Dawn Shaughnessy

Dawn Shaughnessy_citrouilles-déco_wp

Les festivités de Halloween terminées, LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES reprennent leur cours…

Dawn Shaughnessy_usa-lawrence-livermore-national-laboratory_wp

Dawn Angela Shaughnessy est une radiochimiste américaine et chercheuse principale du groupe d’éléments lourd du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), centre de recherche fédéral situé à Livermore, Californie, aux États-Unis, fondé par l’Université de Californie à Berkeley en 1952. Elle a participé à la découverte de 5 éléments super-lourds avec les numéros atomiques 114 à 118.

Enfant, elle désirait devenir médecin. Mais à l’école secondaire El Segundo High School, à Los Angeles, elle s’intéresse à la physique-chimie. En 1993, elle obtient son baccalauréat en chimie à l’Université de Californie à Berkeley. Elle rejoint le groupe de Darleane C. Hoffman pour ses études de doctorat. En 2000, elle termine son doctorat au UC Berkeley College of Chemistry. Sa thèse porte sur la fission retardée de l’einsteinium. Elle remporte un prix reconnaissant sa force dans l’enseignement aux cycles supérieurs.

Dawn Shaughnessy_usa-uc-berkeley-college-of-chemistry_wp

En 2000, sous la direction de Heino Nitsche, elle étudie, au Lawrence Livermore National Laboratory, les interactions entre le plutonium et les minéraux porteurs de manganèse,  dans le cadre d’une initiative du Département de l’énergie des États-Unis pour nettoyer l’environnement de matériaux. En 2002, elle entre définitivement au LLNL.

En 2012, son groupe de recherche reçoit une subvention de 5 000 $ qu’il fait alors don au département de chimie de Livermore High School. En 2013, elle est nommée à la tête du groupe expérimental nucléaire et de radiochimie. Elle contribue à des campagnes afin de célébrer le Mois de l’histoire des femmes. En 2014, elle édite le livre The Cheminstry of Superheavy Elements.

Dawn Shaughnessy_tableau-périodique-des-éléments_wp

Tout en dirigeant le groupe des éléments lourds, elle établit un partenariat avec le Joint Institute for Nuclear Research (JINR), à Dubna, dans l’oblast (unité administrative de type « région » existant en Russie, Ukraine, Kirghizistan et Bulgarie) de Moscou, en Russie. Ce centre international de recherche dans le domaine des sciences nucléaires emploie 5 500 personnes et 1 200 chercheurs, dont 1 000 docteurs en doctorat de 18 États membres, y compris l’Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus et Kazakhstan. Mais la plupart des scientifiques sont d’éminents scientifiques russes.

Avec son équipe, ils arrivent à identifier 5 nouveaux éléments super-lourds, lesquels sont confirmés par l’Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) en début 2016. Dawn Shaughnessy a d’ailleurs appelé l’un d’eux l’élément 116 Livermorium, en honneur au LLNL, dans lequel ces éléments ont été découverts. Les travaux récents de Dawn se portent notamment sur la criminalistique nucléaire (être capable d’identifier les traces de matières fissiles, de produits, et de produits d’activation après une explosion). Son équipe tente d’automatiser la préparation et la détection des échantillons, lui permettant d’accélérer l’analyse des isotopes.

Dawn Shaughnessy_russie-joint-institute-for-nuclear-research_wp

Ses prix et distinctions :

  • 2018 – Élue membre de l’American Chemical Society
  • 2016 – Fast Company Most Creative
  • 2012 – Intronisée au Alameda County Women’s Hall of Fame
  • 2010 : Departement of Energy Office of Science Oustanding Mentor Award (Prix de mentor exceptionnel de l’Office des sciences du ministère de l’Énergie)
  • 2010 : Gordon Battelle Prize for Scientific Discovery (Prix Gordon Battelle pour la découverte scientifique)
Publicités

Ruth Bader Ginsburg

Ruth Bader Ginsburg_1933-_wp

Née Joan Ruth Bader le 15 mars 1933 à Brooklyn, New York, cette incroyable femme est avocate, juriste et juge à la Cour Suprême des États-Unis (1) depuis 1993.

Âgée de 85 ans aujourd’hui, Ruth Bader Ginsburg est la doyenne de la Cour Suprême. À l’affiche du documentaire Notorious RBG, retraçant son parcours, sorti en Suisse depuis ce 10 octobre, elle est devenue l’incarnation de la lutte féministe et des droits civiques.

En 1993, elle est nommée juge à la Cour Suprême par Bill Clinton. Figure emblématique du féminisme et de la lutte pour une justice égalitaire, elle a aussi souffert du sexisme.

