Afrique : 0,5 % seulement de son budget est consacré à la recherche

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À l’occasion du 5e sommet entre l’Union Européenne et l’Union Africaine qui a lieu les 29 et 30 novembre à Abidjan en Côte d’Ivoire, avec le thème central « l’investissement dans la jeunesse », les chercheurs africains lancent un appel à l’ensemble des gouvernements du continent afin qu’ils augmentent les budgets consacrés à la science et aux technologies.

« Aucun des pays africains ne consacre plus de 0,5 % de son budget à la recherche. »

Les causes : une pénurie de laboratoires de bonne qualité technique pour une recherche adéquate et performante, mais également selon l’Unesco, l’Afrique compte 90 chercheurs par million d’habitants à côté de 3 400 environ par million dans les pays développés. Elle ne publie qu’ainsi 2 % des articles scientifiques parus dans le monde. Et bien qu’en avril 1980, les 54 pays africains se soient engagés à Lagos au Nigeria sur un plan d’action pour le développement économique de l’Afrique concernant les crédits alloués à la recherche qui devaient atteindre le 1 % de leur budget respectif en 2000, aujourd’hui, cet objectif semble impossible.

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Le Pr Daouda Aïdara, biologiste, ancien Président de l’Université Nangui Abrogoua de la Côte d’Ivoire et Président de l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines (ASCAD), explique : « On peut certes comprendre les contraintes nombreuses et diverses de sollicitations des dirigeants africains sur plusieurs fronts en même temps, notamment sur les priorités données à la santé et à l’éducation […] Or, un constat indéniable est que ce sont les pays qui ont investi dans la formation des ressources humaines, dans la science et dans la technologie qui sont aujourd’hui soit émergents soit développés. »

Afrique_0,5 % seulement de son budget est consacré à la recherche_ERC_wpC’est pour cela que les scientifiques du continent ont décidé de se mobiliser en lançant cet appel dit « Appel d’Abidjan » qui circule dans les Académies de sciences, les organismes de recherche et les universités. Ce texte convie tous les dirigeants d’Afrique à mettre en place un système de soutien financier à la recherche dans le long terme, à encourager la formation de nouvelles équipes ainsi qu’à investir dans des équipements performants et de qualité, à l’image du Conseil européen de la recherche, l’European Research Council (ERC), belle réussite qui fête d’ailleurs ses 10 ans cette année.

Afrique_0,5 % seulement de son budget est consacré à la recherche_IRD_wpCependant, le message de cet « African Research Council » ne s’adresse pas aux bailleurs occidentaux ou organismes européens, comme l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), qui collaborent depuis de très nombreuses années à l’émergence d’une recherche africaine compétitive. Ce que confirme le Professeur Daouda Aïdara : « Leur aide, bien que hautement appréciée, ne saurait à elle seule suffire pour une résolution durable de ce problème spécifiquement africain. C’est donc bien à nos gouvernements de faire l’effort financier nécessaire en faveur de la science, afin que celle-ci soit un levier durable du développement de nos pays et une alternative définitive, de par ses effets induits, à l’émigration périlleuse de la jeunesse africaine vers l’occident. […] Pour la Côte d’Ivoire par exemple, qui possède un potentiel agricole riche, il faut évidemment investir dans la recherche agronomique. »

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Aussi, l’initiative de cet appel est de permettre aux pays africains d’étendre leur domaine de recherche en pouvant choisir les énergies renouvelables, les technologies marines, l’économie numérique, etc. La volonté des signataires de cet appel est donc de définir la « vision africaine » de la science, tel que le Professeur le spécifie : « Il faut capitaliser les compétences acquises par nos jeunes chercheurs dans les laboratoires du Nord en les adaptant à nos besoins endogènes de développement. »

Enfin, le thème phare de ce sommet, « l’investissement dans la jeunesse », n’a pas été un choix hasardeux, puisqu’il est lié aux vagues migratoires entre l’Europe et l’Afrique. Qui plus est, les ambassadeurs de cette rencontre ont tenu compte de la population africaine qui doublera d’ici 2050 atteignant les 2,4 milliards d’habitants et majoritairement jeunes. L’Afrique subsaharienne devra dès lors créer 18 millions de nouveaux postes par an d’ici 2035. Ce qui ne sera pas une mince affaire.

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Les scientifiques présents à ce 5e sommet rappellent donc aux dirigeants africains que le développement scientifique est l’une des pièces maîtresses de la création de ces emplois dans des secteurs nouveaux de l’économie.

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Un scientifique tente de modifier son génome

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Josiah Zayner, diplômé de l’Université de Chicago en biophysique moléculaire et ancien employé de la NASA ayant travaillé sur un programme de biologie synthétique, est entré dans l’Histoire en devenant le premier biohacker.

Début octobre dernier, au cours d’une conférence qu’il a tenu à San Francisco et qui a été diffusée sur Facebook, ce savant fou a annoncé qu’il était parvenu à modifier son ADN en vue d’accroître ses capacités musculaires afin de devenir un surhomme.

