Unsolved

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Série télévisée américaine de véritable anthologie du crime. La 1ère saison reconstitue l’enquête sur les meurtres des rappeurs Tupac et Biggie Smalls à la fin des années 1990.

L’enquête s’est déroulée de 1996 jusqu’en 2016, date à laquelle elle sera définitivement classée sans suite, car 20 ans après les meurtres de ses deux rappeurs qui sont quasiment succédés, aucune arrestation n’a eu lieu. Ils demeurent toujours irrésolus. Plus aucune enquête ne sera ouverte.

Cette 1ère saison nous plonge au cœur de l’univers du rap avec ses manigances, un label qui veut la main mise sur le milieu, des conflits entre des gangs rivaux, mais aussi la corruption de la police de l’époque, où le roi du label paye en sous-main des policiers comme agents de sécurité pour ses stars.

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Nous voyons également la naïveté de ces deux jeunes rappeurs, Tupac et Biggie Smalls, âgés de 25 ans et 24 ans respectivement lorsqu’ils sont abattus, qui sont entraînés malgré eux parfois dans des magouilles et mauvaises fréquentations pour réussir. Deux étoiles montantes du rap, de la misère au succès, pour finir finalement assassinés chacun dans leur voiture et de la même façon.

Nous assistons surtout à l’enquête. Le premier véritable enquêteur, très professionnel et consciencieux, qui soulève pour la première fois des questions de corruption parmi la police. Questions qui resteront sans réponse, car dérangeantes. Il se fera d’ailleurs mettre à pied et souvent rappeler à l’ordre par ses supérieurs.

Dans cette affaire, il y a un véritable combat pour et contre la justice qui refuse de faire face à ses manquements, un monde où personne ne parle, des témoins qui changeront leur version pour se protéger ou protéger quelqu’un d’autre…

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Je vous invite à découvrir cette 1ère saison vraiment passionnante sur Netflix, vous m’en direz des nouvelles.

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« Vacances au bout du monde : SOS Français en détresse »

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Ce reportage de l’émission Enquête exclusive, diffusé ce 25 juin sur la chaîne de télévision M6, nous dévoile les coulisses des ambassades et consulats français qui existent dans le monde.

À l’étranger, lorsqu’un ressortissant français, touriste ou en déplacement professionnel, est confronté à un problème, perte ou vol de ses papiers d’identité, victime d’un accident, d’une agression, d’une catastrophe naturelle, besoin d’une hospitalisation ou encore se trouve emprisonner, il peut compter sur les agents du ministère des Affaires étrangères.

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La France détient le 3e réseau diplomatique au monde avec 163 ambassades et surtout plus de 500 consuls qui se relaient sur le terrain pour venir en aide aux Français du bout du monde. Ils sont des référents administratifs, assistants sociaux, conseillers ou encore psychologues.

L’équipe d’Enquête exclusive nous emmène en Inde à New Delhi où nous suivons Dimitri Demianenko, un diplomate chevronné de 45 ans. Nous assistons à tout son travail, à tout ce qu’il met en œuvre pour secourir ses compatriotes en détresse ; de la délivrance de passeports en urgence, l’aide aux touristes victimes d’arnaques, aux visites à l’hôpital de Français atteints d’hallucinations, de crises d’angoisse et de panique, symptômes appelés « syndrome de l’Inde ». Il a même créé un service d’aide sociale, unique en son genre, qui reçoit notamment des Françaises victimes d’un mari indien violent.

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Nous allons ensuite au Brésil à Rio de Janeiro à la rencontre de Sébastien Jandeau, le chef de chancellerie du consulat, qui vient à la rescousse de jeunes Français arrivés dans le pays sans argent et sans contact. Totalement perdus, ils deviennent des proies faciles. Il va jusqu’à rendre visite aux Français emprisonnés par les autorités brésiliennes ; il leur trouve un avocat, s’assure qu’ils sont en bonne santé et qu’ils ne manquent de rien.

Plus de 2 millions de Français habitent aux quatre coins de la planète. Pour prendre soin d’eux, le ministère des Affaires étrangères s’en remet à un immense réseau de bénévoles.

Küste von Puerto de la Cruz, Teneriffa

En Espagne aux îles Canaries, nous faisons la connaissance d’un amoureux de la France, un chef d’entreprise espagnol qui consacre une partie de son activité à porter secours à des résidents français en difficulté.

