USA : baby boom à l’hôpital St Cloud !

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Relayé par la chaîne de télévision américaine Fox 9 et l’émission de télévision américaine Inside Edition, ce fait divers est aussi extraordinaire qu’attendrissant.

L’année 2018 a révélé un bilan surprenant pour l’hôpital St Cloud dans le Minnesota aux États-Unis. Dans la même unité de cet hôpital 31 infirmières ont donné naissance à 32 bébés cette même année. Un véritable baby boom ! Et celui-ci ne s’est pas produit du côté des patientes mais de celui de l’équipe du service de maternité.

31 infirmières sont tombées enceintes presque en même temps et ont donc accouché en 2018, dont l’une d’entre elles a mis au monde des jumeaux.

Celle-ci a d’ailleurs déclaré à Fox 9 : « J’avais des tas de gens qui me disaient quand j’étais enceinte ‘Oh, mon Dieu, chaque infirmière ici est enceinte’ et on disait ‘Oui, ne buvez pas l’eau‘ ». Une autre infirmière a expliqué à Inside Edition : « Il était notre premier alors c’était un grand soulagement de venir travailler avec toutes les autres femmes enceintes et de se dire ‘Hé, ça est-ce normal ? Ça est-ce normal ?’ Et juste avoir ce poids enlevé de mes épaules ».

Cet évènement rare, un record du nombre de naissances pour cette unité cette année-là, ne pouvait passer inaperçu. Les 31 mamans et les 32 bébés ont été alors réunis pour une séance photo grandeur nature afin d’immortaliser ce moment. Les bébés portaient tous des T-shirts blancs avec un numéro correspondant à leur ordre d’arrivée dans le monde.

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Le « Januhairy »

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Il semblerait qu’il n’y a pas que dans les rues que les voitures ou les esprits s’enflamment actuellement. Internet aussi.

Alors que le « dry January » a vu le jour, un bon défi qui consiste à arrêter de consommer de l’alcool durant tout le mois de janvier, un autre plus équivoque, inspiré plus ou moins de celui-ci, a déferlé sur la toile comme un nid d’araignée qui aurait éclaté.

À l’instar du « dry January », le « Januhairy » est un challenge proposé aux femmes reposant sur le fait d’arrêter de s’épiler pendant tout le mois de janvier, en vue d’aider les femmes à s’accepter telles qu’elles sont.

Relayé par la BBC, ce « mouvement » serait en train de faire fureur en ce moment sur le Net. Laura Jackson, une étudiante anglaise de 21 ans, à l’origine de ce défi, invite ainsi les femmes à ne pas s’épiler tout le mois de janvier et à partager des photos de leurs poils sur les réseaux sociaux pour « s’aimer et s’accepter » au naturel.

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La jeune femme s’est exprimée via un long post afin d’expliquer une telle démarche : « À l’origine, j’ai laissé pousser les poils de mon corps dans le cadre d’une performance pour mon diplôme de théâtre en mai 2018 […] Je me suis sentie libérée et j’ai eu davantage confiance en moi-même si certaines personnes autour de moi ne comprenaient pas ou n’étaient pas d’accord avec le fait que j’arrête de me raser […] J’ai réalisé qu’il y avait encore tellement de choses à faire pour que l’on puisse être capable de s’accepter les uns les autres pleinement et réellement […] Après quelques semaines à m’y habituer j’ai commencé à aimer mes poils. J’ai aussi commencé à apprécier le fait de ne pas avoir à me raser régulièrement […] Ce n’est pas une campagne de haine à l’intention de celles ou ceux qui ne comprennent pas qu’avoir des poils c’est normal, mais plutôt un projet pour se mettre en valeur et mieux se comprendre les uns, les autres ».

Touchées par ce discours, de nombreuses femmes ont décidé de rejoindre le mouvement et ont publié des photos de leur corps poilu.

Que dire ?

