prisonnier… »

*l’Opération Phénix fait référence est l’une des actions du même nom menée contre les FARC de la force aérienne colombienne en Équateur en 2010 par Juan Manuel Santos.

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6 arrestations ont alors eu lieu, a ainsi annoncé le ministre de l’Intérieur et de la Justice : « Nous avons jusqu’à présent six terroristes et tueurs à gages arrêtés, plusieurs véhicules saisis, des perquisitions ont eu lieu dans divers hôtels de la capitale, où des preuves accablantes ont été découvertes […] les exécutants et les planificateurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont été entièrement identifiés […] d’autres arrestations ne sont pas exclues dans les prochaines heures ». Mais aussi, d’après celui-ci, l’un des interpellés était déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt pour une attaque « terroriste » le 6 août 2017 d’une base militaire à Valencia, capitale de l’État de Carabobo, à l’ouest de Caracas.

Les autorités vénézuéliennes ont de même affirmé que les appareils ont été abattus par des tireurs d’élite. Dans un entretien télévisé de 2 heures après son discours, le Président vénézuélien a directement accusé le Président colombien Juan Manuel Santos d’avoir commanditer l’attentat en vue de le tuer. « Ils ont tenté de m’assassiner aujourd’hui […] Le nom de Juan Manuel Santos est à l’origine de cette attaque », a-t-il déclaré du palais de Miraflores en faisant référence à plusieurs reprises à « l’extrême droite » colombienne et vénézuélienne, ainsi qu’en évoquant des « financiers » non identifiés qui résideraient aux États-Unis. Il a également réaffirmé l’arrestation de plusieurs suspects et que « toutes les preuves » étaient déjà entre les mains des forces de sécurité. Il a de même promis « justice et punition maximale » pour les responsables et a dit : « Oublie le pardon ! » Une accusation sans précédent, même dans l’hostilité verbale ouverte entre les deux gouvernements.

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À Bogotá, capitale de la Colombie, ce même 4 août, un communiqué de presse paru sur le site du gouvernement colombien a informé : « Le ministère des Affaires étrangères, au nom du gouvernement colombien, rejette catégoriquement les accusations portées contre le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, par le président du Venezuela, Nicolás Maduro. Les accusations selon lesquelles le dirigeant colombien serait responsable de l’attaque présumée contre le président vénézuélien sont absurdes et manquent de tout fondement. Il est déjà d’usage que le dirigeant vénézuélien blâme de manière permanente la Colombie pour tout type de situation. Nous exigeons le respect du président Juan Manuel Santos, du gouvernement et du peuple colombien. »

Le conseiller à la sécurité nationale du Président américain Donald Trump, John Bolton, a déclaré : « Je peux dire catégoriquement qu’il n’y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans ».

Le 5 août au matin, le gouvernement espagnol a réagi à son tour sur l’évènement, avec prudence. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé la « ferme condamnation » de la part du Président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, en soulignant que la crise au Venezuela « demande une sortie pacifique, démocratique et négociée entre les Vénézuéliens. Cette sortie doit avoir comme « éléments fondamentaux » le retour aux institutions démocratiques, le respect des droits de l’Homme, la libération des prisonniers politiques et l’attention aux besoins urgents de la population. »

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Concernant proprement l’attentat, des doutes ont été émis, comme l’a suggéré le journal vénézuélien EL Nacional : « Ce n’est pas la première fois que le président Maduro dénonce une attaque contre lui et n’a toujours pas présenté de preuves à l’appui de ses accusations. Malgré les images télévisées, beaucoup ont exprimé des doutes quant à l’attaque présumée. Le scepticisme est expliqué en partie parce que la diffusion officielle de l’événement ne voit aucun drone, et plusieurs médias ont également recueilli des déclarations de personnes présentes à la commémoration qui ont déclaré ne pas avoir vu d’objets de ce type. L’opposition vénézuélienne était également sceptique quant aux versions officielles. « Il reste à voir si c’était vraiment une attaque, un accident fortuit ou l’une des autres versions qui circulent sur les réseaux sociaux », a déclaré le Frente Amplio Venezuela Libre dans un communiqué », une plate-forme rassemblant les opposants au gouvernement socialiste au-delà des partis politiques.

