Europe : numéro 1 des éoliennes en mer

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L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a rendu public un rapport ce lundi 27 août : l’Europe totalise 3 230 éoliennes en mer connectées en 2015, correspondant à plus de 90 % de la puissance totale répartie dans le monde. La puissance produite par ces dernières atteint 11 000 MW.

La France qui n’a toujours pas d’éoliennes en mer prévoit d’attribuer jusqu’à 6 000 MW d’ici à 2023 en plus des 3 000 MW qui devraient être installés à cette échéance.

Ce qui n’est pas le cas du Royaume-Uni qui arrive en tête, représentant à lui seul 46 % de la puissance mondiale établie en 2015. Suivent ensuite l’Allemagne avec ses 30 % et le Danemark avec ses 11,5 %.

Hors de la zone Europe, la Chine est le 4e marché mondial avec une puissance implantée ayant dépassé les 1 000 MW fin 2015, équivalant à 8 % du total mondial.

Concernant les parcs éoliens flottants en Europe, ils ne sont encore qu’au stade de projets pilotes, notamment en Norvège, Écosse, Portugal et France.

Selon les données les plus récentes permettant une synthèse de ces données, celles de 2013 évaluent : l’économie maritime française employait 460 000 personnes et générait 35,6 milliards € de valeur ajoutée, soit 1,5 % du PIB du pays.

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L’arnaque de l’ « électrophotonique »

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Georges Vieilledent, PDG de la société Électrophotonique Ingénierie, prétend dépister la maladie de Lyme avec une photographie des doigts du patient – Photo de Sciences et Avenir

La machine d’ « électrophotonique » ou de « captations photoniques », consistant à l’analyse de photos insolites révélant un « halo » qui entoure le bout des doigts des patients, a été créée par la société Électrophotonique Ingénierie à Brens dans le Tarn. Son PDG, Georges Vieilledent, affirme dépister la maladie de Lyme en autres.

Or, les résultats du test sur cette machine sont très controversés. Ils ne sont pas certifiés scientifiquement. Ils sont non officiels.

Le magazine Sciences et Avenir a enquêté de manière approfondie sur cette méthode qui pourrait s’avérer frauduleuse.

Le journaliste scientifique Olivier Hertel de ce magazine a d’ailleurs expliqué dans son article : « Avec près de 70 symptômes possibles, en outre peu spécifiques, le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à poser. Ce, d’autant plus que l’efficacité des deux tests de dépistages officiels (Elisa et Western Blot) est très contestée. Ces tests sont en effet menés sur des échantillons de sang. Or Borrelia, la bactérie responsable de l’infection, s’y trouve très rarement. En outre, les tests sur le marché détectent plusieurs espèces de Borrelia… mais pas toutes. Ils ignorent aussi les autres pathogènes transmis par les tiques et impliqués dans la maladie, comme la bactérie Bartonnella ou encore des rickettsies et le parasite Babesia. Dans le cadre du « plan Lyme », lancé en 2016 par le ministre de la Santé, de nouveaux protocoles de diagnostics et de soins devraient être recommandés d’ici à la fin de l’année. »

En plus du fait que le PDG prétend que « la présence ou l’absence de lumière sur certaines zones de ce halo sont révélatrices de la présence de la bactérie dans le corps », c’est-à-dire que le pouce indiquerait le microbe présent dans le cerveau et l’index serait en lien direct avec le rectum, sa société facture tout de même cet examen 250 €. Le PDG atteste aussi que cette technique liée à un traitement d’électrothérapie procuré par un appareil appelé Vital Harmony (délivrant des micro-courants par deux électrodes tenues en main par le patient) dépiste presque 100 % des patients atteints de la maladie de Lyme. À noter que cet appareil est conçu lui aussi comme par hasard par la société de ce Monsieur et vendu aux malades à 700 € environ.

De surcroît, Georges Vieilledent n’est pas seul dans cette histoire. Fin 2015, ce dernier lance une étude, toujours en cours, auprès de quelques 400 malades, sous le contrôle du Pr Christian Perronne (CHU de Garches dans les Hauts-de-Seine) et du Dr Raouf Ghozzi (centre hospitalier de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées). Ces médecins sont réputés auprès des malades de Lyme. Ils ont été parmi les premiers à aller au-delà des résultats négatifs des tests officiels et ont administré de longues cures d’antibiotiques, procédé qui fournit de meilleurs résultats actuellement.

Cependant, leur collaboration ainsi que leur soutien à cette étude d’ « électrophotonique » sont sérieusement remis en cause.