Durant ses études elle s’est entendue notamment questionner : « Mais pourquoi voulez-vous donc prendre la place d’un homme ? » Dès les années 1970, mariée à Martin Ginsburg, « le seul homme qui a considéré mon intelligence avant mon look », tel qu’elle l’a exprimé, et mère de deux enfants, elle devient professeur de droit à l’Université de Columbia. Douée pour repérer les failles juridiques, elle remporte de nombreux combats contre l’inégalité.

Ruth Bader Ginsburg_usa-supreme-court-seal_wp

L’une de ses plus belles réussites : la Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 (2) (Pub. L. 111-2, art. 181), une loi en faveur des droits des femmes dans le monde du travail, adoptée en 2009. Elle devient une icône populaire ; une apparition dans les Simpson, des gadgets à son effigie et a même son propre personnage dans l’émission Saturday Night Live.

La nomination de l’ultra-conservateur Brett Kavanaugh à la Cour Suprême, le 6 octobre dernier, malgré des accusations d’agressions sexuelles, entraîne Ruth Bader Ginsburg à être la dernière personnalité occupant un haut poste à pouvoir contrecarrer la politique de Trump, lui-même accusé de harcèlement sexuel par 13 femmes.

Ouvertement pour l’IVG, le mariage pour tous, entre autres, elle compte bien se servir de sa position importante afin de poursuivre le combat et de défendre les droits des femmes si durement acquis. Elle a d’ailleurs saisi l’occasion. À la présentation du documentaire Notorious RBG et à l’annonce de la sortie en décembre prochain du film biographique On The Basis Of Sex, qui lui sont consacrés, elle a affirmé ses intentions de faire barrage à Trump : « Si je ne le contre pas, qui le fera ? Je resterai tant que j’en aurai la force. Et pour l’instant, c’est le cas. D’ailleurs, je fais encore mes 20 pompes par jour sans problème ! »

Ruth Bader Ginsburg_student_wp

Ses prises de position lui valent les surnoms de « zombie » par les conservateurs et de « vieille schnock qui devrait partir à la retraite », de la part de Trump. Cependant, elle reçoit de nombreux éloges de beaucoup d’autres personnes. Son coach sportif, Bryant Johnson, parle d’elle ainsi : « Elle est merveilleuse. En plus, elle est capable de mettre son ego de côté : quand elle ne sait pas quelque chose, elle demande, elle écoute la réponse et elle apprend ! » Barack Obama a une grande considération à son égard : « Elle est sympathique […] Elle est vraiment remarquable et j’ai vraiment un gros faible pour elle ! » Quant à Bill Clinton, il déclarait : « J’aime sa vision progressiste, sa sagesse, son sens du consensus et sa capacité à garder des opinions équilibrées en toutes circonstances. Et, évidemment, je respecte profondément son travail de pionnière en faveur des femmes de ce pays ! »

Longue vie à cette grande Dame exceptionnelle, à celle que certains appellent la « Simone Veil » américaine…

Ruth Bader Ginsburg_usa-supreme-court-capitol_wp

(1) Cour Suprême des États-Unis : Supreme Court of the United States (SCOTUS) ou aussi United States Supreme Court, est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis et le tribunal de dernier ressort. C’est l’article III de la Constitution des États-Unis qui établit le pouvoir judiciaire du gouvernement fédéral américain. Ce pouvoir comprend la Cour Suprême et des cours inférieures définies par le Congrès. Conformément à cet article, la Cour Suprême est compétente sur tous les cas relevant de la Constitution, des lois et des traités conclus par les États. La devise de la Cour Suprême est Equal Justice under law, « Égalité de Justice devant la loi ». Elle siège à Washington D.C. (Washington District of Columbia), dans le bâtiment de la Cour Suprême, proche du Capitole où elle siégeait jusqu’en 1935, date d’achèvement de la construction de son propre bâtiment.

Ruth Bader Ginsburg_professor_wp

(2) Lilly Ledbetter Fair Pay Act of 2009 : Première loi fédérale adoptée par le Président Barack Obama le 29 janvier 2009. Elle modifie le titre VII de la loi de 1964 sur les droits civils et la loi de 1967 sur la discrimination de l’âge dans l’emploi. Elle modifie également le fonctionnement de la loi de 1990 sur les personnes handicapées et de la loi de 1973 sur la réadaptation. Pour préciser qu’une décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique illégale en vertu de ces lois se produit chaque fois que la compensation est payée par l’effet de la décision d’indemnisation discriminatoire ou d’une autre pratique, et à d’autres fins. Adoptée par le 111e Congrès des États-Unis le 29 janvier 2009, cette loi stipule que le délai de prescription de 180 jours pour le dépôt d’une action en justice sur l’égalité de rémunération en matière de discrimination salariale est réinitialisé à chaque nouveau chèque de paie affecté par cette action discriminatoire. Cette loi fait suite à une décision de la Cour Suprême dans l’affaire Goodyear Tire & Rubber Co., 550 US 618, de 2007. La Cour Suprême des États-Unis a fixé le délai de prescription pour l’introduction d’une action en justice correspondant à l’égalité de rémunération commençant à la date à laquelle l’employeur établit le salaire discriminatoire initial et non à la date du dernier chèque de paie.

