Les grenouilles de verre

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Il existe un genre tout particulier de grenouilles, Hyalinobatrachium, qui rassemble les « grenouilles de verre », ainsi appelées du fait que l’on peut voir leurs organes à travers la peau de leur ventre. Leur peau est si transparente qu’il est même possible de voir leur cœur battre.

En Amazonie équatorienne, des chercheurs viennent de découvrir une nouvelle espèce, Hyalinobatrachium yaku. Mesurant 2 cm, cette petite grenouille est reconnaissable par ses petits points verts foncés qu’elle a sur la tête et le dos. Grâce à des analyses ADN, morphologiques et l’étude des vocalisations, les chercheurs ont pu déterminer qu’elle possédait des caractéristiques différentes des autres grenouilles du genre. Elle produit également un coassement plus long que ses congénères. Elle est donc une espèce à part entière.

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En parallèle, bien que les chercheurs n’aient pas suffisamment d’éléments la concernant afin de permettre à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) de mettre en place un plan de sauvegarde de l’espèce, ils n’en restent pas moins convaincus que ces grenouilles sont menacées. L’eau, élément indispensable à cette espèce comme à de nombreuses autres en Amazonie, est très polluée en raison des activités pétrolières et minières. Activités qui sont loin de s’arrêter puisque « le gouvernement équatorien prévoit d’intensifier les extractions de pétrole dans la région », telles que l’affirment les chercheurs. Et la pollution n’est pas la seule menace pour cette petite grenouille de verre. L’extension du réseau routier détruit et morcelle son habitat. Malheureusement, le développement économique de l’Équateur se fait au détriment de son immense biodiversité.

Bon dimanche !

Le parfum des fleurs

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Le parfum des fleurs n’a aujourd’hui plus de secret. Une équipe internationale, composée de l’Université catholique de Louvain en Belgique (UCL), l’Université de Purdue en Indiana aux États-Unis et de l’Université d’Amsterdam aux Pays-Bas, vient de percer le mystère du parfum des fleurs.

Jusqu’à aujourd’hui l’idée reçue était que les fleurs n’avaient pas de rôle dans la diffusion de leur parfum, alors qu’en fait oui. Et ce par un transporteur actif, ABC, qui permet aux molécules odorantes d’être véhiculées dans les airs afin qu’elles soient perçues.

Le point d’origine du ABC se trouve dans les pétales où les composés odorants volatils, COV, sont produits. L’équipe a constaté que l’ABC était présent dès la production des COV qui se fait au moment de la visite d’insectes pollinisateurs. Cet instant a lieu à différentes périodes, fin du jour ou la nuit, selon la fleur. L’équipe a cherché si la présence du ABC influençait la diffusion des COV dans les airs ou si les deux étaient indépendants.

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Grâce à un modèle mathématique, les chercheurs ont établi le lien entre les deux. Après avoir reproduit l’ABC dans des cellules de plantes en culture et effectué des tests avec plusieurs molécules, ils ont alors prouvé qu’un mécanisme de défense était mis en place par la plante et que l’ABC était directement impliqué dans ce mécanisme. La fleur libère ainsi via l’ABC les COV stockés en trop grande quantité qui deviennent toxiques pour elle, mais agréablement odorants pour nous. Ce trop plein transporté puis libéré est donc son parfum !

Selon l’UCL, « ce travail pourrait servir de base à l’étude des mécanismes d’émission de COV par d’autres êtres vivants, comme les microbes et même les êtres humains, sans oublier d’autres applications, notamment dans le domaine du cosmétique ou l’industrie agroalimentaire. »

Le CO2 en méthane grâce au soleil

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17 juillet dernier, un article sur une découverte révolutionnaire a été publié sur le site du journal Nature.

Réalisée dans le laboratoire d’électrochimie moléculaire de l’Université Paris-Diderot – Sorbonne Paris-Cité, l’expérience a permis de trouver un moyen de recycler le CO2.

Un catalyseur à base de fer permet à la molécule de CO2, dissoute dans un liquide, de perdre graduellement ses atomes d’oxygène qui se trouvent remplacés par des atomes d’hydrogène afin de former alors du méthane et ce grâce à la lumière du soleil, tels que Julien Bonin et Marc Robert, deux des coauteurs de l’étude, l’ont expliqué : « Il s’agit de recherche fondamentale, mais ce que nous avons mis en évidence est prometteur […] Nous avons mis au point un système liquide à plusieurs composants dans lequel le CO2 dissous se transforme progressivement en méthane grâce à la lumière solaire et à une molécule à base de fer qui permet d’accélérer la réaction. »

Les chercheurs ont pu arriver à ce résultat en s’inspirant du rôle du fer, constituant de l’hémoglobine qui permet aux globules rouges de transporter l’oxygène dans le sang.

