Belgique : un homme reconnu coupable de viol « à distance »

Le 25 septembre dernier, un homme de 25 ans a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bruxelles de viol « à distance ». Une première en Belgique et au monde.

De 2011 à 2016, ce jeune belge a harcelé plusieurs adolescentes, dont la plus jeune était âgée de 13 ans, pour obtenir de leur part des vidéos et des photos à connotation sexuelle.  Il créait de faux profils sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Whatsapp et Viber. Selon le quotidien La Libre Belgique, caché derrière ses faux profils, il obligeait ses victimes à répondre à ses exigences sexuelles en les menaçant de divulguer leurs photos dénudées sur les réseaux sociaux en cas de refus. Bien qu’il n’ait jamais rencontré ses victimes, il est parvenu à forcer une adolescente de 15 ans à l’auto-pénétration sexuelle, sans aucun consentement, lors d’une conversation par webcam après l’avoir menacée de diffuser des photos d’elles compromettantes.

Au cours de l’audience de l’accusé, le président du tribunal correctionnel de Bruxelles a énoncé de « faits nombreux et graves ». L’homme a été reconnu coupable d’attentat à la pudeur, d’incitation à la débauche et de viol « à distance ». « Même s’il n’y a eu aucun contact physique, c’est un viol. Il n’y avait pas de consentement et il a manipulé la jeune par un véritable chantage, il l’a donc forcée à se pénétrer digitalement », a déclaré le président du tribunal.

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À l’heure où le cyber-harcèlement se multiplie frappant de plus en plus des jeunes filles, nombreux félicitent cette décision inédite en Belgique et au monde, mais justifiée selon les experts qui estiment que toutes les caractéristiques du viol sont réunies. Un signal fort renvoyé par ce jugement. Surtout une prise de conscience énorme de la Justice qui prend enfin compte de ces nouveaux délits numériques.

« Il y a quelques années, on pouvait regretter que quand il s’agissait d’informatique, le préjudice était lui aussi souvent considéré comme virtuel. Mais quand on voit les victimes, c’est souvent une vie à reconstruire et la souffrance n’a rien de virtuelle. À présent, les juges les reconnaissent et prononcent des décisions extrêmement sévères, avec un message clair : on n’embête pas son voisin ou sa voisine, ni dans la rue, ni sur Internet », a ainsi expliqué Étienne Wery, avocat spécialisé dans le droit numérique, auprès de la RTBF.

Un grand bond en avant de la Justice belge, sachant que le cyber-harcèlement et l’envoi de photos à caractère sexuel se répandent de manière exponentielle ; 1 jeune sur 3 est victime de cyber-harcèlement et pas toujours d’ordre sexuel.

Il ne reste plus qu’à souhaiter que cette énorme avancée judiciaire puisse, elle aussi, se propager dans les autres systèmes judiciaires internationaux.

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États-Unis : un homme acquitté après 27 ans de prison grâce à un magazine de golf

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Après avoir passé 27 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Valentino Dixon, 48 ans, a été innocenté par le tribunal du district du Comté d’Érié à Buffalo dans l’État de New York, grâce à une enquête initiée par le magazine GolfDigest.

En 1991, âgé de 21 ans, Valentino Dixon est condamné à 39 ans de prison ferme pour le meurtre de Torriano Jackson, 17 ans. Lors d’une chaude nuit d’août, tous deux étaient à une fête de rue avec des mineurs. Le trop plein d’alcool provoqua une bagarre pour une fille et se transforma en fusillade.

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Incarcéré à la prison d’Attica, un gardien lui donna une photo du 12e trou d’Augusta National en échange d’un service. Subjugué par cette photo, il commença à dessiner aux crayons de couleur des paysages de golf pour lesquels il développa une réelle passion. En 2012, il se laissa convaincre par ce gardien d’envoyer ses croquis au magazine spécialisé dans ce sport, le GolfDigest. Impressionné par la qualité de ses dessins méticuleusement détaillés, alors qu’il n’avait jamais pratiqué ce sport, ni posé un pied sur un parcours, le magazine lui consacra un portait. Il a fallu toutefois une centaine de dessins avant que le magazine le remarque. Mais lorsque cela a été fait, le GolfDigest a de même constaté qu’il pouvait être innocent.  Le magazine décida alors de mener sa propre enquête. Avec l’aide du journaliste Max Adler, il découvrit une investigation policière bâclée. Aucune preuve physique ne liant Valentino Dixon au crime, des témoignages contradictoires de témoins peu fiables, un défenseur public n’ayant pas appelé un témoin au procès, des accusations de parjure contre ceux qui ont défendu Valentino Dixon en affirmant son innocence et surtout les aveux enregistrés sur une vidéo d’un autre homme, un dénommé LaMarr Scott. Bien que le passé de Valentino Dixon n’ait pas été pas sans tâche, puisqu’il a vendu de la cocaïne, cela ne faisait pas de lui pour autant un meurtrier, mais l’a précipité en prison.

