USA : baby boom à l’hôpital St Cloud !

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Relayé par la chaîne de télévision américaine Fox 9 et l’émission de télévision américaine Inside Edition, ce fait divers est aussi extraordinaire qu’attendrissant.

L’année 2018 a révélé un bilan surprenant pour l’hôpital St Cloud dans le Minnesota aux États-Unis. Dans la même unité de cet hôpital 31 infirmières ont donné naissance à 32 bébés cette même année. Un véritable baby boom ! Et celui-ci ne s’est pas produit du côté des patientes mais de celui de l’équipe du service de maternité.

31 infirmières sont tombées enceintes presque en même temps et ont donc accouché en 2018, dont l’une d’entre elles a mis au monde des jumeaux.

Celle-ci a d’ailleurs déclaré à Fox 9 : « J’avais des tas de gens qui me disaient quand j’étais enceinte ‘Oh, mon Dieu, chaque infirmière ici est enceinte’ et on disait ‘Oui, ne buvez pas l’eau‘ ». Une autre infirmière a expliqué à Inside Edition : « Il était notre premier alors c’était un grand soulagement de venir travailler avec toutes les autres femmes enceintes et de se dire ‘Hé, ça est-ce normal ? Ça est-ce normal ?’ Et juste avoir ce poids enlevé de mes épaules ».

Cet évènement rare, un record du nombre de naissances pour cette unité cette année-là, ne pouvait passer inaperçu. Les 31 mamans et les 32 bébés ont été alors réunis pour une séance photo grandeur nature afin d’immortaliser ce moment. Les bébés portaient tous des T-shirts blancs avec un numéro correspondant à leur ordre d’arrivée dans le monde.

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Bientôt des taxis volants ?

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Depuis l’aube des temps, voler a toujours été l’un des fantasmes de l’Homme. Pouvoir se déplacer dans les airs, avoir une sensation d’évasion, de liberté…

Alors que l’humanité a trouvé le moyen de concevoir des moyens de transports volants, devenant de plus en plus technologiques et performants, la volonté d’étendre la notion de vol demeure. L’imagination dans le domaine est loin d’avoir donné son dernier mot, plutôt son dernier vol.

Ces deux articles parus dans le magazine Sciences et Avenir l’expliquent d’ailleurs :

« Après Dubaï, c’est à Singapour que sera testé le robot taxi aérien de Volocopter » par Sarah Sermondadaz, paru le 18/10/2018.

« Avec UberAIR, nous voulons permettre aux gens d’accéder au vol en ville » par Olivier Hertel, publié le 22/11/2018.

Réparer les os de la tête avec les cellules souches des dents

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« Le prix de la Fondation des « Gueules cassées » 2018 a été attribué le 21 novembre au professeur Catherine Chaussain, pour ses travaux sur l’utilisation des cellules souches de la pulpe dentaire pour réparer les os de la face et du crâne. » Lise Loumé, chef d’édition au pôle digital de Sciences et Avenir, spécialiste santé.

Article écrit par Lise Loumé et paru le 22 novembre dernier sur le site Sciences et Avenir que je vous invite à consulter.

Nancy Grace Roman

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L’année 2018 s’est achevée de façon mouvementée. Elle a laissé derrière elle ses bons et mauvais souvenirs. Elle a surtout enterré de nombreux personnages célèbres, tels que Charles Aznavour, France Gall, Maria Pacôme, Pierre Péchin, Mauranne ou encore Nancy Grace Roman.

Née le 16 mai 1925 à Nashville, dans le Tennessee, aux États-Unis, Nancy Grace Roman est décédée le 25 décembre 2018 à Germantown, dans le Maryland.

Cette astronome, l’une des premières femmes cadre à la NASA, fut reconnue comme la « Mère de Hubble ».

Conférencière et enseignante très active, elle a passé sa carrière à défendre la place des femmes dans les sciences.

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N. B. : Aucun rapport avec l’article. Merci à tous et toutes pour vos vœux qui me sont allés droit au cœur.

Le renne au nez rouge

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Clôturons cette période de Noël avant d’entamer celle du Réveillon et Jour de l’An avec ce petit fait scientifique.

