Les panneaux solaires prennent de la couleur

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Superbe innovation made in France en matière de solaire !

La société française Sunpartner a inauguré sa première ligne de fabrication industrielle de panneaux solaires colorés et transparents s’intégrant à la façade même des bâtiments.

Ce marché devrait représenter plus de 2,5 milliards € dès 2023.

Cette entreprise basée à Rousset dans les Bouches-du-Rhône vient ainsi d’inaugurer ce 5 octobre sa première ligne de panneaux solaires colorés et transparents qui s’insèrent à la façade propre des bâtiments et d’une capacité de 150 000 m2 par an. Avec le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a engagé un montant de 15 millions €, cette innovation met déjà l’eau à la bouche de nombreux investisseurs.

Or cette idée date de 2008. Le fondateur Ludovic Deblois décide alors d’entreprendre des recherches de production d’énergie solaire qui pourrait s’assimiler aux bâtiments dans le respect conceptuel de ces derniers. Bien qu’actuellement les panneaux photovoltaïques conservent leur fonction première d’exploiter au maximum le rayonnement solaire, ils restent majoritairement très visibles et inesthétiques. La volonté du fondateur a été donc d’inclure ces panneaux dans les murs en faisant d’eux un élément architectural design. Et ce qui fut une utopie à cette époque s’est concrétisée aujourd’hui par un encadrement juridique. De plus en plus l’énergie solaire est considérée comme l’avenir, notamment au niveau des bâtiments qui produiraient à eux seuls l’énergie dont ils auraient besoin. « La réglementation européenne sur les bâtiments à énergie positive est une formidable opportunité pour Sunpartner. La façade verre ou opaque devient productrice d’énergie et favorise ainsi l’autoconsommation », a d’ailleurs déclaré Ludovic Deblois. Avis partagé par le Réseau de transport d’électricité (RTE) gérant les lignes à haute tension qui estime que l’autoconsommation va radicalement modifier la distribution électrique.

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« Rendre invisible la production d’électricité », tel est l’objectif de Sunpartner. Ayant baptisé ses produits par l’abréviation Wysips, signifiant « What you see is photovoltaïc surface » (Ce que vous voyez est une surface photovoltaïque), il aura fallu toutefois à la société de maints efforts de recherche ainsi que 150 brevets déposés afin de rendre ces panneaux invisibles.

« Wysips s’appuie sur une technologie concurrente du silicium cristallin, les couches minces du cuivre, gallium, indium, sélénium (CGIS). Cette famille de minéraux est capable de capter les électrons même dans une structure désordonnée. Le rendement de conversion de cette technologie (autour de 15%) est inférieur au silicium (20%), mais les avantages sont nombreux : fabrication facile (le CGIS s’étale comme une peinture en couche de 10 à 100 microns sur des supports de verre ou de polymère), coûts de production faibles, génération d’électricité dès qu’apparaît la lumière du jour. Ces panneaux peuvent donc se découper aux tailles demandées et n’ont pas besoin d’être posés inclinés face au rayonnement solaire. On peut donc les mettre en façade. » (Loïc Chauveau, journaliste du magazine Sciences et Avenir)

Le seul souci est que ces panneaux sont de couleur noire. Alors Sunpartner a eu l’idée de modifier la couche de CGIS en développant avec leurs fournisseurs de machines-outils, un laser spécifique permettant de perforer ou diminuer cette couche afin que la lumière puisse traverser. Franck Edme, ingénieur en charge de cette ligne de production, a ajouté : « Nous perdons de ce fait du rendement électrique, mais nous multiplions les usages ». Et ce sont ces usages qu’apporte en valeur ajoutée Sunpartner.

Des fenêtres intelligentes. La société est parvenue à produire des vitres complètement transparentes qui gardent une capacité de production de 18 à 50 Watts crête (puissance maximale d’une installation) par m2 (Wc/m2), équivalant à la puissance d’alimentation utile pour un store, une ouverture automatique ou encore une alarme. Thierry Godard, commercial de la société pour l’Asie, a spécifié : « Nous proposons ainsi des fenêtres dont les fonctions automatiques sont indépendantes du système électrique de la maison et n’ont donc pas besoin d’être câblées au réseau. » Et ce système peut également s’appliquer aux véhicules de transports (les vitres n’ont plus besoin d’être reliées à la batterie) ainsi qu’à l’aviation. D’ailleurs, Airbus est en train de tester des hublots qui s’opacifient sans qu’ils aient la nécessité d’être reliés à l’alimentation électrique générale de l’appareil.

