Nous aussi, on a fait trembler la Terre !

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Jérôme Vergne, un chercheur de l’École et Observatoire des Sciences de la Terre, affilié à l’Université de Strasbourg, a publié sur son compte Twitter les variations de la quantité d’énergie sismique enregistrées sur le sol français lors de la finale de la coupe du monde de football 2018, grâce à plusieurs stations du réseau sismologique français.

À l’image des Mexicains qui ont provoqué un microséisme à Mexico au moment où leur équipe a marqué un but contre celle de l’Allemagne ce 17 juin, les Français ont, eux aussi, fait trembler la Terre ce 15 juillet !

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Le « radiologue de la Terre » comme il se surnomme, a commenté : « On observe une baisse de l’énergie sismique pendant toute la durée du match », provoquée par la baisse d’activité générale du pays ayant été au ralenti durant plus de 90 minutes. Mais ces temps de pause étaient ponctués de pics d’énergie relatifs à chaque but marqué par l’équipe de France. Et au coup de sifflet final, une explosion du niveau du bruit sismique a été observée. Ce phénomène était « probablement lié aux mouvements de la foule dans les différents lieux de rassemblement », a noté le chercheur.

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Ce même phénomène a été remarqué à Zagreb, capitale de la Croatie. Le sismogramme présenté affichait toutefois un profil différent de celui enregistré à Strasbourg. L’activité sismique a ainsi connu un pic à la 28e et 69e minutes lors de l’égalisation de la Croatie et le marquage du 2e but.

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Ah, cette coupe du monde ! Même la planète a vibré au rythme de ses hôtes et vice versa. C’est aussi la preuve que l’Homme et la Terre peuvent vivre en harmonie. Il est agréable et paradoxalement triste également de constater qu’il faille un évènement d’une ampleur de la sorte pour que les humains frémissent ensemble dans l’amour et la paix…

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Les sciences en panne !

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Me revoilà parmi vous, les amis ! De 3 h de l’après-midi hier jusqu’à là, ma connexion Internet a été arrêtée, mais pas que…

Plus de téléphones fixe et mobile, d’électricité, de gaz, de chauffage, mais de l’eau froide. La raison ? La nana (pour rester poli) payée pour s’occuper de régler les factures que j’ai en Angleterre a tout simplement oublié de le faire pour ce mois-ci. J’ai eu donc Internet de suspendu et le reste, car c’est la même société anglaise qui gère l’ensemble de tout ça. Et ici, ce n’est pas la France, on ne vous envoie 50 000 courriers pour vous prévenir de la suspension de vos services. Vous avez en tout et pour tout une dizaine de jours afin de régler les impayés, dépassé ce délai, on coupe !

Inutile de vous dire ô combien j’étais ravie ! Heureusement nous sommes en été. Après de nombreux messages envoyés et appels lancés, grâce à mon téléphone français que j’ai eu, pour le coup, la bonne idée de conserver en ajoutant à mon forfait le service des appels vers l’international, ma situation vient d’être enfin régularisée.

Je n’ai ainsi pas pu vous préparer un article pour aujourd’hui, ni évidemment éplucher les informations sur le Net pour ce faire.

Il n’y aura donc pas d’article sous ma rubrique Sciences. Mais demain, je vous retrouve avec bonne humeur…

Journée mondiale des ovnis ?

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Hé oui, vous avez bien lu ! Il y a bien une journée mondiale des ovnis !

Alors que certains pensent que nous sommes seuls dans l’univers, d’autres que des petits hommes verts, ou gris ou peu importe la couleur, soient déjà venus nous rendre visite, il n’empêche que ce 2 juillet, c’était la journée mondiale des OVNIs / PANs.

Vous ne saviez pas ce qu’étaient les PANs ? Hé bien moi non plus avant d’avoir lu l’article écrit par Joël Ignasse et paru à cette même date sur le site du magazine Sciences et Avenir !

