Les Jeux Olympiques d’été – 2ème partie

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Les Jeux de la XIXe Olympiade de l’ère moderne en 1968 à Mexico au Mexique, du 12 au 27 octobre, furent les premiers Jeux à avoir lieu dans un pays en voie de développement. 18 sports, 12 disciplines, 172 épreuves, 6 059 athlètes (5 215 hommes et 844 femmes) et 113 pays participants, dont 12 nouvelles nations, la Barbade, Belize, la Guinée, le Honduras, les Îles Vierges américaines, le Koweït, le Nicaragua, le Paraguay, la République centrafricaine, le Salvador, la Sierra Leone et le Suriname. Bien que l’apartheid fut abrogé en Afrique du Sud, cette dernière qui devait participer aux Jeux se trouva finalement refuser par le CIO en raison des nombreuses menaces de boycotts des autres pays africains. Pour la première fois, les deux Allemagne se présentèrent séparément, l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest. Ces Jeux furent marqués par des évènements politiques majeures, notamment pat l’assassinat du pasteur Martin Luther King, le 4 avril et celui de Bob Kennedy, le 6 juin, l’entrée des chars soviétiques dans Prague, le 20 août, la guerre du Viêt Nam et le génocide au Biafra durant la guerre civile au Nigeria, ainsi que leurs répercussions sur les athlètes. De plus, suite au massacre de Tlateloco, où selon les organisations des droits de l’Homme entre 200 et 300 étudiants furent tués par la police et l’armée mexicaine, les Jeux furent sous contrôle de l’armée et se déroulèrent dans une ambiance relativement électrique. Des comportements et des gestes de protestation contre la ségrégation raciale qui sévissait aux États-Unis eurent également lieu. D’ailleurs, le 16 octobre, les deux coureurs américains Tommie Smith et John Carlos, se présentant sur le podium de la remise des médailles tête baissée et poing levé, ganté de noir, (geste symbolique en soutien au mouvement politique afro-américain des Black Panthers), furent exclus de ces Jeux et des Jeux Olympiques à vie. Des athlètes afro-américains comme la majorité de leurs compatriotes blancs portaient sur leur veston un macaron où se lisait l’inscription Olympic project for human rights, Projet olympique pour les droits de l’Homme. Ces jeux connurent des exploits sportifs exceptionnels où de nombreux records du monde furent battus, par exemple en athlétisme sur le 100 m, le 200 m et le 400 m masculin ou encore en saut en longueur par la performance de Bob Beamon atteignant 8,90m. Naftai Temu, vainqueur du 10 000 m fut le premier Kényan champion olympique. Le Tanzanien John Stephen Akhwari devint internationalement célèbre par son incroyable courage d’avoir terminé le marathon avec un genou déboîté ; il arriva à la dernière place une heure après les autres marathoniens et à l’arrivée il déclara : « Mon pays ne m’a pas envoyé à 10 000 km de chez moi pour prendre le départ d’une course, mais pour la finir. »

Pour la première fois, la flamme olympique fut allumée par une femme, la championne mexicaine d’athlétisme, spécialiste du 400 m, Norma Enriqueta Basilio de Sotelo.

Et pour la première fois, le CIO institua les premiers contrôles antidopage. Au quotidien, dans 5 compétitions, 50 tests furent effectués, comme des prélèvements urinaires des 6 premiers de chaque épreuve individuelle. Ainsi 667 athlètes au total furent contrôlés et 1 seul cas de dopage fut attesté, celui du pentathlonien suédois Hans-Gunnar Liljenvall où des traces d’alcool furent trouvées dans le sang. Des contrôles de féminité furent de même réalisés par des médecins.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XXe Olympiade de l’ère moderne en 1972 à Munich (capitale de la Bavière) en République Fédérale d’Allemagne (RFA), du 26 août au 11 septembre. 36 ans après ceux de Berlin, ces Jeux eurent lieu dans une volonté d’effacer le souvenir de la propagande nazie de Jeux de 1936. Pour ce faire, l’emblème de ces Jeux ne fut pas choisi au hasard, un logo représentant un « soleil lumineux » symbolisant « lumière, fraîcheur et générosité » et la ville fut transformée. Le complexe sportif abritant les Jeux fut l’un des plus importants et modernes de l’époque. 21 sports, dont le judo qui fit son apparition en 1964 et le tir à l’arc, absent depuis 1920, reviennent au programme, le handball sous sa forme actuelle devient un sport olympique (en 1936, il se disputait en extérieur et à 11 joueurs), le badminton et le ski nautique sont en démonstration. 195 épreuves, 7 134 athlètes (6 075 hommes et 1 059 femmes) et 121 pays participants, dont 11 nouveaux (Albanie, Arabie Saoudite, Dahomey, Corée du Nord, Gabon, Haute-Volta, Lesotho, Malawi, Somalie, Swaziland et Togo), soit un nouveau record des participants. L’Allemagne se présente en 2 délégations. La Rhodésie du Sud, devenue indépendante en 1965, au même titre que l’Afrique du Sud furent refusées de nouveau à participer sous la menace de boycott de nombreux autres pays d’Afrique, soutenus qui plus est par le Pakistan, la Yougoslavie et les Antilles. En parallèle, ces jeux furent marqués par la prise d’otages et l’assassinat de 11 athlètes israéliens par un groupe de terroristes palestiniens. Le matin du 5 septembre, un groupe de terroristes palestiniens pénétra dans le village olympique et prit en otages 9 athlètes israéliens contre la libération de 200 prisonniers palestiniens, 2 athlètes israéliens furent exécutés. Le CIO suspendit les Jeux de l’après-midi en signe de respect pour les 2 athlètes tués et en attente du résultat des pourparlers entre les terroristes et les autorités allemandes. Dans la soirée, suite aux pourparlers, les terroristes devaient s’envoler avec leurs otages pour le Caire, mais au cours d’une tentative d’arrestation et de sauvetage manquée par la police allemande à l’aéroport de Munich, tous les otages furent tués. 4 d’entre eux furent abattus et les autres qui se trouvaient dans l’hélicoptère se firent exploser par une grenade lancée à l’intérieur de celui-ci. Le bilan fut donc de 11 athlètes, 1 policier allemand et 5 des 8 terroristes morts. Après avoir renoncé à annuler définitivement ces Jeux Olympiques, le CIO organisa dans le stade une cérémonie funèbre à la mémoire des victimes qui rassembla 80 000 personnes. Les Jeux Olympiques se poursuivirent alors dans une ambiance peu commune, sans grande motivation de la part des athlètes. Le nageur américain et héros de ces Jeux, Mark Spitz, fit l’objet d’une protection toute particulière en raison de ses origines juives.

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Héros incontesté de ces Jeux avec ses 7 titres olympiques, âgé de 22 ans, Marc Spitz réalisa l’un des plus grands exploits de l’histoire olympique. Il remporta ainsi 7 médailles d’or en 7 jours sur 7 courses, en battant en plus le record du monde dans chaque épreuve. Il s’imposa sur le 100 m et le 200 m nage libre, le 100 m et 200 m papillon, et sur 3 courses de relais des équipes américaines sur le 4 × 100 m et 4 × 200 m nage libre et sur le 4 × 100 m 4 nages. Il avait déjà remporté 2 médailles d’or aux Jeux olympiques de Mexico en 1968, mais sa performance à ces Jeux marqua l’histoire des Jeux Olympiques en constituant le record du nombre de titres remportés par un athlète lors d’une même olympiade, record qui fut battu par Michael Phelps en 2008. Mark Spitz fait partie des 5 athlètes ayant remporté 9 médailles d’or au cours de leur carrière. Après la victoire de sa septième et dernière course, il annonça la fin de sa carrière sportive avant de revenir sur sa décision vingt ans plus tard.

Ces Jeux furent la consécration dans le domaine de la natation. 24 records du monde de furent battus. Les compétitions furent dominées par les Américains avec 43 médailles dont 17 d’or. Et pour la première fois, un nageur, l’Américain Rick DeMont, fut contrôlé positif et disqualifié 3 jours après sa victoire sur le 400 m nage libre.

Autres faits marquants de ces Jeux. Au basket-ball, l’URSS remporta le titre olympique en battant les États-Unis à la dernière seconde de la fin du match. L’équipe américaine refusa sa médaille d’argent.

Les derniers porteurs de la flamme olympique furent 5 athlètes représentant ainsi les 5 continents, l’Australien Clayton, le Japonais Kimiharu, l’Américain Jim Ryun et le Kényan Keino accompagnant l’Allemand Günther Zahn, champion d’athlétisme junior.

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Enfin, une mascotte officielle fit son apparition, le chien « Waldi, le chien », un teckel ; animal très populaire en Bavière choisi pour ses qualités indispensables aux athlètes, la résistance, la ténacité et l’agilité. Et les pictogrammes destinés aux différents sports firent également leur entrée.

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Les Jeux de la XXIe Olympiade de l’ère moderne en 1976 à Montréal (Québec) au Canada, du 17 juillet au 1er août, se déroulèrent sous haute sécurité suite à l’évènement terroriste des précédents Jeux. Environ 100 millions $ furent adjoints à la protection des sportifs et de leur délégation, 16 000 policiers et gendarmes furent mobilisés. 21 sports, 198 épreuves, 6 028 sportifs (4 781 hommes et 1 247 femmes) et 92 pays participants, dont 3 nouveaux (Andorre, Antigua-et-Barbuda et les Îles Caïmans) firent leur entrée. L’Afrique du Sud fut encore exclue des Jeux ainsi que Taïwan et la République populaire de Chine, mais ces deux derniers pays pour des raisons autres que celle de l’Afrique du Sud. 22 nations africaines protestèrent contre la présence de la Nouvelle-Zélande, lui reprochant la participation de son équipe de rugby à une tournée en Afrique du Sud, nation pratiquant l’apartheid. Et ces 22 pays quittèrent alors les Jeux quelques heures avant la cérémonie d’ouverture, suivis par l’Égypte, le Cameroun et la Tunisie après leur début de participation aux épreuves. Le Sénégal ainsi que la Côte d’Ivoire ne s’associèrent pas à ce boycott. Le CIO contesta à son tour ce boycott spécifiant que l’Afrique du Sud n’est plus conviée depuis plus de 10 ans aux Jeux et que le rugby à XV n’est plus un sport olympique. Quant à la non-participation de Taïwan, ce fut le gouvernement canadien qui refusa à ce dernier qu’il puisse concourir sous une autre bannière que celle de la République populaire de Chine. Les deux pays décidèrent donc ne pas participer à ces Jeux.

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Quoiqu’il en fût, l’héroïne de ces Jeux resta la gymnaste roumaine Nadia Comăneci, âgée alors de 14 ans, qui remporta 5 médailles dont 3 d’or, mais surtout qui marqua à jamais l’histoire olympique en obtenant la note parfaite de 10/10 à 7 reprises et demeure encore aujourd’hui invaincue.