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« Des montres et des téléphones alimentés par des petits panneaux solaires », tel est l’autre objectif de Sunpartner.

Les objets connectés. L’entreprise a déposé des brevets pour des petites pastilles de CGIS appliquées sur des polymères pouvant ensuite se coller sur des montres, des téléphones portables. Franck Edme a expliqué : « Ces puces ne permettent pas une autonomie totale de l’objet mais réduisent les besoins de recharge. Par ailleurs, la batterie n’est jamais à plat ce qui est précieux quand on travaille en extérieur ou quand on fait une randonnée. » Ce même 5 octobre, Sunpartner a du reste annoncé son partenariat avec la société chinoise Truly, située à Shenzhen, pour la production en masse d’écrans solaires destinés aux objets dits itinérants. Et dès 2018, des montres bracelets équipées d’un composant photovoltaïque ultra fin vont être proposées sur les marchés européens et asiatiques. Ludovic Deblois a conclu : « Cette application devrait se développer encore plus avec les Oled, ces éclairages intégrés beaucoup plus économes en énergie où les cellules photovoltaïques seront encore plus pertinentes. »

Enfin Sunpartner qui avait proposé aux architectes de mettre en valeur l’esthétique des panneaux solaires vient de remporter la médaille d’or du concours de l’innovation du « Mondial du bâtiment », qui ouvrira ses portes le 6 novembre prochain à Paris, avec son produit « caméléon ».

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Le prix Nobel de chimie 2017

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Les 3 lauréats du prix Nobel de chimie 2017 pour avoir développé la cryo-microscopie électronique :

  • Jacques Dubochet, Université de Lausanne en Suisse
  • Joachim Frank, Université de Columbia à New York aux États-Unis
  • Richard Henderson, Laboratoire de biologie moléculaire à Cambridge au Royaume-Uni

Pour plus de détails, je vous invite à lire cet excellent article écrit par Hervé Ratel sur le site du magazine Sciences et Avenir.

Le « MasSpec Pen »

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Des scientifiques américains, chercheurs et ingénieurs de l’Université du Texas à Austin, ont créé une sonde manuelle de la taille d’un stylo qui détecte des cellules cancéreuses dans des tissus en quelques secondes seulement.

Actuellement, plusieurs jours sont nécessaires aux laboratoires afin de vérifier si aucune cellule cancéreuse ne subsiste dans les échantillons prélevés au cours de l’intervention chirurgicale.

Grâce à cette sonde, les chirurgiens pourront dès lors savoir rapidement si l’ensemble de la tumeur cancéreuse a bien été extrait.

En 10 secondes, cet outil ainsi baptisé MasSpec Pen est donc capable de déterminer en temps réel si la totalité de la tumeur cancéreuse a bien été enlevée après une opération chirurgicale. Car, des résidus de tissus cancéreux qui peuvent rester sont un risque de rechute pour le patient. Il permet d’extraire en douceur des molécules d’eau présentes dans les tissus en pompant un volume d’à peine 10 microlitres, soit 1/5 d’une goutte d’eau. Ces molécules sont acheminées par un tube souple vers un spectromètre qui calcule les différentes masses moléculaires dans l’échantillon et évalue la présence de cellules cancéreuses.

Suite aux résultats d’analyse sur 253 échantillons de tissus humains cancéreux et sains issus du poumon, de l’ovaire, de la thyroïde et du sein, ces scientifiques ont pu établir un profil moléculaire identifiant l’existence d’un cancer avec un taux de précision de plus de 96 %. Testée également sur des souris vivantes, cette sonde a pu localiser sans erreur la présence de cellules cancéreuses sans endommager les tissus sur lesquels ont été pris les échantillons.

Selon ces scientifiques, cette sonde pourrait être encore plus précise en étudiant un plus grand nombre d’échantillons. Il serait de même possible de l’utiliser pour diagnostiquer un éventail plus important de tumeurs dans différents types de tissus.

En parallèle, ils rappellent que la technique actuelle d’analyse employée pour définir si un tissu est sain ou cancéreux est lente et parfois inexacte. Qui plus est, il faut 30 minutes voire plus à un pathologiste pour préparer un échantillon et estimer s’il est cancéreux ou pas. Ce qui présente un risque accru d’infection et d’effets néfastes de l’anesthésie pour le patient. Aussi, l’interprétation de l’échantillon de tissu pour certains cancers est difficile et peut entraîner un niveau d’erreur dans les résultats allant de 10 à 20 %.

