Yémen : épidémie de choléra

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Photo d’Abduljabbar Zeyad / Reuters – 9 septembre 2016

Après une première épidémie de choléra l’année dernière, celle-ci est revenue au Yémen depuis avril dernier. Ce pays comptant 27 millions d’habitants très pauvres est déchiré par une guerre qui a débuté en 2014.

Cette guerre oppose le gouvernement actuel soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite aux rebelles Houthis, alliés aux fidèles de l’armée de l’ancien Président Ali Abdallah Saleh et accusés de lien avec l’Iran.

Ce conflit complique non seulement les livraisons de médicaments ainsi que la venue de l’aide humanitaire internationale, mais prive également des millions de Yéménites d’eau potable, dont ce facteur favorise bien évidemment la propagation du choléra.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million. L’épidémie a déjà provoqué la mort d’environ 2 000 personnes depuis fin avril. Selon l’ONU, 503 484 cas suspects et 1 975 décès ont été enregistrés dans le pays. Plus du quart des morts ainsi que plus de 41 malades sont des enfants.

Bien que selon les derniers relevés de l’OMS l’épidémie semble être en régression depuis juillet, elle continue de toucher près de 5 000 personnes par jour.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rapporté dans un communiqué : « Le personnel de santé au Yémen travaille dans des conditions impossibles. Des milliers de personnes sont malades, mais il n’y a pas suffisamment d’hôpitaux, de médicaments, d’eau potable. » Il a de même appelé les parties concernées au conflit de trouver d’urgence une véritable solution politique, en déclarant : « Les Yéménites ne peuvent plus supporter cette situation plus longtemps. Ils ont besoin de paix pour reconstruire leur vie et leur pays. »

Il est aussi estimé que plus de 99 % des individus souffrant de choléra peuvent survivre à condition d’avoir accès aux services de santé. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour plus de 15 millions de Yéménites qui n’ont même pas accès aux soins de base.

En parallèle, cette guerre a déjà causé plus de 8 300 morts au Yémen depuis mars 2015.

Enfin, je vous invite à lire ce texte poignant écrit par Shireen Al-Adeimi (@ shireen818) et publié sur Twitter le 11 août dernier : « La guerre au Yémen n’est-elle rien d’autre qu’un spectacle sportif ? »

Espagne : EDEMM

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Bien que certains pouvoirs publics internationaux comme des organisations mondiales et autres associations de protection des femmes lancent régulièrement des campagnes de sensibilisation contre les violences conjugales, celles-ci demeurent encore bien présentes dans notre société.

Alors, une ancienne policière espagnole, Carolina Martinez, ayant vu défiler des dizaines de femmes maltraitées, dans la peur de représailles de la part de leur agresseur et sans protection réelle de l’État, a eu une idée vraiment ingénieuse afin de venir en aide à ces femmes victimes de violences.

Il y a un an, elle a créé l’association EDEMM (Asociación vasca de escoltas para la Detección de malos tratos a mujeres, Association basque d’escortes pour la Détection de mauvais traitements aux femmes), qui propose à ces femmes qui en ont besoin le service de gardes du corps féminines bénévoles ainsi qu’une aide psychologique. Grâce à ces gardes du corps, les femmes peuvent ainsi se confier, se sentir en sécurité et parvenir doucement à se dégager de l’emprise de leur agresseur.

Cette magnifique initiative a été rapportée par le journal Ouest France. Carolina Martinez y a d’ailleurs déclaré : « Beaucoup sont victimes de harcèlement dès qu’elles portent plainte. La plupart ne peuvent pas bénéficier d’ordonnances de protection et n’osent plus sortir de chez elles. À raison, car c’est souvent après les dénonciations que se produisent les assassinats. »

Ana, ayant bénéficié de ce programme, a également apporté son témoignage auprès du journal : « Elle m’a sauvé la vie […] Avant de rencontrer Carolina, j’avais perdu 12 kg, je ne dormais plus, elle m’a écoutée et rassurée. »

Actuellement, l’association a son service une quinzaine de gardes du corps pour environ dix femmes. Mais, l’ancien agent de police compte bien étendre son action sur l’ensemble du pays.

Selon les chiffres du Ministère de la Santé espagnol, 13 % de femmes ont déjà subi les coups de leur conjoint. Et depuis le début de cette année, 25 femmes sont décédées à la suite de violences conjugales.