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La mascotte de ces Jeux appelée « Amik, le castor », mot issu de la langue algonquine, a été choisie comme animal reconnu pour sa patience et son ardeur au labeur. En outre, il est le grand symbole du Canada qui se retrouve d’ailleurs sur certaines pièces de monnaies et timbres-poste. Côté logo, son concepteur voulu donner la signification de « la fraternité universelle que propose l’idéal olympique, la gloire des vainqueurs, l’esprit chevaleresque de leurs luttes et l’accession de Montréal au rang de ville olympique »

Enfin le Français Guy Drut devint le premier européen à remporter le 110 m haies et plus de 2 000 athlètes furent soumis aux tests anti-dopage, dont 10 d’entre eux furent contrôlés positifs et disqualifiés ainsi que déchus de leur médaille pour ceux qui en avaient obtenu.

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Les Jeux de la XXIIe Olympiade de l’ère moderne en 1980 à Moscou en URSS, du 19 juillet au 3 août, furent les premiers à se dérouler dans ce pays. 21 sports, 203 épreuves, 5 179 sportifs (4 064 hommes et 1 115 femmes) et 80 pays participants, dont 6 nouveaux (Angola, Botswana, Chypre, Jordanie, Laos et Mozambique) entrèrent dans les Jeux, mais le plus faible taux de participation depuis 1956. La raison fut le résultat d’un boycott massif d’une cinquantaine de nations, sur l’initiative des États-Unis, suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union Soviétique en 1979. Bien que ces Jeux connurent 36 records du monde battus, la valeur des épreuves fut remise en cause. En cette période de Guerre froide, les États-Unis ne trouvèrent d’autre moyen de pression que le boycott. D’ailleurs, le président américain Jimmy Carter adressa le 20 janvier 1980 un ultimatum au Kremlin : « Si dans un mois au plus tard, vos troupes n’ont pas évacué l’Afghanistan, l’équipe olympique américaine n’ira pas à Moscou et nous demanderons aux autres pays de s’abstenir aussi. » Ce qui fut un coup d’épée dans l’eau et le boycott eut lieu. Ainsi, le Canada, le Japon, La Corée du Sud, l’Allemagne de l’Ouest et 29 pays musulmans se rallièrent aux Américains et ne participèrent aux Jeux de Moscou. 15 nations décidèrent de défiler sous la bannière olympique et l’hymne olympique fut joué à chaque titre remporté par ces délégations. Le Royaume-Uni alla à l’encontre du souhait de Margaret Thatcher en envoyant une délégation. La France laissa le libre-arbitre au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et les 3 fédérations, l’équitation, la voile et le tir, s’associèrent au boycott. Et comme de nombreux pays occidentaux, la délégation française boycotta la cérémonie d’ouverture. La diffusion des épreuves par les télévisions occidentales fut très restreinte tandis que le Japon et les États-Unis ne diffusèrent aucune compétition en direct. Cependant, la chaîne américaine NBC qui avait acheté les droits de retransmission pour 87 millions $ et renonça donc à la diffusion des Jeux après l’annonce du boycott, dont les États-Unis eux-mêmes, récupéra 90 % de la somme investie grâce à un contrat d’assurance souscrit auprès de la Lloyd’s of London. Concernant le déroulement en lui-même des Jeux Olympiques, il fut marqué par les résultats et réactions des sportifs, notamment sur le sprint du 100 m masculin remporté par le Britannique Allan Wells qui fut la course la plus lente depuis 1960 ou encore par le Polonais Władysław Kozakiewicz qui décrocha la médaille d’or du saut à la perche en établissant un nouveau record du monde à 5,78 m, mais qui se distingua surtout avec un bras d’honneur à l’attention du public russe qui le siffla durant la finale.

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La mascotte fut « Misha, l’ours »

Pour la première fois, les femmes concoururent à une épreuve d’aviron ainsi qu’à une épreuve de basket où l’équipe de Yougoslavie remporta le tournoi face à l’Italie.

Enfin, aucun athlète ne fut contrôlé positif.

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Les Jeux de la XXIIIe Olympiade de l’ère moderne en 1984 à Los Angeles aux États-Unis, du 28 juillet au 12 août, furent l’occasion de la vengeance russe en réponse au boycott lancé par les Américains aux Jeux de Moscou. Ainsi, une quinzaine de pays du bloc communiste ne participa pas à ces Jeux. 21 sports, 221 épreuves, 6 829 athlètes (5 263 hommes et 1 566 femmes) et 140 pays participants, malgré le boycott, représentant également le plus grand nombre de nations participantes depuis 1896, dont 19 nouvelles qui entrèrent dans les Jeux (Bahreïn, Bangladesh, Bhoutan, Djibouti, Gambie, Grenade, Guinée équatoriale, Îles Salomon, Îles vierges britanniques, Maurice, Mauritanie, Oman, Qatar, Rwanda, Samoa, Taipei, Tonga, République arabe du Yémen et Zaïre) et pour la première fois, la Chine. Pour la 3è fois, les États-Unis accueillirent les Jeux Olympiques et Los Angeles devint la 3è ville organisatrice des Jeux à deux reprises après Paris et Londres. D’autre part, ce fut aussi la première fois que les Jeux furent entièrement financés par le secteur privé.

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Le sprinteur américain Carl Lewis, âgé de 23 ans, fut incontestablement l’athlète le plus en vue de ces Jeux en remportant 4 médailles d’or, sur le 100 m, le 200 m, le saut en longueur et le relais 4 × 100m. Il égale à cette occasion l’exploit de Jesse Owens en 1936 à Berlin. Durant sa carrière, il remporta 10 médailles olympiques dont 9 en or.

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La mascotte fut « Sam, l’aigle », un pygargue à tête blanche, ainsi l’animal symbolique de l’Amérique.

Enfin, la torche olympique reprend l’inscription « Games of the XXIII Olympiad Los Angeles 1984 », « Jeux de la 23è Olympiade Los Angeles 1984 », ainsi que la devise olympique Citius Altius Fortius.

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Les Jeux de la XXIVe Olympiade de l’ère moderne en 1988 à Séoul en Corée du Sud, du 17 septembre au 2 octobre, se déroulèrent pour la deuxième fois sur le continent asiatique après ceux de Tokyo en 1964. Bien évidemment, qu’auraient été les Jeux Olympiques sans encore un petit boycott pour les animer. Cette fois-ci, sans grande surprise, ce fut la Corée du Nord qui souhaitait être de la partie au niveau de l’organisation au même titre que sa sœur ennemie. En 1985, la Corée du Nord demanda au CIO un partage équitable des Jeux en organisant sur l’ensemble de la Corée les compétitions et en ne faisant concourir qu’une seule délégation. Le CIO refusa à cause de la pauvreté de ses infrastructures. La Corée du Nord décida donc de boycotter ces Jeux. Par solidarité, Cuba, L’Éthiopie et le Nicaragua se joignirent à elle ainsi que d’autres délégations, mais pour des raisons demeurant encore mystérieuses. 23 sports, dont le Tennis et le Tennis de table furent officiellement déclarés Jeux Olympiques, 3 sports furent en démonstration, le Badminton, le Baseball ainsi que le Taekwondo (sport inconnu jusqu’alors qui se fit connaître aux yeux du monde et devint par la suite un sport olympique), 237 épreuves, 8 391 athlètes (6 197 hommes et 2 194 femmes) et 159 pays participants, malgré le boycott, battant le record de pays participants aux Jeux précédents, dont 7 nouveaux (Aruba, Îles Cook, Guam, Maldives, Samoa américaines, Vanuatu et République démocratique populaire du Yémen) firent leur entrée. L’Afrique du Sud ne fut toujours pas autorisée.

Or, ce ne fut pas réellement l’évènement du boycott qui marqua ces Jeux, mais plutôt le contrôle positif aux tests d’antidopage. 10 cas furent recensés, mais le plus significatif fut celui du sprinter canadien Ben Johnson après sa victoire sur le 100 m le 24 septembre, réalisant même un record du monde. Après avoir retrouvé dans ses urines des traces d’un stéroïde anabolisant, produit strictement interdit, le CIO le disqualifia en l’obligeant à rendre sa médaille et son record mondial fut également annulé par International Association of Athletics Federations (IAAF), Association Internationale des fédérations d’athlétisme. Surtout, il fut suspendu deux ans de toute compétition. Ce fut non seulement le premier athlète à avoir été reconnu coupable de dopage mais qui reçut de surcroît une telle sanction. Deux ans plus tard, de retour à la compétition, il fut de nouveau contrôlé positif, mais à la testostérone, et fut alors radié à vie.

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La mascotte fut « Hodori, le tigre », animal traditionnel de l’Aise et très présent dans de nombreuses légendes coréennes. Quant au logo, il représenta le samtaeguk, symbole tout autant traditionnel de la Corée, signifiant « la réunion des peuples du monde entier (à l’occasion des Jeux olympiques), mais également la progression vers la paix mondiale. » et accompagné des 5 anneaux olympiques.

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Les Jeux XXVe Olympiade de l’ère moderne en 1992 à Barcelone (Catalogne) en Espagne, du 25 juillet au 9 août, furent les premiers organisés sur le territoire espagnol et surtout les premiers depuis longtemps à se dérouler sans boycott. Malgré un environnement politique international quelque peu troublé, tous les comités nationaux olympiques participèrent. 23 sports, dont le Baseball, le Badminton et le Judo féminin entrèrent officiellement comme Jeux Olympiques, 257 épreuves, 9 356 athlètes (6 652 hommes et 2 704 femmes) et 169 pays participants. L’année 1991 fut marquée par plusieurs évènements politiques majeurs, notamment le démantèlement de l’Union soviétique (d’où plusieurs de ses nations comme l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, comités reconnus en 1991, firent leur retour aux Jeux et les autres, reconnues en mars 1992, participèrent sous le nom d’une équipe réunifiée, la Communauté des États Indépendants, la CEI, dont ses athlètes défilèrent sous la bannière olympique), la fin de l’apartheid en Afrique du Sud (bien que sa présence était encore effective dans le pays (massacre de 45 noirs à Johannesburg), le CIO reconnut son comité olympique en juillet 1991 à titre officiel en demandant toutefois aux dirigeants la fin de la discrimination dans le sport. L’Afrique du Sud fit ainsi son retour après 28 ans d’absence se présentant tout de même avec une équipe dans laquelle figurait une minorité d’athlètes noirs), la guerre en ex-Yougoslavie (la Yougoslavie sanctionnée au plan international par l’ONU ne put participer aux Jeux) et la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989) résultant d’une seule délégation allemande qui se présenta aux Jeux. Enfin, l’Albanie, libérée de sa dictature, fit aussi son retour après 20 ans d’absence et 4 autres pays ayant obtenu leur indépendance entre 1990 et 1992 (Bosnie-Herzégovine, Croatie, Namibie et la Slovénie) firent leur première apparition dans les Jeux Olympiques.

Le grand symbole fut celui de la fraternité qui se dégagea par l’Éthiopienne Derartru Tulu, première femme d’Afrique noire championne olympique et la Sud-africaine blanche Elana Meyer, sa dauphine sur le 10 000 m, l’une des images fortes de ces Jeux.

