Journées du Matrimoine

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À l’occasion des traditionnelles Journées du Patrimoine qui se sont déroulées les 15 et 16 septembre derniers, nous avons pu assister à la 4e édition des Journées du Matrimoine* organisées par l’association HF Île-de-France et ses partenaires. Des dizaines de rendez-vous dans Paris et sa banlieue ont ainsi permis de découvrir des créations et initiatives féminines, souvent méconnues, oubliées ou ignorées, qui ont contribué à bâtir l’Histoire de France, l’Histoire de l’Art et l’Histoire des Sciences.

Des médiatrices ont été entendues dans les musées et rues de Paris lors de trois parcours urbains. Des récitals ont été écoutés. Trois visites guidées ont été suivies sur les pas des femmes architectes. Ou encore une belle soirée d’ouverture, à laquelle le tout un chacun pouvait y participer, a été proposée.

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Dans le 20e arrondissement de Paris, notamment, la compagnie théâtrale Pièces Montées a créé des projections, des spectacles, des ateliers créatifs, un tournage participatif, etc. « Une libération d’images, de mots et de gestes qui invite hommes et femmes, petits et grands à la réflexion, aux partages, aux rires et aux explorations dans ces quartiers où les femmes ont toujours joué un rôle actif », a expliqué la metteuse en scène Clothilde Moynot. Cette création a révélé quelques photographies de la série Infinités PluriElles de Marie-Hélène Le Ny. Elle a également dévoilé, de la chimie à l’astrophysique, en passant par l’histoire, la philosophie ou l’aéronautique, les recherches les plus actuelles et les chercheuses, les professeures ou les ingénieures de toutes disciplines qui ont raconté leur métier avec passion, en évoquant la place de la femme dans le milieu scientifique. Et l’atelier d’arts plastiques pour enfants animé par Morgane Bader a présenté différentes techniques à utiliser afin de créer des représentations de femmes extraordinaires, des chercheuses, femmes politiques, même, des artistes, etc., déterminées par les enfants par le biais du jeu de cartes éducatif publié par le Centre Hubertine Auclert, Les femmes sortent de l’ombre.

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*Le Matrimoine est « constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres. L’égalité entre femmes et hommes nécessite une valorisation de l’héritage des femmes. Dès lors Matrimoine et Patrimoine constitueront ensemble notre héritage culturel commun, mixte et égalitaire.

Notre héritage culturel est constitué de notre Patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre Matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes. »

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USA : « Donald Trump souhaite annuler des normes environnementales jugées destructrices d’emplois »

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Je vous invite à consulter cet article écrit et publié le 22 août dernier par Sciences et Avenir en collaboration avec l’AFP, sans grande surprise, ceci dit, venant de la part de ce dirigeant qui, lui, est bien le premier destructeur d’emplois et pas que…

La vitesse de la mort cellulaire

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Xianrui Cheng et James E. Ferrell Jr, deux biochimistes de l’Université de Stanford (États-Unis) ont mesuré la vitesse à laquelle se déplacent les signaux biologiques commandant aux cellules leur autodestruction.

Le résultat de leurs travaux a été publié le 10 août dernier sur le site de la revue Science.

Les cellules ont un programme d’autodestruction qui s’enclenche en réponse à certains signaux biologiques. Elles mettent 30 micromètres par minute, soit environ 2 millimètres à l’heure pour s’autodétruire. Ce phénomène connu sous le nom d’apoptose correspond à l’aboutissement d’une chaîne de réactions chimiques, « ondes de déclenchement », trigger waves. Elle joue un rôle physiologique essentiel dans la préservation de l’organisme. Une cellule est en quelque sorte toujours à l’affût afin de savoir lorsqu’elle devient obsolète et doit être remplacée par une nouvelle. Ainsi, la dégradation de l’ADN, la raréfaction ou la disparition de facteurs de croissance, les signaux hormonaux… sont autant d’indicateurs pouvant provoquer l’apoptose.

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Afin de mesurer la vitesse de ces « ondes de la mort », les biochimistes ont dirigé leurs travaux sur des œufs de grenouilles (du genre Xenopus), ayant la spécificité d’être dotés de cellules de très grande taille, environ 1,2 millimètre. Ils ont observé le développement des signaux entraînant la mort cellulaire. Une performance qui a été réalisée en premier lieu sur une partie de la cellule in vitro, grâce à un produit de contraste lié aux signaux chimiques occasionnant l’apoptose. Ils ont ensuite vérifié leurs données sur une cellule complète, pour s’assurer que la vitesse enregistrée du signal était égale à l’état naturel. Or, ils n’ont pu utiliser le produit de contraste, étant inopérant dans ce cas en raison de l’opacité des œufs. Cependant, lorsqu’ils ont porté l’apoptose sur un œuf intact, ils ont constaté un assombrissement progressif de la cellule, allant de l’extérieur vers l’intérieur à une vitesse constante de 30 micromètres par minute. Ils ont donc certifié une vitesse constante de la mort cellulaire.

