Les capsules du sommeil ?

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Après la vague de chaleur que la France a connu cet été et au début de l’automne, elle est maintenant sous la vague de la violence.

Les capsules du sommeil_souris-chaussette_wpAlors qu’ainsi certains mettent le pays à feu et à sang en détruisant des commerces et la vie professionnelle de ses commerçants, en montrant de l’irrespect envers le patrimoine historique français, détruisant une statue de Marianne, arrachant l’une des grilles du Jardin des Tuileries, taguant l’arc de triomphe, en brûlant des voitures, se moquant des conséquences pour leur propriétaire, etc., d’autres, eux, œuvrent en dehors des feux des projecteurs pour la bonne cause.

Baptisées « les capsules du sommeil », cette extraordinaire invention pourrait sauver la vie de milliers de sans-abri dans un futur à très court terme.

Les capsules du sommeil_lutins-gants_wpIl s’agit d’abris d’urgence créés par l’association Iglou. Leur conception a été vraiment bien pensée. « Les parois sont en mousse de polyéthylène doublée d’une feuille d’aluminium à l’intérieur. C’est étanche, respirable et offre un gain de chaleur sur l’extérieur de 15 à 20°C », comme l’a expliqué Geoffroy Reynal, ingénieur en énergies renouvelables et directeur de l’association au journal Le Parisien. Démontables et transportables, ces capsules du sommeil sont de véritables cocons de survie. Leur entretien est également très simple. Ce qui leur permet une durabilité dans le temps.

Une douzaine de sans-abri du bois de Vincennes à Paris ont pu déjà tester les premiers prototypes en février dernier. L’association a développé le projet au cours de ce mois de novembre auprès d’une cinquantaine de sans-abri et migrants isolés dans Paris.

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Ces capsules ont pu voir le jour grâce à une donation de 10 000 € de la fondation Qualitel soutenant des projets solidaires. Fabriqués en Gironde, le coût d’un abri est inférieur à 200 €. Mais aussi, leur expansion pourrait servir aux équipes du SAMU social, inondées d’appels téléphoniques dès que le froid s’installe. « On propose cette idée pour faire face à la saturation du 115 qui ne peut prendre en charge les appels des SDF. Plutôt que de les laisser dehors exposés dans le froid, on s’est dit qu’on pouvait leur offrir cette solution », a précisé Geoffroy Reynal. « 50 % des SDF qui appellent le 115 n’obtiennent pas de place. Les accueils d’urgence sont saturés », a de même déclaré l’association.

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USA : l’avortement passible de la peine de mort ?

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Aux États-Unis, l’IVG est en plein cœur d’un débat entre différents États depuis un certain temps déjà. Des États souhaitent mettre un terme à ce droit.

C’est notamment le cas de l’Ohio qui vient d’adopter un projet de loi à la Chambre visant à interdire l’IVG pour une femme enceinte de plus de 6 semaines, loi votée sur laquelle le Gouverneur a posé son veto.

La loi baptisée House Bill 565 considère le fœtus tel « un être humain à naître » en estimant ainsi l’avortement comme un crime. Une femme qui déciderait d’avorter au-delà de ces 6 semaines et les médecins qui l’auraient aidée seront jugés au même titre qu’un criminel. Ils encourront la peine à vie et la peine de mort est même envisagée. Aucune exception n’est prévue en cas de danger pour la vie de la mère, de viol ou d’inceste.

Heidi Sieck, co-fondatrice du mouvement #VOTERPROCHOICE en faveur du droit à l’IVG a déclaré sur le site Refinery29 : « L’Ohio vient de nous faire un pas de plus pour devenir une nation à naissance forcée. Les législateurs de l’Ohio interdisent l’avortement avant même que les femmes sachent qu’elles sont enceintes – et nous devons nous lever et dénoncer ce projet de loi dangereux. »

Les États Alabama et Virginie-Occidentale menacent aussi ce droit à l’IVG.

Bon dimanche !

France : un violeur acquitté pour méconnaissance des « codes culturels »

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Alors que la justice irlandaise a acquitté récemment un violeur en raison du fait que sa victime portait un string, c’est au tour de la justice française de rendre un verdict pour des raisons aussi absurdes en faveur d’un violeur.

Cette affaire a été révélée par le journal La Manche Libre.

