Les secrets du curcuma

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Comme je vous l’ai évoqué lundi, le curcuma est l’épice phare du moment. Ses bienfaits « miraculeux », enfin plutôt ceux de la curcumine, sa matière colorante, qu’il contient, font l’objet d’attentions particulières de la part des chercheurs.

Depuis quelques années, les scientifiques se penchent sérieusement sur cette épice. Ils y ont consacré environ 10 000 études en ayant identifié plus de 600 bienfaits pour la santé.

Entrons maintenant dans les détails afin d’en percer ses mystères…

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Effet préventif du cancer

Chaque année en France, 400 000 nouveaux cas environ de cancers apparaissent. Depuis les années 1980, ils ont plus que doublé. 50 % des hommes et 35 % des femmes seraient du reste un jour concernés par un cancer. Ces chiffres sont identiques dans tous les pays européens et aux États-Unis.

Mais en Inde, les scientifiques se sont aperçus que le taux des cancers est de 10 fois plus faible qu’en Europe. Le cancer y est même considéré comme une maladie rare. Et selon ces scientifiques, la consommation de curcuma contribuerait à ce faible taux.

Les effets anti-cancer de la curcumine se révèlent être si encourageants que beaucoup de chercheurs sont convaincus qu’elle sera bientôt prescrite contre tous les cancers.

Une étude clinique publiée en 2001 a été réalisée sur des patients présentant des lésions pré-malignes à un risque élevé de développer un cancer. Après 3 mois d’administration de curcumine, l’analyse des biopsies a mis en évidence une régression de ces lésions chez presque tous les patients. (Source : Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions »)

Au centre anti-cancer de Clermont-Ferrand, la curcumine est déjà employée dans des cas avancés des cancers du sein et de la prostate. L’oncologue Philippe Chollet estime même que « la curcumine est un agent préventif du cancer ».

Dans cette même étude, un autre essai a été mené sur 126 patients atteints d’un cancer. Celui-ci a démontré que la curcumine a des vertus « pro-apoptotiques », c’est-à-dire qu’elle stimule l’apoptose (autodestruction) des cellules cancéreuses et améliore ainsi la santé générale des patients. Plus précisément, elle va ralentir le développement des cellules cancéreuses afin d’aider l’organisme à les élimer plus facilement. (Source : Ann-Lii Cheng et al., « Phase I clinical trial of curcumin, a chemopreventive agent, in patients with high-risk or pre-malignant lesions », Anticancer Res 21, no 4B (2001): 2895–2900)

Un mécanisme moléculaire a été également observé. La protéine alpha-6-bêta-integrine, responsable de la croissance des tumeurs et de la formation des métastases dû à son effet augmenté, entraîne ainsi le cancer. Il a été démontré que la curcumine inhibe l’action de cette protéine. Les chercheurs ont constaté que la curcumine peut agir pour limiter la prolifération et la migration des cellules cancéreuses, notamment dans le cancer du sein. (Source : Zhen-Yu He et al., « Upregulation of p53 expression in patients with colorectal cancer by administration of curcumin », Cancer investigation 29, no 3 (2011): 208–213)

Il a été de même attesté que la curcumine améliore la performance des chimiothérapies, réduit leurs effets secondaires (nausée, diarrhée, fatigue, douleur, perte de poids…), aide à la meilleure qualité de vie des patients souffrant de cancers du sein, du côlon, du foie, de l’estomac, des poumons ou de leucémie. (Sources : Gianni Belcaro et al., « A controlled study of a lecithinized delivery system of curcumin (Meriva®) to alleviate the adverse effects of cancer treatment », Phytotherapy Research 28, no 3 (2014): 444–450 et Yunes Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors: A Randomized Double-Blind Placebo-Controlled Trial », Phytotherapy Research 28, no 10 (2014): 1461–1467)

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Effet contre l’arthrose

Les rhumatismes sont causés par une inflammation chronique des articulations. Il s’agit de l’arthrite, plus précisément la polyarthrite rhumatoïde qui déforme les articulations des mains.