Il a démontré qu’en utilisant la technique d’édition génétique CRISPR/Cas9, appelée par les spécialistes le « scalpel de la génétique » ou les « ciseaux de l’ADN », très prometteuse en thérapie génétique depuis sa découverte en 2015, il avait réussi à modifier son génome afin de renforcer sa puissance musculaire.

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Pour ce faire, il s’est injecté dans l’avant-bras une solution contenant la protéine Cas9 et un ARN guide ciblant le gène de la myostatine, une protéine qui inhibe le développement musculaire ; l’objectif étant de supprimer ce gène et de voir alors si dans le membre en question les muscles vont se mettre à grossir plus que de mesure.

Ce biochimiste a voulu mener cette expérience face caméra afin de prouver que l’édition du génome pouvait être réalisée par le commun des mortels chez lui avec un minimum de matériel.

« Avec cette tentative, Josiah Zayner a franchi un cap dans le « Do it yourself », un terme autrefois réservé à l’informatique et qui évoquait les bidouillages de geeks mais maintenant utilisé pour par les manipulateurs du vivant. Loin d’alerter sur les dangers de telles manipulations, Zayner estime que les choses vont trop lentement dans le « vieux monde de la science » et invite les volontaires à entreprendre toutes sortes de transformations. », a déclaré Joël Ignasse, journaliste du magazine Sciences et Avenir.

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Il a d’ailleurs créé la société The ODIN qui commercialise dès lors toute une série de kits permettant de réaliser cette expérience à domicile, y compris l’utilisation de la technique CRISPR.

Même si les travaux du biochimiste intéressent de près le FBI qui échange régulièrement avec lui afin de connaître l’avancée de ses travaux et de ses recherches, la mise en vente de ces kits inquiète les autorités fédérales. Et bien que pour le Professeur George Church à Harvard, spécialiste de la biologie synthétique, Josiah Zayner sache de quoi il parle et trouve extraordinaire cette mise à disposition de tous ces outils d’édition du génome, la communauté scientifique ne partage pas vraiment son avis.

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Nombreux scientifiques demeurent très sceptiques côté résultat. Rien ne prouve que des gènes ont bien été supprimés dans certaines cellules, ni combien de cellules ont pu être affectées par l’injection et encore moins si la pratique aura un impact physique. L’usage de la technique CRISPR/Cas9 présente des risques infectieux et inflammatoires si elle est utilisée hors protocole. En outre, cette technique n’a été expérimentée qu’en laboratoire jusqu’alors. Elle n’est donc pas sûre à 100% et le risque de muter un gène voisin pouvant entraîner une maladie, comme un cancer, reste très élevé.

De son côté, évidemment, le biochimiste se défend en affirmant qu’il est encore vivant, malgré les avertissements.

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Quant à la Food and Drug Administration (FDA), l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments qui est mandatée pour autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis, entre autres, a de suite publié une mise en garde rappelant que toute utilisation de CRISPR/Cas9 sur l’humain « doit faire l’objet d’une approbation et que la vente de ces kits est illégale ».

Enfin, on pourrait se demander jusqu’où la folie de certains hommes, scientifiques ou pas, s’arrête-elle afin de combler un évident mal d’être ? Et pourquoi cet individu ne se met-il tout simplement pas au sport ?

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Esprit de corps

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Kate McClure est une jeune américaine qui vit à Philadelphie aux États-Unis. En octobre dernier, tandis qu’elle circulait sur la route, elle tombe en panne d’essence. Seule, elle décide de laisser son véhicule sur le bas-côté et part à pied vers la station-service la plus proche. Elle croise alors sur sa route Johnny Bobbit Jr, un ancien soldat de 34 ans qui vit dans la rue depuis quelques mois. La jeune femme raconte : « Il m’a dit de retourner dans ma voiture et de verrouiller les portes. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un bidon d’essence rouge. Il avait utilisé ses 20 derniers dollars pour que je puisse rentrer chez moi saine et sauve. »

Touchée par ce geste, Kate s’arrête régulièrement auprès de Johnny depuis ce jour. Elle lui donne des vêtements et un peu d’argent. Mais trouvant cela insuffisant, elle crée une cagnotte sur la plate-forme GoFundMe sur laquelle elle lance un appel aux dons en fixant l’objectif de récolter 10 000 $ afin de lui payer un loyer, un véhicule et l’aider dans ses dépenses. Elle explique : « Il voudrait aussi vraiment trouver un travail. Et je crois que dans un endroit propre où il pourrait passer ses nuits, sa vie peut redevenir normale. »

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Kate McClure et Johnny Bobbit

Suite à la médiatisation de son projet, elle a atteint près de 350 000 $ en 14 jours avec un taux de participation de 12 000 personnes. Et cette cagnotte ne cesse d’augmenter.

