Portugal : un tribunal absout les violences conjugales

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En octobre 2017, le tribunal d’appel de la ville de Porto au Portugal a rendu sa décision concernant une affaire jugée en 2015. Une sentence qui fait froid dans le dos.

Ainsi en 2015, une Portugaise a entretenu une relation extra-conjugale durant deux mois à laquelle elle décida de mettre un terme. L’amant mécontent se confessa auprès de son mari. Le couple divorça par la suite. Mais, le mari et l’amant décidèrent de se venger. Ils la kidnappèrent puis la séquestrèrent. Tandis que l’amant la maintenait au sol, le mari la frappa avec un bâton clouté. Une fois relâchée, la femme porta plainte contre ses deux agresseurs. L’ex-mari jugé récolta une peine de 15 mois de prison avec sursis et 1 500 € d’amende.

Le paquet estimant cette peine bien trop légère par rapport à l’ignominie de l’acte porta l’affaire en appel en requérant une peine de 3 ans et demi ferme pour l’ex-mari.

En octobre dernier, les juges d’appel ont donc rendu leur verdict en annonçant la peine initiale maintenue. Ils ont justifié cette décision en déclarant « comprendre la violence de l’homme, victime de cette trahison après avoir été vexé et humilié par sa femme ». Ils ont été même jusqu’à faire référence à la Bible dans leur compte-rendu : « De nos jours, l’adultère commis par une femme est une attaque très sérieuse contre l’honneur et la dignité d’un homme. Dans certaines sociétés, la femme adultère est lapidée à mort. Dans la Bible, nous pouvons lire que la femme adultère devait être par la peine de mort ».

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Cette sentence a provoqué de vives réactions de contestation dans le pays en la jugeant totalement honteuse et contraire au principe de séparation de l’Église et de l’État inscrit dans la Constitution portugaise.

L’union de Femmes Alternative et réponse (UMAR) a exprimé : « Nous sommes perplexes et révoltées […] Cette décision légitime tout simplement la violence conjugale contre les femmes ».

Amnesty International Portugal a également condamné fermement ce verdict : « Amnesty International Portugal défend l’absence de considérations religieuses comme motifs juridiques au nom du respect du principe de la laïcité ».

Quant au Président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur, invité à réagir, il a tout simplement rappelé qu’en tant que chef de l’État il se devait « de faire respecter la Constitution […] de 1976 ».

De nombreuses pétitions ont été lancées sur les réseaux sociaux ainsi que des appels à manifester et se mobiliser pour la défense des droits de cette femme victime de violences conjugales.

Enfin, le Conseil supérieur de la magistrature du Portugal a ouvert une enquête.

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Égypte : démantèlement d’un grand réseau de trafic d’organes humains

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Mardi 22 août dernier, le Ministère de l’Intérieur égyptien a annoncé l’arrestation de 12 membres appartenant à un « grand réseau spécialisé dans le trafic d’organes ».

Dans un hôpital privé du gouvernorat de Gizeh au sud du Caire en Égypte, 3 médecins, 4 infirmières, 3 employés de l’hôpital ainsi que 2 intermédiaires ont été interpellés, alors que certains d’entre eux étaient même en pleine opération chirurgicale afin de prélever un rein et une partie du foie d’un homme. Ce en échange d’un montant de 10 000 $, soit 8 500 €. L’hôpital a été fermé et une enquête a été ouverte.

Selon l’ONU, des centaines d’Égyptiens pauvres ont recours à cette pratique de vente de leurs organes chaque année afin d’assurer leur quotidien ou rembourser leurs dettes. Le Ministère a précisé : « le réseau avait conclu un accord avec les Égyptiens pour le transfert de leurs organes à des patients étrangers en échange d’importantes sommes d’argent ». Il a rappelé également que le Parlement égyptien avait légiféré en 2010 sur l’interdiction du commerce des organes humains et des transplantations entre Égyptiens et étrangers, sauf pour les couples mariés.