L’agence Associated Press a également corroboré ces doutes en affirmant que plusieurs pompiers présents sur les lieux avaient contredit la version du gouvernement au sujet de l’explosion présumée du second drone. Selon elle, 3 agents ont déclaré de façon anonyme qu’il s’agissait en fait d’une explosion d’une bouteille de gaz dans un appartement voisin.

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Et dans le quotidien généraliste payant espagnol El País, un officier militaire présent à la commémoration a également fait part de son scepticisme à l’égard de la version officielle sur la manière dont ont été abattus les drones, car il n’a entendu aucun coup de feu. La version officielle affirmant donc que les forces de sécurités ont tiré sur un drone « n’est pas crédible ». Mais également, selon cet officier qui a témoigné, aussi sous le couvert de l’anonymat, auprès du journal, armer ou tirer sur un drone en mouvement avec un fusil est presque impossible. « De plus s’il en est équipé, il n’explose pas. L’explosif reste stable. Vous avez besoin d’une dispersion d’arme idéale avec contrôle de tir. Si vous tirez sur le drone, il tombe, mais n’explose pas. C’était une explosion comme avec un mortier de 81 mm (le projectile de l’infanterie traditionnelle). Hauteur de 20 mètres. Sans éclats d’obus… si j’avais reçu des éclats, j’aurais eu des égratignures », a-t-il expliqué, tout en excluant l’idée d’une simulation.

Les responsables des forces armées nationales bolivariennes ont confisqué le matériel d’enregistrement, les vidéos de la chaîne de télévision numérique privée VivoPlay, qui a couvert l’évènement.

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Et le syndicat national des travailleurs de la presse vénézuélien a informé ignorer après l’incident où étaient les journalistes de communication et de télévision du pays, Neidy Freytes, César Díaz et Alfred Valera. « Ils ont été portés disparus après que la GNB les a approchés sur l’avenue Bolívar et les a empêchés de diffuser », a-t-il assuré.

Enfin, l’incident s’est produit dans un contexte social et politique tendu. Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge depuis des années. L’inflation pourrait bien atteindre 1 000 000 % fin 2018, selon le Fonds Monétaire International (FMI), et le PIB devrait s’effondrer de 18 %. Allié du Président Maduro, Cuba a ainsi exprimé son « entière solidarité » au président vénézuélien face à cette « tentative d’attentat ». La Russie, l’Iran, le Nicaragua et la Turquie ont également condamné cette action. Les Européens sont restés silencieux ou prudents, comme donc Madrid, qui a parlé de « faits violents » en réprouvant « tout type de violence à des fins politiques ».

Inde : une fillette de 8 ans violée et privée de ses cordes vocales

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À la sortie de son école, un homme a tendu un piège à une fillette âgée de 8 ans avant de la violer et la laisser pour morte. Elle est encore aujourd’hui entre la vie et la mort.

Cette horreur sans nom qui s’est déroulée à la fin juin a donné lieu la semaine suivante à des manifestations dans les rues du district de Mandsaur dans l’État du Madhya Pradesh, situé au centre de l’Inde. Munis de pancartes, sur lesquelles se lisait « Donnez une peine exemplaire aux violeurs », les manifestants réclamaient la peine de mort pour le coupable du viol de la fillette de 8 ans le 26 juin dernier.

Selon les informations de la police locale, l’homme présumé a été accusé d’avoir emmené la fillette qui attendait son père à la sortie de l’école en prétextant que ce dernier l’avait envoyé la chercher afin de la ramener à son domicile. Le suspect l’aurait alors conduite jusqu’à un endroit isolé où il l’aurait violée puis tranchée la gorge et abandonnée.

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Bien que les habitants aient découvert la fillette à temps, le pronostic vital de celle-ci est toujours engagé, selon les médecins qui ont déclaré : « Elle reste dans un état critique dans l’unité des soins intensifs. Elle est dans l’incapacité de parler car ses cordes vocales ont été endommagées par une coupure profonde à la gorge ».

