La « démence » devrait tripler d’ici 2050

La_démence_devrait tripler d'ici 2050_cerveau-rouage_wp

Selon l’étymologie, la démence est définit par l’aliénation mentale ou, par hyperbole, est une démarche, une action, une conduite qui indique de la déraison, de l’extravagance. Ce mot est synonyme de folie, de sénilité. Ce terme plus ou moins générique détermine aussi une pathologie, dont les personnes âgées de plus de 60 ans seraient les plus concernées.

Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre actuel d’individus atteints par ce syndrome devrait tripler d’ici 2050. L’article de la journaliste Coralie Lemke paru hier sur le site du magazine Sciences et Avenir vous en apporte une brève explication. Cet article évoque le premier sens étymologique de la démence.

Quant au second sens, cet effroyable fait divers rapporté dans de nombreux journaux au sujet du suicide d’une jeune malaisienne de 16 ans suite à un sondage sur Instagram pourrait y être directement affecter…

Publicités

Danemark : rattrapage sur les véhicules électriques

Danemark_rattrapage sur les véhicules électriques_dk-flag_wp

Vivement critiqué pour l’augmentation de sa fiscalité sur les voitures électriques en 2016, réduisant ainsi le pourcentage total des ventes des voitures électriques neuves de plus de 3 % à 0, le gouvernement danois souhaite se rattraper en interdisant la vente de voitures neuves à moteur diesel ou essence dès 2030 et à moteur hybride à partir de 2035. Cet effort se joint à ceux des autres pays dans la volonté de promouvoir la voiture électrique en vue de réduire la pollution de l’air.

« Le Danemark souhaite interdire la vente de voitures essence ou diesel dès 2030 », article paru le 3 octobre 2018 sur le site du magazine Sciences et Avenir, écrit en collaboration avec l’AFP.

Nuage « fossile »

Nuage_fossile_simulation-photo-tng-collaboration_wp
Sur cette simulation des grandes structures de l’Univers, les filaments de gaz, en bleu, rencontrent les galaxies, en orange. Certaines régions des galaxies peuvent renfermer des nuages fossiles, qui apparaissent ici comme des ondes de choc circulaires autour des points qui sont des galaxies. C’est un tel nuage que le télescope Keck a déniché. Photo TNG COLLABORATION

Sous la rubrique Fondamental du site du magazine Sciences et Avenir, la spécialiste de physique fondamentale et sciences de la Terre pour le magazine Sciences et Avenir, Azar Khalatbari, a écrit cet article « Ce nuage « fossile » n’a jamais été témoin de l’explosion d’une étoile en son sein », paru le 20 décembre dernier.

Je vous invite à consulter cet article passionnant sur les découvertes de notre univers…

Italie : les « sépultures-vampires »

Italie_les_sépultures-vampires_ombrie-flag_wp

À Lugnano, dans la région de l’Ombrie en Italie, des archéologues ont inhumé un enfant avec une pierre enfoncée dans la bouche qu’ils ont découvert dans un cimetière datant de la fin de l’Empire romain.

Je vous invite à découvrir cet article surprenant paru sur le site du magazine Sciences et Avenir le 18 octobre 2018, écrit par la spécialiste en archéologie, anthropologie et histoire au magazine, Bernadette Arnaud.

L’éthique des robots

L'éthique des robots_oeuf-rouge-fleurs_wp

Pas vraiment de rapport direct, ni même indirect, avec la période de Pâques. Pas évident non plus de trouver un lien entre la science et cette fête.

L’article que je vous propose de consulter présente quelque part cette similitude vis-à-vis de la question éthique posée sur les robots. Existe-t-il un lien entre éthique et robots ?

« L’éloge du hasard chez les robots », par Azar Khalatbari. Article paru le 14 février dernier sur le site du magazine Sciences et Avenir.

Le clonage

Le clonage_cellules-souches-embryonnaires_wp

Alors que l’Intelligence Artificielle se trouve de plus en plus au cœur des débats dans de nombreux domaines, un autre secteur scientifique évolue, lui aussi, à grande vitesse : le clonage humain.

Le clonage se caractérise en deux processus. La multiplication naturelle ou artificielle à l’identique d’un être vivant, c’est-à-dire avec conservation exacte du même génome pour tous les descendants. Ce qui correspond notamment à certaines formes de multiplication asexuée, comme le bouturage. Et la multiplication provoquée d’un fragment d’ADN par l’intermédiaire d’un micro-organisme.

Le clonage_gène_wp

Ainsi en biologie, le terme clonage désigne :

– Le fait de reproduire des organismes vivants afin d’obtenir des êtres génétiquement identiques, pouvant s’appliquer à de simples cellules (clonage cellulaire par prélèvement d’une seule cellule mise en culture de manière individuelle) ou à des animaux, y compris les humains, et des végétaux (clonage reproductif, bouturage). L’ensemble de ces cellules, ou individus, forme un seul et même clone, à condition que le patrimoine génétique soit identique.

