Charles Aznavour

1924 – 2018

Le « grand Charles », comme certains le surnommaient est mort à l’âge de 94 ans. Charles Aznavour, né Shahnourh Varinag Aznavourian le 22 mai 1924 à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, est décédé ce 1er octobre 2018 à Mouriès, dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Qui ne connaît pas ou n’aime pas au moins un titre de ce Grand Monsieur de la chanson française ? Qui n’a pas traversé une période de sa vie sans avoir entendu une chanson de Charles Aznavour ?

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Photo de Franck Horvat – 1957

Ce ne fut pourtant que tardivement qu’il se fit connaître du grand public. Jusqu’à l’âge de 33 ans il fut un artiste de l’ombre. Auteur de chansons pour Édith Piaf, Juliette Gréco ou Maurice Chevalier et un duettiste, il partageait les scènes des cabarets parisiens avec son complice Pierre Roche. Dans les années 1950, encouragé par Édith Piaf, il interpréta ses propres chansons. Ses trois premiers albums solo s’intitulent d’ailleurs Charles Aznavour chante Charles Aznavour. De là commença une carrière incroyable.

« Un sens inouï de la mélodie, un phrasé unique et une écriture soignée font la différence », a ainsi écrit Anthony Martin, journaliste RTL. Charles Aznavour connut son premier grand succès en 1960 avec la chanson J’me voyais déjà, refusée par Yves Montand qui déclara : « Les chansons qui racontent notre métier font toujours des bides ».

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Charles Aznavour reçut d’autres vives critiques, notamment de la part de la Presse pour laquelle il ne fut jamais une révélation. « Il ne faut pas laisser des infirmes faire ce métier », tel qu’il pouvait se lire. Malgré cette impopularité médiatique, il s’accrocha et gravit les marches chanson par chanson.

Fils d’émigrés d’un père géorgien et d’une mère arménienne de Turquie, il se plongea dans les livres, les dictionnaires afin d’affiner son écriture et d’améliorer la manière de s’exprimer, cette façon si harmonieuse et talentueuse qui lui vaut ces particularités qui nous connaissons tous, la beauté et la subtilité de ses textes.

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Un taxi pour Tobrouk avec Lino Ventura – 1961

Il parcourut les années 1960 à hauteur de trois succès par an, comme avec Il faut savoir, Les comédiens, Et pourtant, La Mamma, tout en affirmant son sens du swing en pleine période yéyé. Il partit aussi à la découverte du monde, dont aux États-Unis où ses albums sortirent, il chanta Que c’est triste Venise, Paris au mois d’août. En 1966, à bord d’un ferry entre Hong Kong et Macao, il vit des gens pauvres aux ballots mal ficelés qui fumaient et s’amusaient comme si la misère n’existait pas. Touché par cette scène, il s’y inspira sur le pont du bateau pour y écrire Emmenez-moi.

Malgré sa pudeur, il sut affirmer ses convictions, il fut un homme engagé et précurseur en son temps. Au début de l’année 1971, indigné par le conservatisme social de l’époque qui poussa Gabrielle Russier, une professeur agrégée de lettres, amoureuse de l’un de ses élèves, à se suicider suite à sa condamnation judiciaire, sa chanson Mourir d’aimer sortit. « Je voulais m’insurger contre la bêtise et les esprits bourgeois », avait-il alors déclaré. Il affirma ensuite son amitié pour la communauté homosexuelle avec son titre J’habite seul avec maman. Deux scandales en cette période où la France se trouvait en pleine flambée révolutionnaire. S’ensuivirent les chansons À 18 ans, j’ai quitté ma province ou encore Balayé par septembre, notre amour d’un été.

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Charles Aznavour avait également un sens inégalé de la formule. « J’ai réussi tout ce que j’ai fait, mais je n’ai pas fait ce que je n’aurai pas pu réussir », disait-il. Bien qu’il chanta en duo avec les plus grandes voix de pop, rock, jazz, lyrique, il sut garder son propre style tout au long de sa carrière. Marié trois fois, six enfants, il traversa toutes les époques « en oubliant souvent dans ma course contre le temps mes amis, mes amours, mes emmerdes », tel qu’il l’exprimait dans sa chanson Mes Emmerdes, en s’imposant ainsi contre les modes établies.

Il fut de même un excellent acteur de cinéma, sa seconde passion, en ayant tourné dans plus de 80 films sous la direction des plus grands réalisateurs. On se souvient notamment de ses fabuleuses interprétations dans « Tirez sur le pianiste », « Un taxi pour Tobrouk », « Les Fantômes du Chapelier » ou encore « Ararat ».