Grâce à un visionnage des conférences publiques tenues par le PDG, les enquêteurs ont noté de sérieux dérapages. Georges Vieilledent atteste que « le Vital Harmony est au moins aussi bon les cures d’antibiotiques […] son traitement est efficace à 100 % contre la sclérose en plaques, il détruit tous les pathogènes et devrait bientôt remplacer les injections d’insuline des diabétiques et les chimiothérapies des cancéreux. »

Ces enregistrements ont été par la suite montrés aux deux médecins appuyant ce projet. Ils ont alors répondu de pas être au courant de ces propos : « Nous avions effectivement des doutes sur la machine de dépistage. Mais, concernant le Vital Harmony, nous nous sommes fiés à la parole des patients qui nous ont rapporté une amélioration de leurs symptômes. Ces retours étaient positifs pour plus de 30 % d’entre eux, soit un effet supérieur à ce que l’on accorde au placebo. C’est ce qui nous a poussé à accepter de superviser cette étude. »

À cette déclaration, Nicolas Pinsault, chercheur au laboratoire Techniques de l’ingénierie médicale et de la complexité de l’Université Grenoble-Alpes a rétorqué : « Cette règle des 30 % n’existe pas. L’effet placebo est présent chez 100 % des personnes testées puisqu’il est lié au fait de recevoir un traitement, que celui-ci soit efficace ou pas. Même lorsque l’on teste un « vrai » médicament, une partie de ses effets est due à la molécule active, mais une autre au placebo. » À laquelle, Olivier Hertel a ajouté : « D’où l’importance dans un essai clinique de toujours comparer le traitement à un placebo, ce qui n’est pas le cas dans l’étude menée par la société de Georges Vieilledent. Il serait donc impossible de déterminer si le Vital Harmony est plus efficace… qu’un granule de sucre. Et à y regarder de près, les allégations d’Électrophotonique Ingénierie ne relèvent aucunement de la science ». Avis que partage Jérôme Kaparian, physicien spécialiste de l’ « effet couronne » à l’Université de Genève en Suisse : « Ces images ne sont pas reproductibles et ne veulent rien dire, car le phénomène est trop sensible. Un changement infime de la pression du doigt sur l’électrode, de sa température, de l’humidité à sa surface… sont autant de facteurs qui modifient le halo capturé sur l’image. »

L’enquête a également mis en lumière que cette idée de lier l’effet couronne et diagnostic n’était pas récente, comme l’a souligné le journaliste scientifique : « Déjà, dans les années 1970, cette pratique était en vogue dans le milieu de la parapsychologie sous le nom de « photographies Kirlian » à partir desquelles certains prétendaient lire « l’état énergétique » des personnes dans ce qu’ils appelaient alors l’ « aura ». Si Georges Vieilledent préfère aujourd’hui le terme plus « scientifique » de « captations photoniques », l’idée demeure la même. D’ailleurs, le concepteur de sa machine, Raymond Herren, ingénieur du CNRS du laboratoire de Chimie physique de l’université Paris-Sud (Orsay, Essonne), avait déjà élaboré des années plus tôt des machines du même genre pour un certain Georges Hadjopoulos. Ce dernier, véritable « pionnier de l’électrophotonique », se disait spécialiste de l’interprétation thérapeutique des photos Kirlian. L’ingénieur du CNRS ne s’est pas contenté de mettre ses compétences au service du dit Hadjopoulos. Il en a cautionné les dérives en cosignant avec lui et le dentiste suisse Nicolas Stelling l’ouvrage intitulé « Établir  un bilan bioénergétique » dans lequel, déjà, des photographies Kirlian de doigts et d’orteils permettaient de « dépister » leucémie, cancer du sein, autisme ou schizophrénie… »

Concernant le Vital Harmony, cet appareil aussi créé par l’ingénieur du CNRS rappelle étrangement celui conçu dans les années 20 par l’Américain Royal Raymond Rife, lequel soignait soi-disant quasiment tous les maux par la variation de fréquence de champs électriques. Mais aucune preuve n’a fait l’objet de la moindre publication dans une revue scientifique.

Quoi qu’il soit, ce qui ressort en tous cas de cette étude « fantasmagorique » est l’argent récupéré par la société. Car, bien que les 400 patients qui participent encore à l’étude ont eu leur examen de 250 € offert, la plupart ont acheté la machine à 700 € à peu près. Ce qui représente un gain éventuel d’environ 200 000 €.

