Notre cerveau : une boule de cristal ?

Notre cerveau_une boule de cristal_cerveau-activité_wp

Alors que notre civilisation se veut être dans l’évolution technologique, il lui reste encore tant à apprendre sur notre moteur organique : le cerveau.

De tout temps, l’Homme a tenté d’identifier le fonctionnement de cet organe si complexe. Bien que les scientifiques spécialistes en la matière d’hier et d’aujourd’hui aient permis une cartographie primaire de notre cerveau, puisque nous n’en connaissons que 20 %, de nombreuses découvertes sont toujours à faire.

Si ces scientifiques peinent à décrypter l’ensemble des activités d’un cerveau sain, ils s’en trouvent davantage éprouvés lorsqu’il s’agit d’un cerveau malade.

Cependant deux récentes études ont conduit à une avancée majeure dans ce domaine.

La première étude, publiée par des chercheurs de l’University of New South Wales dans la revue Scientific Reports, a mis en lumière la prédiction de nos choix par notre cerveau 11 secondes avant notre prise de conscience. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Coralie Lemke.

La seconde étude franco-espagnole, également publiée dans la revue Scientific Reports, a révélé des atrophies de l’hippocampe (rôle dans la mémoire) et l’amygdale (rôle dans les émotions) associées à la maladie d’Alzheimer visible dès l’âge de 40 ans. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Elena Sender.

Je vous invite à consulter ces articles sur ces deux incroyables découvertes qui nous en disent ainsi un peu long sur notre cerveau.

Publicités

« Le patient de Londres »

_Le patient de Londres_cellule_wp

Douze ans après la guérison confirmée d’un malade du SIDA, surnommé « le patient de Berlin », un second cas de guérison serait avéré.

Appelé « le patient de Londres », l’individu a reçu à l’identique le traitement du premier et serait également définitivement débarrassé du VIH, virus responsable du SIDA.

Cette étude publiée dans le journal international de la science Nature a été présentée lors de la Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections à Seattle aux États-Unis.

Depuis 19 mois « le patient de Londres » n’aurait plus montré de signes d’infection, selon le Docteur Wensing, co-responsable de IciStem, un consortium de scientifiques européens étudiant la greffe de cellules souches pour traiter le VIH et avec le soutien de l’AMFAR, l’organisation américaine de recherche sur le SIDA. C’est le deuxième cas de rémission du VIH au monde.

Même si cette guérison est un espoir pour les 37 millions de personnes atteintes du VIH dans le monde, elle n’en reste pas moins atypique, comme la première. Car le type de VIH avec lequel ces deux individus ont été infectés utilise uniquement les récepteurs CCR5. « D’autres formes de virus utilisent d’autres portes d’entrées comme les CCR4. Tout dépend du type de virus contracté par l’individu », a précisé Bernard Lagane, chercheur à l’Inserm et spécialiste du VIH, au magazine Sciences et Avenir. « Le traitement ne fonctionnera que si quelqu’un a un virus qui n’utilise que le récepteur CCR5 comme porte d’entrée, ce qui est le cas de 50 % des gens qui vivent avec le VIH, voire moins », a aussi spécifié le docteur Timothy J. Henrich, spécialiste du Sida à l’Université de San Francisco en Californie, au New York Times.

_Le patient de Londres_croi_wp

La plupart des personnes dotées de la mutation résistante au VIH, la mutation delta-32 dans CCR5, sont d’origine nord-européenne et ne représenteraient que 22 000 donneurs de ce type environ, selon la base de données de l’IciStem.

Les greffes de la moelle osseuse proviennent ainsi d’un donneur porteur d’une mutation de la protéine appelée CCR5, reposant à la surface de certaines cellules immunitaires. Le VIH utilise la protéine pour entrer dans ces cellules mais ne peut s’accrocher à la version mutée. Ces greffes étaient destinées à traiter les patients atteints du cancer, non du VIH. Les deux patients étaient d’ailleurs soignés pour le cancer.

« Le patient de Berlin » souffrant d’une leucémie a dû recevoir deux greffes de moelle osseuse après l’échec de la chimiothérapie. Des immunodépresseurs puissants, n’étant plus utilisés, lui ont été de même administrés. Suite à des complications sévères qu’il a endurées durant des mois, il a été plongé dans le coma artificiel et a failli mourir.

« Le patient de Londres » atteint d’un lymphome de Hodgkin n’a pas dû être soumis à cette procédure proche de la mort pour que le traitement fonctionne. Il a aussi reçu une greffe de moelle osseuse d’un donneur porteur de la mutation CCR5 en mai 2016 ainsi que des immunosuppresseurs. Or le traitement était beaucoup moins lourd, conformément aux normes en vigueur pour les patients transplantés. Il a cessé de prendre des anti-VIH en septembre 2017. Bien qu’il n’ait pas été autant malade que « le patient de Berlin » après la greffe, la méthode a conduit au même résultat. La greffe a détruit le cancer sans effets secondaires néfastes. Les cellules immunitaires greffées, maintenant résistantes au VIH, semblent avoir complètement remplacé ses cellules vulnérables.