Un homme âgé de 21 ans jugé pour le viol d’une lycéenne et l’agression sexuelle d’une autre vient d’être acquitté pour le viol, mais condamné pour l’agression sexuelle par la cour d’assises de la Manche.

Le verdict a été rendu ce 21 novembre. L’avocat général avait requis 6 ans de réclusion criminelle. La cour n’a pas retenu l’accusation pour le viol, mais a condamné le jeune homme de 2 ans de prison avec sursis, d’une mise à l’épreuve et l’inscription au fichier des délinquants sexuels. L’accusé est ainsi sorti libre de la cour de justice de Coutances.

L’avocate de la défense a plaidé des « difficultés d’interprétation » dans cette affaire. Selon elle, son client « n’avait pas les codes culturels » pour comprendre qu’il abusait sa victime. La victime avait pu interpréter un regard comme une menace et donc une contrainte. Et des enquêteurs n’avaient pas su évaluer le malaise de la victime.

Le président de la cour a tenu à préciser dans le rendu de sa décision que l’acquittement de l’accusé n’était pas « une remise en cause de la sincérité de la victime ».

La violence dans nos rues…

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Il y a nombre d’années de cela, lorsque l’on parlait de gangs, on faisait souvent référence aux États-Unis. Aujourd’hui ils sont dans nos rues. Des jeunes désœuvrés, déscolarisés, souvent, livrés à eux-mêmes, dont leur parent ont abandonné leur rôle d’éducateurs, se livrent à une véritable violence dans les quartiers. Des bandes se battent contre d’autres bandes sous le prétexte d’une appartenance à un territoire.

Le communautarisme s’est développé à l’extrême où la violence demeure le seul moyen d’expression. Ces jeunes, voire très jeunes, tabassent, se transforment en barbares allant jusqu’à causer la mort.

Mais il n’y a pas que ces jeunes, les adultes s’y mettent aussi. Un regard mal interprété. Un mot considéré comme de travers. Un style vestimentaire qui ne plaît pas. Une légère altercation. La violence jaillit alors. Des adultes s’insultent, se crachent des insanités au visage. Certains vont même jusqu’à l’agression physique.

Il y a également la voiture qui n’est plus qu’un moyen de transport, mais qui est devenue une arme pour tuer. Les défenseurs fanatiques de la cause animale qui organisent des opérations coups de poing, des méthodes chocs, en finissant finalement par terroriser les animaux qu’ils défendent avec tant de ferveur.

Et il y a tellement d’autres choses… Le quotidien où la violence a remplacé le bonheur de vivre en harmonie…

Aux quatre coins de la planète, la violence s’étend. Au nom d’une idée, de cette fameuse liberté d’expression, personne ne respecte personne. Entre une aseptisation d’une société et à l’opposé la polémique qui est le terrain de jeu de certains et certaines ; ces nouveaux et nouvelles chroniqueuses des temps modernes, il y a nous…

Pakistan : une femme condamnée à mort pour de l’eau

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Près de dix ans auparavant, une chrétienne, Asia Bibi, cueillait des baies avec trois autres femmes dans un champ du Pendjab au Pakistan. Pour se désaltérer, elle but de l’eau d’un puits dans un récipient puis le tendit à une musulmane qui refusa de boire dans le même contenant, accusant la chrétienne d’ « impure ». Celle-ci lui répondit alors que le prophète Mahomet serait probablement en désaccord avec ses propos. Le mollah (chef religieux islamique) local fut informé de cette altercation et déposa plainte contre Asia Bibi. Elle fut arrêtée, accusée d’avoir insulté l’Islam et condamnée à mort par pendaison. La loi au Pakistan, majoritairement musulman, interdit le blasphème qui est puni de mort.

Après ces longues années d’attente de sa sentence, n’ayant eu de cesse de se défendre en affirmant qu’elle n’avait jamais manqué de respect envers l’Islam, elle fut enfin acquittée le 31 octobre dernier. Il aura fallu une procédure juridique de nombreuses années pour arriver à ce verdict. Or, cette décision souleva un effroyable vent de colère des islamistes pakistanais. Fous de rage, ils ont manifesté par milliers en paralysant le pays durant trois jours. Ils ont bloqué les artères principales des métropoles. Des affrontements violents ont eu lieu entre les protestataires et la police locale. La sécurité a dû être renforcée dans des lieux de culte chrétiens. Un véritable déchaînement. À tel point même que la femme, âgée d’une quarantaine d’années maintenant, s’est trouvée contrainte de rester en prison malgré son acquittement.

