L’origine des étoiles filantes

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Pour tous ceux qui se passionnent pour les mystères de l’univers ou ont eu le privilège d’assister à la pluie de météores des Perséides dans les nuits de 28 au 30 juillet dernier, je vous invite à lire cet article intéressant abordant ce sujet sur le site Sciences et Avenir.

Le parfum des fleurs

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Le parfum des fleurs n’a aujourd’hui plus de secret. Une équipe internationale, composée de l’Université catholique de Louvain en Belgique (UCL), l’Université de Purdue en Indiana aux États-Unis et de l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas, vient de percer le mystère du parfum des fleurs.

Jusqu’à aujourd’hui l’idée reçue était que les fleurs n’avaient pas de rôle dans la diffusion de leur parfum, alors qu’en fait oui. Et ce par un transporteur actif, ABC, qui permet aux molécules odorantes d’être véhiculées dans les airs afin qu’elles soient perçues.

Le point d’origine du ABC se trouve dans les pétales où les composés odorants volatils, COV, sont produits. L’équipe a constaté que l’ABC était présent dès la production des COV qui se fait au moment de la visite d’insectes pollinisateurs. Cet instant a lieu à différentes périodes, fin du jour ou la nuit, selon la fleur. L’équipe a cherché si la présence du ABC influençait la diffusion des COV dans les airs ou si les deux étaient indépendants.

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Grâce à un modèle mathématique, les chercheurs ont établi le lien entre les deux. Après avoir reproduit l’ABC dans des cellules de plantes en culture et effectué des tests avec plusieurs molécules, ils ont alors prouvé qu’un mécanisme de défense était mis en place par la plante et que l’ABC était directement impliqué dans ce mécanisme. La fleur libère ainsi via l’ABC les COV stockés en trop grande quantité qui deviennent toxiques pour elle, mais agréablement odorants pour nous. Ce trop plein transporté puis libéré est donc son parfum !

Selon l’UCL, « ce travail pourrait servir de base à l’étude des mécanismes d’émission de COV par d’autres êtres vivants, comme les microbes et même les êtres humains, sans oublier d’autres applications, notamment dans le domaine du cosmétique ou l’industrie agroalimentaire. »

Le CO2 en méthane grâce au soleil

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17 juillet dernier, un article sur une découverte révolutionnaire a été publié sur le site du journal Nature.

Réalisée dans le laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’Université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité, l’expérience a permis de trouver un moyen de recycler le CO2.

Un catalyseur à base de fer permet à la molécule de CO2, dissoute dans un liquide, de perdre graduellement ses atomes d’oxygène qui se trouvent remplacés par des atomes d’hydrogène afin de former alors du méthane et ce grâce à la lumière du soleil, tels que Julien Bonin et Marc Robert, deux des coauteurs de l’étude, l’ont expliqué : « Il s’agit de recherche fondamentale, mais ce que nous avons mis en évidence est prometteur […] Nous avons mis au point un système liquide à plusieurs composants dans lequel le CO2 dissous se transforme progressivement en méthane grâce à la lumière solaire et à une molécule à base de fer qui permet d’accélérer la réaction. »

Les chercheurs ont pu arriver à ce résultat en s’inspirant du rôle du fer, constituant de l’hémoglobine qui permet aux globules rouges de transporter l’oxygène dans le sang.

Le magazine Sciences et Avenir y a consacré à son tour un article, écrit par le journaliste Loïc Chauveau, que je vous invite à consulter pour plus de détails.

Maryam Mirzakhani

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Maryam Mirzakhani avait reçu la médaille Fields en 2014 – THE SEOUL ICM 2014 / AFP

Hommage à cette prestigieuse femme de science.

Née en 1977 et première femme mathématicienne lauréate de la médaille Fields en 2014, estimée comme l’équivalent du prix Nobel en la matière, Maryam Mirzakhani, Iranienne, est décédée le 15 juillet 2017 aux États-Unis de la suite d’un cancer.

Professeur à l’Université de Stanford (États-Unis), elle était spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles. Elle avait découvert de nouvelles méthodes de calcul des volumes d’objets avec des surfaces hyperboliques, en exemple « une selle de cheval ».

En 1994 et 1995, elle remporta les olympiades internationales des mathématiques avec un score parfait à l’issue de la seconde édition.