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Ce défi a le seul mérite d’être au moins sans danger, sans douleur, sans les conséquences dramatiques de certains autres challenges et sans risque létal. Hormis cette distinction, la lutte pour les droits des femmes dans le monde étant de plus en plus bien mis à mal se déplume à la vitesse des poils qui poussent…

Petite parenthèse. À l’image de cette photo ci-dessus représentant un nécessaire à rasage, composé d’un miroir et d’un rasoir, retrouvé dans une tombe égyptienne datant d’entre 1492–1473 av. J.C., les Égyptiens et Égyptiennes de l’époque antique se rasaient pour des mesures d’hygiène.

Le « slut-shaming »

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Lors d’un nouveau numéro de l’émission de télévision C’est mon choix, sa présentatrice Evelyne Thomas a utilisé le « slut-shaming » à l’encontre de deux invitées, Lylia et Melissa, venues défendre leur droit d’être sexy sans pour autant passer pour des filles faciles.

Leurs décolleté plongeant et mini-jupe ont été alors vertement critiqués par l’animatrice, censée faire preuve de neutralité : « Vous n’êtes pas des filles faciles ? Pourtant là, vous donnez facilement votre décolleté. Vous vous habillez sexy et vous en avez marre de passer pour une fille facile. Sincèrement, je dois vous l’avouer, je ne comprends pas qu’on puisse s’habiller comme vous et en avoir marre de passer pour une fille facile. Les garçons vous savez comme ils sont, il n’y en a pas qui vous disent ‘si tu les montres, c’est que tu veux ?' »

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Les propos conservateurs et sexistes de la présentatrice ont entraîné de vives réactions sur les réseaux sociaux. Parmi eux, certains internautes se sont ainsi exprimés : « Waouh Evelyne Thomas qui te sort les arguments des agresseurs sexuels en pleine émission TV à des jeunes filles parce qu’elles osent porter un décolleté. Il est brutal le retour en 1912 », « J’ai mal à mon féminisme. Laissez ces femmes s’habiller comme elles veulent ! »

Hé bien les amis ! C’est grâce à ce fait évoqué sur un site Internet que j’ai découvert cette expression « slut-shaming ». Je ne m’étendrai pas davantage sur l’intervention affligeante de cette animatrice. Si nous ne parvenons pas, nous, les femmes, à nous soutenir les unes les autres, nous ne sommes pas prêtes d’y arriver…

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Bref ! Qu’est-ce donc le slut-shaming ?

C’est un concept à l’origine issu des féministes canadiennes et américaines. Ce terme, qui se traduit en français par « intimidation ou humiliation des salopes » ou « couvrir de honte les salopes » (slut signifiant salope), représente un ensemble d’attitudes individuelles ou collectives agressives envers les femmes, dont le comportement sexuel est jugé anormal, non conventionnel.

Il consiste donc à « stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l’attitude ou l’aspect physique serait jugé provocant ou trop ouvertement sexuel ou qui cherche à se faire avorter. » D’autres a priori sans lien avec la sexualité peuvent également conduire au slut-shaming, comme l’argent, la voiture, le pouvoir…

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Il fomente l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Il est employé autant par les hommes que les femmes dans les cadres public et privé. Les attaques sont physiques ou morales, selon la culture et les valeurs de l’agresseur. Ces attaques peuvent concerner le nombre de partenaires sexuels, la manière de s’habiller, se maquiller ou encore l’attitude générale d’une femme.

Les injures homophobes ou transphobes anathématisant un comportement sexuel et une identité de genre sont également estimées comme du slut-shaming.

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Cette expression, utilisée couramment aux États-Unis et au Royaume-Uni essentiellement par des féministes, s’insère peu à peu en France dans le langage courant, notamment sur Internet, via les blogs ou les réseaux sociaux.

Elle doit sa popularisation à l’apparition des SlutWalks en 2011. Sonya Barnett et Heather Jarvis, les deux fondatrices de la première SlutWalk de Toronto, au Canada, ont utilisé en 2011 cette expression afin d’expliquer la démarche des SlutWalks : « we are tired of being oppressed by slut-shaming ; of being judged by our sexuality and feeling unsafe as a result », « nous sommes fatiguées d’être oppressées par le slut-shaming ; d’être jugées sur notre sexualité et par conséquent nous sentir en danger ».

