De la neige, de la neige…

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Tandis que dans ma région anglaise quelques flocons de neige sont tombés l’espace d’une journée pour fondre ensuite sous la pluie, certains de mes compatriotes français eux sont envahis par la neige.

Et n’est-ce pas en ce début de décembre le meilleur moyen d’accueillir l’hiver qui pointe doucement le bout son nez ?

Alors, afin de rester dans le thème en clôturant cette semaine et se plonger dans le bain de ce mois de Noël, je vous propose ces quelques photos enneigées…

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Bon dimanche !

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Les arbres de vie

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Afin de clôturer cette semaine qui me fut riche en émotions, je vous propose en images ces magnifiques arbres de vie :

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L’arbre de vie est représenté sous forme de gravures, peintures, broderies, impressions ou sculptures depuis l’aube des temps. Parfois assorti de personnages et/ou d’animaux,  Il symbolise la force de la vie et ses origines, l’importance des racines et le développement de la vie.

L’arbre de la connaissance du bien et du mal et le chandelier à 7 branches seraient des variantes selon certaines interprétations.

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L’arbre de vie évoque aussi de manière symbolique dans la Kabbale (tradition ésotérique du judaïsme) les lois de l’Univers. Certains auteurs le comparent ainsi à l’arbre de vie mentionné par la Genèse, chapitre2, verset 9.

Sa description est considérée comme celle de la cosmogonie (système de la formation de l’Univers) de la mystique kabbalistique.

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L’arbre de vie est également confondu avec l’arbre de joie, alors que celui-ci est en fait un conte de Noël pour la jeunesse de l’auteur québécois Alain Bergeron (connu de même sous le nom de plume Brian Eaglenor, anagramme de son nom) paru en 1999.

Bon dimanche !

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Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017

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Photo Biplap Hazra – Sanctuary Nature Foundation – Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017

Biplab Hazra, gagnant du concours Sanctuary Wildlife Photography Awards 2017, dévoile avec sa photo choc les ravages du conflit entre hommes et éléphants d’Asie en Inde. Celle-ci montrant une éléphante et son petit attaqués par la foule parle d’elle-même.

Brent Stirton, gagnant du concours Wildlife Photographer of the Year 2017, avec sa photo d’un rhinocéros noir tué et mutilé pour sa corne avait déjà mis en lumière en octobre le massacre de ces animaux.

En novembre, c’est au tour de ce concours de dénoncer le terrible traitement réservé aux éléphants en Inde.

Organisée par l’ONG indienne Sanctuary Nature Foundation, cette compétition réunissait plus de 5 000 participants venant de toute l’Asie.

Cette photo intitulée « Hell is Here », l’Enfer est Ici, qui a été ainsi primée représente cette éléphante et son petit pris à partie par une foule qui leur lance des objets enflammés.

Biplap Hazra a décrit sa photo : « En tête, les oreilles de la mère sont tournées vers l’avant comme si elle choisissait d’ignorer le groupe d’hommes moqueurs. Derrière elle, son éléphanteau crie de confusion et de peur alors que le feu lèche ses pattes ».

Selon lui, dans le district de Bankura, comme dans tous les États indiens, Assam, Odisha, Chhattisgarh et Tamil Nadu, qui abritent ces éléphants, cette scène est courante. Toujours selon lui, 70 % des éléphants d’Asie se trouvent en Inde et le développement des routes envahit de jour en jour un peu plus leur habitat. Cette oppressante situation croissante pousse les mammifères à se défendre et engendre alors des attaques mutuelles entre ces animaux et les habitants. La plupart des conflits ont lieu sur les chemins empruntés par les éléphants depuis des siècles mais qui sont désormais occupés par les humains.

Bon dimanche !

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Photo Brent Stirton – Wildlife Photographer of the Year 2017

La nature magnifiée

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Photo Séverine Pillet – 2014

Du 16 au 19 novembre prochain, la commune de Montier-en-Der située dans la région de la Champagne-Ardenne vous proposera une exposition de photos sublimant notre belle nature.

Afin de vous donner un avant goût de cette expo, vous pouvez visionner quelques-unes de ces magnifiques photos sur le site Sciences et Avenir.

Bon dimanche !

Les cucurbitacées

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Puisque nous venons de fêter ou pas joyeusement Halloween avec la citrouille au cœur de cet évènement, regardons d’un peu plus près sa famille aux nombreuses vertus…

Les cucurbitacées forment une famille de plantes dicotylédones (semences ou embryon ayant deux lobes ou cotylédons) de l’ordre des cucurbitales. Originaires pour la plupart des régions tropicales et subtropicales, elles constituent environ 800 espèces réparties en 130 genres.