Lors de sa récompense en 2014, le Congrès International des Mathématiciens (IMC) avait déclaré : « Dotée d’une parfaite connaissance d’un éventail très divers de techniques mathématiques et de cultures mathématiques disparates, elle maîtrise une rare combinaison de capacités techniques, d’ambition audacieuse et une profonde curiosité. »

Le 14 juillet 2017, le scientifique américano-iranien et ancien de la NASA, Firouz Michael Naderi, avait publié sur Internet une photo de la jeune femme en train d’écrire des formules mathématiques sur un tableau noir accompagnée de ce message : « c’est quelqu’un de très réservé mais envoyez-lui vos pensées positives et vos énergies positives ».

Depuis 1936, la médaille Fields est décernée aux mathématiciens de moins de 40 ans.

Bishop Curry, 10 ans

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Suite au décès du nourrisson de 6 mois de ses voisins dans une voiture en pleine chaleur, Bishop Curry, un garçon âgé de 10 ans seulement, a eu l’ingénieuse idée d’inventer un dispositif afin d’éviter que de tels accidents se reproduisent.

Baptisé « l’Oasis », cet appareil détecterait une température trop élevée à l’intérieur d’une voiture et diffuserait alors de l’air frais. Munie également d’une antenne afin de prévenir les parents et les autorités, la petite boîte se place sur l’appui-tête des sièges de la voiture.

Actuellement, Bishop Curry a seulement conçu un modèle 3D en argile. Mais son père a lancé une campagne de crowdfunding (financement participatif) sur le site GoFundMe en janvier dernier.

Conseillée par des avocats, la famille a fixé un montant minimum de 20 000 $ (environ 18 000 €) pour la conception du prototype, le financement des frais de production ainsi que le brevet pour l’appareil. Elle a déjà récolté 25 000 $ à ce jour.

Bishop Curry qui entre en classe de 6è à l’automne a précisé à Fox News qu’en plus de l’aide de ses parents, ses camarades de classes et ses amis lui apportent aussi leur soutien dans ce projet : « Ils veulent travailler pour moi »

Quand il sera plus grand, Bishop Curry souhaite centrer sa carrière sur les inventions, dont une machine à remonter le temps.

Début juin de cette année au Texas, 2 fillettes, âgées respectivement de 2 et 1 ans, ont été retrouvées mortes après avoir passé 15 heures dans la voiture garée en plein soleil de leur mère pendant que celle-ci était chez une amie.

Plus généralement aux États-Unis, 712 enfants sont décédés du coup de chaleur après avoir été laissés dans une voiture chaude depuis 1998 et 12 morts ont déjà été répertoriés rien que pour cette année, selon l’étude de l’Université d’État San Jose.

L’État du Nevada a le 2e taux de mortalité le plus élevé des personnes mortes dans leur voiture à cause de la chaleur.

Enfin, bien que cet appareil soit une solution, une campagne officielle rappelle le danger de laisser un être humain 15 minutes dans une voiture sans air frais, une importante déshydratation conduisant à une mort certaine.

Progéria : un espoir de traitement ?

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En Inde, un enfant de 4 ans atteint de progéria, une maladie causée par une mutation génétique et qui crée un vieillissement accéléré – Mushfiqul Alam / NurPhoto / AFP

La progéria ou syndrome de Hutchinson-Gilford est une maladie génétique extrêmement rare et sévère. Elle provoque un vieillissement très prématuré et accéléré des enfants. 1 naissance sur 10 à 20 millions dans le monde serait seulement concernée. La maladie touche les deux sexes. L’apparition des symptômes débute entre 18 et 24 mois. Elle est causée par une mutation du gène LMNA situé sur le chromosome 1. Ce gène produit la Lamine A, une protéine déjà connue pour son rôle dans le maintien structural de l’enveloppe entourant le noyau des cellules. Les anomalies des lamines, et donc de l’enveloppe nucléaire, perturbent le fonctionnement normal des cellules, et leur division. La réparation et le renouvellement des tissus sont altérés, entraînant un vieillissement pathologique. Elle induit ainsi la production et l’accumulation dans le noyau cellulaire d’une protéine toxique, la progérine. Cette dernière conduit à des dysfonctionnements cellulaires graves, notamment des cassures de l’ADN non réparées, des défauts de prolifération et différenciation cellulaire, etc. Toutes les cellules du corps sont alors touchées sauf étonnamment les neurones. L’évolution est mortelle. Le décès survient en général aux environs de l’âge de 13 ans. Elle demeure incurable jusqu’à aujourd’hui.

