Mr Lumbago, sors de ce corps !

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« Tu verras quand tu auras mon âge ! », « Tu ne peux pas comprendre, tu es trop jeune ! » Qui n’a jamais entendu ces phrases lorsque l’on avait 20 ans ? Ces réflexions qui nous étaient faites par nos aînés que nous considérions en ce temps comme des vieux rabat-joie en se disant en soi-même que nous ne dirions jamais ça.

Qui n’a jamais pensé du haut de ses 20 ans lorsque nous entendions ces gens beaucoup plus âgés se plaindre de douleurs en tout genre que jamais nous ne serions comme ça ? Ces mêmes gens qui nous faisaient ces remarques pour, ce que nous estimions, justifier leurs petits bobos.

Non, pas nous ! Et 20 ans après, pas encore nous ! Les 40 ans ont sonné, nous sommes toujours dans le coup. On voit des jeunes marcher avec nonchalance dans la rue tout en donnant des coups de tête dans le vent pour replacer leur mèche rebelle qui leur tombe jusqu’au menton, des jeunes en mode rappeur avec la visière de la casquette sur le côté ou dans le cou, des jeunes mettre des plombs pour exécuter une tâche qui ne demande que 30 secondes dans les faits, des jeunes avec lesquels nous rivalisons sans l’ombre d’un souci tant notre énergie et notre efficacité demeurent.

Non, pas nous ! On a 40 ans, nos rides sont des rides d’expression, non de vieillesse. On fait encore la fête avec nos copines et l’on est toujours sur la piste de danse alors que les jeunes ont déclaré forfait depuis longtemps. On a du mal à se lever le lendemain matin par manque d’exercices physiques, non à cause de notre âge. Si un jeune est plus rapide que nous, c’est parce qu’il a des plus grandes jambes, non parce que l’on est moins alerte que lui. Si un jeune a plus de répondant, c’est par envie de nous copier, non parce qu’il nous juge comme une vieille… On a 40 ans et on est comme les jeunes dynamiques !

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Et l’on arrive à 45 ans. Mais toujours pas nous… pas encore… presque… peut-être…

Une journée comme une autre. On se lève le matin bon pied, bon œil, les rides qui se sont accumulées avec les années sont toujours dans notre esprit des rides d’expression. Notre image dans le miroir n’est plus vraiment au top, il faudra alors changer le miroir qui a dû probablement se déformer. Nous, on a toujours 20 ans. Donc, c’est le miroir qui a vieilli, pas nous ! Puis après un bon passage devant ce satané miroir que l’on maudit, on prend son petit déjeuner comme d’habitude, on s’abaisse pour enfiler ses superbes chaussures, on se relève avec vigueur et l’on entend un énorme crac qui résonne dans toute la pièce, suivi d’un léger picotement en bas du dos. Pas de problème, après tout lui aussi a besoin de s’exprimer. On s’assoit pour un dernier café avant de s’affairer à ses activités du jour…

Aïe ! C’est quoi ce délire ! Pliée en deux comme une grand-mère de 90 ans, une violente douleur traverse la colonne vertébrale, du coccyx jusqu’aux racines des cheveux du haut de la nuque, au moment de se lever de la chaise. Le cœur au bord de la bouche, le souffle coupé, comme si l’on était tombé de la balançoire le dos fracassant le sol, ce qu’il arrivait parfois quand on était gosse, on se dit que ça y est, notre dernière heure sur cette planète est là. On prend alors son courage comme on peut pour se traîner jusqu’à son téléphone portable que l’on a justement posé à côté de la cafetière à l’autre bout de la cuisine. Après une traversée douloureuse où le plus lent des escargots de la terre nous aurait largement dépassé, on parvient à ce fichu téléphone afin d’annuler cette journée qui s’annonçait si bien. On se raisonne toutefois en se disant que ce n’est pas grave, une bonne journée de repos et demain tout roulera à nouveau comme sur des roulettes.

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La journée se passe tant bien que mal. Quant à la nuit qui suit, une horreur. On ne ferme pas l’œil une seule fois. La douleur devient à la limite du supportable. On passe une nuit interminable en adoptant la méthode d’un makizushi que l’on roulerait sous les draps. Le matin est enfin là. On est toujours en vie en se disant néanmoins qu’il faudra peut-être envisager le dernier repas du condamné, histoire de ne pas succomber le ventre vide. Le lever du lit ressemble à, je laisse ici place à votre imagination, et la sortie de la chambre jusqu’à la cuisine pour préparer son petit-déjeuner est un véritable chemin de croix. On est alors force est de constater qu’il faut vraiment prendre rendez-vous chez le médecin.