Pour la première fois, des joueurs américains de Basket-ball de la NBA furent autorisés à participer, alors qu’auparavant l’équipe était représentée par des joueurs universitaires. Par ce biais, ces Jeux marquèrent un tournant plus professionnel où de grandes stars telles que Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Patrick Ewing ou encore Charles Barkley purent affirmer leur talent. Surnommée la Dream Team, cette équipe ne rencontra guère de difficulté pour s’imposer. Elle reste comme la plus grande équipe de Basket-ball de tous les temps. Et pour son grand retour, après 12 ans d’absence, l’équipe de Cuba domina dans les épreuves de boxe en remportant 7 des 12 médailles d’or (la boxe étant estimée comme une pratique en amateur selon un décret national de Fidel Castro en 1962 interdisant donc le professionnalisme sportif) et totalisant 9 médailles.

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La mascotte fut « Cobi, le chien », un chien berger catalan et le logo symbolisait un athlète en plein effort au-dessus d’un obstacle ; la couleur bleue évoquant la mer Méditerranée, le rouge, le symbole de la vie et les bras ouverts en jaune comme signe d’hospitalité.

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Les Jeux de la XXVIe Olympiade de l’ère moderne en 1996 à Atlanta aux États-Unis, du 19 juillet au 4 août, se déroulèrent pour la 4è fois dans ce pays. Des polémiques eurent cours sur la légitimité de la sélection de la ville d’Atlanta au détriment d’Athènes pour le centenaire des Jeux Olympiques. Le CIO justifia son choix par les meilleures conditions des infrastructures à Atlanta par rapport à celles d’Athènes. 26 sports, 271 épreuves, 10 318 athlètes (6 806 hommes et 3 512 femmes) et 197 pays participants. Parmi 24 délégations, 11 furent du bloc soviétique de l’ex-URSS concourant avec l’équipe unifiée des Jeux de 1992 (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Burundi, Cap-Vert, Comores, Dominique, Géorgie, Guinée-Bissau, Kazakhstan, Kirghizistan, Macédoine, Moldavie, Nauru, Ouzbékistan, Palestine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, Slovaquie, Tadjikistan, République tchèque, Turkménistan et Ukraine) et firent ainsi leur première apparition aux Jeux.

Les héros de ces Jeux furent notamment les athlètes Michael Johnson, Carl Lewis et Marie-José Pérec, les nageurs Michelle Smith et Alexander Popov ou encore l’haltérophile Naim Suleymanoglu.

Ces Jeux furent également frappés par l’explosion d’une bombe en pleine foule dans le parc du Centenaire à Atlanta causant 2 morts et 112 blessés.

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La mascotte fut « Izzy », première mascotte n’étant inspiré d’aucun animal et qui changea d’apparence à nombreuses reprises durant les Jeux.

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Les Jeux de la XXVIIe Olympiade de l’ère moderne en 2000 à Sydney (Nouvelle-Galles du Sud) en Australie, du 15 septembre au 1er octobre furent les premiers du millénaire et les deuxièmes à se dérouler en Australie. 28 sports, dont le Taekwondo et le Triathlon devinrent officiellement Jeux Olympiques, 300 disciplines, 300 épreuves, 10 651 sportifs (6 582 hommes et 4 069 femmes) et 199 pays participants, dont 4 nouveaux (Érythrée, Micronésie, Palaos et le Timor oriental, dont ses athlètes pour ce dernier participèrent en tant qu’athlètes internationaux olympiques) firent leur entrée. La majorité des épreuves comme le village des athlètes furent concentrés dans le Parc olympique de Homebush Bay, près du centre-ville de Sydney et les compétitions se répartirent sur 36 sites. La particularité de ces Jeux, comme tous ceux organisés dans l’hémisphère sud, sauf ceux de Melbourne, ne se déroulèrent pas réellement en été, mais plutôt à l’extrême fin de l’hiver austral et début du printemps. Par ailleurs, la sprinteuse américaine Marion Jones qui obtint 5 médailles au cours de ces Jeux fut contrainte quelques années plus tard à les remettre au CIO, suite au scandale de dopage lié au laboratoire Balco et à son aveu en 2007 de la prise de substances interdites durant ces Jeux.

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Autre particularité fut celle des mascottes « Olly », diminutif de Olympique, un kookaburra, martin-chasseur géant, espèce d’oiseau présent en Australie et oiseau mythique dans la culture aborigène, symbolisant la générosité et l’universalité, « Syd », diminutif de Sydney, un ornithorynque, symbolisant l’environnement ainsi que l’énergie du peuple australien, et « Millie », diminutif de millénaire, un échidné, symbolisant la technologie de l’an 2000. Quant au logo, il représenta un athlète aux symboles et couleurs en rapport aux paysages australiens ; les jambes rouges dessinées en boomerang symbolisant la couleur de la terre de l’intérieur du pays, les bras et la tête jaunes comme le soleil, et la silhouette portant la torche olympique dont la flamme bleue qui s’en échappe évoquant les plages et la baie de Sydney.

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Les Jeux de la XXVIIIe Olympiade de l’ère moderne en 2004 à Athènes en Grèce, du 13 au 29 août, se déroulèrent dans cette capitale désignée pour la deuxième fois ville hôte de cet événement après avoir accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes de l’histoire en 1896. Athènes fut ainsi choisie en grande partie grâce à la volonté des organisateurs de faire appel à l’histoire et au rôle joué par la Grèce dans l’émancipation du mouvement olympique. Cette nomination fut également perçue comme une compensation à sa non qualification pour accueillir les Jeux Olympiques célébrant son centenaire, ce qui aurait dû lui revenir de droit ; Athènes étant le berceau de l’olympisme. 28 sports, 37 disciplines, 301 épreuves, 10 625 athlètes (6 296 hommes et 4 329 femmes) et 201 pays participants, dont 2 nouveaux (Kiribati et le Timor oriental, dont ses athlètes pour ce dernier participèrent cette fois sous leur propre bannière, non en tant qu’athlètes internationaux olympiques) firent leur entrée. La Yougoslavie concourut sous la bannière de la Serbie-et-Monténégro. Les États-Unis se présentèrent avec le plus grand nombre de sportifs, soit 536. Et pour la première fois depuis 1996, tous les Comités internationaux olympiques furent représentés. La plupart des épreuves se déroulèrent au complexe olympique d’Athènes, OAKA, d’autres compétitions eurent lieu dans divers sites urbains, notamment au Pirée, dans la région de l’Attique, à Salonique, Volos, Patras ou encore Héraklion. Les sportifs qui marquèrent ces Jeux furent le nageur américain Michael Phelps, la gymnaste roumaine Cătălina Ponor, la canoéiste allemande Birgit Fischer et l’athlète marocain Hicham El Guerrouj.

Par ailleurs, ce fut dans un contexte géopolitique particulier que l’organisation des Jeux se fit. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et du 11 mars 2004 à Madrid, la sécurité pris une ampleur considérable. D’autant plus que plusieurs attentats à la bombe s’étaient produits en Grèce quelques semaines précédant les Jeux. 1,2 milliard € fut ainsi consacré à la sécurité des athlètes, des médias, des dirigeants et des spectateurs ; une somme colossale jamais atteinte jusqu’alors et jamais égalée, même par le budget relatif à la sécurité des Jeux Olympiques de Londres en 2012 qui ne dépassa pas les 700 millions €. Pas moins de 100 000 membres des forces de l’ordre furent déployées à travers l’ensemble du pays et 1 000 caméras de sécurité surveillèrent la cité athénienne. L’OTAN participa même au dispositif en déployant des avions AWACS pour sécuriser l’espace aérien ainsi que 7 navires de guerre et 1 sous-marin. Un dirigeable survola Athènes tout au long des Jeux. Aucun incident sérieux ne fut déploré, hormis le petit coup de chaud que le Brésilien Vanderlei de Lima eut lorsqu’un déséquilibré le ceintura et la retarda de plusieurs secondes alors qu’il était en tête du marathon. L’agresseur fut de suite arrêté par la police. Après les Jeux, le ministre grec de l’Ordre public, Georges Voulgarakis, déclara avec fierté et tout à son honneur d’ailleurs : « la capacité de la Grèce à organiser les Jeux fut largement sous-estimée »

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Les mascottes de ces Jeux, comme les précédentes aux Jeux de Sydney furent tout autant significatives. Prénommées « Athiná » et « Phévos », elles représentèrent Athéna, la déesse de la sagesse et protectrice de la cité d’Athènes et Phoibos Apollon, le dieu de la lumière et la musique. Elles symbolisèrent le lien entre l’histoire de la Grèce et l’Olympisme. Leurs couleurs bleu et orange symbolisèrent la mer et le soleil de la Grèce. À la différence de ces dieux dans la mythologie, ces mascottes représentèrent des jumeaux afin de symboliser la fraternité entre tous les participants. Concernant l’emblème, une couronne de laurier sur fond bleu, il fut directement lié à l’histoire de la Grèce et de l’Olympisme ; le rameau d’olivier, kotinos, récompensait les vainqueurs des Jeux Olympiques Antiques. Le kotinos est d’ailleurs l’arbre sacré de la ville d’Athènes. Enfin, le bleu et le blanc sont les couleurs du drapeau et des paysages de la Grèce.

En outre, le retour des Jeux Olympiques dans leur berceau d’origine après 108 ans donna lieu à un parcours incroyable de la flamme olympique dans tous les pays où les Jeux d’été comme d’hiver de l’ère moderne ont été organisés ainsi que sur tous les continents et les sous-continents. Elle partit du sanctuaire d’Olympie dans la péninsule du Péloponnèse.

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Les Jeux de la XXIXe Olympiade de l’ère moderne en 2008 à Pékin en Chine, du 8 (6 pour le football) au 24 août, eurent lieu aussi dans 6 autres villes chinoises. Les compétitions se déroulèrent sur 37 sites. 28 sports, 302 épreuves, 11 028 athlètes (nombre d’hommes et de femmes non définis) et 204 pays participants. Depuis 2006, le Monténégro et la Serbie sont des nations souveraines et indépendantes, elles ont donc leur propre délégation aux Jeux Olympiques.

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux Olympiques, 2 athlètes qualifiés pour les Jeux paralympiques participèrent aux Jeux Olympiques. Ce fut la nageuse sud-africaine Natalie du Toit, amputée de la jambe gauche qui concourut au marathon féminin en eau libre (10 km) et la joueuse de Tennis de table polonaise Natalia Partyka, née sans avant-bras droit.

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Ces Jeux permirent également de révéler un véritable talent, l’athlète jamaïcain Usain Bolt qui remporta le 100 m, le 200 m et le relais 4 x 100 m, en battant à chaque fois le record du monde.

Ils furent de même marqués par les performances du nageur américain Michael Phelps qui remporta 8 médailles d’or en battant le record détenu jusqu’alors par Mark Spitz avec 7 médailles d’or aux Jeux de 1972. Ces jeux totalisèrent alors 43 records du monde et 132 records olympiques battus.