Le magazine Sciences et Avenir y a consacré à son tour un article, écrit par le journaliste Loïc Chauveau, que je vous invite à consulter pour plus de détails.

La lavande

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La lavande (Lavandula angustifolia) est une plante vivace aromatique de la famille des Lamiacées. Originaire des montagnes du bassin méditerranéen, elle est aujourd’hui cultivée à travers le monde, surtout sur les sols rocailleux, calcaires, secs, très ensoleillés et bien drainés, sauf la Lavandula stoechas (lavande très florifère) appelée aussi lavande papillon, lavande stéchade, lavande à toupet ou lavande des îles d’Hyères. Différentes espèces de lavande existent ainsi et la plupart très odorantes sont beaucoup utilisées dans tous les secteurs de la parfumerie. Toutes les lavandes sont des plantes mellifères très recherchées par les abeilles.

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Issue donc de l’ouest du bassin méditerranéen, la lavande était utilisée par les Romains afin de protéger le linge (contre les mites) et parfumer les bains.

Au Moyen-Âge, en Provence (France), la lavande servait pour la composition de parfums et de médicaments. Ce n’est qu’à partir du 19e siècle que sa culture fut développée.

Aujourd’hui, la plus grande fête française dédiée à la lavande, « Corso de la Lavande », est célébrée depuis près de 70 ans à Digne-les-Bains et se clôture par le défilé de chars décorés de lavande. Un musée de la lavande existe dans la commune de Saint-Remèze, dans le département de l’Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La Bulgarie est le premier producteur mondial de lavande devant la France avec ses 45 tonnes. Elle a même atteint les 60 tonnes en 2011. La France n’en produit que 30 tonnes au maximum. Les deux pays fournissent ainsi les 3/4 de la production internationale. Et entre 80 et 90 % de l’huile essentielle de lavande bulgare est vendue en France.

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Propriétés

  • Atténue l’anxiété et le stress
  • Favorise l’endormissement
  • Apaise les douleurs
  • Soulage les dérangements digestifs d’origine nerveuse, les ballonnements et les troubles de la circulation (en balnéothérapie)
  • Calme les symptômes de la dépression, les douleurs spasmodiques, névralgiques et rhumatismales

Utilisations

  • Voie interne

Anxiété, agitation, insomnie, malaise digestif d’origine nerveuse et ballonnements :

Infusion de 0,8 g à 1,5 g de fleurs séchées (1 c. à café à 2 c. à café) dans 150 ml d’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes. À consommer jusqu’à 3 fois par jour ou au coucher en cas d’insomnie.
Teinture (1/5 dans l’éthanol à 60 %) de 2 ml à 4 ml, 3 fois par jour.
Huile essentielle de 1 à 4 gouttes avec 1 c. à café de miel ou à déposer sur une pierre de sucre.
Inhalation de 2 à 4 gouttes d’huile essentielle de lavande dans un diffuseur ou grand bol d’eau chaude. À répéter plusieurs fois par jour ou à faire au moment du coucher.

  • Voie externe

Agitation et insomnie :

– 5 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie à appliquer sur les avant-bras et le plexus solaire (entre le sternum et le nombril) au coucher.
– 20 à 30 gouttes d’huile essentielle avec un c. à café de savon liquide neutre à mettre dans l’eau du bain, à prendre avant le coucher.

Crampes et douleurs musculaires :

– 2 à 4 gouttes d’huile essentielle de lavande ou de lavandin avec 1 c. à soupe d’huile végétale, à appliquer en léger massage sur les zones concernées jusqu’à pénétration complète.

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La citronnelle

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Pour ce second lundi consécutif, je ne vous présente pas de recette cuisine maison. À la place je vous présente une astuce autant culinaire que médicinale.

La citronnelle, connue aussi sous l’appellation de verveine des Indes, verveine indienne, herbe citron ou lemongrass (Cymbopogon citratus), est une plante herbacée tropicale de la famille des Poacées ou Graminées. Ses tiges et ses feuilles sont cultivées pour leur qualité aromatique, son goût de citron.