Là, la réalité se révèle au grand jour. « Vous savez Madame à votre âge, bien que vous ne soyez pas vieille quand même, mais il faut prendre conscience que vous ne rajeunissez pas non plus, le lumbago est courant lorsque l’on a dépassé 40 ans », vous lance avec élégance le jeune médecin d’à peine 30 ans qui vous fait face. « Quoi ? Un lumbago ! Vous êtes sûr, docteur ? Je n’ai jamais eu de problème de dos de ma vie. De plus, je suis active. Je marche tout le temps. Je n’ai pas de souci de poids. Et c’est sûr, je ne suis pas enceinte non plus », lui rétorquez-vous alors. « J’entends bien Madame ce que vous me dites, mais vous avez 45 ans et sans vouloir vous vexer, vous avancez plus vers le mauvais que le bon au point de vue médical », vous répond le médecin avec un large sourire, histoire de faire passer la pilule. Le médecin vous voyant douter de son diagnostic et sentant que le « sans vouloir vous vexer » vous est un peu quand même resté en travers de la gorge, se lance alors dans des explications plus approfondies sur le lumbago en tentant de vous rassurer en vous disant que malgré tout vous ne faites pas votre âge et termine son discours avec le verdict final : Mr lumbago s’est bien incrusté dans le bas de votre dos sans vous avoir demandé votre consentement et ne partira que dans quelques semaines !

Interdiction de porter des charges lourdes, de garder une même position trop longtemps, de passer l’aspirateur, de nettoyer les vitres, etc., de pratiquer une activité physique trop intense… En résumé, ma période de « convalescence » risque d’être compliquée. Me voilà au terme de cette longue journée de retour dans mon home sweet home avec un invité surprise et avec lequel je vais devoir composer pendant un bon moment.

Me voilà surtout face à une dure vérité, j’ai bien 45 ans ! Il ne me reste plus maintenant qu’à hurler : Mr Lumbago, sors de ce corps !

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Le syndrome du choc toxique (SCT)

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Parler de ce qui nous concerne intimement, nous les femmes, de cette période mensuelle que nous traversons toutes, est devenu un sujet qui n’est plus tabou. Et pour cause. Cette maladie méconnue dont certains cas rares de femmes sont victimes, le syndrome du choc toxique (SCT) lié aux menstruations, qui depuis quelques temps déjà suscite un intérêt médiatique et sanitaire particulier.

Le syndrome du choc toxique est une infection rare et grave, provoquée par la sécrétion de toxines produites par des bactéries présentent naturellement dans notre organisme, notamment au niveau de la peau et de l’ensemble des muqueuses. Généralement sans danger, certaines de ces bactéries libèrent cependant un poison dans le sang appelé ainsi toxine ; les bactéries étant les plus souvent incriminées dans le SCT sont le streptocoque, le staphylocoque et le clostridium. Le SCT touche les individus n’ayant pas développé de défenses immunitaires contre la toxine que produit la bactérie concernée. Le SCT n’est donc pas essentiellement lié aux menstruations ; il peut apparaître suite à une blessure, une opération ou encore un traitement affaiblissant le système immunitaire, comme la chimiothérapie par exemple. Ces toxines très dangereuses s’infiltrent dans la circulation sanguine et atteignent les organes, notamment le foie, les reins ou les poumons.

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On appelle donc un « choc toxique » la réaction de l’organisme à la production de la toxine produite par la bactérie en cause. Face à cette « agression », l’organisme réagit de manière plus ou moins intense. La notion de « choc » implique un degré élevé de cette réaction qui entraîne alors un affaiblissement général des fonctions vitales.

Le syndrome du choc toxique lié aux règles est provoqué par le staphylocoque doré qui produit une toxine appelée TSST-1 et atteint les femmes rares n’ayant pas développé des défenses immunitaires contre cette toxine. Ce SCT est une pathologie fulgurante qui peut avoir des conséquences extrêmement graves, de l’amputation d’un membre inférieur, le plus souvent, à la mort. La mauvaise utilisation de tampons et des coupes menstruelles* en est la cause principale.

Le tampon hygiénique et la coupe menstruelle sont directement visés car ils favorisent la stagnation du sang dans le vagin. Ce qui peut provoquer la multiplication des bactéries et ainsi potentiellement la libération de la TSST-1.

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Selon le Dr Lina, biologiste médical au CHU de Lyon, « certaines femmes sont porteuses du staphylocoque doré, une bactérie qui n’est normalement pas dangereuse… mais porter un tampon de manière prolongée peut bloquer la bactérie au niveau du vagin. Alors, elle se multiplie et produit des toxines dangereuses ».

Enfin une nouvelle étude vient de révéler que la composition des tampons et des coupes menstruelles n’influait pas directement sur le risque du choc toxique lié aux règles, mais l’air contenu à l’intérieur.

Je vous invite alors à consulter l’article de Camille Gaubert « Les tampons bio et cups ne diminuent pas le risque de choc toxique » publié dans le magazine Sciences et Avenir qui vous en donne l’explication détaillée.

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*Coupe menstruelle ou coupelle menstruelle, appelée également cup, est un appareil de protection hygiénique féminine utilisé lors des menstruations. Formé ainsi d’une petite coupe en forme d’entonnoir aux bords arrondis se terminant en général par une petite tige, ce dispositif est le plus souvent composé de silicone médical. Placée à l’intérieur du vagin pour recueillir le sang, la coupe menstruelle se conserve jusqu’à 12 heurs en place, avant de devoir être vidée, rincée, puis réinsérée. Réutilisable durant plusieurs années, elle est perçue comme une alternative écologique aux protections hygiéniques classiques et jetables ; les tampons et serviettes.

