Saints & Strangers

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Mini-série de quatre épisodes diffusée en deux longues parties sur la chaîne de télévision américaine National Geographic.

Créée en novembre 2015, elle relate la véritable histoire du voyage des premiers colons à bord du Mayflower et de leur arrivée en Amérique du Nord en 1620.

La colonie de Plymouth (nom donné par les colons en référence à la ville d’Angleterre de laquelle ils sont partis) va ainsi s’installer dans le Massachusetts. Entre leurs luttes pour survivre au climat très rigoureux, à la maladie, au manque de nourriture et leurs conflits avec les tribus locales, cette colonie marquera le commencement de l’histoire américaine et de sa culture à venir avec notamment la première Thanksgiving qu’ils fêteront avec le peuple Pokanoket en 1621.

Cette mini-série passionnante nous montre la rudesse à laquelle ses pèlerins du Nouveau Monde ont été confrontés, le courage de ces derniers face à leur peur de l’inconnu et leur envie d’un partage culturel avec les natifs, mais aussi leur volonté de vivre ensemble sur une même terre dans la paix. Malheureusement cette harmonie ne durera que quelques cinquantaines d’années.

Enfin, malgré la longueur de celle-ci, vous ne verrez absolument pas le temps passer. À découvrir sur le site Netflix qui l’a également diffusée.

Bon dimanche !

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MINDHUNTER

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Série télévisée américaine créée par Joe Penhall, produite par David Fincher et Charlize Theron. Inspirée du livre Mind Hunter : Inside The FBI’s Elite Serial Crime Unit de Mark Olshaker et John Douglas, la seconde saison de cette série a déjà été prévue avant même la diffusion de sa première saison.

En 1979, aux prémices de la psychologie criminologique et du profilage criminel au FBI, les agents Holden Ford (Jonathan Groff) et Bill Tench (Holt McCallany) vont étudier des tueurs en série sous forme d’entretien avec ces derniers afin de comprendre leur mode de pensée et d’acquérir ainsi des connaissances leur permettant de résoudre des affaires criminelles.

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Sortie très récemment sur le site Netflix, cette série est destinée à un public averti. Elle n’est absolument pas pour les enfants ou des adolescents plus ou moins fragiles sur le plan psychologique. Car cette série nous plonge vraiment dans cet univers, quelque peu dérangeant pour certains, de l’esprit criminel.

Pour les amateurs du genre, cette première saison pose en détails le début du décryptage de l’esprit des tueurs en série, appelés d’ailleurs dans la série les criminels en séquence. Excellemment bien conçue et interprétée, elle nous dévoile tout ce travail de recherches et d’analyses qui s’est établi progressivement autour de ces meurtriers et l’évolution de cette science inconsidérée à cette époque.

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Différente de toutes les séries évoquant ce domaine, cette série se base uniquement sur l’étude comportementale des criminels associant donc psychologie et sociologie.

USA : attentat à Las Vegas

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Tel que nous venons de l’apprendre, un terrible drame a encore frappé les États-Unis.

Dans la soirée du 1er octobre durant le concert de musique country Route 91 Harvest qui se déroulait à ciel ouvert et où 22 000 personnes y assistaient, une fusillade à éclaté.

Cet attentat revendiqué par le groupe islamique Daesh a causé près de 60 morts et plus de 500 blessés recensés pour le moment. Ce bilan pourrait bien s’alourdir.

Selon le shérif Joe Lombardo, le tireur, un retraité blanc de 64 ans originaire du Nevada, Stephen Paddock, aurait visé la foule depuis une chambre située au 32e étage de l’hôtel casino Mandalay Bay situé juste à côté du lieu du concert et se serait donné la mort avant l’arrivée de la police.

Bien que le FBI et de nombreux experts émettent de gros doutes sur cette revendication par Daesh, car « aucun lien n’a été établi à ce stade avec un groupe terroriste international », comme l’a expliqué le porte-parole du bureau fédéral, il n’empêche que dans les faits cet effroyable attentat laisse une fois de plus des familles en deuil.

Et ainsi que Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence américaine, l’a déclaré lors d’une conférence de presse donnée le 2 octobre : « Aujourd’hui, nous devons consoler les survivants et pleurer ceux que nous avons perdus. […] Il serait prématuré pour nous de discuter de politique alors que nous ne connaissons pas tous les faits qui se sont produits hier soir. »

Donc qu’importe le doute qu’il peut subsister sur ce suspect, les morts ne reviendront pas et les survivants garderont toujours en mémoire ce terrible drame.