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En France, le terme d’OVNI, Objet Volant Non Identifié, prend le nom de PAN signifiant Phénomène Aérospatial Non Identifié. Ce générique serait plus adéquat selon la réalité des observations décrivant dans la plupart des cas des phénomènes lumineux sans présence d’objets physiques. Des manifestations étudiées très sérieusement par des scientifiques qui les analysent pour leur trouver une explication. Et la communauté scientifique n’est pas vraiment portée sur l’association de ces PANs avec les extraterrestres.

Les agences spatiales, les autorités aériennes et même le Pentagone analysent ces PANs. Le Groupe d’Études et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, le GEIPAN est pourvu de cette mission en France. Dépendant du Centre National d’Études Spatiales, le CNES, il est formé d’enquêteurs et d’experts bénévoles chargés de recenser les cas d’observations et de les étudier. Le GEIPAN existe depuis l’après-guerre. Il archive toutes les observations récoltées par son réseau, dont celles n’ayant toujours pas pu être expliquées.

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Sur environ 3 000 observations, 7 % seulement correspondent « à des enquêtes qui n’ont pas permis d’avancer une explication aux observations rapportées, malgré la qualité et la consistance des données et des témoignages », comme le précise le GEIPAN sur son site. Ces cas sont appelés PAN « D ». 59 % représentent des phénomènes identifiés ou probablement identifiés, météorologiques le plus souvent et prennent l’appellation de PAN « A » et « B ». Et les 34 % restants se rapportent aux cas inexploitables, PAN « C ». Cependant, bien que les PAN « D » n’aient pu être résolus, ils ne sont pas pour autant liés à une quelconque activité extraterrestre par les scientifiques.

Enfin, quelle soit notre opinion sur la question, on peut toutefois s’interroger sur l’utilité d’une journée mondiale des ovnis, étant donné que les scientifiques ne sont pas enclins à leur donner une existence venue d’ailleurs…

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.

Google Duplex

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« Google Duplex : un téléopérateur du futur qui fascine… et intrigue ». Cet article écrit par Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique pour le magazine Sciences et Avenir vous dévoile la nouvelle performance de l’assistant vocal de Google.

À la fois impressionnante et alarmante, cette nouvelle innovation soulève effectivement de nombreuses questions.

Afin de mieux comprendre de quoi il s’agit vraiment, je vous invite à lire cet article très détaillé qui vous l’explique…

1 personne sur 10 aurait de la cocaïne sur les doigts…

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Sans jamais avoir été consommateur, même occasionnel, de cocaïne, 1 personne sur 10 aurait cette substance sur les doigts. C’est ce qu’une étude britannique a démontré grâce à un test de détection de cette drogue à partir des empreintes digitales.

Ces travaux menés par des chercheurs de l’Université de Surrey en Grande-Bretagne ont été publiés fin mars dernier dans la revue Clinical Chemistry.

La méthode établie par les scientifiques britanniques, spécialistes de la médecine légale, est ainsi un simple relevé d’empreintes digitales. En testant l’efficacité de leur méthode, ils ont constaté que parmi les participants à l’expérience qui n’avaient jamais consommé cette drogue, 13 % d’entre eux présentaient des traces de cocaïne sur les doigts.

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Chromatographie

Bien que la cocaïne s’ingère par injection ou voie nasale, lorsque celle-ci est métabolisée par l’organisme, la peau exsude des traces de benzoylecgonine et de methylecgonine, des métabolites de la drogue. Et même en se lavant les mains plusieurs fois, les creux et les sillons dessinés à la surface des mains retiennent des résidus des 2 composés. Le relevé des empreintes est réalisé sur du papier pour chromatographie(1) et est ensuite analysé au spectromètre de masse(2) pour détecter la présence de cocaïne ou de ses métabolites.

Les premiers résultats avaient été publiés en septembre 2017 en démontrant la rapidité de ce test, moins de 4 minutes par échantillon, et son efficacité avec un taux de réussite à 99 %.

Les seconds résultats publiés en mars 2018 ont apporté des éléments complémentaires. Les chercheurs ont testé leur technique sur 50 volontaires n’ayant jamais consommé de drogues et 15 consommateurs réguliers. Parmi les participants du premier groupe, 13 % d’entre eux présentaient ainsi des traces de cocaïne sur leurs doigts et 1 % des traces d’héroïne. Et la raison : la cocaïne sur les billets de banque.