Enfin, en France au quai d’Orsay à Paris, il existe une cellule de crise chargée de gérer et coordonner les problèmes de Français en déplacement à l’étranger. Elle totalise 72 agents spécialistes de la logistique, de l’aide médicale d’urgence et de la recherche de victimes. Pour la première fois, le quai d’Orsay a ouvert ses portes à une équipe de télévision afin de pouvoir filmer au quotidien ces consuls qui volent au secours des Français hors de France.

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Ce documentaire passionnant nous plonge ainsi au cœur de nos ambassades et consulats français, où nous découvrons tout l’accomplissement de tâches, dont nous n’avons peut-être jamais soupçonné l’existence…

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.

Dirofilaria repens

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Le Dirofilaria repens est un nématode filarien (ver parasite) transmis par les moustiques qui affecte les chiens, les chats, les loups, les coyotes, les renards, les lions de mer, les rats musqués, mais pas qu’eux…

Une jeune femme russe âgée 32 ans en a fait l’amère expérience. Sa mésaventure a été rapportée ce 21 juin dans la revue médicale américaine The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE.

Âme sensible, accrochez-vous !

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Cette jeune russe a d’abord remarqué une petite bosse sous son œil gauche. Elle pensait qu’il s’agissait d’un bouton. 5 jours passés, celle-ci avait disparu. Mais des petites bosses apparurent au-dessus de l’une de ses paupières. 10 jours plus tard, les trois-quarts de sa lèvre supérieure avait plus que doublé de volume. Elle ressentit alors une démangeaison et une brûlure. Soucieuse de son état, elle décida de consulter un médecin. L’examen fini, le résultat fut prononcé : un ver ! Le Dirofilaria repens, ce ver parasite long et fin qui pénètre ainsi sous la peau par les piqûres de moustiques.

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Vladimir Kartashev, professeur de médecine, pratiqua une simple incision afin de retirer le ver de son visage. « Ça ne m’a pas pris plus de 15 minutes », a-t-il précisé dans la revue médicale américaine. Plus d’écœurement et de peur que de mal, la jeune femme s’est vite rétablie et n’a aucune séquelle, si ce n’est peut-être que psychologique…

USA : la fondatrice de la startup Theranos risque jusqu’à 20 ans de prison pour fraude

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Elizabeth Holmes a créé la startup Theranos en 2003 à l’âge de 19 ans. Elle promettait des diagnostics plus rapides et moins coûteux que ceux des laboratoires traditionnels grâce à des méthodes révolutionnaires permettant d’effectuer jusqu’à 200 analyses avec une très faible quantité de sang. En 2015, elle avait été nommée par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus influentes.

Suite à une série d’articles fin 2015 parue dans le Wall Street Journal qui avait commencé à émettre des soupçons sur la réelle efficacité de ses méthodes, le ministère de la Santé américaine s’était saisi de l’affaire.

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Aujourd’hui, cette ex-étoile montante de la Silicon Valley et son associé Ramesh Balwani risquent 20 ans de prison pour escroquerie. Ce qu’a annoncé ce 15 juin les services du procureur fédéral pour la Californie du Nord. Un énorme coup pour le secteur américain des hautes technologies qui tendent de plus en plus à confondre vitesse et précipitation.

La justice américaine a affirmé qu’Elizabeth Holmes et Ramesh Balwani savaient que « leur système avait des problèmes de fiabilités, ne permettait de faire qu’un nombre limité de tests et était plus lent que d’autres systèmes sur le marché ». La fraude est évaluée à « plusieurs millions de dollars ». Ils risquent tous deux jusqu’à 20 ans de prison ainsi que de très lourdes amendes.

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Selon l’acte d’accusation, des centaines de patients ou leurs assurances ont payé des tests sanguins, parfois après que des médecins, eux aussi trompés, leur avaient recommandé la startup Theranos basé à Palo Alto, dans le Comté de Santa Clara, en plein cœur de la Silicon Valley. Les autorités fédérales ont déclaré : « De plus, ils ont délivré aux médecins et aux patients des résultats de tests qui étaient inexacts ». Elles ont également précisé qu’une grande partie des tests avait été réalisée à l’aide d’autres systèmes déjà disponibles dans le commerce.

Alex Tse, procureur de l’État américain a expliqué : « Petits comme gros investisseurs du monde entier sont attirés par la Silicon Valley grâce à son histoire, ses talents et ses promesses. Ils sont aussi attirés par le fait que derrière l’innovation et l’esprit d’entreprise, il y a des règles qui exigent l’honnêteté, le fair-play et la transparence ». Il s’est de même engagé à poursuivre « tous ceux qui ne respectent pas les règles qui font marcher la Silicon Valley ».