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En 2012, aux États-Unis, les propos de l’animateur de radio conservateur Rush Limbaugh vis-à-vis de l’étudiante en droit Sandra Fluke ont suscité l’indignation de personnalités et féministes américaines. Le 29 février 2012, l’étudiante réclamait le remboursement de la contraception par les assurances-santé. L’animateur l’avait alors qualifiée de « salope » et de « prostituée » lors de son émission.

C’est précisément la médiatisation de cette affaire, y compris en France, qui a permis de mettre à jour ce phénomène des insultes visant la sexualité des femmes et donc le slut-shaming.

Premier Ballon d’or féminin de l’Histoire !

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Une véritable révolution dans le sport, plus précisément le football. Pour la première fois de l’Histoire, une footballeuse a été récompensée du Ballon d’or.

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Née le 10 juillet 1995 à Sunndalsøra, commune de Sunndal située dans le comté de Møre og Romsdal, en Norvège, Ada Stolsmo Hegerberg est une footballeuse internationale au poste d’attaquante à l’Olympique lyonnais. Sa sœur aînée Andrine Hegerberg est une footballeuse également. Elle joue au Paris Saint-Germain Football Club.

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Ada Hegerberg a reçu le Ballon d’or féminin France Football 2018 ce 3 décembre. Elle est aussi la première femme de l’histoire du football.

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Cette distinction est non seulement une reconnaissance de son talent, mais c’est surtout une immense avancée pour la femme sportive, dans une discipline à l’esprit encore très masculin.

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Congratulations !

Dawn Shaughnessy

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Les festivités de Halloween terminées, LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES reprennent leur cours…

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Dawn Angela Shaughnessy est une radiochimiste américaine et chercheuse principale du groupe d’éléments lourd du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), centre de recherche fédéral situé à Livermore, Californie, aux États-Unis, fondé par l’Université de Californie à Berkeley en 1952. Elle a participé à la découverte de 5 éléments super-lourds avec les numéros atomiques 114 à 118.

Enfant, elle désirait devenir médecin. Mais à l’école secondaire El Segundo High School, à Los Angeles, elle s’intéresse à la physique-chimie. En 1993, elle obtient son baccalauréat en chimie à l’Université de Californie à Berkeley. Elle rejoint le groupe de Darleane C. Hoffman pour ses études de doctorat. En 2000, elle termine son doctorat au UC Berkeley College of Chemistry. Sa thèse porte sur la fission retardée de l’einsteinium. Elle remporte un prix reconnaissant sa force dans l’enseignement aux cycles supérieurs.

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En 2000, sous la direction de Heino Nitsche, elle étudie, au Lawrence Livermore National Laboratory, les interactions entre le plutonium et les minéraux porteurs de manganèse,  dans le cadre d’une initiative du Département de l’énergie des États-Unis pour nettoyer l’environnement de matériaux. En 2002, elle entre définitivement au LLNL.

En 2012, son groupe de recherche reçoit une subvention de 5 000 $ qu’il fait alors don au département de chimie de Livermore High School. En 2013, elle est nommée à la tête du groupe expérimental nucléaire et de radiochimie. Elle contribue à des campagnes afin de célébrer le Mois de l’histoire des femmes. En 2014, elle édite le livre The Cheminstry of Superheavy Elements.

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Tout en dirigeant le groupe des éléments lourds, elle établit un partenariat avec le Joint Institute for Nuclear Research (JINR), à Dubna, dans l’oblast (unité administrative de type « région » existant en Russie, Ukraine, Kirghizistan et Bulgarie) de Moscou, en Russie. Ce centre international de recherche dans le domaine des sciences nucléaires emploie 5 500 personnes et 1 200 chercheurs, dont 1 000 docteurs en doctorat de 18 États membres, y compris l’Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus et Kazakhstan. Mais la plupart des scientifiques sont d’éminents scientifiques russes.

