Tchétchénie : les couples divorcés sont forcés à se remettre ensemble

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Après le sort que les autorités tchétchènes ont réservé aux homosexuels, c’est au tour des familles d’être attaquées.

Le journal The New York Times a révélé dans son article du 26 août dernier une nouvelle mesure appliquée concernant la politique familiale dans le pays.

Ainsi, une commission gouvernementale, « le Conseil pour l’harmonisation des mariages et des relations familiales », est chargée d’inciter fortement les couples séparés ou divorcés depuis peu ou longtemps à se remettre ensemble « pour les enfants », en avançant l’idée qu’une famille unie permettrait d’éviter à l’enfant de s’embrigader dans le terrorisme. Cet été, cette commission est déjà parvenue à réunir près de 948 couples. Pour arriver à son objectif, l’État bombarde les médias audiovisuels de reportages mettant en valeur les bienfaits de cette réconciliation. Une propagande bien rodée.

Mais également, le père et la mère remis ensemble sont extrêmement surveillés avec des visites régulières d’intimidation de la police. La peur est si présente par les autorités très menaçantes que de nombreux parents concernés se taisent ; car montrer un quelconque désaccord peut être lourd de conséquences.

Ramzan Kadyrov, le chef du régime, justifie cette nouvelle mesure en expliquant qu’un enfant issu d’une famille désunie serait plus prédisposé à entrer dans le terrorisme, en ajoutant de surcroît : « Sur 100 enfants de familles séparées, seuls 5 ou 6 sont normaux ». Il aurait été aussi jusqu’à déclarer que le risque serait plus accru dans les cas des enfants élevés uniquement par la mère.

À la lecture de ces propos, il est à se demander si cet homme, à supposer qu’il ait été un enfant d’un foyer « uni », aurait une notion de la normalité « normale » et si son éducation aurait été de même normale…

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Russie : le réchauffement climatique est une conspiration inventée

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« Fake news » (fausses nouvelles, dans le sens de tromperie, imposture), s’était exclamé Donald Trump concernant le phénomène du réchauffement climatique.

« Un phénomène naturel et un sujet de spéculation afin de faire peur à l’humanité », pensent près de 40 % des Russes, selon une récente étude réalisée à la mi-juillet de cette année auprès de 1 200 personnes et publiée par VCIOM, institut de sondage public russe.

Aussi, 20 % ont affirmé qu’ils « savent beaucoup de choses sur le réchauffement climatique » et 71 % ont déclaré en « avoir entendu parler ».

Cependant, 51 % ont quand même considéré que c’est « un problème sérieux qui exige une solution immédiate ». 55 % ont estimé que le phénomène a « un effet plutôt négatif », tandis que 27 % ont déterminé qu’il a « un effet positif » sur et pour leur pays.

En parallèle, le Président Vladimir Poutine a garanti ce début juillet le respect de la Russie envers l’Accord de Paris sur le climat, alors qu’en mars dernier, il avait déclaré publiquement qu’il remettait en cause la responsabilité humaine dans le changement climatique.

Enfin, selon l’Organisation Météorologique Mondiale, l’OMM : « La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère préindustrielle ». Et le Ministère russe de l’Environnement avait évoqué en 2016 « un réchauffement 2,5 fois plus rapide en Russie qu’ailleurs sur la planète », puisque la même année dans certaines régions russes, la température avait été de 6 à 7°C supérieure à la normale.

Tchétchénie : le retour des camps de concentration

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Une information a été révélée par le journal d’opposition russe, Novaïa Gazeta. Depuis la fin mars 2017, des rafles sont organisées en Tchétchénie parmi les homosexuels ou ceux soupçonnés de l’être. Ils sont arrêtés, déportés, torturés, voire battus à mort, dans des « prisons secrètes », rappelant froidement les camps de concentration de la Seconde Guerre Mondiale. D’ailleurs, le journal britannique Daily Mail, qui a relayé l’information sur son site, parle de « l’ouverture des premiers camps de concentration pour homosexuels depuis Hitler ».

Le journal russe a également affirmé que la police Tchétchène avait regroupé plus d’une centaine d’individus suspectés d’homosexualité, dont certains étaient des personnalités locales célèbres ainsi que des personnalités religieuses, et en avait tué 3.