Alors que le Père Noël et sa très charmante épouse, lutins, cadeaux, bonhomme de neige, sapin, etc. sont à l’honneur tout au long de cette période de Noël, les rennes sont parfois oubliés. Nous ne savons finalement pas grand-chose sur eux.

Bien que le personnage d’un conte populaire américain, Rudolph the Red-nosed Reindeer,  le célèbre renne au nez rouge, fait la joie des petits comme des grands, deux chercheurs, norvégien et hollandais, en biologie marine et physiologie translationnelle, intrigués par la couleur de ce nez, ont voulu en connaître la raison.

Si vous aussi souhaitez répondre à votre curiosité, je vous invite alors à consulter l’article paru ce lundi 24 décembre dans le magazine Sciences et Avenir.

Noël en sciences

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Alors que nous pensons parfois à miracle de Noël, il s’agit plutôt dans cet article d’une révolution incroyable en matière chirurgicale.

Le 22 novembre dernier, au centre hospitalier du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, à 500 mètres de Paris (sur le site de l’ancien hospice Bicêtre), Matéo, un jeune garçon âgé de 13 ans, a été opéré à cerveau ouvert sous hypnose.

Dans cet édito « Le patient est une personne ! » du Hors-Série n°196 du magazine Sciences et Avenir paru hier, je vous invite à lire ce formidable article « consacré à la thématique des interactions entre le corps et l’esprit », écrit par Aline Kiner, rédactrice en chef du Hors-Série.

Le premier pancréas artificiel en France

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« Le pancréas artificiel de la start-up française Diabeloop a obtenu son marquage CE. Une étape essentielle en vue de la commercialisation en France de ce dispositif innovant dont pourront bénéficier les patients diabétiques de type 1. »

« Diabète : le pancréas artificiel de Diabeloop est le premier autorisé en France », article écrit par Lise Loumé, Chef d’édition au pôle digital de Sciences et Avenir, spécialiste santé, que je vous invite à lire.

Les sciences en mouvement

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Le monde scientifique est en plein bouleversement en ce moment. Je vous invite à lire ces 2 excellents articles parus dans le magazine Sciences et Avenir.

Article du 21 novembre 2018 écrit par Sciences et Avenir en collaboration avec l’AFP.

Article du 26 novembre 2018 écrit par Hugo Jalinière.

Les escargots tueurs !

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En lien avec l’article de la semaine dernière relatif aux blennies, dans lequel notamment les escargots venimeux ont été évoqués, nous allons nous pencher d’un peu plus près sur ces petites bêtes à cornes.

Il s’agit des Conidae, une famille d’escargots marins. Découverte par le zoologiste John Fleming en 1822, cette famille comprend de très nombreux genres, mais principalement le genre Conus avec ses actuelles 626 espèces vivantes. Le nom commun de cette famille est Cône.

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Conus geographus

Tel que le terme l’indique, ces gastéropodes possèdent une coquille conique, dont l’aspect et les couleurs sont très variables. De taille moyenne à grande, ces escargots présentent souvent des ornementations extraordinaires sur leur coquille. La majorité se trouve dans les mers chaudes. Quelques-uns se rencontrent aussi dans les eaux tempérées.

Fréquemment nocturnes, ils sont tous des prédateurs carnivores et venimeux. Certains se nourrissent de vers, d’autres de mollusques et/ou de poissons.

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Conus marmoreus

Ils sont dotés d’une glande sécrétant une neurotoxine reliée à une dent de la radula(1) en forme de harpon. Ils s’en servent pour chasser leurs proies à distance, lesquelles sont de suite neutralisées.

En général, les cônes de petite taille laissent la sensation similaire à une piqûre d’abeille. Mais le venin de certaines grandes espèces tropicales piscivores est fatal pour l’humain. Il provoque une paralysie des muscles respiratoires entraînant la mort, dans 70 % des cas, en moins de 2 heures. Certaines conotoxines(2) affectent les voies sensitives, avec un puissant effet analgésiant, dont l’utilisation médicale est d’ailleurs actuellement à l’étude.

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Conus textile

Les cônes pouvant être dangereux pour l’humain sont principalement les Conus aulicus, Conus geographus, Conus textile, Conus tulipa et Conus striatus.