Un cocktail explosif !

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Coucou les amis ! Me revoilà parmi vous en chair et en os ! Enfin, virtuellement plutôt pour vous ! Peu importe, en tout cas, prête à attaquer cette seconde quinzaine d’août !

Hé oui, déjà ! Demain, ce sera le 15 août ! Mais les vacances ne sont pas encore finies !

Alors, afin de poursuivre cette belle période estivale, je vais vous présenter un cocktail plus qu’explosif pour le meilleur de notre santé. Après tout, les vacances riment certes avec détente, farniente, un peu de laisser-aller nutritif, mais elles peuvent aussi allier tonus et bienfaits pour notre petit organisme.

Tous les bons vivants le savent bien, quand c’est les vacances, on a tendance à se lâcher un peu, voire même beaucoup, sans franchement faire attention aux calories que nous ingérons. Bah oui ! Il faut être honnête. Lorsque nous allons dans une région familiale qui propose de la bonne charcuterie du terroir, la vraie, pas celle des supermarchés, du bon confit de canard, de l’aligot, des tripous, etc., tout ça accompagné de bons vins, on ne résiste pas !

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Mais après… Il n’y a pas que la balance qui pleure !

Donc, pour compenser ces excès et nous permettre de signer un traité de paix avec notre organisme, il existe une méthode relativement radicale : l’association du pamplemousse et de l’épinard.

Comme vous le savez déjà aussi, le pamplemousse est le fruit par excellence de fraîcheur, de saveur, de vitamines et bien sûr l’un des meilleurs gardiens de notre ligne. Source de vitamines A, B1, B3 et C, notamment, il est peu calorique.

L’épinard également peu calorique est un autre atout majeur. Bien que sa réputation à la Popeye d’être riche en fer, ce qui est absolument faux, puisqu’il en contient 20 fois moins que la viande, il possède bien d’autres vertus pour la santé.

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Ces deux aliments sont non seulement des alliés minceur, mais concoctés ensemble, ils représentent aussi un véritable cocktail Molotov ! Grâce à leurs puissants pouvoirs anti-oxydants, leur association s’avère plus efficace. Ils se multiplient pour la santé de notre cœur, nos yeux, notre peau, l’aide à la régénération cellulaire… Ces deux aliments sont tout autant de bons antidépresseurs naturels, de régulateurs pour la tension artérielle comme oculaire et détoxifient…

Cependant, ils ne sont pas des produits miracles. Ils ne doivent pas être qu’une base nutritive, mais une alimentation complémentaire.

Vous pouvez ainsi les incorporer dans une salade avec des morceaux de blancs de poulet, du surimi ou des crevettes, par exemple. Vous pouvez de même les préparer en cocktail en les associant avec du lait de coco ou de la banane, par exemple, afin de casser l’acidité et l’amertume.

Enfin, vous pouvez réaliser de nombreuses recettes avec ces deux parfaits compagnons qui se marient pratiquement avec tous les aliments, viandes, poissons, légumes…

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Je vous retrouve la semaine prochaine et vous souhaite une bonne dégustation !

7 louveteaux d’une espèce rare

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Sept louveteaux d’une espèce rare de loups ont vu le jour au parc zoologique Los Coyotes au Mexique en avril 2017 – ESPECIAL / NOTIMEX / AFP

Clôturons cette semaine avec une adorable touche animalière et en léger rapport avec l’article d’hier…

Au parc zoologique Los Coyotes au Mexique, une louve de l’espèce rare du loup mexicain Canis lupus baileyi, espèce classée comme une sous-espèce génétiquement différente du loup gris, a donné naissance à 7 louveteaux en avril 2017.

Je vous invite à consulter l’article publié concernant cette magnifique nouvelle sur le site Sciences et Avenir.

Bon dimanche !

Teen Wolf

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Cette série télévisée réalisée par Jeff Davis, adaptée à partir du long métrage du même nom et diffusée depuis 2011 sur MTV aux États-Unis, est une nouvelle découverte sur le site Netflix.