_Le patient de Londres_icistem_wp

Les scientifiques du consortium ont analysé à plusieurs reprises son sang à la recherche de signes du virus. Ils ont décelé une indication faible de poursuite de l’infection dans l’un des 24 tests, mais ont déclaré que cela pouvait être le résultat d’une contamination de l’échantillon. Le test le plus sensible n’a trouvé aucun virus en circulation. Anticorps contre VIH étaient toujours présents dans son sang, mais leurs niveaux avaient diminué avec le temps, suivant un chemin semblable à celui observé chez « le patient de Berlin ».

La plupart des experts qui connaissent les détails s’accordent à dire que le nouveau cas semble être un remède légitime, mais certains mettent en cause sa pertinence pour le traitement du SIDA en général.

Une possibilité serait de développer des approches de thérapie génique pour éliminer le CCR5 sur les cellules immunitaires ou leurs anciennes cellules souches, selon le Dr Deeks de l’Université de San Francisco en Californie et d’autres. Résistantes au VIH, ces cellules modifiées devraient finir par éliminer le corps du virus.

En rappel, le CCR5 est la protéine que le scientifique chinois He Jiankui a prétendu avoir modifiée avec l’édition de gènes chez au moins deux enfants, dans le but de les rendre résistants au VIH. Une expérience qui a déclenché une condamnation internationale.

Des nombreux travaux se poursuivent sur des thérapies géniques mais n’ont pas encore abouti. La modification doit cibler le bon nombre de cellules au bon endroit, uniquement la moelle osseuse, et modifier seulement les gènes commandant la production de CCR5. Des équipes travaillent sur l’ensemble de ces obstacles. À terme, elles pourraient être en mesure de développer un système d’administration viral qui injecté dans l’organisme rechercherait tous les récepteurs CCR5 et les supprimerait, ou même une cellule souche de donneur résistante au VIH et pourrait être donnée à n’importe quel patient.

_Le patient de Londres_aids-hiv-cure_wp

Une mise en garde importante à l’égard d’une telle approche. Le patient serait toujours vulnérable à une forme de VIH, appelé X4, qui utilise une protéine différente, CXCR4, pour entrer dans les cellules.

Malgré un petit nombre de virus X4 contenu chez une personne, ils peuvent se multiplier en l’absence de concurrence de leurs cousins ​​viraux. Un cas a été signalé. Un individu transplanté d’un donneur de la mutation delta-32 qui a été touché plus tard par le virus X4. Par mesure de précaution contre X4, « le patient de Berlin » prend d’ailleurs une pilule quotidienne pour prévenir du HIV.

« Le patient de Berlin » espère que le traitement pour le « patient de Londres » sera aussi durable que le sien. « Si quelque chose est arrivé une fois dans la science médicale, cela peut arriver à nouveau. J’attendais de la compagnie depuis longtemps », a-t-il déclaré.

À ce jour, ces mêmes scientifiques suivent 38 personnes infectées par le VIH ayant reçu une greffe de moelle osseuse, dont six provenant de donneurs sans la mutation.

Mais du reste, la transplantation de moelle osseuse ne sera probablement pas une option de traitement réaliste dans un proche avenir.

Souriez ! Vous êtes filmé !

Souriez_Vous êtes filmé_chat-chien-vitre_wp

« Des ingénieurs américains de l’université d’Utah ont conçu un système de caméra sans objectif, entièrement fondé sur un capteur et un algorithme capable d’interpréter des données de lumière passant à travers une vitre. »

Article écrit par Arnaud Devillard, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, data, IA, réalité virtuelle/mixte, et paru le 26 août dernier sur le site Sciences et Avenir.

Happy Valentines Day !

Happy Valentines Day_coeurs-bleu-rose_wp

Aujourd’hui c’est la fête des amoureux ! Mais qu’en savons-nous ?

Le 14 février ne correspond à aucune fête dans la religion romaine et ne provient pas de l’Antiquité. Son origine est attestée au 14e siècle en Grande-Bretagne, encore catholique. La Saint-Valentin était célébrée comme une fête des amoureux en rapport avec la pensée que les oiseaux choisissaient ce jour pour s’accoupler. Demeurée ancrée dans le monde anglo-saxon, comme Halloween, cette fête s’est ensuite répandue à travers le continent à une époque récente.

