Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.

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Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…

1 personne sur 10 aurait de la cocaïne sur les doigts…

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Sans jamais avoir été consommateur, même occasionnel, de cocaïne, 1 personne sur 10 aurait cette substance sur les doigts. C’est ce qu’une étude britannique a démontré grâce à un test de détection de cette drogue à partir des empreintes digitales.

Ces travaux menés par des chercheurs de l’Université de Surrey en Grande-Bretagne ont été publiés fin mars dernier dans la revue Clinical Chemistry.

La méthode établie par les scientifiques britanniques, spécialistes de la médecine légale, est ainsi un simple relevé d’empreintes digitales. En testant l’efficacité de leur méthode, ils ont constaté que parmi les participants à l’expérience qui n’avaient jamais consommé cette drogue, 13 % d’entre eux présentaient des traces de cocaïne sur les doigts.

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Chromatographie

Bien que la cocaïne s’ingère par injection ou voie nasale, lorsque celle-ci est métabolisée par l’organisme, la peau exsude des traces de benzoylecgonine et de methylecgonine, des métabolites de la drogue. Et même en se lavant les mains plusieurs fois, les creux et les sillons dessinés à la surface des mains retiennent des résidus des 2 composés. Le relevé des empreintes est réalisé sur du papier pour chromatographie(1) et est ensuite analysé au spectromètre de masse(2) pour détecter la présence de cocaïne ou de ses métabolites.

Les premiers résultats avaient été publiés en septembre 2017 en démontrant la rapidité de ce test, moins de 4 minutes par échantillon, et son efficacité avec un taux de réussite à 99 %.

Les seconds résultats publiés en mars 2018 ont apporté des éléments complémentaires. Les chercheurs ont testé leur technique sur 50 volontaires n’ayant jamais consommé de drogues et 15 consommateurs réguliers. Parmi les participants du premier groupe, 13 % d’entre eux présentaient ainsi des traces de cocaïne sur leurs doigts et 1 % des traces d’héroïne. Et la raison : la cocaïne sur les billets de banque.

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Melanie Bailey, principal auteur de l’étude a expliqué : « Croyez-le ou non, la cocaïne est présente sur de nombreux billets de banque. Toutefois, nous avons été surpris que cette drogue ait été détectée sur les doigts d’un si grand nombre de volontaires. »

En effet, les billets de banque qui servent au trafic de drogue ou à l’achat de drogue des consommateurs demeurent en circulation. Ils se retrouvent partout, chez les différents commerçants et autres. Il suffit simplement d’en toucher un pour ainsi avoir des traces de cocaïne sur les doigts. Serrer la main d’un consommateur peut suffire aussi à avoir de la cocaïne sur les doigts.

Cependant, les chercheurs ont fixé des seuils permettant de distinguer les concentrations de cocaïne liées à la contamination environnementale et celles relatives à une véritable consommation, même après lavage des mains. Donc, un non-consommateur ne peut être confondu pour usage de drogues via ce test.

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(1) Chromatographie : technique d’analyse dans laquelle l’échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile le long d’une phase stationnaire.

(2) Spectrométrie de masse : technique physique d’analyse permettant de détecter et d’identifier des molécules d’intérêt par mesure de leur masse et de caractériser leur structure chimique. Son principe réside dans la séparation en phase gazeuse de molécules chargées (ions) en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). Elle est utilisée dans pratiquement tous les domaines scientifiques ; physique, astrophysique, chimie en phase gazeuse, chimie organique, dosages, biologie, médecine, etc. Le temps de détection est très rapide.

Google s’engage dans l’armée…

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Révélé par le site américain Gizmodo qui a mené l’enquête, un partenariat a été conclu entre Google et le Département de la Défense des États-Unis dans un projet d’intelligence artificielle. L’entreprise de la Silicon Valley s’est engagée auprès de l’armée américaine à mettre à son service ses technologies d’intelligence artificielle afin d’analyser un nombre important de vidéos réalisées par ses drones espions. Cette collaboration, sur l’initiative de Elon Musk, patron très médiatique de Tesla, et Mustafa Suleyman, cofondateur de la société Deepmind Technologies spécialisée dans l’IA ayant intégré l’entreprise Alphabet (maison mère de Google) en 2014, n’a pas été vraiment bien perçue au sein même de la firme.