Avec son équipe, ils arrivent à identifier 5 nouveaux éléments super-lourds, lesquels sont confirmés par l’Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) en début 2016. Dawn Shaughnessy a d’ailleurs appelé l’un d’eux l’élément 116 Livermorium, en honneur au LLNL, dans lequel ces éléments ont été découverts. Les travaux récents de Dawn se portent notamment sur la criminalistique nucléaire (être capable d’identifier les traces de matières fissiles, de produits, et de produits d’activation après une explosion). Son équipe tente d’automatiser la préparation et la détection des échantillons, lui permettant d’accélérer l’analyse des isotopes.

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Ses prix et distinctions :

  • 2018 – Élue membre de l’American Chemical Society
  • 2016 – Fast Company Most Creative
  • 2012 – Intronisée au Alameda County Women’s Hall of Fame
  • 2010 : Departement of Energy Office of Science Oustanding Mentor Award (Prix de mentor exceptionnel de l’Office des sciences du ministère de l’Énergie)
  • 2010 : Gordon Battelle Prize for Scientific Discovery (Prix Gordon Battelle pour la découverte scientifique)

Ruth Bader Ginsburg

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Née Joan Ruth Bader le 15 mars 1933 à Brooklyn, New York, cette incroyable femme est avocate, juriste et juge à la Cour Suprême des États-Unis (1) depuis 1993.

Âgée de 85 ans aujourd’hui, Ruth Bader Ginsburg est la doyenne de la Cour Suprême. À l’affiche du documentaire Notorious RBG, retraçant son parcours, sorti en Suisse depuis ce 10 octobre, elle est devenue l’incarnation de la lutte féministe et des droits civiques.

En 1993, elle est nommée juge à la Cour Suprême par Bill Clinton. Figure emblématique du féminisme et de la lutte pour une justice égalitaire, elle a aussi souffert du sexisme.

Durant ses études elle s’est entendue notamment questionner : « Mais pourquoi voulez-vous donc prendre la place d’un homme ? » Dès les années 1970, mariée à Martin Ginsburg, « le seul homme qui a considéré mon intelligence avant mon look », tel qu’elle l’a exprimé, et mère de deux enfants, elle devient professeur de droit à l’Université de Columbia. Douée pour repérer les failles juridiques, elle remporte de nombreux combats contre l’inégalité.

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L’une de ses plus belles réussites : la Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 (2) (Pub. L. 111-2, art. 181), une loi en faveur des droits des femmes dans le monde du travail, adoptée en 2009. Elle devient une icône populaire ; une apparition dans les Simpson, des gadgets à son effigie et a même son propre personnage dans l’émission Saturday Night Live.

La nomination de l’ultra-conservateur Brett Kavanaugh à la Cour Suprême, le 6 octobre dernier, malgré des accusations d’agressions sexuelles, entraîne Ruth Bader Ginsburg à être la dernière personnalité occupant un haut poste à pouvoir contrecarrer la politique de Trump, lui-même accusé de harcèlement sexuel par 13 femmes.

Ouvertement pour l’IVG, le mariage pour tous, entre autres, elle compte bien se servir de sa position importante afin de poursuivre le combat et de défendre les droits des femmes si durement acquis. Elle a d’ailleurs saisi l’occasion. À la présentation du documentaire Notorious RBG et à l’annonce de la sortie en décembre prochain du film biographique On The Basis Of Sex, qui lui sont consacrés, elle a affirmé ses intentions de faire barrage à Trump : « Si je ne le contre pas, qui le fera ? Je resterai tant que j’en aurai la force. Et pour l’instant, c’est le cas. D’ailleurs, je fais encore mes 20 pompes par jour sans problème ! »

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Ses prises de position lui valent les surnoms de « zombie » par les conservateurs et de « vieille schnock qui devrait partir à la retraite », de la part de Trump. Cependant, elle reçoit de nombreux éloges de beaucoup d’autres personnes. Son coach sportif, Bryant Johnson, parle d’elle ainsi : « Elle est merveilleuse. En plus, elle est capable de mettre son ego de côté : quand elle ne sait pas quelque chose, elle demande, elle écoute la réponse et elle apprend ! » Barack Obama a une grande considération à son égard : « Elle est sympathique […] Elle est vraiment remarquable et j’ai vraiment un gros faible pour elle ! » Quant à Bill Clinton, il déclarait : « J’aime sa vision progressiste, sa sagesse, son sens du consensus et sa capacité à garder des opinions équilibrées en toutes circonstances. Et, évidemment, je respecte profondément son travail de pionnière en faveur des femmes de ce pays ! »