De son côté, le Docteur James Suliburk, chef du service de chirurgie endocrinienne à la faculté de médecine Baylor au Centre médical de Houston au Texas, ayant collaboré à ce projet précise : « Cette nouvelle technologie nous permet d’être beaucoup plus précis en sachant exactement quels tissus retirer ou laisser. […] Bien que maximiser l’ablation de la tumeur cancéreuse soit essentielle pour améliorer les chances de survie du patient, enlever trop de tissus sains peut avoir des effets néfastes étendus. »

Enfin, ces créateurs prévoient de se servir du MasSpec Pen en 2018 lors d’interventions chirurgicales pour extraire des tumeurs. En outre, ils ont déposé une demande de brevet pour cette technologie et ses applications aux États-Unis et souhaiteraient également que cette protection s’étende au niveau mondial.

L’Université Mc Gill à Montréal au Canada a présenté en juillet dernier un outil similaire, une sonde portative qui s’allume lorsqu’elle est en contact avec des cellules cancéreuses. La commercialisation est prévue dans les 5 ans à venir.

5 inventeurs européens primés par le MIT

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USA – Cambridge – MIT – Massachusetts Institute of Technology

La prestigieuse Technology Review du MIT (Massachusetts Institute of Technology) à Cambridge aux États-Unis a distingué le 14 septembre dernier à la Station F, inaugurée le 29 juin de cette année, à Paris 5 innovateurs européens de moins de 35 ans.

Parmi plus d’un millier de candidats à l’origine, 35 d’entre eux âgés de moins de 35 ans ont été retenus et 5 ont reçu un prix, chacun dans une catégorie spécifique : inventeurs, entrepreneurs, visionnaires, pionniers et humanitaires. La remise des prix décernés s’est ainsi déroulée à cette station de start-up à Paris.

Les 5 innovateurs récompensés sont :

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Enass Abo-Hamed (Royaume-Uni) – « visionnaire » européenne 2017 pour son travail sur les stations de stockage d’énergie à H2
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Julien de Wit (Belgique) – « pionnier » 2017
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Victor Dillard (Belgique) – mention spéciale « entrepreneur » 2017
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Thibault Duchemin (France) – « humanitaire » 2017
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Solveiga Pakstaite (Royaume-Uni) – « innovatrice » 2017

Ce prix « Innovators Under 35 » est décerné depuis 2011 dans 6 pays européens, donc hors États-Unis. Et cette année, des candidats de 28 pays de l’Union européenne ont participé à cet évènement symbolique.

Les projets présentés par les 35 candidats restés en lice concernaient tous les domaines des sciences et des technologies. Par exemple :

  • SafetyNet (Royaume-Uni) a proposé un système lumineux permettant aux pêcheurs de n’attraper que des espèces de poissons désirées.
  • Gleechi AB (Suède) a montré son travail sur le réalisme des mouvements corporels et robotiques en réalité virtuelle.
  • Lilium (Allemagne) a exposé son jet électrique transportant des passagers, décollant et atterrissant à la verticale.
  • Crafting Wearables (Pays-bas) a affiché ses vêtements du futur s’adaptant selon les situations.
  • Human Instruments (Royaume-Uni) a dévoilé ses instruments de musique pouvant être joués les mains libres par des interprètes atteints d’un handicap physique.

Quant aux autres nombreux projets, ils révélaient des dispositifs médicaux, des systèmes de traçabilité des aliments, de l’énergie, de l’environnement, du transport, etc. ou encore des mécanismes innovants dans bien des domaines différents.

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Des prothèses de genou intelligentes

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Le dispositif fournit une imagerie dynamique en 3D permettant de voir l’articulation du genou sous tous les angles pendant que le patient marche – photo BONETAG

De par sa société Bonetag qu’il a fondée en 2014, le chirurgien orthopédique français de Cabestany dans les Pyrénées-Orientales, Stéphane Naudi, a créé une puce RFID (Radio Frequency Identification) afin de connecter les prothèses de genou. Cette puce permet au médecin ainsi qu’au patient de savoir si une prothèse de genou est défaillante, soit par la perte d’adhérence à l’os ou causée par une infection, mais aussi si la prothèse doit être remplacée. Sa société a d’ailleurs été plusieurs fois primée en recevant notamment les prix des concours i-Lab et Netva qui récompensent des entreprises de technologies innovantes.

