Le Gua Sha

Le Gua Sha_pâques-oeufs_wp

L’avantage avec le confinement est que l’on apprend plein de trucs ! Surtout pour les filles, comme moi, qui ne s’intéressent pas trop aux nouvelles tendances mode, beauté… Je suis moderne pour autant, mais disons que ce domaine n’est pas trop mon dada. Qui plus est, d’autres filles plus jeunes sont davantage douées pour en parler.

Cela étant, ayant plus de temps, au vu des circonstances, d’éplucher les articles de Presse, je découvre…

Pour tous ceux et toutes celles donc, à mon image, qui ne connaissent pas le Gua Sha, le début de l’article vous a peut-être mis sur la voie.

Le Gua Sha est une technique issue de la médecine chinoise. Ce terme, précisément guā shā, signifie littéralement « gratter le choléra », plus généralement, « gratter la maladie pour lui permettre de s’échapper à travers la peau ». Ce rituel pratiqué depuis des millénaires en Chine consiste ainsi à gratter l’ensemble de la peau du corps avec une spatule en corne de vache (traditionnellement) pour extirper la maladie ; le but premier du Gua Sha étant en résumé l’élimination des toxines et des mauvaises ondes.

Comme toutes les pratiques depuis la démocratisation de la médecine douce et des soins cosmétiques holistiques dans le monde occidental, elles sont adaptées aux cultures des pays occidentaux. Et cette méthode novatrice pour nous n’a alors pas échappé à la règle. La corne de vache (pas non plus évident d’en avoir une sous la main) a été remplacée par d’autres objets lisses, la technique se pratiquant sur l’ensemble du corps s’est concentrée sur une zone en particulier et le grattage s’est transformé en massage.

Le Gua Sha_objets_wp

Le Gua Sha est donc utilisé pour le massage du visage et du cou. On ne lutte plus contre les maladies, mais plutôt contre la mauvaise mine, les rides et les poches. Une pratique réinventée, surtout mise au goût du jour. Ceci dit, rien ne vous empêche d’employer la version traditionnelle, à condition de vouloir devenir rouge écarlate comme une tomate. Il vous suffit de regarder la photo du dos du bonhomme mise en avant sur l’article de Wikipédia concernant cette méthode pour comprendre.

Les objets servant ainsi au massage sont des pierres douces reconnues pour leur vertu, sculptées généralement à partir de jade ou de quartz rose sous forme de rouleau ou polies et lissées de manière à bien tenir en main.

« Symbole de pureté et de sérénité, le jade est une excellente pierre de guérison pour la peau. Lissante et détoxifiante, elle possède tous les atouts pour devenir l’alliée de votre routine beauté quotidienne. En ce qui concerne le quartz rose, ses vertus anti-âge font sa renommée depuis des millénaires et la liste de ses bienfaits est tout aussi longue. Cicatrisante et apaisante, elle raffermit la peau et lutte – entre autres – contre le vieillissement et le relâchement cutané », selon Melissa Sekkal, l’auteure de l’article sur le Gua Sha sur le site aufeminin.

Si vous êtes donc intéressé par cette nouvelle tendance soin et beauté, vous pouvez vous rendre sur ce site et consulter cet article en détail sur les bienfaits du Gua Sha, ses effets sur votre peau, son mode d’emploi et la sélection shopping du site.

La chloroquine

La chloroquine_enantiomers-structural-formule_wp
Énantiomère R de la chloroquine (en haut) et S-chloroquine (au milieu)

« La chloroquine (ou chloroquinine) est un antipaludique de la famille des 4-aminoquinoléines qui a été largement commercialisée sous forme de sels (sulfate ou phosphate). Avec la quinine, dont elle est un substitut synthétique, et l’hydroxychloroquine, une molécule qui lui est proche, elle est le traitement qui a été le plus employé contre le paludisme, en préventif comme en curatif. Elle est aussi très utilisée contre des maladies auto-immunes telles que le lupus et des maladies rhumatoïdes telles que la polyarthrite rhumatoïde. Elle montre in vitro des effets antiviraux, mais qu’on n’arrive pas ou mal à reproduire in vivo.

Ses effets secondaires sont le plus souvent légers et transitoires mais ils peuvent être graves ; et la dose thérapeutique est proche du seuil de toxicité. Le surdosage induit notamment des troubles cardiovasculaires graves et potentiellement mortels, ce qui explique que l’auto-traitement qui existait autrefois n’est plus recommandé. Dans le monde, elle est de plus en plus utilisée sous forme d’hydroxychloroquine qui est deux à trois fois moins toxique et mieux tolérée à dose élevée.