Un très beau fait divers bien réel qui prouve que les belles histoires humaines n’existent pas que dans les contes de fées. Une magnifique preuve de solidarité qui démontre que tant que cet Esprit de corps est là, l’humanité existe encore…

Pudding

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Le mot pudding représente en général pour nous un dessert. Or, il est également un plat salé. Ce terme viendrait probablement du mot français « boudin », lui-même issu du mot latin « botellus », signifiant « petite saucisse » ; en référence aux viandes emballées utilisées dans les puddings européens médiévaux.

Dans la cuisine britannique, il est aussi le terme générique pour désigner n’importe quel dessert, comme les flancs, riz au lait et crèmes.

Le pudding est une masse compacte composée d’un mélange de divers ingrédients lié à un produit céréalier ou à un autre liant, tel que la farine, une céréale, du sang, des œufs ou encore la graisse de rognon. Il est cuit au four, par ébullition ou au bain-marie. Il est toujours consommé couramment dans des lieux variés et servi en tant que plat principal ou dessert. La majorité des puddings, salés ou sucrés, ressemblent à des gâteaux en plus liquides et servis en morceaux plutôt qu’en tranches.

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Quelques puddings salés

Le pudding salé appelé pudding bouilli, chez les Britanniques, était habituellement servi en plat principal à bord des bateaux de la marine royale au 18e et au 19e siècle, dans lequel des rations quotidiennes de farine et de graisse de rognon s’y trouvaient.

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Black Pudding, est du boudin noir, l’une des plus anciennes charcuteries connues. Il est ainsi fabriqué à partir de sang et de graisse de porc ainsi que de condiments. Il peut être aussi conçu plus rarement de sang de mouton et de chèvre ou de sang de volaille ou de cheval.

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Groaty Pudding ou Groaty Dick, est un plat traditionnel du « Black Country », le pays noir, un district industriel situé immédiatement à l’ouest de Birmingham. Il est un mélange de gruau, bœuf, poireaux, oignon et bouillon de bœuf cuits ensemble au four à environ 150 °C pendant un maximum de 16 heures. Dans ce district, ce plat se mange à chaque Guy Fawkes Night.

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White Pudding, est du boudin blanc. Ce plat est populaire en Écosse, en Irlande, dans le  Comté de Northumberland (Terre au Nord du Humber, un important comté du nord de l’Angleterre qui remonte à l’époque anglo-saxonne et qui succède à l’ancien royaume de Northumbrie dont il n’occupe qu’une portion septentrionale), en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Similaire au Black Pudding, mais sans présence de sang, il est fabriqué à base de viande et gras de porc, de suif (produit résiduel obtenu par la fonte de la graisse d’espèces animales comme le mouton et le bœuf), de pain et d’avoine, puis est façonné en grande saucisse. Avant les années 1990, la cervelle de mouton y était ajoutée en guise de liant. Il est cuit soit entier ou coupé en tranches et grillé. Il est fréquemment servit frit dans les Fish and Chips écossais à la place du poisson. Il se rapproche du Hot’s Pudding originaire du Devon et des Cornouailles en moins épicé.

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Hot’s Pudding est tout simplement une grosse saucisse de porc, équivalant au cervelas ou à la saucisse de Morteau.

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Yorkshire Pudding.

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Haggis, est une panse de brebis farcie, plat traditionnel écossais qui fut très populaire au 18e siècle dans la cuisine anglaise.

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Quelques puddings sucrés

Le pudding sucré est souvent accompagné de crème glacée ou de crème anglaise ou des deux.

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Christmas Pudding, le dessert traditionnel anglais du repas de Noël (sujet d’un prochain article), est servi au Royaume-Uni, en Irlande et quelques endroits du Nord de la France. Originaire d’Angleterre, il est appelé plus communément « plum pudding » lorsqu’il s’agit d’autres sortes de puddings bouillis avec des fruits secs. Il se prépare le jour du Réveillon pour n’être consommé que le lendemain.

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Pudding aux carottes, correspondant au fameux cake anglais à la carotte, mais version pudding.

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Pudding au chocolat, celui que nous connaissons tous.

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Pudding au pain, dessert populaire des cuisines britanniques (importé à Malte), du sud des États-Unis, du Canada (Québec) et de la Belgique. Il est composé de pain, de matière grasse (margarine ou suif), d’œufs, de lait, de sucre, de golden syrup (sirop de sucre doré, sucre inverti (mélange équimolaire de glucose et de fructose obtenu par hydrolyse du saccharose) de couleur ambrée, sous-produit obtenu lors de la fabrication du sucre de canne ou de betterave, sirop riche en saccharose contenant de la mélasse dite « refiners return syrup »), d’épices (cacao, cannelle, vanille, etc.) et de fruits séchés ou confits.

