Alba

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Alba, âgée aujourd’hui de 5 ans, est une femelle orang-outan (Pongo pygmaeus) de l’île de Bornéo unique en son genre. Elle est la seule connue de son espèce qui soit albinos. Elle est de ce fait plus fragile que ses congénères. Selon Associated Press (AP), une agence de presse internationale, Alba est malentendante, possède une mauvaise vue et présente un haut risque de développer plus tard un cancer de la peau. Elle ne peut donc être remise en liberté sans surveillance.

Sa découverte fut malheureusement faite dans de tristes conditions. Enfermée dans une cage par des villageois dans la province de Kalimantan Centre, partie indonésienne de l’île de Bornéo, elle fut secourue par l’ONG Borneo Orangutan Survival Foundation (BOSF) en mai de cette année. Infestée de parasites, déshydratée, elle était très amaigrie. Depuis son poids a plus que doublé et ses sauveteurs souhaitent qu’elle profite de sa nouvelle vie dans un endroit protégé. La fondation a alors lancé un appel aux dons en vue d’acheter une parcelle de forêt de 5 hectares, proche du Centre de réhabilitation des orangs-outans situé sur l’île, dans laquelle Alba pourrait évoluer en toute sécurité accompagnée de trois autres orangs-outans avec lesquels elle s’est liée d’amitié après son sauvetage. L’ONG s’est fixé l’objectif de récolter 80 000 $ pour l’achat de ce terrain.

En rappel. Un article publié en juillet 2017 dans la revue Scientific Reports et relayé par le magazine Sciences et Avenir a rapporté qu’au cours de ces dix dernières années un quart des orangs-outans de l’île de Bornéo a disparu. La destruction de leur habitat, la chasse ainsi que les abattages déciment une espèce au mode de vie fragile. Chaque année, 2 500 orangs-outans environ sont tués.

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Bird Photographer of the Year

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Flamants roses – photo Alejandro Prieto Rojas

Depuis deux ans Nature Photographers et the British Trust for Ornithology organisent un concours visant à récompenser parmi les plus belles photos d’oiseaux réalisées à travers le monde le meilleur photographe d’oiseaux. Le lauréat de cette année est Alejandro Prieto Rojas pour sa photo (ci-dessus) des flamants roses nourrissant leurs petits.

Voici quelques-unes des photos qui ont été retenues pour ce concours de l’année 2017 :

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Corbeau pie et vautour – photo Bence Máté
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Cygnes sous l’eau – photo Ian Wade
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Foulques – photo Andrew Parkinson
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Héron blanc et serpent – photo Jose Garcia
Bird Photographer of the Year_héron cendré_photo Ahmad Al-Essa_wp
Héron cendré – photo Ahmad Al-Essa
Bird Photographer of the Year_merle noir_photo Roy Rimmer_wp
Merle noir – photo Roy Rimmer
Bird Photographer of the Year_mésange bleue_photo Markus Maresvuo_wp
Mésange bleue – photo Markus Maresvuo
Bird Photographer of the Year_oiseau avec poisson_photo Vince Burton_wp
Oiseau et poisson – photo Vince Burton
Bird Photographer of the Year_oisillon_photo Faisal Asnomal_wp
Oisillon – photo Faisal Asnomal
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Pélican – photo Bret Charman

Bon dimanche !

Inde : la grenouille violette de Bhupathy

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Une nouvelle espèce de grenouille vient d’être découverte dans la chaîne de montagnes de Western Ghats en Inde. Il s’agit de la grenouille violette de Bhupathy (Nasikabatrachus bhupathi), connue également sous le nom de « grenouille violette à nez de porc » ou encore surnommée la « grenouille taupe ». Et ce surnom ne lui a pas été donné au hasard, puisque cette grenouille a la particularité de vivre sous terre.

Cette grenouille a été ainsi décrite en détail dans une récente publication scientifique.

Étroitement liée à une autre grenouille mauve (N. sahyadrensis) trouvée dans la même région en 2003, ces deux espèces représentent les seuls membres connus de leur famille.

Cette grenouille possède une peau violette et brillante, un nez pointu, des petits yeux et des membres courts formés à ses extrémités d’une sorte de pelle durcie lui servant à creuser des terriers. Elle est dotée d’une langue longue plissée afin d’attraper les fourmis et les termites souterraines.