Cette folie eut déjà été meurtrière. En 2011, alors qu’un gouverneur ainsi qu’un ministre chrétien des Minorités religieuses défendirent publiquement Asia Bibi, les plus radicaux des islamistes n’hésitèrent pas à les assassiner.

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Afin de mettre un terme à cette situation qui s’envenime dans le pays, ce 3 novembre, les autorités pakistanaises ont conclu un accord avec les protestataires. Celui-ci stipule que le gouvernement s’engage à lancer une procédure visant à interdire Asia Bibi de quitter le territoire. Mais aussi, le gouvernement ne s’opposera pas à une requête en révision du jugement d’acquittement initiée par un religieux. En parallèle, le défenseur d’Asia Bibi, l’avocat Saif-ul-Mulook, menacé par des fanatiques islamistes fuit le pays, craignant pour sa vie.

Quant au mari d’Asia Bibi, Ashiq Masih, redoutant également pour la vie de sa famille, il demande désormais l’asile aux dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada pour sa famille. Dans un message vidéo, il implore l’aide de l’Américain Donald Trump, de la Britannique Theresa May ainsi que du Canadien Justin Trudeau. « Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle sera tuée », a ainsi déclaré le président de l’association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne.

Un appel à l’aide sans réponse actuellement et Asia Bibi qui demeure incarcérée dans les geôles de Multan, au cœur du Pakistan.

Enfin, même si de leur côté certains politiques français se sont montrés volontaires pour accueillir la famille d’Asia Bibi, de manière factuelle, la conjoncture reste inchangée.

Affaire à suivre…

Belgique : un homme reconnu coupable de viol « à distance »

Le 25 septembre dernier, un homme de 25 ans a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bruxelles de viol « à distance ». Une première en Belgique et au monde.

De 2011 à 2016, ce jeune belge a harcelé plusieurs adolescentes, dont la plus jeune était âgée de 13 ans, pour obtenir de leur part des vidéos et des photos à connotation sexuelle.  Il créait de faux profils sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Whatsapp et Viber. Selon le quotidien La Libre Belgique, caché derrière ses faux profils, il obligeait ses victimes à répondre à ses exigences sexuelles en les menaçant de divulguer leurs photos dénudées sur les réseaux sociaux en cas de refus. Bien qu’il n’ait jamais rencontré ses victimes, il est parvenu à forcer une adolescente de 15 ans à l’auto-pénétration sexuelle, sans aucun consentement, lors d’une conversation par webcam après l’avoir menacée de diffuser des photos d’elles compromettantes.

Au cours de l’audience de l’accusé, le président du tribunal correctionnel de Bruxelles a énoncé de « faits nombreux et graves ». L’homme a été reconnu coupable d’attentat à la pudeur, d’incitation à la débauche et de viol « à distance ». « Même s’il n’y a eu aucun contact physique, c’est un viol. Il n’y avait pas de consentement et il a manipulé la jeune par un véritable chantage, il l’a donc forcée à se pénétrer digitalement », a déclaré le président du tribunal.

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À l’heure où le cyber-harcèlement se multiplie frappant de plus en plus des jeunes filles, nombreux félicitent cette décision inédite en Belgique et au monde, mais justifiée selon les experts qui estiment que toutes les caractéristiques du viol sont réunies. Un signal fort renvoyé par ce jugement. Surtout une prise de conscience énorme de la Justice qui prend enfin compte de ces nouveaux délits numériques.

« Il y a quelques années, on pouvait regretter que quand il s’agissait d’informatique, le préjudice était lui aussi souvent considéré comme virtuel. Mais quand on voit les victimes, c’est souvent une vie à reconstruire et la souffrance n’a rien de virtuelle. À présent, les juges les reconnaissent et prononcent des décisions extrêmement sévères, avec un message clair : on n’embête pas son voisin ou sa voisine, ni dans la rue, ni sur Internet », a ainsi expliqué Étienne Wery, avocat spécialisé dans le droit numérique, auprès de la RTBF.

Un grand bond en avant de la Justice belge, sachant que le cyber-harcèlement et l’envoi de photos à caractère sexuel se répandent de manière exponentielle ; 1 jeune sur 3 est victime de cyber-harcèlement et pas toujours d’ordre sexuel.

