Afghanistan : les femmes sans nom

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En Afghanistan, les femmes ne sont jamais appelées par leur prénom. Elles sont la « fille de », « femme de » ou « sœur de ».

Thomson Reuters Foundation a alors décidé de lancer une campagne #WhereIsMyName sur les réseaux sociaux afin que les Afghanes obtiennent le droit à leur identité.

« L’identité des femmes n’est même pas mentionnée à leurs funérailles, ni sur l’avis de décès, ni sur leur tombe, elles restent inidentifiables, même après la mort. », tel que l’a déclaré une militante à la BBC.

Quant à l’activiste et écrivain Bahar Sahaili, qui s’est jointe aussi à cette campagne, elle a précisé au journal Marianne : « Les femmes sont considérées comme le deuxième sexe et la propriété des hommes. Nous essayons de prendre en main nos identités et de les libérer. […] Notre pépiniériste me désigne toujours par le nom de mon fils. Il m’appelle « la mère de Samuel ». En public, on nous appelle « celles aux cheveux noirs », « les faibles » ou « tante », quel que soit notre âge ».

La première revendication de cette campagne est de demander au gouvernement qu’il autorise l’inscription du nom de la mère sur les nouvelles cartes d’identité électroniques, jusqu’alors invisible.

À cela, un porte-parole de la Cour suprême à Kaboul a répondu que pour l’instant « les gens de la culture afghane n’étaient pas prêts pour cette étape moderne. Cela pourrait générer un tumulte gênant. »

Sans commentaire…

See you !

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Hello les amis !

Un imprévu de dernière minute me contraint à vous quitter pour le reste de la semaine. Mais, je ne vous abandonne pas pour autant.

Comme à chacune de mes absences, je vous ai préparé des articles planifiés (1 par jour) que vous pourrez ainsi consulter.

Je vous souhaite une très bonne semaine et vous retrouve bon pied, bon œil lundi !

À vous tous…

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Algérie : les maillots de bain de la discorde

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Durant la dernière période du ramadan en Algérie, des femmes en maillots de bain sur la plage ont été prises pour cible par certains internautes sur leur page de Facebook.

Les créateurs de ces pages ont appelé à la dénonciation de ces femmes en question. Ils demandaient de les prendre en photo puis de les « afficher » sur Internet afin de montrer, ce qu’ils estiment, le comportement dégradant de ces femmes.

En riposte à cette manière d’agir inélégante et suite à l’agression de deux jeunes femmes à cause de la longueur de leur jupe jugée « indécente »,  une Algérienne d’Annaba (nord-est de l’Algérie) a décidé de lancer à son tour un appel. Elle a créé un groupe secret ce 1er juillet sur Facebook invitant les autres femmes algériennes à venir se rassembler sur la plage en maillot de bain. La page invitait à l’origine les membres de sa famille. Elle a atteint aujourd’hui plus de 3 200 membres. Trois manifestations ont eu ainsi lieu les 4, 8 et 13 juillet. Plus d’une centaine de femmes y était présente.

Lilia, journaliste au journal quotidien algérien Le Provincial a expliqué la raison de ce mouvement : « habituer les hommes à voir des femmes en maillot de bain […] défendre le droit de se baigner comme vous voulez, pas forcément en maillot de bain. […] Ce mouvement permet que la plage reflète la richesse et la diversité de l’Algérie. »

Elle infirme également « tout coup de com' » dénoncé dans le journal Marianne : « Le but n’est pas de faire du bruit et encore moins de faire le buzz, mais de changer la société profondément et en douceur. Ceci ne pourra se faire qu’en habituant des milliers de voyeurs à ce qu’ils considèrent encore comme étant interdit. Nous ne voulons pas changer leur vision des choses, mais simplement leur inculquer la tolérance et l’acceptation de l’autre. »

Bien que cette initiative fasse débat dans le pays suite à l’article de Lilia publié dans le journal algérien relatant son expérience lors de l’une de ces manifestations, elle demeure secrète par peur des représailles des hommes opposés à leur choix vestimentaire.