Elles sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à port rampant ou grimpant, aux tiges dotées de vrilles. Elles sont plus rarement des arbustes. Et elles sont sensibles au gel. Leurs fleurs sont unisexuées, portées soit par les mêmes plantes, soit par des plantes différentes. Leurs fruits sont des baies modifiées nommées péponides et parfois des fruits secs appelés aussi capsules ou samares.

De nombreuses espèces sont cultivées pour leurs fruits comestibles, comme les courges, courgettes, concombres, cornichons, melons, pastèques, chayottes, etc., mais également pour leurs graines, cas de la courge à huile ou la pistache africaine. Leur domestication remonte à plusieurs milliers d’années, tant dans le Nouveau Monde (Cucurbita, Sechium) que dans l’Ancien (Citrullus, Cucumis, Lagenaria, Luffa).

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Quelques espèces

  • Bryone du Japon, Bryonia
  • Calebasse
  • Chayotte ou chayote
  • Citrouille
  • Citrullus
  • Coccinia grandis
  • Coloquinte vraie
  • Concombre, concombre d’âne, concombres des Antilles
  • Courge cireuse
  • Cucumis, cucumis metulifer
  • Echinocystis
  • Fevillea
  • Gac
  • Hodgsonia
  • Jiaogulan
  • Kedrostis
  • Lagenaria
  • Luffa
  • Marah
  • Margose, margose lisse
  • Melon
  • Melothria scrabra
  • Momordique
  • Pastèque
  • Sicyos anguleux
  • Siraitia grosvernorii
  • Telferia occidentalis
  • Thladiantha dubia
  • Tinda
  • Trichosanthes, trichosanthes cucumerina, trichosanthes cucumeroides, trichosanthes dioica, trichosanthes kirilowii

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Quelques vertus

Cette grande famille a la particularité d’être composée d’espèces comestibles ayant un pour la majorité un apport très faible en calories mais très riche en eau (plus de 90 % chez certaines), en provitamines (bêta-carotènes), en vitamines (A, B, C, E), en minéraux essentiels (fer, phosphore, magnésium, potassium), en acides gras essentiels ainsi qu’en antioxydants.

Quelques micronutriments (zinc, manganèse, cuivre) et une présence de phytostérols se trouvent dans certaines de ces espèces.

Leur consommation permet de diminuer le risque de maladies cardio-vasculaires, aide à la régénération cellulaire, à la croissance des os, à lutter contre des infections, améliore certaines fonctions du système immunitaire, facilite le transit intestinal, régularise le taux de cholestérol ou encore contribue à garder la peau et autres tissus doux et souples.

Enfin, elles sont conseillées dans le cadre d’un régime pour favoriser la perte de poids, mais surtout compenser la baisse d’énergie que peut parfois provoquer certains régimes.

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Pour plus d’informations :

https://spotjardinmonsite.com/2016/04/11/les-cucurbitacees/
https://spotjardinmonsite.com/2016/09/11/la-chayotte/

Alba

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Alba, âgée aujourd’hui de 5 ans, est une femelle orang-outan (Pongo pygmaeus) de l’île de Bornéo unique en son genre. Elle est la seule connue de son espèce qui soit albinos. Elle est de ce fait plus fragile que ses congénères. Selon Associated Press (AP), une agence de presse internationale, Alba est malentendante, possède une mauvaise vue et présente un haut risque de développer plus tard un cancer de la peau. Elle ne peut donc être remise en liberté sans surveillance.

Sa découverte fut malheureusement faite dans de tristes conditions. Enfermée dans une cage par des villageois dans la province de Kalimantan Centre, partie indonésienne de l’île de Bornéo, elle fut secourue par l’ONG Borneo Orangutan Survival Foundation (BOSF) en mai de cette année. Infestée de parasites, déshydratée, elle était très amaigrie. Depuis son poids a plus que doublé et ses sauveteurs souhaitent qu’elle profite de sa nouvelle vie dans un endroit protégé. La fondation a alors lancé un appel aux dons en vue d’acheter une parcelle de forêt de 5 hectares, proche du Centre de réhabilitation des orangs-outans situé sur l’île, dans laquelle Alba pourrait évoluer en toute sécurité accompagnée de trois autres orangs-outans avec lesquels elle s’est liée d’amitié après son sauvetage. L’ONG s’est fixé l’objectif de récolter 80 000 $ pour l’achat de ce terrain.