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Lorsque la saison de la mousson débute, les mâles émettent des sons assez forts. Ce sont d’ailleurs ces « chants » provenant de leur terrier qui ont permis aux scientifiques de découvrir leur existence dans les montagnes. Les mâles et les femelles s’accouplent dans les cours d’eau où ils déposent les œufs fertilisés. Un jour ou deux après, ceux-ci éclosent et les têtards voient le jour. Ces derniers développent alors des bouches munis de dents minuscules pour s’accrocher aux rochers et se nourrir d’algues dans les cours d’eau créés par les fortes pluies. Ils vivront durant environ 120 jours dans ces cours d’eau avant de gagner la vie souterraine.

Les scientifiques savaient déjà que les grenouilles présentaient de formidables capacités d’adaptation, comme certaines espèces qui vont creuser afin d’échapper à des périodes de sécheresse. Mais cette grenouille violette a adopté ce mode de vie souterrain et y vit quasiment en permanence. Après études pour certifier la différenciation des espèces, la caractérisation moléculaire, l’analyse phylogénétique, l’examen morphologique ainsi que la modélisation acoustique ont prouvé que cette grenouille est bien une nouvelle espèce.

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D’autres études plus approfondies sont prévues pour déterminer avec plus de précision la zone géographique dans laquelle elle évolue de manière à mieux protéger l’espèce et son habitat naturel de la pollution et des nuisances humaines.

Enfin, chaque année des centaines de nouvelles espèces de grenouilles sont découvertes. Ce qui prouve que le monde des grenouilles demeurent encore inconnu…

Bon dimanche !

Jojoba

Jojoba growing plant used in cosmetics and biofuel

Le jojoba est une plante, une espèce d’arbuste de la famille des Simmondsiacées, d’où son appellation scientifique Simmondsia chinensis.

Petite anecdote au sujet de son nom scientifique. Le botaniste Link, qui a nommé l’espèce à partir des notes du découvreur Thomas Nuttal en 1836, a confondu NCalif avec China et avait appelé l’espèce Buxus chinensis, alors qu’en réalité elle est issue du sud-ouest des États-Unis. Le terme chinensis est resté.

Cette plante buissonnante originaire donc de l’Arizona, de la Californie et du nord-ouest du Mexique, connue également sous les noms « Or du désert », « Noix de brebis », pousse dans des endroits arides en plein soleil. Son feuillage s’apparente à celui de l’olivier. Ne mesurant que 2,5 m de haut à l’état sauvage, elle possède néanmoins des racines très longues pouvant atteindre jusqu’à plus de 30 m, ce qui lui permet de puiser l’eau très profondément dans le sol.

Elle est essentiellement cultivée pour son huile, la cire contenue dans ses graines. Ces dernières, nommées aussi « amandes » ou « fèves », ont la taille de l’olive et sont récoltées en automne. De celles-ci sont ainsi extraites l’huile représentant environ 50 % de leur poids.

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L’huile de jojoba est une sorte de cire liquide, comparable au sébum, qui ne rancit pas. Non raffinée, elle est à température ambiante un liquide transparent de la couleur de l’or jaune et un léger parfum de gras s’en dégage. En revanche raffinée, elle devient incolore et inodore. Elle s’oxyde moins que les huiles de carthame, de canola (colza), d’amande ou encore de squalène (huile du foie des requins), mais plus que les huiles de ricin, de macadamia et de coco.

Elle s’est popularisée grâce aux pratiques du piercing et de l’extension des lobes, car elle favorise la cicatrisation.

Couramment utilisée pour diluer les huiles essentielles, elle est l’ingrédient principal des produits cosmétiques, les soins de la peau et des cheveux. Elle sert de produit démaquillant, notamment pour enlever le khôl. Elle est appréciée en huile de massage, de par sa facilité de pénétration dans la peau et sa sensation de non gras. Elle détient des vertus exceptionnellement hydratantes.

Utilisée encore comme fongicide (élimine ou limite le développement des champignons parasites des végétaux), particulièrement contre le mildiou, elle est comestible, sans calorie, et difficilement digeste, l’huile qui passe par les intestins sans transformation peut causer la stéatorrhée, quantité anormalement élevée des graisses (lipides) dans les selles, diarrhée avec selles grasses.

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Elle remplace l’huile de baleine. L’interdiction de l’importation de l’huile de baleine aux États-Unis au début des années 70 a conduit à la découverte de l’huile de jojoba et son efficacité supérieure à l’huile de spermaceti, substance blanche présente dans la tête de certains cétacés (cachalot, l’hyperoodon), appelée plus communément le blanc de baleine.