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L’article de 2012 du GolfDigest a permis à NBC / Golf Channel, CRTV.com, Fox Sports, au Georgetown University Prison Reform Project et à d’autres acteurs de mieux connaître le cas. En parallèle, la fille de Valentino Dixon a mené une campagne populaire en vue de collecter des fonds pour les frais juridiques de son père en vendant ses œuvres en ligne. Or, cela n’a pas suffit à faire vaciller le système judiciaire. Malgré que Valentino Dixon ait toujours clamé son innocence, à Noël 2017, les appels épuisés, les demandes de pardon ou de clémence, n’ont reçu aucune réponse de la part du bureau du gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

Mais soudainement sa culpabilité fut remise en cause. Selon Donald Thompson, qui, avec Alan Rosenthal, a déposé la dernière requête de Valentino Dixon, comprenant l’article du GolfDigest, ce revirement découle de la convergence des facteurs. « Une fois que l’affaire a franchi un certain seuil d’attention des médias, c’est important, même si ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré. « Il est embarrassant pour le système juridique que la meilleure présentation de l’enquête ait été faite depuis longtemps par un magazine de golf », a-t-il ajouté.

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Donald Thompson a aussi précisé que le travail du GolfDigest a été finalement éclipsé par le récent rapport déposé par l’unité des condamnations injustes du procureur du Comté d’Érié, un nouveau type de département qui apparaît dans plusieurs districts ces jours-ci. Son rapport a été soutenu par un groupe d’étudiants en premier cycle de l’Université de Georgetown qui, dans le cadre de leurs études, avait créé des campagnes documentaires, sites Web et médias sociaux autour de trois personnes soupçonnées d’être emprisonnées à tort. « Ils ont fait un excellent travail en parlant des témoins qui pourraient encore être localisés, ainsi qu’en demandant à Chris Belling [qui a poursuivi Dixon] de modifier les propos qu’elle avait défendus par le passé », a-t-il spécifié.

La valeur du sang frais ne doit pas non plus être réduite. Franck Sedita III, le procureur de longue date du Comté d’Érié, a déclaré que la société devrait davantage se préoccuper des « acquittements injustifiés ». Le nouvel homme, John Flynn, est en poste depuis un an et c’est essentiellement grâce à sa bénédiction que Valentino Dixon a été libéré.

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Bien entendu, une petite question à régler avant que la culpabilité de Valentino Dixon ne soit acquise est de la placer sur une autre personne. Juste avant que Valentino Dixon ne quitte le Palais de Justice, LaMarr Scott entra afin de plaider officiellement coupable du meurtre de Torriano Jackson. Il a ainsi reconnu sa responsabilité la nuit de la fusillade. Et ce depuis des décennies, y compris auprès de GolfDigest, à l’exception d’un court laps de temps pendant lequel Chris Belling a fait pression sur lui pour qu’il dise le contraire. LaMarr Scott purge déjà une peine d’emprisonnement à perpétuité pour avoir tiré lors d’un vol à main armée, en 1993, ayant laissé une victime tétraplégique. Tirer parti d’une condamnation concomitante pour l’assassinat de Torriano Jackson ne change rien à ses perspectives, si ce n’est la possibilité d’une éventuelle libération conditionnelle réduite à néant.

Interviewé à sa sortie du Palais de Justice, Valentino Dixon a déclaré : « Je vais au Red Lobster pour célébrer avec ma famille et mon équipe de soutien, puis nous irons dans un parc ». Il a prévu d’aller voir sa grand-mère, puis d’effectuer les démarches nécessaires en vue d’obtenir un passeport afin qu’il puisse rendre visite à sa femme, avec laquelle il est marié depuis 12 ans et a eu une fille, Louise qui vit en Australie et qui n’a jamais douté de son innocence.