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Peu de temps avant le jour de l’inculpation, Theranos avait annoncé qu’Elizabeth Holmes abandonnait ses fonctions de directrice générale, mais qu’elle restait à la tête du conseil d’administration.

À la mi-mars 2018, l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, Securities and Exchange Commission (SEC), avait déjà lancé une accusation d’escroquerie à l’encontre d’Elizabeth Holmes et de Ramesh Balwani. Selon la SEC, ils étaient parvenus à récolter 700 millions $ en exagérant ou en mentant sur leur produit et leurs prévisions financières. Aux termes d’un accord à l’amiable, la fondatrice s’était engagée à payer une amende de 500 000 $ ainsi qu’à céder le contrôle financier de la startup en soldant alors la partie purement financière du dossier mais pas celle des poursuites pénales.

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En 2014, la fortune d’Elizabeth Holmes était estimée à 3,6 milliards $ par le magazine économique américain Forbes, la plaçant au rang de la plus jeune milliardaire n’ayant pas hérité de sa fortune. Sa startup était, elle, évaluée à près de 10 milliards $.

Dans une situation fâcheuse depuis plus de deux ans, Theranos a fermé progressivement plusieurs laboratoires et licencié des centaines de salariés. Malgré tout, Elizabeth Holmes tenterait à nouveau de séduire des investisseurs pour créer une nouvelle société, selon le journaliste John Carreyou, qui avait révélé l’imposture dans le Wall Street Journal et sorti un livre sur cette affaire en mai. Dans une interview récente auprès du magazine Vanity Fair, celui-ci l’avait décrite en ces termes : « Je pense qu’elle a des tendances sociopathes. Parmi ces tendances, il y a le mensonge pathologique ».

Doggy bag

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Désignant l’emballage dans lequel le client d’un restaurant peut emporter les restes de son repas, le doggy bag est une pratique très utilisée en Angleterre.

Se traduisant littéralement par « sac à toutou » signifiant ainsi que ces restes serviront à nourrir le chien, cette méthode se démocratise de plus en plus depuis les années 2010 pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

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Fréquent dans les restaurants italiens et asiatiques, qui associent la consommation sur place et la vente à emporter, ce procédé s’est développé dans les autres restaurants.

Historiquement, le doggy bag est une conséquence indirecte des privations de la guerre et est présenté comme courant en Israël dès l’arrivée des premiers rescapés de la Shoah, par Josy Adida-Goldberg dans sa chronique familiale Les deux pères.

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En Australie, la loi interdit aux restaurants la distribution des sacs pour récupérer les restes de nourriture ; cela présentant des risques sanitaires si les aliments ne sont pas conservés à la température adéquate.

En Chine, le gaspillage alimentaire a atteint un tel niveau que plus de 12 000 restaurants du Jinan, capitale de la province du Shandong, ont mis des cartes sur leurs tables incitant les clients à ne commander qu’en fonction de leur appétit ou d’emporter les restes.

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Aux États-Unis, le doggy bag est si populaire qu’en exemple 80 % des clients de la chaîne de restaurants The Cheesecake Factory repartiraient avec les restes de leur repas.

En Europe, il est pratiqué par quelques restaurants signalés dans les guides touristiques, comme le Petit Futé.

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En France, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, la principale organisation patronale de la restauration, a signé un accord avec la startup lyonnaise TakeAway, spécialisée dans l’emballage alimentaire pour doggy bag, vente à emporter et livraison à domicile, en 2015, afin de promouvoir l’usage du doggy bag en France et de lutter contre le gaspillage alimentaire. Peu ancré dans la culture française, il n’est pas obligatoire mais seulement recommandé.

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Sur ce, je vous retrouve lundi prochain avec une autre particularité anglaise, toujours en rapport avec la cuisine…

Bon appétit !

Paysages d’été

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Pour terminer cette première semaine estivale, voici ces quelques photos de paysages d’été :

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Bon dimanche !

Patchwork d’images

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Malgré les évènements de ces derniers temps bons ou mauvais qui chamboulent un peu notre planète, nous sommes désormais en été.

Afin de marquer à ma façon cette toute nouvelle saison qui commence à peine, je vous propose ce patchwork d’images :

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

USA : les enfants migrants enfermés dans des cages

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Les employés du service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis avaient révélé au grand jour dans une vidéo l’affreuse réalité de la politique migratoire mise en place par Donald Trump qui avait affirmé une « tolérance zéro ». Une vidéo dans laquelle apparaissent des enfants et adolescents séparés de leurs parents et détenus dans des cages pendant plus de 22 heures par jour.