L’anticonformisme conformiste

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« Antisocial, tu perds ton sang froid », comme se disait dans une chanson de ma génération. Aujourd’hui, c’est l’anticonformisme conformiste.

Dans les années 80, nous n’avions pas Internet, les téléphones portables, les iPad & Co, la Wi-Fi, le Bluetooth, le GPS, etc. Nous avions les disques vinyles, le Walkman, pas toujours auto-reverse, un bic avec lequel nous remettions la bande de la cassette en place qui se déroulait à force d’usage. Nous nous servions du guide Michelin sur lequel nous tracions l’itinéraire de nos vacances. Nous avions des pièces de monnaie au fond des poches qu’il nous arrivait de faire tomber dans la cabine téléphonique. Dans des villages, il y avait même encore un standard téléphonique à la Poste. Nous avions les speakerines, la petite chenille de FR3, le club Dorothée, Albator, Capitaine Flam, Maya l’abeille, l’Agence tous risques, Starsky et Hutch… Nous avions les magnétoscopes et cassettes VHS et nous avons vu naître le CD « inusable ou presque », comme nous disait Patrick Poivre d’Arvor. Nous n’avions pas le modernisme d’aujourd’hui, mais celui de notre époque.

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À l’adolescence, nous nous réunissions dans notre café préféré qui devenait notre QG. Certains jouaient au flipper ou au baby-foot. D’autres avaient des cartes pour jouer au Tarot ou à la Belote. Nous échangions aussi des conversations au cours desquelles nous refaisions le monde. Nous partagions nos différences culturelles, religieuses, sans haine, ni distinction de couleur de peau. Nous étions la génération Benetton. Nous allions le soir chez l’un ou chez l’autre, où les parents avaient élu domicile à l’étage afin de nous laisser nous amuser, mais tout en ayant l’œil sur nous. Nous mangions des crêpes faites maison, des pâtes à la carbonara ou autre, un repas pas cher, car nous n’avions pas beaucoup de sous. Nous dansions sur les Démons de Minuit, Indochine, ACDC, ABBA… Nous avions notre premier flirt et premier baiser. Nos premières peines de cœurs et nos désillusions. Nos premières galères et nos vraies colères. Nous étions la génération « désenchantée ».

Nous avons vieilli et nous avons vu le monde évoluer, parfois trop vite. Aujourd’hui, cette évolution qui croît encore et encore est là.

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Il y a les réseaux sociaux sur lesquels beaucoup lâchent leur violence et leur rage. Les téléphones mobiles qui servent à tout sauf à vraiment téléphoner. Il y a Internet pour communiquer, mais peu se parle. Les jeux vidéos ont remplacé les jeux de société. Les normes d’avant se sont plus celles d’aujourd’hui.

Nous voyons une société qui prône l’anticonformisme en remettant tout en cause et qui propose en échange un conformisme extrême. Des filles en tenue sexy se font agresser et traiter comme de la pire espèce. À l’opposé, des filles couvertes quasi de la tête jusqu’aux pieds sont prises en nouveau modèle. Des filles squelettiques déambulent sur des tapis, pas toujours rouges, d’autres affichent leur surpoids sous le prétexte de l’acceptation de soi, alors que les deux parties mettent leur santé en danger. Les hommes sont considérés pratiquement tous comme des harceleurs, des violeurs, des mauvais. Les femmes veulent être perçues comme des modèles de vertus pour soi-disant la défense de leurs droits en imposant leur image selon leur vision.

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En parallèle, des produits toxiques sont créés pour détruire d’autres produits toxiques. Des animaux sont tués pour en protéger d’autres. Des tours d’épuration d’air sortent du sol pour lutter contre la pollution, alors on pollue encore plus. Le « politiquement correct » a été inventé afin de se donner l’impression d’être « politiquement correct » et le « vivre ensemble » pour se sentir moins seul.

Et pour combattre le conformisme d’antan, le nouveau phénomène de mode du « briser les tabous » tend à remplacer le respect par l’impudeur. Des hommes prêts à n’importe quoi pour améliorer leurs performances sexuelles et se rendre plus désirables auprès de la gent féminine. Des femmes qui organisent des défilés de vagins en tissu ou bijoux pour que la femme ne soit plus dite « sexe faible ». Les paparazzi ont vu accroître leur business. Les magazines de la presse people ont poussé comme des champignons.

Nous sommes devenus la génération déséquilibrée…

Prix L’Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science

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Le 22 mars dernier, le prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science a récompensé 5 chercheuses et une quinzaine de jeunes femmes de talent venues des quatre coins de la planète. Cette année marque aussi le 20e anniversaire de la création de ce prix.

À cette occasion, le magazine Sciences et Avenir s’est entretenu avec 1 lauréate, le Dr Caroline Dean, et 2 boursières, le Dr Radha Boya et le Dr Hanifa Taher Al Blooshi.