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Les carrières des personnes ayant contribué à la condamnation de Valentino Dixon ne seront pas affectées. Elles ont soit pris leur retraite, soit ont été assignées à de nouveaux postes. « Ce qui est positif, c’est que cette affaire pourrait servir d’exemple aux unités de condamnation injustifiées ailleurs », a conclu Donald Thompson.

Enfin, les hommes plus faibles auraient pu penser à s’évader. Mais avec son esprit fort et son corps intact, Valentino Dixon espère avoir de bonnes années à venir avec sa famille, dont sa fille qui a bien grandi et est maman de deux enfants. Peut-être va-t-il même jouer au golf ?

Italie : des violeurs acquittés

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Le 17 juillet dernier, la Cour de cassation italienne est revenue sur le verdict d’un procès pour viol, estimant que les deux accusés n’étaient pas entièrement responsables puisque la victime était en état d’ébriété au moment de l’agression. Cette affaire a été révélée par le quotidien britannique The Guardian.

Les faits remontent à 2009. Lors d’un dîner arrosé, deux cinquantenaires ont profité de l’état d’alcoolémie avancé d’une jeune femme pour la violer. Quelques heures plus tard, en état de choc, celle-ci s’est rendue à l’hôpital où elle y a décrit les faits avec confusion. Et c’est ce point qui a été justement reproché à la victime au cours du premier procès en 2011. Les deux accusés ont été acquittés par les juges du tribunal de Brescia (ville située en Lombardie, dans le nord de l’Italie) sur la base du témoignage peu fiable de la victime.

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En janvier 2017, la jeune femme fait appel. Le tribunal de Turin s’est appuyé cette fois-ci sur le rapport médical post-agression qui confirmait sans le moindre doute du rapport sexuel non consenti et la tentative de résistance de la victime vis-à-vis de ses agresseurs. Ces derniers ont écopé d’une peine de 3 ans d’emprisonnement ; la cour ayant retenu les circonstances aggravantes à l’encontre des deux hommes ayant profité de l’état d’ivresse de la jeune femme pour abuser d’elle.

Mais, la Cour de cassation est récemment revenue sur cet aspect. Bien que les juges aient reconnu les circonstances aggravantes incombant aux deux individus, ils ont toutefois estimé que la victime n’aurait pas dû choisir délibérément de consommer de l’alcool. Les deux hommes ont été alors relaxés.

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Cette décision choquante a rapidement soulevé la vive réaction de plusieurs associations féministes. Interrogée par The Guardian, la présidente du « réseau des femmes contre la violence », Donne in Rete contro la violenza, Lella Palladino, a déclaré son indignation : « La position de la Cour de cassation est extrêmement sérieuse parce que les femmes auront plus de difficultés à l’avenir à signaler des viols ». Et pour la députée du Parti démocrate italien, Alessia Rotta : « Cette décision nous ramène des décennies en arrière… Elle risque d’anéantir des années de lutte ».

Or, ce n’est malheureusement pas la première affaire en la matière qui a connu une telle tournure. La justice italienne est coutumière du fait. L’an passé, le tribunal de Turin avait acquitté un homme accusé d’avoir violé une femme hospitalisée sur la simple raison que celle-ci n’avait pas criée suffisamment fort.

USA : le retour des armes à feu imprimées en 3D

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Suite à des années de conflits juridiques, un site de partage de modèles d’impression des armes à feu en 3D a été autorisé aux États-Unis. 8 États se sont opposés à cette décision.

En 2013, Cody Wilson, un étudiant au Texas, alors âgé de 24 ans, et quelques amis, créent Defense Distributed, un site de téléchargement libre de modèles d’impression d’armes à feu en 3D. Après avoir posté les plans d’un pistolet baptisé The Liberator et imprimable en 3D, le groupe d’internautes reçoit aussitôt une lettre de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (International Traffic in Arms Regulations, ITAR), sous l’administration Obama, interdisant les fichiers, craignant qu’ils puissent être téléchargés hors du territoire. Le groupe s’exécute, mais conteste la décision 2 ans plus tard en saisissant le département d’État auprès duquel il invoque le non respect du 2nd amendement.