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Melanie Bailey, principal auteur de l’étude a expliqué : « Croyez-le ou non, la cocaïne est présente sur de nombreux billets de banque. Toutefois, nous avons été surpris que cette drogue ait été détectée sur les doigts d’un si grand nombre de volontaires. »

En effet, les billets de banque qui servent au trafic de drogue ou à l’achat de drogue des consommateurs demeurent en circulation. Ils se retrouvent partout, chez les différents commerçants et autres. Il suffit simplement d’en toucher un pour ainsi avoir des traces de cocaïne sur les doigts. Serrer la main d’un consommateur peut suffire aussi à avoir de la cocaïne sur les doigts.

Cependant, les chercheurs ont fixé des seuils permettant de distinguer les concentrations de cocaïne liées à la contamination environnementale et celles relatives à une véritable consommation, même après lavage des mains. Donc, un non-consommateur ne peut être confondu pour usage de drogues via ce test.

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(1) Chromatographie : technique d’analyse dans laquelle l’échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile le long d’une phase stationnaire.

(2) Spectrométrie de masse : technique physique d’analyse permettant de détecter et d’identifier des molécules d’intérêt par mesure de leur masse et de caractériser leur structure chimique. Son principe réside dans la séparation en phase gazeuse de molécules chargées (ions) en fonction de leur rapport masse/charge (m/z). Elle est utilisée dans pratiquement tous les domaines scientifiques ; physique, astrophysique, chimie en phase gazeuse, chimie organique, dosages, biologie, médecine, etc. Le temps de détection est très rapide.

Google s’engage dans l’armée…

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Révélé par le site américain Gizmodo qui a mené l’enquête, un partenariat a été conclu entre Google et le Département de la Défense des États-Unis dans un projet d’intelligence artificielle. L’entreprise de la Silicon Valley s’est engagée auprès de l’armée américaine à mettre à son service ses technologies d’intelligence artificielle afin d’analyser un nombre important de vidéos réalisées par ses drones espions. Cette collaboration, sur l’initiative de Elon Musk, patron très médiatique de Tesla, et Mustafa Suleyman, cofondateur de la société Deepmind Technologies spécialisée dans l’IA ayant intégré l’entreprise Alphabet (maison mère de Google) en 2014, n’a pas été vraiment bien perçue au sein même de la firme.

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Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe parmi les employés de Google. Scientifiques et experts des technologies du monde entier, s’interrogent sérieusement sur l’utilisation de cette intelligence artificielle par l’armée. Une centaine d’entre eux a lancé un appel aux Nations Unies en 2017 pour interdire les armes autonomes.

Ce projet très controversé, baptisé Maven, connu aussi sous l’appellation de Algorithmic Warfare Cross-Functional Team (AWCFT) signifiant « Équipe inter-fonctionnelle de guerre algorithmique », est un programme émis en urgence par le Département de la Défense en avril 2017 afin qu’il soit le plus rapidement opérationnel.

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L’objectif premier est de développer des technologies d’apprentissage automatique, dites machine learning, permettant d’analyser la multitude d’informations vidéos collectée par les drones de surveillance de l’armée. Une quantité telle qu’il est quasi impossible qu’elle puisse être traitée par l’Homme, raison pour laquelle l’armée veut confier la tâche à une intelligence artificielle.

Il s’agit d’une technologie de vision par ordinateur capable d’identifier automatiquement des véhicules ou tout autre objet intéressant l’armée au sein de 38 catégories. Elle permet ainsi de suivre les déplacements d’un individu. Sa mise en place date de décembre 2017 dans la lutte contre l’État islamique.

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Or, de nombreux spécialistes craignent que l’utilisation de l’IA dans ce domaine produise des dérives considérables. En 2016 d’ailleurs, un article sur le site de l’ONG ProPublica a dévoilé l’emploi de logiciels à travers tout le pays, afin de prévoir la récidive de criminels à partir de photos, accablant de façon arbitraire les individus noirs.