Happy Valentines Day_coeurs-bleu-rose-flèche_wpValentin de Terni, confondu avec Valentin de Rome, était un homme d’église, moine ou prêtre, qui vécut au 3e siècle sous l’Empereur Claude II le Gothique.

Selon une légende, aux débuts du christianisme, au moment où toute l’Europe n’était pas encore convertie, l’Empereur Claude II le Gothique détestait les chrétiens et voulait leur interdire le mariage pour envoyer plus d’hommes à la guerre. Avisé des unions célébrées par Valentin, il ordonna son arrestation. Valentin refusa et fut mis en geôle. Il rencontra alors la fille de son geôlier, Julia, aveugle de naissance. Durant sa captivité, il entretint des relations amoureuses avec elle qui lui demandait de lui décrire le monde. Par amour pour Valentin, Julia lui apportait tous les jours à manger jusqu’à un soir où un miracle se produisit. Toujours selon la légende, des témoins dirent avoir vu une vive lumière forte par la fenêtre de la cellule de Valentin tandis que Julia recouvrait la vue en déclarant : « Maintenant je vois ! Je vois le monde tel que vous me l’avez décrit ! »

Happy Valentines Day_coeurs-chocolats-pot-bleu_wpInformé de l’évènement qui déplut fortement à Claude II le Gothique, ce dernier ordonna sur-le-champ l’exécution de Valentin. Le 14 février, le jour de son exécution, Valentin fut roué de coups par les légionnaires romains puis décapité sur la voie Flaminia en l’an 269, 270, 273 ou 280, année variant selon les traditions. Mais le jour du 14 février fut fixé afin de coïncider avec les Lupercales.

Pour honorer la mémoire de Valentin, la famille de Julia se convertit au christianisme. Il se dit aussi que Julia planta près de la tombe de Valentin un amandier. Dès lors, l’arbre devint le symbole de l’amour.

D’après une autre légende, la Légende dorée, par ses propos, Valentin suscita l’intérêt de l’Empereur Claude II le Gothique. Un gouverneur, s’apercevant de cela, complota et « le cœur de Claude fut changé ». Valentin fut arrêté, confié à la garde d’un magistrat, rendit la vue la fille de ce dernier et convertit toute sa maison. L’Empereur le fit alors décapiter.

Happy Valentines Day_coeurs-éléphant-rose-verre_wpEn 495, le pape Gélase 1er, afin de mettre fin aux Lupercales célébrées alors du 13 au 15 février, remplaça cette fête païenne par celle du 14 février, jour des trois saints martyrs appelés Valentin, dont Valentin de Terni. En 1496, le pape Alexandre VI donna à Valentin de Terni le titre de « saint patron des amoureux ».

Saint-Valentin devint également très populaire en Allemagne, mais pour une toute autre raison, s’apparentant à un malentendu. Les pèlerins allemands arrivant à Rome par la voie Flaminia, prirent l’habitude de s’arrêter à l’église Saint-Valentin. La ressemblance sonore du nom Valentin et du verbe allemand fallen, tomber en français, donna au saint la réputation de guérir les blessures de ceux ayant fait une mauvaise chute.

Les premières traces de coutumes galantes liées à la Saint-Valentin datent du 14e siècle en Angleterre où la tradition de l’échange de cartes et billets doux entre le Valentin et sa Valentine naquit.

Happy Valentines Day_coeurs-roses-ballons_wpLa Saint-Valentin en tant que fête commerciale se développe aux États-Unis au milieu du 19e siècle avec la vente de cartes rappelant les billets que s’échangeaient le Valentin et sa Valentine.

Au 20e siècle, la Saint-Valentin est décidée comme fête laïque. Plusieurs saints différents des premiers temps du christianisme, nommés Valentin, furent considérés comme étant légendaires, une vita (livre dans lequel sont relatés la vie et les miracles d’un saint) ou une hagiographie (écriture de la vie et/ou de l’œuvre des saints), récit semi-légendaire. De par cette confusion des origines, la fête religieuse de Saint-Valentin fut supprimée du calendrier liturgique romain en 1969 par le pape Paul VI, mais resta dans les calendriers régionaux.

Actuellement, la Saint-Valentin demeure une fête commerciale pour certains et/ou une occasion de célébrer l’amour pour d’autres.

Ceci dit, que vous soyez dans la première ou seconde catégorie, je vous souhaite à tous et toutes un très bon…

Happy Valentines Day_coeur-ours-coussin_wp

Première mondiale : remplacement réussi de la valve mitrale en passant par la veine fémorale !

Première mondiale_remplacement réussi de la valve mitrale en passant par la veine fémorale_coeur-bleu_wp

« Pour la première fois au monde, le CHU de Lille a remplacé une valve cardiaque située au centre de l’organe – la valve mitrale – sans avoir besoin d’ouvrir ni le thorax, ni même le cœur ! »

Une extraordinaire révolution en la matière expliquée dans l’article paru ce 1er février sur le site Sciences et Avenir.