Deux adolescents amis et joueurs de lacrosse, Scott McCall (Tyler Posey) et Stiles Stilinski (Dylan O’Brien), au lycée de Beacon Hills en Californie, se promènent dans les bois à la recherche d’un cadavre. Soudain, Scott se fait attaquer par une bête sauvage qui le mord. Très vite, il va s’apercevoir qu’il est devenu un loup-garou et avec la complicité de son meilleur ami, Stiles, il tentera d’équilibrer sa nouvelle identité et sa vie de lycéen. Il sera également amené à rencontrer Derek Hale (Tyler Hoechlin) et se trouvera à devoir tout mettre en œuvre afin de protéger ses proches…

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Cette série reste un classique du genre pour tous les amateurs, mais ça fonctionne. Bien qu’elle s’adresse davantage à un public d’ados, elle interpelle aussi un public plus vieux. La preuve.

Sans grande prétention, cette série est vraiment sympathique. Elle sait conserver tous les ingrédients incontournables qui permettent à une série de perdurer dans le temps : le personnage gauche humoristique, une pincée d’amour, une dose d’action, et le numéro 1 bien sûr, le suspens.

En résumé, on accroche ou pas. Moi j’accroche !

Afghanistan : les femmes sans nom

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En Afghanistan, les femmes ne sont jamais appelées par leur prénom. Elles sont la « fille de », « femme de » ou « sœur de ».

Thomson Reuters Foundation a alors décidé de lancer une campagne #WhereIsMyName sur les réseaux sociaux afin que les Afghanes obtiennent le droit à leur identité.

« L’identité des femmes n’est même pas mentionnée à leurs funérailles, ni sur l’avis de décès, ni sur leur tombe, elles restent inidentifiables, même après la mort. », tel que l’a déclaré une militante à la BBC.

Quant à l’activiste et écrivain Bahar Sahaili, qui s’est jointe aussi à cette campagne, elle a précisé au journal Marianne : « Les femmes sont considérées comme le deuxième sexe et la propriété des hommes. Nous essayons de prendre en main nos identités et de les libérer. […] Notre pépiniériste me désigne toujours par le nom de mon fils. Il m’appelle « la mère de Samuel ». En public, on nous appelle « celles aux cheveux noirs », « les faibles » ou « tante », quel que soit notre âge ».

La première revendication de cette campagne est de demander au gouvernement qu’il autorise l’inscription du nom de la mère sur les nouvelles cartes d’identité électroniques, jusqu’alors invisible.

À cela, un porte-parole de la Cour suprême à Kaboul a répondu que pour l’instant « les gens de la culture afghane n’étaient pas prêts pour cette étape moderne. Cela pourrait générer un tumulte gênant. »

Sans commentaire…

L’origine des étoiles filantes

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Pour tous ceux qui se passionnent pour les mystères de l’univers ou ont eu le privilège d’assister à la pluie de météores des Perséides dans les nuits de 28 au 30 juillet dernier, je vous invite à lire cet article intéressant abordant ce sujet sur le site Sciences et Avenir.

Inde et Bangladesh : des litchis tueurs

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Alors que l’Europe a les yeux rivés sur les œufs contaminés au fipronil en provenance des Pays-Bas, des enfants au nord de l’Inde ainsi qu’au Bangladesh décèdent dans des circonstances mystérieuses. Et ce depuis plus de 20 ans.

Chaque année aux mois de mai et juin, depuis les années 90, au nord-est de l’Inde et au Bangladesh, des centaines d’enfants sont hospitalisés avec de la fièvre, des convulsions et des troubles de la conscience. Près de 40 % d’entre eux meurent d’une encéphalopathie hypoglycémique, c’est-à-dire une maladie inflammatoire touchant une partie du cerveau et liée à une diminution anormale et prolongée de la concentration sanguine en glucose. Et inexplicablement, au mois de juillet, l’épidémie prend fin aussi rapidement qu’elle est venue. Des scientifiques tentaient de résoudre cette énigme depuis cette époque.

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En février 2017, le Centre national indien de lutte contre la maladie de Delhi et le Bureau indien des centres pour le contrôle et la prévention de la maladie, basé à Atlanta aux États-Unis, a annoncé avoir enfin résolu le mystère. La cause serait des toxines contenues dans les graines de litchis, fruits préférés des enfants de la région. Le fruit contient un taux d’hypoglycines élevé et nocif pour la santé, lorsqu’il est consommé avant maturité. Et l’effet en est même intensifié s’il est ingéré le ventre vide, ce qui est la majorité des cas de ces enfants issus de familles pauvres. Les conséquences pourraient donc aller jusqu’à l’hypoglycémie aiguë et même à l’encéphalopathie mortelle.