Elle est de même mise à profit pour la lubrification des moteurs et l’alimentation des lampes pour l’éclairage.

Enfin, le jojoba a été étudié en tant que carburant biodiesel (ou biogazole, une énergie renouvelable exploitée comme alternative au carburant pour moteur diesel classique, le gazole ou pétrodiesel) bon marché et durable.

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Des fleuves au statut de personne morale

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Fleuve Gange – Inde

À l’image de la Nouvelle-Zélande, les deux fleuves sacrés d’Inde, le Gange et la Yamuna, ont été dotés d’une personnalité juridique propre afin de permettre leur préservation.

En mars 2017, la Haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand au nord du pays a ainsi décrété ces fleuves comme « des entités vivantes ayant le statut de personne morale »,  en justifiant sa décision : « La situation requiert des mesures extraordinaires pour préserver et conserver ces rivières ».

Il est actuellement compliqué d’attaquer en justice lorsqu’un milieu naturel est dégradé en raison qu’il faille prouver que cette pollution a provoqué des dommages à la santé ou l’intégrité physique d’une personne. Fournir alors un statut juridique propre à celui-ci permet plus facilement de mener des actions en justice en son nom propre.

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Fleuve Whanganui – Nouvelle-Zélande

Le Gange, le fleuve le plus long et le plus sacré d’Inde, voit chaque jour dans ses eaux des milliers de pèlerins hindous y accomplir des rites traditionnels ou éparpiller les cendres funéraires de leurs proches. Mais aussi, il se trouve lourdement pollué par les rejets des industries et des égouts. Ce statut juridique donnera donc la possibilité à des citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves.

Sanjay Upadhyay, avocat spécialisé dans la défense de l’environnement à New Delhi a d’ailleurs déclaré à l’AFP : « Nous ne pouvons qu’espérer que la symbolique de cette décision se concrétise sur le terrain ».

Bon dimanche !

Aloe vera

Aloe Vera

L’Aloe vera ou aloès de la Barbade est une plante, espèce d’aloès, genre Aloe, d’origine hypothétique. Elle est néanmoins cultivée de longue date en région méditerranéenne, en Afrique du Nord, aux Îles Canaries et au Cap vert. Utilisée depuis l’Antiquité, elle a été introduite dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, puis d’Asie, notamment Inde et Chine, après le Xe siècle et d’Amérique, spécifiquement sans le sud des États-Unis et Amérique du Sud, après le XVIIe. Aujourd’hui, le gel d’aloès entre essentiellement dans la composition des cosmétiques et boissons.

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Histoire

On suppose que l’aloès est issu d’Égypte ou du Moyen-Orient et les Espagnols auraient apporté les premiers plans d’aloès en Amérique. La plante a été acclimatée puis cultivée un peu partout dans le monde. Elle est également une plante d’intérieure.

De 1750 avant notre ère (antique Mésopotamie) à la Grèce des débuts de l’ère chrétienne, en passant par l’époque des pharaons d’Égypte, le gel d’aloès était réputé pour ses vertus contre les infections de la peau et son latex pour ses propriétés laxatives.

En 1820, la pharmacopée officielle des États-Unis évoque les propriétés laxatives de l’aloès ; il sert aux diverses préparations pharmaceutiques décrites en détail.

En 1935, le gel est utilisé par des médecins afin de soigner les brûlures provoquées par les rayons X. Il entre alors dans le domaine des cosmétiques et dermatologiques.

Près de 15 espèces d’aloès détiennent des propriétés médicinales, dont l’Aloe barbadensis. Les plus courantes sont l’Aloe arborescens, bien connu au Japon, Portugal et Brésil, l’Aloe succotrina, l’Aloe curaçao, l’Aloe capiensis et l’Aloe ferox, servant à la fabrication des extraits à base de latex (aloès pharmaceutique) et dont le gel est aussi utilisé.

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Composition

L’aloès produit 2 substances très différentes autant par leur aspect que par leurs vertus thérapeutiques.

Le latex est la sève jaune et amère se trouvant dans les minuscules canaux de l’écorce, la couche externe des feuilles. Il contient 20 à 40 % d’anthranoïdes, principalement l’aloïne, qui sont des molécules aux effets laxatifs puissants. Il peut être irritant pour la peau et les muqueuses.