Article passionnant écrit par Camille Gaubert, journaliste, rédactrice santé au magazine Sciences et Avenir que je vous invite à découvrir.

USA : baby boom à l’hôpital St Cloud !

usa_baby boom à l'hôpital st cloud_minnesota-flag_wp

Relayé par la chaîne de télévision américaine Fox 9 et l’émission de télévision américaine Inside Edition, ce fait divers est aussi extraordinaire qu’attendrissant.

L’année 2018 a révélé un bilan surprenant pour l’hôpital St Cloud dans le Minnesota aux États-Unis. Dans la même unité de cet hôpital 31 infirmières ont donné naissance à 32 bébés cette même année. Un véritable baby boom ! Et celui-ci ne s’est pas produit du côté des patientes mais de celui de l’équipe du service de maternité.

31 infirmières sont tombées enceintes presque en même temps et ont donc accouché en 2018, dont l’une d’entre elles a mis au monde des jumeaux.

Celle-ci a d’ailleurs déclaré à Fox 9 : « J’avais des tas de gens qui me disaient quand j’étais enceinte ‘Oh, mon Dieu, chaque infirmière ici est enceinte’ et on disait ‘Oui, ne buvez pas l’eau‘ ». Une autre infirmière a expliqué à Inside Edition : « Il était notre premier alors c’était un grand soulagement de venir travailler avec toutes les autres femmes enceintes et de se dire ‘Hé, ça est-ce normal ? Ça est-ce normal ?’ Et juste avoir ce poids enlevé de mes épaules ».

Cet évènement rare, un record du nombre de naissances pour cette unité cette année-là, ne pouvait passer inaperçu. Les 31 mamans et les 32 bébés ont été alors réunis pour une séance photo grandeur nature afin d’immortaliser ce moment. Les bébés portaient tous des T-shirts blancs avec un numéro correspondant à leur ordre d’arrivée dans le monde.

usa_baby boom à l'hôpital st cloud_minnesota-équipe-infirmières_wp

Bientôt des taxis volants ?

bientôt des taxis volants_volocopter_wp

Depuis l’aube des temps, voler a toujours été l’un des fantasmes de l’Homme. Pouvoir se déplacer dans les airs, avoir une sensation d’évasion, de liberté…

Alors que l’humanité a trouvé le moyen de concevoir des moyens de transports volants, devenant de plus en plus technologiques et performants, la volonté d’étendre la notion de vol demeure. L’imagination dans le domaine est loin d’avoir donné son dernier mot, plutôt son dernier vol.

Ces deux articles parus dans le magazine Sciences et Avenir l’expliquent d’ailleurs :

« Après Dubaï, c’est à Singapour que sera testé le robot taxi aérien de Volocopter » par Sarah Sermondadaz, paru le 18/10/2018.

« Avec UberAIR, nous voulons permettre aux gens d’accéder au vol en ville » par Olivier Hertel, publié le 22/11/2018.

Réparer les os de la tête avec les cellules souches des dents

réparer les os de la tête avec les cellules souches des dents_dent-souriante_wp

« Le prix de la Fondation des « Gueules cassées » 2018 a été attribué le 21 novembre au professeur Catherine Chaussain, pour ses travaux sur l’utilisation des cellules souches de la pulpe dentaire pour réparer les os de la face et du crâne. » Lise Loumé, chef d’édition au pôle digital de Sciences et Avenir, spécialiste santé.

Article écrit par Lise Loumé et paru le 22 novembre dernier sur le site Sciences et Avenir que je vous invite à consulter.

Nancy Grace Roman

Nancy Grace Roman_couronne-nouvel-an_wp

L’année 2018 s’est achevée de façon mouvementée. Elle a laissé derrière elle ses bons et mauvais souvenirs. Elle a surtout enterré de nombreux personnages célèbres, tels que Charles Aznavour, France Gall, Maria Pacôme, Pierre Péchin, Mauranne ou encore Nancy Grace Roman.

Née le 16 mai 1925 à Nashville, dans le Tennessee, aux États-Unis, Nancy Grace Roman est décédée le 25 décembre 2018 à Germantown, dans le Maryland.

Cette astronome, l’une des premières femmes cadre à la NASA, fut reconnue comme la « Mère de Hubble ».

Conférencière et enseignante très active, elle a passé sa carrière à défendre la place des femmes dans les sciences.

Nancy Grace Roman_1925-2018_wp

N. B. : Aucun rapport avec l’article. Merci à tous et toutes pour vos vœux qui me sont allés droit au cœur.