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La botanique et biologiste moléculaire britannique, le Dr Caroline Dean, s’est appliquée à « l’hibernation des plantes, puis à leur adaptation à l’environnement et au changement climatique, ce qui a ouvert la voie à de nouvelles techniques d’amélioration des cultures. Loin de s’arrêter là, elle travaille désormais sur les signaux qui régulent les réponses des plantes en déclenchant l’expression de certains gènes. Les mécanismes humains et végétaux étant très semblables, ces travaux d’épigénétique pourraient conduire demain au développement de meilleurs diagnostics et traitement de maladies induites liées à l’environnement. »

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Formée à la physique en Inde, le Dr Radha Boya est chercheuse aujourd’hui à l’Université de Manchester en Angleterre. Elle « a trouvé le moyen de fabriquer des réseaux de nano-tubes, 10 000 fois plus fin qu’un cheveu. L’utilisation du graphène lui a permis de repousser les limites engendrées par la rugosité d’autres molécules et de créer des tubes où les liquides circulent mieux. Elle espère qu’ils permettront demain la désalinisation de l’eau de mer ou la séparation du gaz et du pétrole dans les raffineries. »

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La chimiste de l‘Université de Khalifa à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis, le Dr Hanifa Taher Al Blooshi, « travaille à mettre au point des produits durables pour nettoyer les marées noires sans impacter l’océan… un enjeu crucial pour sa région qui exporte des millions de tonnes de produits pétroliers, une activité qui ne devrait pas cesser avant quelques décennies. Or, plus de 45 déversements conséquents ont eu lieu depuis 2010. Et les dispersants chimiques, qui boulottent jusqu’à 90% de la pollution, sont malheureusement toxiques pour l’environnement. Trouver une alternative avec des biomatériaux est une urgence. »

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Ces 3 femmes parmi tant d’autres représentent ainsi l’espoir de demain pour un meilleur respect de notre planète bleue qui a tendance à se noircir…

Réflexions sur le féminisme…

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L’idée de vous proposer le thème d’aujourd’hui m’est venue suite à lecture de l’article La condition féminine – Marguerite Yourcenar proposé par Aphadolie sur son blog sous sa rubrique Société. Un grand merci à lui d’ailleurs !

Le féminisme selon Marguerite Yourcenar serait de « voir les femmes penser à une certaine fraternité humaine, au lieu de s’opposer d’un groupe à un autre ».

Bien loin de la notion du féminisme actuelle qui s’expose vulgairement avec les hashtag en tout genre, les plus insultants les uns que les autres, notamment cet odieux « balance ton porc », l’idée ici est d’unir l’homme et la femme dans un combat commun, l’humanité.

Depuis l’aube des temps, l’homme détient le pouvoir. Nous devons en prendre conscience et composer avec. Vouloir inverser la vapeur reviendrait du pareil au même. Les femmes détiendraient le pouvoir et agiraient comme l’homme, avec des caractéristiques liées à elles. Nous devrions davantage aller vers le partage de ce pouvoir, plutôt que d’essayer de le voler à notre compte. En outre, au vu des prises actuelles de position du féminisme, il me semblerait franchement peu judicieux que ces femmes prennent le pouvoir. Elles seraient des dictatrices plus que des humanistes. Mais, ces propos n’engagent que moi.

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Faire de l’homme notre ennemi ne nous aidera pas à obtenir plus de droits, au contraire. Nous devons nous allier, non nous confronter. « Diviser pour mieux régner » est une devise qui n’a jamais fonctionné. L’Histoire en est remplie d’exemple. En revanche, « l’union fait la force » est un concept qui a largement fait ses preuves. Notre monde ne peut avancer dans une guerre incessante et stérile entre les hommes et les femmes.

Parmi les commentaires qu’ont suscité cet article et la vidéo jointe, l’un d’entre eux, écrit probablement par une femme, a évoqué son incompréhension sur « en quoi on peut se sentir homme ou se sentir femme ». Et c’est peut-être là le problème ? Il me paraît pourtant évident et d’une logique implacable ce ressenti. Puisque c’est de ce ressenti partagé que nous pouvons nous comprendre. Comprendre l’autre, c’est se comprendre soi-même et inversement. Nous avons tout un chacun une part de masculinité et une part de féminité en nous. Il suffit simplement de l’écouter et surtout d’en avoir conscience afin de pouvoir s’adapter à la psychologie masculine ou féminine, selon son sexe.

L’homme et la femme, nous sommes différents, mais complémentaires. Les forces de l’un sont les faiblesses de l’autre et réciproquement. Nous avons besoin de l’un et de l’autre. Si nous, les femmes, voulons une place équitable, non égale, aux côtés de l’homme, nous ne devons pas devenir un homme, mais savoir nous imposer avec nos propres armes pour gagner cette place. L’homme ne doit pas non plus devenir une femme pour autant.