À lire également dans le même article les notes : « ANTISEPTIQUE F84. Un essai clinique sur l’homme réalisé en toute illégalité » et « ANALYSES DE SANG. Le test non validé du professeur Montagnier »

Pays-Bas : 40 gènes liés à l’intelligence

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Photo de Fernando Da Cunha / BSIP / AFP

Fin mai 2017, des chercheurs de l’Université libre d’Amsterdam aux Pays-Bas ont publié dans la revue Nature Genetics leur découverte qui a eu un fort écho dans les médias anglophones et francophones. Cette dernière a été relayée dans le magazine Sciences et Avenir.

Ils ont ainsi déclaré avoir identifié 40 nouveaux gènes liés à l’intelligence. Pour parvenir à cette identification, ils ont étudié le lien entre le génome de plus de 78 000 adultes et enfants européens et leurs résultats à des tests de QI. De par ce fait, cette étude est celle menée à la plus grande échelle jamais réalisée jusqu’alors.

Cependant, Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur du laboratoire Neurosciences Paris Seine et Président du comité d’éthique de l’Inserm met un bémol concernant cette découverte : « Les 40 gènes identifiés rendent compte de moins de 5 % de la variance observée lors des tests d’intelligence, laissant donc 95 % aux facteurs épigénétiques, c’est-à-dire les modifications d’expression des gènes liées à des facteurs environnementaux, éducationnels, culturels, socio-économiques… […] Il est donc scientifiquement faux d’affirmer qu’il n’y a aucune influence de la génétique sur nos capacités cognitives, mais tout aussi erroné de prétendre que celle-ci joue un prépondérant. »

Lise Loumé, spécialiste santé au pôle digital du magazine Sciences et Avenir rappelle que « les tests QI restent très discutés et ne peuvent prétendre à l’universalité », cf. article écrit par Elena Sender.

De son côté, Danielle Posthuma, principal auteur de l’étude, a rassuré sur l’éventualité de dérives, notamment la sélection d’embryons dès la naissance, par exemple, comme elle l’a déclaré au magazine : « Loin de nous l’idée de cautionner une telle dérive, de plus je doute fort que cela puisse être techniquement possible un jour. Aux Pays-Bas, les recherches sur l’héritabilité de l’intelligence ont débuté très tôt au 20e siècle et sont largement financées par l’État. » Elle a également expliqué que ce type de travaux pouvait être effectué « sans tomber dans le déterminisme génétique. […] Les facteurs environnementaux dominent toujours ceux liés à la génétique, bien entendu. Par exemple, si vous êtes génétiquement prédisposé à être accro à la nicotine, vous pouvez toujours décider de ne pas fumer. Dans le cas de certaines maladies génétiques, il est possible de ne pas développer la pathologie en changeant son comportement, par exemple son alimentation : c’est le cas de la phénylcétonurie, une maladie génétique héréditaire qui empêche d’assimiler une substance naturellement présente dans l’alimentation, la phénylalanine. » Elle a ensuite ajouté que ses travaux permettraient de mieux comprendre des pathologies : « Les 40 gènes identifiés, qui ont une fonction dans le cerveau et plus particulièrement dans la régulation du développement cellulaire, sont également en lien avec la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, les symptômes dépressifs, le trouble du spectre autistique… » Et elle a même spécifié en exemple avoir repéré une variante d’un gène associée à un risque réduit de schizophrénie et une autre augmentant le risque du trouble du spectre autistique.

En réponse à cette dernière déclaration, le neurologue a nuancé ces propos : « Il y a toutefois tellement de gènes associés à ce type de pathologie qu’il est complexe d’appréhender leur mécanisme. »

L’origine des étoiles filantes

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Pour tous ceux qui se passionnent pour les mystères de l’univers ou ont eu le privilège d’assister à la pluie de météores des Perséides dans les nuits de 28 au 30 juillet dernier, je vous invite à lire cet article intéressant abordant ce sujet sur le site Sciences et Avenir.

Le parfum des fleurs

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Le parfum des fleurs n’a aujourd’hui plus de secret. Une équipe internationale, composée de l’Université catholique de Louvain en Belgique (UCL), l’Université de Purdue en Indiana aux États-Unis et de l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas, vient de percer le mystère du parfum des fleurs.

Jusqu’à aujourd’hui l’idée reçue était que les fleurs n’avaient pas de rôle dans la diffusion de leur parfum, alors qu’en fait oui. Et ce par un transporteur actif, ABC, qui permet aux molécules odorantes d’être véhiculées dans les airs afin qu’elles soient perçues.