À l’opposé, l’arthrose est une maladie produite par l’usure du cartilage des articulations. Celle-ci s’accompagne aussi de processus inflammatoires.

Réduire alors l’inflammation permet de soulager les articulations douloureuses. En cas de non-traitement, ces maladies deviennent très invalidantes. L’inflammation deviendra plus importante et s’étendra sur les autres articulations.

La curcumine est un actif très puissant ayant la capacité unique de bloquer l’enzyme qui provoque l’inflammation. Elle permet de neutraliser les mauvais effets de l’inflammation chronique. (Sources : Rao CV., « Regulation of COX and LOX by curcumin », Adv Exp Med Biol. 2007;595:213-26 et E Sikora et al., « Curcumin, inflammation, ageing and age-related diseases », Immun Ageing. 2010; 7: 1)

En 2014, une étude effectuée sur 40 personnes souffrant d’arthrose du genou a démontré qu’une consommation de 1 500 mg par jour, au lieu des 900 mg recommandés, durant 6 semaines diminuent les douleurs du genou par rapport au placebo. (Source : Panahi et al., « Adjuvant Therapy with Bioavailability-Boosted Curcuminoids Suppresses Systemic Inflammation and Improves Quality of Life in Patients with Solid Tumors », Phytother Res. 2014 Oct;28(10):1461-7)

Les individus ayant ingéré de la curcumine ont aussi constaté une évolution significative de leur capacité physique pour exécuter des tâches quotidiennes, notamment descendre et monter des escaliers, conduire une voiture, faire des courses, le ménage, sortir du lit…

En 2010, une autre étude pratiquée sur 50 personnes souffrant d’arthrose ont montré des résultats révélateurs. La prise quotidienne de 2 gélules de curcuma matin et soir a mis en évidence une forte diminution des marqueurs inflammatoires (CRP) et des douleurs. CRP ou Protéine C-Réactive est une protéine qui paraît dans le sang lors d’une inflammation aiguë. Son taux augmente rapidement après le début de l’inflammation. Synthétisée par le foie à la suite d’une inflammation de l’organisme, elle se manifeste dans les 6 heures suivant l’agression externe (bactérie, virus, traumatisme…) ou interne (pathologies auto-immunes, cancers…) et disparaît presque aussitôt après son élimination. La capacité de marcher sans douleur a ainsi augmenté de 245 % en seulement 3 mois. En outre, l’usage du curcuma a même permis aux malades d’économiser, car 62 % d’entre eux ont arrêté leurs médicaments classiques. Son efficacité s’avère supérieure à celle du paracétamol et comparable à celle des anti-inflammatoires non stéroïdiens, l’ibuprofène par exemple. Il a été aussi démontré que la prise de curcumine réduit la dépendance au celexocib, un médicament souvent utilisé contre l’arthrose pouvant entraîner des effets secondaires sérieux.

La curcumine possède un autre avantage. Elle est parfaitement compatible avec d’autres substances naturelles efficaces contre l’arthrose. Une étude a prouvé que la curcumine peut agir en synergie avec la glucosamine pour soulager les douleurs articulaires. La glucosamine, créée naturellement par l’organisme à partir du glucose et de la glutamine (un acide aminé), joue un rôle prépondérant dans le maintien de l’intégrité du cartilage de l’ensemble des articulations. Elle permet de ralentir la dégradation des cartilages et favorise l’action lubrifiante du liquide synovial, un lubrifiant naturel des articulations. Des études cliniques ont démontré que la glucosamine permettrait également de freiner la progression de l’arthrose.

Ces résultats sont également valables pour les douleurs au niveau des hanches, épaules, mains, pieds et/ou dos.