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Il existe depuis longtemps une confusion de la pensée entre ces deux notions d’équité et d’égalité. Les femmes veulent être égales à l’homme. Mais ce concept est impossible, dû à nos différences. Nous ne pourrons jamais être dotées de la même force physique qu’un homme, notre anatomie ne le permettant pas. À l’identique, un homme ne pourra jamais porter d’enfant, sa composition physiologique étant divergente de la nôtre. Dans l’idée de l’équité, il s’agit de la notion du « juste ». « Être égaux en droits » ne signifie pas une égalité entre l’homme et la femme, mais une équité des droits entre les droits partagés, celui de voter, de travailler, de conduire, d’avoir le même salaire selon le même niveau de poste ou de fonction, etc., et les droits inhérents à notre propre nature. Le droit à l’IVG ne peut être que consultatif par l’homme, non décisif. De la même façon que le droit de paternité ne peut être refusé par la femme, sauf en cas de viol et autres agressions du même type bien sûr.

Enfin, cet article ne dévoile pas de grands secrets. Il n’est qu’une lapalissade. Cependant, il m’a semblé utile de rappeler ces notions qui se font oublier de plus en plus.

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Aujourd’hui, la tendance du féminisme est de pousser l’idée, un peu trop loin à mon goût, à estimer l’homme comme le pire des salauds (désolée pour la vulgarité, mais pourtant l’état d’esprit est là), le méchant de service, la bête noire à abattre, l’ennemi public n°1… Lorsque nous écoutons et/ou lisons les discours tenus par les dites féministes actuelles, l’homme est le synonyme du mal incarné. Il est un agresseur, un violeur… Ses moindres tentatives à l’égard de la femme, qu’elles soient louables ou pas, sont systématiquement jugées comme malsaines. Par contre, les filles qui chauffent les garçons, qui adoptent des comportements plus que discutables vis-à-vis de l’homme, hé bien, on n’en parle pas ! Si une femme se permet de contrarier la mouvance actuelle en exprimant des vérités qui ne sont pas à l’avantage de la femme, comme dire qu’une actrice, secrétaire ou autre use de ses charmes pour avoir un rôle, un poste, etc., cette femme se retrouve mise au pilori, à l’image de la sorcière à brûler sur le bûcher. On préfère à la place parler de ses poils que l’on a décidé de teindre ou de ne plus raser, des paillettes ou parfum pour vagin, des vagins « design » qui pendouillent partout sur des robes, des chaussures lors d’un défilé de mode, des femmes ayant choisi la grosseur attitude ou la maigreur, qu’importe que leur santé soit en danger dans un sens comme dans un autre, etc., en prétendant défendre la cause féminine.

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Mais également, peut-être le pire, les femmes n’arrivent même pas entre elles à être sur la même longueur d’ondes. De nombreux faits divers en témoignent. Des filles habillées en short, en mini-jupe avec un tee-shirt moulant ou un chemisier décolleté sont jugées par certaines autres de leurs autres congénères comme des putains (navrée encore pour la grossièreté, mais…), des filles trop maquillées, trop ceci ou cela, en gros, trop sexy, sont cataloguées de la même manière. Les femmes se critiquent, se disputent, se jalousent, se battent entre elles et rien n’avance. Certaines vont même jusqu’à inventer des mots, tels la grossophobie & co, le fémicide et j’en passe afin de justifier leur combat du féminisme.

Alors, suis-je aussi peut-être l’une de ces sorcières ? Or, en tant que féministe qui tente de défendre la femme à son petit niveau, je ne cautionne absolument pas ce qui se passe de nos jours. Je rejette ces féministes voulant que nous correspondions toutes à leur vision de la femme. Je n’adhère pas à ce féminisme qui prône la guerre des sexes…

Women’s Day

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Aujourd’hui, 8 mars, sans surprise, tout le monde le sait, c’est la Journée Internationale de la Femme ! Enfin, plus précisément, la Journée Internationale des Droits des Femmes.

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Bien que cette journée marque les luttes pour les droits des femmes, notamment contre les inégalités par rapport aux hommes, elle ne demeure pas moins qu’une journée parmi tant d’autres.

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Mais, avant de vous présenter mon article habituel sous ma rubrique Sciences, il m’était inconcevable de ne pas dédier un article à cette journée au vu de mon engagement dans ce combat.

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Petit récapitulatif. Cette journée tire son origine de l’histoire des luttes féministes qui ont eu lieu en Europe et en Amérique.

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Le 28 février 1909, le National Women’s Day, Journée Nationale de la Femme, fut fêté sur l’initiative du Socialist Party of America. Ce dernier était le Parti politique démocratique socialiste aux États-Unis de 1901 à 1973. Il naquit de la fusion des membres du jeune Parti social démocratique et de ceux du Parti ouvrier socialiste qui avaient quitté leur organisation en 1899. Il disparut en 1972/1973 pour se diviser en 3 Partis distincts, les actuels Socialist Party of the United States of America (Parti Socialiste des États-Unis), Social Democrats USA (Sociaux-Démocrates, USA) et Democratic Socialists of America (DSA), (Socialistes Démocrates d’Amérique).