À ne surtout pas confondre avec la mélisse citronnelle, appelée aussi citronnelle, qui est une plante vivace de la famille des Lamiacées.

La citronnelle se trouve principalement dans tout le sud-est asiatique, mais également en Inde, en Afrique, en Australie et en Amérique du Sud.

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Typique des cuisines thaïlandaise et vietnamienne, elle est principalement utilisée dans la composition des currys, soupes, ragoûts et dans la cuisson à l’étouffée essentiellement pour les plats à base poulet ou de fruits de mer. Les tiges sont broyées ou émincées et infusées dans les bouillons. Elles sont de même utilisées séchées et moulues pour être directement incorporées dans les plats.

Elle est vendue en général dans les épiceries asiatiques ou spécialisées. Souvent, elle est remplacée par du zeste de citron et un peu de gingembre.

Concernant ses vertus médicinales, elle est réputée pour aider à la digestion (en infusion après les repas, elle diminue les ballonnements et les flatulences ainsi qu’elle soulage les crampes d’estomac), à la dilatation des vaisseaux sanguins, pour ses pouvoirs anti-inflammatoire et anti-douleur. Elle permet aussi de diminuer le taux de sucre dans le sang et de faciliter le sommeil pour les personnes souffrant d’insomnie.

La citronnelle est donc bonne pour la cuisine et pour la santé.

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Ma cuisine étant en panne en ce moment, comme mes idées, surtout manquant de temps certain, je ne vous promets pas d’être en mesure de vous proposer une recette cuisine maison pour le lundi suivant. Cependant, je vous retrouve quand même lundi prochain avec une astuce culinaire au cas où…

Et malgré tout, je vous souhaite un excellent appétit… avec la citronnelle !

Les insectes « masqués »

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Insecte Acrocinus longimanus – Guyane

La nature nous régale à chaque instant de ses incroyables merveilles qu’elle détient, tant dans la spécificité de ses paysages que dans l’originalité de ses habitants.

Pascal Goet, photographe passionné par la nature, a  immortalisé l’une d’entre elles dans une série de clichés portant sur des insectes à la particularité extraordinaire.

Venez découvrir ses quelques clichés sur le site Sciences et Avenir qui y a consacré un article intitulé « Des insectes qui ressemblent à des masques et totems »

N.B. : Ses photographies sont soumises à des droits réservés.

Bon dimanche !

Le cannelier de Chine

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Le cannelier de Chine (Cinnamomum cassia), appelé également casse, cannelier casse, cassia, cannelle de Cochinchine ou encore fausse cannelle, est une espèce d’arbre de la famille des Lauracées originaire de Chine.

Comme son homologue, le cannelier de Ceylan (Cinnamomum verum), cet arbre détient une écorce aromatique riche en huile essentielle.

La casse est l’épice vendue sous le nom de cannelle de Chine et utilisée en cuisine en tant que condiment. L’huile de cannelle de Chine est employée souvent en parfumerie et en aromathérapie. Plus piquante, moins chère et d’une odeur totalement différente de la cannelle de Ceylan, la cannelle de Chine est très répandue sur le marché américain.

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La cannelle est l’une des épices exportées par l’Orient depuis environ 4 000 ans. Réputée pour ses vertus fortifiantes ainsi que purifiantes, elle est évoquée dans les ouvrages de pharmacopée chinoise traditionnelle, datant de 2 700 ans. D’ailleurs selon les taoïstes, elle permettrait même de trouver l’immortalité.

Son huile essentielle possède de nombreuses propriétés anti-infectieuses et fait d’elle une inconditionnelle de la trousse à pharmacie du voyageur. Elle est aussi estimée pour son bénéfice énergétique. Extrêmement puissante, l’huile essentielle de cannelle est de nature Yang, elle stimule ainsi les centres nerveux et réchauffe le corps. Elle est donc tonique, aphrodisiaque (principalement pour les hommes) et est appliquée très diluée pour les massages sensuels.