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Les Fantômes du chapelier avec Michel Serrault – film réalisé par Claude Chabrol – juin 1982

Artiste international, il ne croyait pourtant pas à la postérité. « De moi, il ne restera qu’une ou deux chansons et on ne saura pas qui les a écrites », répétait-il. Il laisse derrière lui un répertoire de plus de 800 chansons. Et dont certaines d’entre elles, à titre personnel, ont marqué des périodes importantes de ma vie, m’ont permise de traverser des moments difficiles, encouragée lorsque je voulais abandonner, réconfortée lors de mes instants de doute, soutenue dans mes joies et mes peines…

Je n’ai jamais rencontré ce grand artiste que j’apprécie énormément, mais sa disparition m’affecte quelque peu. Alors je souhaitais à ma façon lui rendre un hommage.

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« J’ai agrandi mon pénis avec des cellules souches »

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Alors que l’article d’hier abordait le thème du sexe et de l’amour dans la culture indienne de manière sérieuse, je vous propose aujourd’hui cet article publié en mars dernier dans le magazine Sciences et Avenir évoquant aussi ce sujet, mais de façon plus surprenante.

Ne trouvant les mots pour cet article, je vous convie simplement à en prendre lecture.

« J’ai agrandi mon pénis avec des cellules souches », intitulé de cet article, est l’ixième essai qu’a réalisé l’Américain Ben Greenfield, « un cobaye forcené », afin d’accroître le volume de son sexe et ses performances sexuelles.

Je ne sais pas trop ce que vous penserez de cet article, mais il semblerait que cet individu devrait peut-être expérimenter les consultations chez les psys…

Les quadragénaires au recyclage !

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Une étude menée par le Professeur Colin McKenzie de l’Université de Keio au Japon en collaboration avec une équipe de chercheurs de l’Université de Melbourne en Australie a démontré que les quadragénaires actifs seraient plus performants s’ils n’effectuaient que 25 heures hebdomadaires de travail, soit 3 jours par semaine.

Cette étude qui a été publiée dans la revue spécialisée Melbourne Institute Worker Paper Series en 2016 vient de nouveau refaire surface fin février dernier dans certains médias.

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Ces chercheurs se sont basés sur des résultats de tests cognitifs, c’est-à-dire de mémoire, perception, lecture à voix haute, raisonnement, etc. Ces tests ont été réalisés par l’Institut de Melbourne responsable de la conception et de la gestion de l’enquête HILDA (Income and Labour Dynamics in Australia) Survey auprès de 3 000 hommes et 3 500 femmes de plus de 40 ans au cours de leur activité professionnelle. Les chercheurs ont ainsi observé que leurs capacités cognitives s’accroissaient au fil des heures, puis décroissaient après un certain temps dépassé.

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Les employés qui travaillaient de 25 à 30 heures hebdomadaires ont obtenu les meilleurs résultats, alors que ceux qui accomplissaient 55 heures de travail par semaine ont eu des résultats semblables à des personnes retraitées ou au chômage. Au-delà de 30 heures de travail, les performances des quadragénaires, hommes comme femmes, déclinaient. Ces personnes ont aussi montré des signes plus élevés de fatigue et de stress les empêchant ainsi d’être véritablement efficaces.

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Le Professeur Colin McKenzie a d’ailleurs déclaré au Time Magazine : « Le travail peut être une arme à double tranchant car il peut stimuler l’activité cérébrale, mais les longues journées de travail peuvent causer de la fatigue et du stress qui endommagent potentiellement les fonctions cognitives. […] Cela signifie que pour ces personnes, un temps partiel sera plus approprié ».

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Bien que cette étude ait démontré qu’il fallait réduire son temps de travail afin de garder au top ses capacités intellectuelles à 40 ans passés, il n’en demeure pas moins que dans les faits cette baisse d’activité serait synonyme de baisse de revenu. Par conséquent, une diminution de pouvoir d’achat et de niveau de vie. Donc cerveau ou porte-monnaie, un choix cornélien…

Père Noël

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Noël vient de s’achever. Les cadeaux pour petits et grands placés sous le sapin illuminé ont été déballés. Le sapin décoré et tout en lumière demeurera dans de nombreux foyers le seul vestige de cette nuit de Noël jusqu’au passage de la nouvelle année. Quant au Père Noël, il est reparti à bord de son traîneau conduit par ses beaux rennes.