Le point d’origine du ABC se trouve dans les pétales où les composés odorants volatils, COV, sont produits. L’équipe a constaté que l’ABC était présent dès la production des COV qui se fait au moment de la visite d’insectes pollinisateurs. Cet instant a lieu à différentes périodes, fin du jour ou la nuit, selon la fleur. L’équipe a cherché si la présence du ABC influençait la diffusion des COV dans les airs ou si les deux étaient indépendants.

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Grâce à un modèle mathématique, les chercheurs ont établi le lien entre les deux. Après avoir reproduit l’ABC dans des cellules de plantes en culture et effectué des tests avec plusieurs molécules, ils ont alors prouvé qu’un mécanisme de défense était mis en place par la plante et que l’ABC était directement impliqué dans ce mécanisme. La fleur libère ainsi via l’ABC les COV stockés en trop grande quantité qui deviennent toxiques pour elle, mais agréablement odorants pour nous. Ce trop plein transporté puis libéré est donc son parfum !

Selon l’UCL, « ce travail pourrait servir de base à l’étude des mécanismes d’émission de COV par d’autres êtres vivants, comme les microbes et même les êtres humains, sans oublier d’autres applications, notamment dans le domaine du cosmétique ou l’industrie agroalimentaire. »

Le CO2 en méthane grâce au soleil

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17 juillet dernier, un article sur une découverte révolutionnaire a été publié sur le site du journal Nature.

Réalisée dans le laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’Université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité, l’expérience a permis de trouver un moyen de recycler le CO2.

Un catalyseur à base de fer permet à la molécule de CO2, dissoute dans un liquide, de perdre graduellement ses atomes d’oxygène qui se trouvent remplacés par des atomes d’hydrogène afin de former alors du méthane et ce grâce à la lumière du soleil, tels que Julien Bonin et Marc Robert, deux des coauteurs de l’étude, l’ont expliqué : « Il s’agit de recherche fondamentale, mais ce que nous avons mis en évidence est prometteur […] Nous avons mis au point un système liquide à plusieurs composants dans lequel le CO2 dissous se transforme progressivement en méthane grâce à la lumière solaire et à une molécule à base de fer qui permet d’accélérer la réaction. »

Les chercheurs ont pu arriver à ce résultat en s’inspirant du rôle du fer, constituant de l’hémoglobine qui permet aux globules rouges de transporter l’oxygène dans le sang.

Le magazine Sciences et Avenir y a consacré à son tour un article, écrit par le journaliste Loïc Chauveau, que je vous invite à consulter pour plus de détails.

Suède : Museum of Failure

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Très bonne initiative de la part de nos voisins suédois.

À Helsingborg, le Museum of Failure a ouvert ses portes ce 7 juin. L’exposition qui y est proposée regroupe 70 innovations ratées. Annoncés comme révolutionnaires, ces objets comportaient soit des erreurs de conceptions, furent dépassés, oubliés ou connurent tout simplement un échec commercial.

« Une collection d’intéressantes innovations ratées », telle est présentée cette exposition. Et « un aperçu unique de belles prises de risque en matière d’innovation », promet-elle aux visiteurs.

Voici 8 exemples de ces ratages technologiques :

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1 – Le masque Rejuvenique RJV10KIT

Cette innovation appelée aussi le masque de « réjuvénation faciale » connut un véritable échec commercial lié à son manque d’esthétisme, lequel devint cependant un vrai succès pour Halloween.

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2 – La console Pipp!n d’Apple

Prise de risque et grande première d’Apple dans le domaine du jeu vidéo. Conçue ainsi par Apple, commercialisée par Bandai en 1996, cette console ne fut vendue qu’à 45 000 exemplaires. La production s’arrêta en 1997. Parmi ces consoles créées, à l’image d’une architecture de micro-ordinateur, la Xbox de Microsoft (sortie en 2001) y préfigurait.

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3 – Le jeu de plateau Trump

Basé sur l’émission de télé-réalité The Apprentice, dont Trump y était l’animateur, ce jeu de plateau vu le jour en 1989 et fut réédité en 2004. Déjà avec un ego surdimensionné, il misait sur son image de patron irritable dans cette émission. 800 000 exemplaires furent seulement écoulés sur les 2 millions de prévu. Un échec commercial parmi tant d’autres.

