Sur le départ…

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Voilà les amis, j’y suis presque… J -3 et je déménage !

La semaine se termine et marque ainsi la pause de ce blog, temps d’arrêt qui ne devrait normalement pas excéder une semaine, j’espère…

Mes cartons et moi sommes parés pour le départ. Quelques petits détails de dernières minutes à régler encore et hop en route vers ma nouvelle maison !

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Sans oublier Clarence ! Mon pauvre vieux matou, il en aura vu des déménagements dans sa vie en 19 ans bientôt. Pour lui, ce sera aussi un repos bien mérité. Je ne vous dis pas toute la contribution qu’il a apportée afin de m’aider à faire les cartons…

Un petit coup de dormette dans le carton que je remplissais, une petite roupette sur les papiers servant à l’emballage des verres et autres objets fragiles, une sommeillette dans la valise sur les vêtements et un gros dodo en fin de journée étalé de tout son long à ma place, enfin sa place, sur le canapé me laissant 10 cm2 pour poser mes petites fesses devant la télé…

Vous serez d’accord avec moi, après tout ça, franchement, il aura bien mérité le repos du guerrier.

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Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous et à toutes une bonne continuation. J’aurai le plaisir de vous retrouver d’ici quelques temps donc. J’aurai également la joie de lire vos superbes articles que je découvrirai après mon installation Internet.

Je vous envoie des énormes bisous…

Bon dimanche !

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Jean d’Ormesson

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1925 – 2017

Alors que certains éprouvent de la peine pour Johnny Hallyday qui vient de nous quitter, d’autres déplorent la mort de ce grand homme de lettres.

Né le 16 juin 1925 à Paris, Jean d’Ormesson est décédé le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine. Écrivain, journaliste et philosophe français, il était membre de la famille Lefèvre d’Ormesson et portait le titre de Comte.

Auteur de multiples ouvrages, des grandes fresques historiques imaginaires aux essais philosophiques dans lesquels il partage ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, il était membre de l’Académie française depuis 1973.

De 1952 à 1971, il fut rédacteur en chef adjoint. À partir de 1971, il devint membre du comité de rédaction, puis rédacteur en chef de la revue Diogène, revue transdisciplinaire de sciences humaines et sociales, publiée par les Presses universitaires de France. Il fut plusieurs fois conseiller dans des cabinets ministériels, dont celui de Maurice Herzog à la Jeunesse et aux Sports. Il fut aussi membre de la délégation française à des nombreuses conférences, notamment à l’assemblée générale des Nations Unies en 1968.

De 1974 à 1977, il fut directeur général du journal Le Figaro. Il y continua une chronique régulière jusqu’en 1983 dans le nouveau supplément Le Figaro Magazine.

Le 3 septembre 1992 à la Sorbonne à Paris, il prit part au célèbre débat dans la campagne pour le référendum sur le traité de Maastricht au cours d’un entretien avec le Président François Mitterrand dans l’émission Aujourd’hui l’Europe.

Le 17 mai 1995, François Mitterrand prit le petit-déjeuner avec lui avant sa passation de pouvoir avec le Président élu Jacques Chirac. Il fut ainsi la dernière personnalité reçue à l’Élysée par François Mitterrand.

Il se consacra ensuite à l’écriture de nombreux romans et poursuivit sa collaboration à la rubrique Débats et opinions du journal Le figaro.

En 2011, il fut le parrain des élèves ayant intégré en 2010 l’École nationale supérieure des mines d’Alès. Connue de même sous les appellations de Mines d’Alès, École des mines d’Alès ou EMA, elle est l’une des 210 écoles d’ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d’ingénieur. Fondée en 1843 sous l’ordonnance du roi Louis-Philippe, elle est l’une des plus anciennes écoles d’ingénieurs.

En 2014, Jean d’Ormesson reçut la grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur par le Président François Hollande. Il fut également officier de l’ordre national du Mérite, commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres et commandeur de l’ordre national de la Croix du Sud, distinction du Brésil, pays dans lequel il avait séjourné une partie de son enfance.

En 2015, les éditions Gallimard intégrèrent l’œuvre de Jean d’Ormesson dans la collection de la bibliothèque de la Pléiade. La Pléiade est l’une des collections majeures de l’édition française, publiée donc par les éditions Gallimard. Elle illustre une référence en matière de prestige, de qualité rédactionnelle et de reconnaissance littéraire des écrivains. Être publié dans la Pléiade représente une sorte de consécration pour les écrivains et seul un nombre réduit l’ont été de leur vivant. Actuellement, elle publie les œuvres majeures de la littérature française ainsi que de la littérature mondiale.

Prix littéraires :

– En 1971, le grand prix du roman de l’Académie française pour son roman La Gloire de l’Empire ;
– En 1975, le prix Balzac pour son roman Garçon de quoi écrire ;
– En 1994, le prix Chateaubriand pour l’ensemble de son œuvre et le grand prix RTL-Lire ;
– En 1995, le prix Hassan II des quatre jurys pour son roman La Douane de mer ;
– En 1999, le grand prix Jean Giono pour son roman Le Rapport Gabriel ;
– En 2001, le prix Combourg pour son roman Voyez comme on danse et pour l’ensemble de son œuvre ;
– En 2002, le prix Luca de Tena décerné par le quotidien espagnol ABC ;
– En 2003, le grand prix littéraire Jacques Audiberti de la ville d’Antibes ;
– En 2016, lauréat du prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie après la parution de Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.