Mais avant de quitter cette période de Noël, prolongeons-la un peu afin de nous préparer à enterrer cette année pour laisser place à une nouvelle. Et qui est celui qui représente le mieux Noël si ce n’est le Père Noël en personne ?

Or, que savons-nous vraiment des origines du Père Noël ? D’où vient-il ? Quel lien a-t-il entre lui et Saint-Nicolas ? Quel rapport existe-t-il également avec son double diabolique, le Père Fouettard ?

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Saint-Nicolas

Fêté le 6 décembre dans de nombreux pays, notamment en Belgique où il est une figure emblématique, Saint-Nicolas symbolise la période charnière du passage vers l’hiver.

Né en 270 au sud de la Turquie actuelle, il est consacré évêque vers 312. Au 11e siècle, ses reliques sont transférées à Bari, une ville portuaire sur la mer Adriatique et le chef-lieu des Pouilles, une région du Sud de l’Italie. La vieille ville dans le quartier de Barivecchia est un labyrinthe de rues occupant un promontoire entre deux ports. Entourée de rues étroites, la basilique San Nicola bâtie au 11e siècle et lieu de pèlerinage majeur renferme ainsi les reliques de Saint-Nicolas.

L’apologie de ses miracles et de sa générosité a contribué à répandre son culte. Il aurait notamment enrichi trois jeunes filles que leur père dans la misère aurait été contraint de prostituer. Il aurait été aussi un bienfaiteur en donnant de la nourriture aux pauvres. Et il devint ensuite le Saint patron des enfants, d’où la distribution de friandises aux enfants sages.

Dans les pays de culture germanique, son image s’apparente au dieu Odin et gagne alors le pouvoir de se déplacer dans les airs. Les émigrés allemands et hollandais apportèrent avec eux dans le Nouveau Monde ce Sint Niklaas qui prit le nom anglais de Santa Claus auquel lui fut ensuite attribuée l’appellation de Père Noël.

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Père Noël

Le 24 décembre 1951 sur le parvis de la cathédrale de Dijon, une effigie en carton d’un Père Noël est pendue aux grilles et brûlée. Elle se consume en quelques secondes devant des centaines d’enfants des patronages catholiques. Cette mise à mort symbolique est à l’instigation des autorités ecclésiastiques dénonçant le succès montant du Père Noël.

Avec sa bonhomie joyeuse, l’image du Père Noël devint de plus en plus dans ces années de l’après-guerre un véritable argument commercial au détriment des valeurs morales que les religieux associent à Noël. Ainsi, selon eux, le Père Noël n’est qu’un usurpateur au service de l’argent.

Mais déjà en 1823, se trouve une référence au Père Noël. L’austère pasteur conservateur américain, Clement Clark Moore, écrit un conte pour enfants intitulé La nuit avant Noël, dans lequel figure un lutin Saint Nick, qui se déplace dans le ciel grâce à un traîneau tiré par des rennes.

En 1860, le caricaturiste américain, Thamos Nast, du célèbre magazine Harper’s Weekly Illustrated, représente le Père Noël par le dessin d’un gnome ventripotent et farceur en train de fabriquer ses jouets dans le Grand Nord.

En 1930, Coca-Cola constatant la consommation de ses boissons chuter pendant l’hiver reprend l’image du Père Noël, jusque-là vêtu de vert, afin de l’habiller aux couleurs de la firme d’Atlanta, rouge et blanc. Et 35 ans durant, la bouille rondouillarde sirotant ce soda restera sur les murs des villes du monde entier effaçant alors toutes les figures locales du « Bonhomme ».

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Père fouettard

Personnage inventé, il est représenté sous de multiples aspects très différents selon les régions. Poilu, vêtu de haillons, couvert de suie, parfois même de feuilles, il emporte avec lui les enfants désobéissants auxquels il inflige un châtiment dont la nature énigmatique semble donc effrayante. Il apparaît ainsi tel que le double diabolique de Saint-Nicolas ou le témoin fossilisé d’un ancêtre païen.

Voilà, vous savez désormais presque tout le Père Noël qui revient à chaque Noël déposer les cadeaux dans les foyers pour le bonheur des plus petits comme des plus grands.