Octobre rose 2018

Octobre rose 2018_ruban-rose-hope_wp

Comme chaque année, le mois d’octobre est consacré à la lutte contre le cancer du sein, symbolisée par un ruban rose.

En 1992, la femme d’affaires socialite et philanthrope autrichienne Madame Evelyn H. Lauder, Senior Corporate Vice President d’Estée Lauder Compagnies, crée le Ruban Rose avec Self Magazine. En 1993, elle fonde The Breast Cancer Research Foundation (BCRF), la Fondation pour la Recherche contre le Cancer du Sein, afin de soutenir l’innovation en matière de recherche clinique et génétique. Jusqu’à sa mort le 12 novembre 2011, elle a mené une lutte acharnée en insufflant sa détermination à travers le monde à poursuivre le combat contre vents et marées jusqu’à la victoire. Depuis sa création, les fonds récoltés sont aux alentours des 100 millions de dollars.

Octobre rose 2018_ruban-rose-the-breast-cancer-research-foundation_wp

En octobre 1994, la campagne de sensibilisation « Le cancer du Sein, Parlons-en ! » voit le jour en France, le but de la campagne étant de mobiliser les femmes et leur entourage afin d’attirer leur attention sur le cancer du sein par l’information et le dialogue ainsi que sur l’importance du dépistage. « Anticiper », « Prévenir », « Sensibiliser » sont les maîtres mots des actions permettant de limiter efficacement les conséquences de cette maladie ; sachant qu’aujourd’hui en France 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. Et c’est autour de cette volonté que pour la première fois le groupe de cosmétique Estée Lauder France et le magazine Marie Claire se sont réunis et sont devenus les membres fondateurs historiques de l’Association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! Depuis cette date, le mois d’octobre de chaque année est dédié ainsi à la sensibilisation, à l’information, au dialogue et à la lutte contre le cancer du sein.

Au fil des années, des différents partenaires et des supporters se sont engagés auprès de l’Association. En 2003, elle a crée les Prix Ruban Rose destinés à soutenir les efforts de la recherche clinique ou biologique ainsi que les innovations et les progrès émérites sur les techniques de dépistage, chirurgie réparatrice, psychologie ou encore d’amélioration de la qualité de vie pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. Depuis 2004, en France, 2 240 000 euros ont été reversés à la recherche par l’Association.

Octobre rose 2018_ruban-rose-le-cancer-du-sein-parlons-en_wp.png

Symboliquement, cette campagne est marquée par les illuminations de monuments ou de sites prestigieux à travers le monde.

Cette année, des femmes de tout horizon concernées par le cancer du sein ont décidé de s’exprimer via les réseaux sociaux. Certaines, des survivantes, d’autres en attente d’une mastectomie ou encore en chimiothérapie, elles ont ressenti le besoin de partager leurs expériences ; la peur face à cette maladie, les changements, les bouleversements qu’elle a causés dans leur corps et leur quotidien… Tout au long du mois d’octobre, cette nouvelle campagne se poursuivra sur les réseaux sociaux, d’autres femmes dans le même cas se joindront à ce mouvement où elles raconteront avec authenticité les étapes qu’elles ont ou traversent pour combattre ce cancer du sein. Elles seront ainsi une source de courage et de motivation pour toutes celles qui endurent la même épreuve.

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l'IVG par aspiration_ivg-droit_wp

Ce 30 septembre, une tribune publiée dans le quotidien Le Parisien.

L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de Santé Sexuelle Publique (RSSP) ont demandé l’autorisation aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, jusque-là réservée aux médecins, pour réduire « les inégalités d’accès aux soins ».

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l'IVG instrumentale_ansfo_wp

En 2017 en France, 216 700 IVG ont été pratiquées. En métropole, environ 2 sur 3 sont médicamenteuses. Les autres sont effectuées par aspiration à l’aide d’une sonde au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. L’ANSFO et le RSSP sollicitent alors que « la pratique de l’IVG instrumentale soit désormais reconnue comme une compétence des sages-femmes », à l’égal de l’IVG médicamenteuse qu’elles sont autorisées à réaliser depuis 2016. L’IVG médicamenteuse, jusqu’à la 7e semaine de grossesse, a été graduellement accordée aux médecins libéraux, centres de santé, Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) ainsi qu’aux sages-femmes depuis 2004. L’IVG instrumentale (par aspiration) reste réservée aux médecins.