Une vidéo provenant du centre de détention de McAllen au Texas avait ainsi montré plus de 2 300 enfants et adolescents, séparés de leurs parents qui tentaient de rejoindre le sol américain par la frontière mexicaine, enfermés dans des cages en fer grillagées. Entassés comme du bétail, ils dorment à même le sol, se couvrant de papier aluminium pour se maintenir au chaud durant la nuit. Et une seule heure leur est accordée hors de ces cages pour se dégourdir les jambes dans la journée.

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Ces images et enregistrements audio qui scandalisent tout le pays depuis un moment ont conduit le Président à concéder sur sa politique en matière de migration. Une réunion à huit clos avec les élus Républicains du Congrès a eu lieu ce mercredi 20 juin. Le Président a signé un décret visant à garder les familles réunies arrêtées à la frontière. Mais ce n’est pas sans demander une contrepartie. Bien qu’il active les parlementaires à adopter une proposition de loi sur l’immigration afin de mettre un terme à ces situations, il souhaite toutefois un durcissement des mesures pour lutter contre l’immigration.

Des situations qui découlent directement de sa politique ferme vis-à-vis des migrants. « Le gouvernement a décidé de poursuivre pénalement, de manière systématique, toute personne majeure qui passerait la frontière sans papiers, avant même l’inspection du dossier de demande d’asile. Ne pouvant être envoyés en prison, les mineurs sont placés en centre d’hébergement pendant que les adultes sont détenus par la police des frontières », a-t-il été rapporté dans Le Figaro.

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Face à cette réaction vive des citoyens américains outrés par cette façon dont sont traités les migrants, Trump impuissant s’est alors retourné vers les parlementaires estimant que seule une nouvelle législation pouvait résoudre la situation. Il s’est exprimé sur Twitter en déclarant que c’était le travail du Congrès de « changer des lois obsolètes et ridicules ».

En échange du rassemblement des familles, Trump a remis sur le tapis la construction de son fameux mur sur la frontière mexicaine en sollicitant les élus à ce que de nouveaux financements soient alloués et que les chiffres de l’immigration légale soient abaissés. Il a aussi réaffirmé son idée sur Twitter : « Si vous n’avez pas de frontière, vous n’avez pas de pays ! ».

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Cependant, Trump n’a toujours pas pris de décision sur les différentes propositions de loi dans les mains des Républicains. « Au Sénat, les parlementaires conservateurs préparent un texte qui permettrait aux familles d’être détenues ensemble et d’être jugées en priorité par les tribunaux. À la Chambre des représentants, deux textes rivaux sont à l’étude. Un premier, nuancé, offre une possibilité de légalisation pour des jeunes immigrés tout en fournissant des fonds pour la construction du mur. Un autre, plus dur, prévoit de durcir les contrôles sur l’emploi des travailleurs immigrés », a-t-il été renseigné dans Le Figaro.

Malgré la pression de Trump, il n’est pas certain que la majorité conservatrice arrive à l’adoption de sa loi sur l’immigration. Un autre enjeu majeur est également à prendre en considération. Les conséquences sur les élections de mi-mandat prévues en novembre prochain, souvent compliquées pour l’exécutif en place. Craignant donc de perdre leur siège, certains élus Républicains prétextent cette situation pour ouvertement se distancer de Trump.

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Trump essuie un autre retour de bâton de sa mauvaise politique en la matière, rapporté sur Franceinfo. Une dizaine d’États américains, dont Washington, Californie, New Jersey, Massachusetts, Maryland, Nouveau-Mexique, Pennsylvanie, Iowa ou encore l’Illinois, va poursuivre l’administration Trump pour sa politique migratoire. Le procureur général de l’État de Washington, Bob Ferguson, qui l’a annoncé ce jeudi 21 juin, a ainsi déclaré dans un communiqué : « C’est une politique aberrante, cruelle et anticonstitutionnelle […] nous allons y mettre un terme ». Il a également dénoncé le « chaos » provoqué par cette politique de séparation des familles et le décret signé ce 20 juin qui selon lui « cherche à détenir de manière indéfinie les enfants et leurs parents et continue à poursuivre pénalement les demandeurs d’asile ». Il a tout autant déploré les « conditions inhumaines et horribles » dans lesquelles vivent ces migrants dans les centres de détention de la police de l’immigration et des frontières. Un manque de contact, parfois durant des semaines, entre les mères et les enfants dont elles ont été brutalement séparées à la frontière.

Enfin, d’autres États pourraient suivre…

Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…