Face au déferlement de ses employés totalement opposés à une telle alliance, Google s’est défendu en affirmant que sa contribution ne serait pas directement liée au combat, au point de vue offensif. Argument qui n’a convaincu personne. Sachant que l’ancien patron de Google, puis d’Alphabet, Eric Schmidt, tout en demeurant directeur au sein du conseil d’administration de la firme de Mountain View, a démissionné de son poste en décembre 2017 afin de prendre la direction du comité d’experts conseillant le département de la Défense sur les apports de l’IA dans l’armée, Defense Innovation Board.

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Selon The Wall Street Journal, le Département de la Défense des États-Unis a dépensé près de 7,5 milliards $ dans des domaines liés à l’intelligence artificielle en 2017. Et selon le site Gizmodo qui a interrogé un porte-parole, Google conscient du caractère controversé de l’utilisation de sa technologie dans le domaine militaire, certifie une mise en place de garde-fous et d’une politique adaptée. Peut-être pour ne pas rendre caduque sa célèbre et historique devise : « Don’t be evil », « Ne soyez pas mauvais » ?

Affaire à suivre…

L’ « éthorobotique »

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Il n’y a plus de doute possible, nous entrons de plus en plus dans l’ère de la robotique. La robotisation touche vraiment tous les domaines. En voici la preuve avec cette innovation.

L’ « éthorobotique » est une discipline inédite permettant aux éthologues une meilleure compréhension du comportement animal. Grâce aux nouvelles technologies, un niveau supérieur vient d’être franchi.

Ainsi, des chercheurs de l’Université polytechnique de New York aux États-Unis ont mis au point un poisson zèbre robotisé capable de repérer les mouvements d’un vrai poisson et de les imiter en temps réel. Baptisé Danio rerio, ce poisson robot fonctionne en « boucle fermée », il peut alors moduler son action directement en fonction du comportement d’un véritable poisson zèbre en sa présence.

Cette étude est parue le 12 janvier dernier dans la revue Scientific Reports.

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L’emploi d’une machine contrôlée en « boucle fermée » facilite l’étude des comportements ciblés. Les expérimentateurs ont incité le poisson modèle à adopter une attitude grâce au robot. Ce dernier effectue certains mouvements déclenchant une réponse standardisée chez le modèle. Cette réaction n’aurait pu être obtenue avec une machine contrôlée en « boucle ouverte ». Ce type de machine utilisée pourtant dans la plupart des études étant préprogrammée n’aurait pu donc donner une réponse adéquate à des comportements de l’animal non intégrés à sa programmation.

Ici, la réplique présentée est alors capable de se mouvoir selon 3 axes. Elle oscille son corps, analyse les mouvements du vrai poisson et les reproduit immédiatement. Malgré que l’imitation soit une forme très basique d’interaction sociale, elle permet néanmoins un échange continu entre le robot et l’animal. Ce qui favorise l’étude du comportement de l’animal.

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(f) Poisson zèbre vivant (g) Réplique robotisée d’un poisson zèbre © Scientific Reports / Maurizio_Porfiri & all

Les chercheurs ont également procédé à des tests de préférence. Ces tests ont permis de savoir si la machine contrôlée en « boucle fermée » était mieux acceptée qu’une machine contrôlée en « boucle ouverte ». Selon les résultats, les véritables poissons ont sélectionné les répliques reproduisant leurs mouvements et n’ont montré aucun signe de crainte ou de stress en compagnie du robot.

Lors de prochaines études, les scientifiques vont s’intéresser davantage aux interactions sociales entre ces poissons afin d’approfondir leur connaissance vis-à-vis des éléments déclencheurs naturels de certains comportements.

Maurizio Porfiri, co-auteur de l’étude, a expliqué sur le site EurekAlert! : « Nous voulons comprendre ce qui se passe réellement durant les interactions entre poissons zèbres et nous pourront utiliser ces informations pour aider le robot à interpréter et répondre de manière appropriée, pas seulement en copiant ce qu’il voit ».

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À quand les océans de poissons robots ?