« Avec l’Institut d’Électronique et des Systèmes de l’Université de Montpellier, nous avons mis au point une puce qui se place dans une petite encoche sur la prothèse et qui est « scannable » par un lecteur : une raquette RFID, comme celle qu’utilisent les vétérinaires pour lire la puce électronique d’un animal, ou un smartphone incluant la lecture RFID, une option qui tend à se démocratiser », comme le chirurgien l’a déclaré auprès du magazine Sciences et Avenir.

L’idée du chirurgien est venue du fait qu’il existe aujourd’hui un défaut dans le système de gestion des prothèses.

Près de 100 000 prothèses totales du genou sont implantées chaque année en France à des patients souffrant d’arthrose. Celles-ci disparaissent ensuite avec le patient. Aucun registre ne regroupe les données correspondant à ces prothèses : le modèle, la date de la pose, la durée gardée par le patient, etc.

Et le problème se trouve ici. Si le patient ne peut se souvenir du modèle de sa prothèse, du chirurgien qui lui a posé, il n’y a aucun moyen de retrouver ces critères. De la même façon qu’il est difficile de connaître le moment de changer la prothèse. Ce qu’a expliqué le chirurgien : « Le « ciment chirurgical », qui fixe la prothèse, perd son adhérence à l’os au bout de 15 ans, mais parfois au bout d’une seule année […] Le chirurgien est obligé d’opérer pour savoir s’il est nécessaire de changer le modèle ». En outre, le chirurgien peut de même découvrir que la prothèse s’infecte sans que le patient n’ait ressenti quoi que ce soit.

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Imagerie dynamique en 3D – photo BONETAG

D’où l’idée de la conception de cette puce contenant ces informations qui sont par la suite transmises à un logiciel donnant ainsi le modèle de la prothèse, son état d’usure et son infection potentielle. Une imagerie dynamique en 3D est également mise au point afin de visualiser l’articulation du genou sous tous ses angles durant la marche. « La radio ne donne qu’une image fixe de l’articulation, or la voir bouger est un vrai plus pour le médecin afin d’évaluer le bon mouvement de la prothèse », tel que l’a précisé le chirurgien.

Les informations alors récoltées sont stockées dans un registre afin d’assurer le suivi et la traçabilité. Et pour éviter les risques de piratages, le numéro de la prothèse est dissocié du nom du patient.

Cependant pour que ce dispositif soit intégré dans les nouveaux modèles de prothèses de genou, les fabricants français comme internationaux doivent être convaincus de son efficacité. Actuellement, une vingtaine d’industriels se partage le marché mondial et 6 représentent 70 % de la globalité.

Bien que des fabricants français soient intéressés, il reste encore des études à mener sur l’animal, notamment la brebis, et sur l’homme, prévues en 2018, pour valider l’efficacité du dispositif. Et malgré la volonté du chirurgien de rendre disponible cette puce sur le marché dès 2019, la concurrence est déjà là.

Une équipe de chercheurs à Brest a décroché en août de cette année une subvention publique d’environ 8 millions € pour le développement d’un projet similaire devant être commercialisé d’ici 2025.

La Birmanie entre dans l’ère de la technologie

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La Birmanie ou Myanmar, petit pays d’Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec le Bangladesh, la Chine, l’Inde, le Laos et la Thaïlande, vient de connaître une véritable révolution.

Depuis 1962, ce pays a connu des dictatures successives. De 1988 à 2011, il était dirigé par une junte appelée le Conseil d’État pour la paix et le développement. En 2011, cette junte a laissé officiellement la place au pouvoir civil actuel gouverné par l’un de ses anciens membres, même si l’autorité militaire demeure prépondérante dans les faits. S’ouvrant alors sur le monde, par l’intermédiaire de l’Union européenne et des États-Unis qui ont levé en 2012 l’embargo qu’ils imposaient au pays depuis les années 90 sauf sur la vente des armes, la Birmanie a pu relativement se libéraliser.