Fin juin 2018, après une longue bataille juridique entre l’administration américaine et Defense Distributed, cette dernière se voit accorder par l’administration Trump le droit de diffuser ses fichiers, sous certaines conditions : pas d’arme automatique, ni revente, ni calibre supérieur à 50 mm. Ce site commercialise des cadres de pistolets en aluminium avec percuteurs, pour éviter à la balle d’abîmer le plastique imprimé, ainsi que des outils de fraisage pour creuser le canon. L’objet en plastique fonctionne comme une arme bien réelle, intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux. Un véritable kit du parfait petit bricoleur d’armes à feu qui a de quoi faire froid dans le dos.

À la suite de cet accord conclu en juin entre le gouvernement américain et l’organisation pro-armes Defense Distributed, les fichiers d’impression sont autorisés au téléchargement libre à compter de ce 1er août. 8 états américains ont alors porté plainte juste avant que l’autorisation ne soit donnée au site, ayant pour effet de relancer la machine juridique et de bloquer le processus.

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Bob Ferguson, procureur général de l’État de Washington a annoncé ce 30 juillet dernier au cours d’une conférence de presse à Seattle l’opposition des procureurs généraux des 8 États américains à cette décision. Les États de Washington (district de Columbia), de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, du Connecticut, de l’Oregon et du Maryland sont associés dans cette démarche. Ils ont obtenu d’un juge fédéral une injonction interdisant la diffusion de ces fichiers.

De son côté, le département d’État a défendu dans un communiqué l’accord conclu avec Defense Distributed, en déclarant que la décision prise était dans l’intérêt de la sécurité et de la politique étrangère des États-Unis et l’avait été en concertation avec le département de la Justice.

Cependant, le procureur Bob Ferguson ne l’a pas entendu ainsi. Lors de la conférence de presse qu’il a donc tenue à Seattle, il a déclaré qu’à ce jour aucune explication valable à cette décision, estimée comme une « capitulation » par les associations anti-armes, n’avait toujours pas été fournie par la Maison Blanche. « Notre Congrès a rédigé avec soin des lois pour nous protéger et en un claquement de doigt, sans consulter les experts, cette administration les réduites à néant », a-t-il exprimé, ajoutant « le revirement arbitraire et capricieux du gouvernement viole les lois fédérales et contrevient au droit des États fédérés à réguler la possession des armes à feu ».

« Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu’en appuyant sur un bouton », s’est de même insurgée Barbara Underwood, procureure de l’État de New York, qui s’est jointe à la procédure devant la justice.

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Non seulement, cette autorisation accordée à Defense Distributed de diffuser librement sur Internet ses schémas de construction d’armes à feu en 3D à monter soi-même a causé la colère des militants anti-armes, au regard des fusillades de masse, notamment dans les écoles, qui se multiplient, mais elle est aussi en contradiction avec la volonté précédente de l’administration Trump qui s’opposait à cette impression en 3D des armes à feu en avril dernier. À cette époque, elle plaidait devant les tribunaux le risque de la diffusion des fichiers téléchargeables pouvant permettre aux groupes extrémistes et criminels de se procurer plus facilement des armes.

Bien que la justice américaine ait temporairement suspendu le 1er août la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes à l’aide d’une imprimante 3D, ces schémas ont été téléchargés des milliers de fois avant que la police fédérale ne mette un terme à leur libre accès. Selon le magazine Wired, auprès duquel s’est confié Cody Wilson, ce dernier aurait déjà publié les schémas le 27 juillet.

Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu’il examinerait le dossier sur le fond lors d’une nouvelle audience le 10 août.

Quant à la NRA, le principal lobby des armes à feu, elle ne s’est pas encore exprimée sur le sujet.

Enfin, un porte-parole de la Maison Blanche a affirmé le 1er août qu’il était « actuellement illégal de posséder ou de fabriquer une arme à feu en plastique quelle qu’elle soit, y compris celles fabriquées par une imprimante 3D ».

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Environ 30 000 personnes aux États-Unis meurent chaque année à cause d’armes à feu. La division qui existe sur la question de la réglementation sur les armes personnelles, à cause des nombreuses fusillades de masse souvent perpétrées avec des armes achetées légalement, continue à faire rage dans le pays. Avec cette nouvelle affaire, le problème épineux qui se pose sur les armes à feu aux États-Unis n’est pas prêt d’être résolu.