Le gel est le composé d’un mucilage (substance visqueuse) clair présent à l’intérieur des grosses feuilles. Il concentre des propriétés fortement émollientes (amollit et adoucit les tissus) et est ainsi largement employé en cosmétologie et dermatologie. Il peut également être pris par voie interne sous forme de gélules ou jus, dont la boisson doit comprendre au moins 50 % de gel.

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Propriétés

  • Soulage la constipation occasionnelle
  • Apaise la colite ulcéreuse
  • Traite l’herpès génital
  • Diminue le risque de douleur associée au lichen plan (maladie auto-immune qui se manifeste par des lésions cutanées et sur les muqueuses)
  • Soigne le psoriasis, les lésions, infections et inflammations de la peau.
  • Accélère le processus de guérison des brûlures du 1er et 2e degré
  • Traite la dermite causée par la radiothérapie
  • Réduit la plaque dentaire
  • Abaisse le taux de glucose chez les diabétiques

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Utilisations

Le gel s’applique plusieurs fois par jour directement sur les parties touchées, en cas d’herpès génital, lichen plan, lésions cutanées légères, brûlures, engelures, etc. Et en cas de diabète, bien que l’efficacité hypoglycémiante du gel ne soit pas clairement établie, il est toutefois conseillé habituellement de prendre 1 c. à soupe 2 fois par jour avant les repas.

Le latex s’utilise en cas de constipation uniquement aiguë et ponctuelle. Il ne doit surtout pas être employé continuellement, car l’effet laxatif puissant peut nuire à des doses variables selon les personnes. Il est recommandé d’ingérer 50 à 200 mg de latex le soir au coucher.

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Ceci n’est qu’un résumé partiel des vertus de l’Aloe vera. Il possède de nombreux autres bienfaits, comme pour le traitement de l’inflammation du cuir chevelu, des aphtes, de la gingivite, de la gale…

Cependant, pour les personnes sujettes à des troubles caractéristiques plus importants ou des affections similaires à plus forte densité, il est préférable de demander l’avis d’un médecin plutôt que de pratiquer l’automédication.

Les araignées, nos bonnes alliées

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De nombreuses personnes ont la phobie des araignées. Certains ne peuvent s’empêcher de les écraser lorsqu’ils les voient. D’autres, au contraire, les font grimper sur une partie de leur corps pour épater la galerie. Peu importe, ces animaux du groupe des arachnides ne laissent quiconque indifférent.

Mais pour autant, connaissons-nous vraiment leur utilité ?

Les araignées, nos bonnes alliées_orange_wpChristine Rollard, spécialiste des araignées au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, a expliqué dans une vidéo sur le site de Sciences et Avenir la place prépondérante qu’occupent ces animaux dans la chaîne alimentaire et leur rôle clé dans les relations trophiques.

Aussi, selon une étude publiée en mars dernier dans la revue The Science of Nature, les 45 000 espèces environ d’araignées connues tuent de 400 à 800 millions de tonnes de proies par an, dont 90 % sont des collemboles (classe de petits arthropodes à six pattes, proches des insectes) et surtout des insectes. Ce qui permet non seulement de maintenir l’équilibre écologique, mais également d’éliminer des insectes vecteurs de maladies ou nuisibles pour les plantations. Elles sont de même très importantes dans les habitations, car elles nous évitent l’invasion des insectes. Sans elles dans nos maisons, nous serions colonisés par les insectes en tout genre.

Les araignées, nos bonnes alliées_violette_wpEn outre, elles pratiquent l’autorégulation en se dévorant entre elles. Il est donc inutile de les tuer puisqu’elles s’en chargent elles-mêmes.

Enfin, bien qu’elles soient en haut de la pyramide alimentaire des arthropodes, elles ne sont pas au sommet de celle du règne animal. Et comme n’importe quel animal, elles sont la proie de prédateurs, tels que les oiseaux, les chauves-souris… Beaucoup d’espèces animales dépendent ainsi de leur présence d’où leur importance non négligeable.

Bon dimanche !

Les grenouilles de verre

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Il existe un genre tout particulier de grenouilles, Hyalinobatrachium, qui rassemble les « grenouilles de verre », ainsi appelées du fait que l’on peut voir leurs organes à travers la peau de leur ventre. Leur peau est si transparente qu’il est même possible de voir leur cœur battre.