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Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe parmi les employés de Google. Scientifiques et experts des technologies du monde entier, s’interrogent sérieusement sur l’utilisation de cette intelligence artificielle par l’armée. Une centaine d’entre eux a lancé un appel aux Nations Unies en 2017 pour interdire les armes autonomes.

Ce projet très controversé, baptisé Maven, connu aussi sous l’appellation de Algorithmic Warfare Cross-Functional Team (AWCFT) signifiant « Équipe inter-fonctionnelle de guerre algorithmique », est un programme émis en urgence par le Département de la Défense en avril 2017 afin qu’il soit le plus rapidement opérationnel.

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L’objectif premier est de développer des technologies d’apprentissage automatique, dites machine learning, permettant d’analyser la multitude d’informations vidéos collectée par les drones de surveillance de l’armée. Une quantité telle qu’il est quasi impossible qu’elle puisse être traitée par l’Homme, raison pour laquelle l’armée veut confier la tâche à une intelligence artificielle.

Il s’agit d’une technologie de vision par ordinateur capable d’identifier automatiquement des véhicules ou tout autre objet intéressant l’armée au sein de 38 catégories. Elle permet ainsi de suivre les déplacements d’un individu. Sa mise en place date de décembre 2017 dans la lutte contre l’État islamique.

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Or, de nombreux spécialistes craignent que l’utilisation de l’IA dans ce domaine produise des dérives considérables. En 2016 d’ailleurs, un article sur le site de l’ONG ProPublica a dévoilé l’emploi de logiciels à travers tout le pays, afin de prévoir la récidive de criminels à partir de photos, accablant de façon arbitraire les individus noirs.

Face au déferlement de ses employés totalement opposés à une telle alliance, Google s’est défendu en affirmant que sa contribution ne serait pas directement liée au combat, au point de vue offensif. Argument qui n’a convaincu personne. Sachant que l’ancien patron de Google, puis d’Alphabet, Eric Schmidt, tout en demeurant directeur au sein du conseil d’administration de la firme de Mountain View, a démissionné de son poste en décembre 2017 afin de prendre la direction du comité d’experts conseillant le département de la Défense sur les apports de l’IA dans l’armée, Defense Innovation Board.

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Selon The Wall Street Journal, le Département de la Défense des États-Unis a dépensé près de 7,5 milliards $ dans des domaines liés à l’intelligence artificielle en 2017. Et selon le site Gizmodo qui a interrogé un porte-parole, Google conscient du caractère controversé de l’utilisation de sa technologie dans le domaine militaire, certifie une mise en place de garde-fous et d’une politique adaptée. Peut-être pour ne pas rendre caduque sa célèbre et historique devise : « Don’t be evil », « Ne soyez pas mauvais » ?

Affaire à suivre…

L’ « éthorobotique »

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Il n’y a plus de doute possible, nous entrons de plus en plus dans l’ère de la robotique. La robotisation touche vraiment tous les domaines. En voici la preuve avec cette innovation.

L’ « éthorobotique » est une discipline inédite permettant aux éthologues une meilleure compréhension du comportement animal. Grâce aux nouvelles technologies, un niveau supérieur vient d’être franchi.

Ainsi, des chercheurs de l’Université polytechnique de New York aux États-Unis ont mis au point un poisson zèbre robotisé capable de repérer les mouvements d’un vrai poisson et de les imiter en temps réel. Baptisé Danio rerio, ce poisson robot fonctionne en « boucle fermée », il peut alors moduler son action directement en fonction du comportement d’un véritable poisson zèbre en sa présence.

Cette étude est parue le 12 janvier dernier dans la revue Scientific Reports.

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L’emploi d’une machine contrôlée en « boucle fermée » facilite l’étude des comportements ciblés. Les expérimentateurs ont incité le poisson modèle à adopter une attitude grâce au robot. Ce dernier effectue certains mouvements déclenchant une réponse standardisée chez le modèle. Cette réaction n’aurait pu être obtenue avec une machine contrôlée en « boucle ouverte ». Ce type de machine utilisée pourtant dans la plupart des études étant préprogrammée n’aurait pu donc donner une réponse adéquate à des comportements de l’animal non intégrés à sa programmation.