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l'IVG instrumentale_rssp_wp

Les deux associations ont tenu à rappeler, entre autres : « Le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir entre les deux. Il est donc indispensable que la France compte suffisamment de praticien.ne.s afin de pratiquer des IVG instrumentales. Pour que le droit de choisir la méthode soit réellement effectif, il est nécessaire de former de nouveaux.elles praticien.ne.s à cette méthode et d’étendre le champ de compétence des sages-femmes en ce sens. Le déséquilibre actuel de l’offre de soins met en danger la liberté pour les femmes de choisir leur méthode d’IVG. Il s’explique notamment par les nombreux départs en retraite des médecins engagé.e.s depuis des années auprès des femmes et la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse durant les dix dernières années. »

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l'IVG instrumentale_my-body-my-choice_wp

« Donner la compétence aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale en milieu hospitalier, en centre de santé et en centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) permet la liberté de choix de la méthode d’IVG et la réduction des inégalités d’accès aux soins sur tout le territoire et enfin la réduction des coûts engagés par la collectivité », ont-elles conclu.

Quant au quotidien Le Parisien, il a enfin précisé : « Ils bénéficient du soutien de nombreux syndicats et associations dont : l’Association des centres de régulation des naissances AP-HP (ACRNAP), l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC), le Planning familial et le Syndicat de médecine générale (SMG). »

Autoriser les sages-femmes à pratiquer l'IVG instrumentale_ansfo-partenaires_wp

Pourquoi ne pas effectivement autoriser cette pratique aux sages-femmes ? En tant que femme, et à titre personnel, je partage cette intention. Bien que l’IVG soit une pratique courante aujourd’hui, elle n’en demeure pas moins une période pouvant être difficile à traverser pour la femme qui a recours à cette pratique. C’est un moment pouvant être douloureux physiquement comme psychologiquement. La femme devant subir une IVG instrumentale se sentirait peut-être plus rassurée en présence d’une sage-femme. Celle-ci n’a pas le même impact que celui d’un médecin. Pour une femme, la sage-femme à une considération autre…

Journées du Matrimoine

Journées du Matrimoine_2018-Normandie_wp

À l’occasion des traditionnelles Journées du Patrimoine qui se sont déroulées les 15 et 16 septembre derniers, nous avons pu assister à la 4e édition des Journées du Matrimoine* organisées par l’association HF Île-de-France et ses partenaires. Des dizaines de rendez-vous dans Paris et sa banlieue ont ainsi permis de découvrir des créations et initiatives féminines, souvent méconnues, oubliées ou ignorées, qui ont contribué à bâtir l’Histoire de France, l’Histoire de l’Art et l’Histoire des Sciences.

Des médiatrices ont été entendues dans les musées et rues de Paris lors de trois parcours urbains. Des récitals ont été écoutés. Trois visites guidées ont été suivies sur les pas des femmes architectes. Ou encore une belle soirée d’ouverture, à laquelle le tout un chacun pouvait y participer, a été proposée.

Journées du Matrimoine_2018-flag-lips_wp

Dans le 20e arrondissement de Paris, notamment, la compagnie théâtrale Pièces Montées a créé des projections, des spectacles, des ateliers créatifs, un tournage participatif, etc. « Une libération d’images, de mots et de gestes qui invite hommes et femmes, petits et grands à la réflexion, aux partages, aux rires et aux explorations dans ces quartiers où les femmes ont toujours joué un rôle actif », a expliqué la metteuse en scène Clothilde Moynot. Cette création a révélé quelques photographies de la série Infinités PluriElles de Marie-Hélène Le Ny. Elle a également dévoilé, de la chimie à l’astrophysique, en passant par l’histoire, la philosophie ou l’aéronautique, les recherches les plus actuelles et les chercheuses, les professeures ou les ingénieures de toutes disciplines qui ont raconté leur métier avec passion, en évoquant la place de la femme dans le milieu scientifique. Et l’atelier d’arts plastiques pour enfants animé par Morgane Bader a présenté différentes techniques à utiliser afin de créer des représentations de femmes extraordinaires, des chercheuses, femmes politiques, même, des artistes, etc., déterminées par les enfants par le biais du jeu de cartes éducatif publié par le Centre Hubertine Auclert, Les femmes sortent de l’ombre.

Journées du Matrimoine_2018_wp

*Le Matrimoine est « constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres. L’égalité entre femmes et hommes nécessite une valorisation de l’héritage des femmes. Dès lors Matrimoine et Patrimoine constitueront ensemble notre héritage culturel commun, mixte et égalitaire.

Notre héritage culturel est constitué de notre Patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre Matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes. »

Aretha Franklin

Aretha Franklin_wp
1942 – 2018

Comme tous les amoureux de ce genre musical, il est impossible de ne pas dire quelques mots sur la disparition de cette grande Dame.

Née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee) et a passé son enfance à Détroit (Michigan), Aretha Franklin nous a quittés hier 16 août à l’âge de 76 ans après un long combat contre un cancer  du pancréas.