USA : un bébé de 5 mois a été retrouvé en vie enterré dans la forêt

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Un bébé de 5 mois a été retrouvé en vie après être resté enterré par son père sous un tas de bâtons et de débris dans une forêt du Montana près de 9 heures.

Les faits se sont déroulés au début de ce mois-ci et ont été révélés par le bureau du shérif du Comté de Missoula dans le Montana aux États-Unis, via un post publié sur son compte Facebook ce 8 juillet dernier :

« Des membres du bureau du shérif du Comté de Missoula ont été appelés hier soir vers 20h pour un suspect qui agissait étrangement dans la région de Lolo Hot Springs. Alors que les adjoints étaient en route, d’autres personnes ont indiqué que le suspect menaçait maintenant les gens en disant qu’il avait une arme à feu et qu’il essayait de l’atteindre dans ses poches. À leur arrivée, les adjoints ont découvert que le suspect, Francis Carlton Crowley, âgé de 32 ans, avait quitté la région et qu’un enfant de cinq mois qui lui avait été confié n’avait pas été vu depuis plusieurs heures. Tandis qu’il tentait de localiser Crowley, un appelant au 911 a déclaré que le suspect était revenu à Hot Springs (Comté de Sanders, Comté voisin de Missoula). Les adjoints ont répondu l’appel et Crowley a été appréhendé. En essayant d’interroger Crowley, il semblait être sous l’influence de la drogue et ses propos n’avaient aucun sens pour les officiers. Les déclarations faites par Crowley indiquaient que le bébé était peut-être enterré quelque part dans les montagnes. En raison de l’urgence de cette affaire, des membres du service de recherche et de sauvetage du Comté de Missoula ont été mis à la disposition des agents du Service des forêts des États-Unis, du Bureau of Land Management, de la Montana Highway Patrol et des adjoints du Comté de Missoula. Après plus de 6 heures de recherches à pied, un adjoint a entendu le léger cri d’un bébé. Il a suivi le son et a trouvé le bébé vivant, face cachée, enterré sous un tas de bâtons et de débris. Vêtu seulement d’un body mouillé et souillé, le bébé a été retrouvé vers 2 h 30 du matin, le bébé étant resté dans les bois sans surveillance et au froid (environ 7°C) durant au moins 9 heures. Le bébé a été transporté dans un hôpital local et est en bonne santé. Francis Carlton Crowley, 32 ans, est détenu au centre de détention du Comté de Missoula pour des accusations de mise en danger criminelle et d’autres accusations seront portées contre lui. Pour nous tous au bureau du shérif, c’est ce que nous appelons un miracle. Pour les officiers qui étaient présents pour cet événement, il est particulièrement difficile de savoir ce que ce petit bébé a enduré au cours des dernières 24 heures. Le shérif McDermott aimerait remercier ceux qui ont aidé à la recherche et ceux qui ont appelé le 911 en aidant les premiers intervenants à mettre ce bébé en sécurité. »

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USA : la fondatrice de la startup Theranos risque jusqu’à 20 ans de prison pour fraude

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Elizabeth Holmes a créé la startup Theranos en 2003 à l’âge de 19 ans. Elle promettait des diagnostics plus rapides et moins coûteux que ceux des laboratoires traditionnels grâce à des méthodes révolutionnaires permettant d’effectuer jusqu’à 200 analyses avec une très faible quantité de sang. En 2015, elle avait été nommée par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus influentes.

Suite à une série d’articles fin 2015 parue dans le Wall Street Journal qui avait commencé à émettre des soupçons sur la réelle efficacité de ses méthodes, le ministère de la Santé américaine s’était saisi de l’affaire.

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Aujourd’hui, cette ex-étoile montante de la Silicon Valley et son associé Ramesh Balwani risquent 20 ans de prison pour escroquerie. Ce qu’a annoncé ce 15 juin les services du procureur fédéral pour la Californie du Nord. Un énorme coup pour le secteur américain des hautes technologies qui tendent de plus en plus à confondre vitesse et précipitation.

La justice américaine a affirmé qu’Elizabeth Holmes et Ramesh Balwani savaient que « leur système avait des problèmes de fiabilités, ne permettait de faire qu’un nombre limité de tests et était plus lent que d’autres systèmes sur le marché ». La fraude est évaluée à « plusieurs millions de dollars ». Ils risquent tous deux jusqu’à 20 ans de prison ainsi que de très lourdes amendes.