Jean d’Ormesson est donc décédé d’une crise cardiaque dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017 à son domicile alors âgé de 92 ans. Le 8 décembre, une cérémonie religieuse eut lieu à la cathédrale Saint-Louis des Invalides. L’éloge funèbre fut prononcé par l’académicien Jean-Marie Rouart et un hommage national fut ensuite rendu par le Président Emmanuel Macron qui prononça un édifiant discours saluant un écrivain qui était un « antidote à la grisaille des jours ». Le Président déposa après un crayon sur son cercueil, selon la volonté de Jean d’Ormesson.

Sa mort précéda d’environ 24 h celle de Johnny Hallyday. Le journaliste Bruno Frappat du journal La Croix parla de la disparition de « deux voix de la France ».

Jean d’Ormesson très présent dans des émissions télévisées diverses était invité pour son érudition et son art de la conversation. Quelques années précédant sa mort, en référence aux décès relativement proches d’Édith Piaf et Jean Cocteau en 1963, il avait déclaré avec l’humour que l’on lui connaissait : « Il est préférable pour un écrivain de ne pas mourir en même temps qu’une vedette de la chanson sous peine de voir sa disparition éclipsée. »

Enfin ce grand homme qui donnait le « goût de vivre aux mélancoliques et celui de l’avenir aux pessimistes » fut une source d’inspiration pour de nombreuses générations enclines à l’écriture. Mêlant subtilement le classique et le moderne, l’ancien et le nouveau, il restera le point d’ancrage définissant la finesse d’esprit et l’art de manier la langue française. Il demeurera toujours pour tous les amateurs de beau langage la référence de l’argutie de la langue la plus riche au monde, la nôtre, le français…

« Coach en développement personnel »

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Alors que nous vivons dans une période quelque peu troublée, où un mal-être ambiant généralisé se fait ressentir, certains individus ont vu l’opportunité d’en faire un business, le coaching.

Aujourd’hui en France, c’est près de 6 000 coaches qui existent pour aider à la réussite sur le plan personnel et/ou professionnel. Certains se sont spécialisés dans le monde des affaires. 90 % des sociétés du CAC 40 font appel à eux. Des chefs d’entreprise vont jusqu’à payer plus de 200 000 € par an pour un accompagnement personnalisé. En à peine dix ans, les Français sont devenus accros au coaching.

Voyants, nouveaux investisseurs ou coach de vie, ces individus sont-ils des bienfaiteurs, des bons samaritains, des humanistes ou des escrocs, des charlatans, des prêcheurs ou encore des gourous ?

L’équipe journalistique de l’émission Capital de la chaîne de télévision M6 a alors mené l’enquête sur ce nouveau phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en France. Lors de son émission intitulée « Devenir riche et heureux : arnaques ou vraies promesses ? » diffusée le 19 novembre dernier, le « coach en développement personnel » a fait l’objet d’un sujet parmi les différents thèmes abordés.

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Ils s’appellent Franck Nicolas ou encore David Laroche. Ils s’attribuent le titre de « coach en développement personnel ». Leur objectif : permettre à chacun, à chacune, de trouver le bonheur en soi grâce à soi et de là retrouver son équilibre intérieur.

Ils organisent des séminaires durant lesquels ils prodiguent leurs conseils afin que les gens aient les solutions pour s’épanouir personnellement et/ou professionnellement.

Franck Nicolas se présente, selon ses propres termes, comme un « produit marketing ». Il se dit spécialiste des bonnes méthodes pour guérir la détresse. Sa stratégie : « faire d’une marque qu’elle soit facile à retenir ». Son leitmotiv : « Connaissez votre Why ? », « Connaissez votre pourquoi ? » (Le Jean-Claude Van Damme de la psychologie). Sa technique : se filmer au quotidien en prescrivant sa série de conseils. Et sa vision des gens : « Un idiot pose des questions pour apprendre ». (Sauf qu’un « idiot » par définition ne se pose pas de questions, il n’y a qu’une personne « intelligente » qui s’en pose).

Dans ses vidéos, tout est traité en surface. Aucune profondeur dans son analyse. Là, on se demande si l’idiot ne serait pas lui. Mais en fait, pas tant que ça…

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Il propose, parmi ses autres produits dérivés (DVD, livres, casquettes, bracelets, gourdes, etc.), une vidéo « gratuite » d’une dizaine de minutes à condition de souscrire à son offre : 89 € par mois pour une vidéo d’une heure et/ou un « pack vidéo » de 2 à 3 heures à partir de 797 €. Les séminaires qu’il anime à la façon des prêches à l’américaine sont également payants, de 90 à 300 € en fonction des « fidèles » ou des « novices ».

Ses résultats, selon les témoignages de certains de ses souscripteurs, majoritairement des femmes : une a réussi à arrêter de fumer, une seconde a obtenu une petite promotion de carrière et une troisième a acquis une reconnaissance sociale. Pas de preuve à l’appui.