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4 – L’orbitoclaste

Instrument chirurgical utilisé pour réaliser des lobotomies transorbitales. Inventé par le Dr Walter Freeman en 1948 pour remplacer l’ancien instrument le leucotome, employé jusqu’alors pour la procédure de lobotomie. Suède_Museum of Failure_4-l'orbitoclaste_leucotome_wpL’arbre étroit et trop fin (partie extrême qui était enfoncée, sorte de longue pointe) du leucotome se cassait dans la tête du patient. Une intervention chirurgicale était alors nécessaire afin de retirer le morceau. L’orbitoclaste est en fait un pic à glace comportant des marques de gradation gravées sur l’arbre. Abreu Freire Egas Moniz, un spécialiste de la lobotomie, reçut même le prix Nobel de Médecine en 1949. Cet instrument ainsi que la pratique furent utilisés jusque fin des années 80. Or, certains rapports médicaux laissent à penser que cette méthode barbare a toujours cours dans le monde.

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5 – Le Nokia N-Gage

Ce téléphone-manette de jeux, ainsi créé par Nokia, leader au début des années 2000 en matière de téléphone mobile et console de jeu portable, tomba dans les oubliettes 3 ans plus tard lorsque l’iPhone sortit.

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6 – Apple Newton

Encore un échec d’Apple. Malgré sa référence à l’inventeur de la gravité et de sa célèbre pomme, cet assistant personnel, précurseur pourtant du futur iPad, sortit à l’époque où Palm Pilot (1997) dominait sur ce marché. Il ne connut qu’un très bref succès, puisqu’il ne retint pas vraiment l’attention du public.

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7 – Le Betamax de SONY

Créé en 1975 par SONY, ce support vidéo format de ruban 1/2 pouce tint 10 ans. En 1985, il fut concurrencé par le format VHS. Et bien que ce dernier présente des performances inférieures, il s’imposa comme standard. SONY interrompit la production de ces supports en mars 2016.

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8 – Les Google Glass

Supposées être révolutionnaires de par ses promesses d’un monde en réalité augmentée, ces lunettes technologiques ont vu leur production stoppée début 2015 en raison d’une atteinte au droit de la vie privée. Le dispositif permettait de filmer ou de photographier sans être vu.

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Enfin, les innovations ratées ou désuètes ne sont pas seules à cette exposition. Elles sont aussi accompagnées des produits de la consommation plus ou moins courante qui ont connu un véritable flop. Exemple avec le parfum Harley-Davidson, les lasagnes au bœuf de la marque Colgate ou encore le ketchup vert de Heinz.

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Et cette amusante exposition a pu se réaliser grâce à ce collectionneur, Samuel West, docteur en psychologie et curateur du musée, qui a donc trouvé la belle façon de nous intéresser à la notion d’innovation et à son terme.

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Chine : la plus grande centrale solaire du monde

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Une ferme solaire flottante en Chine – SUNGROW

La société chinoise Sungrow vient de mettre en activité la plus grande centrale solaire du monde en plein cœur de la province d’Anhui. Un secteur agricole situé proche de la ville de Huainan à environ 200 km au nord-ouest de Shanghai. Cette région très pauvre jadis a prospéré à partir des années 50 principalement grâce à l’exploitation de ses gisements miniers et de son charbon.

C’est précisément dans l’une des mines de charbon à ciel ouvert, désaffectée et inondée que l’entreprise y a installé sa centrale en 2016, puis connectée au réseau du pays en mai 2017. Cette centrale composée de milliers de panneaux solaires cumulant une puissance de 40 MW (mégawatts) alimenterait en électricité près de 15 000 foyers, selon une estimation chiffrée des médias chinois. De part sa capacité, elle devient alors la centrale solaire flottante la plus puissante du monde. Elle détrône ainsi la précédente installation du même type, situé aussi à Huainan, mise en place par le fabricant chinois Xinyi Solar et dont la capacité est de 20 MW.

Or, cette première place risque d’être vite remplacée, étant donné que la société Sungrow a annoncé début juin la construction d’une nouvelle centrale flottante d’une capacité de 150 MW, dans la même région. Un projet qui devrait être achevé en fin d’année, selon le site PV-Tech.

Ce type d’installation sur l’eau présente de multiples avantages. Son étendue importante, 800 000 m2 pour la plus récente, ne nuit pas aux exploitations agricoles, bâtiments, etc. qui se trouveraient sur la terre ferme. La réverbération de l’eau ainsi que le système de refroidissement qu’offre l’eau amplifie l’efficacité des panneaux. Et la surface aquatique étant plate, aucun relief de terrain ne vient faire ombrage aux panneaux.

