Luttons contre le harcèlement scolaire !

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Hier, à l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, nombreux d’entre nous se sont mobilisés pour tenter de mettre un terme à ce fléau sociétal.

Des insultes aux simples brimades, de la mise à l’écart aux violences les plus extrêmes poussant parfois même au suicide, ce sont 700 000 élèves chaque année en France qui subissent le harcèlement scolaire. 1 élève sur 10 est concerné, soit en moyenne 4 élèves par classe.

Des adolescents, garçons et filles, ont eu alors une très belle initiative. Ils s’appellent Léa, Paola, Sulivan, Sundy, Kiara, Bilal, Cyril, Alix et Léna. Ils se sont réunis dans une vidéo qu’ils ont mise en ligne sur YouTube afin de partager en quelques petites minutes leur histoire. Ayant été victimes du harcèlement scolaire, ils ont ainsi décidé d’en parler.

Je vous invite à visionner cette petite vidéo touchante. En des mots simples, ils envoient un message fort…

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Les carassins synthétisent de l’alcool ?

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Sans oxygène, la plupart des vertébrés meurent en quelques minutes car ils ne peuvent pas répondre aux besoins en énergie cellulaire avec le métabolisme anaérobie. Mais pas les poissons du genre Carassius (carassin), les carpes crucifères (carpes communes) et les poissons rouges. Ces deux espèces ont développé un système métabolique spécialisé leur permettant de survivre de longues périodes, 5 à 6 mois, sans oxygène, en produisant de l’éthanol comme produit final métabolique.

Des chercheurs européens ont découvert de quelle manière ce phénomène est réalisable. Leurs résultats ont été publiés le 11 août 2017 sur le site Scientific Reports.

Ces poissons sont en effet capables de transformer l’acide lactique, sorte de déchet qui se forme dans les tissus lorsque les cellules manquent d’oxygène, en éthanol et de l’évacuer par la suite dans l’eau via leurs branchies. Ce processus évite alors l’accumulation d’acide lactique dans les muscles allant jusqu’à l’empoisonnement. Ce système alternatif permet non seulement la transformation de l’acide lactique afin d’éviter donc à ces poissons de s’empoisonner, mais aussi la survie durant plusieurs mois sans respirer.

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Cathrine Fagernes, l’un des auteurs de l’étude, a expliqué au magazine Sciences et Avenir : « Ces animaux utilisent le même mécanisme que les autres vertébrés pour respirer, celui qui requiert de l’oxygène. Cependant, sans oxygène, ils doivent produire de l’énergie autrement pour survivre. Alors au lieu de produire de l’acide lactique à la fin du processus métabolique, ils produisent de l’alcool […] ils diminuent, voire même stoppent certains processus qui consomment de l’énergie, comme par exemple la vision. » Par conséquent, même si ces poissons obtiennent moins d’énergie que lors de la respiration, ils restent en vie.

Ce procédé est possible grâce à la duplication d’une portion du génome codant pour une enzyme, appelée pyruvate déshydrogénase. Au cours de l’évolution, certaines copies de cette portion ont muté afin de coder une autre enzyme, la pyruvate décarboxylase. Cette dernière spécialisée dans la fermentation alcoolique permet de synthétiser l’éthanol.

Ces carassins ont d’ailleurs une alcoolémie très élevée en absence d’oxygène, comme l’a spécifié le Docteur Michael Berenbrink, un autre auteur de l’étude : « Durant la période où elles évoluent dans les eaux sans dioxygène des étangs recouverts de glace – ce qui peut durer plusieurs mois dans le nord de l’Europe – l’alcoolémie des carpes à la lune peut atteindre plus de 50 mg par 100 millilitres, ce qui est au-dessus de la limite autorisée pour conduire dans ces pays ».

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Au moins, ces poissons ne tuent personne sur les routes avec ou sans permis et avec ou sans points…

Le moral dans les chaussettes…

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Une copine a le moral dans les chaussettes. Comme la vie peut être parfois compliquée. Ce n’est pas non plus la bonne période de l’année pour avoir le moral au beau fixe.

Comment faire alors pour lui remonter le moral lorsque la distance nous éloigne l’une de l’autre ? Comment lui dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, qu’après le pire, il n’y a forcément que le meilleur ?

Et ce ne sont que des mots…

Ne pouvant ainsi lui être d’une grande aide, je ne peux que lui envoyer ce petit message. Message qui ne se voulait pas humoristique à l’origine. Mais vu l’énorme faute… il l’est devenu en fin de compte.