Quant à David Laroche, il a refusé l’interview. Il aurait près de 25 000 clients. Également « coach en développement personnel », il propose des stages sous forme de conférences. Il a créé la place « Platinium » au prix de 1 497 €, plus 5 000 € si le participant souhaite être au premier rang (comme dans un concert de musique) lors d’une conférence donnée. (Le briquet n’est pas inclus dans le prix).

Intitulée « Envol » (envol financier pour lui), sa série de conférences présente les mêmes méthodes de réussite que son concurrent. Non professionnel, n’ayant fait aucune étude, il prodigue la confiance en soi, la révélation de son soi intérieur pour ainsi atteindre sur le plan personnel et/ou professionnel l’ « envol ».

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Il a aussi fondé un groupe de « fidèles », appelés les « 360 ». Pour accéder à ce « club privé », l’adhérent « Platinium » doit payer 70 000 € avec TVA, a-t-il été précisé. Les « 360 » ont alors le privilège d’assister à ses conférences leur étant exclusivement réservées.

Actuellement, il en train de développer la place « Titanium » vendue à partir de 18 000 € et pour les « 360 » « Titanium », ils devront débourser la modique somme de 84 000 €, TVA toujours comprise.

Or, que ce soit l’un ou l’autre « coach en développement personnel », les participants à ces séminaires entrent dans une sorte de transe collective où le coach est ovationné à l’image d’un messie. À coup de mots percutants sur lesquels le ton de la voix monte, de termes précis qui font mouche, de semblants d’empathie, ces nouveaux prédicateurs envoûtent leur assistance. Les adeptes boivent leurs paroles comme des absolues vérités.

Ce reportage édifiant et tout autant inquiétant a mis en lumière des personnes qui vont jusqu’à s’endetter pour payer ces séminaires ainsi qu’une rupture avec l’environnement. 2 millions de Français auraient recours à ces « coaches en développement personnel ».

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Enfin, bien que cette émission ait suscité de nombreuses critiques d’internautes sur son contenu jugé d’être ni plus ni moins une manipulation médiatique, en tous cas dans mon coin en Angleterre, ces « coaches en développement personnel » font fureur et surtout de nombreuses victimes. Ayant eu l’occasion, il y a quelques années d’avoir pu assister à un  séminaire du genre (95 £ que je n’ai pas voulu payer, la personne qui a insisté pour que je l’accompagne m’a offert la place), je peux pour ma part attester de la véracité de ce dit thème. Ce fut d’ailleurs mon premier et dernier séminaire qui m’a donné l’impression d’être recrutée pour entrer dans une secte. J’ai ressenti un malaise plus qu’un bien-être.

En aucune façon, je dénigre ces métiers du coaching, dont certains ont leur intérêt. Mais se servir de la fragilité, de la détresse d’une personne pour s’enrichir, me gène. Aider une personne qui souffre psychologiquement n’est pas à la portée de tout le monde. Il y a des professionnels, des vrais, pour ça. Malgré aussi leurs tarifs pas toujours abordables non plus, les psys en général ont des études et diplômes à leur actif. Et à ce que je sache, je n’ai jamais rencontré de psy qui vend des casquettes, des bracelets, etc. à son effigie.

Ceci dit, libre à chacun de penser et faire ce qu’il veut comme de se laisser atteindre par la « coachinite aiguë »…

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Le principe d’équivalence d’Albert Einstein

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Le principe d’équivalence consiste à ce que deux masses de matériaux différents (plomb et plume) chutent à l’identique dans le vide. Albert Einstein a d’ailleurs élaboré la théorie de la relativité générale sur ce principe.

Mais, jusqu’alors ce principe d’équivalence n’avait jamais été vérifié avec une extrême précision.

Au cours de la mission Microscope (satellite), les scientifiques responsables du projet ont ainsi testé ce fameux principe dans l’espace avec une précision inégalée. Ce 4 décembre, ils se sont réunis afin d’annoncer ce succès. À un cent-millième de milliardième près, soit à 2.10-14, ils ont prouvé que le principe d’équivalence était bien en conformité avec les prédictions du physicien théoricien.

Jean-Yves le Gall, Président du Centre national d’études spatiales (Cnes) a précisé les défis technologiques qu’ils ont dû relever afin d’accomplir une telle expérience dans l’espace, sachant que peu de missions spatiales réalisent des tests de physique fondamentale dans l’espace. « C’est une des missions les plus enrichissantes du Cnes, et il a fallu beaucoup d’opiniâtreté aux chercheurs qui la défendaient », a-t-il déclaré.

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En principe donc, deux masses de matériaux différents doivent tomber pareillement sur Terre dans un champ de force gravitationnel. Cependant, dans l’espace, en l’absence de pesanteur, ces deux masses doivent rester immobiles. La principale difficulté de ce test a été de veiller à ce que le moindre déplacement ou friction ne vienne fausser le résultat. Et pour compenser les variations résiduelles de traînée, le satellite a évacué quelques grammes de gaz par orbite.