En 2020, elle est testée dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus SARS-CoV-2 (Covid-19) avec des risques et résultats qui mi- sont encore discutés. »

Cf. Wikipédia.

La chloroquine_3D-structure_wp
Structure de la chloroquine en 3D

« L’équipe de Didier Raoult a publié une deuxième étude sur l’effet de l’hydroxycholoroquine et l’azythromycine comme traitement du Covid-19, mais les failles méthodologiques de cette nouvelle étude ne permettent toujours pas de savoir si leur traitement est efficace ou pas. » Nicolas Gutierrez C. Journaliste scientifique. Sciences et Avenir.

« Le Divan des médecins »

_Le Divan des médecins_stéthoscope_wp

Sur le groupe privé Facebook « le Divan des médecins », comptabilisant plus de 11 000 praticiens, des contenus « outrageants et pénalement répréhensibles » ont été publiés.

« Quand les seins tombent comme ça, je refuse généralement de les voir en consultation », « si elle mesure 1,50 m, c’est déjà une contraception à elle toute seule », « Diagnostic : cul flasque. Traitement : squats + fentes une fois par jour pendant 1 à deux mois » (remarque sous la photo d’une femme ayant des boutons sur les fesses), ou encore « syndrome de la fellation vigoureuse ? » (commentaire sous le cliché d’un enfant de 7 ans présentant un purpura au niveau du palais), peut-on lire parmi ces publications rapportées par le magazine L’Obs.

Certains posts sont même accompagnés des noms et photos de patients reconnaissables, « photos « volées » à l’insu du patient ou tromperie sur l’utilisation qui en est faite ». Des écrits racistes, sexistes, homophobes, entre autres ont été également émis.

Me Bénédicte Papin, avocate en droit de la santé, a précisé auprès du magazine : « À partir du moment où un visage est reconnaissable, il faut que l’accord du patient soit obtenu. Sinon, on est dans la violation du secret professionnel. C’est aussi une atteinte à la vie privée ».

Pour la créatrice et administratrice du groupe, médecin aussi, ces posts seraient l’œuvre de certains de ses confrères qu’elle qualifie comme « des hommes blancs hétéros qui se pensent au-dessus de tout le monde […] un boys club qui a conscience de ses privilèges ».

_Le Divan des médecins_france-assos-santé-logo_wp

France Assos Santé, une organisation de près de 85 associations de défense des droits des patients, a jugé ces propos « outrageants et pénalement répréhensibles », estimant que les médecins à l’origine de ces écrits « ont, en toute impunité, bafoué des droits fondamentaux reconnus par la loi », en évoquant alors la « violation caractérisée du secret professionnel ». Dans un communiqué, elle rappelle d’ailleurs « la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Quant à Patrick Bouet, président de l’Ordre national des médecins, il veut mettre « en demeure le régulateur du groupe », en assurant une « analyse juridique complète » au sujet de cette affaire. Les contenus polémiques seront transmis au procureur de la République.

Pourtant, cette page privée créée sur Facebook en juillet 2017 a pour objectif l’entraide médicale. « Tout ce qui se rapporte à la profession a vocation à être discuté dans ce cadre confraternel, bien évidemment dans le respect de chacun, le respect du secret médical et la confidentialité des publications », indique ainsi la présentation du groupe, consultée par le magazine L’Obs.

On est bien loin du résultat !

Les extraits des propos rapportés par le magazine L’Obs, relayés par France Assos Santé, d’autres journaux ou encore sur ce blog sont également bien loin de relater la mentalité infecte de ces médecins. En consultant l’« Exemple de capture de contenus indignes publiés sur le groupe Facebook » mis en lien sur le site de France Assos Santé dans son article « Le « divan gate » ou quand des médecins exposent et stigmatisent leurs patients sur les réseaux sociaux », on constate l’ampleur de l’écœurement ressenti à la lecture de certains posts. Le pire ! On assiste à une conscience bien présente chez ces praticiens de la portée de leurs dires. D’ailleurs, lors d’un échange, certains ont même proposé d’effacer régulièrement leurs écrits afin d’éviter d’être dévoilés au grand jour.

Cette bande de crétins ne devrait plus avoir le droit d’exercer et mériterait d’être radiée de l’Ordre des médecins purement et simplement !