En Amazonie équatorienne, des chercheurs viennent de découvrir une nouvelle espèce, Hyalinobatrachium yaku. Mesurant 2 cm, cette petite grenouille est reconnaissable par ses petits points verts foncés qu’elle a sur la tête et le dos. Grâce à des analyses ADN, morphologiques et l’étude des vocalisations, les chercheurs ont pu déterminer qu’elle possédait des caractéristiques différentes des autres grenouilles du genre. Elle produit également un coassement plus long que ses congénères. Elle est donc une espèce à part entière.

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En parallèle, bien que les chercheurs n’aient pas suffisamment d’éléments la concernant afin de permettre à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) de mettre en place un plan de sauvegarde de l’espèce, ils n’en restent pas moins convaincus que ces grenouilles sont menacées. L’eau, élément indispensable à cette espèce comme à de nombreuses autres en Amazonie, est très polluée en raison des activités pétrolières et minières. Activités qui sont loin de s’arrêter puisque « le gouvernement équatorien prévoit d’intensifier les extractions de pétrole dans la région », telles que l’affirment les chercheurs. Et la pollution n’est pas la seule menace pour cette petite grenouille de verre. L’extension du réseau routier détruit et morcelle son habitat. Malheureusement, le développement économique de l’Équateur se fait au détriment de son immense biodiversité.

Bon dimanche !

Le parfum des fleurs

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Le parfum des fleurs n’a aujourd’hui plus de secret. Une équipe internationale, composée de l’Université catholique de Louvain en Belgique (UCL), l’Université de Purdue en Indiana aux États-Unis et de l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas, vient de percer le mystère du parfum des fleurs.

Jusqu’à aujourd’hui l’idée reçue était que les fleurs n’avaient pas de rôle dans la diffusion de leur parfum, alors qu’en fait oui. Et ce par un transporteur actif, ABC, qui permet aux molécules odorantes d’être véhiculées dans les airs afin qu’elles soient perçues.

Le point d’origine du ABC se trouve dans les pétales où les composés odorants volatils, COV, sont produits. L’équipe a constaté que l’ABC était présent dès la production des COV qui se fait au moment de la visite d’insectes pollinisateurs. Cet instant a lieu à différentes périodes, fin du jour ou la nuit, selon la fleur. L’équipe a cherché si la présence du ABC influençait la diffusion des COV dans les airs ou si les deux étaient indépendants.

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Grâce à un modèle mathématique, les chercheurs ont établi le lien entre les deux. Après avoir reproduit l’ABC dans des cellules de plantes en culture et effectué des tests avec plusieurs molécules, ils ont alors prouvé qu’un mécanisme de défense était mis en place par la plante et que l’ABC était directement impliqué dans ce mécanisme. La fleur libère ainsi via l’ABC les COV stockés en trop grande quantité qui deviennent toxiques pour elle, mais agréablement odorants pour nous. Ce trop plein transporté puis libéré est donc son parfum !

Selon l’UCL, « ce travail pourrait servir de base à l’étude des mécanismes d’émission de COV par d’autres êtres vivants, comme les microbes et même les êtres humains, sans oublier d’autres applications, notamment dans le domaine du cosmétique ou l’industrie agroalimentaire. »

Le CO2 en méthane grâce au soleil

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17 juillet dernier, un article sur une découverte révolutionnaire a été publié sur le site du journal Nature.

Réalisée dans le laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’Université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité, l’expérience a permis de trouver un moyen de recycler le CO2.

Un catalyseur à base de fer permet à la molécule de CO2, dissoute dans un liquide, de perdre graduellement ses atomes d’oxygène qui se trouvent remplacés par des atomes d’hydrogène afin de former alors du méthane et ce grâce à la lumière du soleil, tels que Julien Bonin et Marc Robert, deux des coauteurs de l’étude, l’ont expliqué : « Il s’agit de recherche fondamentale, mais ce que nous avons mis en évidence est prometteur […] Nous avons mis au point un système liquide à plusieurs composants dans lequel le CO2 dissous se transforme progressivement en méthane grâce à la lumière solaire et à une molécule à base de fer qui permet d’accélérer la réaction. »

Les chercheurs ont pu arriver à ce résultat en s’inspirant du rôle du fer, constituant de l’hémoglobine qui permet aux globules rouges de transporter l’oxygène dans le sang.

Le magazine Sciences et Avenir y a consacré à son tour un article, écrit par le journaliste Loïc Chauveau, que je vous invite à consulter pour plus de détails.