Quant à Thibault Damour, Professeur à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) à Bures-sur-Yvette (sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France), il a expliqué l’intérêt de cette expérience : « Aujourd’hui le Graal de la physique est de parvenir à élaborer une théorie de gravité quantique qui puisse réconcilier la physique de l’infiniment petit (celle qui régit le monde des atomes et particules, c’est-à-dire la mécanique quantique) avec la relativité générale (qui décrit les galaxies et les grandes distances dans l’Univers). C’est pourquoi de nombreuses équipes travaillent aujourd’hui sur les théories de gravité quantiques. Ainsi une foule d’hypothèses a vu le jour.  Or, certaines d’entre elles prévoient une violation du principe d’équivalence à 10-13 près. Il était donc important de tester à ces précisions le fameux principe. »

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Microscope va poursuivre ce test, car 10 % seulement des données ont été analysés. Au terme de la mission, les scientifiques espèrent parvenir à une meilleure précision, soit de 10-15. C’est le rapport entre la masse d’une mouche (environ un dixième de gramme, 10-1) et celle d’un navire-citerne de 500 000 tonnes. Or, afin de rejeter certaines théories de la gravité quantique, il faut encore atteindre un facteur de 1 000 pour arriver à 10-18, soit un milliardième de milliardième. Sujet de discussions à venir entre physiciens et agences spatiales.

Notre langue, organe méconnu mais pourtant essentiel

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Nous ne le savons peut-être pas, mais notre langue est exposée à de nombreux dangers liés à nos habitudes de vie.

Les brossages répétés, le tabac, le mal-être psychologique, les rapports sexuels à risque, les piercings, etc. sont tous des dangers qui peuvent sérieusement l’abîmer.

Notre langue, représentante de l’un de nos 5 sens, est assez mal connue et mésestimée. Cet organe très utilisé comportant 17 muscles est essentiel, voire vital pour nous les filles. Partie intégrante de notre santé bucco-dentaire comme siège de « bonnes » bactéries, elle est parfois mise à mal.

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BROSSAGE RÉPÉTÉ

Une langue saine se nettoie d’elle-même grâce à la déglutition de la salive qui se produit en moyenne 1 000 à 2 000 fois par jour. Le brossage quotidien d’une langue en bonne santé « commercialement incité », est une « erreur » ; ses bactéries protectrices n’étant pas la cause de la mauvaise haleine peuvent s’en trouver déstabilisées. Ce qu’a précisé auprès de l’AFP Sophie-Myriam Dridi, spécialiste de médecine bucco-dentaire au CHU de Nice : « Cela peut altérer sa surface et perturber l’équilibre des bonnes bactéries qui colonisent notre tube digestif. »

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CANCER

Certains fumeurs peuvent développés un cancer de la langue, notamment les fumeurs de longue durée. Un risque qui peut être également accentué par une consommation liant le tabac et l’alcool. Les spécialistes ont rappelé d’ailleurs que toute masse qui apparaît ou lésion s’apparentant à un aphte indolore qui ne guérit pas doit rapidement faire l’objet d’une consultation.

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LANGUE DE FEU

Ce phénomène peut indiquer un stress ou un mal-être à caractère psychologique. Les individus souffrant de « glossodynie » ou « syndrome de la bouche brûlante », appelée plus couramment la « langue de feu », ont une langue douloureuse mais normale. Ils doivent alors être pris en charge psychologiquement. La glossodynie est une douleur qui se situe le plus souvent sur la pointe ou les bords de la langue. Elle est une forme topographique particulière de stomatodynie, une sensation de brûlure intra orale chronique qui n’a pas de cause identifiable locale ou systémique ou liée à une maladie. D’origine ainsi diverse, la glossidynie est classée dans les paresthésies (trouble du sens du toucher, regroupant plusieurs symptômes, dont la particularité est d’être désagréable mais non douloureux : fourmillements, picotements, engourdissement, etc.) buccales psychogènes, symptômes d’une dépression.

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SYPHILIS

Les chirurgiens-dentistes dépistent des lésions buccales de « syphilis » en recrudescence chez des personnes ayant des rapports sexuels à risque, partenaires multiples, rapport non protégés, fellations répétées, etc. Cette lésion se caractérise par un aphte « atypique ».

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PIERCING

Les risques allergiques, infections, plaies, saignements, l’amoindrissement des sensations (anesthésie partielle) sont des menaces immédiates. Dans le long terme, des destructions de la gencive derrière les incisives du bas, dont les racines deviennent sans protection, sont constatées. Le piercing lingual peut aussi provoquer à force une cassure au niveau des molaires, fragilisées par les chocs répétés.

Anatomy of the Oral Cavity

Par contre, malgré les nombreux échanges de microbes que peut contenir la salive, le « French Kiss » est une pratique qui comporte « un risque infectieux très faible », tel que l’a souligné la spécialiste de médecine bucco-dentaire.

Prenez donc soin de votre langue « bien pendue » sans laquelle, nous, les femmes, serions bien malheureuses…

Bravo Nagui !

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Nagui, animateur à la radio France Inter et de la chaîne de télévision France 2, a pris une position ferme concernant la diffusion des titres de l’ex-chanteur du groupe Noir Désir, Bertrand Cantat. Ce dernier condamné à 8 ans de prison en 2004 (dont après avoir purgé 4 ans de prison, il a bénéficié d’une libération conditionnelle en 2007 et en juillet 2011) pour l’homicide de sa compagne Marie Trintignant a été de nouveau accusé de violences conjugales à l’encontre de Krisztina Rady qui s’est suicidée en 2010 alors qu’elle était en couple avec lui.