Les violences obstétricales

Les violences obstétricales_surgery-for-dummies_wp

« Pendant deux ans, la réalisatrice Ovidie a travaillé sur les violences que subissent certaines femmes pendant l’accouchement. Son documentaire « Tu enfanteras dans la douleur » met en lumière les violences obstétricales et gynécologiques à travers des témoignages bouleversants. » Par Leslie Muya sur le site aufeminin.

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie_bébé_wp

Le neuroscientifique, Nenad Sestan, et son équipe de l’Université de Yale sont parvenus à maintenir en vie des cerveaux de cochons décapités, après l’abattage, durant 36 heures.

Le 28 mars dernier, ils ont été au cœur du sujet lors d’une réunion qui s’est déroulée au National Institutes of Health (NIH), l’agence de recherches médicales du gouvernement des États-Unis, pour des questions d’éthiques posées par les recherches en neurosciences. Une prouesse technique qui ainsi interpelle.

Selon l’article du magazine américain, MIT Technology Review, qui a relayé l’information, publié le 25 avril dernier, la technique employée, BrainEx, s’apparente aux techniques de conservation des organes en vue de la transplantation. Cette technique consiste à rétablir la circulation sanguine vers le tronc cérébral, l’artère cérébelleuse et les zones profondes du cerveau à l’aide d’un système de pompe et de poches de sang artificiel maintenu à température corporelle. L’expérience, en attente de parution, a été menée sur un total de 100 à 200 cerveaux de porcins obtenus d’un abattoir.

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie_brain-artères_wp

Après l’abattage, la décapitation de l’animal, le transfert du cerveau et la réoxygénation des cellules du cerveau au terme de 4 heures, ces dernières étaient toujours vivantes et aptes à une activité normale. C’est une première scientifique, celle de réussir à maintenir un cerveau en vie de gros mammifère séparé du corps, sans l’utilisation de températures froides et avec des résultats prometteurs. Cependant, loin encore de pouvoir transplanter des cerveaux humains, la technique employée peut-être étendue à d’autres espèces, selon Nenad Sestan, incluant les primates et… nous.

Des questions d’ordre éthique et juridique se posent alors. « Si le cerveau d’une personne était réanimé hors du corps, elle reviendrait à la conscience dans un cerveau privé d’yeux, d’oreilles, ou de moyens de communication. Comment le vivrait-elle, aveugle, sourde, sans même les sensations du toucher, du goût ? Garderait-elle même ses souvenirs ou une identité après le traumatisme de sa mort ? Ou encore, réduite à l’état de simple viscère dans un bocal, quel serait son statut légal ? Et ses droits ? », s’est ainsi interrogé le journaliste du magazine Sciences et Avenir, Guillet Emmanuel, qui a relaté cette première scientifique.

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie_noir_wp

Nenad Sestan et son équipe ont tenté d’apporter certains éléments de réponse. À l’aide d’électrodes, ils ont mesuré l’activité cérébrale dans les cerveaux des cochons en bocal. Les résultats des électroencéphalogrammes ont montré une onde cérébrale plate égale à un état comateux. Les animaux morts n’avaient donc aucune conscience de leur état. Si leur cerveau pouvait être estimé « vivant », il fonctionnait en mode automatique. Quant à la possibilité de les « réveiller », c’est-à-dire conscients, la question reste en suspens, car de nombreux paramètres entrent en ligne de compte. L’état comateux du cerveau pourrait être irréversible en cas de dommages ou mort des cellules du cerveau durant le transfert de l’abattoir au laboratoire de l’équipe. Il pourrait être aussi dû aux produits chimiques ajoutés au sang artificiel par l’équipe afin de prévenir le gonflement des tissus, ayant de même fortement réduit l’activité neuronale. Or dans ce cas, le cerveau pourrait être ainsi ramené à la conscience, une conscience néanmoins enfermée de la façon la plus absolue qui soit.

Mais, ces expériences menées sur les cerveaux des porcins ont été uniquement à des fins de recherches pour fournir une cartographie complète des connexions entre les cellules du cerveau humain. « Pour une telle recherche, un cerveau humain vivant mais parfaitement accessible et libéré des contraintes du corps serait un plus appréciable. Les cerveaux humains désincarnés sont également susceptibles d’avoir d’autres applications médicales. Celle de cobaye par exemple », a précisé le journaliste.