Baptisée « Queen of Soul », elle restera la chanteuse de tous les records du monde ; l’artiste féminine ayant vendu le plus de disques en vinyle de l’Histoire et l’une des chanteuses les plus célèbres.

45 ans de carrière au cours desquels, elle a reçu 18 Grammy Awards (la récompense la plus prestigieuse de la musique aux États-Unis et donc au monde), a remporté un Golden Globe pour sa chanson Never Gonna Break My Faith dans le film Bobby sorti en 2006. Elle a son étoile sur le très réputé trottoir Walk of Fame (Hollywood Boulevard), une médaille présidentielle de la liberté (la Légion d’Honneur américaine) et a été agréée de diplômes honorifiques par les plus remarquables universités du pays, telles que celle de Princeton, Yale, Harvard ou encore Brown. Elle a chanté pour le Président Barack Obama lors de son investiture, pour Elizabeth II et avec les artistes les plus talentueux de ces dernières décennies, tels que Elton John, Tony Bennett et bien d’autres.

Aretha Franklin demeurera à jamais l’étoile la plus brillante de la musique Soul qui fera vibrer les autres étoiles dans le ciel qu’elle a rejointes désormais…

Mr Lumbago, sors de ce corps !

Mr Lumbago, sors de ce corps_femme-brun_wp

« Tu verras quand tu auras mon âge ! », « Tu ne peux pas comprendre, tu es trop jeune ! » Qui n’a jamais entendu ces phrases lorsque l’on avait 20 ans ? Ces réflexions qui nous étaient faites par nos aînés que nous considérions en ce temps comme des vieux rabat-joie en se disant en soi-même que nous ne dirions jamais ça.

Qui n’a jamais pensé du haut de ses 20 ans lorsque nous entendions ces gens beaucoup plus âgés se plaindre de douleurs en tout genre que jamais nous ne serions comme ça ? Ces mêmes gens qui nous faisaient ces remarques pour, ce que nous estimions, justifier leurs petits bobos.

Non, pas nous ! Et 20 ans après, pas encore nous ! Les 40 ans ont sonné, nous sommes toujours dans le coup. On voit des jeunes marcher avec nonchalance dans la rue tout en donnant des coups de tête dans le vent pour replacer leur mèche rebelle qui leur tombe jusqu’au menton, des jeunes en mode rappeur avec la visière de la casquette sur le côté ou dans le cou, des jeunes mettre des plombs pour exécuter une tâche qui ne demande que 30 secondes dans les faits, des jeunes avec lesquels nous rivalisons sans l’ombre d’un souci tant notre énergie et notre efficacité demeurent.

Non, pas nous ! On a 40 ans, nos rides sont des rides d’expression, non de vieillesse. On fait encore la fête avec nos copines et l’on est toujours sur la piste de danse alors que les jeunes ont déclaré forfait depuis longtemps. On a du mal à se lever le lendemain matin par manque d’exercices physiques, non à cause de notre âge. Si un jeune est plus rapide que nous, c’est parce qu’il a des plus grandes jambes, non parce que l’on est moins alerte que lui. Si un jeune a plus de répondant, c’est par envie de nous copier, non parce qu’il nous juge comme une vieille… On a 40 ans et on est comme les jeunes dynamiques !

Mr Lumbago, sors de ce corps_femme_wp

Et l’on arrive à 45 ans. Mais toujours pas nous… pas encore… presque… peut-être…

Une journée comme une autre. On se lève le matin bon pied, bon œil, les rides qui se sont accumulées avec les années sont toujours dans notre esprit des rides d’expression. Notre image dans le miroir n’est plus vraiment au top, il faudra alors changer le miroir qui a dû probablement se déformer. Nous, on a toujours 20 ans. Donc, c’est le miroir qui a vieilli, pas nous ! Puis après un bon passage devant ce satané miroir que l’on maudit, on prend son petit déjeuner comme d’habitude, on s’abaisse pour enfiler ses superbes chaussures, on se relève avec vigueur et l’on entend un énorme crac qui résonne dans toute la pièce, suivi d’un léger picotement en bas du dos. Pas de problème, après tout lui aussi a besoin de s’exprimer. On s’assoit pour un dernier café avant de s’affairer à ses activités du jour…

Aïe ! C’est quoi ce délire ! Pliée en deux comme une grand-mère de 90 ans, une violente douleur traverse la colonne vertébrale, du coccyx jusqu’aux racines des cheveux du haut de la nuque, au moment de se lever de la chaise. Le cœur au bord de la bouche, le souffle coupé, comme si l’on était tombé de la balançoire le dos fracassant le sol, ce qu’il arrivait parfois quand on était gosse, on se dit que ça y est, notre dernière heure sur cette planète est là. On prend alors son courage comme on peut pour se traîner jusqu’à son téléphone portable que l’on a justement posé à côté de la cafetière à l’autre bout de la cuisine. Après une traversée douloureuse où le plus lent des escargots de la terre nous aurait largement dépassé, on parvient à ce fichu téléphone afin d’annuler cette journée qui s’annonçait si bien. On se raisonne toutefois en se disant que ce n’est pas grave, une bonne journée de repos et demain tout roulera à nouveau comme sur des roulettes.