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Selon l’acte d’accusation, des centaines de patients ou leurs assurances ont payé des tests sanguins, parfois après que des médecins, eux aussi trompés, leur avaient recommandé la startup Theranos basé à Palo Alto, dans le Comté de Santa Clara, en plein cœur de la Silicon Valley. Les autorités fédérales ont déclaré : « De plus, ils ont délivré aux médecins et aux patients des résultats de tests qui étaient inexacts ». Elles ont également précisé qu’une grande partie des tests avait été réalisée à l’aide d’autres systèmes déjà disponibles dans le commerce.

Alex Tse, procureur de l’État américain a expliqué : « Petits comme gros investisseurs du monde entier sont attirés par la Silicon Valley grâce à son histoire, ses talents et ses promesses. Ils sont aussi attirés par le fait que derrière l’innovation et l’esprit d’entreprise, il y a des règles qui exigent l’honnêteté, le fair-play et la transparence ». Il s’est de même engagé à poursuivre « tous ceux qui ne respectent pas les règles qui font marcher la Silicon Valley ».

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Peu de temps avant le jour de l’inculpation, Theranos avait annoncé qu’Elizabeth Holmes abandonnait ses fonctions de directrice générale, mais qu’elle restait à la tête du conseil d’administration.

À la mi-mars 2018, l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, Securities and Exchange Commission (SEC), avait déjà lancé une accusation d’escroquerie à l’encontre d’Elizabeth Holmes et de Ramesh Balwani. Selon la SEC, ils étaient parvenus à récolter 700 millions $ en exagérant ou en mentant sur leur produit et leurs prévisions financières. Aux termes d’un accord à l’amiable, la fondatrice s’était engagée à payer une amende de 500 000 $ ainsi qu’à céder le contrôle financier de la startup en soldant alors la partie purement financière du dossier mais pas celle des poursuites pénales.

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En 2014, la fortune d’Elizabeth Holmes était estimée à 3,6 milliards $ par le magazine économique américain Forbes, la plaçant au rang de la plus jeune milliardaire n’ayant pas hérité de sa fortune. Sa startup était, elle, évaluée à près de 10 milliards $.

Dans une situation fâcheuse depuis plus de deux ans, Theranos a fermé progressivement plusieurs laboratoires et licencié des centaines de salariés. Malgré tout, Elizabeth Holmes tenterait à nouveau de séduire des investisseurs pour créer une nouvelle société, selon le journaliste John Carreyou, qui avait révélé l’imposture dans le Wall Street Journal et sorti un livre sur cette affaire en mai. Dans une interview récente auprès du magazine Vanity Fair, celui-ci l’avait décrite en ces termes : « Je pense qu’elle a des tendances sociopathes. Parmi ces tendances, il y a le mensonge pathologique ».

France : rebondissement dans l’affaire Lelandais

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Alors que l’autopsie de la petite Maëlys a révélé que celle-ci n’avait pas subit de violences sexuelles avant son décès, de nouvelles accusations de pédophilie se portent aujourd’hui pourtant sur Nordahl Lelandais, l’ancien maître-chien de 34 ans qui a avoué le meurtre de la fillette.

L’étude du téléphone portable de celui-ci a dévoilé une vidéo sur laquelle une petite fille subit une agression sexuelle. Selon des sources proches du dossier et rapportée par BFM, cette fillette âgée de moins de 7 ans serait la cousine du meurtrier.

Cette vidéo aurait été tournée une semaine avant l’enlèvement et le meurtre de Maëlys, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, pendant une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère. Selon ces plusieurs sources, la vidéo aurait été filmée chez les parents de Nordahl Lelandais, lequel y résidait jusqu’à son arrestation. Et d’après les informations relayées par BFM, la fillette sur l’enregistrement serait victime de violences sexuelles de la part de Nordahl Lelandais, lui-même, lequel n’a pas été encore confronté à cette vidéo.

Suscitant de nombreuses interrogations, cet individu, qui a été mis en examen pour le meurtre de Maëlys et d’Arthur Noyer, fait aussi l’objet d’étude par les enquêteurs afin de savoir s’il existerait un lien entre celui-ci et une vingtaine de dossiers de disparitions non élucidées.