Dès le 29 mars, le réseau LGBT (lesbian, gay, bisexual, and transgender, lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre) a lancé un message d’urgence sur les réseaux sociaux pour les habitants du Caucase du Nord : « Si vous vous sentez en danger, si l’on vous menace, contactez-nous immédiatement à l’adresse kavkaz@lgbtnet.org »

Alexander Artemyev d’Amnesty International en Russie a déclaré sur le site du Daily Mail : « Nous pouvons seulement inviter les autorités russes à examiner les allégations. Les homosexuels en Tchétchénie sont traités très durement et poursuivis quotidiennement et ils ont peur d’en parler. Ils doivent se cacher ou quitter la République. Nous restons en contact avec le réseau LGBT qui aide les gens en Russie à trouver un abri. Le problème est que ces gens-là ne peuvent pas en parler sans mettre leur vie ou ceux à qui ils en parlent en danger. C’est la question principale à laquelle nous faisons face en Russie et le défi principal. »

Ekaterina Sokirianskaia, directrice du projet en Russie du Groupe de Crise International, a aussi expliqué au journal britannique : « Cette histoire ressemble à celle racontée par les victimes qui s’en sont échappées. »

Tanya Lokshina, représentante des Droits de l’Homme à Moscou à de même témoigné auprès du journal : « Depuis plusieurs semaines maintenant, la Tchétchénie a rapidement activé une campagne brutale contre les gens de LGBT. Ces derniers jours, très peu de personnes en Tchétchénie osent parler aux représentants des Droits de l’Homme ou aux journalistes, même anonymement, parce que le climat de peur est écrasant et les gens en grande partie ont été intimidés et contraints au silence. Déposer une plainte officielle contre les responsables locaux de la sécurité est extrêmement dangereux, car les représailles des collectivités locales sont pratiquement inévitables. Il est difficile d’évaluer avec justesse comment les gens de LGBT sont vulnérables en Tchétchénie où l’homophobie est intense et effrénée. Les gens de LGBT sont en danger non seulement de persécution par les autorités, mais aussi d’être victimes de « meurtres d’honneur » par leurs proches, afin de ne pas ternir l’honneur familial. »

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De son côté, le Président Razman Kadyrov, allié clé de Vladimir Poutine, a prétendument ordonné la répression, bien qu’officiellement son régime ait nié les arrestations : « Il est impossible de persécuter ceux qui ne sont pas dans la République. »

Razman Kadyrov, qui a introduit la loi islamique dans la région à majorité musulmane et qui été accusé précédemment de violations des Droits de l’Homme, a décrit ces allégations comme « des mensonges absolus et de la désinformation. »

Son porte-parole, Alvi Karimov, a déclaré à son tour à l’agence de presse russe Interfax, située à Moscou : « Vous ne pouvez pas arrêter ou réprimer des gens qui n’existent tout simplement pas dans la République. Si de tels gens existaient en Tchétchénie, l’application de la loi ne devrait pas s’inquiéter d’eux, comme leurs proches ne les auraient pas envoyés là où ils ne pourraient jamais revenir. »

Cependant, la société tchétchène demeure très conservatrice. Et contrairement à d’autres cas où des proches ou des activistes de droits peuvent faire pression sur les autorités lorsqu’un proche homosexuel disparaît, ici ceux qui sont soupçonnés vont probablement être reniés par leur famille.

Enfin, selon le journal américain, The New York Times, des hommes homosexuels de la région ont supprimé leur profil sur les réseaux sociaux suite à des témoignages ayant fait état de représentants de l’autorité qui avait tenté de séduire des hommes homosexuels en leur fixant des rendez-vous pour ensuite les arrêter.

Quant aux rapports russes, ceux-ci prétendent que les arrestations n’ont été de l’ordre que de seulement 15 à 50 individus.

Russie : le site internet « Life » et son odieuse vidéo

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Rappel. Début de cette année, le Kremlin a adopté « la loi sur les gifles » dépénalisant les violences domestiques, à condition qu’elles n’aient ni entraîné de blessures graves ni été une récidive. Le coupable ne devra alors s’acquitter que d’une simple amende de 470 € au lieu des 2 ans de prison anciennement prévus.

Suite à quoi, en février, le média Life, considéré comme pro-Kremlin, a publié sur sa page Facebook une vidéo montrant les 5 meilleures méthodes de battre son enfant ou un membre de sa famille sans laisser de traces.

Intitulée « Il te bat parce qu’il t’aime », cette vidéo de 47 secondes accompagnée d’un petit air de guitare décrit ainsi de manière abjecte comment donner des coups sans qu’ils puissent se voir. Enrouler son enfant dans un matelas avant de le frapper, placer un livre sur sa tête et donner des coups à travers, frapper le derrière de sa tête avec le plat de la main, positionner les mains pour l’étrangler de sorte qu’aucun bleu ne soit apparent ou taper ses talons ou le dessous de ses pieds à l’aide d’une matraque.