En quelques années, elle est passée de l’analogie au numérique et a désormais accès à la téléphonie mobile et à Internet. Mieux encore, c’est la réalité virtuelle qui se développe. De nombreuses start-up et incubateurs d’entreprises du numérique birmans travaillent sur la question. D’ailleurs l’enseignement et le patrimoine national en bénéficient déjà.

Europe : numéro 1 des éoliennes en mer

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L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a rendu public un rapport ce lundi 27 août : l’Europe totalise 3 230 éoliennes en mer connectées en 2015, correspondant à plus de 90 % de la puissance totale répartie dans le monde. La puissance produite par ces dernières atteint 11 000 MW.

La France qui n’a toujours pas d’éoliennes en mer prévoit d’attribuer jusqu’à 6 000 MW d’ici à 2023 en plus des 3 000 MW qui devraient être installés à cette échéance.

Ce qui n’est pas le cas du Royaume-Uni qui arrive en tête, représentant à lui seul 46 % de la puissance mondiale établie en 2015. Suivent ensuite l’Allemagne avec ses 30 % et le Danemark avec ses 11,5 %.

Hors de la zone Europe, la Chine est le 4e marché mondial avec une puissance implantée ayant dépassé les 1 000 MW fin 2015, équivalant à 8 % du total mondial.

Concernant les parcs éoliens flottants en Europe, ils ne sont encore qu’au stade de projets pilotes, notamment en Norvège, Écosse, Portugal et France.

Selon les données les plus récentes permettant une synthèse de ces données, celles de 2013 évaluent : l’économie maritime française employait 460 000 personnes et générait 35,6 milliards € de valeur ajoutée, soit 1,5 % du PIB du pays.

L’arnaque de l’ « électrophotonique »

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Georges Vieilledent, PDG de la société Électrophotonique Ingénierie, prétend dépister la maladie de Lyme avec une photographie des doigts du patient – Photo de Sciences et Avenir

La machine d’ « électrophotonique » ou de « captations photoniques », consistant à l’analyse de photos insolites révélant un « halo » qui entoure le bout des doigts des patients, a été créée par la société Électrophotonique Ingénierie à Brens dans le Tarn. Son PDG, Georges Vieilledent, affirme dépister la maladie de Lyme en autres.

Or, les résultats du test sur cette machine sont très controversés. Ils ne sont pas certifiés scientifiquement. Ils sont non officiels.

Le magazine Sciences et Avenir a enquêté de manière approfondie sur cette méthode qui pourrait s’avérer frauduleuse.

Le journaliste scientifique Olivier Hertel de ce magazine a d’ailleurs expliqué dans son article : « Avec près de 70 symptômes possibles, en outre peu spécifiques, le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à poser. Ce, d’autant plus que l’efficacité des deux tests de dépistages officiels (Elisa et Western Blot) est très contestée. Ces tests sont en effet menés sur des échantillons de sang. Or Borrelia, la bactérie responsable de l’infection, s’y trouve très rarement. En outre, les tests sur le marché détectent plusieurs espèces de Borrelia… mais pas toutes. Ils ignorent aussi les autres pathogènes transmis par les tiques et impliqués dans la maladie, comme la bactérie Bartonnella ou encore des rickettsies et le parasite Babesia. Dans le cadre du « plan Lyme », lancé en 2016 par le ministre de la Santé, de nouveaux protocoles de diagnostics et de soins devraient être recommandés d’ici à la fin de l’année. »

En plus du fait que le PDG prétend que « la présence ou l’absence de lumière sur certaines zones de ce halo sont révélatrices de la présence de la bactérie dans le corps », c’est-à-dire que le pouce indiquerait le microbe présent dans le cerveau et l’index serait en lien direct avec le rectum, sa société facture tout de même cet examen 250 €. Le PDG atteste aussi que cette technique liée à un traitement d’électrothérapie procuré par un appareil appelé Vital Harmony (délivrant des micro-courants par deux électrodes tenues en main par le patient) dépiste presque 100 % des patients atteints de la maladie de Lyme. À noter que cet appareil est conçu lui aussi comme par hasard par la société de ce Monsieur et vendu aux malades à 700 € environ.

De surcroît, Georges Vieilledent n’est pas seul dans cette histoire. Fin 2015, ce dernier lance une étude, toujours en cours, auprès de quelques 400 malades, sous le contrôle du Pr Christian Perronne (CHU de Garches dans les Hauts-de-Seine) et du Dr Raouf Ghozzi (centre hospitalier de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées). Ces médecins sont réputés auprès des malades de Lyme. Ils ont été parmi les premiers à aller au-delà des résultats négatifs des tests officiels et ont administré de longues cures d’antibiotiques, procédé qui fournit de meilleurs résultats actuellement.