D’ailleurs les administrateurs des pages qui appelaient à la délation de ces femmes n’ont pas tardé à partager leur virulente réaction. Selon le journal Le Nouvel Observateur, des commentaires misogynes et agressifs abondent sur ces pages qui accueillent des milliers d’inscrits. Le journal n’en a exposé que les moins violents : « Où sont vos pères ? », « Allez vous rhabiller ? », ou encore « Filles faciles ». Certains d’entre eux ont même décidé de créer une action pour contrecarrer ce groupe de femmes par le biais d’un hashtag : « je me baigne avec mon hijab, je laisse la nudité aux animaux ».

Devant ce déchaînement haineux soutenu et parfois même encouragé par des femmes, le groupe secret a décidé de ne pas céder. Sa fondatrice a déclaré à L’Obs : « Maintenant que nous avons construit une communauté soudée, nous avons décidé de nous battre pour imposer nos robes et nos jupes dans les rues de la ville pendant toutes les saisons de l’année. »

Maryam Mirzakhani

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Maryam Mirzakhani avait reçu la médaille Fields en 2014 – THE SEOUL ICM 2014 / AFP

Hommage à cette prestigieuse femme de science.

Née en 1977 et première femme mathématicienne lauréate de la médaille Fields en 2014, estimée comme l’équivalent du prix Nobel en la matière, Maryam Mirzakhani, Iranienne, est décédée le 15 juillet 2017 aux États-Unis de la suite d’un cancer.

Professeur à l’Université de Stanford (États-Unis), elle était spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles. Elle avait découvert de nouvelles méthodes de calcul des volumes d’objets avec des surfaces hyperboliques, en exemple « une selle de cheval ».

En 1994 et 1995, elle remporta les olympiades internationales des mathématiques avec un score parfait à l’issue de la seconde édition.

Lors de sa récompense en 2014, le Congrès International des Mathématiciens (IMC) avait déclaré : « Dotée d’une parfaite connaissance d’un éventail très divers de techniques mathématiques et de cultures mathématiques disparates, elle maîtrise une rare combinaison de capacités techniques, d’ambition audacieuse et une profonde curiosité. »

Le 14 juillet 2017, le scientifique américano-iranien et ancien de la NASA, Firouz Michael Naderi, avait publié sur Internet une photo de la jeune femme en train d’écrire des formules mathématiques sur un tableau noir accompagnée de ce message : « c’est quelqu’un de très réservé mais envoyez-lui vos pensées positives et vos énergies positives ».

Depuis 1936, la médaille Fields est décernée aux mathématiciens de moins de 40 ans.

Simone Veil

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L’une des plus grandes combattantes de tous les temps pour les droits de la femme vient de s’éteindre. Simone Veil est décédée hier 30 juin à Paris, à l’âge de 89 ans.

En tant que femme et défenseur de cette même cause, comment ne pas être touchée par cette annonce ?

Cette rescapée de la Shoah entra dans la magistrature en tant que haute fonctionnaire, puis fut nommée Ministre de la Santé en 1974. Et à ce titre, elle fait adopter la célèbre loi qui porte son nom le 17 janvier 1975 donnant enfin le droit aux femmes à l’IVG. De 1979 à 1982, elle fut la première présidente du Parlement européen, nouvellement élue au suffrage universel. Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales (ou des Solidarités) et de la Santé, elle siégea ensuite au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Le 20 novembre 2008, elle fut élue à l’Académie française et reçue solennellement par Jean d’Ormesson le 18 mars 2010.

Incarnant ainsi les trois moments forts du 20e siècle, l’une des rares survivantes de la déportation d’Auschwitz, l’accès donc à l’avortement pour les femmes et l’une des figures emblématiques de la construction européenne, Simone Veil restera à jamais un symbole de la liberté féminine, une lumière qui ne cessera de briller dans l’Histoire, notre histoire de la femme…

« Tampon, notre ennemi intime »

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Une vingtaine de composants chimiques ont été retrouvés dans 6 marques de tampons – LOIC VENANCE/AFP

La chaîne de télévision France 5 a diffusé ce 25 avril un documentaire très préoccupant, réalisé par la journaliste Audrey Gloaguen, sur la composition des tampons hygiéniques. Il a mis en lumière que le meilleur protecteur intime pour la femme pouvait se révéler être son pire agresseur.

Les règles des femmes demeurent encore un sujet tabou. La réalisatrice l’a directement évoqué : « À ce jour, il n’existe aucune étude d’impact des tampons sur la santé des femmes. » Autre preuve à l’appui. Aucune loi, ni réglementation n’oblige les fabricants de tampons à divulguer les composants de leurs produits.