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À la suite de la proposition en août 1910 de Clara Zetkin (enseignante, journaliste, femme politique du Parti social-démocrate d’Allemagne) et d’Alexandra Kollontaï (menchevik du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, future commissaire du Peuple), l’Internationale socialiste des femmes (ISF) célébra le la première Journée Internationale des Femmes en revendiquant le droit de vote aux femmes, le droit au travail ainsi que la fin des discriminations au travail. Cette organisation féministe internationale européenne, principalement, fut créée en 1907 sous le nom d’Internationale des femmes socialistes en tant qu’organisation sœur de l’Internationale ouvrière. Après plusieurs changements de noms, elle est aujourd’hui associée à l’Internationale socialiste (IS) rassemblant ainsi les organisations féminines des partis membres de l’IS.

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Depuis 1910, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans. Or, ce n’est que le 8 mars 1977 que les Nations Unies officialisèrent cette journée. Ce fut consécutivement à l’année internationale des femmes de 1975 et s’inspirant de l’initiative communiste que l’ONU adopta une résolution enjoignant à ses pays membres de célébrer une Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale, appelée dès lors plus communément la Journée Internationale de la Femme. Celle-ci fait désormais partie des 87 journées internationales reconnues ou introduites par l’ONU.

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Quant à l’origine du 8 mars en France, elle remonterait à une manifestation d’ouvrières américaines du textile. Ce « fait » serait issu d’un article de 1955 du quotidien communiste L’Humanité ayant relaté une manifestation de couturières new-yorkaises, un siècle auparavant, le 8 mars 1857.

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Outre les évènements historiques qui ont permis à cette journée d’être la nôtre (juste sur le calendrier), ce jour représente davantage la consécration aux victoires gagnées de nos aïeules. Cette date est également un rappel à tous les autres combats à mener. Le droit à l’éducation pour les filles dans le monde, de disposer de notre corps, de s’unir avec l’être choisi, de se vêtir comme souhaiter, d’avoir les mêmes opportunités professionnelles que les hommes, les mêmes libertés qu’eux, le droit d’avoir les mêmes droits…

Les quadragénaires au recyclage !

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Une étude menée par le Professeur Colin McKenzie de l’Université de Keio au Japon en collaboration avec une équipe de chercheurs de l’Université de Melbourne en Australie a démontré que les quadragénaires actifs seraient plus performants s’ils n’effectuaient que 25 heures hebdomadaires de travail, soit 3 jours par semaine.

Cette étude qui a été publiée dans la revue spécialisée Melbourne Institute Worker Paper Series en 2016 vient de nouveau refaire surface fin février dernier dans certains médias.

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Ces chercheurs se sont basés sur des résultats de tests cognitifs, c’est-à-dire de mémoire, perception, lecture à voix haute, raisonnement, etc. Ces tests ont été réalisés par l’Institut de Melbourne responsable de la conception et de la gestion de l’enquête HILDA (Income and Labour Dynamics in Australia) Survey auprès de 3 000 hommes et 3 500 femmes de plus de 40 ans au cours de leur activité professionnelle. Les chercheurs ont ainsi observé que leurs capacités cognitives s’accroissaient au fil des heures, puis décroissaient après un certain temps dépassé.

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Les employés qui travaillaient de 25 à 30 heures hebdomadaires ont obtenu les meilleurs résultats, alors que ceux qui accomplissaient 55 heures de travail par semaine ont eu des résultats semblables à des personnes retraitées ou au chômage. Au-delà de 30 heures de travail, les performances des quadragénaires, hommes comme femmes, déclinaient. Ces personnes ont aussi montré des signes plus élevés de fatigue et de stress les empêchant ainsi d’être véritablement efficaces.

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Le Professeur Colin McKenzie a d’ailleurs déclaré au Time Magazine : « Le travail peut être une arme à double tranchant car il peut stimuler l’activité cérébrale, mais les longues journées de travail peuvent causer de la fatigue et du stress qui endommagent potentiellement les fonctions cognitives. […] Cela signifie que pour ces personnes, un temps partiel sera plus approprié ».

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Bien que cette étude ait démontré qu’il fallait réduire son temps de travail afin de garder au top ses capacités intellectuelles à 40 ans passés, il n’en demeure pas moins que dans les faits cette baisse d’activité serait synonyme de baisse de revenu. Par conséquent, une diminution de pouvoir d’achat et de niveau de vie. Donc cerveau ou porte-monnaie, un choix cornélien…

Iran : un policier blesse volontairement une jeune Iranienne

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Depuis plusieurs mois déjà, des Iraniennes manifestent pacifiquement contre le port du voile obligatoire. Ce mouvement qui s’amplifie de plus en plus commence à embarrasser les autorités. Les réactions sont d’ailleurs vives. Les arrestations à Téhéran se multiplient et des policiers n’hésitent pas à utiliser la violence pour stopper ces femmes.

Des manifestations dans les artères principales de Téhéran, la Capitale du pays, ainsi que dans d’autres villes ont lieu. Ces femmes, tête découverte, protestent en se postant à un endroit stratégique de la ville, celui le plus fréquenté, et en brandissant un voile blanc au bout d’un bâton ou à la main afin de montrer leur désaccord contre le port obligatoire du voile.

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Depuis le 22 février dernier, une vidéo filmée par l’un des témoins d’une agression d’un policier à l’encontre d’une jeune manifestante iranienne fait le tour des réseaux sociaux. L’acte s’est déroulé en plein centre de Téhéran à une période de grande fréquentation.