La famille des Conidae se constitue de 145 genres validés regroupant aujourd’hui 2 323 espèces différentes de cônes, selon le World Register of Marine Species (WoRMS)(3). Bien que cette famille soit typique des eaux chaudes des mers et océans tropicaux, certaines espèces se sont adaptées à des zones tempérées, comme la côte sud-africaine près du Cap de Bonne-Espérance ou les eaux plus froides de la Californie du Sud.

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Conus pennaeus attaquant un Cymatium nicobaricum à Hawaï

(1) La radula : sorte de langue munie de nombreuses dents chitineuses se situant dans la cavité buccale de certains mollusques. La chitine est le composant principal de l’exosquelette des arthropodes (crustacés, myriapodes, insectes, arachnides), également présent chez certains champignons et lichens. Le fameux chitosan en découle d’ailleurs.

(2) La conotoxine : peptide neurotoxique extrait du venin de Conidae. L’α-conotoxine (alpha-conotoxine) est une neurotoxine d’origine animale s’employant comme puissant anti-douleur aussi efficace que la morphine mais sans facteur d’accoutumance.

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(3) World Register of Marine Species ou WoRMS : base de données visant à fournir une liste à jour des noms de taxons des organismes marins. Créée en 2007, elle résulte du registre européen des espèces marines. Essentiellement financé par l’Union européenne, ce registre mondial des espèces marines siège à l’Institut Marine de Flandre à Ostende en Belgique. Le WoRMS a des accords conclus avec plusieurs autres projets concernant la biodiversité et les écosystèmes, dont le Global Biodiversity Information Facility (GBIF), le système mondial d’informations sur la biodiversité, ainsi que l’Encyclopedia of Life (EOL), l’Encyclopédie de la Vie. En 2018, le WoRMS recense 243 288 espèces marines approuvées, dont 95 % vérifiées.

Ce poisson drogue ses prédateurs

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En cas d’attaque, ce poisson inocule un venin qui déboussole et affaiblit ses prédateurs.

Il s’agit des blennies. Une des espèces de petits poissons osseux marins benthiques, d’eau douce ou saumâtre, à longue nageoire dorsale et couverte de mucus, mesurant environ 5 cm. Les blennies sont très colorées et parfois striées. Certaines d’entre elles possèdent au niveau de la mâchoire inférieure deux énormes canines constituant de véritables crocs. Celles-ci, comme le Meiacanthus nigrolineatus qui vit en mer rouge, utilisent alors leurs deux dents pour injecter du venin et se défendre contre des prédateurs, essentiellement des mérous.

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À la différence de la plupart des autres poissons venimeux, plus de 2 000 espèces dont la majorité empoisonne via leurs épines dorsales, la morsure du Meiacanthus est indolore, selon des chercheurs australiens de l’Université du Queensland. Ils ont publié leur étude en 2017 dans la revue Current Biology.

Pour arriver à ce résultat, ils ont prélevé le venin de ces blennies ont leur faisant mordre des cotons-tiges. Ils l’ont ensuite administré à des souris qui n’ont senti aucune douleur. « Que le venin des blennies à crocs soit indolore chez les souris a été une grande surprise. La plupart des poissons venimeux provoquent chez les mammifères des douleurs violentes et immédiates », a expliqué Bryan Fry, l’un des auteurs de la publication.

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L’analyse du venin a révélé la présence de trois toxines, lesquelles ne sont présentes chez les autres familles de poisson. Un neuropeptide analogue à celui de certains escargots venimeux. Une enzyme qui se trouve dans le venin des scorpions et des serpents. Et un composé proche des substances opiacées pour soulager la douleur, comme le fentanyl ou l’oxycodone. Les chercheurs ont présumé qu’en cas d’attaque, ces poissons se défendent en mordant leur agresseur et leur injectant leur venin. Celui-ci provoque une chute de tension, rendant le prédateur dans un état d’ivresse et incapable de poursuivre sa proie. Cette dernière peut alors facilement s’enfuir.

Ah ces poissons ! Ils n’ont pas fini de nous surprendre ! Et les escargots aussi…