La photo qui suit a été trouvée dans la banque d’images de Google. Elle ne m’appartient donc pas. Je pense qu’elle ne doit probablement pas être soumise à des droits réservés. Or, si tel est le cas et que son auteur souhaite que je la retire de ce blog, je répondrai à sa demande sous une petite condition : « S’il vous plaît, cher auteur de cette image, corrigez la faute ! Je t’envoie… Tu m’envoies… »

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Pakistan : une femme condamnée à mort pour de l’eau

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Près de dix ans auparavant, une chrétienne, Asia Bibi, cueillait des baies avec trois autres femmes dans un champ du Pendjab au Pakistan. Pour se désaltérer, elle but de l’eau d’un puits dans un récipient puis le tendit à une musulmane qui refusa de boire dans le même contenant, accusant la chrétienne d’ « impure ». Celle-ci lui répondit alors que le prophète Mahomet serait probablement en désaccord avec ses propos. Le mollah (chef religieux islamique) local fut informé de cette altercation et déposa plainte contre Asia Bibi. Elle fut arrêtée, accusée d’avoir insulté l’Islam et condamnée à mort par pendaison. La loi au Pakistan, majoritairement musulman, interdit le blasphème qui est puni de mort.

Après ces longues années d’attente de sa sentence, n’ayant eu de cesse de se défendre en affirmant qu’elle n’avait jamais manqué de respect envers l’Islam, elle fut enfin acquittée le 31 octobre dernier. Il aura fallu une procédure juridique de nombreuses années pour arriver à ce verdict. Or, cette décision souleva un effroyable vent de colère des islamistes pakistanais. Fous de rage, ils ont manifesté par milliers en paralysant le pays durant trois jours. Ils ont bloqué les artères principales des métropoles. Des affrontements violents ont eu lieu entre les protestataires et la police locale. La sécurité a dû être renforcée dans des lieux de culte chrétiens. Un véritable déchaînement. À tel point même que la femme, âgée d’une quarantaine d’années maintenant, s’est trouvée contrainte de rester en prison malgré son acquittement.

Cette folie eut déjà été meurtrière. En 2011, alors qu’un gouverneur ainsi qu’un ministre chrétien des Minorités religieuses défendirent publiquement Asia Bibi, les plus radicaux des islamistes n’hésitèrent pas à les assassiner.

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Afin de mettre un terme à cette situation qui s’envenime dans le pays, ce 3 novembre, les autorités pakistanaises ont conclu un accord avec les protestataires. Celui-ci stipule que le gouvernement s’engage à lancer une procédure visant à interdire Asia Bibi de quitter le territoire. Mais aussi, le gouvernement ne s’opposera pas à une requête en révision du jugement d’acquittement initiée par un religieux. En parallèle, le défenseur d’Asia Bibi, l’avocat Saif-ul-Mulook, menacé par des fanatiques islamistes fuit le pays, craignant pour sa vie.

Quant au mari d’Asia Bibi, Ashiq Masih, redoutant également pour la vie de sa famille, il demande désormais l’asile aux dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada pour sa famille. Dans un message vidéo, il implore l’aide de l’Américain Donald Trump, de la Britannique Theresa May ainsi que du Canadien Justin Trudeau. « Si Asia Bibi quitte le pays, chaque membre de sa famille, chaque personne associée à elle sera tuée », a ainsi déclaré le président de l’association des chrétiens pakistanais de Grande-Bretagne.

Un appel à l’aide sans réponse actuellement et Asia Bibi qui demeure incarcérée dans les geôles de Multan, au cœur du Pakistan.

Enfin, même si de leur côté certains politiques français se sont montrés volontaires pour accueillir la famille d’Asia Bibi, de manière factuelle, la conjoncture reste inchangée.

Affaire à suivre…

Soupe d’automne

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Lorsque le froid commence à s’installer, on privilégie les plats chauds et plus énergisants. On laisse ainsi tomber nos salades fraîcheurs de l’été pour nos bonnes vieilles soupes. Et souvent, on pense à potiron notamment pour préparer une soupe pour l’automne. Or, il est possible de garder un pied en été durant l’automne.