Déjà en décembre 2016, les autorités égyptiennes avaient révélé le démantèlement d’un réseau international suspecté d’organiser un trafic d’organes humains prélevés sur des Égyptiens se trouvant dans une extrême précarité. 25 individus, dont des professeurs d’université, des professionnels de la santé, des propriétaires de centres médicaux et des intermédiaires avaient été alors appréhendés. Des millions de dollars, de lingots d’or, des ordinateurs ainsi que des documents avaient été saisis dans 10 centres hospitaliers.

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Il a été aussi établi que les donneurs n’étaient pas tous consentants ni égyptiens, puisque ce trafic touche de même les migrants. Antonio Guterres, directeur de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, a déclaré : « certains d’entre eux sont tués pour leurs organes ».

D’ailleurs un précédant rapport datant de décembre 2011 de l’ONG Coalition for Organ-Failure Solutions avait déjà mis en lumière ce non-consentement des donneurs. Il avait notamment recueilli le témoignage de 57 Soudanais, demandeurs d’asile, qui avaient été victimes de cette pratique. D’après ce rapport, le moyenne d’âge des personnes visées se situe autour de 23 à 24 ans. Les femmes et les enfants sont particulièrement ciblés. Non seulement quelques-unes de ces femmes et filles sont victimes de la traite sexuelle, mais en plus de celle des organes, selon l’ONG. Certaines de ces victimes ont expliqué que les contrebandiers qui les aidaient à entrer dans le territoire égyptien étaient en lien direct avec les trafiquants d’organes qui leur avaient prélevé leur rein.

Ces interventions chirurgicales ont lieu dans des établissements clandestins où les règles d’hygiène et les conditions médicales ne sont pas respectées. Les donneurs ignoraient du reste les complications éventuelles qu’ils encouraient ; certains sont décédés et d’autres sont paralysés à vie.

Enfin, Luc Noël, coordinateur de l’OMS a pu attester que l’Égypte se trouve parmi les 5 premiers pays dans le trafic illégal d’organes humains et selon l’ONG, le nombre total des victimes de ce trafic se chiffrent en milliers.

USA : attentat à Las Vegas

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Tel que nous venons de l’apprendre, un terrible drame a encore frappé les États-Unis.

Dans la soirée du 1er octobre durant le concert de musique country Route 91 Harvest qui se déroulait à ciel ouvert et où 22 000 personnes y assistaient, une fusillade à éclaté.

Cet attentat revendiqué par le groupe islamique Daesh a causé près de 60 morts et plus de 500 blessés recensés pour le moment. Ce bilan pourrait bien s’alourdir.

Selon le shérif Joe Lombardo, le tireur, un retraité blanc de 64 ans originaire du Nevada, Stephen Paddock, aurait visé la foule depuis une chambre située au 32e étage de l’hôtel casino Mandalay Bay situé juste à côté du lieu du concert et se serait donné la mort avant l’arrivée de la police.

Bien que le FBI et de nombreux experts émettent de gros doutes sur cette revendication par Daesh, car « aucun lien n’a été établi à ce stade avec un groupe terroriste international », comme l’a expliqué le porte-parole du bureau fédéral, il n’empêche que dans les faits cet effroyable attentat laisse une fois de plus des familles en deuil.

Et ainsi que Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence américaine, l’a déclaré lors d’une conférence de presse donnée le 2 octobre : « Aujourd’hui, nous devons consoler les survivants et pleurer ceux que nous avons perdus. […] Il serait prématuré pour nous de discuter de politique alors que nous ne connaissons pas tous les faits qui se sont produits hier soir. »

Donc qu’importe le doute qu’il peut subsister sur ce suspect, les morts ne reviendront pas et les survivants garderont toujours en mémoire ce terrible drame.

Colombie : « DONKEY LOVE »

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Alors que l’on pourrait penser que la zoophilie est une pratique peu commune où seuls quelques détraqués l’accomplissent, il existe pourtant une tradition ancestrale la prônant en Colombie.

Le documentaire DONKEY LOVE a révélé cette tradition inconnue des Colombiens qui ont des rapports sexuels avec des ânesses au point d’en tomber amoureux.

Cette coutume est une sorte de rituel de passage que les pères initient à leurs fils afin que ces derniers puissent se préparer aux femmes. Cependant, ce rite continue à l’âge adulte où les hommes finissent par tromper leur femme avec des ânesses.