En rappel. Un article publié en juillet 2017 dans la revue Scientific Reports et relayé par le magazine Sciences et Avenir a rapporté qu’au cours de ces dix dernières années un quart des orangs-outans de l’île de Bornéo a disparu. La destruction de leur habitat, la chasse ainsi que les abattages déciment une espèce au mode de vie fragile. Chaque année, 2 500 orangs-outans environ sont tués.

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Bird Photographer of the Year

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Flamants roses – photo Alejandro Prieto Rojas

Depuis deux ans Nature Photographers et the British Trust for Ornithology organisent un concours visant à récompenser parmi les plus belles photos d’oiseaux réalisées à travers le monde le meilleur photographe d’oiseaux. Le lauréat de cette année est Alejandro Prieto Rojas pour sa photo (ci-dessus) des flamants roses nourrissant leurs petits.

Voici quelques-unes des photos qui ont été retenues pour ce concours de l’année 2017 :

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Corbeau pie et vautour – photo Bence Máté
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Cygnes sous l’eau – photo Ian Wade
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Foulques – photo Andrew Parkinson
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Héron blanc et serpent – photo Jose Garcia
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Héron cendré – photo Ahmad Al-Essa
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Merle noir – photo Roy Rimmer
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Mésange bleue – photo Markus Maresvuo
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Oiseau et poisson – photo Vince Burton
Bird Photographer of the Year_oisillon_photo Faisal Asnomal_wp
Oisillon – photo Faisal Asnomal
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Pélican – photo Bret Charman

Bon dimanche !

Inde : la grenouille violette de Bhupathy

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Une nouvelle espèce de grenouille vient d’être découverte dans la chaîne de montagnes de Western Ghats en Inde. Il s’agit de la grenouille violette de Bhupathy (Nasikabatrachus bhupathi), connue également sous le nom de « grenouille violette à nez de porc » ou encore surnommée la « grenouille taupe ». Et ce surnom ne lui a pas été donné au hasard, puisque cette grenouille a la particularité de vivre sous terre.

Cette grenouille a été ainsi décrite en détail dans une récente publication scientifique.

Étroitement liée à une autre grenouille mauve (N. sahyadrensis) trouvée dans la même région en 2003, ces deux espèces représentent les seuls membres connus de leur famille.

Cette grenouille possède une peau violette et brillante, un nez pointu, des petits yeux et des membres courts formés à ses extrémités d’une sorte de pelle durcie lui servant à creuser des terriers. Elle est dotée d’une langue longue plissée afin d’attraper les fourmis et les termites souterraines.

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Lorsque la saison de la mousson débute, les mâles émettent des sons assez forts. Ce sont d’ailleurs ces « chants » provenant de leur terrier qui ont permis aux scientifiques de découvrir leur existence dans les montagnes. Les mâles et les femelles s’accouplent dans les cours d’eau où ils déposent les œufs fertilisés. Un jour ou deux après, ceux-ci éclosent et les têtards voient le jour. Ces derniers développent alors des bouches munis de dents minuscules pour s’accrocher aux rochers et se nourrir d’algues dans les cours d’eau créés par les fortes pluies. Ils vivront durant environ 120 jours dans ces cours d’eau avant de gagner la vie souterraine.

Les scientifiques savaient déjà que les grenouilles présentaient de formidables capacités d’adaptation, comme certaines espèces qui vont creuser afin d’échapper à des périodes de sécheresse. Mais cette grenouille violette a adopté ce mode de vie souterrain et y vit quasiment en permanence. Après études pour certifier la différenciation des espèces, la caractérisation moléculaire, l’analyse phylogénétique, l’examen morphologique ainsi que la modélisation acoustique ont prouvé que cette grenouille est bien une nouvelle espèce.

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D’autres études plus approfondies sont prévues pour déterminer avec plus de précision la zone géographique dans laquelle elle évolue de manière à mieux protéger l’espèce et son habitat naturel de la pollution et des nuisances humaines.

Enfin, chaque année des centaines de nouvelles espèces de grenouilles sont découvertes. Ce qui prouve que le monde des grenouilles demeurent encore inconnu…

Bon dimanche !

Jojoba

Jojoba growing plant used in cosmetics and biofuel

Le jojoba est une plante, une espèce d’arbuste de la famille des Simmondsiacées, d’où son appellation scientifique Simmondsia chinensis.

Petite anecdote au sujet de son nom scientifique. Le botaniste Link, qui a nommé l’espèce à partir des notes du découvreur Thomas Nuttal en 1836, a confondu NCalif avec China et avait appelé l’espèce Buxus chinensis, alors qu’en réalité elle est issue du sud-ouest des États-Unis. Le terme chinensis est resté.

