L’incongruence de genre ne sera plus considérée comme une maladie mentale

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Une belle avancée sociétale ! L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou World Health Organization (WHO) veut supprimer de la liste des maladies mentales la transidentité.

L’OMS estime ainsi que l’incongruence de genre, le fait de ressentir une appartenance au sexe opposé, ne doit plus être considérée comme une maladie mentale. Elle a d’ailleurs publié sa nouvelle Classification internationale des maladies, 11e version, (CIM-11) le 18 juin dernier sur son site, en vue de réduire la stigmatisation des personnes transgenres. Celle-ci devra être validée par les pays en 2019.

En février 2010, la France a été le premier pays au monde à retirer cette caractéristique de la liste des affections psychiatriques.

Je vous laisse consulter cette 11e version que vous trouverez donc en lien ci-dessus, pour ceux et celles, comme moi, qui ont raté l’info…

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Les « sex dolls »

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Le 13 avril 1946, la loi Marthe Richard abolissait en France le bordel légal encadré par la police et soumis aux contrôles sanitaires. L’année précédente, 1 500 maisons closes, dont 177 à Paris, étaient répertoriées sur l’ensemble du territoire. Cette loi mit ainsi fin à une institution datant de 1804. Ces établissements cachaient les prostituées, estimées comme membres des classes dangereuses, derrière des portes closes afin de préserver la morale à l’époque de la bourgeoisie triomphante.

Mais récemment, une entreprise a trouvé le moyen de contourner cette loi en ouvrant la première maison close hébergeant des poupées en silicone baptisées « sex dolls ». L’ère de la « digisexualité » est en pleine avancée, la nouvelle tendance actuelle dans notre société connectée.

Située dans le 14e arrondissement de Paris, cette maison close du 21e siècle propose des rendez-vous charnels d’une heure minimum avec l’une de ses poupées au tarif de 89 €.

L’entreprise Xdolls, fondée par Joachim Lousquy, 28 ans, est donc la première en France à mettre à disposition ce type de nouveaux services. Plusieurs maisons closes de ce genre existent à Barcelone, Vienne et Dortmund en Allemagne.

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Interviewé par la chaîne de télévision France 24, le fondateur a expliqué de quelle façon il a pu profiter du vide juridique français en ce domaine : « Nous avons deux cabinets d’avocats qui nous suivent. Le cadre légal, c’est que nous louons des jouets, un morceau de métal avec du silicone ».

Le ou les clients pourront choisir entre 3 modèles, Lily, Sofia ou Kim. Sur le site Internet de l’entreprise, interdit au moins de 18 ans, se trouve un descriptif de leurs mensurations et des photos très suggestives. Elles peuvent « réaliser tous les fantasmes » et sont décrites comme étant « un sextoy de dernière génération […] reproductions très réalistes de vos partenaires favorites ».

La discrétion reste de mise, puisque c’est seulement après avoir payé que le client obtient l’adresse de la maison close. Il est précisé que « seule une mention discrète et indétectable apparaîtra sur votre relevé bancaire », en cas de paiement par carte. Et la maison propose aussi à la location les services d’une poupée à domicile à partir de 250 €.

Au rythme de l’évolution technologique, la sexualité elle aussi change. C’est ainsi que l’on parle aujourd’hui de « digisexualité », cette nouvelle pratique sexuelle. La réalité virtuelle pornographique s’étend de plus en plus. Elle devient un véritable marché porteur, cf. les « sex robots », ces poupées sexuelles à l’intelligence artificielle développée.

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Bien que chacun soit libre de vivre sa sexualité à sa manière, ce nouveau phénomène suscite cependant une interrogation sur les conséquences psychologiques mais aussi sur les rapports humains de demain.

Déjà depuis quelques années, en Chine, de nombreux individus se sont tournés vers des poupées robots afin de combler leur solitude, mais surtout par peur du contact réel, d’un refus, d’une maladresse, d’être mésestimés. La pression culturelle qui demeure dans ce pays en est en partie responsable. Elle a conduit à une perte de confiance en soi. Et des particuliers ont ainsi acquis des poupées qu’ils considèrent comme leur vraie partenaire au détriment d’une personne réelle.

Neil McArthur, directeur du Centre d’éthique professionnelle et appliquée, et sa collègue Marki L.C. Twist ont publié un rapport en novembre 2017 dans lequel ils ont établi : « la digisexualité pourrait, par exemple, provoquer des divorces et causer de nouvelles formes de dépression chez des partenaires délaissés au profit d’un robot. » Or, ils ont aussi nuancé : « la digisexualité apportera une meilleure satisfaction sexuelle et de nouvelles expériences qui seront bénéfiques à la plupart des personnes. »

Enfin, à l’heure actuelle où les violences et les agressions sexuelles se développent, cette digisexualité risquera-t-elle dans un avenir pas si lointain d’aggraver cette situation ou à l’extrême opposé d’annihiler tout moindre désir vis-à-vis d’un être humain fait de chair et de sang ?