Longue vie à cette grande Dame exceptionnelle, à celle que certains appellent la « Simone Veil » américaine…

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(1) Cour Suprême des États-Unis : Supreme Court of the United States (SCOTUS) ou aussi United States Supreme Court, est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis et le tribunal de dernier ressort. C’est l’article III de la Constitution des États-Unis qui établit le pouvoir judiciaire du gouvernement fédéral américain. Ce pouvoir comprend la Cour Suprême et des cours inférieures définies par le Congrès. Conformément à cet article, la Cour Suprême est compétente sur tous les cas relevant de la Constitution, des lois et des traités conclus par les États. La devise de la Cour Suprême est Equal Justice under law, « Égalité de Justice devant la loi ». Elle siège à Washington D.C. (Washington District of Columbia), dans le bâtiment de la Cour Suprême, proche du Capitole où elle siégeait jusqu’en 1935, date d’achèvement de la construction de son propre bâtiment.

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(2) Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 : Première loi fédérale adoptée par le Président Barack Obama le 29 janvier 2009. Elle modifie le titre VII de la loi de 1964 sur les droits civils et la loi de 1967 sur la discrimination de l’âge dans l’emploi. Elle modifie également le fonctionnement de la loi de 1990 sur les personnes handicapées et de la loi de 1973 sur la réadaptation. Pour préciser qu’une décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique illégale en vertu de ces lois se produit chaque fois que la compensation est payée par l’effet de la décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique, et à d’autres fins. Adoptée par le 111e Congrès des États-Unis le 29 janvier 2009, cette loi stipule que le délai de prescription de 180 jours pour le dépôt d’une action en justice sur l’égalité de rémunération en matière de discrimination salariale est réinitialisé à chaque nouveau chèque de paie affecté par cette action discriminatoire. Cette loi fait suite à une décision de la Cour Suprême dans l’affaire Goodyear Tire & Rubber Co., 550 US 618, de 2007. La Cour Suprême des États-Unis a fixé le délai de prescription pour l’introduction d’une action en justice correspondant à l’égalité de rémunération commençant à la date à laquelle l’employeur établit le salaire discriminatoire initial et non à la date du dernier chèque de paie.

Octobre rose 2018

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Comme chaque année, le mois d’octobre est consacré à la lutte contre le cancer du sein, symbolisée par un ruban rose.

En 1992, la femme d’affaires socialite et philanthrope autrichienne Madame Evelyn H. Lauder, Senior Corporate Vice President d’Estée Lauder Compagnies, crée le Ruban Rose avec Self Magazine. En 1993, elle fonde The Breast Cancer Research Foundation (BCRF), la Fondation pour la Recherche contre le Cancer du Sein, afin de soutenir l’innovation en matière de recherche clinique et génétique. Jusqu’à sa mort le 12 novembre 2011, elle a mené une lutte acharnée en insufflant sa détermination à travers le monde à poursuivre le combat contre vents et marées jusqu’à la victoire. Depuis sa création, les fonds récoltés sont aux alentours des 100 millions de dollars.

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En octobre 1994, la campagne de sensibilisation « Le cancer du Sein, Parlons-en ! » voit le jour en France, le but de la campagne étant de mobiliser les femmes et leur entourage afin d’attirer leur attention sur le cancer du sein par l’information et le dialogue ainsi que sur l’importance du dépistage. « Anticiper », « Prévenir », « Sensibiliser » sont les maîtres mots des actions permettant de limiter efficacement les conséquences de cette maladie ; sachant qu’aujourd’hui en France 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. Et c’est autour de cette volonté que pour la première fois le groupe de cosmétique Estée Lauder France et le magazine Marie Claire se sont réunis et sont devenus les membres fondateurs historiques de l’Association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! Depuis cette date, le mois d’octobre de chaque année est dédié ainsi à la sensibilisation, à l’information, au dialogue et à la lutte contre le cancer du sein.