Ici, la réplique présentée est alors capable de se mouvoir selon 3 axes. Elle oscille son corps, analyse les mouvements du vrai poisson et les reproduit immédiatement. Malgré que l’imitation soit une forme très basique d’interaction sociale, elle permet néanmoins un échange continu entre le robot et l’animal. Ce qui favorise l’étude du comportement de l’animal.

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(f) Poisson zèbre vivant (g) Réplique robotisée d’un poisson zèbre © Scientific Reports / Maurizio_Porfiri & all

Les chercheurs ont également procédé à des tests de préférence. Ces tests ont permis de savoir si la machine contrôlée en « boucle fermée » était mieux acceptée qu’une machine contrôlée en « boucle ouverte ». Selon les résultats, les véritables poissons ont sélectionné les répliques reproduisant leurs mouvements et n’ont montré aucun signe de crainte ou de stress en compagnie du robot.

Lors de prochaines études, les scientifiques vont s’intéresser davantage aux interactions sociales entre ces poissons afin d’approfondir leur connaissance vis-à-vis des éléments déclencheurs naturels de certains comportements.

Maurizio Porfiri, co-auteur de l’étude, a expliqué sur le site EurekAlert! : « Nous voulons comprendre ce qui se passe réellement durant les interactions entre poissons zèbres et nous pourront utiliser ces informations pour aider le robot à interpréter et répondre de manière appropriée, pas seulement en copiant ce qu’il voit ».

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À quand les océans de poissons robots ?

Pays-Bas : « Supersola »

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La jeune entreprise néerlandaise Supersola a créé un nouveau système révolutionnaire pour panneaux solaires amovibles alimentant de manière directe les habitations en dur en énergie solaire et se posant en 5 minutes.

De nombreux panneaux solaires mobiles faciles à l’emploi existent déjà pour les mobile homes, les camping-cars ou les caravanes, non pour les maisons.

La raison. L’électricité libérée par ces panneaux solaires est un courant continu à faible voltage. Elle n’est adaptée qu’à l’alimentation des équipements nomades fonctionnant en courant continu à basse tension, 6 V pour l’USB, 12 V pour les appareils (téléviseur, par exemple) destinés aux caravanes. Mais, elle est incompatible avec le secteur qui alimente les habitations, puisqu’il s’agit d’un courant alternatif à 50 Hz et 220 volts (France).

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Bien que sur les installations photovoltaïques situées sur les panneaux solaires en toiture l’électricité produite soit retransmise dans le réseau électrique standard, ces panneaux solaires ne lui sont pas directement raccordés. Un onduleur assure l’interconnexion. Son rôle est ainsi de convertir le courant continu à basse tension que délivre les panneaux solaires en courant alternatif à 220 volts. Des onduleurs de faible puissance sont vendus dans des grands magasins de bricolage ou spécialisés dans le matériel de camping pour alimenter des petits appareils fonctionnant en 220 volts depuis un panneau solaire. Ils ne peuvent cependant pas renvoyer l’électricité dans le réseau électrique d’une habitation. Pour cela, l’onduleur doit fournir du 220 V / 50 Hz tout en étant en phase avec le secteur, c’est-à-dire qu’il synchronise sa fréquence de 50 Hz avec celle du secteur afin que son apport en énergie soit bénéfique et d’éviter le court-circuit assuré dans le cas contraire.

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Cette jeune société néerlandaise a donc imaginé un onduleur intégré dans un panneau solaire d’environ 3 m2 capable de se synchroniser avec le secteur. Ce nouveau type de panneau se branche ensuite à l’une des prises de l’habitation afin qu’elle profite de sa production sans aucune modification de l’installation électrique.

Si la puissance générée demeure encore modeste, 270 W en plein soleil, elle est suffisante pour compenser la consommation d’un réfrigérateur, par exemple, ou d’appareils mis en veille. En outre, le raccordement de plusieurs de ces nouveaux panneaux sur une même installation est compatible. Néanmoins, le panneau doit être lesté en remplissant sa base d’eau afin d’empêcher le vent de le déplacer, étant donné qu’il est juste conçu pour être simplement posé au sol. Il suffit alors de le vider pour le changer de place.