Alors que Mariam Shariatmadari, tête découverte, s’était postée debout sur un haut bloc de béton avec un voile blanc à la main qu’elle agitait, un policier arrivant sur les lieux lui demande de descendre. « Dites-moi ce que je fais de mal et je descendrai », lui répond-elle. Celui-ci lui rétorque à son tour : « perturbation de l’ordre public ». Face à cette altercation, la foule vient en soutien à la jeune femme en scandant : « Applaudissez-là ! » Le policier grimpe alors sur l’un des bords du bloc de béton et la pousse violemment jusqu’à la faire tomber à terre.

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Mariam Shariatmadari, blessée au genou, a été transférée à la prison d’Evin à Téhéran. Elle est actuellement en attente de son jugement.

En réaction à ce fait, les internautes ont exprimé leur indignation, tout comme l’avocate iranienne des droits humains Nasrin Sotoudeh qui a écrit sur sa page Facebook : « Non seulement aucun homme n’a le droit de faire cela à une femme, mais en plus le policier a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne ».

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Des ovules humains matures cultivés en laboratoire

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La période de fertilité féminine dépend du stock non renouvelable de follicules présents dans les ovaires et potentiellement sensibles à la chimiothérapie et la radiothérapie – photo CORTIER / BSIP

Des scientifiques sont parvenus à cultiver des ovules humains en laboratoire prêts à être fécondés. Une grande première pour préserver la fertilité féminine.

Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg (Écosse) et de New York (USA) ont réalisé ces travaux. L’étude a été publiée le 9 février de cette année dans la revue Molecular Human Reproduction – Oxford Academy.

Des scientifiques avaient déjà obtenu des ovules matures de souris en laboratoire jusqu’à la production d’individus vivants. D’autres avaient réussi à accroître des ovules humains à un stade de développement tardif, mais jamais jusqu’au stade final.

Pour cette étude, les chercheurs ont mis au point des milieux de culture dans lesquelles les ovocytes (cellule germinale femelle située dans l’épaisseur du parenchyme ovarien et dont la maturation nucléaire et cytoplasmique la conduit à l’état d’ovule fécondable) ont été cultivés afin de maintenir chaque étape de leur croissance. 10 tissus ovariens ont été alors prélevés chez des femmes âgées d’environ 30 ans, puis cultivés en 3 étapes durant un total de 20 jours.

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Sur les centaines de follicules (glande en forme de petit sac interne dans l’épaisseur d’un tégument, enveloppe de la graine ou tissu organique recouvrant le corps des animaux), ovules immatures, de départ, seulement 9 ont atteint la maturité.

Le Professeur Azim Surani de l’Université de Cambridge (Angleterre) a estimé malgré ces résultats prometteurs qu’ « il reste beaucoup de travail avant de conclure qu’ils ont le potentiel d’être utilisés dans les cliniques […] ces ovocytes sont plus petits que la normale » et qu’il serait intéressant de tester leur développement en fécondation in vitro.

Le Professeur Evelyn Telfer de l’Université d’Édimbourg qui a dirigé ces travaux a quant à elle établi : « Le fait de pouvoir développer pleinement des ovules humains en laboratoire pourrait élargir la portée des traitements de fertilité disponibles et nous travaillons maintenant à optimiser les conditions favorisant leur développement. Nous espérons également savoir, sous réserve d’approbation réglementaire, s’ils peuvent être fécondés ».

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Cependant, même si effectivement cette recherche doit être approfondie, elle représente une avancée majeure à toute tentative de fécondation ultérieure. Elle pourrait permettre notamment de préserver la fertilité des femmes atteintes d’un cancer.

Le but pour ces femmes désireuses d’enfanter après avoir suivi un traitement, comme la chimiothérapie, serait d’éviter la réimplantation de tissu ovarien préalablement prélevé et ainsi la réintroduction du cancer. À la place, les ovocytes immatures récupérés à partir d’un morceau de leur ovaire pourraient être amenés à maturité en laboratoire et stockés pour être fécondés plus tard.

Mais aussi, ce tel progrès ouvre les portes de l’espoir à de nombreuses femmes infertiles, tel que l’a déclaré le Professeur Channa Jayasena du Collège Impérial de Londres : « Un travail élégant, démontrant pour la première fois que les ovules humains peuvent être cultivés jusqu’à maturité dans un laboratoire […] une percée importante, qui pourrait offrir de l’espoir aux femmes infertiles […] il faudra plusieurs années pour traduire cela en thérapie ».

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Pour les auteurs de l’étude, des travaux supplémentaires seront bien sûr nécessaires afin de perfectionner la procédure et déterminer si les ovules donc obtenus sont normaux et potentiellement fécondables.

Bien que de nombreux détracteurs s’élèveront contre ce type d’évolution scientifique, il n’en reste pas moins que ce bond énorme en la matière permettra de concrétiser le rêve de beaucoup de femmes à devenir des mamans épanouies. Mais, il faut être une femme dans cette situation pour comprendre…

Les grid girls sur la touche

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Le nouveau propriétaire de la Formule 1, Liberty Média, a annoncé la fin d’une tradition le 31 janvier dernier.