Enfin, depuis 2015, la Chine est devenue le plus grand producteur d’énergie solaire du monde, dépassant l’Allemagne. Elle a également atteint une capacité de plus de 77 GW (gigawatts) en énergie solaire fin 2016, selon le chiffrement de l’administration nationale de l’énergie. Et malgré que le charbon représente à 60 % la principale source énergétique du pays, les énergies renouvelables sont en progression. Elles atteignent aujourd’hui 11 % du mélange énergétique chinois qui pourrait doubler d’ici 2030.

De quoi peut-être donner à réfléchir à Donald Trump qui, lui, est dans la vision opposée, en voulant faire sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat…

Nouvelle découverte sur la vie terrestre

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Une équipe de chercheurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, vient de découvrir dans la région de Pilbara des roches datant de 3,48 milliards d’années et présentant des structures sculptées par des formes de vie microbienne. Ces roches se sont formées proche d’une source chaude terrestre ; sur la terre ferme.

Si cette fantastique découverte est certifiée, elle permettra alors d’être la preuve que la vie sur Terre est apparue beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait. Elle deviendra ainsi la plus vieille trace de vie terrestre, la plus ancienne étant estimée à environ 2,8 milliards d’années en provenance d’Afrique du Sud.

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Ces bulles trouvées dans des roches de 3,48 milliards d’années ont probablement été formées par des bactéries – UNSW

Mais aussi, cette découverte permettrait une avancée conséquente dans les recherches de la vie sur Mars, comme l’a spécifié Tara Djokic, la principale signataire de l’étude : « Notre recherche a des implications majeures pour la recherche de la vie sur Mars, car la planète rouge possède des anciens gisements de sources chaudes d’un âge similaire à ceux de la formation de Pilbara. »

« Des souris et des hommes »

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Il ne s’agit pas ici du célèbre roman de John Steinbeck, mais de l’histoire entre les souris et les cordons ombilicaux humains.

Selon une récente étude publiée dans le journal Nature, des chercheurs de Stanford aux États-Unis ont réussi à raviver le cerveau de souris en reboostant leur mémoire et leur capacité d’apprentissage par le sang du cordon ombilical humain.

En effet, du plasma provenant du cordon ombilical serait un véritable puits de jouvence pour la matière grise des rongeurs. Car, malgré l’évolution incontestable de la science en ce domaine, les propriétés bénéfiques du plasma dissimulent encore bien des mystères.

Ainsi, les scientifiques ont mis à l’épreuve 4 groupes de souris. Tous les 4 jours pendant 2 semaines, ils ont injecté par voie intraveineuse du sang du cordon ombilical humain au 1er groupe, du plasma de jeunes adultes, au 2e groupe, du plasma de personnes âgées, au 3e groupe, et rien au 4e groupe (groupe témoin).

À échéance, les souris ont passé des tests cognitifs, comme retrouver un chemin dans un labyrinthe. Les chercheurs ont analysé les résultats.

Le 1er groupe est arrivé en tête, le 2e ensuite. Quant aux 3e et 4e groupes, ils ont obtenu des résultats équivalents.

Les scientifiques ont observé l’hippocampe des souris âgées ; l’hippocampe étant la zone cérébrale correspondant à une partie du lobe temporal intervenant dans le processus de la mémoire épisodique et l’apprentissage. Après comparaison avec celles ayant reçu du sang de cordon ombilical, ils ont constaté que ces dernières disposaient d’une meilleure plasticité synaptique (capacité à modifier des connexions entre neurones), donc à apprendre.

Grâce à cet examen, ils ont identifié une protéine responsable de cette seconde jeunesse, la TIMP2 (tissue metallopeptidase inhibitor 2), molécule très présente originellement dans le cordon ombilical qui se détériore avec l’âge. Ils ont alors injecté cette seule molécule à des souris et ont eu des résultats identiques sur le rajeunissement. En revanche, ils n’ont observé aucun changement pour les souris testées avec du plasma du cordon ombilical dépourvu de cette molécule.

Les scientifiques se penchent dès lors sur des études plus approfondies. L’identification d’autres molécules ayant un effet sur le rajeunissement comme sur le vieillissement. Le mécanisme d’action de ces protéines afin de parvenir à ces transformations. Et surtout la réussite de les adapter chez l’Homme pour traiter des maladies dégénératives, telle que la maladie d’Alzheimer.