Et afin de poursuivre cette magie de Noël, pour tous ceux et/ou toutes celles qui y croient, je vous retrouve demain avec un article surprenant sur les rennes qui bénéficient eux aussi en quelque sorte de la magie de cette période hivernale…

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La contraception masculine

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Si un domaine se définissait comme principalement réservé à la femme c’était bien celui de la contraception. Il a toujours été estimé qu’il incombait à la femme le rôle principal de se protéger afin d’éviter une grossesse non désirée. Hormis le préservatif alloué à la base à l’homme, mais dont son emploi premier ne se destinait pas à la même protection, et préservatif qui ceci dit existe depuis un certain temps maintenant pour la femme, la contraception ne faisait pas partie des soucis majeurs de l’homme.

Cependant il y a déjà trente ans que la contraception masculine est devenue un sujet de préoccupation de recherche. De plus en plus les scientifiques se penchent sérieusement sur la question. Bien que celle-ci demeure encore loin d’être adaptée à l’homme en raison des effets secondaires lourds révélés par des essais cliniques récents, elle laisse toutefois apparaître des avancées prometteuses.

C’est notamment avec cette récente découverte plus qu’inattendue. Alors que l’équipe de Michel Aurrand-Lions au centre de recherche en cancérologie de Marseille travaillait sur l’implication d’une protéine sur le développement du cancer (leucémie), elle a découvert son rôle dans la spermatogenèse, ainsi une piste encourageante pour le développement d’un contraceptif masculin. Leurs résultats ont d’ailleurs été publiés dans le journal PLOS Genetics. Les chercheurs ont déclaré : « Le cœur de nos travaux consiste à comprendre si l’absence de certaines protéines, comme la protéine JAM-C, explique l’évolution de cellules souches du sang vers une forme cancéreuse. Or, après avoir développé un modèle de souris qui n’expriment pas le gène codant pour la JAM-C, nous avons observé que tous les mâles étaient stériles ».

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Afin de mieux appréhender cette découverte, les scientifiques ont collaboré avec l’équipe de chimie biologie et biologie structurale intégrée, sous la direction du Professeur Xavier Morelli. Ils ont tenté d’établir un premier modèle de traitement en vue d’inhiber de façon transitoire la fertilité. Ils ont alors découvert une seconde protéine, la GRASP55, ayant une interaction avec la JAM-C, interaction se révélant essentielle pour la polarisation des spermatozoïdes en cette forme de têtard. Et en freinant le processus physiologique du gène GRASP55, ils ont à nouveau constaté que les mâles étaient stériles.

Mais aussi, afin de permettre à cette stérilité de n’être que transitoire, ils ont cherché une molécule capable de s’insérer entre les deux protéines et de bloquer par conséquent le bon développement des spermatozoïdes. Ils ont découvert la graspine entraînant chez la souris le blocage transitoire de la spermatogenèse lié à une bonne tolérance. Néanmoins, la graspine se montre trop instable pour envisager un futur thérapeutique. Selon Michel Aurrand-Lions, « des molécules plus stables doivent maintenant être développées à partir de ce motif de base ».

Enfin, malgré cette découverte très prometteuse, le cancérologue lègue la poursuite de ces travaux à d’autres équipes que la sienne, préférant poursuivre ses recherches dans son domaine, les cellules du sang, tel qu’il a conclu : « L’inhibition de l’interaction entre JAM-C et GRASP55 pourrait également intervenir dans l’évolution des cellules souches en certaines cellules leucémiques. Nous devons aujourd’hui explorer cette voie. »

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Un amour inconditionnel…

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Mohamed Bzeek, 62 ans, Américain d’origine libyenne et musulman pratiquant, consacre sa vie aux enfants qui sont en fin de vie et dont les parents les ont abandonnés.

C’est en 1978 qu’il arrive aux États-Unis pour ses études. Quelques années plus tard, il rencontre sa femme travaillant dans le social pour s’occuper d’enfants orphelins. De leur union naît Adam souffrant de nanisme et d’une maladie des os. Celui-ci âgé aujourd’hui de 20 ans est étudiant en informatique et le meilleur élève de sa classe. Mais Mohamed ne s’est jamais plaint de la différence de son fils, car il estime que « c’est comme ça que Dieu l’a créé », comme il l’a confié au journal Los Angeles Times.

À partir de 1989, le couple accueille de nombreux enfants souvent gravement malades. Dans le milieu des années 1990, ils décident alors de prendre soin essentiellement des enfants mourants. Certains même décèderont dans leurs bras.

En 2000, sa femme tombe malade et son état de santé pousse le couple au divorce en 2013. Sa femme décède quelques années plus tard.