Cependant, leur collaboration ainsi que leur soutien à cette étude d’ « électrophotonique » sont sérieusement remis en cause.

Grâce à un visionnage des conférences publiques tenues par le PDG, les enquêteurs ont noté de sérieux dérapages. Georges Vieilledent atteste que « le Vital Harmony est au moins aussi bon les cures d’antibiotiques […] son traitement est efficace à 100 % contre la sclérose en plaques, il détruit tous les pathogènes et devrait bientôt remplacer les injections d’insuline des diabétiques et les chimiothérapies des cancéreux. »

Ces enregistrements ont été par la suite montrés aux deux médecins appuyant ce projet. Ils ont alors répondu de pas être au courant de ces propos : « Nous avions effectivement des doutes sur la machine de dépistage. Mais, concernant le Vital Harmony, nous nous sommes fiés à la parole des patients qui nous ont rapporté une amélioration de leurs symptômes. Ces retours étaient positifs pour plus de 30 % d’entre eux, soit un effet supérieur à ce que l’on accorde au placebo. C’est ce qui nous a poussé à accepter de superviser cette étude. »

À cette déclaration, Nicolas Pinsault, chercheur au laboratoire Techniques de l’ingénierie médicale et de la complexité de l’Université Grenoble-Alpes a rétorqué : « Cette règle des 30 % n’existe pas. L’effet placebo est présent chez 100 % des personnes testées puisqu’il est lié au fait de recevoir un traitement, que celui-ci soit efficace ou pas. Même lorsque l’on teste un « vrai » médicament, une partie de ses effets est due à la molécule active, mais une autre au placebo. » À laquelle, Olivier Hertel a ajouté : « D’où l’importance dans un essai clinique de toujours comparer le traitement à un placebo, ce qui n’est pas le cas dans l’étude menée par la société de Georges Vieilledent. Il serait donc impossible de déterminer si le Vital Harmony est plus efficace… qu’un granule de sucre. Et à y regarder de près, les allégations d’Électrophotonique Ingénierie ne relèvent aucunement de la science ». Avis que partage Jérôme Kaparian, physicien spécialiste de l’ « effet couronne » à l’Université de Genève en Suisse : « Ces images ne sont pas reproductibles et ne veulent rien dire, car le phénomène est trop sensible. Un changement infime de la pression du doigt sur l’électrode, de sa température, de l’humidité à sa surface… sont autant de facteurs qui modifient le halo capturé sur l’image. »

L’enquête a également mis en lumière que cette idée de lier l’effet couronne et diagnostic n’était pas récente, comme l’a souligné le journaliste scientifique : « Déjà, dans les années 1970, cette pratique était en vogue dans le milieu de la parapsychologie sous le nom de « photographies Kirlian » à partir desquelles certains prétendaient lire « l’état énergétique » des personnes dans ce qu’ils appelaient alors l’ « aura ». Si Georges Vieilledent préfère aujourd’hui le terme plus « scientifique » de « captations photoniques », l’idée demeure la même. D’ailleurs, le concepteur de sa machine, Raymond Herren, ingénieur du CNRS du laboratoire de Chimie physique de l’université Paris-Sud (Orsay, Essonne), avait déjà élaboré des années plus tôt des machines du même genre pour un certain Georges Hadjopoulos. Ce dernier, véritable « pionnier de l’électrophotonique », se disait spécialiste de l’interprétation thérapeutique des photos Kirlian. L’ingénieur du CNRS ne s’est pas contenté de mettre ses compétences au service du dit Hadjopoulos. Il en a cautionné les dérives en cosignant avec lui et le dentiste suisse Nicolas Stelling l’ouvrage intitulé « Établir  un bilan bioénergétique » dans lequel, déjà, des photographies Kirlian de doigts et d’orteils permettaient de « dépister » leucémie, cancer du sein, autisme ou schizophrénie… »

Concernant le Vital Harmony, cet appareil aussi créé par l’ingénieur du CNRS rappelle étrangement celui conçu dans les années 20 par l’Américain Royal Raymond Rife, lequel soignait soi-disant quasiment tous les maux par la variation de fréquence de champs électriques. Mais aucune preuve n’a fait l’objet de la moindre publication dans une revue scientifique.