Je vous propose une recette de cuisine de mon cru pour 2 personnes :

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Soupe d’encornets et noix de St-Jacques au curcuma et gingembre

(~ 569,25 kcal) (~ 362,95 kcal)

  • 4 encornets frais entiers (80 kcal)
  • 1 petite boîte de petits pois (63,7 kcal)
  • 8 noix de St-Jacques fraîches entières (240 kcal)
  • 1 endive moyenne (50 kcal)
  • 1 gros blanc de poireau (40,5 kcal)
  • 1 pomme de terre moyenne (136,5 kcal)
  • 1/2 oignon jaune moyen (20,5 kcal)
  • 1 c. à soupe de sauce de soja réduite en sel (7,8 kcal)
  • 1 c. à café de curcuma en poudre (17,7 kcal)
  • 1 c. café de gingembre en poudre (16,6 kcal)
  • 1 c. café de ciboulette finement hachée (1,5 kcal)
  • 1/2 c. à café de miel liquide (8,15 kcal)
  • Poivre noir (à doser selon votre goût)
  • 25 cl d’eau

Dans deux casseroles d’eau séparées, cuisez la pomme de terre et le poireau. Égouttez et laissez tiédir. Mixez la pomme de terre, le poireau et l’oignon.

Dans une casserole, versez ce mélange avec le reste des ingrédients. Mélangez. Cuisez sur feu doux 15 à 20 minutes, selon la taille des fruits de mer, casserole couverte.

Servez dans une assiette creuse et c’est prêt !

Dans une casserole d’eau, cuisez la pomme de terre. Dans une seconde casserole d’eau, cuisez l’endive et le blanc de poireau. Égouttez et laissez tiédir. Mixez ensuite le tout avec les petits pois et l’oignon.

Dans une casserole, versez ce mélange avec le reste des ingrédients. Mélangez. Cuisez sur feu doux 15 minutes, casserole couverte.

Servez dans une assiette creuse et c’est prêt !

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Note :

Rectifiez l’assaisonnement selon votre goût. Vous pouvez ajouter un peu de piment rouge en poudre si vous aimez les plats épicés.

Bon appétit !

Dimanche d’automne

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Premier vrai dimanche d’automne, dans ma région, avec un petit 4°C matinal, une partie du jardin où le givre s’est déposé et le pare-brise de la voiture à gratter…

Un tout petit coup de blues aussi en pensant à ma campagne anglaise qui me manque en cette période. Les Anglais me manquent également d’ailleurs.

Cela fait déjà un peu plus de deux mois que je suis en France. Et ma réadaptation s’avère un peu plus compliquée que prévue.

Autant les Anglais sont critiquables en bien des domaines, autant ils sont des exemples à suivre en beaucoup d’autres.

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Depuis mon arrivée en France, je n’entends que des gens se plaindre, je n’observe que de l’agressivité… La tristesse, la solitude, un mal-être ambiant, un savoir-vivre où c’est la loi du plus fort, sans foi ni loi, qui tend à l’emporter. À aucun moment, je n’ai ressenti de la joie, une forme quelconque de bonheur. Je peux du reste compter sur les doigts d’une main les sourires que j’ai pu voir s’afficher sur le visage des gens.

Dans la région anglaise, région pauvre, où j’ai résidé durant plus de 5 ans, ses habitants avaient les mêmes problèmes qu’ici. Sachant qu’un Anglais pauvre est loin d’équivaloir à un Français pauvre, car l’Anglais pauvre n’a absolument pas le même statut social que le Français pauvre. Les aides étatiques anglaises sont proches de zéro. Ce qui n’est pas le cas en France. Malgré cela, les Anglais ont une vision plus optimiste de la vie. Ils ont une notion de responsabilité propre plus importante. Ils se prennent davantage en charge. En gros, ils se responsabilisent et ne rejettent pas systématiquement la faute sur l’État, la société, les autres quoi… Je rappelle en aparté que la région anglaise où j’étais avait un taux de chômage de plus de 20 %. Je vous laisse imaginer.

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Lorsque je suis revenue en France pour m’y installer, la courtoisie à laquelle je m’étais très vite et bien familiarisée durant ces années, aux oubliettes ! Les restaurants vivants où les gens riaient, parlaient fort, à la poubelle ! Les personnes inconnues croisées dans les rues qui vous souriaient et vous saluaient, terminé ! Les échanges amicaux dans les pubs avec des parfaits étrangers qui se poursuivaient jusque tard dans la nuit, fini !