Des informations cruciales, sachant que les phénomènes d’apoptose constituent un axe déterminant dans la recherche contre le cancer ; l’objectif étant de parvenir à déclencher la mort programmée des cellules cancéreuses en trouvant les bons signaux.

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Une avancée donc majeure pour combattre cette maladie qui tue des millions d’individus dans le monde, et ce quel que soit leur âge.

40 ans après la 1ère fécondation in vitro, plus de 8 millions d’enfants dans le monde sont nés par procréation médicalement assistée (PMA)

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Louise Brown fut le tout premier bébé éprouvette né le 25 juillet 1978 au Royaume-Uni. Depuis elle, c’est plus de 8 millions d’autres bébés à travers le monde qui sont nés grâce à des techniques de procréation médicalement assistée (PMA)* qui ont bien sûr évolué par la suite ; de la traditionnelle fécondation in vitro (FIV) à l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (Intra-Cytoplasmic Sperm Injection, ICSI) et au don d’ovocytes.

Ce chiffre a été calculé à partir des données collectées de cycles de traitement auprès de différents registres internationaux. Et il a été annoncé lors du 34e congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (European Society of Human Reproduction and Embryology, ESHRE), par le Docteur Christian de Geyter, président de la surveillance européenne de la FIV du consortium de l’ESHRE.

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Ainsi en Europe, les pays étant les plus actifs en matière de reproduction avec les cycles de traitement :

  • Espagne : 119 875
  • Russie : 110 723
  • Allemagne : 96 512
  • France : 93 918

Le rapport de l’ESHRE mentionne aussi la préférence de l’ICSI à la FIV, soit 356 351 ICSI contre 131 221 FIV, cette technique étant ultra précise. À l’origine développée en Belgique au début des années 1990 comme traitement spécifique à l’infertilité masculine, elle est maintenant de plus en plus utilisée pour des indications d’infertilités féminines en raison du meilleur taux d’efficacité, 30 % contre 25 %. Ce rapport stipule de même que le niveau des grossesses gémellaires continue à diminuer en Europe, du fait de la tendance à opter pour le transfert d’un seul embryon au lieu de plusieurs, tel que cela se pratiquait dans les premières années de la FIV.

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*Les différentes techniques de PMA :
FIV : elle consiste la mise en contact des ovocytes et des spermatozoïdes dans des boîtes de Pétri stériles. Un ou plusieurs embryons sont ensuite sélectionnés selon des critères spécifiques pour être introduits dans l’utérus de la femme.
ICSI : il s’agit de l’injection d’un seul spermatozoïde dans un ovocyte prélevé.
Don d’ovocytes : il repose sur la réalisation d’une fécondation in vitro avec les ovocytes d’une femme donneuse. L’embryon est transplanté chez une receveuse.

« Sixième Science »

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Le 6 juillet dernier, en partenariat avec le magazine Sciences et Avenir, le quotidien 20 Minutes a lancé un podcast sur l’actualité scientifique, lequel sera présenté chaque mois et diffusé sur le site du magazine. Une belle initiative culturelle, dont nos oreilles avaient bien besoin !

Intitulé « Sixième Science », ce fichier audiovisuel diffusé sur Internet vous propose ainsi durant 20 minutes environ l’un des sujets scientifiques du mois publiés dans le magazine Sciences et Avenir vendu en kiosque. Des journalistes de chaque rédaction réunis autour d’un micro commun vous l’expliquent en des termes simplifiés dans la bonne humeur, de la vulgarisation scientifique pendant moins de 30 minutes.

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Partenaires de longue date, 20 Minutes et Sciences et Avenir, ont alors abordé ce premier numéro sur le thème des bienfaits de la rêverie, décrypté par Hugo Jalinière, journaliste à Sciences et Avenir, Anissa Boumedienne et Romain Goulomes, journalistes à 20 Minutes.

Ce fut l’occasion de découvrir la très sérieuse étude du Georgy Institute of Technology à Atlanta aux États-Unis qui a démontré que l’inaction était très bénéfique pour le cerveau. Cette récente étude a ainsi prouvé que le repos permet à obtenir plus de créativité et de meilleures performances aux tests de capacité cérébrale. De quoi remettre en question le célèbre adage : « l’oisiveté est mère de tous les vices ».