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Effet préventif de la maladie d’Alzheimer

Tout comme le cancer, la maladie d’Alzheimer est 4 fois plus faible en Inde que dans les pays occidentaux. Une étude a attesté que les personnes consommant le plus de curcuma sont les moins touchées par cette maladie. (Source : Tze-Pin Ng et al., « Curry consumption and cognitive function in the elderly », American journal of epidemiology 164, no 9 (2006): 898–906)

Une étude de cas réalisée sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer a un stade avancé a révélé qu’un supplément de curcumine bonifiait de manière caractéristique les symptômes comportementaux. (Source : Nozomi Hishikawa et al., « Effects of turmeric on Alzheimer’s disease with behavioral and psychological symptoms of dementia », AYU (An international quarterly journal of research in Ayurveda) 33, no 4 (2012): 499).

Ce grâce à ses propriétés d’antioxydant et anti-inflammatoires protégeant les neurones. (Source : Pamela E Potter, « Curcumin: a natural substance with potential efficacy in Alzheimer’s disease », Journal of Experimental Pharmacology 5 (2 mai 2013): 23‑31, https://doi.org/10.2147/JEP.S26803)

La curcumine réduit aussi la formation des plaques amyloïdes et la formation de fibres à l’intérieur des neurones, facteurs liés à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. (Source : Fusheng Yang et al., « Curcumin inhibits formation of amyloid β oligomers and fibrils, binds plaques, and reduces amyloid in vivo », Journal of Biological Chemistry 280, no 7 (2005): 5892–5901)

Des études précliniques ont également justifié que la curcumine peut aider le cerveau à créer de nouveaux neurones, retardant ainsi le vieillissement cérébral. (Source : So Jung Kim et al., « Curcumin stimulates proliferation of embryonic neural progenitor cells and neurogenesis in the adult hippocampus », Journal of Biological Chemistry 283, no 21 (2008): 14497–14505)

Ces recherchent mobilisent beaucoup de laboratoires actuellement. Une étude clinique a donné des résultats préliminaires très prometteurs. Plusieurs autres études sont en cours afin de certifier l’efficience de la curcumine en vue de réguler l’évolution des maladies neurodégénératives, telles que les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington ou encore la sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot. (Source : Larry Baum et al., « Six-month randomized, placebo-controlled, double-blind, pilot clinical trial of curcumin in patients with Alzheimer disease », Journal of clinical psychopharmacology 28, no 1 (2008): 110–113)

La curcumine pourrait alors agir sur le système nerveux et avoir un effet préventif des maladies neurodégénératives. D’autres études encore ont observé une amélioration de l’humeur chez les personnes dépressives grâce à l’emploi de curcumine. (Sources : Jayesh Sanmukhani et al., « Efficacy and safety of curcumin in major depressive disorder: a randomized controlled trial », Phytotherapy Research 28, no 4 (2014): 579–585 et Adrian L. Lopresti et al., « Curcumin for the treatment of major depression: a randomised, double-blind, placebo controlled study », Journal of affective disorders 167 (2014): 368–375)

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Déficience du curcuma

Nous le savons désormais, la curcumine est la substance active du curcuma engendrant les bienfaits thérapeutiques prouvés par la science. Mais en rappel, la curcumine est en faible quantité dans le curcuma et mal assimilée par l’organisme.

Ces éléments limitent donc considérablement son efficacité. (Source : Jurenka J. S., « Anti-inflammatory properties of curcumin, a major constituent of Curcuma longa. A review of preclinical and clinical research », Alternative Medicine Review, vol. 14, n° 2, 2009)

Et tel qu’il l’a été mentionné dans cet article et celui de lundi, il faut un apport journalier d’au moins 900 mg de curcumine afin de pouvoir profiter de ses vertus pour la santé. En dessous de seuil minimal, la consommation de curcuma n’apporte rien à l’organisme.