Cette plante buissonnante originaire donc de l’Arizona, de la Californie et du nord-ouest du Mexique, connue également sous les noms « Or du désert », « Noix de brebis », pousse dans des endroits arides en plein soleil. Son feuillage s’apparente à celui de l’olivier. Ne mesurant que 2,5 m de haut à l’état sauvage, elle possède néanmoins des racines très longues pouvant atteindre jusqu’à plus de 30 m, ce qui lui permet de puiser l’eau très profondément dans le sol.

Elle est essentiellement cultivée pour son huile, la cire contenue dans ses graines. Ces dernières, nommées aussi « amandes » ou « fèves », ont la taille de l’olive et sont récoltées en automne. De celles-ci sont ainsi extraites l’huile représentant environ 50 % de leur poids.

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L’huile de jojoba est une sorte de cire liquide, comparable au sébum, qui ne rancit pas. Non raffinée, elle est à température ambiante un liquide transparent de la couleur de l’or jaune et un léger parfum de gras s’en dégage. En revanche raffinée, elle devient incolore et inodore. Elle s’oxyde moins que les huiles de carthame, de canola (colza), d’amande ou encore de squalène (huile du foie des requins), mais plus que les huiles de ricin, de macadamia et de coco.

Elle s’est popularisée grâce aux pratiques du piercing et de l’extension des lobes, car elle favorise la cicatrisation.

Couramment utilisée pour diluer les huiles essentielles, elle est l’ingrédient principal des produits cosmétiques, les soins de la peau et des cheveux. Elle sert de produit démaquillant, notamment pour enlever le khôl. Elle est appréciée en huile de massage, de par sa facilité de pénétration dans la peau et sa sensation de non gras. Elle détient des vertus exceptionnellement hydratantes.

Utilisée encore comme fongicide (élimine ou limite le développement des champignons parasites des végétaux), particulièrement contre le mildiou, elle est comestible, sans calorie, et difficilement digeste, l’huile qui passe par les intestins sans transformation peut causer la stéatorrhée, quantité anormalement élevée des graisses (lipides) dans les selles, diarrhée avec selles grasses.

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Elle remplace l’huile de baleine. L’interdiction de l’importation de l’huile de baleine aux États-Unis au début des années 70 a conduit à la découverte de l’huile de jojoba et son efficacité supérieure à l’huile de spermaceti, substance blanche présente dans la tête de certains cétacés (cachalot, l’hyperoodon), appelée plus communément le blanc de baleine.

Elle est de même mise à profit pour la lubrification des moteurs et l’alimentation des lampes pour l’éclairage.

Enfin, le jojoba a été étudié en tant que carburant biodiesel (ou biogazole, une énergie renouvelable exploitée comme alternative au carburant pour moteur diesel classique, le gazole ou pétrodiesel) bon marché et durable.

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Des fleuves au statut de personne morale

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Fleuve Gange – Inde

À l’image de la Nouvelle-Zélande, les deux fleuves sacrés d’Inde, le Gange et la Yamuna, ont été dotés d’une personnalité juridique propre afin de permettre leur préservation.

En mars 2017, la Haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand au nord du pays a ainsi décrété ces fleuves comme « des entités vivantes ayant le statut de personne morale »,  en justifiant sa décision : « La situation requiert des mesures extraordinaires pour préserver et conserver ces rivières ».

Il est actuellement compliqué d’attaquer en justice lorsqu’un milieu naturel est dégradé en raison qu’il faille prouver que cette pollution a provoqué des dommages à la santé ou l’intégrité physique d’une personne. Fournir alors un statut juridique propre à celui-ci permet plus facilement de mener des actions en justice en son nom propre.

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Fleuve Whanganui – Nouvelle-Zélande

Le Gange, le fleuve le plus long et le plus sacré d’Inde, voit chaque jour dans ses eaux des milliers de pèlerins hindous y accomplir des rites traditionnels ou éparpiller les cendres funéraires de leurs proches. Mais aussi, il se trouve lourdement pollué par les rejets des industries et des égouts. Ce statut juridique donnera donc la possibilité à des citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves.

Sanjay Upadhyay, avocat spécialisé dans la défense de l’environnement à New Delhi a d’ailleurs déclaré à l’AFP : « Nous ne pouvons qu’espérer que la symbolique de cette décision se concrétise sur le terrain ».

Bon dimanche !