Les courses de F1 se passeront désormais des grid girls, ces jeunes femmes choisies pour tenir le drapeau ou l’ombrelle d’un pilote de course automobile sur la grille du départ.

Ceci prendra effet dès le Grand Prix de la saison 2018 en Australie, fin mars.

Le directeur commercial de la F1, Sean Bratches, a déclaré dans un communiqué :  « Cette tradition ne correspond pas aux valeurs défendues par notre marque et est clairement en contradiction avec les normes sociétales actuelles. Nous ne pensons pas que cette tradition soit appropriée ou en accord avec la F1 et ses fans. »

Cette discipline de course automobile considérée comme la catégorie reine des sports automobiles remplacera dorénavant les grid girls par des invités de marque, artistes ou encore des traditions et produits locaux.

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Cette décision a fait suite au mouvement MeToo de libération de la parole des femmes face aux violences sexistes ainsi que quelques jours après l’initiative de l’organisation professionnelle de fléchettes du Royaume-Uni de se séparer de ses propres hôtesses.

D’ailleurs la question de conserver ou pas la tradition des grid girls s’était déjà posée l’an passé. Un débat avait eu lieu entre les personnes désireuses de respecter cette tradition et celles estimant qu’elle était dépassée.

La question a donc été tranchée.

Si certains se félicitent de cette décision en encourageant même d’autres sports à suivre ce chemin, d’autres n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement.

Selon un sondage réalisé en décembre dernier par la BBC, 60 % des individus interrogés souhaitaient maintenir cette tradition des grid girls.

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Charlotte Gash, une grid girl, interviewée par la BBC a également exprimé son point de vue : « Je suis dégoûtée que la F1 ait cédé à une minorité pour être politiquement correcte. Je suis chanceuse, car ça n’est pas ma source principale de revenus, mais elle l’est pour certaines. Nous aimons faire ça et nous ne voulons pas qu’on nous l’enlève. »

D’autres sports avaient déjà pris les devants et ce bien avant l’affaire Weinstein. Tel a été le cas de l’Automobile Club de l’Ouest des 24 heures du Mans. Dès la saison 2015, il n’a plus fait appel aux jeunes femmes.

Ce que certaines femmes estiment comme étant « un succès pour la cause féminine » n’en est pourtant pas un. Car ces femmes, qu’elles soient appelées grid girls, hôtesses, etc. se retrouvent définitivement sur la touche, au chômage. Alors pour soi-disant défendre la cause féminine, on envoie nos congénères sur le marché de l’emploi. Concrètement, on supprime des postes où seules les femmes étaient présentes jusqu’alors. Des artistes, des personnalités, etc. qui seront invités à supposer de manière bénévole voleront un travail rémunérateur à d’autres. Or, sous le prétexte de vouloir répondre aux « normes sociétales actuelles », ces dirigeants sportifs d’un nouveau genre vont simplement économiser de l’argent. Ce type de décision est exactement similaire à un chef d’entreprise qui pratique un licenciement économique.

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Que vont devenir ces femmes ? Quel reclassement va-t-on leur proposer ?

Rien !

Le plus triste aujourd’hui est de ne mettre en avant que le côté « sexiste » de ces prises de décision, pour ma part, absurdes. On ne voit plus le côté festif. Surtout on ne réfléchit pas sur le fait que l’on supprime de plus en plus, indirectement mais sûrement, des emplois strictement féminins. Et il est utile de le répéter.

Que veulent-ils en fin de compte ces prétendus-là défenseurs de la cause féminine ? Un monde futur où les mannequins féminins ne pourront plus défiler en sous-vêtements ou maillot de bain, car trop sexiste ? Plus de cheerleaders ou pom-pom girls qui stimulent l’enthousiasme des supporters des équipes sportives, car trop dégradant ? Plus de défilé non plus de majorettes, car indigne pour la femme ? À quand allons-nous nous attaquer aux Chippendales ?

En outre, une autre conséquence, et pas des moindres, risque de se produire. Le retour ni plus ni moins aux clubs privés uniquement réservés aux hommes. Les femmes n’auront le droit qu’aux clubs de couture ou de lecture.

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Au regard de toutes ces prises de position actuelles, nous les autres féministes sommes en droit de nous inquiéter sérieusement sur notre condition dans l’avenir. Les décisions sont prises, mais sans notre consultation. A-t-on demandé l’avis des grid girls pour la suppression de leur job ? A-t-on même requis leur présence lors de ce débat afin qu’elles puissent défendre leur gagne-pain ? Et les hôtesses du club des fléchettes du Royaume-Uni ont-elles eu elles aussi leur mot à dire ? Toutes ces femmes ne sont-elles pas après tout les premières concernées ?

Où ce monde nous conduit-il ? Un avenir bien sombre où la femme sera conditionnée à répondre à d’autres critères, des critères austères où toute forme de féminité sera abolie. L’univers de la femme propre à elle partira en fumée ou ne pourra évoluer qu’en cercle restreint.

Nous deviendrons des hommes…