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie_vascularisation-cérébelleuse_wp

La question de la conscience ne se pose donc pas ; elle n’est pas nécessaire pour le type d’expériences qu’espèrent mener les chercheurs sur des cerveaux vivants « désincarnés ».

Cependant, le cerveau est un organe unique en lui-même. À l’opposé d’un rein, du foie ou du poumon, « il est siège de notre personnalité, de notre mémoire, notre expérience, notre conscience. Il est le siège de notre esprit. Et, quelque part, de notre âme », a spécifié Guillet Emmanuel.

« C’est un viscère qui doit donc être traité avec le plus grand respect. Et la plus grande prudence. Jusqu’à maintenant, seuls des auteurs de science-fiction se sont penchés sur ces questions. Par exemple, Masamune Shirow et son manga Ghost in the shell ou John Scalzi dans ses romans La fin de tout et Les enfermés. Aujourd’hui les scientifiques s’interrogent à leur tour. Dans la revue Nature, 17 neuroscientifiques et bioéthiciens ont publié un texte appelant à une réglementation spécifique pour les expériences sur les tissus cérébraux humains, pour protéger à la fois l’expérimentateur et l’humain dans le cerveau expérimenté », a conclu le journaliste.

Des cerveaux de cochons morts maintenus en vie_blanc_wp

Cette première scientifique est certes une avancée considérable en la matière, mais il est vrai qu’elle soulève des interrogations d’ordre éthique. Et pas seulement. Elle pose peut-être aussi des questionnements sur le devenir existentiel propre de l’humain. Si un jour, la transplantation d’un cerveau humain réussie et l’être devient de nouveau conscient, quelle conscience aura-t-il ? Des bribes antérieures de la vie de son précédent hôte ? Une conscience qui pourrait être créée, elle aussi, en laboratoire et pouvant donc amener à la manipulation de l’être humain à suivre une voie définie ? Une conscience « améliorée » à l’image d’une intelligence artificielle et dont toute la complexité du domaine émotionnel serait réduite à un algorithme ?

Progéria : un espoir de traitement ?

Progéria_un espoir de traitement_wp
En Inde, un enfant de 4 ans atteint de progéria, une maladie causée par une mutation génétique et qui crée un vieillissement accéléré – Mushfiqul Alam / NurPhoto / AFP

La progéria ou syndrome de Hutchinson-Gilford est une maladie génétique extrêmement rare et sévère. Elle provoque un vieillissement très prématuré et accéléré des enfants. 1 naissance sur 10 à 20 millions dans le monde serait seulement concernée. La maladie touche les deux sexes. L’apparition des symptômes débute entre 18 et 24 mois. Elle est causée par une mutation du gène LMNA situé sur le chromosome 1. Ce gène produit la Lamine A, une protéine déjà connue pour son rôle dans le maintien structural de l’enveloppe entourant le noyau des cellules. Les anomalies des lamines, et donc de l’enveloppe nucléaire, perturbent le fonctionnement normal des cellules, et leur division. La réparation et le renouvellement des tissus sont altérés, entraînant un vieillissement pathologique. Elle induit ainsi la production et l’accumulation dans le noyau cellulaire d’une protéine toxique, la progérine. Cette dernière conduit à des dysfonctionnements cellulaires graves, notamment des cassures de l’ADN non réparées, des défauts de prolifération et différenciation cellulaire, etc. Toutes les cellules du corps sont alors touchées sauf étonnamment les neurones. L’évolution est mortelle. Le décès survient en général aux environs de l’âge de 13 ans. Elle demeure incurable jusqu’à aujourd’hui.

Progéria_un espoir de traitement_cellules_wp
L’image en haut représente un noyau cellulaire normal, celui d’en bas, un noyau déformé d’une personne atteinte de progéria

Une nouvelle étude, publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine1, fait état d’une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes du vieillissement ainsi que d’un axe probable de traitement pour la progéria.

L’équipe de chercheurs, sous la direction du Professeur Nicolas Lévy, au centre de Génétique Médicale et Génomique fonctionnelle INSERM l’UMU_S 910, à l’Université d’Aix-Marseille, a identifié récemment le mécanisme lié à l’accumulation de la progérine. « Depuis l’identification du gène par la même équipe en 2003, les chercheurs avaient d’abord envisagé de réduire la toxicité de la progérine. Ils ont démarré en 2008 un essai (toujours en cours) auprès de 12 enfants avec une combinaison de deux molécules, l’oméga statine et le Z-dronate, déjà prescrites dans d’autres indications, comme la prévention des risques cardio-vasculaires et l’ostéoporose. Les résultats sur un possible ralentissement du vieillissement sont attendus pour 2018 », selon le magazine Sciences et Avenir.