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D’autres rendez-vous ont été programmés, notamment les drones et les « écocides », qui ont fait l’objet d’un second numéro, ces crimes contre la nature, au sommaire du hors-série « Crimes et Châtiments », le numéro d’été du magazine.

Les journalistes de 20 Minutes et de Sciences et Avenir vous attendent alors tous les mois. Venez donc à leur rencontre pour une pause instructive en toute simplicité !

« La plus longue éclipse de Lune du siècle aura lieu le 27 juillet 2018 »

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Cet article écrit par Joël Ignasse du magazine Sciences et Avenir, paru le 9 juillet dernier, vous donne toutes les informations sur cet évènement ainsi que sur les lieux où elle sera observable.

Alors si vous vous trouvez sur l’un de ses sites, profitez de ce phénomène qui vous ne reverrez jamais de votre vie, en tout cas dans cette vie-ci…

Nous aussi, on a fait trembler la Terre !

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Jérôme Vergne, un chercheur de l’École et Observatoire des Sciences de la Terre, affilié à l’Université de Strasbourg, a publié sur son compte Twitter les variations de la quantité d’énergie sismique enregistrées sur le sol français lors de la finale de la coupe du monde de football 2018, grâce à plusieurs stations du réseau sismologique français.

À l’image des Mexicains qui ont provoqué un microséisme à Mexico au moment où leur équipe a marqué un but contre celle de l’Allemagne ce 17 juin, les Français ont, eux aussi, fait trembler la Terre ce 15 juillet !

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Le « radiologue de la Terre » comme il se surnomme, a commenté : « On observe une baisse de l’énergie sismique pendant toute la durée du match », provoquée par la baisse d’activité générale du pays ayant été au ralenti durant plus de 90 minutes. Mais ces temps de pause étaient ponctués de pics d’énergie relatifs à chaque but marqué par l’équipe de France. Et au coup de sifflet final, une explosion du niveau du bruit sismique a été observée. Ce phénomène était « probablement lié aux mouvements de la foule dans les différents lieux de rassemblement », a noté le chercheur.

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Ce même phénomène a été remarqué à Zagreb, capitale de la Croatie. Le sismogramme présenté affichait toutefois un profil différent de celui enregistré à Strasbourg. L’activité sismique a ainsi connu un pic à la 28e et 69e minutes lors de l’égalisation de la Croatie et le marquage du 2e but.

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Ah, cette coupe du monde ! Même la planète a vibré au rythme de ses hôtes et vice versa. C’est aussi la preuve que l’Homme et la Terre peuvent vivre en harmonie. Il est agréable et paradoxalement triste également de constater qu’il faille un évènement d’une ampleur de la sorte pour que les humains frémissent ensemble dans l’amour et la paix…

Les sciences en panne !

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Me revoilà parmi vous, les amis ! De 3 h de l’après-midi hier jusqu’à là, ma connexion Internet a été arrêtée, mais pas que…

Plus de téléphones fixe et mobile, d’électricité, de gaz, de chauffage, mais de l’eau froide. La raison ? La nana (pour rester poli) payée pour s’occuper de régler les factures que j’ai en Angleterre a tout simplement oublié de le faire pour ce mois-ci. J’ai eu donc Internet de suspendu et le reste, car c’est la même société anglaise qui gère l’ensemble de tout ça. Et ici, ce n’est pas la France, on ne vous envoie 50 000 courriers pour vous prévenir de la suspension de vos services. Vous avez en tout et pour tout une dizaine de jours afin de régler les impayés, dépassé ce délai, on coupe !

Inutile de vous dire ô combien j’étais ravie ! Heureusement nous sommes en été. Après de nombreux messages envoyés et appels lancés, grâce à mon téléphone français que j’ai eu, pour le coup, la bonne idée de conserver en ajoutant à mon forfait le service des appels vers l’international, ma situation vient d’être enfin régularisée.

Je n’ai ainsi pas pu vous préparer un article pour aujourd’hui, ni évidemment éplucher les informations sur le Net pour ce faire.

Il n’y aura donc pas d’article sous ma rubrique Sciences. Mais demain, je vous retrouve avec bonne humeur…

Journée mondiale des ovnis ?

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Hé oui, vous avez bien lu ! Il y a bien une journée mondiale des ovnis !

Alors que certains pensent que nous sommes seuls dans l’univers, d’autres que des petits hommes verts, ou gris ou peu importe la couleur, soient déjà venus nous rendre visite, il n’empêche que ce 2 juillet, c’était la journée mondiale des OVNIs / PANs.