Vous me direz, et je l’espère, que ce n’est pas partout comme cela en France. Mais dans la région parisienne où je me trouve, ce n’est pas vraiment l’euphorie. La froideur à l’image de ce dimanche d’automne y est présente comme le givre qui s’accroche à l’herbe de mon jardin ce matin.

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Quoi qu’il en soit, cette courte expérience parisienne ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir. Je change de région d’ici quelques mois. Un concours de circonstances auquel je ne m’attendais absolument pas va me conduire dans le 27 (Eure), à la limite du 95 (Val-d’Oise), où là je resterai pour de bon, enfin pour un certain nombre d’années, je l’espère.

Je vous en dirai davantage au moment venu. Puisque de nouveau, je serai probablement sans connexion Internet durant un laps de temps. En attendant, la seule chose qui n’a pas changé et m’apporte un soutien énorme dans cette réadaptation, c’est vous. Ces échanges chaleureux qui se poursuivent où que vous soyez et où que je sois ou aille…

Bon dimanche !

Wildlife Photographer of the Year 2018

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Photo Isak Pretorius

Comme chaque année, le concours Wildlife Photographer of the Year récompense les plus belles photos ayant toujours la vocation d’ « éveiller la curiosité sur le monde naturel en présentant l’extraordinaire diversité sur Terre et en soulignant la fragilité de la vie sauvage sur notre planète ».

Cette édition 2018 a permis de découvrir des photographes animaliers extraordinaires.

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The Golden Couple – Photo Marsel van Oosten

17 octobre dernier, le Néerlandais Marsel van Oosten a remporté le titre de photographe animalier de l’année, la principale catégorie. Sa photo « The Golden Couple » (Le Couple en Or) a immortalisé deux Rhinopithèques de Roxellane dans la forêt tempérée des monts Qinling en Chine, seul habitat de ces primates en danger. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, ces animaux sont menacés d’extinction.

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Lounging Leopard – Photo Skye Meaker

Le Sud-africain de 16 ans Skye Meaker a obtenu le 2e prix. 1er prix dans la catégorie des jeunes photographes animaliers. Sa photo « Lounging Leopard » (Léopard se prélassant) a montré un léopard dans la réserve de Mashatu au Botswana. Il est l’un des fauves le plus fréquemment photographié, mais demeure le plus difficile à apercevoir.

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Tigerland – Photo Emmanuel Rondeau

Le Français Emmanuel Rondeau a décroché une mention spéciale dans la catégorie « Les animaux dans leur milieu » avec sa photo « Tigerland ».

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Life Among Litter – Photo Greg Lecoeur

Un autre Français Greg Lecoeur a été décerné d’une mention spéciale dans la catégorie « Prix du Photojournaliste » pour sa photo « Life Among Litter » (La vie parmi la litière).

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Photo Steven Blandin

L’Américain Steven Blandin a été l’un des lauréats du Prix du choix du public grâce à sa photo représentant une spatule rosée atterrissant avec ses ailes en forme de U, à Tampa Bay en Floride.

Et bien d’autres encore…

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Un paresseux dans la canopée de la forêt tropicale brésilienne – Photo Luciano Candisani

Les clichés du Wildlife Photographer of the Year 2018 ont été sélectionnés parmi 45 000 photos envoyées depuis 95 pays. La compétition totalise 16 catégories pour les plus de 18 ans et 3 catégories pour les plus jeunes, selon leur âge. 100 photos du concours ont été exposées au Musée d’Histoire Naturelle de Londres dès le 19 octobre et ont été montrées dans d’autres pays comme le Canada, l’Espagne ou encore les États-Unis.

La fête des morts

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Que ce soit les vivants ou les morts, à chacun sa fête. Pour les chrétiens croyants, hier ils célébraient leurs saints. Aujourd’hui, avec ou sans foi, nous honorons nos chers disparus.

Ce jour est important. Il est le seul de l’année où les morts se font entendre, pour ceux qui veulent les écouter.

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J’avais déjà évoqué, il y a fort longtemps, dans un article datant de 2015, mon attrait tout particulier pour les cimetières. Ne voyez en cela rien de morbide. Je ne me balade pas en ces lieux pour pratiquer la nécromancie.

Ce qui m’attire dans ces endroits si spécifiques, c’est le passé gravé sur la pierre. Ce passé figé qui marque sa présence. Ces âmes qui ont vécu puis laissé place aux vivants. Celles-là même qui transmettent ce passé oublié.