Cependant, l’équipe de scientifiques a fait une découverte. Suite à un essai in vitro et sur des cellules d’enfants malades et de souris, elle a démontré le potentiel thérapeutique d’une nouvelle molécule appelée MG132. Cette molécule détient une double capacité de réduire de manière considérable la production de progérine ainsi que de la dégrader au fur et à mesure de sa formation. Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent lancer rapidement un second essai avec cette nouvelle molécule. Une troisième piste est aussi suivie par ces mêmes scientifiques, l’essai de thérapie génétique. Initié déjà chez l’animal, celui-ci devrait commencer chez l’humain en 2019.

Baume du tigre

Baume du tigre_wp

Ouf ! Me voilà enfin débarrassée d’une fichue crise d’arthrite* à la main qui a duré près d’une semaine ! Comme il ne fait pas bon de vieillir, diront certains !

Hé bien, en fait non ! Ce n’est malheureusement pas lié à mon âge, mais à un patrimoine génétique héréditaire. Merci à arrière-grand-mère, mamie et maman ! Ma frangine a eu de la chance, elle est passée au travers.

La première fois de ma vie où je fus confrontée à cette maudite arthrite, j’avais tout juste 13 ans. Non seulement, cette saleté vous bloque la main, mais surtout elle vous provoque une espèce de douleur lancinante qui vous tient jour et nuit. Elle vous paralyse la main et vous sentez votre cœur battre à chaque extrémité des doigts. Et si par malheur, vous la contrariez en tentant d’effectuer un mouvement qu’elle n’apprécie pas, elle se rappelle à vous par une douleur qui remonte jusqu’à l’épaule pour terminer sa route en un violent coup poing au cœur.

N’étant pas adepte des médicaments et encore moins du genre à consulter un médecin, à moins d’être à l’article de la mort, il fallait bien trouver un remède à mon mal. D’autant plus, je suis une très mauvaise malade. Je ne suis d’ailleurs pratiquement jamais malade. Par conséquent, je ne supporte pas d’être malade, contrainte à l’inactivité. Évidemment, comme toute mauvaise malade, j’ai pensé au début que ce n’était pas grave, j’allais tout simplement appliquer la méthode Coué. Cependant, au bout de deux nuits relativement blanches et trois jours à souffrir le martyre, je me suis quand même dit raisonnablement qu’il fallait faire quelque chose. Je ne pouvais presque plus manger, tenir la fourchette relevait du défi. Je tapais sur le clavier de l’ordinateur d’une seule main, pas vraiment pratique. En résumé, j’étais arrivée au stade où le simple fait de soulever une feuille de papier toilette devenait insoutenable.

Donc, je me suis décidée à réagir. Enfin, j’ai surtout eu le déclic…

Baume du tigre_blanc_wp

Le BAUME DU TIGRE !

Onguent de la pharmacopée chinoise, ce produit à usage externe est utilisé pour soulager les troubles des voies respiratoires et les douleurs d’origine musculo-squelettiques. Développé dans les années 1870 par l’herboriste Aw Chu Kin à Rangoon (Birmanie), il a été ensuite amélioré et commercialisé à Singapour par ses fils Aw Boon Haw et Aw Boon Par. Depuis 1926, il est fabriqué à Singapour et distribué par Haw Par Healthcare.

Il existe deux variétés du baume du tigre, le blanc et le rouge. Ils sont composés ainsi* :

Produits Baume du tigre rouge Baume du tigre blanc Lotion (huile) baume du tigre
Camphre 25 % 25 % 15 %
Menthol 10 % 8 % 8 %
Huile essentielle de menthe démentholisée (ayurveda Pudina, Mentha arvensis) 6 % Huile essentielle d’eucalyptus – 14 % Huile essentielle d’eucalyptus – 6 %
Huile de Cajeput 7 %
Huile essentielle de cannelier de Chine (ayurceda Dalchini, Cinnamomum cassia) 5 % Huile essentielle de lavande – 5 %
Huile essentielle de clous de girofle 5 % 1,5 % Salicylate de méthyle

38 %

*Réf. wikipédia

Le reste du baume est composé d’une base de paraffine. Le camphre et le clou de girofle réchauffent. Le menthol et le cajeput rafraîchissent.