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L’image en haut représente un noyau cellulaire normal, celui d’en bas, un noyau déformé d’une personne atteinte de progéria

Une nouvelle étude, publiée dans la revue EMBO Molecular Medicine1, fait état d’une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes du vieillissement ainsi que d’un axe probable de traitement pour la progéria.

L’équipe de chercheurs, sous la direction du Professeur Nicolas Lévy, au centre de Génétique Médicale et Génomique fonctionnelle INSERM l’UMU_S 910, à l’Université d’Aix-Marseille, a identifié récemment le mécanisme lié à l’accumulation de la progérine. « Depuis l’identification du gène par la même équipe en 2003, les chercheurs avaient d’abord envisagé de réduire la toxicité de la progérine. Ils ont démarré en 2008 un essai (toujours en cours) auprès de 12 enfants avec une combinaison de deux molécules, l’oméga statine et le Z-dronate, déjà prescrites dans d’autres indications, comme la prévention des risques cardio-vasculaires et l’ostéoporose. Les résultats sur un possible ralentissement du vieillissement sont attendus pour 2018 », selon le magazine Sciences et Avenir.

Cependant, l’équipe de scientifiques a fait une découverte. Suite à un essai in vitro et sur des cellules d’enfants malades et de souris, elle a démontré le potentiel thérapeutique d’une nouvelle molécule appelée MG132. Cette molécule détient une double capacité de réduire de manière considérable la production de progérine ainsi que de la dégrader au fur et à mesure de sa formation. Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent lancer rapidement un second essai avec cette nouvelle molécule. Une troisième piste est aussi suivie par ces mêmes scientifiques, l’essai de thérapie génétique. Initié déjà chez l’animal, celui-ci devrait commencer chez l’humain en 2019.

Margrethe Vestager

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Née le 13 avril 1968 à Glostrup au Danemark, Margrethe Vestager Hansen est une femme politique danoise. Elle a été Ministre de l’Éducation et des Affaires ecclésiastiques entre 1998 et 2001, Ministre de l’Économie et de l’Intérieur entre 2011 et 2014, puis devient en 2014 Commissaire européenne à la concurrence sous la présidence de Jean-Claude Juncker.

Surnommée « la bête noire des multinationales », cette combattante a su s’imposer comme « redresseuse de torts ».

En 2016, elle a demandé à Apple de rembourser la somme record de 13 milliards d’euros à l’Irlande au titre « d’aides d’État contraires au droit européen de la concurrence. »

Elle a fait condamner Facebook à une amende de 110 millions d’euros pour avoir menti au cours de son acquisition de WhatsApp.

Lors d’une conférence à Bruxelles qui a eu lieu le 7 juin dernier, elle a déclaré qu’elle tenait à s’attaquer aux algorithmes et à la publicité ciblée, dont Facebook et Twitter en « abuseraient au point d’inquiéter la démocratie. »

Et mardi 27 juin, c’est au tour de Google, filiale d’Alphabet qui a été condamné à une amende également record de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante relatif à son comparateur de prix.

Enfin, bien que cette conférence du 7 juin à Bruxelles se soit clôturée par le lancement d’une alliance européenne pour la démocratie, « le combat ne fait que commencer », selon Margrethe Vestager.

Des cellules immunitaires contre la calvitie

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Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco ont découvert par hasard un moyen de combattre la calvitie.

C’est en étudiant si le processus de cicatrisation de la peau se déroule normalement chez les souris dont l’action des lymphocytes T régulateurs (Treg) est temporairement arrêtée que s’est produite cette découverte : des cellules immunitaires déclenchant la repousse des cheveux et des poils.

Ces lymphocytes T régulateurs sont une sous-population de lymphocytes T CD4+ (cellules immunitaires) qui en plus de leur participation à lutter contre les bactéries et les virus empêchent à l’individu de déclencher des réactions immunitaires contre ses propres organes. Si leur mécanisme est défectueux, l’individu peut alors souffrir de maladies auto-immunes, cas de la polyarthrite rhumatoïde, du diabète de type 1, etc.