Au fil des années, des différents partenaires et des supporters se sont engagés auprès de l’Association. En 2003, elle a crée les Prix Ruban Rose destinés à soutenir les efforts de la recherche clinique ou biologique ainsi que les innovations et les progrès émérites sur les techniques de dépistage, chirurgie réparatrice, psychologie ou encore d’amélioration de la qualité de vie pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. Depuis 2004, en France, 2 240 000 euros ont été reversés à la recherche par l’Association.

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Symboliquement, cette campagne est marquée par les illuminations de monuments ou de sites prestigieux à travers le monde.

Cette année, des femmes de tout horizon concernées par le cancer du sein ont décidé de s’exprimer via les réseaux sociaux. Certaines, des survivantes, d’autres en attente d’une mastectomie ou encore en chimiothérapie, elles ont ressenti le besoin de partager leurs expériences ; la peur face à cette maladie, les changements, les bouleversements qu’elle a causés dans leur corps et leur quotidien… Tout au long du mois d’octobre, cette nouvelle campagne se poursuivra sur les réseaux sociaux, d’autres femmes dans le même cas se joindront à ce mouvement où elles raconteront avec authenticité les étapes qu’elles ont ou traversent pour combattre ce cancer du sein. Elles seront ainsi une source de courage et de motivation pour toutes celles qui endurent la même épreuve.

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale

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Ce 30 septembre, une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de Santé Sexuelle Publique (RSSP) ont demandé l’autorisation aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, jusque-là réservée aux médecins, pour réduire « les inégalités d’accès aux soins ».

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En 2017 en France, 216 700 IVG ont été pratiquées. En métropole, environ 2 sur 3 sont médicamenteuses. Les autres sont effectuées par aspiration à l’aide d’une sonde au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. L’ANSFO et le RSSP sollicitent alors que « la pratique de l’IVG instrumentale soit désormais reconnue comme une compétence des sages-femmes », à l’égal de l’IVG médicamenteuse qu’elles sont autorisées à réaliser depuis 2016. L’IVG médicamenteuse, jusqu’à la 7e semaine de grossesse, a été graduellement accordée aux médecins libéraux, centres de santé, Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) ainsi qu’aux sages-femmes depuis 2004. L’IVG instrumentale (par aspiration) reste réservée aux médecins.

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Les deux associations ont tenu à rappeler, entre autres : « Le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir entre les deux. Il est donc indispensable que la France compte suffisamment de praticien.ne.s afin de pratiquer des IVG instrumentales. Pour que le droit de choisir la méthode soit réellement effectif, il est nécessaire de former de nouveaux.elles praticien.ne.s à cette méthode et d’étendre le champ de compétence des sages-femmes en ce sens. Le déséquilibre actuel de l’offre de soins met en danger la liberté pour les femmes de choisir leur méthode d’IVG. Il s’explique notamment par les nombreux départs en retraite des médecins engagé.e.s depuis des années auprès des femmes et la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse durant les dix dernières années. »

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« Donner la compétence aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale en milieu hospitalier, en centre de santé et en centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) permet la liberté de choix de la méthode d’IVG et la réduction des inégalités d’accès aux soins sur tout le territoire et enfin la réduction des coûts engagés par la collectivité », ont-elles conclu.

Quant au quotidien Le Parisien, il a enfin précisé : « Ils bénéficient du soutien de nombreux syndicats et associations dont : l’Association des centres de régulation des naissances AP-HP (ACRNAP), l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC), le Planning familial et le Syndicat de médecine générale (SMG). »

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Pourquoi ne pas effectivement autoriser cette pratique aux sages-femmes ? En tant que femme, et à titre personnel, je partage cette intention. Bien que l’IVG soit une pratique courante aujourd’hui, elle n’en demeure pas moins une période pouvant être difficile à traverser pour la femme qui a recours à cette pratique. C’est un moment pouvant être douloureux physiquement comme psychologiquement. La femme devant subir une IVG instrumentale se sentirait peut-être plus rassurée en présence d’une sage-femme. Celle-ci n’a pas le même impact que celui d’un médecin. Pour une femme, la sage-femme à une considération autre…

