Le prix Nobel de la paix 2016

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Ce vendredi 7 octobre, à Oslo, le prix Nobel de la paix a été décerné au Président colombien Juan Manuel Santos pour avoir tenter de conclure un accord de paix avec les Farc, qui aurait mis ainsi fin à un conflit vieux depuis plus de 50 ans.

Bien que cet accord de paix datant du 2 octobre dernier ait été rejeté par une faible majorité du peuple colombien estimant que cet accord était à l’avantage de la guérilla marxiste, la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five, a expliqué : « Le fait qu’une majorité des votants ait dit non à l’accord de paix ne signifie pas nécessairement que le processus de paix est mort. »

Âgé de 65 ans et originaire d’une famille très aisée de la capitale colombienne Bogota, Juan Manuel Santos a entamé sa carrière politique en 1991. Il met tout en œuvre pour essayer d’arrêter définitivement ce conflit qui dévaste le pays depuis plus d’un demi-siècle. Suite au rejet par référendum de l’accord de paix, celui-ci a déclaré  : « Je continuerai à rechercher la paix jusqu’à la dernière minute de mon mandat parce que c’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants […] Je ne cherche pas les applaudissements. Je veux faire ce qui est correct. »

Sa nomination au prix Nobel lui offre donc une aide incontestable dans sa lutte pour la paix pour son pays, puisque qu’un prix, quel qu’il soit, n’est pas qu’un simple titre honorifique, mais est aussi une somme allouée.

Il s’est alors vu recevoir une récompense d’environ 831 000 euros (8 millions de couronnes suédoises), comme tous les lauréats d’un prix Nobel. Un montant entièrement financé par l’Institut Nobel, libre d’utilisé cette somme à sa guise.

Chaque année, l’Institut décerne des prix à des hommes ou des femmes ayant « apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », suivant les vœux d’Alfred Nobel. Ce Suédois qui a laissé un legs de 32 millions de couronnes, soit 3 324 000 euros, en exigeant dans son testament que celui-ci soit placé afin de renouveler à l’infini les fonds destinés à la récompense.

Quel beau geste de ce grand monsieur qui apporte la preuve que l’on peut autant donner de son vivant qu’après sa mort afin de servir au mieux pour le bien de l’Humanité…

Bon dimanche !

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Malala Yousafzai

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Cette jeune pakistanaise, qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 2014 pour son combat pour l’éducation des filles, est aujourd’hui millionnaire et dépense son argent au service de sa cause.

Cette formidable jeune femme, qui a défié les talibans au péril de sa vie pour aller à l’école et qui a survécu à une tentative d’assassinat en 2012, très sévèrement blessée à la tête et à l’épaule, offre aux yeux du monde un bel exemple à suivre.

Alors que certains utiliseraient ces millions à leurs propres intérêts, la jeune femme, elle, se sert de cet argent pour poursuivre son combat.

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Malala Yousafzai et sa mère

À la tête d’une véritable petite fortune qu’elle a accumulée au fil du temps grâce à la vente de son livre mémoire, Moi, Malala, publié en 2013 à plus d’1,8 millions d’exemplaires, à ses interventions en conférence qui lui rapporterait 130 000 €, Malala Yousafzai, qui poursuit ses études en Angleterre, dépense son bien en finançant des associations et projets visant à assurer une éducation et un futur aux 62 millions de filles dans le monde qui n’y ont pas encore accès.

Par l’intermédiaire de Malala Fund, fondation qu’elle dirige activement depuis sa création, dont l’objectif est de garantir une scolarisation de qualité internationale sur 12 ans pour toutes les filles, elle contribue grandement à ce programme de l’éducation pour toutes. Mais aussi, elle fait des dons grâce aux droits d’auteur et aux profits générés par la société Sarlarzai Ldt qu’elle a créé avec ses parents Ziauddin Yousafzia et Toor Pekai, bénéfices qui s’élèveraient à 1,5 millions d’euros pour cette seule année.

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Malala Yousafzai et son père

Comme le porte-parole de la famille Yousafzai l’a déclaré dans un communiqué : « Depuis la publication de son livre, Malala et sa famille ont donné plus d’un million de dollars à des œuvres humanitaires, œuvrant majoritairement sur des projets éducatifs aux quatre coins de la planète, y compris le Pakistan »

Son engagement pour cette cause va encore plus loin, puisqu’en début de cette année, lors d’une conférence qui s’est déroulée à Londres, elle a exhorté les gouvernements à dégager 1,4 milliard de dollars en direction des camps de réfugiés syriens en vue de garantie une éducation aux millions d’enfants ayant été obligés à fuir leur pays et à s’investir davantage en la matière.

Les vrais héros !

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Cette jeune pakistanaise de 17 ans, Malala Yousafzai a reçu le 10 octobre dernier le prix Nobel de la Paix pour son combat pour l’éducation des filles et l’Indien Kailash Satyarthi, militant lui aussi pour les droits des enfants, prix qui leur sera remis lors de la cérémonie du 10 décembre prochain.

Cette merveilleuse jeune fille, qui au péril de sa vie, a défié les « talibans islamistes » au Pakistan, dès son enfance, en allant à l’école malgré leur interdiction. Après une tentative d’assassinat en 2012, par les extrémistes, cette jeune pakistanaise, sévèrement touchée à l’épaule et à la tête, a miraculeusement survécu. Depuis le Royaume Uni, d’où elle réside désormais, et depuis cet attentat, elle a continué d’étudier et de poursuivre son combat avec d’autant plus d’ardeur afin que les filles privées de scolarité aient enfin ce droit fondamental d’accordé.

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Ce courageux Indien reçoit aussi ce prix pour sa lutte, depuis plus de trente ans, contre le travail des enfants. Il se bat contre l’exploitation, l’esclavage des enfants.

Ce prix décerné à ces deux personnes pour le droit des enfants, dont l’une est musulmane et l’autre hindou, est significatif aussi. Il est porteur du message faisant preuve de l’utilité de l’entente entre les différentes religions pour un monde meilleur.

Que dire de plus ?

Si ce n’est que ce sont eux nos vrais héros !