Mr Lumbago, sors de ce corps_femme-blanc_wp

La journée se passe tant bien que mal. Quant à la nuit qui suit, une horreur. On ne ferme pas l’œil une seule fois. La douleur devient à la limite du supportable. On passe une nuit interminable en adoptant la méthode d’un makizushi que l’on roulerait sous les draps. Le matin est enfin là. On est toujours en vie en se disant néanmoins qu’il faudra peut-être envisager le dernier repas du condamné, histoire de ne pas succomber le ventre vide. Le lever du lit ressemble à, je laisse ici place à votre imagination, et la sortie de la chambre jusqu’à la cuisine pour préparer son petit-déjeuner est un véritable chemin de croix. On est alors force est de constater qu’il faut vraiment prendre rendez-vous chez le médecin.

Là, la réalité se révèle au grand jour. « Vous savez Madame à votre âge, bien que vous ne soyez pas vieille quand même, mais il faut prendre conscience que vous ne rajeunissez pas non plus, le lumbago est courant lorsque l’on a dépassé 40 ans », vous lance avec élégance le jeune médecin d’à peine 30 ans qui vous fait face. « Quoi ? Un lumbago ! Vous êtes sûr, docteur ? Je n’ai jamais eu de problème de dos de ma vie. De plus, je suis active. Je marche tout le temps. Je n’ai pas de souci de poids. Et c’est sûr, je ne suis pas enceinte non plus », lui rétorquez-vous alors. « J’entends bien Madame ce que vous me dites, mais vous avez 45 ans et sans vouloir vous vexer, vous avancez plus vers le mauvais que le bon au point de vue médical », vous répond le médecin avec un large sourire, histoire de faire passer la pilule. Le médecin vous voyant douter de son diagnostic et sentant que le « sans vouloir vous vexer » vous est un peu quand même resté en travers de la gorge, se lance alors dans des explications plus approfondies sur le lumbago en tentant de vous rassurer en vous disant que malgré tout vous ne faites pas votre âge et termine son discours avec le verdict final : Mr lumbago s’est bien incrusté dans le bas de votre dos sans vous avoir demandé votre consentement et ne partira que dans quelques semaines !

Interdiction de porter des charges lourdes, de garder une même position trop longtemps, de passer l’aspirateur, de nettoyer les vitres, etc., de pratiquer une activité physique trop intense… En résumé, ma période de « convalescence » risque d’être compliquée. Me voilà au terme de cette longue journée de retour dans mon home sweet home avec un invité surprise et avec lequel je vais devoir composer pendant un bon moment.

Me voilà surtout face à une dure vérité, j’ai bien 45 ans ! Il ne me reste plus maintenant qu’à hurler : Mr Lumbago, sors de ce corps !

Le syndrome du choc toxique (SCT)

Le syndrome du choc toxique (SCT)_tampons-pads_wp

Parler de ce qui nous concerne intimement, nous les femmes, de cette période mensuelle que nous traversons toutes, est devenu un sujet qui n’est plus tabou. Et pour cause. Cette maladie méconnue dont certains cas rares de femmes sont victimes, le syndrome du choc toxique (SCT) lié aux menstruations, qui depuis quelques temps déjà suscite un intérêt médiatique et sanitaire particulier.

Le syndrome du choc toxique est une infection rare et grave, provoquée par la sécrétion de toxines produites par des bactéries présentent naturellement dans notre organisme, notamment au niveau de la peau et de l’ensemble des muqueuses. Généralement sans danger, certaines de ces bactéries libèrent cependant un poison dans le sang appelé ainsi toxine ; les bactéries étant les plus souvent incriminées dans le SCT sont le streptocoque, le staphylocoque et le clostridium. Le SCT touche les individus n’ayant pas développé de défenses immunitaires contre la toxine que produit la bactérie concernée. Le SCT n’est donc pas essentiellement lié aux menstruations ; il peut apparaître suite à une blessure, une opération ou encore un traitement affaiblissant le système immunitaire, comme la chimiothérapie par exemple. Ces toxines très dangereuses s’infiltrent dans la circulation sanguine et atteignent les organes, notamment le foie, les reins ou les poumons.

Le syndrome du choc toxique (SCT)_woman-green_wp

On appelle donc un « choc toxique » la réaction de l’organisme à la production de la toxine produite par la bactérie en cause. Face à cette « agression », l’organisme réagit de manière plus ou moins intense. La notion de « choc » implique un degré élevé de cette réaction qui entraîne alors un affaiblissement général des fonctions vitales.