Il ne reste plus qu’à souhaiter que cette énorme avancée judiciaire puisse, elle aussi, se propager dans les autres systèmes judiciaires internationaux.

États-Unis : un homme acquitté après 27 ans de prison grâce à un magazine de golf

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Après avoir passé 27 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Valentino Dixon, 48 ans, a été innocenté par le tribunal du district du Comté d’Érié à Buffalo dans l’État de New York, grâce à une enquête initiée par le magazine GolfDigest.

En 1991, âgé de 21 ans, Valentino Dixon est condamné à 39 ans de prison ferme pour le meurtre de Torriano Jackson, 17 ans. Lors d’une chaude nuit d’août, tous deux étaient à une fête de rue avec des mineurs. Le trop plein d’alcool provoqua une bagarre pour une fille et se transforma en fusillade.

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Incarcéré à la prison d’Attica, un gardien lui donna une photo du 12e trou d’Augusta National en échange d’un service. Subjugué par cette photo, il commença à dessiner aux crayons de couleur des paysages de golf pour lesquels il développa une réelle passion. En 2012, il se laissa convaincre par ce gardien d’envoyer ses croquis au magazine spécialisé dans ce sport, le GolfDigest. Impressionné par la qualité de ses dessins méticuleusement détaillés, alors qu’il n’avait jamais pratiqué ce sport, ni posé un pied sur un parcours, le magazine lui consacra un portait. Il a fallu toutefois une centaine de dessins avant que le magazine le remarque. Mais lorsque cela a été fait, le GolfDigest a de même constaté qu’il pouvait être innocent.  Le magazine décida alors de mener sa propre enquête. Avec l’aide du journaliste Max Adler, il découvrit une investigation policière bâclée. Aucune preuve physique ne liant Valentino Dixon au crime, des témoignages contradictoires de témoins peu fiables, un défenseur public n’ayant pas appelé un témoin au procès, des accusations de parjure contre ceux qui ont défendu Valentino Dixon en affirmant son innocence et surtout les aveux enregistrés sur une vidéo d’un autre homme, un dénommé LaMarr Scott. Bien que le passé de Valentino Dixon n’ait pas été pas sans tâche, puisqu’il a vendu de la cocaïne, cela ne faisait pas de lui pour autant un meurtrier, mais l’a précipité en prison.

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L’article de 2012 du GolfDigest a permis à NBC / Golf Channel, CRTV.com, Fox Sports, au Georgetown University Prison Reform Project et à d’autres acteurs de mieux connaître le cas. En parallèle, la fille de Valentino Dixon a mené une campagne populaire en vue de collecter des fonds pour les frais juridiques de son père en vendant ses œuvres en ligne. Or, cela n’a pas suffit à faire vaciller le système judiciaire. Malgré que Valentino Dixon ait toujours clamé son innocence, à Noël 2017, les appels épuisés, les demandes de pardon ou de clémence, n’ont reçu aucune réponse de la part du bureau du gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

Mais soudainement sa culpabilité fut remise en cause. Selon Donald Thompson, qui, avec Alan Rosenthal, a déposé la dernière requête de Valentino Dixon, comprenant l’article du GolfDigest, ce revirement découle de la convergence des facteurs. « Une fois que l’affaire a franchi un certain seuil d’attention des médias, c’est important, même si ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré. « Il est embarrassant pour le système juridique que la meilleure présentation de l’enquête ait été faite depuis longtemps par un magazine de golf », a-t-il ajouté.

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Donald Thompson a aussi précisé que le travail du GolfDigest a été finalement éclipsé par le récent rapport déposé par l’unité des condamnations injustes du procureur du Comté d’Érié, un nouveau type de département qui apparaît dans plusieurs districts ces jours-ci. Son rapport a été soutenu par un groupe d’étudiants en premier cycle de l’Université de Georgetown qui, dans le cadre de leurs études, avait créé des campagnes documentaires, sites Web et médias sociaux autour de trois personnes soupçonnées d’être emprisonnées à tort. « Ils ont fait un excellent travail en parlant des témoins qui pourraient encore être localisés, ainsi qu’en demandant à Chris Belling [qui a poursuivi Dixon] de modifier les propos qu’elle avait défendus par le passé », a-t-il spécifié.