Seul, Mohamed poursuit le combat en expliquant au journal avec une certaine nostalgie : « Quand il fallait faire face aux difficultés de la maladie des enfants, le fait qu’ils allaient mourir, c’était toujours elle la plus forte ». Il est aussi convaincu que chaque être humain, qu’importe soit son état, sa culture, sa religion, sa couleur de peau… doit recevoir de l’amour : « La clé c’est de les aimer comme si c’était les vôtres. Je sais qu’ils sont malades. Je sais qu’ils vont mourir. Je fais de mon mieux en tant qu’être humain et laisse le reste à Dieu ».

Passant ses journées à l’hôpital auprès de ces enfants, un jour il rencontre une petite fille âgée de 2 ans atteinte d’une maladie génétiquement rare touchant le cerveau. Aveugle, sourde, paralysée des membres et abandonnée par ses parents, elle est condamnée. Malgré cela, Mohamed décide de l’adopter afin de lui apporter tout l’amour et la joie qu’il a. Bien qu’elle ait aujourd’hui 6 ans, Mohamed sait qu’elle peut mourir demain, mais tel qu’il a également déclaré : « Je sais qu’elle ne peut pas m’entendre, pas voir, mais je lui parle toujours. Je la prends toujours dans mes bras, je joue avec elle… Elle a des sentiments. Elle a une âme. C’est un être humain ».

Malheureusement, les cas de ces enfants aux États-Unis sont assez communs. La peur des parents, le manque d’argent aussi, sont autant de facteurs d’abandon que le simple refus de ces parents d’assumer leur responsabilité. Bien que certaines infirmières prennent de même le rôle de « parents d’accueil » de façon temporaire, Melissa Testerman, chargée de trouver des placements pour ces enfants malades, avoue que Mohamed est le seul à accepter les enfants mourants.

Margaret Cotts,  Américaine aussi, découvrant ce que fait cet homme pour ces enfants, a lancé une collecte de fonds en ligne afin de le soutenir financièrement. L’objectif était d’atteindre 100 000 $, lequel a largement été dépassé, puisqu’il est aujourd’hui de l’ordre d’environ 515 000 $, soit aux alentours de 427 000 €. Cette somme va être destinée à l’amélioration de l’agencement de la maison de Mohamed ainsi qu’à l’embauche d’une infirmière pour l’aider et pour une meilleure adaptation aux soins dont ces enfants ont besoin.

Plus qu’un bon samaritain, Mohamed Bzeek est un belle âme qui montre que lorsque l’on a un amour inconditionnel, on peut permettre à des enfants que la vie à délaisser à les aider à vivre dans la dignité jusqu’à leur salut…

Équité ≠ Égalité

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Malgré de nombreuses actions pleines de bonnes intentions réalisées à travers le monde afin de défendre les droits de la femme, beaucoup d’entre elles semblent s’être perdues en chemin et sombrer dans une sorte de marasme.

De plus en plus, une tendance quelque peu négative (à mon sens) s’en dégagerait poussant à une confusion inquiétante entre l’équité et l’égalité.

Vouloir que la femme et sa nature propre soient respectées, qu’elle obtienne un accès libre à l’éducation, l’autonomie, etc., au même titre que l’homme, qu’elle ait une considération sociale équivalente à celle de l’homme pour et dans une même fonction professionnelle… sont des notions effectivement défendables. Or, dériver vers un extrême qui tendrait vers l’annihilation de la place de l’homme dans la société ne l’est pas.

Prôner l’égalité à tout bout de champ, pour tout et n’importe quoi, pinailler sur des détails sans importance, sont des coups d’épée dans l’eau qui ne changeront pas grand-chose à l’évolution de la condition féminine. De la même façon, polémiquer sur des évènements qui pourraient potentiellement avoir des conséquences éventuellement néfastes, critiquer sans réfléchir une idée permettant d’arriver à l’équité, mais estimée par certaines comme saugrenue, n’aideront pas non plus la femme à ancrer sa place dans le monde.

D’ailleurs, certaines actions ayant été menées pour la Journée Internationale de la Femme donnent à réfléchir sur le réel impact qu’elles pourraient donner.

Ainsi, on a pu lire dans une certaine presse, quelques articles relatant ces actions…

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« Adoptez le kit de communication non sexiste ». Un résumé de l’initiative, dont l’idée est certes noble, mais complètement absurde. Comme si un « kit » permettait à un macho de l’être moins ? Quant à l’effet escompté, il risquerait de donner son opposé.