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Propriétés

  • Antibactérienne très puissante à large spectre d’action
  • Antivirale
  • Fongicide et parasiticide, l’huile essentielle de cannelle de Chine agit souvent lorsque d’autres demeurent inefficaces
  • Tonique utérine, elle stimule la venue des règles
  • Anticoagulante, elle inhibe l’agrégation plaquettaire (étude in-vitro)
  • Insecticide, acaricide

Utilisations

  • Infections  de tous types :
    – Respiratoires
    – Urinaires et gynécologiques (cystite, utérite, vaginite leucorrhéique)
    – Buccales et cutanées (bactérie, gale, mycoses, teigne, etc.)
  • Infections et fièvres tropicales parasitaires, virales et bactériennes
  • Infections gastro-intestinales :
    – Diarrhées
    – Parasitoses (amibes, ascaris, oxyures, etc.)
    – Typhus
    – Dysenteries
  • Règles absentes ou insuffisantes
  • Thromboses
  • Verrues (appliquer avec un coton-tige une goutte d’huile essentielle de cannelle de Chine directement sur la verrue sans déborder, 1 à 2 fois par jour jusqu’à la disparition de cette dernière)
  • Répulsif pour insectes et acariens

Combinaisons

  • Action anti-infectieuse générale, en association avec l’huile essentielle de clou de girofle, l’huile essentielle d’origan et l’huile essentielle de sarriette
  • Parasites cutanés, en association avec l’huile essentielle de clou de girofle
  • Agrégation plaquettaire, en association avec l’huile essentielle d’ail
  • Verrues, en association avec l’huile essentielle d’ail et l’huile essentielle de sarriette
  • Répulsion des acariens, en association avec l’huile essentielle de cryptoméria et l’huile essentielle de laurier

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Le clou de girofle

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Le giroflier ou girofle (Syzygium aromaticum) est un arbre de la famille des Myrtacées. Il est originaire des Moluques du Nord, une province d’Indonésie, formée des îles de la moitié septentrionale de l’archipel indonésien des Moluques et située entre la Nouvelle-Guinée à l’est, Sulawesi à l’ouest et l’Océan Pacifique au nord-est. Il fut ensuite cultivé sur les autres îles indonésiennes ainsi qu’à Madagascar, au Sri Lanka et en Afrique de l’Est. Il est aussi un arbre persistant et peut atteindre une dizaine de mètres de haut.

Le clou de girofle fait partie des épices les plus populaires, pourtant sa découverte reste encore mystérieuse.

On retrouve sa trace la plus lointaine dans un texte indien datant de plus de 2 000 ans, à l’épopée du Ramayana. Dans ce texte, le clou de girofle est recommandé pour avoir « une haleine propre, fraîche et parfumée » en le gardant en bouche avec de la noix de muscade. Une légende parle de la « vallée des clous de girofle » sur une île côtière de l’Inde, où les marins venaient y déposer des marchandises sur son bord de mer et retrouvaient des clous de girofle à la place le lendemain. Ils disaient commercer avec des génies de la forêt.

Sous la dynastie Han, les Chinois utilisaient les clous de girofle pour la même raison, mais aussi pour ses vertus médicinales et culinaires.

Connus également des Grecs et des Romains, ils sont d’ailleurs décrits dans les écrits de Pline L’Ancien, au 1er siècle.

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Une récente découverte archéologique laisse à supposer que le commerce de cette épice avec l’Occident ait débuté beaucoup plus tôt. Un clou de girofle a été retrouvé parmi des restes calcinés sur le sol d’une cuisine incendiée, sur le site mésopotamien de Terga (actuelle Syrie), daté de 1 700 av. J.C.

Selon une tradition chrétienne, les clous de girofle sont un symbole végétal des clous ayant servi à la crucifixion du Christ.

En Europe, le clou de girofle est importé au 4e siècle par les Arabes et devint à la mode au Moyen-Âge. En 1511, les Portugais découvrant l’archipel des Moluques se procurèrent alors du monopole du commerce de clous de girofle en brûlant les arbres situés hors de l’île de Ternate. Ce monopole fut ensuite repris par les Hollandais. Le Français Pierre Poivre, intendant de l’île de France (actuelle île Maurice), récupéra quelques plants au cours d’une expédition, les acclimatèrent à l’île de France et aux Antilles. En Angleterre, au 17e siècle, les clous de girofle valaient quasiment autant que l’or, en raison de leur importation difficile.

Le giroflier aime le climat tropical, humide et chaud, d’où sa principale situation dans les îles tropicales. Ses feuilles s’apparentent à celles du laurier. Ses fleurs comportent des pétales jaunes à maturité. Ses boutons sont cueillis dès qu’ils commencent à rosir. Ils sont mis à sécher sur des nattes au soleil, brunissent et prennent ainsi la forme de clous rouillés. Durant le séchage, ils se gorgent de senteurs et de saveurs. Ils contiennent aussi une huile essentielle lui apportant cette odeur caractéristique qui s’évapore en les broyant. Autre le fait que le clou de girofle purifie l’haleine, il est également réputé pour soulager les maux de dents grâce à ses pouvoirs anesthésiant, cicatrisant et désinfectant. En cuisine, il entre dans la composition des Cinq parfums (épice chinoise) ainsi que dans de nombreux mélanges d’épices indiens et se retrouve dans le baume du tigre.