Mais aussi, les Colombiens croient que les rapports sexuels avec ces animaux permettent à leur pénis de grossir et les évitent de devenir homosexuel.

Cette tradition culturelle est si ancrée dans le pays que des musiciens ont composé des chansons, un auteur a écrit un livre et un festival la célèbre même.

Pire ! Ce documentaire sous-titré « Il est tout ce que vous ne voulez pas que ce soit » a remporté en 2012 lors des festivals du cinéma en Australie les prix Best Documentary Award, Director’s Choice Award, Indie Award ainsi que 10 sélections officielles dans les festivals du film de 4 pays et 3 continents dans le monde. Il a été le premier film de l’Histoire à avoir clôturer un festival du cinéma. Il a été également présenté dans des journaux tels que The New York Times et The Huffington Post.

Sans commentaire…

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Inde : des masques de vaches contre le sexisme

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Sujatro Ghosh est une jeune artiste indienne de 23 ans qui a eu une brillante idée afin de dénoncer le sexisme bien trop présent et pesant dans son pays. Elle a invité des femmes de tout milieu à la rejoindre à porter un masque de vache et à se laisser photographier pour combattre ce sexisme.

Comme chacun le sait, la vache est l’animal sacré en Inde, lequel est même élevé au rang de demi-Dieu. Plusieurs États interdisent d’ailleurs son abattage. S’attaquer à une vache peut avoir de lourdes conséquences. Au Gujarat, par exemple, tuer une vache conduit à un emprisonnement à vie. Selon aussi la BBC, au cours de ces deux dernières années, 12 personnes auraient été abattues pour avoir blessé cet animal.

Quant aux violences à l’encontre des femmes, elles demeurent peu souvent punies par la loi. D’après la police de Delhi, en 2015, seulement 29 % des plaintes pour viol ont abouti à une condamnation et 12 % pour les cas de pédophilie. Il est cependant à spécifier que ces chiffres ne correspondent pas à la réalité, puisque la majorité des victimes se taisent sachant pertinemment que leur agresseur ne sera pratiquement jamais poursuivi.

Sujatro Ghosh a ainsi voulu montrer que la vache a plus de droits que la femme  : « Je suis perturbée, parce que dans mon pays les vaches sont considérées comme plus importantes qu’une femme, parce que cela prend plus de temps pour une femme violée ou agressée d’obtenir justice que pour une vache. », tel qu’elle l’a déclaré à la BBC.

Chaque cliché posté sur son compte Instagram qu’elle a pris de ces quelques femmes qui ont accepté de la suivre est accompagné d’une légende afin de rallier plus de femmes à son projet.

Maroc : l’agression sexuelle d’une jeune femme dans un bus à Casablanca fait scandale

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Dans la nuit du 20 au 21 août dernier, une vidéo a été mise en ligne montrant l’agression sexuelle d’il y a plusieurs mois d’une jeune femme à l’arrière d’un bus en pleine journée à Casablanca au Maroc. Ni le conducteur, ni les passagers n’ont réagi.

6 adolescents, dont 2 supposés en train de filmer, ont ainsi violenté une jeune femme de 24 ans. Les 4 jeunes hommes visibles sur la vidéo lui ont arraché les vêtements et lui ont violemment touché les seins. Malgré qu’elle soit à moitié nue, en larmes et supplie ses agresseurs de la laisser tranquille, personne dans le bus n’est venu à son secours, même pas le chauffeur qui a continué de rouler comme si de rien n’était.

La vidéo a suscité des réactions très divisées au Maroc. Bien que nombreux internautes aient qualifié cet acte d’odieux et pris le parti de la jeune femme, d’autres lui ont rejeté la faute en lui reprochant de ne pas porter des vêtements adéquats. Certains ont même été jusqu’à la traiter de prostituée.

En parallèle, l’association Touche pas à mon enfant a publié sur son compte Facebook des captures d’écran de la vidéo afin que les autorités puissent identifier les agresseurs et de « traduire en justice cette horde barbare qui s’est attaquée lâchement à une jeune fille ».