Le syndrome du choc toxique lié aux règles est provoqué par le staphylocoque doré qui produit une toxine appelée TSST-1 et atteint les femmes rares n’ayant pas développé des défenses immunitaires contre cette toxine. Ce SCT est une pathologie fulgurante qui peut avoir des conséquences extrêmement graves, de l’amputation d’un membre inférieur, le plus souvent, à la mort. La mauvaise utilisation de tampons et des coupes menstruelles* en est la cause principale.

Le tampon hygiénique et la coupe menstruelle sont directement visés car ils favorisent la stagnation du sang dans le vagin. Ce qui peut provoquer la multiplication des bactéries et ainsi potentiellement la libération de la TSST-1.

Le syndrome du choc toxique (SCT)_woman_wp

Selon le Dr Lina, biologiste médical au CHU de Lyon, « certaines femmes sont porteuses du staphylocoque doré, une bactérie qui n’est normalement pas dangereuse… mais porter un tampon de manière prolongée peut bloquer la bactérie au niveau du vagin. Alors, elle se multiplie et produit des toxines dangereuses ».

Enfin une nouvelle étude vient de révéler que la composition des tampons et des coupes menstruelles n’influait pas directement sur le risque du choc toxique lié aux règles, mais l’air contenu à l’intérieur.

Je vous invite alors à consulter l’article de Camille Gaubert « Les tampons bio et cups ne diminuent pas le risque de choc toxique » publié dans le magazine Sciences et Avenir qui vous en donne l’explication détaillée.

Le syndrome du choc toxique (SCT)_tampons_wp

*Coupe menstruelle ou coupelle menstruelle, appelée également cup, est un appareil de protection hygiénique féminine utilisé lors des menstruations. Formé ainsi d’une petite coupe en forme d’entonnoir aux bords arrondis se terminant en général par une petite tige, ce dispositif est le plus souvent composé de silicone médical. Placée à l’intérieur du vagin pour recueillir le sang, la coupe menstruelle se conserve jusqu’à 12 heurs en place, avant de devoir être vidée, rincée, puis réinsérée. Réutilisable durant plusieurs années, elle est perçue comme une alternative écologique aux protections hygiéniques classiques et jetables ; les tampons et serviettes.

L’anticonformisme conformiste

L'anticonformisme conformiste_trou-serrure-yeux_wp

« Antisocial, tu perds ton sang froid », comme se disait dans une chanson de ma génération. Aujourd’hui, c’est l’anticonformisme conformiste.

Dans les années 80, nous n’avions pas Internet, les téléphones portables, les iPad & Co, la Wi-Fi, le Bluetooth, le GPS, etc. Nous avions les disques vinyles, le Walkman, pas toujours auto-reverse, un bic avec lequel nous remettions la bande de la cassette en place qui se déroulait à force d’usage. Nous nous servions du guide Michelin sur lequel nous tracions l’itinéraire de nos vacances. Nous avions des pièces de monnaie au fond des poches qu’il nous arrivait de faire tomber dans la cabine téléphonique. Dans des villages, il y avait même encore un standard téléphonique à la Poste. Nous avions les speakerines, la petite chenille de FR3, le club Dorothée, Albator, Capitaine Flam, Maya l’abeille, l’Agence tous risques, Starsky et Hutch… Nous avions les magnétoscopes et cassettes VHS et nous avons vu naître le CD « inusable ou presque », comme nous disait Patrick Poivre d’Arvor. Nous n’avions pas le modernisme d’aujourd’hui, mais celui de notre époque.

L'anticonformisme conformiste_téléphone-ancien_wp

À l’adolescence, nous nous réunissions dans notre café préféré qui devenait notre QG. Certains jouaient au flipper ou au baby-foot. D’autres avaient des cartes pour jouer au Tarot ou à la Belote. Nous échangions aussi des conversations au cours desquelles nous refaisions le monde. Nous partagions nos différences culturelles, religieuses, sans haine, ni distinction de couleur de peau. Nous étions la génération Benetton. Nous allions le soir chez l’un ou chez l’autre, où les parents avaient élu domicile à l’étage afin de nous laisser nous amuser, mais tout en ayant l’œil sur nous. Nous mangions des crêpes faites maison, des pâtes à la carbonara ou autre, un repas pas cher, car nous n’avions pas beaucoup de sous. Nous dansions sur les Démons de Minuit, Indochine, ACDC, ABBA… Nous avions notre premier flirt et premier baiser. Nos premières peines de cœurs et nos désillusions. Nos premières galères et nos vraies colères. Nous étions la génération « désenchantée ».

Nous avons vieilli et nous avons vu le monde évoluer, parfois trop vite. Aujourd’hui, cette évolution qui croît encore et encore est là.