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Propriétés

  • Anti-infectieux
  • Antibactérien puissant à large spectre 
  • Antiviral
  • Antifongique 
  • Antiparasitaire 
  • Cautérisant cutané et pulpaire (relatif à la pulpe de la dent)
  • Stomachique (favorise la digestion), carminatif (favorise l’expulsion des flatuosités contenues dans l’intestin)
  • Utérotonique (augmente la tonicité des muscles de l’utérus, stimule la contraction des muscles utérins)
  • Neurotonique (rétablit le tonus du système nerveux)
  • Stimulant immunitaire, stimulant général
  • Anesthésiant
  • Antiseptique 
  • Hypertensif et hypotensif (aide à réguler la tension dans les 2 cas)
  • Aphrodisiaque léger

Utilisations

  • Infection dentaire, odontalgie, amygdalites, infections buccales
  • Hépatites virales, entérocolite virale (inflammation de l’intestin grêle ou du côlon entraînant des selles fréquentes et peu consistantes pouvant être douloureuses), colite bactérienne (inflammation de la muqueuse du côlon), choléra, malaria, dysenterie amibienne, entérocolite spasmodique. Appliquer 20 % d’huile essentielle de clous de girofle dans de l’huile végétale en frictions sur l’abdomen.
  • Cystite (infection urinaire), salpingite (inflammation d’une ou plus souvent des deux trompes de Fallope, infection utéro-annexielle fréquente, profonde et potentiellement grave étant souvent secondaire à une infection génitale basse sexuellement transmissible), métrite (infection aiguë ou chronique de l’utérus)
  • Névrite virale, névralgies
  • Zona, herpes simplex, sclérose en plaques, poliomyélite
  • Parasitoses cutanées, gale, acné infecté
  • Sinusite, bronchite, grippe, tuberculose
  • Paludisme, Bourbouille (affection cutanée causée par une inflammation des glandes sudorales touchant majoritairement les enfants non habitués aux climats chauds et humides)
  • Asthénie (affaiblissement de l’organisme, fatigue physique). Appliquer 20 % d’huile essentielle de clous de girofle dans de l’huile végétale en frictions le long de la colonne vertébrale.
  • Fatigues intellectuelle et sexuelle
  • Accouchement difficile
  • Dysrégulation thyroïdienne
  • Polyarthrite rhumatoïde, arthrite, rhumatisme
  • Mycoses

Combinaisons

  • Anesthésiant, antiviral, en association avec huile essentielle de Menthe poivrée
  • Antibactérien, en association avec l’huile essentielle de Tea tree (arbre à thé) et l’huile essentielle de Niaouli
  • Expectorant, en association avec l’huile essentielle de Niaouli
  • Utérotonique, antibactérien, en association avec l’huile essentielle de Palmarosa
  • Sédatif, antiparasitaire, en association avec l’huile essentielle de Camomille romaine
  • Mucolytique, en association avec l’huile essentielle d’Inule odorante

Précautions

  • L’huile essentielle de clou de girofle est à utiliser systématiquement diluée en usage externe au maximum à 20 % dans une huile végétale.
  • Elle est déconseillée aux femmes enceintes (sauf en cours d’accouchement) et allaitantes ainsi qu’aux enfants de moins de 6 ans.
  • L’usage interne est réservé au thérapeute.

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L’huile essentielle de cajeput

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L’huile de cajeput est une huile essentielle extraite des feuilles du cajeputier (Melaleuca cajuputi) ou d’espèces proches, un arbre de la famille des Myrtacées, même famille que l’eucalyptus. Son huile essentielle est obtenue par distillation des feuilles à la vapeur d’eau.

Distillée surtout en Indonésie et au Vietnam, l’huile aux propriétés antimicrobiennes est utilisée en usage interne ainsi qu’en massage contre les rhumatismes. Elle est l’un des constituants du baume du tigre rouge.