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Enfin, ce panneau Supersola n’est commercialisé qu’aux Pays-Bas au prix de 599 €. Mais des pourparlers sont actuellement en cours avec la marque Engie qui souhaite proposer à la distribution ce produit en France. De grandes enseignes de bricolage sont également intéressées.

Le QS conjoncture le QG

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Le Quantified Self (QS), le « soi quantifié » ou la « mesure de soi », sous l’appellation aussi de personal analytics, est un système développé en 2007 en Californie par deux éditeurs du magazine Wired, Gary Wolf et Kevin Kelly, sous forme de rencontres entre les utilisateurs et les fabricants des outils dédiés au suivi des données personnelles. Ce concept regroupe les outils, les principes et les méthodes permettant à un individu de mesurer ses données personnelles, y compris biologiques (température, pulsions cardiaques, suivi du poids ou encore du sommeil), de les analyser et de les partager. Ces instruments peuvent être des objets connectés, des applications mobiles ou des applications Web.

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Ainsi l’application mobile de suivi fitness Strava, compatible avec des objets connectés, fournit à son utilisateur la cartographie précise de ses parcours de course à pied, une carte de chaleur ultra détaillée des itinéraires les plus arpentés par les coureurs de tous les continents.

Jusque là, aucun problème. Sauf que cette mise à jour de novembre 2017, d’une base de données déjà élaborée en 2015, promise comme « 6 fois plus précise » n’a pas révélé que les parcours empruntés par les coureurs. Elle a aussi divulgué par inadvertance les circuits utilisés par les militaires et par conséquent a dévoilé des bases militaires secrètes.

Pas moins de 13 milliards de points GPS pour reconstituer les itinéraires des coureurs. Ce projet titanesque amasse 1 milliard de séances d’activités pour 10 téraoctets (1012 octets), de données brutes. « Au total, les séances cumulées représentent 200 années de courses et couvrent 5 % de la surface du globe », a précisé Drew Robb, ingénieur des données chez Strava, dans une note de blog.

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Dans des agglomérations fortement peuplées, comme la baie de San Francisco, la région parisienne, la banlieue de Moscou, etc., ces données sont celles de civils. Or en zones de conflits, ces dernières peuvent provenir presque exclusivement de soldats en activité, si les populations locales n’ont pas recours à ce genre d’application. Nathan Ruser, analyste à l’Institut pour les analystes de conflits unis (IUCA), créé en 2015, a émis son inquiétude sur Twitter : « Si les soldats se servent de l’application pour enregistrer leurs entraînements quotidiens, comme le font les gens normaux, cela peut s’avérer particulièrement dangereux ». Avis d’ailleurs partagé par son confère Tobias Schneider : « En Syrie, les bases militaires sont presque les seules données. De ce fait, les positions russes et américaines sautent aux yeux ».

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Enfin, les militaires ont peut-être déjà reçu la consigne de désactiver cette application ou Strava est peut-être également de son côté en train de retravailler son application à la manière de Google Maps qui préfère cacher certaines localisations.

La féminisation

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L’écriture est un procédé qui permet de représenter un langage avec des symboles ou des lettres. Définition du dictionnaire.

Elle pourrait s’apparenter quelque part à une forme d’art, comme intégrée dans un autre sens le domaine des sciences. Ce qui semblerait peut-être encore plus vrai aujourd’hui.

De plus en plus, l’écriture s’est et se féminise pour satisfaire une idéologie et donner ainsi l’illusion à la femme qu’elle acquiert plus de droit dans la société.

On assiste alors à une technicité de l’écriture dans la volonté de la féminiser coûte que coûte. À tel point que certains auteurs femmes en rédigeant leurs articles en oublient le mot même au féminin qui existe déjà dans la langue française.

On peut ainsi lire parfois « la maire » au lieu de mairesse, « la sénateure » en échange de la sénatrice, etc. Entre parenthèses, il y a bien un terme féminin existant que l’on ne risque pas de lire de sitôt est la papesse. Celui-ci n’est concrétisé que sur une feuille de dico.

Mais quel intérêt factuel pour la cause féminine ? Se voir attribuer « auteure » à la place de femme auteur nous donne-t-il plus de droit ?

Un avortement qui prend comme féminin une IVG nous est-il un droit plus accordé pour autant dans le monde ?