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Pudding au riz, l’équivalent au célèbre riz au lait. Cette spécialité culinaire sucrée qui remonte à l’Antiquité (Kheer indien) est donc pour l’essentiel à base de riz cuit dans du lait sucré et servie tiède ou froide. Ce mets traditionnel issu de différentes cultures est de même un entremets sucré préparé dans une casserole, bouilli ou cuit au four, parfois moulé comme un gâteau. Il peut être complété avec des œufs battus, nappé de caramel, aromatisé à la vanille, à la cannelle ou/et accompagné de raisins secs.

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Pudding à la graisse de rognon

Il s’apparente à un pâté en croûte cuit à la vapeur, constitué d’une garniture entièrement recouverte de pâte à la graisse de rognon. Il est salé ou sucré. Dans ce type de pudding, le pudding de bifteck, d’agneau ou de rein est traditionnel. Ce pudding est une particularité du Royaume-Uni.

Voilà, plus de secret sur le pudding !

Sur ce, je vous retrouve lundi avec une autre spécialité anglaise et je vous souhaite…

Bon appétit !

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Les arbres de vie

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Afin de clôturer cette semaine qui me fut riche en émotions, je vous propose en images ces magnifiques arbres de vie :

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L’arbre de vie est représenté sous forme de gravures, peintures, broderies, impressions ou sculptures depuis l’aube des temps. Parfois assorti de personnages et/ou d’animaux,  Il symbolise la force de la vie et ses origines, l’importance des racines et le développement de la vie.

L’arbre de la connaissance du bien et du mal et le chandelier à 7 branches seraient des variantes selon certaines interprétations.

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L’arbre de vie évoque aussi de manière symbolique dans la Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme) les lois de l’Univers. Certains auteurs le comparent ainsi à l’arbre de vie mentionné par la Genèse, chapitre2, verset 9.

Sa description est considérée comme celle de la cosmogonie (système de la formation de l’Univers) de la mystique kabbalistique.

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L’arbre de vie est également confondu avec l’arbre de joie, alors que celui-ci est en fait un conte de Noël pour la jeunesse de l’auteur québécois Alain Bergeron (connu de même sous le nom de plume Brian Eaglenor, anagramme de son nom) paru en 1999.

Bon dimanche !

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I’m so happy !

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Hello les amis !

J’ai une super good news à vous annoncer. Ça y est ! Je déménage ! J’ai enfin trouvé une maison et non sans mal ! Surtout, j’ai eu sacrément chaud aux fesses !

Tout s’est déroulé très rapidement. La semaine dernière, jeudi 16, après avoir visité une ixième maison, j’ai posé une « application », comme les Anglais l’appellent, sur une maison pour laquelle j’ai eu un vrai gros coup de cœur. Or, n’étant pas chanceuse de nature, je n’étais pas très optimiste et m’attendais un refus supplémentaire pour X ou Y raisons. J’ai même pensé à un NON lié à une catastrophe naturelle qui serait survenue dont on ne sait d’où ?

Toutefois en déposant ma requête, j’ai interrogé la représentante de l’agence pour savoir si d’autres personnes étaient également intéressées par la maison et/ou si le propriétaire n’envisagerait pas dans un futur proche de vendre. Celle-ci me rassura sur l’intention du propriétaire qui ne mettrait jamais la maison en vente et que j’étais la seule à poser une candidature sur cette maison, me laissant ainsi entrevoir une lueur d’espoir.

Le lendemain, je fus contactée afin de réunir les papiers nécessaires pour la maison. Puis lundi de cette semaine, la nana qui s’occupe de la situation des expats m’a confirmé cette superbe nouvelle. J’ai la maison et je déménage le 13 décembre ! Hourra !

Et hier soir, je reçus un mail via l’agence de la maison dans laquelle je suis actuellement pour m’informer que cette dite maison était vendue. Inutile de vous dire qu’il en a fallu de peu au niveau timing.

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Bref, au vu des difficultés que j’ai eues à trouver cette maison et des déménagements à répétition depuis que je suis en Angleterre ; à croire que j’attire tous les propriétaires du Lincolnshire qui louent leur bien, puis qui décident finalement de le vendre, je crie haut et fort aujourd’hui :

I’m so happy !

Enfin, de tous les déménagements que j’ai réalisés ici, c’est bien celui-ci qui me comble le plus de joie. Car, c’est la première maison sur laquelle j’ai réellement flashée. Les autres maisons dans lesquelles j’étais, dont celle-ci, malgré leur grandeur surdimensionnée et leur charme certes très british, ont été davantage un choix de raison que de passion.

Lorsque je serai installée, promis, je prendrai des photos de la maison ainsi que de son jardin, plutôt de sa mini-forêt. Vous verrez ce jardin, The Garden, est tout simplement époustouflant ! Il est se compose en trois parties immenses totalisant environ 3 000 m2 et dont la dernière partie donne sur des champs à perte de vue. Le rêve !

Voilà les amis, de vraies bonnes nouvelles ! Je vais vous laisser et continuer à peaufiner le reste de mon déménagement, puisque je vis quand même depuis des mois parmi les cartons. Et je vous tiendrai au courant de la suite des évènements concernant le blog qui sera momentanément suspendu, le temps que la connexion Internet soit établie dans la nouvelle maison.