Zootopia

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Zootopia (Zootopie en français) est un autre long-métrage d’animation des studios Disney, entièrement réalisé en images de synthèse par Byron Howard et Rich Moore.

Ce film est une comédie policière mettant en scène des animaux anthropomorphes. Judy Hopps, optimiste et intrépide lapine, réussit à devenir le premier lapin agent de la police. Nouvelle recrue de la police de Zootopia, elle tente de faire ses preuves en enquêtant sur la mystérieuse disparition d’un papa loutre. Avec l’aide du renard escroc, Nick Wilde, ils vont tous les deux se lancer dans une folle aventure afin de résoudre cette affaire qui les mènera bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer…

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Remportant l’Oscar du meilleur film d’animation en 2017, ce film aborde avec subtilité des problèmes sociétaux, tels que les préjugés, les stéréotypes, etc.

Il fait passer de nombreux messages humanistes en décrivant avec beaucoup de réalisme le monde actuel dans lequel nous évoluons.

Ce film destiné aux petits comme aux grands est une belle réussite. Une fois de plus les studios Disney signent un nouveau petit chef d’œuvre et prouvent qu’ils ont vraiment su prendre le tournant de la modernité.

À regarder en famille ou entre amis.

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Bon dimanche !

Wonder Woman, le film

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Écrit par Allan Heinberg, Zack Snyder et Geoff Johns, Wonder Woman est le premier film de super-héros américain réalisé par une femme Patty Jenkins et la première adaptation cinématographique en prise de vues réelle entièrement consacrée au personnage.

Diana (Gal Gadot), soit Wonder Woman, est une princesse guerrière amazone élevée sur une île paradisiaque à l’écart du monde des humains. Un jour l’officier américain Steve Trevor (Chris Pine) atterrit accidentellement près des côtes de cette île. Tandis qu’il est en train de se noyer, Diana vient lui porter secours. Arrêté puis interrogé par la reine des amazones, la mère de Diana, sur la raison de sa présence sur l’île, l’officier lui apprend que le monde est en pleine guerre. Diana décide alors de se joindre à lui afin de sauver les populations des manipulations du dieu grec de la guerre, Arès, présumé à l’origine de ce conflit. Arrivant sur le front de l’ouest lors de la Première Guerre mondiale, Diana et Steve, accompagnés d’un petit groupe de mercenaires, amis de Steve, tenteront le tout pour le tout afin de mettre un terme à cette guerre. Mais Diana devra personnellement affronter Arès en choisissant de se ranger du côté du monde des humains ou pas…

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Ce film assez décrié, selon des recherches et sources personnelles, a été pourtant, pour ma part, une très agréable surprise au cours de son visionnage. Je m’attendais à regarder une adaptation d’un DC Comics en dessous de la moyenne, selon ces dires. Or, j’ai aimé. Ce film retrace bien l’esprit des autres films du genre.

Peut-être est-ce le fait qu’une femme soit mise en valeur en tant que super-héro ? Avons-nous peut-être trop l’habitude de toujours voir un homme être le sauveur du monde ? Nos super-héros de notre jeunesse, traditionnellement masculins, n’ont-ils pas le droit à un dépoussiérage ? Et la vraie question serait… les femmes ne sont-elles pas aptes à être, elles aussi, des héroïnes ?

En rappel, lors de son exploitation, ce film bat plusieurs records. Pour son premier week-end d’exploitation, il récolte 200 millions $ de recettes, devenant le plus gros succès commercial d’un premier week-end d’ouverture pour un film réalisé par une femme. Après 4 semaines d’exploitation aux États-Unis, le film atteint 346,6 millions $, dépassant les recettes perçues en 12 semaines pour Batman v Superman : L’Aube de la Justice, soit 330 millions $, ou encore Man of Steel, en 14 semaines avec 291 millions $, et se hisse à la 1ère place des plus gros succès jamais réalisés jusqu’ici de l’univers cinématographique de DC Comics et à la 3e place des adaptations de BD de DC Entertainment.