Selon le magazine Le Point, Krisztina Rady aurait également subi des coups de la part du chanteur. Une accusation qui est survenue après son apparition en couverture à la Une des Inrockuptibles et qui a été évidemment démentie par son avocat.

Dans son article « L’impossible retour de Bertrand Cantat » du 2 décembre 2017, le journal Le Parisien s’est penché sur les radios qui diffusent les titres de son nouvel album Amor Fati. Ces singles passent sur Ouï FM, RTL2 et France Inter. Le journal a relayé ces propos : « Dans la radio publique, il n’y a pas de positionnement de principe. On diffuse les chansons quand on y adhère artistiquement.. »

De son côté Francis Zegut, animateur sur RTL2 qui n’engage pas l’opinion de la station à ainsi donné son avis : « Bertrand Cantat a le droit de s’exprimer. Bien sûr, ce qu’il a fait est impardonnable, mais il faut distinguer la vie privée dramatique et l’expression artistique. Il a été jugé, il a payé, il est encore aimé, si j’en crois l’ovation que j’ai vue lorsqu’il a joué aux Eurockéennes 2014. Alors, si ses chansons sont bonnes, il n’y a pas de raison de les boycotter. »

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Point de vue qui n’est pas partagé par tout le monde, notamment par Nagui qui lui n’a pas hésité à affirmer sa décision : « Non, je ne passerai pas les chansons de Bertrand Cantat sur France Inter, je n’ai pas envie de faire la promotion pour l’œuvre et le produit de ce monsieur […] Je suis pourtant un grand fan de Noir Désir, que j’ai reçu à Taratata, et je passe leurs chansons dans N’oubliez pas les paroles sur France 2, car elles font partie de notre culture musicale. […] Être artiste ne pardonne pas tout. Et mon engagement contre les violences faites aux femmes et aux enfants est très clair. »

Cette prise de position est en adéquation avec celle qu’il a récemment exprimée lorsqu’il s’est insurgé contre le seuil d’âge minimum de présomption du consentement à un acte sexuel à 15 ans, évoqué par le Président de la République française, Emmanuel Macron, le 25 novembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes soutenue par l’ONU.

Franz-Olivier Giesbert a rappelé : « En France, 400 000 femmes sont battues tous les ans et une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales. La plupart des meurtriers ne cherchent ensuite qu’à se faire oublier. Pas Bertrand Cantat. Il faut qu’il montre ses stigmates au bon peuple. Il en a même fait un métier et, pour un peu, se ferait passer pour une victime. »

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Opinions que je partage entièrement.

Alors qu’il est estimé légitime de bannir un acteur américain parce qu’il aurait harcelé sexuellement un mineur il y a plus de trente ans de cela, de mettre à jour les méfaits d’un célèbre producteur américain envers les femmes, d’épingler des politiciens qui ont agi de la sorte, il semble que quelques-uns soient sélectifs pour certains de ces hommes. Surtout dans l’histoire, il ne faut pas oublier que deux femmes ayant eu la malchance de croiser le chemin de ce dit chanteur sont toutes deux mortes.

Certaines personnalités publiques perdent de vue que leur responsabilité ne s’arrête pas uniquement sur le devant de la scène. Lorsque l’on est sous les feux des projecteurs, que l’on le veuille ou non, sa vie personnelle est de même engagée. Vie publique et vie privée sont malheureusement liées. C’est la rançon de la gloire.

Enfin le meurtre intentionnel ou pas provoqué par une extrême violence ne change pas sa signification propre pour qui que ce soit. Célèbre ou non, riche ou pauvre, de couleur de peau différente, de culture, de religion diverses, un crime reste un crime.

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Marmite

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Avant de vous présenter cet aliment très atypique tout en étant très typique de la cuisine britannique, je vous informe que les articles du blog seront momentanément suspendus à partir de lundi prochain. Comme le savez, devant déménager la semaine prochaine et ne sachant pas si la connexion Internet sera installée à ma nouvelle maison, je serai dans l’impossibilité de partager avec vous. Mais, dès cette mise en ligne, je vous retrouve sans faute.

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La Marmite

Vous ne pouvez prétendre être un spécialiste de la cuisine anglaise, si vous n’avez pas au moins essayé une fois dans votre vie de goûter la Marmite !

Née en 1902, la Marmite est une marque britannique de pâte à tartiner à base d’extrait de levure de bière, à forte teneur en vitamine B1 et est une source d’acide folique.

Célèbre pour son goût fort prononcé, elle est soit adorée ou détestée. Ce que d’ailleurs la marque exploite dans ces campagnes publicitaires « Love it or Hate it ».

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Elle se mange étalée sur des toasts ou dans les sandwichs pour le snack, le petit déjeuner ou le goûter. Généralement, elle est très appréciée des enfants au moment du goûter.

Plusieurs produits similaires existent, particulièrement dans les pays du Commonwealth des anciennes colonies britanniques, comme le Vegemite en Australie ou la Marmite de la marque Sanitarium en Nouvelle-Zélande. Mais aussi, en Suisse, sous la marque Cenovis, créée en 1931. En revanche le Cenovis est entièrement conçu à base végétale, sans lactose ni glutamate et contient de la levure de bière, de l’eau, des extraits de légumes, du sel de cuisine et de la vitamine B1. Au Danemark, la Marmite a été soumise à une autorisation de commercialisation en 2011 en raison de sa forte teneur en vitamine B1.