L’équipe de journalistes a donc décidé de mener son enquête personnelle. Elle a récolté des données à travers le monde, réalisé ses propres analyses et s’est procurée une étude commandée en août 2016 par le secrétariat d’État à la consommation.

Le syndrome du choc toxique (SCT)

Les tampons seraient à l’origine du syndrome du choc toxique, une affection assez rare causée par une toxine de la bactérie du staphylocoque doré. Selon le Professeur Gérard Lina, microbiologiste spécialiste de ce syndrome, « 20 à 30 % des femmes sont porteuses du staphylocoque doré. Si le fluide menstruel est bloqué dans le vagin par un tampon, la bactérie va l’utiliser comme milieu de culture et se développer. Elle va libérer une toxine extrêmement dangereuse et déclencher une infection généralisée dont on peut mourir si elle n’est pas prise en charge correctement : c’est le choc toxique. »

Cette affection mortelle dans 5 à 15 % des cas peu connue du grand public l’est pourtant depuis les années 80.

À cette époque, une épidémie de SCT explose aux États-Unis, provoquant de nombreuses victimes. La marque de tampons Rely appartenant à la multinationale Procter & Gamble est de suite pointée du doigt. Elles fabriquaient des tampons en fibres synthétiques pour remplacer le coton pouvant absorber jusqu’à 5 jours de règles. Attaquée en justice, elle dut dédommager financièrement les victimes et interrompre la production. Les centres américains de contrôles des maladies (CDC) avaient démontré un lien dans certains cas de ce syndrome avec le port de tampons hygiéniques. Une note d’avertissement sur les emballages a été imposée par les autorités sanitaires américaines (FDA), recommandant des tampons peu absorbants, moins à risque ; degré d’absorption. Cette note existe aussi en Europe depuis lors. D’ailleurs, la célèbre marque Tampax a même une page entière sur son site consacrée à quelques règles de sécurité : « Vous pouvez réduire le risque de SCT en utilisant une serviette, plutôt qu’un tampon, au moins une fois par jour pendant vos règles, et en choisissant le niveau d’absorption minimal correspondant à vos besoins. »

Cependant, 2 victimes, Justine et Margaux, témoignent dans ce documentaire de l’enfer qu’elles ont traversé en raison de la méconnaissance de ce syndrome du choc toxique autant du grand public que des médecins. Le documentaire rappelle également le cas de la mannequin Lauren Wasser, dont le SCT a entraîné l’amputation de sa jambe gauche.

Des traces de dioxines

Quant à l’étude commandée par le secrétariat d’État à la consommation, elle rapporte un résultat terrifiant.

6 marques non citées de tampons hygiéniques ont subi des tests. Une vingtaine de composants chimiques a été alors trouvé dans chaque produit à très faible taux. Or, certaines substances ont troublé les journalistes. Des dioxines, des polluants organiques persistant dans l’environnement, très toxiques pour la santé, et faisant partie des 10 plus nocives, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elles seraient responsables des problèmes au niveau de la procréation, du développement et un risque de cancer, tel que Dominique Lison, toxicologue belge, l’a expliqué : « Elles pourraient être à l’origine d’une pathologie très douloureuse, responsable aussi d’infertilité : l’endométriose. »

Les journalistes se sont également tournés vers un chercheur du centre Analytika, un laboratoire indépendant du Var. Celui-ci a détecté une substance qui n’avait pas été citée par l’étude, le DEHP, un phtalate (les phtalates sont utilisés pour assouplir les plastiques) interdit en Europe, car suspecté d’être un perturbateur endocrinien et potentiellement cancérigène.

Les journalistes ont transmis leurs résultats à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui se prononcera avant l’été 2017 sur la dangerosité de ces produits.

Enfin, la majorité des scientifiques interviewés dans ce documentaire estiment un réel danger constitué par les tampons. Philip Tierno, chercheur à l’école de médecine de New York a déclaré concernant les industriels  : « Ils disent que les risques sont faibles. Mais cela est faible si l’on n’utilise qu’un seul tampon. Une femme utilise en moyenne 11 000 tampons dans une vie. La plupart des dioxines s’accumulent. »

Prix L’Oréal-UNESCO 2017 pour les Femmes et la Science

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Depuis 1998, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO se sont associés en vue de récompenser chaque année les femmes de science en créant le « Prix l’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science », car « le monde a besoin de la science, la science a besoin des femmes », comme l’a rappelé Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO.