La valeur du sang frais ne doit pas non plus être réduite. Franck Sedita III, le procureur de longue date du Comté d’Érié, a déclaré que la société devrait davantage se préoccuper des « acquittements injustifiés ». Le nouvel homme, John Flynn, est en poste depuis un an et c’est essentiellement grâce à sa bénédiction que Valentino Dixon a été libéré.

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Bien entendu, une petite question à régler avant que la culpabilité de Valentino Dixon ne soit acquise est de la placer sur une autre personne. Juste avant que Valentino Dixon ne quitte le Palais de Justice, LaMarr Scott entra afin de plaider officiellement coupable du meurtre de Torriano Jackson. Il a ainsi reconnu sa responsabilité la nuit de la fusillade. Et ce depuis des décennies, y compris auprès de GolfDigest, à l’exception d’un court laps de temps pendant lequel Chris Belling a fait pression sur lui pour qu’il dise le contraire. LaMarr Scott purge déjà une peine d’emprisonnement à perpétuité pour avoir tiré lors d’un vol à main armée, en 1993, ayant laissé une victime tétraplégique. Tirer parti d’une condamnation concomitante pour l’assassinat de Torriano Jackson ne change rien à ses perspectives, si ce n’est la possibilité d’une éventuelle libération conditionnelle réduite à néant.

Interviewé à sa sortie du Palais de Justice, Valentino Dixon a déclaré : « Je vais au Red Lobster pour célébrer avec ma famille et mon équipe de soutien, puis nous irons dans un parc ». Il a prévu d’aller voir sa grand-mère, puis d’effectuer les démarches nécessaires en vue d’obtenir un passeport afin qu’il puisse rendre visite à sa femme, avec laquelle il est marié depuis 12 ans et a eu une fille, Louise qui vit en Australie et qui n’a jamais douté de son innocence.

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Les carrières des personnes ayant contribué à la condamnation de Valentino Dixon ne seront pas affectées. Elles ont soit pris leur retraite, soit ont été assignées à de nouveaux postes. « Ce qui est positif, c’est que cette affaire pourrait servir d’exemple aux unités de condamnation injustifiées ailleurs », a conclu Donald Thompson.

Enfin, les hommes plus faibles auraient pu penser à s’évader. Mais avec son esprit fort et son corps intact, Valentino Dixon espère avoir de bonnes années à venir avec sa famille, dont sa fille qui a bien grandi et est maman de deux enfants. Peut-être va-t-il même jouer au golf ?

Italie : des violeurs acquittés

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Le 17 juillet dernier, la Cour de cassation italienne est revenue sur le verdict d’un procès pour viol, estimant que les deux accusés n’étaient pas entièrement responsables puisque la victime était en état d’ébriété au moment de l’agression. Cette affaire a été révélée par le quotidien britannique The Guardian.

Les faits remontent à 2009. Lors d’un dîner arrosé, deux cinquantenaires ont profité de l’état d’alcoolémie avancé d’une jeune femme pour la violer. Quelques heures plus tard, en état de choc, celle-ci s’est rendue à l’hôpital où elle y a décrit les faits avec confusion. Et c’est ce point qui a été justement reproché à la victime au cours du premier procès en 2011. Les deux accusés ont été acquittés par les juges du tribunal de Brescia (ville située en Lombardie, dans le nord de l’Italie) sur la base du témoignage peu fiable de la victime.

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En janvier 2017, la jeune femme fait appel. Le tribunal de Turin s’est appuyé cette fois-ci sur le rapport médical post-agression qui confirmait sans le moindre doute du rapport sexuel non consenti et la tentative de résistance de la victime vis-à-vis de ses agresseurs. Ces derniers ont écopé d’une peine de 3 ans d’emprisonnement ; la cour ayant retenu les circonstances aggravantes à l’encontre des deux hommes ayant profité de l’état d’ivresse de la jeune femme pour abuser d’elle.

Mais, la Cour de cassation est récemment revenue sur cet aspect. Bien que les juges aient reconnu les circonstances aggravantes incombant aux deux individus, ils ont toutefois estimé que la victime n’aurait pas dû choisir délibérément de consommer de l’alcool. Les deux hommes ont été alors relaxés.

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Cette décision choquante a rapidement soulevé la vive réaction de plusieurs associations féministes. Interrogée par The Guardian, la présidente du « réseau des femmes contre la violence », Donne in Rete contro la violenza, Lella Palladino, a déclaré son indignation : « La position de la Cour de cassation est extrêmement sérieuse parce que les femmes auront plus de difficultés à l’avenir à signaler des viols ». Et pour la députée du Parti démocrate italien, Alessia Rotta : « Cette décision nous ramène des décennies en arrière… Elle risque d’anéantir des années de lutte ».