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Actuellement, la marque est détenue par la multinationale anglo-néerlandaise, Unilever. Ses sièges sociaux sont situés à Londres et à Rotterdam. Cette société présente dans plus de 100 pays, par son volume des ventes, est le 4e acteur mondial derrière Nestlé, PepsiCo et Coca-Cola Company sur le marché de l’agroalimentaire et le 1er producteur de glaces et de thé au monde.

Assez indéfinissable en goût, la Marmite est vraiment très particulière. Effectivement, on adore ou on déteste. Et je fais partie de la seconde catégorie. Sa saveur très amère laisse une espèce d’arrière-goût de mauvais sirop pharmaceutique pour la toux. D’ailleurs, elle sent le produit pharmaceutique. Sa texture autant épaisse qu’élastique n’est absolument pas onctueuse. Elle est si compacte que l’on pourrait s’en servir en tant que mastic pour colmater les trous. Elle n’est pas très sucrée.

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Et ce qui est justement assez incroyable concernant les enfants, ils l’adorent ! Alors qu’ils sont majoritairement, comme beaucoup d’enfants, très becs sucrés, la Marmite remporte quasiment 100 % de OUI chez les enfants, voire chez les très jeunes.

Enfin, les goûts et les couleurs, n’est-ce pas ? Donc, si vous avez l’occasion de la tester, ce sera soit le paradis, soit l’enfer pour vos papilles !

Bon appétit !

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De la neige, de la neige…

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Tandis que dans ma région anglaise quelques flocons de neige sont tombés l’espace d’une journée pour fondre ensuite sous la pluie, certains de mes compatriotes français eux sont envahis par la neige.

Et n’est-ce pas en ce début de décembre le meilleur moyen d’accueillir l’hiver qui pointe doucement le bout son nez ?

Alors, afin de rester dans le thème en clôturant cette semaine et se plonger dans le bain de ce mois de Noël, je vous propose ces quelques photos enneigées…

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Bon dimanche !

SIDA, déjà 36 ans…

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Hier, 1er décembre, eut lieu la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA. Alors que le VIH est de mieux en mieux maîtrisé grâce à la performance des nouveaux traitements depuis son apparition en 1981, il a été utile de rappeler :

« La première protection, c’est l’information »

« Éviter les comportements à risque ou en diminuer la portée, informer et rester informé, les méthodes pour protéger ses proches et soi-même du SIDA, ultime stade de l’infection au VIH, sont nombreuses… Et essentielles. 36 ans après le début de l’épidémie, les méthodes de dépistage et les traitements n’ont jamais été aussi efficaces. Cependant, la Journée mondiale de lutte contre le SIDA du 1er décembre est l’occasion de rappeler qu’aucune guérison n’est encore possible, tandis que dans le monde une nouvelle infection a lieu toutes les 17 secondes. » Camille Gaubert, journaliste du magazine Sciences et Avenir.

En 2016, environ 10 % du nombre total de découvertes de séropositivité sont des jeunes français de 15 à 24 ans. Or, sous la demande de l’association Sidaction, un sondage révèle « une détérioration inquiétante du niveau d’information sur le VIH », selon le milieu social. 21 % des 15-24 ans s’estiment mal informés, jusqu’à 28 % chez les jeunes sans diplôme ou niveau CEP/BEPC. Ainsi, Florence Thune, directrice générale de Sidaction considère : « Il est urgent et nécessaire de reprendre les fondamentaux, faire circuler des messages dans et en dehors de la sphère scolaire pour atteindre les jeunes. »

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Sur son site Internet, l’association française Sida Info Service rappelle : « Le VIH ne peut pas se transmettre par la baignade, un baiser, une étreinte, un éternuement, la toux, une piqûre d’insecte, le partage d’un verre ou d’un vêtement, etc. » Il se transmet uniquement d’humain à humain par des rapports sexuels non protégés en cas de pénétration anale, vaginale ou orale, par l’échange de matériel d’injection, seringues, ustensiles médicaux, ou encore de la mère à l’enfant durant la grossesse.

25 000 personnes en France sont séropositives et l’ignorent. Le dépistage demeure donc essentiel. En rappel aussi. Après un rapport à risque accidentel, rupture du préservatif par exemple, un délai de 3 mois doit être observé avant qu’une éventuelle infection soit détectable. Passée cette période, le dépistage peut être effectué par test sanguin.

4 méthodes de test sanguin existent :

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AUTOTEST. Ce test vendu en pharmacie entre 25 à 28 € environ est pris en charge par certaines mutuelles. Il est par définition à faire soi-même et donne un résultat rapide. Il est de plus en plus utilisé, +7 % par rapport à 2016, particulièrement par les – 35 ans.

TROD, Test Rapide d’Orientation Diagnostique. Il est proposé dans les CeGIDD, Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que par d’autres associations concernées en la matière sur l’ensemble du territoire. Il permet ainsi un accompagnement par des personnes formées et chargées de prévention. Il est gratuit, anonyme et fournit un résultat en 20 à 30 minutes.