Ainsi, le 6 mars dernier, cette association a fêté ses 10 ans et le 23 mars a eu lieu la cérémonie de remise des prix des 5 lauréates représentant chacune l’un des 5 continents du monde.

Mais également, cette association accompagnant les talents de demain, 15 jeunes chercheuses prometteuses ont reçu le soutien de celle-ci. Flavia Schlegel, la sous-directrice générale pour le Secteur des sciences exactes et naturelles de l’UNESCO, a déclaré : « Par cette reconnaissance, le programme vise à changer les mentalités et montrer à une nouvelle génération de jeunes filles qu’elles ont leur place dans les sciences et peuvent participer pleinement à la découverte des solutions de demain. »

Portraits en images des 5 lauréates à retrouver sur le site de l’Unesco dans l’article Prix L’Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, 2017

Il est à noter qu’aujourd’hui les femmes scientifiques ne représentent que 28 % des chercheurs dans ce domaine et dans le monde.

Nouvelles d’Angleterre

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Pas de news de la planète aujourd’hui, juste celles de mon petit monde… Je reprendrai celles-ci la semaine prochaine.

Ayant été occupée à la préparation des cartons pour mon déménagement et par les visites de maisons (loin d’être terminées) afin de trouver à nouveau un home sweet home, je n’ai pas eu le temps de réaliser des recherches afin de vous proposer un article. J’ai aussi préféré profiter de ces derniers instants dans cette maison que je vais quitter un peu le cœur lourd.

Alors en attendant d’emménager pour la 25è fois de ma vie, qui sera rendue officielle bientôt, je vous présente en ces quelques photos cette maison chaleureuse que je vais devoir quitter, avec mon vieux chat Clarence en prime et gardien des lieux…

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Je vous retrouve demain sans faute pour un mercredi en forme !

Équité ≠ Égalité

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Malgré de nombreuses actions pleines de bonnes intentions réalisées à travers le monde afin de défendre les droits de la femme, beaucoup d’entre elles semblent s’être perdues en chemin et sombrer dans une sorte de marasme.

De plus en plus, une tendance quelque peu négative (à mon sens) s’en dégagerait poussant à une confusion inquiétante entre l’équité et l’égalité.

Vouloir que la femme et sa nature propre soient respectées, qu’elle obtienne un accès libre à l’éducation, l’autonomie, etc., au même titre que l’homme, qu’elle ait une considération sociale équivalente à celle de l’homme pour et dans une même fonction professionnelle… sont des notions effectivement défendables. Or, dériver vers un extrême qui tendrait vers l’annihilation de la place de l’homme dans la société ne l’est pas.

Prôner l’égalité à tout bout de champ, pour tout et n’importe quoi, pinailler sur des détails sans importance, sont des coups d’épée dans l’eau qui ne changeront pas grand-chose à l’évolution de la condition féminine. De la même façon, polémiquer sur des évènements qui pourraient potentiellement avoir des conséquences éventuellement néfastes, critiquer sans réfléchir une idée permettant d’arriver à l’équité, mais estimée par certaines comme saugrenue, n’aideront pas non plus la femme à ancrer sa place dans le monde.

D’ailleurs, certaines actions ayant été menées pour la Journée Internationale de la Femme donnent à réfléchir sur le réel impact qu’elles pourraient donner.

Ainsi, on a pu lire dans une certaine presse, quelques articles relatant ces actions…

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« Adoptez le kit de communication non sexiste ». Un résumé de l’initiative, dont l’idée est certes noble, mais complètement absurde. Comme si un « kit » permettait à un macho de l’être moins ? Quant à l’effet escompté, il risquerait de donner son opposé.