Vous ne saviez pas ce qu’étaient les PANs ? Hé bien moi non plus avant d’avoir lu l’article écrit par Joël Ignasse et paru à cette même date sur le site du magazine Sciences et Avenir !

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En France, le terme d’OVNI, Objet Volant Non Identifié, prend le nom de PAN signifiant Phénomène Aérospatial Non Identifié. Ce générique serait plus adéquat selon la réalité des observations décrivant dans la plupart des cas des phénomènes lumineux sans présence d’objets physiques. Des manifestations étudiées très sérieusement par des scientifiques qui les analysent pour leur trouver une explication. Et la communauté scientifique n’est pas vraiment portée sur l’association de ces PANs avec les extraterrestres.

Les agences spatiales, les autorités aériennes et même le Pentagone analysent ces PANs. Le Groupe d’Études et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, le GEIPAN est pourvu de cette mission en France. Dépendant du Centre National d’Études Spatiales, le CNES, il est formé d’enquêteurs et d’experts bénévoles chargés de recenser les cas d’observations et de les étudier. Le GEIPAN existe depuis l’après-guerre. Il archive toutes les observations récoltées par son réseau, dont celles n’ayant toujours pas pu être expliquées.

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Sur environ 3 000 observations, 7 % seulement correspondent « à des enquêtes qui n’ont pas permis d’avancer une explication aux observations rapportées, malgré la qualité et la consistance des données et des témoignages », comme le précise le GEIPAN sur son site. Ces cas sont appelés PAN « D ». 59 % représentent des phénomènes identifiés ou probablement identifiés, météorologiques le plus souvent et prennent l’appellation de PAN « A » et « B ». Et les 34 % restants se rapportent aux cas inexploitables, PAN « C ». Cependant, bien que les PAN « D » n’aient pu être résolus, ils ne sont pas pour autant liés à une quelconque activité extraterrestre par les scientifiques.

Enfin, quelle soit notre opinion sur la question, on peut toutefois s’interroger sur l’utilité d’une journée mondiale des ovnis, étant donné que les scientifiques ne sont pas enclins à leur donner une existence venue d’ailleurs…

Plus de 3 000 chercheurs boycottent Nature Machine Intelligence

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Plus de 3 000 chercheurs internationaux ont signé un appel au boycott de la future revue Nature spécialisée en intelligence artificielle. Intitulée Nature Machine Intelligence, celle-ci devra publier des articles de recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage machine et de la robotique à partir de janvier 2019. Et son accès sera payant.

Une annonce qui n’a pas été bien reçue par la communauté scientifique en la matière qui privilégie les publications en open access (accès gratuit).

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Dans le communiqué publié sur le site Oregon State University par Thomas Dietterich, président fondateur de l’International Machine Learning Society, des grands noms de la recherche publique ou privée se retrouvent ; des directeurs de recherche du CNRS et de l’Inria, des nombreux chercheurs de Facebook Research, dont son directeur Yann LeCun, etc. Parmi eux, Francis Bach, directeur de recherche à l’Inria et coéditeur du Journal of Machine Learning Research, a expliqué auprès du magazine Sciences et Avenir les raisons de ce rejet : « Il est compréhensible que Nature cherche à se positionner sur la recherche en informatique. Mais la plupart des publications d’envergure de ce domaine sont aujourd’hui disponibles en accès libre. Choix de la communauté. Faire payer aux équipes de recherche l’accès aux journaux scientifiques revient à le leur facturer une deuxième fois. Le problème de Nature Machine Intelligence, c’est que non seulement l’accès aux articles sera par défaut payant, mais que les chercheurs devront payer un surcoût s’ils veulent que leurs travaux soient en accès libre […] Contrairement à la physique ou aux mathématiques, notre domaine n’existait pas il y a 40 ans, or il est plus facile de créer un nouveau système en partant de zéro ».

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Ce cas de figure s’est déjà produit en 2001. À la faveur d’un rachat par un nouvel éditeur Kluwer, aujourd’hui racheté par Springer, voulant conserver un format payant, plus de 50 % du comité éditorial de la revue Machine Learning Journal ont démissionné afin de créer le Journal of Machine Learning Research en open access. Francis Bach a d’ailleurs détaillé sur ce point : « Cette manœuvre fut un succès, mais elle n’a pu l’être que parce que nous avons été suivis par les chercheurs ». « Parmi les signataires, on retrouve des directeurs de recherche, des organisateurs de conférences, des leaders pour la communauté scientifique. Mais Nature reste un nom prestigieux, et leur présence pourrait avoir un effet pernicieux sur les carrières des chercheurs qui seraient encouragés à y publier, poussés par leur hiérarchie non-scientifique », a-t-il conclu.