Or, ce n’est malheureusement pas la première affaire en la matière qui a connu une telle tournure. La justice italienne est coutumière du fait. L’an passé, le tribunal de Turin avait acquitté un homme accusé d’avoir violé une femme hospitalisée sur la simple raison que celle-ci n’avait pas criée suffisamment fort.

USA : le retour des armes à feu imprimées en 3D

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Suite à des années de conflits juridiques, un site de partage de modèles d’impression des armes à feu en 3D a été autorisé aux États-Unis. 8 États se sont opposés à cette décision.

En 2013, Cody Wilson, un étudiant au Texas, alors âgé de 24 ans, et quelques amis, créent Defense Distributed, un site de téléchargement libre de modèles d’impression d’armes à feu en 3D. Après avoir posté les plans d’un pistolet baptisé The Liberator et imprimable en 3D, le groupe d’internautes reçoit aussitôt une lettre de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (International Traffic in Arms Regulations, ITAR), sous l’administration Obama, interdisant les fichiers, craignant qu’ils puissent être téléchargés hors du territoire. Le groupe s’exécute, mais conteste la décision 2 ans plus tard en saisissant le département d’État auprès duquel il invoque le non respect du 2nd amendement.

Fin juin 2018, après une longue bataille juridique entre l’administration américaine et Defense Distributed, cette dernière se voit accorder par l’administration Trump le droit de diffuser ses fichiers, sous certaines conditions : pas d’arme automatique, ni revente, ni calibre supérieur à 50 mm. Ce site commercialise des cadres de pistolets en aluminium avec percuteurs, pour éviter à la balle d’abîmer le plastique imprimé, ainsi que des outils de fraisage pour creuser le canon. L’objet en plastique fonctionne comme une arme bien réelle, intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux. Un véritable kit du parfait petit bricoleur d’armes à feu qui a de quoi faire froid dans le dos.

À la suite de cet accord conclu en juin entre le gouvernement américain et l’organisation pro-armes Defense Distributed, les fichiers d’impression sont autorisés au téléchargement libre à compter de ce 1er août. 8 états américains ont alors porté plainte juste avant que l’autorisation ne soit donnée au site, ayant pour effet de relancer la machine juridique et de bloquer le processus.

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Bob Ferguson, procureur général de l’État de Washington a annoncé ce 30 juillet dernier au cours d’une conférence de presse à Seattle l’opposition des procureurs généraux des 8 États américains à cette décision. Les États de Washington (district de Columbia), de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, du Connecticut, de l’Oregon et du Maryland sont associés dans cette démarche. Ils ont obtenu d’un juge fédéral une injonction interdisant la diffusion de ces fichiers.

De son côté, le département d’État a défendu dans un communiqué l’accord conclu avec Defense Distributed, en déclarant que la décision prise était dans l’intérêt de la sécurité et de la politique étrangère des États-Unis et l’avait été en concertation avec le département de la Justice.

Cependant, le procureur Bob Ferguson ne l’a pas entendu ainsi. Lors de la conférence de presse qu’il a donc tenue à Seattle, il a déclaré qu’à ce jour aucune explication valable à cette décision, estimée comme une « capitulation » par les associations anti-armes, n’avait toujours pas été fournie par la Maison Blanche. « Notre Congrès a rédigé avec soin des lois pour nous protéger et en un claquement de doigt, sans consulter les experts, cette administration les réduites à néant », a-t-il exprimé, ajoutant « le revirement arbitraire et capricieux du gouvernement viole les lois fédérales et contrevient au droit des États fédérés à réguler la possession des armes à feu ».

« Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu’en appuyant sur un bouton », s’est de même insurgée Barbara Underwood, procureure de l’État de New York, qui s’est jointe à la procédure devant la justice.

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Non seulement, cette autorisation accordée à Defense Distributed de diffuser librement sur Internet ses schémas de construction d’armes à feu en 3D à monter soi-même a causé la colère des militants anti-armes, au regard des fusillades de masse, notamment dans les écoles, qui se multiplient, mais elle est aussi en contradiction avec la volonté précédente de l’administration Trump qui s’opposait à cette impression en 3D des armes à feu en avril dernier. À cette époque, elle plaidait devant les tribunaux le risque de la diffusion des fichiers téléchargeables pouvant permettre aux groupes extrémistes et criminels de se procurer plus facilement des armes.