 

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Les mascottes prénommées « Les Fúwá », les enfants de bonne fortune, marquèrent ainsi le 1 000e jour précédant l’ouverture des Jeux Olympiques. Au nombre de 5, Bèibei, Jīngjing, Huānhuan, Yíngying et Nīni, signifièrent en reprenant la première syllabe de chaque nom donnant une prononciation proche de « Běijīng huānyíng nǐ », c’est-à-dire « Bienvenue à Pékin » et représentèrent chacun une couleur olympique. Au sujet du logo de couleur rouge, il symbolisa le bonheur, la vitalité et transmit les sentiments de bonheur et d’amitié de la ville de Pékin au monde entier. Le slogan de ces jeux « Un monde de rêve », « One World, One Dream » fut sélectionné pour « inviter le monde entier à se joindre à l’esprit olympique et à construire un avenir meilleur pour l’humanité. »

Le parcours de la flamme connut certains incidents liés aux manifestations pro-tibétaines.

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Les Jeux de la XXXe Olympiade de l’ère moderne en 2012 à Londres au Royaume-Uni, du 27 juillet au 12 août. La capitale britannique fut la première ville à accueillir pour la 3è fois les Jeux Olympiques. 26 sports, 302 épreuves, 10 568 sportifs (5 892 hommes et 4 676 femmes) et 204 pays participants. En 2011, le Soudan du Sud obtint son indépendance, mais son athlète Guor Marial défila sous les couleurs olympiques puisque le nouveau pays ne possédait pas encore son propre comité olympique. Pareillement pour Curaçao et Saint-Martin ayant changé de statut assez récemment, en raison de la dissolution des Antilles néerlandaises le 10 octobre 2010.

Au niveau sécurité, 24 000 personnes furent embauchées, les forces armées britanniques déployèrent 7 000 militaires, 17 000 employés G4S (entreprise britannique de services de sécurité présente dans 120 pays à travers le monde) recrutés et près de 10 000 employés temporaires (agents de sécurité, stewards, placiers, etc.) furent mobilisés pour les Jeux.

Pour la première fois dans l’histoire olympique, chacune des 204 délégations participantes envoya une femme. Ces Jeux furent aussi les premiers à autoriser les femmes à concourir dans l’ensemble des 26 sports olympiques. Et la boxe féminine fit également son entrée.

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Les mascottes futuristes prénommées « Wenlock » et « Mandeville » représentèrent les 2 dernières gouttes d’acier utilisées pour la construction du stade olympique de Londres. La lumière jaune sur la tête fut inspirée des taxis londoniens.

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Ces femmes qui ont changé l’histoire des J.O.

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Les Jeux Olympiques d’été viennent de se clôturer en apportant comme à chaque fois son lot de médailles à des sportifs chevronnés.

Mais, les J.O., eux aussi, ont eu leurs frontières, ont fait des différenciations de couleur, de sexe, de culture, etc., et les femmes ont dû batailler davantage pour trouver leur place dans ce domaine.

Uniquement acceptées à l’origine dans les épreuves de golf et de tennis, elles ont dû lutter peu à peu afin de s’imposer dans d’autres disciplines et même encore aujourd’hui, puisque seulement 4 Saoudiennes ont participé à ces Jeux à Rio ; une première.

Cependant, ces discriminations ont permis à des femmes de se dépasser et d’obtenir ainsi des records qui demeurent jusque là inégalés, hommes et femmes sportifs confondus.

Portrait de ces femmes qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire des J.O. :

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1936 – Berlin : Marjorie Gestring, plongeuse américaine, à l’âge de 13 ans devient et reste la plus jeune sportive de l’histoire à obtenir un titre olympique en remportant la médaille d’or au plongeon à 3 m.

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1976 – Montréal : Nadia Elena Comăneci, gymnaste américaine, roumaine, à l’âge de 14 ans devient et reste la première gymnaste à obtenir la note parfaite de 10/10 en gymnastique.

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1984 – Los Angeles : Nawal El Moutawakel, athlète marocaine, devient la première athlète arabe, africaine et musulmane a remporté la médaille d’or sur le 400 m haies féminin et améliore en même temps le record d’Afrique. Aujourd’hui, membre du bureau exécutif et vice-présidente du Comité international olympique, elle a été présidente de la commission de coordination des J.O. de Rio.

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1992 – Barcelone : Marie-José Pérec, médaille d’or du 400 m,
1996 – Atlanta : Marie-José Pérec, médaille d’or du 400 m et médaille d’or du 200 m.
Elle demeure la seule athlète française triple championne olympique et la deuxième à avoir réalisé un doublé aux J.O. sur le 200 m et le 400 m, derrière l’Américaine Valérie Brisco-Hooks. Elle reste aussi la première athlète de l’histoire des Jeux à avoir remporté le titre sur le 400 m lors de 2 Jeux Olympiques consécutifs et demeure encore à ce jour la troisième meilleure performance au monde sur le tour de piste. Elle détient également le record de France du 200 m, du 400 m, du 400 m haies et du relais 4 x 400 m. De par son palmarès, elle est la plus brillante athlète française d’après-guerre.

Les Jeux Olympiques d’été – 1ère partie

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Petit résumé de l’histoire des Jeux Olympiques d’été pour la clôture de sa 31è édition.

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Le Baron Pierre de Coubertin, né le 1er janvier 1863 à Paris et décédé le 2 septembre 1937 à Genève, en Suisse. Historien et pédagogue français, très influencé par la culture anglo-saxonne, il fut convaincu de l’importance de l’éducation physique dans le façonnement des esprits. Fortement engagé pour l’insertion du sport dans les établissements scolaires français, dès la fin du 19è siècle, il participa activement à l’ouverture et au développement du sport en France. À l’issue d’un Congrès qu’il organisa en 1894, il devint le rénovateur des Jeux olympiques de l’ère moderne et fonda le Comité International Olympique (CIO), dont il sera le président de 1896 à 1925. Ce congrès désigna également la capitale grecque comme première ville hôte des Jeux Olympiques et l’exclusion de sportifs professionnels ainsi que des femmes au profit de l’amateurisme et du sexe masculin.

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Premiers Jeux olympiques d’été en 1896 à Athènes en Grèce, appelés également Jeux de la 1ère Olympiade de l’ère moderne, du 6 au 15 avril, organisés par le Comité international olympique. 9 jours de compétition pendant lesquels 241 sportifs masculins s’affrontèrent dans 9 sports différents, 43 épreuves et 122 médailles. 14 pays participants (Chili, États-Unis, Allemagne, Autriche, Bulgarie, Danemark, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Suède, Suisse et Australie). Une cérémonie d’ouverture officielle et une de fermeture officielle. Pas de serment, pas de flamme, pas de mascotte.

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Jeux de la 2ème Olympiade de l’ère moderne en 1900 à Paris*en France, du 14 mai au 28 octobre. Les organisateurs de l’Exposition universelle répartirent 19 sports, 85 épreuves sur 5 mois dans les limites des Concours internationaux d’exercices physiques et de sports. Pierre de Coubertin et le Comité d’organisation de l’Exposition furent divisés. Ce comité jugea le programme olympique « mesquin et indigne de la nation. » À l’époque, l’idée de Jeux Olympiques était peu commune au public comme au monde sportif. Il fallut la ténacité de Pierre de Coubertin afin d’imposer cette idée qui aboutit à la reconnaissance des Concours internationaux en tant que Jeux olympiques au printemps 1899. Pourtant, aucune affiche, aucun programme ou médaille de l’Exposition ne montrèrent les Concours internationaux comme Jeux Olympiques. Qui plus est, les Concours internationaux n’ayant prêté que peu d’intérêt à leur anoblissement en Jeux Olympiques, les nombreux sportifs qui moururent ne surent même pas qu’ils avaient concouru pour des Jeux Olympiques. Et les femmes y firent leur première arrivée. Elles purent ainsi participer aux épreuves de tennis, de golf et de manière très limitée à celles de tir, voile, équitation, croquet, pêche, ballons, sauvetage, aviron ou encore aux épreuves scolaires. Aucune cérémonie d’ouverture et de fermeture officielle. Seul un défilé de gymnastes le 3 juin eut lieu dans le vélodrome de Vincennes au cours de la fête fédérale de l’Union des sociétés de gymnastique de France. 997 sportifs (975 hommes et 22 femmes) et 24 pays (liste non certifiée) participants. Pas de serment, de flamme, ni de mascotte.

*L’organisation de ces Jeux à Paris fut inscrite au point 13 de la déclaration de rétablissement des Jeux olympiques du 23 juin 1894 lors du premier congrès olympique.

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Jeux de la 3ème Olympiade de l’ère moderne en 1904 à Saint-Louis aux États-Unis, du 1er juillet au 23 novembre. À l’origine, Chicago était la ville candidate, mais à la suite d’un vote de 14 voix contre 2 afin de lier l’évènement sportif à l’Exposition universelle, les Jeux furent transférés à Saint-Louis. Le stade de 15 000 places qui a été construit fut quasiment vide durant les compétitions. À l’image de Paris, ces Jeux furent couplés avec l’Exposition universelle qui célébrait plus particulièrement le centenaire de la vente de la Louisiane par la France, Louisiana Purchase, officialisé en 1804 à Saint-Louis au cours de la Journée des trois drapeaux. Ces Jeux furent les premiers à créer le système des médailles d’or, d’argent et de bronze décernées respectivement à la 1ère, la 2ème et la 3ème place. 17 sports étaient représentés, 94 compétitions, dont 52 uniquement disputées par des sportifs américains, soit plus de la moitié des épreuves. Et sans surprise, les Américains remportèrent 85 % de toutes les médailles. De plus, ne présentant aucun athlète non américain, les épreuves de certaines compétitions occupèrent aussi la fonction de Championnat national américain. La boxe et la lutte de style libre firent leur apparition dans ces Jeux. Absence officielle des sportifs français et britanniques. L’athlète français, Albert Corey, qui remporta la médaille d’argent du marathon, fut engagé à titre individuel comme Américain. Les marathoniens Len Tu et Jan Mashiani furent les premiers participants africains à des Jeux Olympiques.

Petite anecdote qui vaut le coup ! Durant le marathon, Thomas Hicks reçut deux injections de strychnine et étancha sa soif de cognac. Il franchit la ligne d’arrivée second en titubant et fut déclaré vainqueur suite à la disqualification de Fred Lorz qui lui avait parcouru une partie de l’épreuve en voiture.

Des « journées anthropologiques » furent également aménagées, durant lesquelles avaient lieu des compétitions à caractère raciste réservées « aux représentants des tribus sauvages et non civilisées ». Geronimo y participa. Pierre de Coubertin s’y opposa en définissant : « cette mascarade outrageante qui se dépouillera naturellement de ses oripeaux, lorsque ces Noirs, ces Rouges, ces Jaunes apprendront à courir, à sauter, à lancer et laisseront les Blancs derrière eux. » 651 sportifs (645 hommes et 6 femmes) et 12 pays (liste non certifiée) participants. Une cérémonie d’ouverture officielle. Pas de serment, de flamme et de mascotte.