TEST dans un CeGIDD. Gratuit, anonyme et sans-rendez-vous, il permet également le dépistage des autres IST et l’initiation à la PrEP, « Prophylaxie pré-exposition ».

TEST en laboratoire. Remboursé sur ordonnance médicale, celui-ci offre de même la possibilité de réaliser sur prescription le dépistage d’autres IST.

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La PrEP est une pilule préventive à joindre au préservatif pour les populations à risque. Il s’agit du comprimé Truvada (co-formulation de 2 médicaments anti-VIH à dose fixe, seule pilule qui renferme à la fois du ténofovir et du FTC), médicament à l’origine destiné aux séropositifs. Cette pilule est recommandée aux séronégatifs issus d’une population à risque afin de prévenir d’une éventuelle contamination ou réduire son nombre potentiel. Pour une bonne efficacité, elle doit être prise tous les jours en continu ou avant et après un rapport sexuel, « selon un protocole précis et s’accompagner d’un suivi rigoureux ». Les « prépeurs », tels qu’ils se baptisent, doivent se faire dépister tous les 3 mois ainsi que pour les hypothétiques IST, dont cette pilule ne protège pas. Le spécialiste Jean-Michel Molina a déclaré à l’AFP le 30 novembre dernier : « On n’a pas encore de vaccin contre le SIDA, mais la PrEP est un nouveau moyen efficace de prévention qui s’ajoute au préservatif. » François, un homosexuel parisien de 55 ans sous PrEP en continu depuis un an et demi a également apporté auprès de l’AFP son témoignage : « Le jour où on oublie la capote ou si elle se déchire, on n’a plus la peur au ventre. » Cette pilule qui coûte 180 € par mois pour la prise en continu est remboursée à 100 % en France, premier pays à appliquer ce taux de remboursement. Bien que la PrEP ait toutefois son lot d’opposants qui l’impliquent dans l’encouragement des comportements à risque en incitant à l’abandon du préservatif, elle ne concerne que « 5 à 10 000 personnes », selon le Professeur Molina. Et d’après l’agence sanitaire Santé publique France, « le nombre de personnes ayant initié une PrEP en 2016, environ 3 000, est sans doute encore trop faible pour avoir un impact. » Des consultations PrEP sont accessibles dans tout le pays.

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Une évolution. Aujourd’hui les séropositifs ne sont plus condamnés à systématiquement utiliser un préservatif.

Lorsque le traitement contre le VIH est efficace, la quantité de virus dans le sang devient si faible que les techniques classiques n’arrivent plus à l’évaluer. Il s’agit de charge virale indétectable. Sida Info Service parle d’une « situation inédite, une majorité de personnes en France contrôlent très bien leur maladie grâce aux traitements récents. »

Enfin, on différencie 2 sortes de couple :

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COUPLE SÉRODIFFÉRENT. Pour un couple hétérosexuel sérodifférent, un seul individu contaminé, « la puissance du traitement antirétroviral et l’indétectabilité virale peuvent constituer une alternative efficace au préservatif dans la transmission du VIH mais pas des IST ni des hépatites B et C », selon l’association qui estime qu’il est préférable de se tourner vers des professionnels de santé VIH avant de tenter des rapports non protégés. Pour un couple homosexuel sérodifférent, « des études sont en cours ».

COUPLE SÉROCONCORDANT. Les deux sont contaminés et il a été question de risques de surcontamination, une personne vivant avec le VIH par une autre souche de ce virus. Certaines souches s’avèrent plus agressives ou résistantes aux traitements que d’autres. Or, « l’indétectabilité de la charge virale diminue le risque de transmission du virus et par conséquent de surcontamination qui n’est donc plus considéré comme un risque majeur », explique Sida Info Service. Et de même, « la décision d’avoir des rapports non protégés avec un(e) partenaire régulier(ère) doit être éclairé par le médecin VIH », car des rapports sans préservatif exposent à la contraction d’IST, comme l’hépatite C.

Japon : les « chikans »

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Au Japon, ils sont appelés les « chikans », des prédateurs sexuels, de bons pères de famille et employés modèles qui profitent de la promiscuité des wagons bondés à Tokyo et Osaka pour pratiquer des attouchements discrets sur des collégiennes.

Victime de ces pervers sexuels entre 12 et 18 ans, Kumi Sasaki, âgée aujourd’hui d’une trentaine d’années, a décidé de raconter à travers sa propre histoire ce que subissent des milliers de jeunes filles japonaises dans ces wagons de transports en commun toujours surpeuplés. Dans son livre Chikan, co-écrit avec Emmanuel Arnaud et sorti aux éditions Thierry Marchaise, elle a ainsi témoigné afin de « faire évoluer les mentalités ».

« Les chikans agressent en particulier les collégiennes, symbole d’innocence, de virginité. Au Japon, beaucoup d’hommes fantasment sur les uniformes des écolières », explique-t-elle.