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En résumé, Wonder Woman a amassé pas moins de 800 millions $ de recettes. Il est le film n°5 du meilleur démarrage de l’année en cours et le n°17 du meilleur démarrage d’une franchise de tous les temps.

Donc, quoi qu’en disent ses détracteurs, pour tous les amateurs des DC Comics, ce film vaut le coup d’œil, tant dans sa beauté artistique que finalement dans la réalisation de son adaptation scénaristique…

 

The Mist

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The Mist ou La Brume est une série télévisée américaine classée dans la catégorie drame, horreur, épouvante. Adaptée d’après la célèbre nouvelle de Stephen King du même nom et créée par Christian Torpe, cette série diffusée récemment sur le site Netflix est pour tous les amateurs de l’univers de Stephen King.

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Le village de Bridgton dans le Maine aux États-Unis, se trouve subitement envahie par une mystérieuse brume épaisse. Pris au piège, ses habitants vont être contraints de se réfugier en devant partager ensemble leurs peurs, leurs animosités, leurs préjugés, leurs conflits… Ils vont découvrir au fur et à mesure que cette brume surnaturelle tue certains d’entre eux et en épargne d’autres, mais pas que…

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Excellemment réalisée, cette série traduit à la perfection l’esprit typique de Stephen King. Cette ambiance si particulière, si reconnaissable de cet écrivain, est encore une fois mise en valeur. Si vous n’aimez absolument pas le style de cet auteur, inutile de vous spécifier que vous détesterez cette série. Or si vous êtes comme moi, une véritable adepte de Stephen King, alors vous allez adorer cette dernière. Plus encore, vous percevrez le message transmis : la Nature reste le seul maître en toute chose…

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Bon dimanche !

 

Un amour inconditionnel…

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Mohamed Bzeek, 62 ans, Américain d’origine libyenne et musulman pratiquant, consacre sa vie aux enfants qui sont en fin de vie et dont les parents les ont abandonnés.

C’est en 1978 qu’il arrive aux États-Unis pour ses études. Quelques années plus tard, il rencontre sa femme travaillant dans le social pour s’occuper d’enfants orphelins. De leur union naît Adam souffrant de nanisme et d’une maladie des os. Celui-ci âgé aujourd’hui de 20 ans est étudiant en informatique et le meilleur élève de sa classe. Mais Mohamed ne s’est jamais plaint de la différence de son fils, car il estime que « c’est comme ça que Dieu l’a créé », comme il l’a confié au journal Los Angeles Times.

À partir de 1989, le couple accueille de nombreux enfants souvent gravement malades. Dans le milieu des années 1990, ils décident alors de prendre soin essentiellement des enfants mourants. Certains même décèderont dans leurs bras.

En 2000, sa femme tombe malade et son état de santé pousse le couple au divorce en 2013. Sa femme décède quelques années plus tard.

Seul, Mohamed poursuit le combat en expliquant au journal avec une certaine nostalgie : « Quand il fallait faire face aux difficultés de la maladie des enfants, le fait qu’ils allaient mourir, c’était toujours elle la plus forte ». Il est aussi convaincu que chaque être humain, qu’importe soit son état, sa culture, sa religion, sa couleur de peau… doit recevoir de l’amour : « La clé c’est de les aimer comme si c’était les vôtres. Je sais qu’ils sont malades. Je sais qu’ils vont mourir. Je fais de mon mieux en tant qu’être humain et laisse le reste à Dieu ».

Passant ses journées à l’hôpital auprès de ces enfants, un jour il rencontre une petite fille âgée de 2 ans atteinte d’une maladie génétiquement rare touchant le cerveau. Aveugle, sourde, paralysée des membres et abandonnée par ses parents, elle est condamnée. Malgré cela, Mohamed décide de l’adopter afin de lui apporter tout l’amour et la joie qu’il a. Bien qu’elle ait aujourd’hui 6 ans, Mohamed sait qu’elle peut mourir demain, mais tel qu’il a également déclaré : « Je sais qu’elle ne peut pas m’entendre, pas voir, mais je lui parle toujours. Je la prends toujours dans mes bras, je joue avec elle… Elle a des sentiments. Elle a une âme. C’est un être humain ».