Bien que la justice américaine ait temporairement suspendu le 1er août la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes à l’aide d’une imprimante 3D, ces schémas ont été téléchargés des milliers de fois avant que la police fédérale ne mette un terme à leur libre accès. Selon le magazine Wired, auprès duquel s’est confié Cody Wilson, ce dernier aurait déjà publié les schémas le 27 juillet.

Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu’il examinerait le dossier sur le fond lors d’une nouvelle audience le 10 août.

Quant à la NRA, le principal lobby des armes à feu, elle ne s’est pas encore exprimée sur le sujet.

Enfin, un porte-parole de la Maison Blanche a affirmé le 1er août qu’il était « actuellement illégal de posséder ou de fabriquer une arme à feu en plastique quelle qu’elle soit, y compris celles fabriquées par une imprimante 3D ».

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Environ 30 000 personnes aux États-Unis meurent chaque année à cause d’armes à feu. La division qui existe sur la question de la réglementation sur les armes personnelles, à cause des nombreuses fusillades de masse souvent perpétrées avec des armes achetées légalement, continue à faire rage dans le pays. Avec cette nouvelle affaire, le problème épineux qui se pose sur les armes à feu aux États-Unis n’est pas prêt d’être résolu.

USA : un bébé de 5 mois a été retrouvé en vie enterré dans la forêt

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Un bébé de 5 mois a été retrouvé en vie après être resté enterré par son père sous un tas de bâtons et de débris dans une forêt du Montana près de 9 heures.

Les faits se sont déroulés au début de ce mois-ci et ont été révélés par le bureau du shérif du Comté de Missoula dans le Montana aux États-Unis, via un post publié sur son compte Facebook ce 8 juillet dernier :

« Des membres du bureau du shérif du Comté de Missoula ont été appelés hier soir vers 20h pour un suspect qui agissait étrangement dans la région de Lolo Hot Springs. Alors que les adjoints étaient en route, d’autres personnes ont indiqué que le suspect menaçait maintenant les gens en disant qu’il avait une arme à feu et qu’il essayait de l’atteindre dans ses poches. À leur arrivée, les adjoints ont découvert que le suspect, Francis Carlton Crowley, âgé de 32 ans, avait quitté la région et qu’un enfant de cinq mois qui lui avait été confié n’avait pas été vu depuis plusieurs heures. Tandis qu’il tentait de localiser Crowley, un appelant au 911 a déclaré que le suspect était revenu à Hot Springs (Comté de Sanders, Comté voisin de Missoula). Les adjoints ont répondu l’appel et Crowley a été appréhendé. En essayant d’interroger Crowley, il semblait être sous l’influence de la drogue et ses propos n’avaient aucun sens pour les officiers. Les déclarations faites par Crowley indiquaient que le bébé était peut-être enterré quelque part dans les montagnes. En raison de l’urgence de cette affaire, des membres du service de recherche et de sauvetage du Comté de Missoula ont été mis à la disposition des agents du Service des forêts des États-Unis, du Bureau of Land Management, de la Montana Highway Patrol et des adjoints du Comté de Missoula. Après plus de 6 heures de recherches à pied, un adjoint a entendu le léger cri d’un bébé. Il a suivi le son et a trouvé le bébé vivant, face cachée, enterré sous un tas de bâtons et de débris. Vêtu seulement d’un body mouillé et souillé, le bébé a été retrouvé vers 2 h 30 du matin, le bébé étant resté dans les bois sans surveillance et au froid (environ 7°C) durant au moins 9 heures. Le bébé a été transporté dans un hôpital local et est en bonne santé. Francis Carlton Crowley, 32 ans, est détenu au centre de détention du Comté de Missoula pour des accusations de mise en danger criminelle et d’autres accusations seront portées contre lui. Pour nous tous au bureau du shérif, c’est ce que nous appelons un miracle. Pour les officiers qui étaient présents pour cet événement, il est particulièrement difficile de savoir ce que ce petit bébé a enduré au cours des dernières 24 heures. Le shérif McDermott aimerait remercier ceux qui ont aidé à la recherche et ceux qui ont appelé le 911 en aidant les premiers intervenants à mettre ce bébé en sécurité. »

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