En attendant, je vous retrouve demain et les jours qui suivent jusqu’au 13 décembre ou un peu avant. Je vous préviendrai en temps et en heure…

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Black Friday

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Le Black Friday, vendredi noir en français, parfois appelé vendredi Fou, tire son origine des États-Unis. Il se déroule le lendemain du repas de Thanksgiving et traditionnellement donne le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Il est aussi un grand jour de soldes pour lancer cette saison d’achats.

Il est célébré aux États-Unis, au Canada, en France, en Suisse romande et en Angleterre.

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Origine

Il est apparu pour la première fois dans les années 1960 aux États-Unis afin de désigner l’achalandage piétonnier et automobile lors du début des achats de Noël. Des années plus tard, les commerçants utilisèrent ce terme pour qualifier la « sortie du rouge » de leurs comptes financiers et « retourner dans le noir ». À l’époque, la comptabilité était tenue à la main, les comptes s’écrivaient en rouge, signifiant qu’ils étaient déficitaires, toute l’année jusqu’à ce dit vendredi. Car les achats du lendemain de Thanksgiving permettaient aux commerçants de faire passer leurs comptes dans le positif qu’ils écrivaient alors à l’encre noire, d’où l’expression de vendredi noir.

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En France

Il a un rôle essentiellement commercial. Les achats ont lieu principalement sur Internet. Des enseignes, comme Amazon, Cdiscount, Apple, PriceMinister, Intersport, Habitat, Rue du Commerce, proposent des codes promotionnels importants valables durant seulement 24 heures, durée traditionnelle du Black Friday, ou pendant tout le week-end qui suit. Cette initiative commerciale connaît de plus en plus de succès dans le pays. Or, c’est une particularité typiquement française, puisque aux USA, seuls les commerces de notoriété publique appliquent ces grosses promotions. Ce n’est que le lundi suivant, Cyber Monday, que les commerçants cassent les prix sur Internet. Bien que ce lundi existe également en France, il a moins de valeur, étant donné que les promotions sur Internet se déroulent du vendredi au lundi. Cette période est du reste appelée la « Cyber Week ».

Il est arrivé en France par les enseignes Auchan, Fnac, Darty, La Redoute et Géant Casino, entre autres, qui ont lancé ces promotions d’achats dans leurs magasins le 28 novembre 2014. Depuis, l’intérêt des Français pour cet évènement n’a cessé d’accroître. D’ailleurs, en novembre 2016, les recherches sur Google relatives au Black Friday ont explosé en comparaison à la même période l’année précédente, atteignant les 2,4 millions. En 2015 et 2016, Amazon et Cdiscount étaient les e-shops les plus recherchés à l’approche de ce jour, suivis de Fnac, SFR et Darty. Les catégories de produits les plus plébiscitées durant cette période étaient l’électronique, la maison et la mode.

À la suite des attentats terroristes de Paris du vendredi 13 novembre 2015, le délégué général de la Fédération du E-Commerce et de la Vente à Distance (FEVAD), a annoncé que cet évènement commercial sera rebaptisé « Jour XXL », « par respect pour les familles ». Ce qui à titre personnel n’a aucun intérêt. Il faut au contraire conserver ce terme Black Friday afin qu’il honore plutôt les victimes de ce terrible drame et que son interprétation soit un appel à un devoir de mémoire. Ni Auschwitz, ni la Shoah n’ont été rebaptisés au titre de « par respect pour les familles » disparues ou survivantes.

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En Suisse romande

Le Black Friday, tout autant promotionnel, a vu le jour en 2014 avec la participation très remarquée du distributeur Manor. En 2015, il a pris de l’ampleur avec une collaboration croissante des commerçants suisses. Mais, ce n’est qu’en novembre 2016 qu’il a pris son envol avec un tel volume de commande sur Internet qu’il a rendu inaccessible les sites e-commerce de certaines grandes enseignes, comme Melectronics.

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En Angleterre

Alors que nous ne cessons de dire que les Anglais sont toujours à part des autres, pour le coup, ils suivent leurs homologues européens dans cette approche promotionnelle. Enfin, voire en puissance 10 et plus encore si ce vendredi est un Flexi Friday, puisque le Black Friday anglais ressemble à ça :

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Tous les commerces, y compris les charity shops, pratiquent des soldes considérables sur tout et n’importe quoi. Tout y passe, de la simple tranche de jambon (pour 10 achetées, les 10 autres sont à moitié prix), des vêtements de fin de saison divers et variés (allant de la paire de chaussettes aux culottes) sont proposés à des prix défiant toute concurrence, en passant par les appareils ménagers (des réfrigérateurs affichant des prix à 69 £, soit 77,50 €), jusqu’aux séjours en station thermale (une journée pour 2 personnes avec le thé de l’après-midi à 59,50 £, soit environ 67 €).