Grâce à cette vidéo devenue virale et le battage médiatique autour, les pouvoirs publics ont été poussés à intervenir. Le 21 août, La direction générale de la Sûreté nationale ou Sûreté nationale (DGSN) a annoncé l’arrestation de 6 individus âgés de 15 à 17 ans « pour leur implication présumée dans l’agression sexuelle d’une jeune fille dans un bus à Casablanca ».

De leur côté, des journalistes du site d’information francophone au Maroc, Le360, se sont rendus dans le quartier de Bernoussi, où ont été appréhendés les jeunes criminels, afin de recueillir les témoignages des habitants. La plupart d’entre eux excusent ces jeunes en prétextant que cet acte est lié à « leur jeune âge, le fait qu’ils s’adonnent à des drogues, et qu’ils ne soient que des gamins ».

Quant au journal Le Monde, il a notamment rapporté le témoignage de Wafae, une jeune marocaine de 22 ans, qui a alors expliqué le quotidien d’une femme dans l’espace public à Casablanca : « Les agressions sexuelles font partie de notre quotidien. Que ce soit dans le bus, dans la rue ou même dans un souk plein de monde, on subit des attouchements, des insultes. Les hommes ouvrent leur braguette, collent leur sexe au dos des femmes et vont jusqu’à éjaculer sur nous. En plein espace public ! » Puis elle a décrit le comportement des témoins : « Ils lèvent les yeux au ciel, font semblant de ne pas voir. Les chauffeurs de bus n’interviennent jamais. »

Et pour ce qui est de Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des droits de l’Homme, il avait admis auprès de l’AFP début août : « La loi marocaine condamne le harcèlement des femmes au travail, mais pas dans les espaces publics »,  alors que la plupart des agressions se déroulent dans ces lieux. Le plus inquiétant est aussi l’augmentation de ces violences.

Enfin, ce cas est loin d’être isolé au Maroc, car près de 2 femmes sur 3 sont victimes de violences, selon des chiffres officiels. Les agressions sont de l’ordre de la banalité. Leurs auteurs sont très rarement poursuivis et arrêtés.

USA : des fausses cliniques pro-life

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Plus de 4 000 fausses cliniques appelées « crisis pregnancy centres » (CPC), centres de crise en cas de grossesse, seraient établis sur le sol américain. Les établissements médicaux classiques n’atteignent même pas le nombre de 800. Similaires en façade à n’importe quelle clinique ordinaire, puisqu’ils utilisent les mêmes panneaux d’accueil standard que les véritables cliniques, ils sont en réalité dirigés par des chrétiens anti-IVG qui mentent aux femmes enceintes afin qu’elles n’avortent pas.

Ce n’est pas un secret que le droit à l’avortement est mis à mal depuis l’arrivée de Trump à la présidence. D’ailleurs, avril dernier, notamment, il modifiait une loi qui permettait le financement public de cliniques du planning familial.

Depuis le 17 juillet, les défenseurs du droit à l’avortement ont décidé de réagir devant l’expansion inquiétante de ces fausses cliniques. Ils ont lancé une campagne d’envergure au niveau national #ExposeFakeClinics (Exposons les fausses cliniques) afin d’essayer de les contrecarrer.

Sur le site Les Observateurs de France 24, il a été rapporté certaines pratiques employées par ces centres pour dissuader les femmes enceintes d’avorter.

En collaboration avec NARAL, une association défendant les droits à l’avortement, une jeune femme s’est infiltrée dans une quinzaine de ces centres en simulant une grossesse afin de mettre à jour ces pratiques plus discutables. L’une d’entre elles consiste à troubler la femme en l’incitant à considérer son fœtus comme un enfant. Une autre, à mentir en expliquant à la femme qu’elle risque de développer un cancer du sein ou qu’elle restreint ses chances par la suite d’avoir un autre enfant. Pire, certains « cliniciens » vont jusqu’à avancer l’argument que l’IVG est possible jusqu’à 9 mois. D’autres expliquent que si elle n’a pas les ressources financières suffisantes pour élever son enfant, l’État peut l’y aider grâce à des subventions. Ce qui est évidemment totalement faux.