Journées du Matrimoine

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À l’occasion des traditionnelles Journées du Patrimoine qui se sont déroulées les 15 et 16 septembre derniers, nous avons pu assister à la 4e édition des Journées du Matrimoine* organisées par l’association HF Île-de-France et ses partenaires. Des dizaines de rendez-vous dans Paris et sa banlieue ont ainsi permis de découvrir des créations et initiatives féminines, souvent méconnues, oubliées ou ignorées, qui ont contribué à bâtir l’Histoire de France, l’Histoire de l’Art et l’Histoire des Sciences.

Des médiatrices ont été entendues dans les musées et rues de Paris lors de trois parcours urbains. Des récitals ont été écoutés. Trois visites guidées ont été suivies sur les pas des femmes architectes. Ou encore une belle soirée d’ouverture, à laquelle le tout un chacun pouvait y participer, a été proposée.

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Dans le 20e arrondissement de Paris, notamment, la compagnie théâtrale Pièces Montées a créé des projections, des spectacles, des ateliers créatifs, un tournage participatif, etc. « Une libération d’images, de mots et de gestes qui invite hommes et femmes, petits et grands à la réflexion, aux partages, aux rires et aux explorations dans ces quartiers où les femmes ont toujours joué un rôle actif », a expliqué la metteuse en scène Clothilde Moynot. Cette création a révélé quelques photographies de la série Infinités PluriElles de Marie-Hélène Le Ny. Elle a également dévoilé, de la chimie à l’astrophysique, en passant par l’histoire, la philosophie ou l’aéronautique, les recherches les plus actuelles et les chercheuses, les professeures ou les ingénieures de toutes disciplines qui ont raconté leur métier avec passion, en évoquant la place de la femme dans le milieu scientifique. Et l’atelier d’arts plastiques pour enfants animé par Morgane Bader a présenté différentes techniques à utiliser afin de créer des représentations de femmes extraordinaires, des chercheuses, femmes politiques, même, des artistes, etc., déterminées par les enfants par le biais du jeu de cartes éducatif publié par le Centre Hubertine Auclert, Les femmes sortent de l’ombre.

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*Le Matrimoine est « constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres. L’égalité entre femmes et hommes nécessite une valorisation de l’héritage des femmes. Dès lors Matrimoine et Patrimoine constitueront ensemble notre héritage culturel commun, mixte et égalitaire.

Notre héritage culturel est constitué de notre Patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre Matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes. »

Aretha Franklin

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1942 – 2018

Comme tous les amoureux de ce genre musical, il est impossible de ne pas dire quelques mots sur la disparition de cette grande Dame.

Née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee) et a passé son enfance à Détroit (Michigan), Aretha Franklin nous a quittés hier 16 août à l’âge de 76 ans après un long combat contre un cancer  du pancréas.

Baptisée « Queen of Soul », elle restera la chanteuse de tous les records du monde ; l’artiste féminine ayant vendu le plus de disques en vinyle de l’Histoire et l’une des chanteuses les plus célèbres.

45 ans de carrière au cours desquels, elle a reçu 18 Grammy Awards (la récompense la plus prestigieuse de la musique aux États-Unis et donc au monde), a remporté un Golden Globe pour sa chanson Never Gonna Break My Faith dans le film Bobby sorti en 2006. Elle a son étoile sur le très réputé trottoir Walk of Fame (Hollywood Boulevard), une médaille présidentielle de la liberté (la Légion d’Honneur américaine) et a été agréée de diplômes honorifiques par les plus remarquables universités du pays, telles que celle de Princeton, Yale, Harvard ou encore Brown. Elle a chanté pour le Président Barack Obama lors de son investiture, pour Elizabeth II et avec les artistes les plus talentueux de ces dernières décennies, tels que Elton John, Tony Bennett et bien d’autres.

Aretha Franklin demeurera à jamais l’étoile la plus brillante de la musique Soul qui fera vibrer les autres étoiles dans le ciel qu’elle a rejointes désormais…