– Une technique de biologie moléculaire consistant à isoler un fragment d’ADN et à le multiplier à l’identique en l’introduisant dans une molécule d’ADN dite porteuse, appelée vecteur, permettant son amplification. Cette méthode peut être utilisée pour un clonage partiel, ne portant que sur un fragment de matériel génétique (ADN), et pour le clonage d’un gène entier permettant la production de la protéine recombinante correspondante. L’insertion est souvent réalisée à l’aide d’un vecteur. Les vecteurs les plus communément employés sont les virus ou les plasmides, des petites molécules d’ADN cycliques.

Au sens scientifique, le clonage est l’obtention d’un être vivant génétiquement identique à l’original ; celui qui a donné son génome.

Des véritables jumeaux (monozygotes, c’est-à-dire issus d’un seul zygote, cellule diploïde) chez les animaux comme chez les humains sont des clones naturels. Le clonage dans la nature n’est donc rien de plus qu’un simple mode de reproduction parmi d’autres étant à la disposition des êtres vivants.

Quant au clonage artificiel, bien qu’il soit relativement maîtrisé au niveau végétal, il est plus compliqué sur le plan animal. Malgré des essais prometteurs sur des animaux, les techniques employées ne s’appliquaient pas pour l’humain.

Or, il y a quelques années, des chercheurs ont réussi à dupliquer des cellules humaines. L’article paru le 25 juillet 2014 sur le site du magazine Sciences et Avenir, écrit par Hervé Ratel, vous en donne une explication détaillée.

Le clonage_gène-schéma_wp

Le génome est l’ensemble du matériel génétique d’une espèce codé dans son ADN, sauf certains virus dont le génome est constitué d’ARN. Il contient tous les gènes codant des protéines ou correspondant à des ARN structurés. Il se décompose ainsi en séquences codantes, transcrites en ARN messagers et traduites en protéines, et en séquences non codantes, c’est-à-dire transcrites en ARN ou non transcrites, mais non traduites. Il dispose d’un ou de plusieurs chromosomes, dont le nombre total varie selon l’espèce considérée. Chaque chromosome peut être en un ou plusieurs exemplaires, généralement deux chez les espèces sexuées (l’un d’origine maternelle et l’autre d’origine paternelle), c’est-à-dire les organismes diploïdes.

Italie : une femelle cachalot retrouvée morte avec 22 kg de plastique dans l’estomac

Italie_une femelle cachalot retrouvée morte avec 22 kg de plastique dans l'estomac_wp

À Porto Cervo, en Sardaigne, une femelle cachalot en gestation s’est échouée le 28 mars dernier. Elle avait ingurgité 22 kg de déchets plastiques et son fœtus a été découvert dans un état de décomposition avancé.

Le cétacé d’environ 6 mètres s’est révélé donc être une femelle grand cachalot de l’espèce Physeter macrocéphalus. Une espèce vulnérable d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature qui l’a d’ailleurs inscrite sur sa liste rouge.

« Elle était gestante et elle était sans doute tout près de perdre le fœtus quand elle s’est échouée. Il était à un stade avancé de décomposition », a déclaré à la chaîne de télévision CNN, Luca Bittau, le président de l’association SeaMe, à l’origine de la découverte.

Les scientifiques ont découvert dans l’estomac du cachalot 22 kg de déchets plastiques, dont un bout de tuyau « probablement en PVC », un emballage pour détergent ou encore des morceaux d’assiettes plastiques. « Tous les plastiques contenus dans l’estomac de ce grand cachalot sont actuellement en train d’être étudiés par l’Université de Padoue. Les chercheurs vont mener une étude pour comprendre la typologie de ces matériaux et les impacts qu’ils ont pu avoir sur les tissus de l’animal », a ajouté le président de l’association. Bien que les causes du décès ne soient toujours pas déterminées, les détritus plastiques pourraient en faire partie.

Sergio Costa, ministre italien de l’environnement, a vivement réagi sur Facebook au sujet de cette macabre découverte en mettant en lien la pollution plastique des océans : « Y-a-t-il encore quelqu’un qui dit que ce ne sont pas des problèmes importants ? Pour moi, ils le sont et ils sont même prioritaires […] À partir de 2021, nous commencerons à interdire l’utilisation et le commerce de plastiques à usage unique. La Directive européenne qui l’établit a été approuvée et je vous promets que l’Italie sera l’un des premiers pays à la transposer et à la mettre en œuvre ».