Et l’expression de « vendredi fou » prend vraiment tout son sens ici. Les maisons se vident pour combler les rues et les commerces. Le guerrier ou la guerrière, surtout la guerrière, qui sommeille au plus profond de chaque Anglais se réveille pour remporter le combat des soldes. La frénésie et la furie viennent alors remplacer le dit flegme britannique qui lui se retrouve l’instant d’une journée envoyé au fond des oubliettes…

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Grand Prix Inserm 2017

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Née le 5 mars 1965 à Londres, Edith Heard est une généticienne britannique spécialiste en épigénétique, une discipline de la biologie étudiant les mécanismes moléculaires qui modulent l’expression du patrimoine génétique en fonction du contexte.

Elle suit des études de génétique à Emmanuel College, l’un des 31 collèges de l’Université de Cambridge, où elle obtient un Bachelor of Arts en 1986. Elle réalise un doctorat, qu’elle soutient en 1990, sur le cancer dans le laboratoire du Imperial Cancer Reasearch Fund. Elle entre à l’Institut Pasteur pour effectuer un stage post-doctoral sur l’inactivation du chromosome X et sa régulation épigénétique au cours du développement. Elle est ensuite engagée par le CNRS en 1993. En 2010, elle est à la direction de l’unité mixte de recherche de Génétique et biologie du développement de l’Institut Curie.

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En 2012, elle est nommée professeur titulaire au Collège de France à Paris de la chaire « épigénétique et mémoire cellulaire ». Lors de ses travaux, elle découvre une organisation des chromosomes, la chromatine (substance composée de molécule d’ADN, d’ARN et de protéines, qui sert à créer les chromosomes eucaryotes) s’organisant selon des structures chromosomiques tridimensionnelles appelées domaine d’association topologique, soit Topologically associating domain (TAD). Celui-ci est une région génomique auto-agissant, c’est-à-dire que les séquences d’ADN dans un TAD interagissent physiquement entre elles plus souvent qu’avec des séquences extérieures au TAD. Il range l’ADN dans une sorte de « fil de laine » qui forment plusieurs pelotes dont chacune correspond à un TAD. Cet « effet pelote » est responsable de la régulation des gènes. Au cours de la reproduction, la perte de ces pelotes provoque l’inactivation du chromosome X. Ces structures chromosomiques tridimensionnelles sont présentes chez les animaux, certaines plantes, champignons et bactéries. La taille des TAD peut aller de milliers à des millions de bases d’ADN. Les fonctions des TAD ne sont pas toutes comprises, mais dans certains cas, la perturbation des TAD entraîne une maladie car le changement de l’organisation 3D du chromosome perturbe la régulation des gènes. Les mécanismes sous-jacents à la formation du TAD sont également complexes et non complètement élucidés, bien qu’un certain nombre de composés de protéines et d’éléments d’ADN soient associés aux limites du TAD. Cette découverte a eu un impact important sur l’interprétation du génome et de l’information épigénétique.

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En 2013, elle devient Fellow of the Royal Society, compagnon de la Royal Society, analogue à l’Académie des sciences en France.

Le 30 novembre 2017 au Collège de France, en présence de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et du député Cédric Villani, elle recevra lors de la cérémonie annuelle des Prix Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le Grand Prix de 2017 pour ses travaux sur l’épigénétique, l’ensemble des mécanismes moléculaires au niveau du génome et de la régulation de l’expression des gènes.

En 2019, elle sera Directrice Générale du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire, European Molecular Biology Laboratory (EMBL).

En parallèle à ses recherches et à l’enseignement, Edith Heard œuvre au développement de Programme national d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil, PAUSE, un programme régi par le Collège de France visant à développer une science sans frontières et à ainsi accueillir dans l’impératif les scientifiques en exil issus de pays où la situation politique ne leur permet plus d’exercer leur métier, mais aussi où leur vie ainsi que celle de leur famille son menacées.

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Au cours de cette cérémonie, d’autres prix seront décernés :

Grand Prix Inserm 2017_Marie-Paule Kieny_wp– Le Prix International reviendra à la spécialiste française en virologie Marie-Paule Kieny, Sous-directrice Générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre des systèmes de la santé et l’innovation, depuis novembre 2012, aussi Directrice de recherche Inserm. En 2014, alors que l’Afrique de l’Ouest est frappée par le virus Ebola, elle assume tous les aspects de la recherche et du développement afin de tenter d’enrayer le virus. En l’espace de onze mois, l’OMS assure la promotion et le suivi de l’essai clinique de l’un des deux vaccins testés dans cette région. En 1980, elle obtient un doctorat en microbiologie à l’Université de Montpellier ainsi qu’un diplôme universitaire en économie. De 1981 à 1988, elle est Directrice scientifique adjointe de Transgene SA. De 1999 à 2000, elle est à la tête du groupe de recherche de virologie moléculaire travaillant sur le virus de l’hépatite C à l’Institut de virologie de l’Inserm. Elle dirige l’Initiative de l’OMS pour la recherche sur les vaccins depuis sa création en 2001. Sous sa direction, le développement ainsi que l’homologation de nouveaux vaccins contre la méningite et la grippe pandémique dans les pays en voie de développement ont pu se réaliser grâce à son savoir-faire. Elle est pionnière en la matière. Les vaccins contre les maladies liées à la pauvreté et celles qui touchent de manière disproportionnée les populations pauvres et marginalisées sont des priorités permanentes depuis son premier rôle à l’OMS avec le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales en 2001. D’octobre 2010 à novembre 2012, elle est Sous-directrice Générale de l’OMS pour l’Innovation, l’Information, les Preuves et la Recherche.