Enfin, bien que cette vidéo ait créé un véritable scandale, elle a été relayée sur YouTube et s’y trouve toujours.

Russie : dépénalisation des violences domestiques

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Un nouveau grand coup porté aux droits des femmes ! Et pas des moindres !

Malgré que nous vivions dans un monde en cesse évolution, il apparaîtrait en tout cas que nos droits des femmes auraient une forte tendance, eux, à régresser, alors que le parcours pour l’acquisition de ces droits reste encore bien long et bien loin de se raccourcir.

Et ce n’est pas prêt de changer, surtout avec cette nouvelle actualité en date du 12 janvier.

Rapporté par The Moscow Times, 368 parlementaires russes ont ainsi voté ce 12 janvier en faveur d’un projet de loi en première lecture afin de dépénaliser les violences domestiques dans le pays. La motivation d’un tel projet aurait été basée sur la « tradition familiale. »

« Cette loi supprimerait les accusations de « violences au sein de la famille » du code criminel russe et le réduirait au titre d’infraction administrative. Les charges criminelles n’existeraient que si les coups se produisent plus d’une fois par an. »

En juillet 2016, Vladimir Poutine avait déjà créé une polémique s’étant étendue sur le plan international. Révélé par The Independent, il avait exercé un contrôle sur un amendement réduisant les violences domestiques à un simple délit.

Aujourd’hui, les députés russes en rajoutent une couche avec l’adoption de cette première proposition de loi. Celle-ci institue la dépénalisation intégrale des violences domestiques. Seul un membre du Parlement (la Douma) aurait voté contre ce projet. Le dernier, lui, était aux abonnés absents.

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Le plus aberrant !  C’est une femme qui est à l’origine de cet inadmissible texte, la députée Yelena Borisovna Mizulina, présidente ultra-conservatrice du comité de la famille et des affaires féminines, a indiqué The Guardian en août dernier. Et cette dernière n’est pas à son premier coup d’essai, puisqu’elle a été déjà l’initiatrice d’une loi visant l’exclusion de « la soi-disant propagande gay. »

Pour défendre son texte, elle a alors avancé ces arguments : « Vous ne voulez pas que les gens soient emprisonnés pendant deux ans et catalogués comme des criminels durant le reste de leur vie à cause d’une gifle. » Faisant aussi appel à la « tradition familiale », elle a ainsi affirmé l’intérêt de décriminaliser ces violences domestiques « sur la base que les parents, en Russie, devraient avoir le droit de frapper leurs enfants. » Et a précisé devant la Douma : « Dans la culture familiale traditionnelle russe, les relations entre parents et enfants sont construites sur l’autorité du pouvoir des parents. Les lois devraient soutenir cette tradition familiale. »

Bravo, Madame la députée !

À cette même époque de 2016, The Guardian a rappelé que selon les statistiques fournies par le Gouvernement russe, 40% des crimes violents seraient commis au sein même d’une famille.

« 36 000 femmes sont agressées chaque année par leur partenaire chaque jour, et 26 000 enfants sont battus par leurs parents chaque année. »

Enfin, pour les défenseurs des droits des femmes, cette nouvelle loi « rendra les victimes de violences domestiques encore plus vulnérables. » Car si un tel projet de loi se trouve adopté, non seulement les victimes n’auront plus de moyens réels pour se défendre et risqueraient de se murer encore plus dans le silence, mais surtout, il donnerait la liberté aux agresseurs de perpétuer leurs crimes en toute impunité.

Affaire à suivre…

Il était une fois… « Macha »

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L’incroyable émouvante histoire d’un chat nommé « Macha »

Samedi 17 janvier, alors que ce chat des rues rentrait tranquillement dans son abri de fortune, un carton près du vide-ordures d’un immeuble à Obninsk, dans la région de Kalouga, en Russie, il trouva un nouveau-né abandonné là durant son absence, un petit garçon à peine âgé de trois mois. « L’animal a réchauffé le bébé pendant plusieurs heures par la chaleur de son corps » déclara la chaîne de télévision russe « Zvezda » qui dévoila ce fait divers.