« L’université de Strasbourg placardée de messages sexistes ». Le groupe féministe de celle-ci a mené une « action coup de poing » se voulant provocatrice afin de dénoncer les différentes remarques sexistes entendues tout au long de l’année et susciter des réactions. Ces jeunes femmes n’ont pas su répondre à leurs détracteurs. Il aurait peut-être mieux valu, afin de davantage marquer les esprits, détourner ces réflexions, ceci dit, totalement déplacées et les resituer dans un contexte féminin, en proposant le commentaire original suivi de sa modification. Exemple : « Vous ne savez pas réfléchir. Trouvez-vous un mari une femme riche, ça sera la seule façon de vous en sortir dans la vie », ou encore : « L’art n’est pas un domaine pour les femmes hommes. Les filles garçons, vous n’avez rien à faire ici. Les meilleurs meilleures artistes sont des hommes femmes. »

« Ce que veulent (vraiment) les femmes ». L’apothéose dans le domaine du pinaillage et d’une forme de polémique entièrement gratuite. En introduction de cet article on peut ainsi lire : « Tapez sur Google « ce que veulent les femmes » pour vous rendre compte de la mentalité de notre société. Les femmes seraient à la recherche d’hommes attirants et fortunés pour s’occuper d’elles. Désolant. Effarant. Affligeant. Voici les mots qui nous viennent à l’esprit. Car ce que les femmes veulent (vraiment) en 2017, c’est ça. » J’ai suivi ce conseil en tapant dans la barre de recherche de Google cette dite phrase. Le résultat n’est absolument pas le même. Mon Google ne doit pas être le même que celui de cette « journaliste » et peut-être aussi moins sexiste.

« Pour le 8 mars, l’épouse de Justin Trudeau propose de célébrer… les hommes ! » Sauf que cette proposition qui aurait créé un scandale sur Internet concerne le 7 mars. Et alors, pourquoi pas ? Ne serait-ce pas ça l’équité ? Pourquoi l’homme ne pourrait-il pas avoir non plus sa journée ? Ce jour accordé à l’homme changerait-il la face du monde ? L’homme n’a-t-il droit qu’à être père pour avoir une fête à lui ? En ce qui me concerne, cette femme a tout compris au féminisme, le vrai. Celui qui se veut être tolérant, qui se bat pour ses droits, non contre les hommes. Sachant en plus que cet homme, Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada est un grand défenseur de la cause féminine et l’a prouvé.

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À la lecture de ces articles, sans prendre en compte bien d’autres issus de presses écrites distinctes abondant dans le même sens, on peut sincèrement se demander en tant que femme si ce genre de combat pour nos droits est le bon pour espérer obtenir gain de cause.

Certaines féministes d’aujourd’hui n’ont peut-être pas bien intégré le concept de l’équité qu’elles ont délaissé au détriment de celui de l’égalité.

L’homme et la femme, nous sommes différents à nombreux niveaux, physiologiquement et psychologiquement. La masse musculaire de l’homme est naturellement supérieure à celle de la femme qui, a contrario, possède un système hormonal plus développé que celui de l’homme. Notre corps est de même différent, physiquement de toute évidence et dans sa constitution interne. L’homme a une prostate, pas nous, jusqu’à preuve du contraire. La femme a un utérus et des ovaires, pas l’homme. Nous raisonnons aussi différemment…

Alors, au lieu de vouloir à tout prix l’égalité des sexes, qui est un total non-sens, pourquoi ne pas plutôt combattre pour l’équité des sexes. Considérer la femme et l’homme tels des partenaires, des complémentarités des faiblesses et des forces de l’un et de l’autre.

Mais aussi, ne serait-ce pas non plus de notre responsabilité de femme d’éduquer nos fils et futurs hommes en devenir autrement ? Ne sommes-nous pas quelque part responsables de notre situation ? Ne continuons-nous pas de reproduire cette éducation conservatrice sur les rôles que doivent tenir le garçon et la fille dans la Société ? N’est-ce pas un peu de notre ressort à l’origine d’apprendre à l’homme à modifier sa vision sur la femme ?

L’homme qui défiait l’infini

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Ce film britannique de Matthew Brown, sorti en 2016 aux États-Unis, relate la biographie d’un incroyable mathématicien indien.

L’un des plus grands mathématiciens du 20e siècle, Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan, était un génie autodidacte qui a révolutionné les mathématiques.