« L’université de Strasbourg placardée de messages sexistes ». Le groupe féministe de celle-ci a mené une « action coup de poing » se voulant provocatrice afin de dénoncer les différentes remarques sexistes entendues tout au long de l’année et susciter des réactions. Ces jeunes femmes n’ont pas su répondre à leurs détracteurs. Il aurait peut-être mieux valu, afin de davantage marquer les esprits, détourner ces réflexions, ceci dit, totalement déplacées et les resituer dans un contexte féminin, en proposant le commentaire original suivi de sa modification. Exemple : « Vous ne savez pas réfléchir. Trouvez-vous un mari une femme riche, ça sera la seule façon de vous en sortir dans la vie », ou encore : « L’art n’est pas un domaine pour les femmes hommes. Les filles garçons, vous n’avez rien à faire ici. Les meilleurs meilleures artistes sont des hommes femmes. »

« Ce que veulent (vraiment) les femmes ». L’apothéose dans le domaine du pinaillage et d’une forme de polémique entièrement gratuite. En introduction de cet article on peut ainsi lire : « Tapez sur Google « ce que veulent les femmes » pour vous rendre compte de la mentalité de notre société. Les femmes seraient à la recherche d’hommes attirants et fortunés pour s’occuper d’elles. Désolant. Effarant. Affligeant. Voici les mots qui nous viennent à l’esprit. Car ce que les femmes veulent (vraiment) en 2017, c’est ça. » J’ai suivi ce conseil en tapant dans la barre de recherche de Google cette dite phrase. Le résultat n’est absolument pas le même. Mon Google ne doit pas être le même que celui de cette « journaliste » et peut-être aussi moins sexiste.

« Pour le 8 mars, l’épouse de Justin Trudeau propose de célébrer… les hommes ! » Sauf que cette proposition qui aurait créé un scandale sur Internet concerne le 7 mars. Et alors, pourquoi pas ? Ne serait-ce pas ça l’équité ? Pourquoi l’homme ne pourrait-il pas avoir non plus sa journée ? Ce jour accordé à l’homme changerait-il la face du monde ? L’homme n’a-t-il droit qu’à être père pour avoir une fête à lui ? En ce qui me concerne, cette femme a tout compris au féminisme, le vrai. Celui qui se veut être tolérant, qui se bat pour ses droits, non contre les hommes. Sachant en plus que cet homme, Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada est un grand défenseur de la cause féminine et l’a prouvé.

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À la lecture de ces articles, sans prendre en compte bien d’autres issus de presses écrites distinctes abondant dans le même sens, on peut sincèrement se demander en tant que femme si ce genre de combat pour nos droits est le bon pour espérer obtenir gain de cause.

Certaines féministes d’aujourd’hui n’ont peut-être pas bien intégré le concept de l’équité qu’elles ont délaissé au détriment de celui de l’égalité.

L’homme et la femme, nous sommes différents à nombreux niveaux, physiologiquement et psychologiquement. La masse musculaire de l’homme est naturellement supérieure à celle de la femme qui, a contrario, possède un système hormonal plus développé que celui de l’homme. Notre corps est de même différent, physiquement de toute évidence et dans sa constitution interne. L’homme a une prostate, pas nous, jusqu’à preuve du contraire. La femme a un utérus et des ovaires, pas l’homme. Nous raisonnons aussi différemment…

Alors, au lieu de vouloir à tout prix l’égalité des sexes, qui est un total non-sens, pourquoi ne pas plutôt combattre pour l’équité des sexes. Considérer la femme et l’homme tels des partenaires, des complémentarités des faiblesses et des forces de l’un et de l’autre.

Mais aussi, ne serait-ce pas non plus de notre responsabilité de femme d’éduquer nos fils et futurs hommes en devenir autrement ? Ne sommes-nous pas quelque part responsables de notre situation ? Ne continuons-nous pas de reproduire cette éducation conservatrice sur les rôles que doivent tenir le garçon et la fille dans la Société ? N’est-ce pas un peu de notre ressort à l’origine d’apprendre à l’homme à modifier sa vision sur la femme ?

Journée Internationale de la Femme 2017 !

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Impensable de ne pas évoquer cette Journée Internationale de la Femme ! Mais, triste aussi d’ailleurs que nous ayons besoin de cette journée afin de rappeler au monde nos droits !

Et pas seulement les rappeler, les faire valoir, enfin, ceux que nous avons gagnés à la sueur de notre front, de nos combats (encore loin d’être finis), et avons tant de mal à conserver.

Donc, inutile d’écrire un roman sur cela, de répéter sans cesse les mêmes choses…

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Je nous souhaite à toutes, pour la forme, une belle Journée Internationale de la Femme !

Good Woman’s Day !