Le baume du tigre blanc s’utilise de préférence pour les troubles des voies respiratoires, par exemple, les congestions nasales, sinusite, rhinite, toux, rhumes, mais aussi pour les torticolis ou encore les maux de tête.

Le baume du tigre rouge concerne les douleurs d’origine musculo-squelettiques, telles les inflammations, les douleurs musculaires, ostéoarticulaires, dorsales et les fragilités lombaires.

Baume du tigre_rouge_wp

  • Précaution

Pour l’usage, mettez l’équivalent d’une goutte, surtout pas plus afin d’éviter une rougeur et une sensation de brûlure ! Ne l’appliquez jamais au bord des narines, des yeux ou tout autre orifice ! Ne jamais le prendre par voie interne ! Il est de même déconseillé pour les enfants de moins de 7 ans et les femmes enceintes ou en allaitement. Il est à utiliser avec modération et prudence, 1 à 2 fois par jour, le matin et le soir de préférence. Ce produit entièrement naturel est très puissant. Et comme l’on dit, tout est bon dans le cochon, à condition de ne pas en abuser.

  • Définition

*Arthrite : inflammation aiguë ou chronique des articulations, signe clinique associé à de nombreuses maladies articulaires. Ne pas confondre avec l’arthrose qui est une maladie dégénérative du cartilage des articulations sans infection ni inflammation spécifique.

  • Note

Les composants du baume du tigre feront chacun l’objet d’un article sous ma rubrique forme. Je vous retrouve donc pendant plusieurs mercredis afin de découvrir ou rappeler les vertus de ces produits naturels.

Baume du tigre_blanc-rouge_wp

Et voilà, je suis maintenant en pleine possession de mes moyens, plutôt de ma main. Le baume du tigre est un véritable REMÈDE MIRACLE !

Notre cerveau

Notre cerveau1_wp

Du 13 au 19 mars dernier a eu lieu la Semaine du cerveau. À cette occasion, les dernières découvertes sur le cerveau ont été révélées.

 5 grandes découvertes ont été ainsi dévoilées au grand public.

Notre cerveau2_wp

1 – Une partie du cerveau continue de grandir à l’âge adulte

La zone cérébrale correspondant à la reconnaissance des visages grossit tout au long de la vie. Cette découverte révolutionnaire a été trouvée par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Université de Stanford aux États-Unis en janvier 2017.

2 – La connexion entre l’esprit et le corps est plus intense

Une méthode novatrice de traçage distinguant les longues chaînes de neurones interconnectés a permis d’identifier « les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère les stress ». Celle-ci a été mise au point par l’équipe scientifique de l’Université de Pittsburgh aux États-Unis en août 2016.

3 – Une garderie de neurones dans les méninges

Les méninges (couches de tissu protectrices enveloppant le cerveau) abritent une vraie « pouponnière de neurones ».  Cette incroyable découverte qui fera avancer la médecine régénérative a été réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Louvain en Belgique en novembre 2016.

4 – Le cerveau est connecté au système immunitaire

Jusqu’alors les scientifiques étaient persuadés qu’aucun lien anatomique direct n’existait entre le cerveau et le système immunitaire. Cette idée a été balayée par la découverte de la « présence de vaisseaux lymphatique dans le cerveau d’une souris » lors de la dissection de ce dernier par les scientifiques de l’Université de Virginie aux États-Unis en juin 2015.

5 – Le trouble du déficit de l’attention apparaît dans le cerveau

Les individus souffrant de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) possèdent un cerveau distinct, légèrement plus petit, en comparaison à celui des personnes qui en sont dépourvues. Ce résultat « prouve bien que ce trouble soit à l’origine physique » et a été constaté pour des chercheurs hollandais en février 2017.

Notre cerveau3_wp

Toutes ces nouvelles découvertes démontrent aussi que notre cerveau cache encore bien des secrets…

Une découverte majeure sur la protéine impliquée dans la maladie de Parkinson

la-proteine-impliquee-dans-la-maladie-de-parkinson_wp
La protéine impliquée dans la maladie de Parkinson a été identifiée dans la paroi gastrique (ici un rat)

Publiée dans le journal Acta Neuropathologica, la récente découverte des chercheurs du German Center for neurodegenerative Diseases (DZNE) de Bonn, en Allemagne, associés à ceux de l’Université Purdue, aux États-Unis, est une révolution en matière médicale, puisqu’elle pourrait permettre d’élaborer un nouveau traitement.