Cependant, en juillet dernier, d’autres scientifiques ont remis en cause ce résultat. Dans un communiqué, Saiful Islam, un scientifique au Centre international de recherche sur les maladies responsables de diarrhées à Dacca et principal auteur de ces travaux, a déclaré : « Notre enquête suggère que cette toxine seule n’ait pas pu provoquer cette inflammation cérébrale mortelle chez 14 enfants au Bangladesh. […] La maladie mortelle a été provoquée le plus probablement par une exposition multiple à des substances agrochimiques très toxiques. […] Ces décès se sont produits au moment de la récolte des litchis et de leur consommation partout au Bangladesh. Si les graines étaient en cause, il y aurait eu d’autres cas à travers le pays, pas seulement à un seul endroit. »

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L’équipe scientifique de Saiful Islam ainsi que des scientifiques des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont réalisé une étude approfondie des 14 cas de ce syndrome cérébral chez les enfants âgés de 1 à 12 ans signalés en juin 2012 dans le district de Dinajpur dans le nord du Bangladesh. 13 d’entre eux habitaient soit au milieu des arbres fruitiers ou à moins de 10 mètres d’un verger. Un seul a survécu. Ils ont alors découvert qu’au moment du pic de l’épidémie, les producteurs de litchis utilisaient de l’endosulfan, un insecticide « hautement toxique » interdit dans plus de 80 nations en raison de ses effets neurotoxiques, une stimulation accrue du système nerveux central.

Version que de son côté le Centre national indien de lutte contre la maladie de Delhi et le Bureau indien des centres pour le contrôle et la prévention de la maladie réfute. Il avait déclaré en février 2017 avoir déjà étudié la piste des pesticides sur les cultures de litchis, sans résultat concluant.

See you !

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Hello les amis !

Un imprévu de dernière minute me contraint à vous quitter pour le reste de la semaine. Mais, je ne vous abandonne pas pour autant.

Comme à chacune de mes absences, je vous ai préparé des articles planifiés (1 par jour) que vous pourrez ainsi consulter.

Je vous souhaite une très bonne semaine et vous retrouve bon pied, bon œil lundi !

À vous tous…

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Arabie Saoudite : des femmes remplacées par des ballons

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Alors que l’Arabie Saoudite est officiellement membre de la Commission de la condition de la femme à l’ONU depuis septembre 2016, ce pays a peut-être mal interprété ce en quoi consistait réellement son engagement vis-à-vis des femmes.

À l’occasion du ramadan, les supermarchés Saco ont édité un catalogue de soldes pour l’été. Dans ce dernier apparaissait bien évidemment le produit phare de l’été, les piscines. Rien de surprenant. Sauf que les pauvres mannequins d’origine présents sur ces photos pour la campagne publicitaire ont vu leur apparence quelque peu modifiée.

Les campagnes publicitaires n’étant pas réalisées dans le pays, le régime saoudien a alors décidé d’adapter les images en conformité avec la loi du pays, la charia. Dans la piscine, les hommes et les enfants se sont donc retrouvés affublés chacun d’un tee-shirt, avec manches longues pour les enfants. Quant aux femmes, impossible de définir l’origine, la couleur de leurs cheveux, ni rien d’autre d’ailleurs puisqu’elles ont été tout simplement remplacées par des ballons de plage. Winnie l’ourson ainsi que d’autres personnages animaliers, et bien sûr masculins, de Disney calqués sur ces ballons ont ainsi fait office.

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En 2016 déjà, des clichés similaires publiés par la même enseigne étaient passés presque inaperçus. En tout cas, ils n’avaient absolument pas créé la moindre indignation de la part de qui que ce soit. Or cette année, des internautes ont réagi à cette aberration et ont ainsi dénoncé ce qu’ils ont estimé de vraiment too much.

Bien que ce fait divers puisse paraître quelque peu insignifiant, il affirme une fois de plus la terrible condition de la femme saoudienne.

Il est aussi utile de rappeler. En 2002, la Mutawa, la police religieuse locale, a interdit l’accès à une école de fille en feu à La Mecque (une ville de l’ouest de l’Arabie Saoudite) à des sauveteurs venus les secourir. Elles n’étaient pas voiler et ces sauveteurs n’étaient pas membres de leur famille. 14 fillettes sont décédées dans l’incendie.