L’homme interpellé a été interrogé par les forces de l’ordre et risque des poursuites pour viol et tentative de meurtre, d’après les indications rapportées par le vice-directeur de la police du district de Mandsaur auprès de l’AFP.

En rappel, environ 40 000 viols auraient été signalés en Inde en 2016. Or, ce chiffre n’est pas représentatif de la réalité ; sachant que l’homme ayant une place prédominante dans la culture sociétale indienne, de nombreuses victimes se taisent et ne vont que rarement porter plainte à la police, par peur de représailles ou sous la pression du poids culturel.

Les dangers de la « fish therapy »

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Une américaine d’une vingtaine d’années a perdu 6 ongles de pieds après une séance de « fish therapy », dans son cas une « fish pédicure ». Elle a contracté une onychomadèse, une pathologie des ongles entraînant leur chute spontanée. En cause, l’eau des bassins ne pouvant être désinfectée entre chaque client.

Ce soin consiste à plonger ses pieds, ses mains ou l’ensemble du corps, dans un aquarium rempli de Garra rufa. Ces petits poissons originaires du Moyen-Orient, appelés poissons-docteurs, auraient des vertus exfoliantes et pourraient soigner des maladies de peau en se nourrissant des squames et des impuretés de la peau.

Dans l’étude, traitant du cas de cette américaine, parue le 3 juillet dernier dans la revue JAMA Dermatology, Shari R. Lipner, doctoresse en dermatologie à l’hôpital Weill Cornell Medicine à New York aux États-Unis, a expliqué : « Les fish pédicures ont connu un pic de popularité il y environ 10 ans et sont encore tendance aujourd’hui. Leur attrait est dû à des affirmations infondées selon lesquelles leur traitement rendrait les pieds plus lisses et plus frais, augmenterait la circulation sanguine, éliminerait les champignons et les bactéries et soignerait le psoriasis et l’eczéma ».

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Les ongles de la jeune américaine 6 mois après sa séance de fish pédicure – photo de l’article dans la revue JAMA Dermatology

Concernant la maladie contractée par la jeune américaine, la dermatologue a précisé : « À ma connaissance, il s’agit du premier cas d’onychomadèse provoqué par une fish pédicure. Bien que le mécanisme exact soit inconnu, il est probable que le traumatisme provoqué par les morsures répétées des poissons entraîne l’arrêt de la production du plat de l’ongle. […] Il existe un certain nombre de risques inhérents à la pédicurie avec lesquels les dermatologues devraient se familiariser. Les baignoires et les poissons ne peuvent être correctement désinfectés entre les personnes pour ne pas tuer les Garra rufa et les mêmes poissons sont généralement réutilisés pour plusieurs personnes successives. Ainsi, il existe des possibilités de transmission d’infections entre les personnes subissant ces pédicures ».

Dans l’étude, il a été également noté que « plusieurs bactéries capables de provoquer des maladies chez l’Homme ont été isolées à partir de lots de Garra rufa et d’eaux provenant de 24 stations thermales ». D’ailleurs 2 cas de Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) et 1 cas de Mycrobacterium marinum (bactérie aquatique) du pied ont été signalés suite à une « fish pédicure ». Ce type de soin a été interdit dans au moins 10 États aux États-Unis.

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En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) avait publié un avis en avril 2013 en déclarant : « Il existe un risque potentiel de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale par le biais de l’eau ou des poissons, au cours de la pratique de fish pédicure ». Elle recommandait par conséquent « l’encadrement strict de cette pratique afin de prévenir les risques d’infection des utilisateurs et des professionnels ». Les experts estimaient aussi que « certains usagers (diabétiques, immunodéprimés, usagers ayant des lésions cutanées aux pieds) constituaient une population sensible à risque plus important d’infection ». Enfin, en mai 2016, le Haut Conseil de la Santé Publique s’étant intéressé à ce phénomène avait de même conclu à la possibilité d’un risque infectieux.

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence_Inria-logo_wp

Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.