Belgique : l’attaque de Liège

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Ce n’est malheureusement pas une nouvelle récente et très joyeuse en soi. Tout le monde a entendu parler de cette attaque menée le 29 mai à Liège en Belgique par un assaillant qui a tué 2 policières et 1 étudiant. Le lendemain sans vraiment grande surprise, Daesh a revendiqué cette attaque.

Une parmi tant d’autres. Quelle solution pourrait-il avoir afin de mettre un terme à cette folie meurtrière ? Que font concrètement nos gouvernants contre ce groupe extrémiste ?

De nombreuses autres questions peuvent se poser sans que nous, simples citoyens, ayons les réponses. Et quand bien même les aurions-nous, que pourrions-nous en faire ? Rien ! Nous n’avons aucun pouvoir à notre niveau. Nous ne pouvons qu’apporter notre soutien moral aux proches des victimes. Nous ne sommes que des spectateurs impuissants dans l’espoir d’un meilleur futur.

À la mémoire des morts et nos pensées aux survivants…

Chili : 34 évêques démissionnent pour raison de pédophilie

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Ce vendredi 18 mai, la conférence épiscopale chilienne a annoncé la démission de 34 de ses évêques auprès du pape François suite à un rapport sur un scandale de pédophilie au Chili. « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous », précisait un communiqué lu devant la presse.

Après trois jours de rencontres avec le pape au Vatican, les évêques ont déclaré : « Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises. Nous remercions les victimes pour leur persévérance et leur courage, malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales qu’elles ont dû affronter, auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale. Nous implorons leur pardon et leur aide pour continuer à avancer sur le chemin de la guérison des blessures, pour qu’elles puissent se cicatriser ».

Le pape François avait annoncé la veille des « changements à court, moyen et long terme pour rétablir la justice » au sein d’une Église chilienne contaminée par des scandales de pédophilie, dans une lettre adressée aux 34 évêques chiliens rencontrés à quatre reprises au Vatican entre le mardi 15 et le jeudi 17 mai.

Il n’y a vraiment que les voies du Seigneur qui soient impénétrables…

USA : 1 professeur blesse 3 élèves en tirant avec une arme à feu

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Alors que le débat sur les armes à feu ne cesse au pays des cow-boys, cet évènement a de quoi raviver la colère des partisans anti-armes. Événement qui s’est déroulé à peine un mois après la fusillade du 14 février dernier au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland en Floride. En rappel, un élève âgé de 19 ans a ouvert le feu sur ses camarades et a provoqué la mort de 17 d’entre eux.

Dans le cadre d’un cours d’administration de la Justice donné par Dennis Alexander aux élèves désireux de se joindre aux forces de l’ordre, ce professeur au lycée de Seaside en Californie et ancien réserviste, a voulu montrer à ses élèves la manière de désarmer un individu. En vérifiant si l’arme était chargée, l’ancien réserviste a pointé son arme vers le plafond, le coup est parti et des débris sont tombés. 3 élèves ont alors étaient blessés par les gravats. Malgré des blessures bénignes, cet accident aurait pu être davantage lourd de conséquences.

Le père de l’un des élèves touché au cou a témoigné de l’état de son fils, suite à l’incident : « il est secoué mais il va bien. Je suis juste très contrarié que personne ne nous ait prévenus et qu’on ait dû appeler nous-mêmes la police ».

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La police a de même envoyé un communiqué via Twitter : « Mardi 13 mars vers 13 h 20, des agents ont été appelés au lycée de Seaside après qu’un professeur a semble-t-il accidentellement tiré avec son arme en classe. Personne n’a été sérieusement blessé ».

Quant au professeur, il a été mis en « congé administratif », comme l’a rapporté la station de radio Franceinfo.

À l’opposé de Donald Trump qui a suggéré d’armer les enseignants pour lutter contre les fusillades et défendre leurs élèves, après cette terrible fusillade de Parkland, des citoyens militent en faveur d’un encadrement plus strict à l’accès aux armes à feu. Le 14 mars, des établissements scolaires ont d’ailleurs symboliquement interrompu leurs cours en vue de faire pression sur le gouvernement afin que celui-ci se décide à prendre des mesures efficaces contre la violence provoquée par les armes.

Les États-Unis, actuellement en pleine crise, n’en ont pas fini avec ce sérieux débat sur les armes qui fait de plus en plus rage dans le pays. Débat qui ne date pas d’aujourd’hui…