Grand Prix Inserm 2017_Marc Peschanski_wp– Le Prix Opecst-Inserm récompensera le biologiste français Marc Peschanski, spécialiste en neurophysiologie des maladies neurodégénératives et des cellules souches   et directeur de recherche Inserm, pour son travail sur les cellules souches embryonnaires humaines. Lui et son équipe sont actuellement sur le point de produire industriellement des thérapies développées à partir de cellules souches embryonnaires humaines et de leurs produits. Après des études de médecine, il devient chercheur à l’Inserm au sein du CHU de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil dans le Val-de-Marne. Spécialiste du cerveau et des maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Parkinson et de Huntington, il est un précurseur des greffes neuronales. Il séjourne quelques années en Angleterre puis s’oriente vers la recherche sur les cellules souches. Passée une lutte pour la révision des lois de bioéthiques, il crée en 2005 sur le Génopole d’Évry, I-Stem, un Institut des cellules souches en partenariat avec l’Association française contre les myopathies. En décembre 2006, suite à cette démarche, une polémique menée par certains milieux catholiques se déroule pendant le Téléthon. Il est aussi partisan du clonage thérapeutique pour « obtenir du matériel biologique » afin de comprendre les mécanismes de certaines maladies. En 2011, son équipe, co-dirigée par Cécile Martinat, chef d’équipe de recherche à l’Inserm sur les maladies neuromusculaires, publie des résultats primordiaux sur l’identification de gènes impliqués (deux gènes de la famille SLITRK) dans une forme de myopathie, la maladie de Steinert, en utilisant des cellules souches embryonnaires humaines. Ce qui de nouveau provoque une polémique sur l’opportunité d’utiliser de telles cellules plutôt que des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Il a été, durant de nombreuses années, rédacteur en chef de la revue Médecine/sciences.

Grand Prix Inserm 2017_Alain Chéotal_wp– Le Prix Recherche se verra attribué à Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm à l’Institut de la vision et chercheur expert en neuro-anatomie, développement, transgenèse chez la souris, migration neuronale, guidage axonal, qui a réussi à observer en 3 dimensions les connexions neuronales dans le cerveau intact, grâce à des rayons lasers et à l’imagerie en fluorescence. Il cherche à comprendre comment les neurones en migration et les extensions des neurones pour établir des connexions entre eux (axones) sont guidés dans le cerveau en développement. Il travaille également avec son équipe sur de nouvelles technologies permettant de visualiser le développement des neurones. Ses travaux visent à déterminer si les molécules servant au guidage axonal sont de même impliquées dans des maladies du système visuel ou des pathologies dont la myéline d’un organe se trouve détruite, cas de la sclérose en plaques ou de certains cancers.

Grand Prix Inserm 2017_Sophie Allart_wp– Le Prix Innovation distinguera, entre autres, la biochimiste Sophie Allart, ingénieure de recherche Inserm et responsable du plateau technique d’imagerie cellulaire du Centre de physiopathologie de Toulouse, en reconnaissance de ses recherches en physiopathologie qui ont permis la découverte de la présence du virus Zika à l’intérieur même du spermatozoïde. Elle entre à l’Inserm en 1994, après des études en biochimie à l’INSA de Lyon. Ingénieure d’études, elle interrompt son activité pour réaliser une thèse en immuno-virologie qu’elle soutient en 2003. Elle effectue un stage de fin d’études dans la recherche privée et découvre sa vocation en développant un fort intérêt pour la vie de laboratoire. En 2005, elle se reconvertit pour être ainsi recrutée à son poste actuel d’ingénieure de recherche.

« Demain, tous crétins ? »

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Aujourd’hui, le « crétinisme » est remis au centre des débats. Loin d’être l’insulte que nous imaginons, ce terme scientifique désigne des troubles physiques et des retards mentaux pouvant être liés à une insuffisance thyroïdienne.

Réalisé par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, ce documentaire « Demain, tous crétins ? », diffusé en ce début de novembre sur la chaîne de télévision française Arte, révèle un constat alarmant sur la baisse du QI, la hausse des troubles du comportement ainsi que de l’autisme, entre autres.

Des chercheurs américains et européens relaient dans ce reportage le résultat de leurs études menées à longue haleine sur les effets nuisibles des perturbateurs endocriniens. Ces nombreuses molécules disséminées dans les objets du quotidien qui dérèglent nos hormones thyroïdiennes et ont ainsi un impact néfaste sur la santé mentale.