Cette découverte concerne la protéine alpha-synucléine impliquée dans la maladie de Parkinson. Cette dernière s’agglutine en amas dans les neurones à dopamine du cerveau et les détériore, en provoquant ainsi les troubles moteurs de la maladie. Se formant à la base du tronc cérébral (reliant l’encéphale à la moelle épinière), cette première masse remonte progressivement et se répand alors dans les différentes régions du cerveau.

Et la grande découverte en question est que cette protéine voyagerait du cerveau jusqu’à l’estomac par le nerf vague (appelé aussi le nerf pneumogastrique, nerf cardio-pneumo-entérique, nerf sympathique ou nerf cardiaque, 10e nerf crânien, nerf X, qui est une voie extrêmement importante de la régulation végétative (digestion, fréquence cardiaque, etc.) et du contrôle sensorimoteur du larynx, par conséquent de la phonation, et reliant donc de nombreux organes et muscles du système cardiaque, digestif et respiratoire) en l’espace de seulement 6 mois.

Ainsi, le blocage de ce parcours pourrait donner lieu à un futur traitement de la maladie.

L’expansion cette protéine demeure encore méconnue, mais des précédentes études ont démontré qu’elle était capable de « sauter » d’un neurone à un autre pour se retrouver dans des organes excentrés, notamment l’intestin. D’ailleurs, en 2014, une équipe de recherche de l’Université de Lund, en Suède, a observé que la protéine pouvait remonter de l’intestin jusqu’au tronc cérébral.

Le Professeur Donato Di Monte, chercheur au DZNE et co-auteur de cette nouvelle étude et découverte germano-américaine, a expliqué : « En partant de ces observations intrigantes, l’hypothèse a été faite que le processus pathologique sous-jacent de la maladie de Parkinson pouvait en fait débuter dans le tractus gastro-intestinal puis se déplacer vers le cerveau. Notre approche actuelle a été d’observer cette transmission longue distance dans l’autre sens, cherchant la possibilité que l’alpha-synucléine puisse voyager du cerveau à l’intestin. »

À l’aide d’un vecteur viral, les chercheurs ont provoqué la production de cette protéine dans les neurones de la partie supérieure du tronc cérébral de rats et ont observé son parcours par l’analyse des tissus. Ils ont alors visuellement constaté que ce voyage a bien eu lieu. La protéine est descendue le long du tronc cérébral jusqu’à l’entrée du nerf vague, puis a migré le long des fibres longues du nerf avant d’atteindre la paroi gastrique. Et le temps de ce trajet n’a été que de 6 mois.

Sans pouvoir encore fournir une réelle explication sur le pourquoi cette protéine est-elle si « voyageuse ? », Ronald Melki, co-auteur de la publication de 2014 de l’Université de Lund, a déclaré : « Nous n’en savons rien. Cela peut être dû au fait qu’elle est impliquée dans une voie de signalisation dont nous ignorons tout. Cela peut aussi être du trafic passif, c’est-à-dire une protéine qui se lie à autre chose qui est activement transporté par des moteurs moléculaires le long des axones. »

Néanmoins, la nouvelle étude germano-américaine a pu préciser les fibres spécifiques que la protéine préférait emprunter au sein du nerf vague, comme l’a souligné le Professeur Donato Di Monte : « Certains neurones semblent avoir une propension particulière à prendre, transférer et accumuler l’alpha-synucléine. Nous ne connaissons pas les mécanismes précis qui sous-tendent ce comportement neuronal sélectif. Cependant, il est probable que ces mécanismes pourraient expliquer pourquoi certaines populations neuronales et certaines régions du cerveau sont particulièrement sensibles à la pathologie. » Et faisant référence à une récente étude qui tend à prouver que le risque de la maladie de Parkinson s’est considérablement réduit chez les individus ayant subi une vagotomie (ablation du nerf vague) pour raisons médicales, il a enfin ajouté : « Bien sûr, nous ne préconisons pas la vagotomie comme traitement général de la maladie de Parkinson. Les études futures pourraient toutefois identifier des mécanismes spécifiques de transfert inter et intra-neuronal d’alpha-synucléine qui pourraient être ciblés pour le développement de médicaments et, finalement, pour le traitement de la maladie. »

Donc, un bel espoir dans l’avenir de voir peut-être cette terrible maladie complètement soignée.