C’est la raison pour laquelle certains scientifiques ont tenté d’optimiser la curcumine. Des scientifiques allemands ont récemment mis au point une méthode révolutionnaire. Une curcumine 185 fois plus puissante que celle présente dans le curcuma de base. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

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Révolution dans le curcuma

Déjà au début de ce siècle, diverses techniques ont vu le jour afin d’amplifier l’absorption de la curcumine par l’organisme :

  • La curcumine associée au poivre noir (pipérine) ;
  • La curcumine avec des huiles volatiles de curcuma ;
  • La curcumine liée à des phospholipides (lipide possédant 2 acides gras : glycérol et phosphate) ou à des phytosomes de curcuma (composé complexe d’un principe actif naturel et d’un phospholipide, principalement de la lécithine) ;
  • Les glalactomannanes (fibre végétale soluble acalorique présente dans les graines qui sert de réserve de sucre lors de la germination) de curcuma.

Des études cliniques avaient corroboré un effet bénéfique de la curcumine sur la santé en ayant utilisé jusqu’à 12 grammes par jour, équivalent à plus de 20 gélules par jour de complément alimentaire contenant de la curcumine de première génération.

En 2014, des chercheurs de l’Université de Stuttgart, Allemagne, ont élaboré un procédé révolutionnaire. Il consiste à enfermer la curcumine à l’intérieur des molécules d’acides gras. Ce qui a permis d’obtenir une nouvelle forme de curcumine 185 fois plus puissante que sa version classique. (Source : Christina Schiborr et al., « The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes », Molecular nutrition & food research 58, no 3 (2014): 516–527)

Cette nouvelle forme de curcumine brevetée s’appelle « NovaSol® Curcumin » et elle est actuellement la plus puissante au monde.

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Le curcuma

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Toujours pas de recette de cuisine maison. Ce sera d’ailleurs pour un petit moment. Étant très occupée et préoccupée par quelques chamboulements dans ma vie, dont je peine à les maîtriser, je n’ai pas eu le temps de vous préparer quoi que ce soit.

Je n’ai pas entamé une grève de la faim pour autant. Mais quel intérêt de vous présenter une banale recette de salade de thon, maïs, feuille de chêne et sauce vinaigrette à l’huile d’olive et citron ?

Je vous propose plutôt de vous parler de cette épice en plein essor depuis plusieurs mois déjà : le curcuma.

Épice fabuleuse ? Racine miraculeuse ? Poudre magique ? Solution santé contre presque tous les maux de la Terre ?

Regardons de plus près si cette épice est vraiment, comme certains l’appellent, le « remède naturel du siècle ».

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La curcumine

Le curcuma est une épice indienne ancestrale considérée ainsi comme extraordinaire. Elle serait l’un des remèdes naturels les plus prometteurs contre le cancer, l’Alzheimer, l’arthrose, le diabète de type II et bien d’autres maladies encore. La curcumine, matière colorante jaune du curcuma, serait un actif si puissant que certains scientifiques l’ont baptisée « remède naturel du siècle ».

Ses vertus pour la santé sont estimées tellement incroyables que de plus en plus de gens se mettent au curcuma. De nouveaux produits à base de curcuma arrivent sur le marché et poussent comme un champ de pomme de terre. Les perspectives du marché fixées sur les 5 années à venir sont prévues explosives.

Or, la manière dont cette épice est utilisée la rend souvent totalement inefficace. C’est le cas notamment des compléments alimentaires à base de curcuma.

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Anti-cancer

La curcumine serait efficace pour prévenir des cancers et lutter contre certains types de cancers.

  • Elle limite le changement de cellules saines de l’organisme en cellules cancéreuses ;
  • Elle inhibe la prolifération des cellules cancéreuses formant les tumeurs ;
  • Elle ralentit la migration des cellules cancéreuses responsables des métastases ;
  • Elle stimule l’apoptose, c’est-à-dire l’autodestruction des cellules cancéreuses ;
  • Elle augmente la sensibilité des cellules cancéreuses à la chimiothérapie ;
  • Elle dynamise le système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses ;
  • Elle freine la néovascularisation, appelée également phénomène d’angiogenèse, soit le développement des vaisseaux sanguins autour de la tumeur.

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Soulage l’arthrose

La curcumine aurait des vertus pour apaiser les processus inflammatoires liés l’arthrose.