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Depuis plus de vingt ans, les scientifiques observent avec grande inquiétude les capacités intellectuelles diminuer en force à l’échelle mondiale ; la baisse du QI dans plusieurs pays occidentaux, chez les enfants, une explosion des cas d’autisme, une augmentation de l’hyperactivité, des difficultés de concentration, des troubles du comportement, et de manière moins significative, une croissance de l’asthme et des migraines. La cause. Ces perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui altèrent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. D’ailleurs, aux États-Unis, chaque bébé naît avec plus de cent molécules chimiques dans le sang.

Ces particules présentes dans les pesticides, cosmétiques, savons antibactériens, mousses de canapé, détergents, plastiques, retardateurs de flamme (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels pour les rendre moins inflammables, dont les plastiques, textiles, équipements électriques ou électroniques, produits de puériculture, etc.), peinture, colle ou encore sprays domestiques, tous ces produits qui sont entrés dans nos vies depuis des décennies, font partie d’une longue liste des objets incriminés.

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Des chercheurs engagés, comme Barbara Demeneix, biologiste et endocrinologue, Arlene Bloom, biochimiste américaine, qui lutte sans répit contre l’utilisation des retardateurs de flammes depuis les années 1970, ou encore bien d’autres scientifiques, ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur ce problème de santé publique.

Et quant aux législateurs, sous l’influence des lobbies industriels qui minimisent les faits, ils peinent à prendre des mesures.

Le hashtag de trop !

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#BalanceTonPorc, hashtag apparu sur Twitter en octobre sur l’initiative de la journaliste Sandra Muller de La Lettre de l’audiovisuelle. Il est la variation française, peu élégante et encore moins féminine, de #MyHarveyWeinstein, hashtag lancé par l’écrivain canadien Anne T. Donahue suite au scandale du producteur américain Harvey Weinstein accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Partant certainement d’un bon sentiment, ce hashtag qui m’a déjà provoqué une douleur indescriptible à mes doigts lorsque je l’ai tapé sur le clavier de mon pc et causé un haut-le-cœur à sa lecture a ainsi réjoui nombreuses de mes congénères.

Or, avant d’exprimer mon point de vue sur le sujet, je tiens à remercier Annabelle Prune pour son article publié sur le site MEDIAPART qui traduit en quelque sorte mon opinion.

Le hashtag de trop_cochon-dodo_wp

Cette initiative voulant que « la parole se libère », donnant alors l’occasion aux femmes de raconter leur histoire sur ce qu’elles ont subi par rapport au harcèlement et/ou agression sexuelle, porte pourtant une atteinte sévère et dangereuse au respect de l’homme, car lui aussi mérite le respect. En outre, au-delà de l’homme, il s’agit de l’Homme.

Oser parler, rompre le silence, afin de lutter contre ce fléau ne signifie pas pour autant que la femme doive devenir outrancière, donner libre cours à ses instincts primaires. Et pour reprendre les mots d’Annabelle : « Parce que chacun des termes de ce mot d’ordre va à l’encontre de son objectif émancipateur. L’émancipation ne se commande pas, elle se conquiert à plusieurs d’abord en dénonçant le système d’une oppression. »

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Qui plus est, cette volonté d’un pseudo « appel à témoins » dépasse l’idée de dénonciation, mais insinue plutôt celle de la délation, ne serait-ce que par le mot « balance ». Mais aussi, citant de nouveau Annabelle : « Pourquoi animaliser une violence ? « Porc » ? N’est-ce pas avec ce genre d’anathème que se reproduit le système de toutes les violences dominatrices. Laissons nos amis porcins en dehors de nos histoires de familles. Mais quoi ! Ce sont des Beaufs, des Bôfs, des harasseurs, des violenteurs, des violeurs, je cherche encore des mots. »

Ce hashtag ignoble ne sert en rien la cause féminine. Au contraire. Il est maladroit, d’une extrême violence, une incitation à la haine et risquerait de conduire à la conséquence désastreuse de condamner tous les hommes au même sort.

Le hashtag de trop_cochon-petit_wp

Pire, il pourrait amener à une dérive (qui a dès lors tendance à se produire) de paranoïa incontrôlée qui pousserait à considérer le moindre geste affectueux sans arrière-pensée sexuelle d’un homme comme du harcèlement et/ou une agression sexuelle. Une psychose qui nous amènerait vers un futur où les hommes et les femmes ne parviendraient plus à vivre ensemble. Un avenir d’un sérieux retour en arrière d’une humanité divisée où les hommes et les femmes ne seraient plus que des ennemis.

Pour conclure, je vous invite vivement à lire l’article d’Annabelle Prune qui a trouvé les bons mots pour définir ce que j’espère ne pas être la seule à penser.

Donc, moi non plus Sister, je ne balancerai pas !