Malheureusement, les cas de ces enfants aux États-Unis sont assez communs. La peur des parents, le manque d’argent aussi, sont autant de facteurs d’abandon que le simple refus de ces parents d’assumer leur responsabilité. Bien que certaines infirmières prennent de même le rôle de « parents d’accueil » de façon temporaire, Melissa Testerman, chargée de trouver des placements pour ces enfants malades, avoue que Mohamed est le seul à accepter les enfants mourants.

Margaret Cotts,  Américaine aussi, découvrant ce que fait cet homme pour ces enfants, a lancé une collecte de fonds en ligne afin de le soutenir financièrement. L’objectif était d’atteindre 100 000 $, lequel a largement été dépassé, puisqu’il est aujourd’hui de l’ordre d’environ 515 000 $, soit aux alentours de 427 000 €. Cette somme va être destinée à l’amélioration de l’agencement de la maison de Mohamed ainsi qu’à l’embauche d’une infirmière pour l’aider et pour une meilleure adaptation aux soins dont ces enfants ont besoin.

Plus qu’un bon samaritain, Mohamed Bzeek est un belle âme qui montre que lorsque l’on a un amour inconditionnel, on peut permettre à des enfants que la vie à délaisser à les aider à vivre dans la dignité jusqu’à leur salut…

USA : des fausses cliniques pro-life

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Plus de 4 000 fausses cliniques appelées « crisis pregnancy centres » (CPC), centres de crise en cas de grossesse, seraient établis sur le sol américain. Les établissements médicaux classiques n’atteignent même pas le nombre de 800. Similaires en façade à n’importe quelle clinique ordinaire, puisqu’ils utilisent les mêmes panneaux d’accueil standard que les véritables cliniques, ils sont en réalité dirigés par des chrétiens anti-IVG qui mentent aux femmes enceintes afin qu’elles n’avortent pas.

Ce n’est pas un secret que le droit à l’avortement est mis à mal depuis l’arrivée de Trump à la présidence. D’ailleurs, avril dernier, notamment, il modifiait une loi qui permettait le financement public de cliniques du planning familial.

Depuis le 17 juillet, les défenseurs du droit à l’avortement ont décidé de réagir devant l’expansion inquiétante de ces fausses cliniques. Ils ont lancé une campagne d’envergure au niveau national #ExposeFakeClinics (Exposons les fausses cliniques) afin d’essayer de les contrecarrer.

Sur le site Les Observateurs de France 24, il a été rapporté certaines pratiques employées par ces centres pour dissuader les femmes enceintes d’avorter.

En collaboration avec NARAL, une association défendant les droits à l’avortement, une jeune femme s’est infiltrée dans une quinzaine de ces centres en simulant une grossesse afin de mettre à jour ces pratiques plus discutables. L’une d’entre elles consiste à troubler la femme en l’incitant à considérer son fœtus comme un enfant. Une autre, à mentir en expliquant à la femme qu’elle risque de développer un cancer du sein ou qu’elle restreint ses chances par la suite d’avoir un autre enfant. Pire, certains « cliniciens » vont jusqu’à avancer l’argument que l’IVG est possible jusqu’à 9 mois. D’autres expliquent que si elle n’a pas les ressources financières suffisantes pour élever son enfant, l’État peut l’y aider grâce à des subventions. Ce qui est évidemment totalement faux.

Face à ces accusations, certains centres ont tenté de s’affranchir, comme l’établissement Options for Women/Cornerstone dans le Minnesota. Sa directrice Angela Erickson a ainsi réalisé une vidéo dans laquelle elle reconnaît ces pratiques douteuses appliquées dans certains de ces centres, mais pas dans le sien : « Je ne vais pas nier que certaines cliniques utilisent des pratiques discutables auxquelles je suis opposée, mais il ne faut pas non plus dire que toutes les cliniques sont comme ça. » En contrepartie, elle affirme : « Nous sommes clairement en faveur de la vie de l’enfant, nous offrons un service qui correspond à ce en quoi nous croyons ».

En rappel. 18 États dans le monde interdisent toujours l’IVG. Quant aux États-Unis qui se targuent d’être le pays de la Liberté, ces faits ne semblent pourtant pas répondre à ce symbole…

How to get away with Murder

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Nouvelle découverte sur le site Netflix, la série How to get away with Murder, signifiant littéralement Comment échapper à une condamnation pour meurtre, créée par Peter Nowalk, produit par Shonda Rhimes et apparue sur ce site en 2015.