Face à ces accusations, certains centres ont tenté de s’affranchir, comme l’établissement Options for Women/Cornerstone dans le Minnesota. Sa directrice Angela Erickson a ainsi réalisé une vidéo dans laquelle elle reconnaît ces pratiques douteuses appliquées dans certains de ces centres, mais pas dans le sien : « Je ne vais pas nier que certaines cliniques utilisent des pratiques discutables auxquelles je suis opposée, mais il ne faut pas non plus dire que toutes les cliniques sont comme ça. » En contrepartie, elle affirme : « Nous sommes clairement en faveur de la vie de l’enfant, nous offrons un service qui correspond à ce en quoi nous croyons ».

En rappel. 18 États dans le monde interdisent toujours l’IVG. Quant aux États-Unis qui se targuent d’être le pays de la Liberté, ces faits ne semblent pourtant pas répondre à ce symbole…

Bangladesh : une loi en faveur des mariages précoces

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Alors que depuis l’époque coloniale britannique, les mariages des mineurs étaient strictement interdits, le 27 février dernier le Bangladesh a adopté une loi autorisant le mariage d’enfants dans des « circonstances spéciales ».

Un véritable choc pour les associations de défense des droits des enfants qui y voient à juste titre un « risque » élevé pour les mineurs.

Cependant bien que cette interdiction existe, elle n’était que très rarement respectée. Selon les chiffres de l’Unicef, 66 % des Bangladaises sont mariées avant l’âge légal de 18 ans, dont 1/3 à l’âge de 15 ans. L’âge légal pour le garçon, lui, est de 21 ans.

Cette nouvelle loi ratifiée par le Parlement vient ainsi remplacer celle en vigueur jusqu’à maintenant. Les « circonstances spéciales » permettant le mariage précoce sont le viol des jeunes filles ou des mineures enceintes avant le mariage.

Rebeca Momin, députée du parti au pouvoir à la tête de la Commission parlementaire en charge de la question des femmes et des enfants, favorable à cette loi, a estimé que ces « circonstances spéciales » ciblaient la protection des droits des enfants nés hors mariage. Elle a affirmé que des pénalités seraient appliquées en cas de violation de l’âge minimum légal, sans avoir pour autant spécifier lesquelles. Elle a aussi certifié que le Parlement avait « pris en compte le point de vue de l’Unicef et d’autres experts » pour l’élaboration de ce texte. Elle a enfin ajouté que cette nouvelle législation répondait à la réalité de vie dans les régions rurales où vivent 70 % de la population représentant les 160 millions d’habitants au Bangladesh. Ce que Chandan Z Gomes, avocat pour Vision du Monde Bangladesh, a d’ailleurs amèrement rapporté : « La peur du viol et des violences sexuelles, des grossesses non souhaitées avant le mariage, du déshonneur de la famille, l’absence de maison et de la faim sont les raisons les plus courantes ». En effet, la pauvreté ainsi que l’insécurité poussent les familles à marier leurs filles très jeunes.

Des arguments qui ne tiennent pas la route pour Nur Khan, représentant de la coalition pour les Droits des Enfants qui regroupe notamment les ONG Save the Children et Action Aid. Selon lui, cette loi n’édicte aucun âge minimum légal pour ces exceptions : « Ce qui signifie que les enfants peuvent être mariés à l’âge de 14 ou de 15 ans ». Il a de même considéré que cette loi était une porte grande ouverte aux abus sexuels et un risque bien réel pour les enfants.

Après l’adoption de la loi par le Gouvernement en décembre, Heather Barr, chercheuse senior auprès de la division Droits des femmes en Asie à Human Rights Watch, a déclaré : « Affaiblir la loi est un retour en arrière pour le combat contre le mariage des enfants, et envoie comme message aux parents que le Gouvernement pense qu’il est acceptable dans certaines conditions ».

Enfin, le Bangladesh est le pays d’Asie connaissant le taux le plus important de mariages précoces.

« DOSSIER TABOU : doit-on légaliser le cannabis en France ? »

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Documentaire récemment découvert, mais qui date pourtant du 27 mars dernier.

Avec ce second numéro de DOSSIER TABOU présenté par Bernard de La Villardière, la chaîne de télévision M6 propose une nouvelle fois un documentaire sur un sujet sensible : la légalisation ou pas du cannabis en France ?