L'anticonformisme conformiste_united-colors-of-Benetton_wp

Il y a les réseaux sociaux sur lesquels beaucoup lâchent leur violence et leur rage. Les téléphones mobiles qui servent à tout sauf à vraiment téléphoner. Il y a Internet pour communiquer, mais peu se parle. Les jeux vidéos ont remplacé les jeux de société. Les normes d’avant se sont plus celles d’aujourd’hui.

Nous voyons une société qui prône l’anticonformisme en remettant tout en cause et qui propose en échange un conformisme extrême. Des filles en tenue sexy se font agresser et traiter comme de la pire espèce. À l’opposé, des filles couvertes quasi de la tête jusqu’aux pieds sont prises en nouveau modèle. Des filles squelettiques déambulent sur des tapis, pas toujours rouges, d’autres affichent leur surpoids sous le prétexte de l’acceptation de soi, alors que les deux parties mettent leur santé en danger. Les hommes sont considérés pratiquement tous comme des harceleurs, des violeurs, des mauvais. Les femmes veulent être perçues comme des modèles de vertus pour soi-disant la défense de leurs droits en imposant leur image selon leur vision.

L'anticonformisme conformiste_internet-phone_wp

En parallèle, des produits toxiques sont créés pour détruire d’autres produits toxiques. Des animaux sont tués pour en protéger d’autres. Des tours d’épuration d’air sortent du sol pour lutter contre la pollution, alors on pollue encore plus. Le « politiquement correct » a été inventé afin de se donner l’impression d’être « politiquement correct » et le « vivre ensemble » pour se sentir moins seul.

Et pour combattre le conformisme d’antan, le nouveau phénomène de mode du « briser les tabous » tend à remplacer le respect par l’impudeur. Des hommes prêts à n’importe quoi pour améliorer leurs performances sexuelles et se rendre plus désirables auprès de la gent féminine. Des femmes qui organisent des défilés de vagins en tissu ou bijoux pour que la femme ne soit plus dite « sexe faible ». Les paparazzi ont vu accroître leur business. Les magazines de la presse people ont poussé comme des champignons.

Nous sommes devenus la génération déséquilibrée…

Prix L’Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_wp

Le 22 mars dernier, le prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science a récompensé 5 chercheuses et une quinzaine de jeunes femmes de talent venues des quatre coins de la planète. Cette année marque aussi le 20e anniversaire de la création de ce prix.

À cette occasion, le magazine Sciences et Avenir s’est entretenu avec 1 lauréate, le Dr Caroline Dean, et 2 boursières, le Dr Radha Boya et le Dr Hanifa Taher Al Blooshi.

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Caroline-Dean-uk_wp

La botanique et biologiste moléculaire britannique, le Dr Caroline Dean, s’est appliquée à « l’hibernation des plantes, puis à leur adaptation à l’environnement et au changement climatique, ce qui a ouvert la voie à de nouvelles techniques d’amélioration des cultures. Loin de s’arrêter là, elle travaille désormais sur les signaux qui régulent les réponses des plantes en déclenchant l’expression de certains gènes. Les mécanismes humains et végétaux étant très semblables, ces travaux d’épigénétique pourraient conduire demain au développement de meilleurs diagnostics et traitement de maladies induites liées à l’environnement. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Radha-Boya-india_wp

Formée à la physique en Inde, le Dr Radha Boya est chercheuse aujourd’hui à l’Université de Manchester en Angleterre. Elle « a trouvé le moyen de fabriquer des réseaux de nano-tubes, 10 000 fois plus fin qu’un cheveu. L’utilisation du graphène lui a permis de repousser les limites engendrées par la rugosité d’autres molécules et de créer des tubes où les liquides circulent mieux. Elle espère qu’ils permettront demain la désalinisation de l’eau de mer ou la séparation du gaz et du pétrole dans les raffineries. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_Dr-Hanifa-Taher-Al-Blooshi-émirats-arabes-unis_wp

La chimiste de l‘Université de Khalifa à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis, le Dr Hanifa Taher Al Blooshi, « travaille à mettre au point des produits durables pour nettoyer les marées noires sans impacter l’océan… un enjeu crucial pour sa région qui exporte des millions de tonnes de produits pétroliers, une activité qui ne devrait pas cesser avant quelques décennies. Or, plus de 45 déversements conséquents ont eu lieu depuis 2010. Et les dispersants chimiques, qui boulottent jusqu’à 90% de la pollution, sont malheureusement toxiques pour l’environnement. Trouver une alternative avec des biomatériaux est une urgence. »

Prix L_Oréal-UNESCO 2018 pour les Femmes et la Science_20-ans_wp

Ces 3 femmes parmi tant d’autres représentent ainsi l’espoir de demain pour un meilleur respect de notre planète bleue qui a tendance à se noircir…