Quoi qu’il soit, ce qui ressort en tous cas de cette étude « fantasmagorique » est l’argent récupéré par la société. Car, bien que les 400 patients qui participent encore à l’étude ont eu leur examen de 250 € offert, la plupart ont acheté la machine à 700 € à peu près. Ce qui représente un gain éventuel d’environ 200 000 €.

À lire également dans le même article les notes : « ANTISEPTIQUE F84. Un essai clinique sur l’homme réalisé en toute illégalité » et « ANALYSES DE SANG. Le test non validé du professeur Montagnier »

Pays-Bas : 40 gènes liés à l’intelligence

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Photo de Fernando Da Cunha / BSIP / AFP

Fin mai 2017, des chercheurs de l’Université libre d’Amsterdam aux Pays-Bas ont publié dans la revue Nature Genetics leur découverte qui a eu un fort écho dans les médias anglophones et francophones. Cette dernière a été relayée dans le magazine Sciences et Avenir.

Ils ont ainsi déclaré avoir identifié 40 nouveaux gènes liés à l’intelligence. Pour parvenir à cette identification, ils ont étudié le lien entre le génome de plus de 78 000 adultes et enfants européens et leurs résultats à des tests de QI. De par ce fait, cette étude est celle menée à la plus grande échelle jamais réalisée jusqu’alors.

Cependant, Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur du laboratoire Neurosciences Paris Seine et Président du comité d’éthique de l’Inserm met un bémol concernant cette découverte : « Les 40 gènes identifiés rendent compte de moins de 5 % de la variance observée lors des tests d’intelligence, laissant donc 95 % aux facteurs épigénétiques, c’est-à-dire les modifications d’expression des gènes liées à des facteurs environnementaux, éducationnels, culturels, socio-économiques… […] Il est donc scientifiquement faux d’affirmer qu’il n’y a aucune influence de la génétique sur nos capacités cognitives, mais tout aussi erroné de prétendre que celle-ci joue un prépondérant. »

Lise Loumé, spécialiste santé au pôle digital du magazine Sciences et Avenir rappelle que « les tests QI restent très discutés et ne peuvent prétendre à l’universalité », cf. article écrit par Elena Sender.

De son côté, Danielle Posthuma, principal auteur de l’étude, a rassuré sur l’éventualité de dérives, notamment la sélection d’embryons dès la naissance, par exemple, comme elle l’a déclaré au magazine : « Loin de nous l’idée de cautionner une telle dérive, de plus je doute fort que cela puisse être techniquement possible un jour. Aux Pays-Bas, les recherches sur l’héritabilité de l’intelligence ont débuté très tôt au 20e siècle et sont largement financées par l’État. » Elle a également expliqué que ce type de travaux pouvait être effectué « sans tomber dans le déterminisme génétique. […] Les facteurs environnementaux dominent toujours ceux liés à la génétique, bien entendu. Par exemple, si vous êtes génétiquement prédisposé à être accro à la nicotine, vous pouvez toujours décider de ne pas fumer. Dans le cas de certaines maladies génétiques, il est possible de ne pas développer la pathologie en changeant son comportement, par exemple son alimentation : c’est le cas de la phénylcétonurie, une maladie génétique héréditaire qui empêche d’assimiler une substance naturellement présente dans l’alimentation, la phénylalanine. » Elle a ensuite ajouté que ses travaux permettraient de mieux comprendre des pathologies : « Les 40 gènes identifiés, qui ont une fonction dans le cerveau et plus particulièrement dans la régulation du développement cellulaire, sont également en lien avec la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, les symptômes dépressifs, le trouble du spectre autistique… » Et elle a même spécifié en exemple avoir repéré une variante d’un gène associée à un risque réduit de schizophrénie et une autre augmentant le risque du trouble du spectre autistique.

En réponse à cette dernière déclaration, le neurologue a nuancé ces propos : « Il y a toutefois tellement de gènes associés à ce type de pathologie qu’il est complexe d’appréhender leur mécanisme. »

L’origine des étoiles filantes

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Pour tous ceux qui se passionnent pour les mystères de l’univers ou ont eu le privilège d’assister à la pluie de météores des Perséides dans les nuits de 28 au 30 juillet dernier, je vous invite à lire cet article intéressant abordant ce sujet sur le site Sciences et Avenir.