Ainsi, afin d’observer la cicatrisation de la peau chez ces souris, les chercheurs ont épilé par endroits leurs poils en constatant que les poils de ces zones ne repoussaient jamais. Pour comprendre ce phénomène, ils ont décidé de l’étudier. Peu à peu, en utilisant des techniques d’imagerie, ils ont réussi à prouver l’implication des lymphocytes Treg dans la régénération des follicules pileux, ces cellules qui déclenchent la venue des nouveaux poils. Non seulement leur nombre triple, mais en plus elles sécrètent une protéine, Jag1, qui déclenche alors l’activité des cellules souches des follicules et permet la régénération des poils. « Tout se passe comme si les cellules souches et les Treg avaient évolué conjointement, si bien que les Treg ne protègent plus uniquement les cellules souches de l’inflammation, mais prennent aussi part à leur effort de régénération […] Maintenant, nous savons que les cellules souches dépendent totalement des Treg pour savoir quand commencer la régénération », comme l’a expliqué Michael Rosenblum, dermatologue et co-auteur de l’étude.

Cette découverte et les travaux qui en découlent pourraient donc amener à un nouveau traitement contre la calvitie, surtout, contre l’alopécie en aires, communément connue sous l’appellation de pelade, maladie auto-immune se caractérisant par la perte partielle ou totale des cheveux ou des poils sur le corps.

Cela étant, les chercheurs poursuivent en parallèle leurs travaux concernant le rôle des lymphocytes Treg dans la cicatrisation. Ils ont découvert notamment que ces cellules ouvrent le passage aux bactéries inoffensives dans la peau, qui seraient normalement attaquées par le système immunitaire. Ces bactéries sécrètent des molécules nécessaires à la cicatrisation des plaies à l’âge adulte.

Suède : Museum of Failure

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Très bonne initiative de la part de nos voisins suédois.

À Helsingborg, le Museum of Failure a ouvert ses portes ce 7 juin. L’exposition qui y est proposée regroupe 70 innovations ratées. Annoncés comme révolutionnaires, ces objets comportaient soit des erreurs de conceptions, furent dépassés, oubliés ou connurent tout simplement un échec commercial.

« Une collection d’intéressantes innovations ratées », telle est présentée cette exposition. Et « un aperçu unique de belles prises de risque en matière d’innovation », promet-elle aux visiteurs.

Voici 8 exemples de ces ratages technologiques :

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1 – Le masque Rejuvenique RJV10KIT

Cette innovation appelée aussi le masque de « réjuvénation faciale » connut un véritable échec commercial lié à son manque d’esthétisme, lequel devint cependant un vrai succès pour Halloween.

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2 – La console Pipp!n d’Apple

Prise de risque et grande première d’Apple dans le domaine du jeu vidéo. Conçue ainsi par Apple, commercialisée par Bandai en 1996, cette console ne fut vendue qu’à 45 000 exemplaires. La production s’arrêta en 1997. Parmi ces consoles créées, à l’image d’une architecture de micro-ordinateur, la Xbox de Microsoft (sortie en 2001) y préfigurait.

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3 – Le jeu de plateau Trump

Basé sur l’émission de télé-réalité The Apprentice, dont Trump y était l’animateur, ce jeu de plateau vu le jour en 1989 et fut réédité en 2004. Déjà avec un ego surdimensionné, il misait sur son image de patron irritable dans cette émission. 800 000 exemplaires furent seulement écoulés sur les 2 millions de prévu. Un échec commercial parmi tant d’autres.

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4 – L’orbitoclaste

Instrument chirurgical utilisé pour réaliser des lobotomies transorbitales. Inventé par le Dr Walter Freeman en 1948 pour remplacer l’ancien instrument le leucotome, employé jusqu’alors pour la procédure de lobotomie. Suède_Museum of Failure_4-l'orbitoclaste_leucotome_wpL’arbre étroit et trop fin (partie extrême qui était enfoncée, sorte de longue pointe) du leucotome se cassait dans la tête du patient. Une intervention chirurgicale était alors nécessaire afin de retirer le morceau. L’orbitoclaste est en fait un pic à glace comportant des marques de gradation gravées sur l’arbre. Abreu Freire Egas Moniz, un spécialiste de la lobotomie, reçut même le prix Nobel de Médecine en 1949. Cet instrument ainsi que la pratique furent utilisés jusque fin des années 80. Or, certains rapports médicaux laissent à penser que cette méthode barbare a toujours cours dans le monde.