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Jeux intercalaires en 1906 ou « Jeux de la décennie » à Athènes en Grèce, du 22 avril au 2 mai, furent une rencontre multisports établie par la Grèce en vue de célébrer les 10 ans d’anniversaire de la restauration des Jeux Olympiques. Initialement considérés comme les deuxièmes Jeux Olympiques d’Athènes en présence et en accord avec l’ensemble du corps olympique, ils furent par la suite qualifiés de Jeux intérimaires ou intercalaires et perdirent leur statut officiel de Jeux Olympiques en 1946. Malgré cela, ces Jeux qui se déroulèrent au Stade panathénaïque d’Athènes, à l’opposé des précédents en relation avec les Expositions universelles, marquèrent un véritable tournant dans l’histoire olympique. Ils étaient plus condensés avec 14 sports, 78 épreuves et de vraies équipes nationales s’y concentraient. Ils inscrivirent aussi le début des traditions cérémoniales, tels que le défilé des athlètes et les remises de médailles. 903 sportifs (883 hommes et 20 femmes) et 20 pays (liste non certifiée) participants. Une cérémonie d’ouverture officielle. Pas de serment, de flamme, de mascotte.

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Jeux de la 4ème Olympiade de l’ère moderne en 1908 à Londres au Royaume-Uni, du 27 avril au 31 octobre, se déroulèrent à l’occasion de l’Exposition franco-britannique qui commémorait l’Entente cordiale. À la manière des Jeux de 1900 et 1904, les compétitions furent organisées par les membres de l’Exposition, mais avec plus de considération. Ces Jeux se firent en 4 périodes,  les « jeux de printemps », de fin avril à mi-juin, regroupant les sports de raquettes et le polo, les « jeux d’été », mois de juillet, ralliant la plupart des sports olympiques au programme (athlétisme, natation, gymnastique), les « jeux nautiques », de fin juillet à fin août, réunissant la voile et l’aviron pratiqués à l’extérieur de la ville, et les « jeux d’hiver », seconde quinzaine du mois d’octobre, avec les épreuves de patinage artistique, de boxe et de rugby. La capitale de Rome était désignée à la base en tant que ville hôte, mais l’éruption du Vésuve du 7 avril 1906 obligea le gouvernement italien à se défaire de son engagement en raison des énormes coûts financiers de reconstruction engendrés par les importants dégâts. Suite à cet abandon, les villes de Berlin et de Londres posèrent leur candidature. Le 24 novembre 1906, le CIO désigna finalement Londres comme ville hôte des Jeux. 22 sports, 110 épreuves. Le football apparut officiellement. Le hockey sur gazon, le patinage artistique, le relais ainsi que le javelot furent des nouvelles disciplines. Le polo, le rugby, le tir et la voile revinrent dans les Jeux. Quant au golf, l’haltérophilie et la roque (variante américaine du croquet), ils ne furent pas retenus. 2 008 sportifs (1 971 hommes et 37 femmes). Bien que les compétitions débutèrent le 27 avril, la cérémonie d’ouverture officielle n’eut lieu que le 3 juillet dans le Stade olympique. Pour la première fois, les différentes délégations défilèrent derrière leur drapeau et les 22 pays participants entrèrent dans l’enceinte du stade par ordre alphabétique (Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australasie (Australie et Nouvelle-Zélande), Autriche, Belgique, Bohême (Royaume de Bohême, l’actuelle République tchèque), Canada, Danemark, Empire ottoman (Turquie), États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Suède, Suisse).

Le poids du disque masculin fut définitivement fixé à 2 kg. La finale du 400 m fut l’une des courses les plus controversées de l’histoire olympique. Et le parcours du marathon devint officiellement délimité à 42,195 km.

La petite histoire de cette étrange distance définie de la sorte. La famille royale voulait que la course démarre au château de Windsor et se termine devant la loge royale dans le stade olympique. Cette distance a été précisément mesurée à 42,195 km et est donc devenue la distance officielle du marathon.

Toujours pas de serment, de flamme, ni de mascotte.

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Les Jeux de la 5ème Olympiade de l’ère moderne en 1912 à Stockholm en Suède, du 5 mai au 27 juillet, se déroulèrent dans la seule ville qui s’était proposée comme candidate. Elle fut désignée lors de la 10ème session du CIO à Berlin le 27 mai 1909. Ces Jeux eurent lieu sur une courte période et hors de toute Exposition. Pour la première fois, le chronométrage semi-automatique et les haut-parleurs furent utilisés. 14 sports, 102 épreuves, dont les compétitions féminines de natation et de plongeon entrèrent dans l’histoire olympique comme le pentathlon moderne, 2 407 sportifs (2 359 hommes et 48 femmes) et 28 pays participants. Une cérémonie d’ouverture. Pas de serment, de flamme, de mascotte.

C’est surtout à partir de cette date historique que les Jeux Olympiques prirent un caractère universel. Pour la première fois, les 5 continents étaient représentés, grâce à l’arrivée dans les Jeux de l’Égypte, l’Islande, le Portugal, la Serbie et le Japon.

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Les Jeux de la VIIe Olympiade de l’ère moderne en 1920 à Anvers en Belgique, du 20 août au 12 septembre. Les Jeux Olympiques devant avoir lieu à Berlin en 1916 furent annulés en raison de la Première Guerre mondiale. Budapest fut en premier lieu désigné comme ville hôte, mais au regard de l’alliance de l’Empire austro-hongrois avec l’Allemagne, l’accueil des Jeux lui fut retiré au profit d’Anvers. Cette ville fut alors distinguée afin de rendre un hommage aux souffrances infligées au peuple belge pendant la guerre. 22 sports, 154 épreuves, 2 626 athlètes (2 561 hommes et 65 femmes) et 29 pays participants. Contre l’accord de Pierre de Coubertin, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, l’Empire ottoman ainsi que la Bulgarie furent exclus des Jeux. Quant à la Russie qui est devenue soviétique, elle refusa de participer aux « Jeux des petits bourgeois ». L’Estonie, le Brésil, Monaco comme la Nouvelle-Zélande, dont les athlètes s’alignaient auparavant avec l’Australie, entrèrent dans les Jeux. La Yougoslavie remplaça la Serbie et la Tchécoslovaquie, la Bohème.

2 grands symboles olympiques naquirent. Le drapeau avec ses 5 anneaux identiques pensé par Pierre de Coubertin fut hissé et le serment olympique prêté pour la première fois par un athlète lors de la cérémonie d’ouverture officielle écrit ainsi :

« Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d’y participer dans un esprit chevaleresque pour l’honneur de nos pays et la gloire du sport. »

Pas de flamme, ni de mascotte.

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Les Jeux de la VIIIe Olympiade de l’ère moderne en 1924 à Paris en France, du 4 mai au 27 juillet. La capitale française fut choisie grâce à Pierre de Coubertin qui milita en sa faveur afin de faire ses adieux aux Jeux Olympiques. La devise olympique de Coubertin empruntée à l’abbé Henri Didon « Citius, Altius, Fortius », « plus vite, plus haut, plus fort » intégra alors ces jeux ainsi que le rituel de lever des trois drapeaux à la cérémonie de clôture inaugurant ainsi un nouveau rituel ; un drapeau représentant de celui du CIO, un second, celui du pays hôte et un troisième, celui du prochain pays hôte. Le 23 juin, à l’occasion du 30è anniversaire de la rénovation des Jeux Olympiques, un hommage solennel fut rendu à Pierre de Coubertin. Le premier village olympique construit de baraquements en bois vit également le jour dans la ville de Colombes. Les athlètes disposèrent d’un bureau de change, d’un salon de coiffure, d’un bureau de poste, d’un kiosque à journaux, d’un service de blanchissage, d’un service de garde d’objets de valeur et trois repas par jour offerts. Les Britanniques acceptèrent sous la condition de bénéficier d’un cuisinier de leur nationalité, tandis que les Américains, eux, s’installèrent dans le parc du château de Rocquencourt. Les Jeux Olympiques d’hiver furent aussi établis, dont la ville hôte fut Chamonix. 17 sports, 126 épreuves, 3 089 athlètes (2 954 hommes et 135 femmes), parmi eux le nageur Johnny Weissmuller, et 44 pays participants. L’Allemagne ne fut pas conviée par le CIO qui prétexta l’incapacité d’assurer la sécurité de sa délégation. Les autres pays précédemment écartés firent leur retour. De nouveaux pays firent leur entrée, tels que l’Équateur, l’Irlande, la Lituanie, Les Philippines et l’Uruguay. La Lettonie et la Pologne qui avaient déjà intégré l’évènement au cours des Jeux d’hiver participèrent à leurs premiers Jeux d’été. Pas encore de flamme ni de mascotte.

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Les Jeux de la IXe Olympiade de l’ère moderne en 1928 à Amsterdam aux Pays-Bas, du 17 mai au 22 août. La reine Wilhelmine des Pays-Bas posa un veto à l’organisation de ces Jeux par son pays, estimant les Jeux Olympiques de « manifestation païenne ». 14 sports, 109 épreuves, 2 883 sportifs (2 606 hommes et 277 femmes), à nouveau la participation de Johnny Weissmuller, et 46 pays participants.

Ces Jeux furent animés pour la première fois par l’allumage de la flamme olympique, le 28 juillet (date à laquelle se déroulaient les principales épreuves), l’arrivée des femmes dans l’athlétisme et le défilé de la délégation grecque qui ouvra la marche lors de la cérémonie d’ouverture. La flamme parcourut l’Europe en partant d’Athènes pour passer ensuite par le Royaume de Yougoslavie, l’Autriche, l’Allemagne et arriver aux Pays-Bas. L’Allemagne qui fut d’ailleurs réintégrée après 16 ans d’absence provoqua un incident avec l’équipe de France qui frôla même l’incident diplomatique.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la Xe Olympiade de l’ère moderne en 1932 à Los Angeles aux États-Unis, du 30 juillet au 14 août. La ville de Los Angeles fut désignée ville hôte en avril 1923 par le CIO. Aucune autre ville n’était candidate. À la suite du krach boursier de 1929, les États-Unis traversèrent une crise économique sans précédent. Pas moins de 15 millions d’Américains furent sans emploi. Les Jeux Olympiques donnèrent une bonne occasion de divertissement dans une nation qui n’était pas encore redressée par le New Deal. 14 sports, 117 épreuves, 1 332 sportifs (1 206 hommes et 126 femmes) et 37 pays participants seulement, à cause de l’éloignement ainsi que d’un contexte financier élevé pour aller jusqu’en Californie. La Colombie et la République de Chine firent leur entrée aux Jeux.