Un précédent article du magazine Sciences et Avenir a rapporté que le même mois une jeune baleine de Cuvier (appelée aussi baleine à bec de cuvier ou baleine à bec d’oie), Ziphius cavirostris, seule espèce actuelle connue du genre Ziphius, avait été retrouvée échouée sur l’île de Bohol, aux Philippines. Son autopsie a révélé qu’elle avait succombé à un « choc gastrique » après avoir ingurgité plus de 40 kg de sacs plastiques. 16 sacs de riz, 4 sacs servant à la plantation de bananes, de nombreuses poches plastiques destinés aux transports de produits de consommation courante, avaient été identifiés parmi eux.

Intelligence Artificielle et éthique

Intelligence Artificielle et éthique_oeil-vert_wp

« L’intelligence artificielle nous met face à de nouveaux défis éthiques : protection de la démocratie, fake news ou encore données personnelles, de nombreux sujets de débats abordés lors du sommet des start-up « Paris, challenger de l’intelligence artificielle » co-organisé par Challenges et Sciences et Avenir, mercredi 27 mars 2019. »

Article écrit par Lucile Rabiet et paru sur le site du magazine Sciences et Avenir le 27 mars 2019 : « Sommet des start-up : Intelligence artificielle et éthique »

Karen Uhlenbeck

Karen Uhlenbeck_1942-_wp

Karen Keshulla Uhlenbeck, née le 24 août 1942 à Cleveland, dans l’Ohio aux États-Unis, est une mathématicienne spécialiste des équations différentielles partielles (EDP) ainsi que professeur d’université.

Ce mardi 19 mars, cette mathématicienne a reçu le prestigieux prix Abel (s’apparentant à la médaille Fields) par l’Académie de Norvège des Sciences et des Lettres. Portant le nom du célèbre mathématicien norvégien Niels Henrik Abel, ce prix a été créé en 2003 par le gouvernement norvégien en substitut du prix Nobel des mathématiques qui n’existe pas.

La médaille Fields, bien qu’elle ait été souvent comparée au prix Nobel, ne distingue que les travaux exceptionnels d’un mathématicien de moins de 40 ans. La somme financière allouée est modeste. La médaille n’est décernée que tous les 4 ans et constitue davantage un catalyseur de carrière. Le prix Abel récompense l’œuvre d’une vie dans son ensemble. Il est attribué tous les ans. Il est alors le meilleur équivalent du prix Nobel.

Maîtresse de recherche universitaire et professeur associé à l’institut d’étude avancée, Institute for Advanced Study (IAS), à l’Université de Princeton dans le New Jersey, Etats-Unis, Karen Uhlenbeck est devenue la toute première femme à avoir été honorée de cette récompense. Elle est aussi un membre emblématique de l’égalité des sexes en sciences et en mathématiques.

« Karen Uhlenbeck reçoit le prix Abel 2019 pour son travail fondamental dans l’analyse géométrique et la théorie de jauge qui a radicalement modifié le paysage mathématique […] Elle a élaboré des outils et des méthodes d’analyse globale – intégrant désormais – la boîte à outils de tout géomètre et analyste […] Ses théories ont révolutionné notre compréhension des surfaces minimales, telles que celles formées par des bulles de savon, et des problèmes de minimisation plus généraux en dimension supérieure », a déclaré Hans Munthe-Kaas, président du comité Abel.

Le prix Abel, décerné en mars par le roi de Norvège, représente un montant de 6 millions de couronnes norvégiennes, environ 619 000 €. La Norvège a donné une dotation initiale de 200 millions de couronnes, environ 21 millions €, pour ce prix.

Notre cerveau : une boule de cristal ?

Notre cerveau_une boule de cristal_cerveau-activité_wp

Alors que notre civilisation se veut être dans l’évolution technologique, il lui reste encore tant à apprendre sur notre moteur organique : le cerveau.

De tout temps, l’Homme a tenté d’identifier le fonctionnement de cet organe si complexe. Bien que les scientifiques spécialistes en la matière d’hier et d’aujourd’hui aient permis une cartographie primaire de notre cerveau, puisque nous n’en connaissons que 20 %, de nombreuses découvertes sont toujours à faire.

Si ces scientifiques peinent à décrypter l’ensemble des activités d’un cerveau sain, ils s’en trouvent davantage éprouvés lorsqu’il s’agit d’un cerveau malade.

Cependant deux récentes études ont conduit à une avancée majeure dans ce domaine.

La première étude, publiée par des chercheurs de l’University of New South Wales dans la revue Scientific Reports, a mis en lumière la prédiction de nos choix par notre cerveau 11 secondes avant notre prise de conscience. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Coralie Lemke.

La seconde étude franco-espagnole, également publiée dans la revue Scientific Reports, a révélé des atrophies de l’hippocampe (rôle dans la mémoire) et l’amygdale (rôle dans les émotions) associées à la maladie d’Alzheimer visible dès l’âge de 40 ans. Article paru hier dans le magazine Sciences et Avenir, écrit par Elena Sender.

Je vous invite à consulter ces articles sur ces deux incroyables découvertes qui nous en disent ainsi un peu long sur notre cerveau.