Mais, l’histoire ne s’arrête pas là. Lorsque le bébé se mit à pleurer, une habitante de l’immeuble alors alertée descendit pour à son tour lui porter secours. Quand elle arriva sur les lieux, elle vit le chat blotti contre le nouveau-né en train de lui lécher les mains et le visage. À l’arrivée des secours, selon les témoins de la scène, le chat aurait eu du mal à voir partir son petit protégé ; il aurait suivi les médecins jusqu’à l’ambulance et attendu que celle-ci s’éloigne.

Le chat Macha devint le véritable héros du quartier et les autochtones dirent : « Si le chat n’avait pas pris soin du bébé, il n’aurait pas survécu »

Et tout est bien qui finit bien, le bébé ayant été immédiatement hospitalisé, ses jours ne sont plus en danger, selon la chaîne russe. Lorsque les secouristes ont découvert le bébé, il était vêtu de vêtements propres et des langes se trouvaient auprès de lui. Dorénavant, la police recherche activement les parents qui encourent des poursuites.

La Russie miaule !

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Certains pays asiatiques, surtout le Japon et la Thaïlande, ont longtemps été réputés pour leurs folies en tout genre, notamment par leurs jeux télévisés dangereux.

Au Japon, par exemple, pour gagner l’argent mis en jeu, des individus étaient enfermés dans une pièce remplie d’abeilles et le gagnant était celui qui résistait le plus longtemps aux piqûres  !

En Thaïlande, récemment, leur émission « La nouvelle star » à eux s’est présentée d’une manière particulière. Au fur et à mesure de son interprétation, une concurrente, assise sur une balançoire, s’est vue être immergée jusqu’à la taille dans un aquarium géant rempli d’anguilles électriques et d’autres bestioles en tout genre et pour pimenter la chose, vers la fin de sa prestation, sachant qui lui restait encore une bonne minute de chant, l’équipe organisatrice y a plongé un crocodile !

Et maintenant, toujours dans le genre débile, mais en beaucoup moins périlleux, c’est au tour de la Russie !

En Sibérie, une nouvelle loi est apparue pour combattre les mauvais payeurs. Des personnes n’ayant pas payé leurs impôts à temps, factures d’électricité ou autres, ont eu la visite des huissiers qui leur ont enlevé leurs chats en contrepartie. Ces personnes considérées comme insolvables au niveau de leurs biens mobiliers, l’État sibérien a décidé de saisir la seule valeur qu’elles avaient en leur possession, leurs chats. Pour celles qui se sont acquittées de leur dette, leurs chats leur ont été restitués. Pour les autres, leurs chats ont été vendus !

Alors, si jamais, vous avez de la famille dans ce coin-là qui se trouve en dette vis-à-vis de l’État, ne leur dîtes plus de planquer leur bas de laine mais de cacher leur boule de poils !

Pauvres bêtes ! Et triste monde !

La guerre chaude !

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Sur le site Internet d’un grand journal national français, j’ai regardé une vidéo résumée ainsi : « L’acteur américain Mickey Rourke, dont la petite-amie est russe, a été vu faire la queue à Moscou pour acheter un tee-shirt à l’effigie de Vladimir Poutine. Il ne cache pas son admiration pour le président russe. » Au cours de cette vidéo, promouvant le Président russe, l’acteur américain déclare  : « Je l’ai rencontré à différentes reprises et il s’est comporté en vrai gentleman. C’est un mec très cool qui m’a regardé droit dans les yeux. Je pense que c’est un type bien. Si je ne le pensais pas, croyez-moi, je ne porterais pas ce tee-shirt. Ou alors, il faudrait vraiment me payer très cher. » Puis, il ajoute, en faisant référence à sa petite-amie : « Pour moi, l’important, c’est sa famille. Je me fiche de la politique. Ce n’est pas mon business. »

Heureusement, il ne fait pas de politique ! En tout cas, à sa place, au lieu de perdre mon temps à acheter et porter un tee-shirt à l’effigie d’un ancien membre du KGB, régulièrement critiqué pour l’autoritarisme de sa gouvernance et dont il a été pour la première fois réellement contesté à la suite des élections législatives de 2011, j’attaquerais plutôt mon chirurgien esthétique !

Or, ces artistes, qu’ils soient français ou américains, qui prônent un tel homme devraient peut-être s’intéresser aux personnes qui se trouvent enfermées dans les goulags pour avoir défier l’autorité de ce Président ! Et lorsque nous déclarons ne pas faire de politique, nous n’achetons pas de tee-shirt à l’effigie d’un homme politique, quel qu’il soit !

Enfin, si dans le passé, il y eut la guerre froide entre les Américains et les Russes, il semblerait qu’aujourd’hui ce soit la guerre chaude !