Né en 1887 dans une famille pauvre en Inde, il apprit seul les mathématiques à partir de 2 uniques ouvrages qu’il possédait avant ses 16 ans : La Trigonométrie plane de S. Looney, et Synopsis of Elementary Results in Pure Mathematics de S. Carr contenant une liste de plus de 6 000 théorèmes. Ces 2 ouvrages lui permirent d’établir une grande quantité de résultats sur la théorie des nombres, les fonctions elliptiques, les fractions continues et les séries impropres, tout en créant son propre système de représentation symbolique pour arriver à ces résultats.

Reconnu comme le génie du 20e siècle et de tous les temps, de sa particularité d’être issu d’une famille peu cultivée, il a trouvé quelques 3 900 formules mathématiques qui ont pratiquement toutes été démontrées comme exactes par la suite.

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Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan

Invité en Angleterre en 1914 par les scientifiques Godfrey Harold Hardy et John Littlewood, dont Hardy pensait qu’il s’agissait d’une supercherie à la base, il travailla essentiellement en théorie analytique des nombres. Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan devint célèbre pour ses formules sommatoires impliquant des constantes telles que π et e, des nombres premiers et la fonction partage d’un entier obtenue avec Godfrey Harold Hardy.

Souffrant d’une tuberculose sévère, il mourut à l’âge de 32 ans après être retourné en Inde en 1919.  Il laissa derrière lui des livres entiers de résultats non démontrés (Les Cahiers de Râmânujan) qui continuent d’être étudiés encore de nos jours.

Certaines de ses formules ont d’ailleurs non seulement servi à l’explication d’un trou noir, mais aussi à sa découverte.

Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan avait un raisonnement très rapide, ce qui le qualifiait par certains de ses contemporains tel un mathématicien « naturel », un génie.

À ce propos, Hardy qui se plaisait à classer les mathématiciens sur une échelle de 1 à 100, s’attribuait 25 à lui-même, 30 à Littlewood, 80 à David Hilbert et 100 à Râmânujan.

Interprété avec brio par Dev Patel (Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan), très connu également dans le rôle principal du célèbre film Slumdog Millionnaire, et Jeremy Irons (Godfrey Harold Hardy), qui n’a plus besoin d’être présenté, ce film est tout simplement époustouflant !

Je vous invite sincèrement à découvrir L’homme qui défiait l’infini.

Tabou : les violences conjugales subies par les hommes

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Lorsque l’on évoque les violences conjugales, on pense de suite aux femmes qui en sont les victimes. Mais, ce qui est une réalité méconnue, restant encore dans le domaine du tabou, ce sont les violences conjugales subies par les hommes.

Ce fut le cas de Maxime Gaget, un jeune homme âgé de 29 ans à l’époque, qui a vécu durant 15 mois un véritable calvaire tant physique que psychologique de la part de sa compagne, Zakia Medkour. Et au-delà de cet enfer, il a perdu bien davantage que 15 mois de sa vie.

Le terrible supplice de Maxime Gaget, dès lors âgé de 37 ans, a commencé en 2007 lorsqu’il a rencontré Zakia Madkour sur Internet. Il a ensuite emménagé rapidement chez elle dans un studio où vivaient également les deux enfants de celle-ci. Aussi vite, il est devenu un « esclave domestique », totalement démuni de ses papiers d’identité, ses cartes de crédit, ses économies, endurant des sévices dépassant l’entendement, tels des brûlures de cigarettes, l’ingestion forcée d’éponges ménagères, de produit pour laver les vitres, le couteau sous sa gorge, jusqu’à des coups de manche à balais, de poings ou encore des coups de tabouret. Menacé d’être dénoncé de pédophile dès qu’il se rebellait, son idylle s’est transformée en un vrai cauchemar, comme il l’a écrit dans son livre, « Ma femme, Mon bourreau », paru le 17 février 2015.

N’osant partir pour protéger les enfants, privé de tout lien social par sa compagne, qui lui a piraté sa boîte mail, détruit son téléphone portable et sa vie professionnelle, puisqu’il fut licencié pour de nombreuses absences et retards répétés, entièrement déshumanisé, il a fallu l’intervention du frère de cette dernière qui donna alors l’alerte afin que Maxime « ne finisse pas dans une petite boîte. »

En mai 2015, lors de la première audience du procès de Zakia Medkour, qui comparaissait pour violences aggravées sur son compagnon, Maxime a déclaré : « C’est dur pour un homme d’admettre de se faire battre par une femme. »

À cette même date, non seulement celle-ci n’a écopé que d’une peine de 3 ans de prison, dont la moitié avec sursis et mise à l’épreuve, assortie d’une indemnisation de plus de 200 000 euros, mais dont aussi une peine aménageable lui évitant ainsi l’incarcération. Selon les avocats de l’accusée, celle-ci souffrant d’un trouble bipolaire, elle « n’était pas dans son état normal au moment des faits. »

Zakia Medkour a perdu la garde de ses enfants. Le procès en appel initialement prévu pour le mois de février 2016 fut reculé en raison de l’hospitalisation en urgence en psychiatrie de cette dernière.

Ainsi le 21 octobre 2016, le procès en appel s’est ouvert à Paris. La cour a alors requis 5 ans de prison ferme, mais seulement 2 ans de prison ferme avec 3 ans de sursis ont été jugés à l’encontre de Zakia Medkour.

Aujourd’hui, Maxime Gaget est retourné vivre chez ses parents en Charente. Il est toujours sans emploi et a subi plus d’une dizaine d’opérations.

Selon le Ministère des Droits des femmes et les associations françaises de lutte contre les violences conjugales, chaque année en France, 80 000 hommes subissent des violences de la part de leur compagne, 1 homme meurt tous les 13 jours sous les coups de sa partenaire, et seuls 5% des hommes osent porter plainte, soit environ 7 000 plaintes.

1, 2, 3… faites vos jeux, rien ne va plus pour Donald !

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Décidément Donald Trump se retrouve de plus en plus dans de sales draps. Il semblerait qu’il serait en train de recevoir le boomerang de son passé en pleine face.

Lors du débat télévisé opposant Donald Trump à Hillary Clinton, celui-ci s’était comme à son habitude maladroitement défendu par rapport au scandale provoqué par la publication d’un enregistrement datant de 2005, dans lequel il tenait des propos plus qu’indécents à l’encontre des femmes. Considérant ceux-là comme simples « discussions de vestiaires », il avait affirmé ne s’être jamais comporté de la sorte en accusant pour sa défense le mari de sa rivale, Bill Clinton, lui de ne pas en avoir fait autant en allant même jusqu’à utiliser le terme « d’abuser » des femmes.

Suite à la déclaration de Donald Trump, Jessica Leeds, âgé aujourd’hui de 74 ans, a décidé de parler. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne fut pas la seule.

C’est ainsi au New York Times qu’elle s’est confiée récemment. Il fut le premier journal a dévoilé son témoignage ainsi que celui d’une autre femme. Son histoire remonte à plus de 35 ans en arrière. Elle était assise à côté du promoteur immobilier, en première classe, à bord d’un avion, lorsque celui-ci lui aurait touché la poitrine et essayé de mettre la main sous sa jupe. Elle a déclaré : « Il était comme une pieuvre, ses mains étaient partout. » Elle a aussi expliqué la raison de son silence ; à cette époque, la femme était considérée très souvent comme responsable dans ce genre d’affaires.

Quant à Rachel Crooks, la deuxième femme, elle a déclaré au journal que Donald Trump, en 2005, l’a « embrassée directement sur la bouche » devant un ascenseur, lorsqu’elle était réceptionniste dans la Trump Tower, à Manhattan. Elle a ajouté : « J’étais complètement bouleversée qu’il me pense insignifiante au point de pouvoir faire ça. »

Malgré que l’équipe de campagne du candidat se soit empressée évidemment de démentir en accusant le journal de propager la calomnie et déclarant que « cet article tout entier est une fiction et le lancement par le New York Times d’une campagne de diffamation complètement fausse sur un tel sujet est dangereux », d’autres témoignages concordant avec les précédents ont très rapidement suivi.

Ainsi, le journal Palm Beach Post a rapporté le témoignage de Mindy McGillivray, âgée de 36 ans, habitant en Floride. Elle a accusé Donald Trump de lui avoir agrippé les fesses sur son domaine de Mar Lago, il y a 13 ans, quand elle était assistante d’un photographe.

Un autre média a dévoilé le témoignage d’une ex-Miss Washington, Cassandra Searles, qui a expliqué avoir été pelotée par le candidat qui possédait le concours Miss America.

En parallèle, la chaîne de télévision CBS a émis des extraits de son émission Entertainment Tonight de 1992, dans l’un desquels on peut voir clairement Donald Trump dire à un groupe de fillettes de 10 ans que d’ici une dizaine d’années, il « sortirait » avec l’une d’entre elles. Il était âgé alors de 46 ans.

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