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Propriétés

  • Purifiante, elle assainit l’air en diffusion atmosphérique.
  • Antiseptique général puissant pulmonaire, intestinal, urinaire
  • Antiseptique cutané
  • Expectorante (anacathartique)
  • Antinévralgique
  • Stimulante, revigorante et tonique cutané
  • Vermifuge
  • Antispasmodique
  • Décongestionnant veineux

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Utilisations

  • Respiratoire, elle lutte contre les affections de l’appareil pulmonaire (bronchite, pharyngite, tuberculose, etc.) et l’asthme. Elle s’utilise en massages ou en frictions sur le thorax ou le dos, 10 à 20 gouttes pures ou diluées dans de l’huile végétale pour les peaux sensibles. Elle s’utilise aussi en inhalation pour les cas de laryngite et de sinusite.
  • Excrétoire, elle traite les infections urinaires (cystite, urétrite)
  • Douleurs, elle apaise les rhumatismes, les courbatures, les douleurs articulaires, les sciatiques ou encore la goutte. Elle s’utilise en massages ou en frictions sur les zones douloureuses, 10 à 20 gouttes pures ou diluées dans de l’huile végétale pour les peaux sensibles.
  • Tête, elle calme la névralgie dentaire et celle de l’oreille, la laryngite et la sinusite.
  • Dermatoses, elle soulage le psoriasis et l’acné. Elle s’utilise en massages ou en frictions sur les régions concernées, 10 à 20 gouttes pures ou diluées dans de l’huile végétale pour les peaux sensibles.
  • Plaies, elle aide à la cicatrisation.
  • Herpès génital
  • Dysplasie du col (malformation ou déformation découlant d’une anomalie du développement d’un tissu ou d’un organe, qui survient soit au cours de la période embryonnaire ou après la naissance)
  • Varices
  • Hémorroïdes

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Combinaisons

  • Bronchite, pharyngite et laryngite, en association avec les huiles essentielles de pin et de niaouli.
  • Tuberculose, en association avec les huiles essentielles de pin, de thym et d’origan.
  • Psoriasis, en association avec les huiles essentielles de lavande aspic et de géranium.
  • Acné, en association avec l’huile essentielle de cèdre.
  • Diffusion, en association avec les huiles essentielles de cèdre, de lavande aspic et de marjolaine sylvestre.

L’eucalyptus

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Les eucalyptus forment un groupe très riche d’arbres du genre Eucalyptus de la famille des Myrtacées. Originaires d’Australie, ils constituent 95 % des forêts. Plus de 800 espèces sont reconnues. Ils comportent de nombreux mécanismes d’adaptation impressionnants et leur croissance rapide donne lieu à leur présence dans beaucoup d’environnements. L’eucalyptus est connu aussi sous l’appellation française du Gommier.

Certaines espèces, dont l’Eucalyptus commun ou Gommier bleu (Eucalyptus globulus), ont été importées en Europe où elles se sont ainsi très vite acclimatées sur le littoral méditerranéen. Au Portugal aussi, où d’importantes forêts d’eucalyptus ont été plantées pour la production de pâte à papier. Elles ont été également introduites en Afrique du Nord, (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye), en Afrique du Sud (pentes du mont Elgon situé sur la frontière entre le Kenya et l’Ouganda), dans les îles de Madagascar, de Mayotte, de Malte et de la Réunion, ainsi qu’au Sri Lanka, Brésil, Chili, Pérou, en Argentine, Californie et Équateur.

L’eucalyptus commun, portant aussi les noms d’eucalyptus bleu et d’arbre à fièvre, peut croître jusqu’à 30 à 55 m de haut.

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Vertus

  • Immunomodulant, il régule les dysfonctionnements du système immunitaire.
  • Antibactérien et antiviral, il combat ainsi les bactéries et les virus.
  • Expectorant (anacathartique), il facilite l’expulsion (par crachats) des mucosités et autres matières attachées aux parois bronchiques et des alvéoles pulmonaires.
  • Décongestionnant nasal, il débouche le nez en douceur et facilite la respiration.
  • Rafraîchissant
  • Répulsif d’insectes

Utilisations

  • Infections respiratoires, il prévient ou guérit des bronchites, rhino-pharyngites, rhinites, sinusites, etc.
  • Rhinites allergiques, il aide à lutter notamment contre le rhume des foins.
  • Otites
  • Maladies virales et grippes
  • Toux grasses
  • Cystites, vaginites, leucorrhées
  • Asthénies, déficiences immunitaires
  • Diffusion pour chasser les insectes

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