Professeur de droit, Annalise Keating (Viola Davis) est également une brillante avocate à la tête de son propre cabinet. Chaque année, elle sélectionne quatre de ses meilleurs étudiants pour travailler avec elle dans son cabinet sur des affaires criminelles en cours. Mais une année, elle fait une exception et désigne cinq étudiants. Ces derniers vont se retrouver impliqués dans une affaire d’homicide dont ils seront les principaux acteurs…

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Cette série très bien réalisée est intrigante. Avec des flash-back durant le déroulement de l’histoire, l’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Cette série est autant originale qu’efficace, elle sort des sentiers battus et le suspens est vraiment à son rendez-vous.

Je vous invite à la regarder si cela n’est pas déjà fait.

 

Polémique autour de l’oléoduc entre les États-Unis et le Canada

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Le projet Keystone XL se chiffrant à 3,8 milliards $ qui doit relier l’Amérique du Nord sur 1 900 km (dont 1 400 km aux États-Unis) et le Canada soulève la polémique au niveau de sa construction depuis la présentation de sa première demande datant d’il y a 10 ans. De nombreux écologistes et des tribus Sioux ont mené une longue lutte afin d’empêcher l’exécution de ce projet.

Cet oléoduc permettra l’acheminement du pétrole canadien extrait des sables bitumeux de l’Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800 000 barils par jour. Bien que sa plus importante portion soit déjà construite, son utilité ainsi que ses risques potentiels sur l’environnement et le changement climatique demeurent des sujets de débat.

En novembre 2015, Barack Obama avait posé son veto en bloquant la construction de la structure compte tenu du débat sur le réchauffement climatique ainsi que les problèmes environnementaux que pourrait provoquer cet oléoduc. Mais le 24 mars 2017, Donald Trump a donné son feu vert à la continuité des travaux.

En 2016, la tribu Sioux de Standing Rock et des groupes écologistes suivis de milliers d’autres manifestants ont tenté de stopper la réalisation d’un tronçon pendant plusieurs mois. Selon les Amérindiens, ce tronçon traverserait non seulement des sites sacrés, mais menacerait aussi leurs sources d’eau potable.

En solidarité, le 10 mars 2017, des manifestants à Portland (Oregon) se sont réunis contre la construction du Dakota Access Pipeline (société Dakota Access basée au Texas).

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Le Dakota Access Pipeline avec la réserve indienne de Standing Rock en orange

Le Dakota Access Pipeline transporte le pétrole du Dakota du Nord (l’un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste des États-Unis) vers un centre de distribution dans l’Illinois. Et malgré qu’il soit de nouveau actif, l’avenir de ce projet reste au centre d’une bataille judiciaire.

Le 22 août 2017, l’exploitant de cet oléoduc américain a entrepris des poursuites judiciaires à l’encontre de plusieurs groupes de défense de l’environnement, les accusant d’incitation à la violence. Ce dernier a avancé l’argument que les ONG avaient lancé de fausses accusations lorsqu’elles avaient notamment déclaré que les tribus installées sur le tracé du projet n’avaient pas été suffisamment consultées par lui. La partie plaignante a d’ailleurs déclaré : « Les groupes de défense de l’environnement fabriquent des arguments sensationnalistes et grossièrement manipulés visant uniquement à se maintenir et à s’enrichir à travers des dons. »

Pour la défense, Greenpeace a mis en cause le cabinet Kasowitz Benson Torres LLP engagé par l’exploitant, dont l’un des fondateurs est également l’avocat de longue date de Donald Trump. Tom Wetterer, l’avocat de l’ONG, a précisé : « C’est la deuxième année de suite que l’avocat préféré de Donald Trump au cabinet juridique Kasowitz lance des poursuites sans fondements contre Greenpeace […] La plainte ne fait que répéter des accusations fallacieuses. »

Enfin, le groupe Energy Transfer Partners (filiale de la société Dakota Access) a accusé Greenpeace et d’autres ONG de racket, diffamation et d’incitation à un type de violence qu’il a qualifié même d’ « écoterrorisme » concernant les actions menées envers le Dakota Access Pipeline. Ce à quoi Greenpeace a vivement répondu : « c’est du harcèlement de la part d’intimidateurs ».