Agressée la première fois à 12 ans, elle s’en souvient encore : « Ça a duré sept minutes. Il a touché ma poitrine avec son pouce, j’ai d’abord cru à un accident. Il y avait tant de promiscuité dans le wagon, mais il n’a pas retiré son doigt. Il a ensuite passé sa main sous ma jupe. J’étais terrorisée. »

Et des agressions de ce genre, Kumi en a connu de nombreuses. Un jour, après avoir subi les attouchements d’un énième passager de la rame, celui-ci la remercie en descendant de la ligne tokyoïte Yamanote, la plus fréquentée de l’Archipel avec plus d’un million de passagers chaque jour. « J’avais envie de hurler. Merci de quoi ? Je n’étais pas consentante », spécifie-t-elle. Plus tard, à bout, elle pense à se suicider en s’approchant des rails pour se jeter sous ce train. Mais, « une amie de l’école m’a aperçue. Elle est venue me parler. Je n’ai jamais su si elle avait compris ce que je m’apprêtais à faire. »

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S’il est compliqué de chiffrer ces agressions, un article datant du 21 septembre 2009 sur le site Jeune Afrique fait état d’un sondage selon lequel 64 % des Japonaises âgées de 20 à 30 ans ont été victimes d’un ou de plusieurs chikans dans la capitale. Et le « frotteurisme », terme employé pour personne qui frotte ses parties génitales contre une autre personne non-consentante, se répand de plus en plus dans les transports publics, particulièrement fréquent au Japon.

Les filles ne portent pratiquement jamais plainte. Kumi en apporte la raison : « Une jeune fille qui s’exprime publiquement sur une affaire de ce genre est humiliée et salie aux yeux de la société japonaise : on dit qu’elle est perdue, qu’elle ne trouvera jamais de mari. »

En outre, la considération de la femme japonaise est telle dans la culture du pays que ce type d’agression qu’elles endurent doit demeurer caché, comme le précise Hiroko Goto, professeure universitaire spécialisée dans la politique de genre : « les femmes sont traitées comme des citoyens de seconde classe au Japon. Je pense que dans la société japonaise, on considère que les femmes devraient rester silencieuses et ne devraient pas parler de ce qui s’est passé. »

Alors, afin de changer les mentalités, l’association Chikan Yokushi Katsudo Center, Centre de lutte contre les attouchements, sur la proposition d’une étudiante victime, a mis en vente des badges sur lesquels divers messages sont inscrits, tels que « nous ne resterons pas silencieuses ». Cette initiative a été relatée dans un article du 25 mars 2016 du journal The Japan Times.

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De son côté, Akiyoshi Saito, auteur de l’ouvrage « Les raisons pour lesquelles les hommes deviennent des chikans » sorti l’été dernier, a créé un programme pour aider ces individus à se soigner de cette addiction dans la clinique où il officie à Tokyo. En 12 ans, il a reçu 3 200 d’entre eux. Il a rapporté dans l’article du 25 novembre de cette année du magazine lesInrockuptibles : « C’est un phénomène qui a explosé depuis les années 1960. Le profil du chikan est le cadre, marié avec des enfants, instruit et ayant fait des études universitaires. Il est souvent le père idéal, le mari attentionné, le parfait employé. Dans le train, il se transforme […] le chikan se sent chanceux d’avoir pu toucher la main d’une femme. Et c’est le début, pour certains, de toute une série d’agressions. Les cas les plus extrêmes peuvent passer la journée à prendre le train pour s’en prendre à une vingtaine de femmes. Ils s’attaquent surtout aux plus jeunes, plus fragiles, plus vulnérables. » Et selon lui, le stress du quotidien, la fatigue, les contraintes professionnelles comme privées, l’insatisfaction et la frustration sexuelles, seraient des facteurs déclencheurs.

En effet, le culte de la virginité est très présent dans la société japonaise. Ce que confirme le site du National Institute of Population and Social Security Research, Institut national de Population et Recherche de Sécurité sociale, qui évalue à 40 % des hommes japonais âgés de 18 à 35 ans n’ayant jamais eu de rapport sexuel.

En parallèle, l’article du 22 octobre 2013 du journal The Washington Post évoque que les Japonaises se plaignent d’avoir affaire à des « hommes herbivores », c’est-à-dire qu’ils sont complètement désintéressés du plaisir charnel. En janvier 2015, une étude relayée par le journal The Telegraph révèle que les hommes mariés sont trop fatigués pour accomplir leur devoir conjugal après le travail et 15,7 % d’entre eux ne s’intéressent plus du tout au sexe après la naissance de leur enfant. Selon Kunio Kitamura, responsable du Planning familial japonais, cette attitude ne serait pas liée à un manque de désir à la base, mais de « blocages psychologiques. Les hommes craignent que le rapport sexuel soit un échec. » De ce fait, la plupart préfère une sexualité virtuelle ou une poupée gonflable. Ce qui pourrait également conduire à la perversion.

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En réponse à cette situation qui prend de l’ampleur, certaines compagnies ferroviaires ont commencé à attribuer des wagons réservés aux femmes lors des heures d’affluence. Et plusieurs groupes ferroviaires ont de même placé des cameras de surveillance dans les trains. La société JR East a prévu d’en mettre dès le printemps 2018 dans les 550 trains de la ligne tokyoïte Yamanote.

Enfin en juin dernier, la police de Fukuoka a installé en collaboration avec des étudiants une application mobile répertoriant sur une carte les lieux où des agressions viennent d’être commises. Un dispositif qui permet ainsi de repérer en temps réel les chikans.

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