Alors que cette question qui se pose depuis 20 ans amène à de nombreux débats tant au niveau des hommes politiques que des citoyens, un dialogue franc ne s’est pas vraiment ouvert sur le plan national.

Actuellement en France, on compte 1,4 million de consommateurs réguliers de cannabis, ceux qui en fument au moins 10 fois par mois. Quant aux jeunes, ils font grimper le pays en tête du classement européen.

L’enquête réalisée en toute objectivité montre tous les points positifs comme négatifs et pose les vraies questions : les effets de légalisation sur la délinquance, sur les quartiers laissés pour compte où la police n’est pas ou est peu présente laissant la délinquance s’installer ? Les conséquences sur la santé et les finances publiques ? La consommation qui serait ou non en augmentation ? À qui l’argent issu du trafic profite-t-il ?

Elle met aussi en lumière un immobilisme volontaire de certains services de l’État ainsi que d’élus locaux afin de préserver ce que certains appellent la préservation de la paix sociale.

Policiers, dealers, grossistes, consommateurs, médecins et chercheurs ont été interrogé afin que chacun puisse avoir toutes les informations concrètes pour se forger sa propre opinion. Des cités aux quartiers chics, en passant par les laboratoires et sur un circuit automobile pour tests de conduite sans puis sous l’emprise du cannabis (dont Bernard de La Villardière a d’ailleurs servi de cobaye) y ont été de même explorés.

Enfin, DOSSIER TABOU nous emmène également aux États-Unis, plus précisément dans le Colorado où le cannabis a été légalisé. Il montre ici ce que cette légalisation a apporté en bien ou en mal. Il termine ensuite sa route en Hollande où des sociétés privées sont déjà sur les starting-blocks prêtes à inonder le marché français en cas de légalisation.

Je vous invite donc à découvrir, si ce n’est pas déjà fait, ce documentaire très intéressant et enrichissant. Et je laisse à votre libre arbitre répondre à cette question…

Espagne : EDEMM

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Bien que certains pouvoirs publics internationaux comme des organisations mondiales et autres associations de protection des femmes lancent régulièrement des campagnes de sensibilisation contre les violences conjugales, celles-ci demeurent encore bien présentes dans notre société.

Alors, une ancienne policière espagnole, Carolina Martinez, ayant vu défiler des dizaines de femmes maltraitées, dans la peur de représailles de la part de leur agresseur et sans protection réelle de l’État, a eu une idée vraiment ingénieuse afin de venir en aide à ces femmes victimes de violences.

Il y a un an, elle a créé l’association EDEMM (Asociación vasca de escoltas para la Detección de malos tratos a mujeres, Association basque d’escortes pour la Détection de mauvais traitements aux femmes), qui propose à ces femmes qui en ont besoin le service de gardes du corps féminines bénévoles ainsi qu’une aide psychologique. Grâce à ces gardes du corps, les femmes peuvent ainsi se confier, se sentir en sécurité et parvenir doucement à se dégager de l’emprise de leur agresseur.

Cette magnifique initiative a été rapportée par le journal Ouest France. Carolina Martinez y a d’ailleurs déclaré : « Beaucoup sont victimes de harcèlement dès qu’elles portent plainte. La plupart ne peuvent pas bénéficier d’ordonnances de protection et n’osent plus sortir de chez elles. À raison, car c’est souvent après les dénonciations que se produisent les assassinats. »

Ana, ayant bénéficié de ce programme, a également apporté son témoignage auprès du journal : « Elle m’a sauvé la vie […] Avant de rencontrer Carolina, j’avais perdu 12 kg, je ne dormais plus, elle m’a écoutée et rassurée. »

Actuellement, l’association a son service une quinzaine de gardes du corps pour environ dix femmes. Mais, l’ancien agent de police compte bien étendre son action sur l’ensemble du pays.

Selon les chiffres du Ministère de la Santé espagnol, 13 % de femmes ont déjà subi les coups de leur conjoint. Et depuis le début de cette année, 25 femmes sont décédées à la suite de violences conjugales.