Pour la première fois, les Jeux n’eurent qu’une durée de 16 jours, le cérémonial des remises de médailles aux sportifs sur le podium vit le jour ainsi que la cérémonie des médailles dès lors réalisée après les épreuves sur le lieu même de la compétition, y compris le podium du tiercé, le lever des drapeaux et l’écoute des hymnes nationaux. L’utilisation officielle du chronométrage au 1/100e de seconde fit également son apparition. Par ailleurs, pour éviter la domination de certaines nations au niveau de la quantité de leurs athlètes, le CIO limita à 3 le nombre de concurrents par pays dans chaque épreuve. Quant à l’hébergement, les sportifs masculins furent logés dans un village olympique unique comprenant 700 maisons en préfabriqué bâti au sud de la ville et les femmes installées dans un hôtel. Le village fut surveillé jour et nuit par des policiers à cheval. Enfin, afin de ne pas risquer de nouveau une altercation brutale entre les délégations française et allemande durant le défilé de la cérémonie d’ouverture, le comité d’organisation inséra entre elles celle des Britanniques.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XIe Olympiade de l’ère moderne en 1936 à Berlin en Allemagne, du 1er au 16 août, furent les Jeux les plus marquants de l’Histoire en raison du contexte de l’époque. Ils prirent une véritable signification politique. Le CIO ayant choisi Berlin comme ville hôte en 1931, ne pouvait prévoir les bouleversements politiques qui se déroulèrent ensuite avec l’instauration du régime nazi en 1933. Plusieurs nations sollicitèrent le boycott de ces Jeux en organisant en parallèle des Jeux à Barcelone. Mais, la guerre d’Espagne survenue la veille compromit le projet et en empêcha l’ouverture. L’Espagne déclara d’ailleurs forfait le matin même de la cérémonie d’ouverture officielle des Jeux à Berlin, Jeux organisés par le Bureau des Sports du Reich. En outre, afin de dissimuler les traces de l’antisémitisme nazi, les panneaux en ce sens furent provisoirement retirés et les journaux ordonnés de museler leurs attaques. Par cette action, le régime exploita les Jeux Olympiques en vue de montrer aux spectateurs et aux journalistes étrangers une image déformée d’une nation pacifique et tolérante. L’empirique Stade olympique de Berlin capable d’accueillir 100 000 personnes posséda un virage complet réservé aux SA. Quant à l’hébergement des athlètes, ils furent logés dans un village olympique comprenant une salle de cinéma, de théâtre, de music-hall ainsi qu’une bibliothèque. Et chaque chambre disposait d’une salle de bain et du chauffage central. Ces Jeux Olympiques se déroulèrent donc dans une ambiance de xénophobie et d’antisémitisme. Hitler profita de cet évènement pour faire la propagande du nazisme et de l’idéologie de la supériorité de la race aryenne. 19 sports, 129 épreuves et 3 967 athlètes (3 632 hommes et 335 femmes), dont l’Allemagne avec ses 348 athlètes et les États-Unis avec ses 310 représentèrent le plus fort taux de sportifs parmi les compétiteurs. La France, la Hongrie et le Royaume-Uni disposèrent d’environ 200 sportifs chacun. 49 pays participants, dont 5 nouveaux firent leur entrée (Afghanistan, Bermudes, Bolivie, Costa Rica, Liechtenstein).  L’Allemagne fut le pays le plus médaillé avec 89 médailles, dont 33 d’or, devant les États-Unis qui décrochèrent 56 médailles, dont 24 d’or. L’athlète le plus médaillé fut le gymnaste allemand, Konrad Frey, remportant 6 médailles, dont 3 d’or.

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Or, ce n’était sans compter sur le sprinteur noir américain Jesse Owens, âgé de 23 ans, qui laissa à jamais son empreinte dans ces Jeux et l’histoire des Jeux Olympiques. Véritable héros de ces Jeux, il est celui qui remporta le plus de titres olympiques de ces jeux, bien que le gymnaste allemand fut le plus médaillé, avec 4 médailles d’or sur 4 épreuves auxquelles il participa. Le 3 août, sur le 100 m en réalisant le temps de 10 s 3. Le 4 août, à l’épreuve du saut en longueur en effectuant un saut à 8,06 m, un nouveau record olympique. Le 5 août, sur le 200 m en battant de près de 4 m Mark Robinson. Le 9 août, avec ses partenaires sur le 4 x 100 m, où dès le départ du premier relais il creusa l’écart sur ses concurrents italiens et allemands, son équipe remporta alors la course en réalisant en plus un nouveau record du monde en 39 s 8 qui ne sera pas battu pendant 20 ans. Les exploits de cet athlète furent d’autant plus de retentissants qu’ils se firent à cette époque à Berlin où Hitler faisait la propagande de la supériorité de la race blanche sur les Juifs et les Noirs. Après la guerre, une légende eut cours prétendant que Adolf Hitler avait quitté la tribune afin d’éviter de saluer Jesse Owens après sa victoire sur le 100 m parce que celui-ci était Noir. Or, la vérité est tout autre. Le premier jour des jeux, Hitler avait félicité tous les athlètes allemands, ce qui avait fait réagir le CIO en lui demandant, par souci de neutralité olympique, de féliciter tous les athlètes ou aucun. Hitler décida ne n’en saluer aucun et ne serra donc plus la main à aucun athlète durant les Jeux.

Enfin, pour la première fois la flamme olympique fut intégrée à la cérémonie d’ouverture. Inutile de spécifier que la mascotte n’était certes pas dans les préoccupations du moment.

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Les Jeux de la XIVe Olympiade de l’ère moderne en 1948 à Londres au Royaume-Uni, du 29 juillet au 14 août, furent les premiers Jeux après ceux de Berlin. Les Jeux prévus à Tokyo puis à Helsinki furent annulés à cause de la Seconde Guerre mondiale, comme ceux de 1944 à Londres. Ces Jeux qui se déroulèrent ainsi trois ans après la fin de la guerre ayant causé des millions de morts se firent dans une certaine atmosphère d’austérité, étant donné que la ville de Londres était encore en pleine reconstruction. Aucune installation sportive. Les athlètes furent logés dans des écoles ou des baraquements militaires. Certaines équipes amenèrent même des vivres en prévision d’éventuels soucis de ravitaillement. 17 sports, 136 épreuves, 4 104 athlètes (3 714 hommes et 390 femmes) et 59 pays participants, dont 14 nouveaux (Guyana (anciennement Guyane britannique, seul État du Commonwealth situé en Amérique du Sud), Birmanie, Sri Lanka, Iran, Irak, Jamaïque, Corée du Sud, Liban, Pakistan, Porto Rico, Singapour, Syrie, Trinité-et-Tobago, Venezuela) entrèrent dans les Jeux. Les pays de L’Europe de l’Est y furent représentés, sauf l’Union soviétique, non affiliée au mouvement olympique. L’Allemagne ne fut pas conviée et le Japon refusa. Ces Jeux furent les premiers à être retransmis à la télévision. Le 28 juillet, à Stoke Mandeville, eut lieu une ébauche des premiers Jeux Paralympiques.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XVe Olympiade de l’ère moderne en 1952 à Helsinki en Finlande, du 19 juillet au 3 août, furent significatifs par le retour de l’Allemagne, du Japon et de la Russie (l’Union des républiques socialistes soviétiques, l’URSS) après plus de 30 ans d’absence. En pleine période de Guerre froide, les organisateurs décidèrent de diviser le village olympique avec d’un côté les pays occidentaux et de l’autre, les pays du bloc soviétique. 17 sports, 149 épreuves, 4 955 sportifs (4 436 hommes et 519 femmes) et 69 pays participants, dont les Antilles néerlandaises, les Bahamas, le Ghana (à l’époque Côte-de-l’Or), le Guatemala, Hong Kong, l’Indonésie, Israël, le Nigeria, la Thaïlande et la Sarre firent leur entrée dans les Jeux.

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Le héros de ces Jeux fut sans conteste le coureur de fond tchécoslovaque Emil Zátopek qui remporta 3 titres olympiques en athlétisme sur le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon en 2 h 23 min 03 s, exploit unique au cours d’une même olympiade. Il marqua les esprits par l’expression intense d’épuisement et de douleur qui se lisait sur son visage. Cet athlète âgé de 29 ans, lieutenant dans l’armée, laissa son empreinte, à l’image de Jesse Owens, dans l’histoire des Jeux Olympiques.

Et pour la première fois, une athlète féminine, l’Uruguayenne Estrella Puentes, fut porte-drapeau de son pays.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XVIe Olympiade de l’ère moderne en 1956 à Melbourne en Australie, du 22 novembre au 8 décembre. Pour la première fois, les Jeux Olympiques se déroulèrent dans l’hémisphère Sud. Les épreuves d’équitation furent annulées et reportées du 10 au 17 juin à Stockholm en raison de la législation stricte australienne qui impose une quarantaine de 6 mois à tous les chevaux entrant dans le pays. 29 pays participèrent aux Jeux équestres. Cette époque troublée par l’affaire du Canal de Suez, le second conflit entre l’Égypte et Israël, la violence en Afrique du Nord (en particulier en Algérie) et l’invasion de la Hongrie par les chars soviétiques déteignit sur l’esprit de ces Jeux. Ils furent les premiers a causé le boycott de nombreux pays, notamment l’Espagne, les Pays-Bas, la Suisse, l’Égypte, l’Irak et le Liban. De son côté, la République populaire de Chine quitta les Jeux après que fut hissé le drapeau de République de Chine (Taïwan). 17 sports, 145 épreuves, 3 314 sportifs (2 938 hommes et 376 femmes) et hormis les boycotts, 67 pays participèrent, dont l’Éthiopie, Fidji, le Kenya, le Liberia, la Malaisie, Bornéo du Nord et l’Ouganda firent leur entrée. Les deux Allemagne furent contraintes par le CIO de former une seule équipe, l’équipe unifiée d’Allemagne. 5 pays absents à ces Jeux participèrent à ceux de Stockholm, le Cambodge, l’Égypte, l’Espagne, les Pays-Bas et la Suisse.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XVIIe Olympiade de l’ère moderne en 1960 à Rome en Italie, du 25 août au 11 septembre, furent organisés et aménagés de manière grandiose. Le seul point noir fut la canicule qui fit souffrir de nombreux athlètes. 17 sports, 150 épreuves et un record battu du taux de sportifs avec 5 338 athlètes (4 727 hommes et 611 femmes), chiffre s’expliquant  par le nombre de nouveaux pays africains ayant pris leur indépendance à la fin des années 50, d’où 83 pays participants. Ainsi, le Maroc, le Soudan, la Tunisie, Saint-Marin, Taïwan (sous le nom de Formose) et la République arabe unie (union politique entre l’Égypte et la Syrie) assistèrent à leurs premiers Jeux. Le 84è pays, le Suriname, déclara forfait. Les deux Allemagne durent à nouveau s’unifier. L’Afrique du Sud créa la polémique par l’absence de tout athlète noir dans son équipe. La Chine ne participa pas pour la même raison que celle des précédents Jeux.

Le boxeur américain Cassius Clay s’imposa chez les mi-lourds, remportant ses 4 combats sans difficulté. Ce sera le départ d’une carrière légendaire sous le nom de Mohamed Ali.

Enfin, pour la première fois, une athlète de couleur, Rafer Johnson, est le porte-drapeau de la délégation américaine.

Pas de mascotte.