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5 – Le Nokia N-Gage

Ce téléphone-manette de jeux, ainsi créé par Nokia, leader au début des années 2000 en matière de téléphone mobile et console de jeu portable, tomba dans les oubliettes 3 ans plus tard lorsque l’iPhone sortit.

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6 – Apple Newton

Encore un échec d’Apple. Malgré sa référence à l’inventeur de la gravité et de sa célèbre pomme, cet assistant personnel, précurseur pourtant du futur iPad, sortit à l’époque où Palm Pilot (1997) dominait sur ce marché. Il ne connut qu’un très bref succès, puisqu’il ne retint pas vraiment l’attention du public.

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7 – Le Betamax de SONY

Créé en 1975 par SONY, ce support vidéo format de ruban 1/2 pouce tint 10 ans. En 1985, il fut concurrencé par le format VHS. Et bien que ce dernier présente des performances inférieures, il s’imposa comme standard. SONY interrompit la production de ces supports en mars 2016.

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8 – Les Google Glass

Supposées être révolutionnaires de par ses promesses d’un monde en réalité augmentée, ces lunettes technologiques ont vu leur production stoppée début 2015 en raison d’une atteinte au droit de la vie privée. Le dispositif permettait de filmer ou de photographier sans être vu.

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Enfin, les innovations ratées ou désuètes ne sont pas seules à cette exposition. Elles sont aussi accompagnées des produits de la consommation plus ou moins courante qui ont connu un véritable flop. Exemple avec le parfum Harley-Davidson, les lasagnes au bœuf de la marque Colgate ou encore le ketchup vert de Heinz.

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Et cette amusante exposition a pu se réaliser grâce à ce collectionneur, Samuel West, docteur en psychologie et curateur du musée, qui a donc trouvé la belle façon de nous intéresser à la notion d’innovation et à son terme.

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Chine : la plus grande centrale solaire du monde

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Une ferme solaire flottante en Chine – SUNGROW

La société chinoise Sungrow vient de mettre en activité la plus grande centrale solaire du monde en plein cœur de la province d’Anhui. Un secteur agricole situé proche de la ville de Huainan à environ 200 km au nord-ouest de Shanghai. Cette région très pauvre jadis a prospéré à partir des années 50 principalement grâce à l’exploitation de ses gisements miniers et de son charbon.

C’est précisément dans l’une des mines de charbon à ciel ouvert, désaffectée et inondée que l’entreprise y a installé sa centrale en 2016, puis connectée au réseau du pays en mai 2017. Cette centrale composée de milliers de panneaux solaires cumulant une puissance de 40 MW (mégawatts) alimenterait en électricité près de 15 000 foyers, selon une estimation chiffrée des médias chinois. De part sa capacité, elle devient alors la centrale solaire flottante la plus puissante du monde. Elle détrône ainsi la précédente installation du même type, situé aussi à Huainan, mise en place par le fabricant chinois Xinyi Solar et dont la capacité est de 20 MW.

Or, cette première place risque d’être vite remplacée, étant donné que la société Sungrow a annoncé début juin la construction d’une nouvelle centrale flottante d’une capacité de 150 MW, dans la même région. Un projet qui devrait être achevé en fin d’année, selon le site PV-Tech.

Ce type d’installation sur l’eau présente de multiples avantages. Son étendue importante, 800 000 m2 pour la plus récente, ne nuit pas aux exploitations agricoles, bâtiments, etc. qui se trouveraient sur la terre ferme. La réverbération de l’eau ainsi que le système de refroidissement qu’offre l’eau amplifie l’efficacité des panneaux. Et la surface aquatique étant plate, aucun relief de terrain ne vient faire ombrage aux panneaux.

Enfin, depuis 2015, la Chine est devenue le plus grand producteur d’énergie solaire du monde, dépassant l’Allemagne. Elle a également atteint une capacité de plus de 77 GW (gigawatts) en énergie solaire fin 2016, selon le chiffrement de l’administration nationale de l’énergie. Et malgré que le charbon représente à 60 % la principale source énergétique du pays, les énergies renouvelables sont en progression. Elles atteignent aujourd’hui 11 % du mélange énergétique chinois qui pourrait doubler d’ici 2030.

De quoi peut-être donner à réfléchir à Donald Trump qui, lui, est dans la vision opposée, en voulant faire sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat…