Un petit ami hors du commun

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Lorsque le bilan de l’année écoulée a été établi, la tendance s’est voulue être négative. Ce qui est malheureusement, d’année en année, l’état d’esprit majoritaire des individus. Or, à force de retenir plus le mauvais que le bien, on passe à côté des bonnes petites actions du quotidien qui changent des vies.

Dans l’Indiana, aux États-Unis, Addi Rust, une élève à l’école de Pendleton Heights, avait trouvé sa robe idéale pour le bal de promo. Mais elle ne pouvait se l’offrir. Elle en parle alors à son petit ami Parker Smith, aussi élève à la même école, et lui dit en plaisantant : « Parker, pourquoi ne fais-tu pas ma robe ? »

Le jeune homme décide de répondre à ses attentes. Sans aucune notion de couture, après l’esquisse de quelques croquis, il apprend à coudre avec sa grand-mère durant plusieurs mois afin de réaliser la robe de Cendrillon pour sa petite amie. Il finit la robe la veille du bal.

Bien que la jeune femme sache pour la robe, elle n’avait jamais imaginé un résultat si parfait. « Je prends une minute pour me vanter d’avoir cet homme parce que je pense que c’est la chose la plus cool à laquelle je n’ai jamais participé. Parker a fait ma robe de bal, je suis toujours sans voix. J’ai tellement de chance de l’avoir comme meilleur ami ! » a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Addi ne fut pas la seule à avoir été émue par ce geste romantique et la beauté de la robe. Bob Harbin, ancien directeur de casting chez FOX et directeur du spectacle « Cendrillon » au Footlite Musicals (un théâtre des arts du spectacle à Indianapolis), a contacté Parker Smith via l’un de ses professeurs de Pendleton Heights. Le jeune homme s’est surpassé en confectionnant alors une robe double, une robe paysanne se transformant en une robe de Cendrillon.

Même si le jeune homme n’est pas encore diplômé, il a déjà un brillant avenir devant lui !

Découverte d’une nouvelle « Terre »

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« Le télescope TESS découvre une exoplanète de type terrestre toute proche », par Joël Ignasse. Sciences et Avenir.

Un chirurgien pas vraiment esthétique

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Ce 4 décembre, à l’Université de Gand, en Belgique, le chirurgien plasticien flamand Jeff Hoeyberghs a choqué des étudiants par ses propos avilissants à l’encontre des femmes. Diffusée sur Facebook, la vidéo de son allocution a outré des milliers d’internautes. Plus de 1 200 signalements ont été enregistrés, dont plus de 500 plaintes déposées auprès de l’ordre des médecins de l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes de Belgique depuis la diffusion de cette vidéo.

Un chirurgien pas vraiment esthétique_noël-bonhomme-neige-boule_wpInvité à s’exprimer par l’association étudiante conservatrice et nationaliste du nord de la Belgique (association des étudiants catholiques flamands KVHV), devant un auditoire essentiellement masculin, le chirurgien s’est lancé dans un monologue ordurier à l’égard des femmes. Une bière à la main, du début de son discours à la fin (bonjour l’élégance), il a notamment déclaré  : « Les femmes veulent les privilèges de la protection masculine et de l’argent, mais ne veulent par contre plus ouvrir les jambes » […] « On leur a donné des machines à laver, des lave-vaisselle, des femmes de ménage… tout. Jusqu’à ce qu’elles soient devenues inutiles » […] « On ne peut pas traiter une femme sur un pied d’égalité sans devenir son esclave » […] « Les scientifiques sont principalement des hommes, car, chez les femmes, il y a toujours leurs émotions qui interviennent ».

Au regard de cette séquence ainsi diffusée sur le réseau social précité, le recteur de cette Université Rik Van de Walle a de suite réagi auprès du quotidien belge néerlandophone de tendance libérale pour large public, Het Laatste Nieuws (HLN) : « Ce qui est monté dans la vidéo est carrément humiliant et va complètement à l’encontre de tout ce que notre université défend ».

Un chirurgien pas vraiment esthétique_noël-bonhomme-neige-oiseau_wpInterrogé par la chaîne de télévision flamande VTM, le chirurgien a réitéré avec lourdeur ses dires : « C’est en lien avec #MeToo. Le problème, c’est que les femmes veulent une égalité, mais veulent garder les privilèges offerts par les hommes sans leur devoir l’élégance (il est vrai qu’adresser une allocution à des étudiants une bière à la main, c’est la grande classe) traditionnelle des bonnes femmes, ce n’est pas possible. Si vous regardez par exemple combien d’impôts payent les hommes et de combien de dîners au restaurant bénéficient les femmes, l’addition est très élevée ». (Au vu du gabarit de ce chirurgien, il est à se demander qui coûterait le plus cher au restaurant)

En Belgique, les propos infâmes de cet individu ont provoqué un tel tollé que la ministre de l’Égalité des chances, Nathalie Muylle, a dû intervenir : « Je désapprouve vivement les propos extrêmement sexistes et méprisables de Jeff Hoeyberghs. Je suis également choquée en tant que femme et me sens donc personnellement attaquée. Le fait que le poison de la misogynie soit répandu dans une université est un problème ».

Un chirurgien pas vraiment esthétique_noël-bonhomme-neige-luge_wpLe conseil d’administration de l’Université de Gand a décidé de suspendre l’association des étudiants catholiques flamands (KVHV) pour deux mois suite aux propos misogynes et sexistes du chirurgien plasticien au cours de cette conférence.

En réponse, le chirurgien a spécifié dans une déclaration écrite que les propos tenus au cours d’une conférence de l’association étudiante KVHV n’étaient pas « destinés au public ». L’avocat du chirurgien a annoncé que son client avait déposé deux plaintes, estimant que son discours n’avait rien de répréhensible. Ainsi, une plainte pour « diffamation » contre les responsables de Campagna Rosa, une association de lutte contre le sexisme, et une autre pour « harcèlement » contre X en raison d’avoir « appelé le chirurgien quotidiennement et l’insulter dans les jours qui ont suivi la publication de la vidéo. » Et selon le chirurgien, il serait même attaquer par « certaines institutions ». Les communiqués de presse des dites institutions, sans les nommer d’ailleurs, sont en outre « formulés de manière clairement intimidante […] On croirait presque à la formation d’un gang », a-t-il ajouté. (Finalement, il serait un peu #MeToo (ou mytho) ce chirurgien)

Le 1er féminicide de masse a eu lieu il y a 30 ans

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Geneviève, Hélène, Nathalie, Barbara, Anne-Marie, Annie, Maud, Barbara, Maryse, Sonia, Maryse, Anne-Marie, Michèle et Annie avaient toutes entre 20 et 31 ans. Le 6 décembre 1989, ces 14 femmes ont été tuées à l’École polytechnique de Montréal par un homme qui avait une haine des femmes et ne supportait pas qu’elles puissent étudier dans un milieu qu’il estimait être réservé à la gent masculine.

Il a fait irruption dans les salles de cours, en demandant aux hommes de sortir avant de proférer son aversion pour les femmes et de tirer sur elles.

Pendant longtemps, cette série de meurtres a été considérée comme l’œuvre d’un fou, dont la misogynie de ce dernier n’a pas été prise en compte. Grâce au combat de Mélissa Blais et Diane Lamoureux, deux chercheuses du Réseau québécois en études féministes, la ville de Montréal vient de reconnaître ces assassinats comme le premier féminicide de masse de l’Histoire contemporaine.

Vendredi dernier, 6 décembre, place du Québec, à Montréal, ainsi qu’à Paris 6e, près de Saint-Germain-des-Prés, les membres des collectifs « Osez le féminisme ! » et « Encore féministes ! » ont donné rendez-vous à des centaines de personnes qui se sont réunis afin de rendre hommage à ces 14 femmes et rappeler qu’encore aujourd’hui des milliers de filles et de femmes continuent d’être tuées en raison de leur sexe partout dans le monde.

Viol collectif et crémation d’une jeune femme en Inde

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Le 30 novembre dernier, dans le Sud de l’Inde, des centaines de personnes ont manifesté devant le commissariat d’Hyderabad pendant l’audition de quatre hommes suspectés d’enlèvement, de viol en réunion et de meurtre d’une jeune indienne, Priyanka Reddy,

Cette vétérinaire de 27 ans avait disparue le mercredi précédent. Alors qu’elle sortait de son travail, les suspects auraient crevé les pneus de son scooter avant de lui proposer leur aide, selon la police. Priyanka Reddy aurait prévenu sa sœur, se disant « effrayée » par la situation. Les restes de son corps carbonisé ont été retrouvés le lendemain matin.

Le Premier ministre de l’État du Rajasthan, Ashok Gehlot a déclaré sur Twitter que « les coupables devaient recevoir le châtiment le plus ferme ».

Quant au ministre de Telegana, État dans lequel ont eu lieu les faits, il a estimé que la victime aurait pu être sauvée si elle avait appelé la police plutôt que sa sœur. En réponse à ces propos, Swati Maliwal, à la tête de la Commission des femmes à Delhi, s’est insurgée : « Maintenant ont fait porter la faute à la victime ».

Une activiste venue manifester seule devant le Parlement a témoigné auprès de la presse locale : « Cette femme est morte, d’autres filles sont mortes aussi. Toutes les 20 minutes, il y a un viol en Inde. Je ne veux pas mourir ».

« Grenelle contre les violences conjugales »

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Ce 25 novembre, Journée internationale contre la violence faite aux femmes, s’est achevé le « Grenelle contre les violences conjugales ».

Sur son site, franceinfo y a retracé les grandes lignes :

  • La protection des victimes et de leurs enfants
  • La prise en charge des auteurs de violences
  • La formation et l’éducation

Le 3919, numéro de téléphone gratuit et anonyme mis à disposition aux femmes victimes de violences et à leurs proches devrait d’ici les prochains mois devenir ouvert 24h/24. En rappel, cette plate-forme d’écoute, d’information et d’orientation est accessible de 9 h à 22 h du lundi au vendredi et de 9 h à 18 h les samedis, dimanches et jours fériés.

Le choix de cette date du 25 novembre pour la « journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes » n’est pas dû au hasard. Elle rappelle le sordide massacre des trois sœurs dominicaines en 1990 qui furent emprisonnées, battues, violées et tuées. RTL l’a rapporté sur son site à l’occasion de cette journée.

Le groupe M6 télévision s’est également engagé dans cette lutte contre les violences faites aux femmes en ayant proposé trois documentaires exceptionnels :

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Une enseignante en garde à vue suite au suicide d’une de ses élèves de 11 ans

Une enseignante en garde à vue suite au suicide d'une de ses élèves de 11 ans_fr-pontoise-blason_wp

Le harcèlement scolaire n’est pas prêt de s’arrêter, du fait de certains adolescents comme de certains adultes, semble-t-il.

En juin dernier, Evaëlle, une collégienne de 11 ans, mettait fin à ses jours. Cinq mois après son suicide, une enquête pour homicide involontaire et harcèlement a été ouverte. Cette information judiciaire ouverte a conduit, entre autres, au placement en garde à vue d’une enseignante de la jeune fille.

Les élèves suspectés d’avoir harcelé la jeune collégienne devront ainsi répondre de leurs actes comme leur professeure placée en garde à vue.

« Il reviendra au juge d’instruction de convoquer les personnes visées et d’envisager leur mise en examen. Les parents d’Evaëlle pourront se constituer partie civile, être entendus, demander des investigations et avoir accès au dossier », a précisé le procureur de Pontoise, Éric Corbaux, après de l’AFP.

Selon les parents de la victime, l’enseignante aurait sa part de responsabilité, puisqu’elle aurait aussi participé au harcèlement de leur fille. Plusieurs témoins auraient confirmé ces dires.

Marie, la maman de la collégienne avait déjà évoqué l’implication du corps enseignant dans cette affaire, déclarant au journal Le Parisien : « ce n’était pas un harcèlement que de la part des élèves […] Il faut prendre le mot harcèlement au sens large ». Selon elle, sa fille aurait non seulement été la proie d’élèves, subissant insultes, brimades et violences de leur part, mais également était devenue le souffre-douleur d’une enseignante. Soupçon corroboré par plusieurs témoignages. « C’est parti de là. Elle la traitait de folle », a déclaré une amie de la victime au sujet de l’enseignante. « Quand tu n’arrives pas à faire quelque chose, elle te dit que tu es nulle », a informé l’une de ses anciennes élèves. « Ça dépend des personnes. Elle s’attaque aux plus faibles », a ajouté une autre élève concernant la même enseignante.

Le parquet de Pontoise a donc ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire et contre l’enseignante ainsi que plusieurs élèves pour « harcèlement moral sur mineur de 15 ans ».

Affaire à suivre…

« Le « bon moment » n’existe pas » ?

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Ce matin, j’ai lu ce post sur un réseau social, paru déjà depuis deux jours :

« La seule chose qu’il faut comprendre avec le « bon moment », c’est que ça‘il n’existe pas vraiment. Ce qui existe vraiment, ce sont les bêtes moments, qui ne sont ni bons ni mauvais. Des moments fugaces, des moments uniques, des moments précieux. Des moments qui ne reviendront plus jamais. »

Il était accompagné d’une simple image bleue sur laquelle on pouvait lire cette phrase :

« N’attends pas le moment… Choisis un moment et rend le parfait »

J’en ai profité au passage pour corriger les fautes, bien que j’en fasse de même. Mais une charmante abonnée a la gentillesse de me les remarquer, au moins, afin que je puisse en apporter leur correction. Merci copine.

Or, ce n’est pas l’objectif de cet article.

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À la lecture de cette publication pas toute récente (je ne passe pas ma vie sur les réseaux sociaux), je me suis demandée si je vivais sur la même planète que son auteur. Ou si le philosophe qui semblait être en lui n’aurait pas dû continuer à rester en sommeil. Booh !!! Qu’elle est méchante !

Avant d’écrire et publier cet article, j’ai laissé ce bref commentaire :

« Le « bon moment » comme le « mauvais moment » n’existent pas au moment où on les vit, puisque l’on en a pas conscience. C’est avec le recul qu’ils deviennent existentiels, car l’on en prend conscience. On ne choisit pas ces moments. Ils s’imposent à soi. Mais ils existent pourtant bien. »

Souhaitant davantage développer cet argument contradictoire à celui de l’auteur, l’idée de cet article m’est venue. N’ayant pas voulu non plus publier un commentaire de dix pages qui ne serait probablement pas rentré dans la case, j’ai préféré l’éditer ici. Surtout, en toute honnêteté, je n’avais aucune inspiration d’article pour aujourd’hui, même si les actualités pouvaient en être cependant une source. Mais rien de vraiment incitatif pour moi.

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Revenons à ce « bon moment », Armand, qui selon l’auteur de ce post « n’existe pas » ? Ces « bêtes moments […] ni bons ni mauvais […] fugaces […] uniques […] précieux. Des moments qui ne reviendront plus jamais. »

« Bêtes moments qui ne sont ni bons ni mauvais » ?  Peut-être pour ceux qui habitent sur la planète des Bisounours où tout est beau dans le meilleur des mondes. Pour d’autres, les « bêtes moments » ne le sont pas tant, surtout s’ils subissent des bombardements ou ont la malchance de croiser des terroristes. Idem pour les femmes qui se font cogner, violer… Les « bêtes » ne se trouvent peut-être pas dans les « moments », mais dans les neurones de l’auteur. Booh !!! La vilaine !

Quant à la fugacité, à l’unicité du moment, bien vu Lulu, La Palice n’aurait pas dit mieux, étant donné qu’un moment est un point dans le temps, donc de courte durée. Et chaque moment est en pure logique unique. Et il est évident également que les moments passés ne reviendront plus, à moins que l’on invente la machine à remonter dans le temps.

Concernant les « moments précieux », c’est aussi une Lapalissade. On a tous à un « moment donné » vécu un moment précieux. Il est simplement subjectif. Ce qui est précieux pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre. Hé oui ! Moi aussi, je rends hommage à La Palice !

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Et à propos de la phrase qui se veut poétique (peut-être) et philosophique (hum… hum…), alors là, on atteint un niveau très loin dans l’univers. La perfection n’existe pas. Il faut parfois attendre le (bon) moment pour agir. Choisir un moment pour le rendre parfait, pour les rêveurs qui n’ont rien d’autre à faire. En résumé, et ce n’est que mon avis, cette phrase est stupide. Une femme sur le point de se faire battre ou violer va dire à son agresseur : « Stop chéri ! N’attends pas le moment… Choisis un moment et rend le parfait ». C’est très dissuasif !

J’adore ces philosophes poètes, « pouët-pouët », comme les surnommait mon père lorsqu’il entendait ces dialectiques à dix balles.

Toutefois, cher auteur, pardonnez mon non-politiquement correct. Je respecte l’humain que vous êtes et ne viendrai pas brûler votre maison ou votre voiture, rassurez-vous. Mais s’il vous plaît, laissez tranquille votre « philosophe » intérieur. Ce n’est pas donné à tout le monde de l’être. Je n’aurais d’ailleurs pas la prétention de m’y exercer moi-même.

Le « bon moment » existe, qu’il soit compris dans le sens de « bonheur » comme dans celui d’ « opportun ». Mais aussi…

« Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage. »

Écrivait La Fontaine dans sa fable Le Lion et le Rat.

Hé là ! Les foudres vont s’abattre sur moi…

Belgique : une pub d’une femme battue pour un burger

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Alors que certains luttent contre la violence faite aux femmes, d’autres l’encouragent. La marque de burger belge Bicky a publié en début de ce mois-ci sur Facebook sa dernière publicité pour vendre son nouveau burger. Inutile d’expliquer l’image, elle parle d’elle-même. Et l’annonce écrite aussi !

Quelques heures après sa publication, 300 plaintes ont été recensées par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul. Plus que condamnée par les internautes ainsi que les médias, la marque a réagi en retirant son post. Or cela n’a pas suffit, l’organe disciplinaire de la publicité contre cette campagne a été saisi.

« Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable. Il n’y a plus de place pour la banalisation des actes de violence faites aux femmes ! C’est la raison pour laquelle mon cabinet étudie actuellement la possibilité de déposer plainte au pénal au sujet de cette publicité abjecte diffusée hier sur les réseaux sociaux », a déclaré Christie Morreale, femme politique belge, socialiste. Vice-présidente du gouvernement wallon et ministre de l’Emploi, de l’Action sociale, de la Santé et de l’Égalité des Chances depuis le 13 septembre 2019. Licenciée en criminologie de l’Université de Liège, elle est membre du PS depuis 1993.

Cette publicité est « nauséabonde et totalement irresponsable », ont aussi estimé Christie Morreale et Nawal Ben Hamou, femme politique belge, membre du PS. Bruxelloise, issue d’une famille d’origine turque et marocaine, elle a suivi toute sa scolarité en néerlandais. Elle est employée administrative auprès de la police de Bruxelles.

« En Belgique en 2017, 38 femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes. En 2016, on a enregistré 18 000 plaintes pour violences conjugales en Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est un sujet grave qu’il est totalement irresponsable de banaliser », a commenté sur Twitter Bénédicte Linard, femme politique belge de langue française, écologiste. Ministre de la Culture, la Petite enfance, les Droits des femmes, la Santé et les Médias au sein du Gouvernement de la Communauté française depuis le 17 septembre 2019.

Chaque année, plus de 45 000 dossiers pour violences conjugales sont enregistrés par les parquets en Belgique, selon Amnesty International. En 2010, l’Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes estimait qu’1 femme belge sur 7 avait été confrontée à au moins un acte de violence commis par son partenaire ou ex-partenaire au cours des 12 mois précédents.