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Les Jeux de la XVIIIe Olympiade de l’ère moderne en 1964 à Tokyo au Japon, du 10 au 24 octobre 1964, se déroulèrent pour la première fois sur le continent asiatique. La ville avait déjà été élue comme hôte en 1936 par le CIO pour les Jeux Olympiques de 1940 à l’occasion du 2 600è anniversaire de la fondation dynastique japonaise. Jeux qui furent ainsi annulés en raison de la Seconde Guerre mondiale et la guerre sino-japonaise commencée dès 1937. Plus de 20 ans après, voulant montrer aux yeux du monde de quelle manière le pays s’était relevé de la guerre, les dirigeants japonais investirent des énormes sommes d’argent dans la construction d’installation sportives high-tech. 19 sports, dont le judo et le volley-ball firent leur apparition, 163 épreuves, 5 151 sportifs (4 473 hommes et 678 femmes) et 94 pays participants, dont 14 issus majoritairement du continent africain, ainsi l’Algérie, le Cameroun, le Sénégal, le Tchad, Madagascar, la Côte d’Ivoire, la République du Congo (appelée aussi Congo-Brazzaville), la Rhodésie du Nord (aujourd’hui la Zambie), le Mali, la République dominicaine, le Niger, la Mongolie, le Népal et le Tanganyika (Tanzanie actuelle) firent leur entrée. Le nombre de pays passa à 93, suite au forfait de la Libye après la cérémonie d’ouverture. Les deux Allemagne durent participer encore sous la même bannière. Avant les Jeux, le CIO décida de ne pas convier l’Afrique du Sud en raison de sa politique de l’apartheid. Le gouvernement de ce pays avait toutefois sélectionné pour la première fois une équipe mixte mais refusait de les faire voyager dans le même avion et qu’ils se retrouvent dans le même village olympique. La Chine refusa à nouveau de participer.

Ce furent les premiers Jeux Olympiques diffusés en direct, grâce notamment au satellite, et le ralenti fit aussi son apparition.

Pas de mascotte.

La suite dimanche prochain…

Bon dimanche à tous !

Brésil : J.O. 2016 – Flashback

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Pause olympique ! Enfin… pour nous, mais certainement pas pour les athlètes qui sont en pleine compétition des jeux ! Et pour cette pause, un petit retour en arrière en quelques images de cette magnifique cérémonie d’ouverture…

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Fireworks are seen during the Opening ceremony for Rio 2016 Olympic games at Maracaña Stadium in Rio de Janeiro on August 5, 2016. / AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA

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Bon dimanche à tous !

Alexa Moreno

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Cette jeune femme de 22 ans complète les 125 athlètes de la délégation mexicaine des J.O. de Rio en concourant pour les épreuves de gymnastique artistique, discipline dans laquelle son pays s’est très rarement présenté.

Bien que sa participation ait pris fin le 7 août aux épreuves éliminatoires en poutre, barres asymétriques, sol et saut, finissant à la 31è place, cette compétitrice s’est toutefois classée à la 7è place aux championnats du monde en 2014.

Mais, le plus navrant est qu’au lieu de féliciter sa performance et enfin la présence de son pays dans ce domaine, des internautes ont préféré s’attaquer à ses attraits physiques bien loin de ressembler au stéréotype svelte des gymnastes.

Sur Twitter, elle a été véritablement l’objet d’odieuses insultes, dont certains intervenants ont été jusqu’au point de la comparer à un « cochon » ou même à une « mangeuse de hot-dog »

Cependant, face à cette vague de médiocrité intellectuelle, d’autres internautes ont riposté massivement en exprimant leur fierté pour cette athlète qui a prouvé que cette discipline n’est pas une question de physique.

La contre-attaque fut telle que nombreux des internautes qui ont eu des propos virulents à son égard ont dû rendre le profil de leur compte privé !

L’équipe olympique des réfugiés – les athlètes

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Petit portrait de ces 10 athlètes qui forment l’équipe olympique des réfugiés, une première dans l’histoire des J.O.

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Yusra Mardini

18 ans, originaire de Damas, en Syrie, cette jeune sportive a disputé le 100 m papillon et nage libre ; bien qu’elle soit arrivée première de la série, elle ne s’est pas qualifiée pour les demi-finales. Fille de maître-nageur et nageuse elle-même, elle dut fuir son pays comme tant d’autres des siens à cause de Daesh. Il y a un an, elle faillit perdre la vie en pleine mer Égée lorsque son embarcation tomba en panne. Elle réussit cependant, aidée par sa sœur, à secourir les 20 passagers en tirant le bateau jusqu’à l’île de Lesbos. Elle poursuivit son périple jusqu’en Allemagne où elle y réside désormais et débuta sa formation dans un club à Berlin le 4 septembre 2015. Elle a expliqué la raison pour laquelle elle a intégré l’équipe : « Je veux représenter tous les réfugiés car je veux leur montrer à tous qu’après la douleur, après la tempête, vient le calme. Je veux les inciter à faire quelque chose de bien dans leur vie. »

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Rami Anis

25 ans, né à Alep, en Syrie, il participe à l’épreuve du 100 m papillon. Il faisait partie de l’équipe nationale de natation. Avec sa famille, il dut fuir la ville ravagée par les bombes, les conflits entre djihadistes, gouvernement et forces alliées. Se réfugiant en Turquie dans un premier temps, il partit et traversa la mer jusqu’en Europe. Dans la douleur, le froid, la faim et la fatigue, il termina sa route en Belgique où il y habite aujourd’hui. Et c’est là qu’il rencontra l’ex-championne Carine Verbauwen qui décela alors son potentiel et prit en charge son entraînement. Selon elle, ce sportif de haut niveau aurait pu représenter son pays aux J.O. Celui-ci a déclaré en conférence de presse : « Je suis fier d’être ici […] Mais je ressens un peu de tristesse de ne pas concourir en tant que Syrien. Nous représentons des personnes qui ont perdu leurs droits fondamentaux et font face à des injustices. »

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Popole Misenga

24 ans, originaire de la République démocratique du Congo, il dispute la compétition de judo des moins de 90 kg. C’est presque à domicile qu’il concourt d’ailleurs, puisqu’il est réfugié au Brésil. À l’âge de 9 ans, il fuit la guerre à Kisangani. Séparé de sa famille, il se cacha huit jours en forêt avant d’être sauvé et envoyé dans un centre d’hébergement pour enfants déplacés à Kinshasa, basé dans un gymnase où venaient s’entraîner des judokas. Ce fut la révélation. Il se passionna pour ce sport et grâce à un entraînement intensif, il devint professionnel. Mais, son entraîneur le maltraita, le priva de nourriture et l’enferma dans une cage à chaque défaite. Après les championnats mondiaux de 2013 à Rio qu’il perd, il demanda asile dans ce pays et trouva alors un nouvel entraîneur, Flavio Canto, médaillé olympique, dirigeant d’une ONG qui propose des cours gratuits aux enfants des quartiers défavorisés. Habitant depuis lors dans une favela avec sa femme brésilienne et leur enfant, il vit dans des conditions difficiles dans un petit logement. Grâce à cette occasion qui lui est offerte, il espère non seulement retrouver sa famille d’origine qui le verra peut-être à la télévision, mais aussi améliorer sa situation financière. Il a lui aussi déclaré à propos de sa participation dans l’équipe : « Je veux faire partie de l’équipe d’athlètes olympiques réfugiés pour continuer de rêver, donner un espoir à tous les réfugiés et dissiper leur tristesse. »

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Yolande Mabika

28 ans, originaire également de la République démocratique du Congo, tel Popole Misenga qui est devenu au fur et à mesure de son parcours un ami et un soutien inconditionnel, elle se présente à l’épreuve de judo des moins de 70 kg. C’est à l’âge de 12 ans qu’elle fuit son foyer sans penser qu’elle ne reverrait jamais sa famille, elle rentrait de l’école lorsque des soldats attaquèrent son village. Transférée à Kinshasa à la même époque que son ami, elle connut un parcours similaire ; son entraîneur la privait de nourriture et confisquait son passeport à chaque destination. Suite aux championnats au Brésil, elle demanda de même l’asile, obtint le statut de réfugiée et progressa en même temps que son ami grâce à Flavio Canto. Vivant actuellement dans une zone dangereuse d’une favela, elle souhaite remporter une médaille afin d’améliorer sa condition de vie et briller à l’international, en particulier dans son pays d’origine. À l’image de son ami, elle espère que sa famille la verra peut-être à la télévision. Elle a ainsi déclaré : « J’espère que mon histoire sera un exemple pour tout le monde. Peut-être que ma famille me verra et que nous serons réunis. »

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James Nyang Chiengjiek

28 ans, originaire du Soudan du Sud, il participe à l’épreuve de course du 400 m. Il était très jeune lorsque son père soldat mourut en 1999 et resta dans son village comme berger. Des années plus tard, il fut contraint de partir par peur que les rebelles l’enlèvent pour le transformer en enfant soldat et se réfugia au Kenya. Il se passionna alors pour la course qu’il pratiqua avec des garçons plus âgés au sein d’un groupe sportif scolaire. Or, n’ayant pas les facultés sportives adéquates, il se blessa souvent mais ne renonça jamais. En 2013, il fut repéré par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) qui lui permit alors d’intégrer la Fondation de Tegla Loroupe. À travers sa participation aux J.O., il espère de tout cœur que le rôle salvateur du sport et de l’entraide brilleront, comme il l’a déclaré : « Nous devons regarder en arrière et voir où sont nos frères et sœurs ; si l’un d’eux a du talent, nous pouvons l’inviter à s’entraîner avec nous et lui permettre d’améliorer sa vie.« 

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Rose Nathike Lokonyen

23 ans, cette souriante Soudanaise se présente pour la course du 800 m féminin. Elle a porté le drapeau de la délégation dans le stade. Ayant dû fuir le Soudan à l’âge de 10 ans, elle fut recueillie dans un camp au nord du Kenya. Comme beaucoup de ses compatriotes, c’est dans ce lieu qu’elle découvrit des années plus tard la course, un sport qui pourtant ne l’intéressait pas. Repérée par un enseignant au cours d’une compétition interscolaire, elle suivit son conseil et participa à une course de 10 km où elle se classa 2è, alors qu’elle ne s’était absolument pas préparée. Prenant conscience de sa grande aptitude, elle décida de s’entraîner sérieusement en rejoignant un centre d’entraînement près de Nairobi. Elle a ainsi déclaré : « Je représenterai mon peuple à Rio et peut-être que si j’atteins mon but, je pourrai revenir et organiser une course pour promouvoir la paix et rassembler les gens. »

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Yiech Pur Biel

21 ans, originaire aussi du Soudan du Sud, il se présente pour l’épreuve de course du 800 m. Comme beaucoup enfants soudanais, il fut recueilli dans l’un des plus grands camps de réfugiés du Kenya, Kakuma, où se trouvent les « enfants perdus du Soudan », issus d’ethnies touchées par la guerre civile ayant anéanti des régions entières du pays et fait des milliers de victimes. Il fuit la violence en 2005 et marcha pendant des jours avant de rejoindre ce centre. Il y commença sa première activité sportive, le football, mais s’aperçut très vite qu’il n’était pas fait pour le jeu d’équipe et ressentait surtout davantage de liberté lorsqu’il courait. Malgré les difficultés évidentes pour un tel l’entraînement, il persista néanmoins et se présenta au concours d’intégration de la Fondation de Tegla Loroupe. Il y passa les épreuves haut la main et se rendit à Nairobi afin de continuer sa carrière. Il a déclaré à son tour : « Je peux montrer aux autres réfugiés qu’il y a de l’espoir pour eux dans la vie. L’éducation, et la course aussi, vous permet de changer le monde. »