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Et ceci dit ce blog ne s’appelle pas LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES pour rien !

Alors commémorons nos morts. Ayons une petite pensée pour eux et pour elles. À nos très chers disparus…

Dawn Shaughnessy

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Les festivités de Halloween terminées, LES CHRONIQUES MORTES OU VIVES reprennent leur cours…

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Dawn Angela Shaughnessy est une radiochimiste américaine et chercheuse principale du groupe d’éléments lourd du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), centre de recherche fédéral situé à Livermore, Californie, aux États-Unis, fondé par l’Université de Californie à Berkeley en 1952. Elle a participé à la découverte de 5 éléments super-lourds avec les numéros atomiques 114 à 118.

Enfant, elle désirait devenir médecin. Mais à l’école secondaire El Segundo High School, à Los Angeles, elle s’intéresse à la physique-chimie. En 1993, elle obtient son baccalauréat en chimie à l’Université de Californie à Berkeley. Elle rejoint le groupe de Darleane C. Hoffman pour ses études de doctorat. En 2000, elle termine son doctorat au UC Berkeley College of Chemistry. Sa thèse porte sur la fission retardée de l’einsteinium. Elle remporte un prix reconnaissant sa force dans l’enseignement aux cycles supérieurs.

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En 2000, sous la direction de Heino Nitsche, elle étudie, au Lawrence Livermore National Laboratory, les interactions entre le plutonium et les minéraux porteurs de manganèse,  dans le cadre d’une initiative du Département de l’énergie des États-Unis pour nettoyer l’environnement de matériaux. En 2002, elle entre définitivement au LLNL.

En 2012, son groupe de recherche reçoit une subvention de 5 000 $ qu’il fait alors don au département de chimie de Livermore High School. En 2013, elle est nommée à la tête du groupe expérimental nucléaire et de radiochimie. Elle contribue à des campagnes afin de célébrer le Mois de l’histoire des femmes. En 2014, elle édite le livre The Cheminstry of Superheavy Elements.

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Tout en dirigeant le groupe des éléments lourds, elle établit un partenariat avec le Joint Institute for Nuclear Research (JINR), à Dubna, dans l’oblast (unité administrative de type « région » existant en Russie, Ukraine, Kirghizistan et Bulgarie) de Moscou, en Russie. Ce centre international de recherche dans le domaine des sciences nucléaires emploie 5 500 personnes et 1 200 chercheurs, dont 1 000 docteurs en doctorat de 18 États membres, y compris l’Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus et Kazakhstan. Mais la plupart des scientifiques sont d’éminents scientifiques russes.

Avec son équipe, ils arrivent à identifier 5 nouveaux éléments super-lourds, lesquels sont confirmés par l’Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) en début 2016. Dawn Shaughnessy a d’ailleurs appelé l’un d’eux l’élément 116 Livermorium, en honneur au LLNL, dans lequel ces éléments ont été découverts. Les travaux récents de Dawn se portent notamment sur la criminalistique nucléaire (être capable d’identifier les traces de matières fissiles, de produits, et de produits d’activation après une explosion). Son équipe tente d’automatiser la préparation et la détection des échantillons, lui permettant d’accélérer l’analyse des isotopes.

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Ses prix et distinctions :

  • 2018 – Élue membre de l’American Chemical Society
  • 2016 – Fast Company Most Creative
  • 2012 – Intronisée au Alameda County Women’s Hall of Fame
  • 2010 : Departement of Energy Office of Science Oustanding Mentor Award (Prix de mentor exceptionnel de l’Office des sciences du ministère de l’Énergie)
  • 2010 : Gordon Battelle Prize for Scientific Discovery (Prix Gordon Battelle pour la découverte scientifique)

C’est Halloween !

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Accueillons fantômes et squelettes dans notre maison ! Laissons de la place aux chauves-souris ! Donnons un aspect diabolique aux citrouilles ! Transformons notre home sweet home en un château hanté !

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Ensuite, séquence cuisine, où là aussi l’horreur sera au rendez-vous. Sauf au niveau des papilles, espérons-le.

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Installons le costume tout autant terrifiant en y apportant quelques retouches si besoin est. Prévoyons aussi le Damart Thermolactyl à mettre sous le déguisement pour sortir ce soir, au vu des températures du moment.

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Tenons-nous prêts à célébrer Halloween ! Préparons-nous à trembler d’effroi ! À tous et à toutes un très bon…

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