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Anjelina Nadai Lohalith

21 ans, issue du Soudan du Sud, elle participe à la course du 1 500 m. Elle vit son village complètement détruit par les soldats en 2001 et fut séparée de ses parents lorsqu’elle fuit. Recueillie dans un camp au nord du Kenya, et à l’inverse de Rose Nathike Lokonyen, elle se découvrit de suite un vrai talent et une passion pour la course. Elle remporta d’ailleurs de nombreuses compétitions interscolaires, au point d’attirer très rapidement l’attention des sélectionneurs. Saisissant que ses capacités pourraient la mener loin, elle s’entraîna dur. Grâce à quoi, elle est portée aujourd’hui par Tegla Loroupe, première athlète africaine à remporter le marathon de New York en 1994, et donc a été sélectionnée pour participer aux J.O. 2016. Elle rêve de remporter la médaille afin de « construire une maison plus confortable » pour son père, mais aussi transmettre un message d’espoir aux réfugiés, comme elle l’a exprimé : « Je suis heureuse, car c’est la première fois que des réfugiés seront représentés aux Jeux olympiques, cela inspirera d’autres réfugiés, car, peu importe où ils sont, ils verront qu’ils ne sont pas juste les « autres personnes » Ils seront les premiers à bénéficier d’un encouragement quant à leur capacité à réussir malgré tout. »

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Paulo Amotun Lokoro

24 ans, Sud Soudanais, il concourt pour la course du 1 500 m. Et pourtant, il n’aurait jamais imaginé qu’un jour il courrait aux Jeux Olympiques, car son parcours est plus qu’étonnant. Alors que l’athlète Tegla Loroupe marquait l’histoire africaine avec ce fameux marathon de New York en 1994 qu’elle gagnait, ce jeune berger vivait paisiblement dans une région qui n’était pas encore touchée par le conflit jusqu’au jour où les soldats sont arrivés. Débutant alors la course sans réellement s’apercevoir qu’il était doué dans cette discipline, il fut vite repéré et démarra un entraînement intensif. Il fut ainsi intégré à l’équipe de Tegla Loroupe avec les autres. Il a déclaré : « Je n’avais même pas de chaussures pour courir […] Je sais que je cours au nom de tous les réfugiés. Je faisais partie des réfugiés là-bas au camp et je me trouve désormais dans une situation à peine imaginable. »

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Yonas Kinde

36 ans, Éthiopien, doyen de cette équipe, il participe au marathon. Cet athlète hors norme, ce masseur de grands sportifs de métier, est un réfugié récent, puisqu’il a dû fuir son pays en 2012, menacé pour ses engagements politiques. Après un passage en Allemagne, il s’est installé au Luxembourg qui a accepté sa demande d’asile. Il y apprend le français, travaille comme chauffeur de taxi et malgré ses longues journées de travail, poursuit sa passion pour le marathon. Il rencontre par le pur des hasards Yves Göldi qui devient son entraîneur et le pousse à dépasser ses limites. Ce qui lui vaudra de se faire un nom au Grand-Duché et dans la région en participant à de nombreuses courses qu’il remporte souvent. Il lui est même arrivé de courir dans la même journée un 10 km le matin suivi d’un 5 000 m et d’un 1 500 m l’après-midi, avec comme résultat 2 victoires et une 2è place au classement. Trop marqué par son passé pour l’évoquer, malgré son sourire qui ne quitte jamais son visage, il est plus motivé que jamais pour disputer cette mythique épreuve des Jeux et a exprimé fièrement d’avoir été choisi dans l’intégration de cette délégation : « Je pense que ce sera un message clé sur le fait que les réfugiés, en tant que jeunes athlètes, peuvent obtenir d’excellents résultats. »

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L’équipe olympique des réfugiés

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Ce 31è évènement international majeur d’été en 2016 va certainement marquer l’histoire des Jeux Olympiques en eux-mêmes par ses innovations.

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux Olympiques, une équipe des réfugiés a été constituée et disputera la compétition sous sa propre bannière.

Auparavant, ces sportifs concouraient soit de manière indépendante, comme aux Jeux de Barcelone en 1992 où 59 athlètes serbes et monténégrins avaient été autorisés à participer de cette façon, alors que la Yougoslavie était en guerre.

Soit à titre individuel, tel fut le cas aux Jeux d’été de Sydney en 2000 où 4 représentants du Timor Oriental, placé sous l’administration transitoire des Nations Unies, ne purent concourir qu’à ce titre, suite à l’éclatement définitif de l’URSS en 1992.

Ou encore étaient exclus de la compétition, à l’image du marathonien Guor Mading Maker (non qualifié pour Rio) aux Jeux de 2012 à Londres où il n’avait pu représenter le tout nouvel État du Soudan du Sud, indépendant depuis juillet 2011 et non reconnu à temps dans les statuts du Comité International Olympique, CIO ; aujourd’hui ce pays est devenu officiellement le 206membre du CIO.

Ainsi, grande première cette saison d’été olympique où 10 athlètes ont été sélectionnés pour représenter les 60 millions de réfugiés dans le monde et surtout afin d’abattre des préjugés tenaces.

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Dix sportifs au destin chamboulé par la guerre, la violence, la souffrance, la haine. Dix courageux compétiteurs qui portent l’espoir d’une volonté de changement.

Fièrement avec le grand sourire aux lèvres, ils ont foulé le sol du stade Maracaña au Brésil sous l’ovation de 80 000 spectateurs et des millions de téléspectateurs à travers la planète.

Cette équipe, totalisant 10 membres et 12 officiels, venue avant tout pour l’esprit du sport et devancée par une jeune porteuse du fameux drapeau aux 5 anneaux entrelacés, symbole d’unité, a donc défilé au nom de tous les oubliés des conflits qui ont ravagé leur pays, tous ces laissés pour compte qui ont dû fuir leur maison et se retrouver dans des camps où la misère demeure bien trop présente.

Soutenu par les Nations Unies qui ont financé l’entraînement de ces athlètes, ce projet, qui a suscité dès sa création des interrogations, a abouti pour le bonheur de tous. Et comme l’a déclaré Thomas Bach, le président du CIO, en dénonçant l’égocentrisme de certaines nations et gouvernements qui « se disent supérieurs aux autres », à la cérémonie d’ouverture : « Nous avons voulu lancer un signal d’espoir à tous les réfugiés dans le monde. »

Quant à Pere Miro, le directeur adjoint du CIO chargé des relations avec le mouvement olympique et directeur de la solidarité olympique, il a exprimé : « En ramenant ces athlètes aux Jeux, au sport, à la vie […], nous retournons à nos racines et prouvons réellement que le sport peut servir la société […] Avec cette équipe des athlètes olympiques réfugiés, nous pouvons montrer que le sport a des valeurs qui sont ces derniers temps parfois mises en doute pour diverses raisons. »

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Et selon le journal Le monde : « La décision de mettre sur pied, pour la première fois dans l’histoire de l’olympisme, une équipe de réfugiés intervient à un moment où les valeurs fondamentales du CIO sont bafouées et sa crédibilité fragilisée : des athlètes russes ont été exclus des Jeux de Rio après la révélation d’un dopage d’État, et des soupçons de corruption pèsent sur l’attribution des Jeux 2020 à Tokyo. Le timing n’a donc rien d’anodin pour l’instance, qui cherche à redorer son image au moyen de cette opération. »

Cette équipe de réfugiés est ainsi composée des athlètes suivants :

  1. Rami Anis, 25 ans, nageur, originaire de Syrie et réfugié en Belgique ;
  2. Yusra Mardini, 18 ans, nageuse, originaire de Syrie et réfugiée en Allemagne ;
  3. Yolande Mabika, 28 ans, judoka, originaire de République démocratique du Congo et réfugiée au Brésil ;
  4. Popole Misenga, 24 ans, judoka, originaire de République démocratique du Congo et réfugié au Brésil ;
  5. Yonas Kinde, 36 ans, athlète, originaire d’Éthiopie et réfugié au Luxembourg ;
  6. Paulo Amotun Lokoro, 24 ans, athlète, originaire du Soudan du Sud et réfugié au Kenya ;
  7. James Nyang Chiengjiek, 28 ans, athlète, originaire du Soudan du Sud et réfugié au Kenya ;
  8. Yech Pur Biel, 21 ans, athlète, originaire du Soudan du Sud et réfugié au Kenya ;
  9. Rose Nathike Lokonyen, 23 ans, athlète, originaire du Soudan du Sud et réfugiée au Kenya ;
  10. Anjelina Nadai Lohalith, 21 ans, athlète, originaire du Soudan du Sud et réfugiée au Kenya.

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À suivre…

J.O. à Rio

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Du 5 au 21 août, nous allons vivre au rythme des Jeux Olympiques d’été qui se déroulent à Rio de Janeiro !

Mais pourquoi, me diriez-vous, cette année est plus significative que les autres années où ont lieu les Jeux Olympiques ?

Parce que, tout simplement, cet évènement sportif vient de s’inscrire pour la première fois en Amérique du Sud !

Hé oui ! Jamais les Jeux Olympiques ne se sont présentés dans cette partie du monde !

Et pour une telle occasion, la mascotte Vinicius, élue par pas moins de 323 327 Brésiliens, représentera l’esprit du pays comme celui du sport ; cette mascotte étant un mélange des animaux emblématiques du Brésil !

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Vinicius sur la plage de Copacabana

Par là même :

– 37 lieux pour accueillir les jeux sont prévus !
– 10 500 athlètes présents à concourir !
– 42 sports en compétition !
– Le rugby revient dans la course après 92 ans d’absence !
– Le golf aussi, mais après 112 ans !
– 204 pays présents !
– Teddy Rinner, notre judoka français, porte-drapeau de la France ! Cocorico !
– 7,5 millions de billets mis en vente !
– 70 000 bénévoles pour aider au bon fonctionnement des jeux !
– 306 médailles seront remises durant 17 jours !

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Tout un magnifique programme pour les sportifs comme pour les non sportifs pour vibrer au rythme chaleureux et aux couleurs d’un pays tout autant dangereux que somptueux !

Alors, afin de rythmer, nous aussi, notre vie pendant cette période, dans la conjoncture morose dans laquelle nous vivons en ce moment, de s’évader de notre quotidien, vibrons juste un instant à coups de samba et de bossa nova !

Car, au moins, cet évènement, lui, ne peut être annulé comme celui de braderie de Lille, sous le prétexte d’une impossibilité d’une sécurité suffisante, ou parce que certains de nos dirigeants sont peut-être bien trop préoccupés à s’intéresser à leur carrière plutôt que de trouver le temps suffisant afin de prévoir une sécurité suffisante pour un évènement qui a tout de même lieu chaque année.

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Pour le coup, comme pour le coût, ce sera encore une fois de plus toujours les mêmes qui payeront les conséquences d’une telle décision. Et surtout, 1 point pour les terroristes et 0 pour la démocratie ! Puisqu’en agissant de la sorte, nous offrons aux terroristes ce qu’ils veulent…

« Impossible, n’est pas français ! » Apparemment si !

Sur ce, bon dimanche !