  • Elle améliore le confort articulaire ;
  • Elle réduit les douleurs articulaires grâce à son action anti-inflammatoire ;
  • Elle limite le gonflement des articulations et la raideur matinale ;
  • Elle est autant efficace qu’un anti-inflammatoire classique et en diminue les effets secondaires.

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Préserve de la maladie d’Alzheimer

La curcumine pourrait être préventive de la maladie d’Alzheimer et en restreindre son évolution.

  • Elle ralentit le vieillissement cérébral ;
  • Elle protège les neurones et aide le cerveau à en créer de nouveaux ;
  • Elle peut réduire l’évolution des maladies neurodégénératives, telles les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington, de sclérose latérale amyotrophique… ;
  • Elle bonifierait l’humeur des personnes dépressives.

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Bienfaits démontrés

600 bienfaits ont déjà été distingués pour lutter contre certains symptômes. Parmi eux se trouvent donc :

  • Arthrose ;
  • Syndrome du côlon irritable ;
  • Maladie de Crohn ;
  • Rectocolite hémorragique ;
  • Risque d’accidents cardio-vasculaires (infarctus, AVC…) ;
  • Alzheimer ;
  • Diabète ;
  • Hypertension ;
  • Obésité ;
  • Dépression ;
  • Problèmes de foie ;
  • Ulcères ;
  • Psoriasis ;
  • Faiblesse immunitaire.

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Faiblesse du curcuma

Comme vous l’avez compris, c’est la curcumine qui est la substance active du curcuma. Or sa présence est en quantité infime et elle est mal assimilée par l’organisme. Il faut un apport minimum de 900 mg de curcuma par jour afin de bénéficier au maximum de ses vertus.

Mais il faut aussi l’associer avec d’autres ingrédients afin d’optimiser son efficacité et de l’aider à mieux être assimilé par l’organisme. Par exemple, mêler le curcuma et le poivre va permettre au poivre de fixer la curcumine dans l’organisme et d’augmenter ainsi ses propriétés bénéfiques.

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Afin d’en savoir davantage, je vous invite à me retrouver ce mercredi pour découvrir tous les secrets du curcuma…

Bon appétit !

Les escargots tueurs !

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En lien avec l’article de la semaine dernière relatif aux blennies, dans lequel notamment les escargots venimeux ont été évoqués, nous allons nous pencher d’un peu plus près sur ces petites bêtes à cornes.

Il s’agit des Conidae, une famille d’escargots marins. Découverte par le zoologiste John Fleming en 1822, cette famille comprend de très nombreux genres, mais principalement le genre Conus avec ses actuelles 626 espèces vivantes. Le nom commun de cette famille est Cône.

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Conus geographus

Tel que le terme l’indique, ces gastéropodes possèdent une coquille conique, dont l’aspect et les couleurs sont très variables. De taille moyenne à grande, ces escargots présentent souvent des ornementations extraordinaires sur leur coquille. La majorité se trouve dans les mers chaudes. Quelques-uns se rencontrent aussi dans les eaux tempérées.

Fréquemment nocturnes, ils sont tous des prédateurs carnivores et venimeux. Certains se nourrissent de vers, d’autres de mollusques et/ou de poissons.

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Conus marmoreus

Ils sont dotés d’une glande sécrétant une neurotoxine reliée à une dent de la radula(1) en forme de harpon. Ils s’en servent pour chasser leurs proies à distance, lesquelles sont de suite neutralisées.

En général, les cônes de petite taille laissent la sensation similaire à une piqûre d’abeille. Mais le venin de certaines grandes espèces tropicales piscivores est fatal pour l’humain. Il provoque une paralysie des muscles respiratoires entraînant la mort, dans 70 % des cas, en moins de 2 heures. Certaines conotoxines(2) affectent les voies sensitives, avec un puissant effet analgésiant, dont l’utilisation médicale est d’ailleurs actuellement à l’étude.

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Conus textile

Les cônes pouvant être dangereux pour l’humain sont principalement les Conus aulicus, Conus geographus, Conus textile, Conus tulipa et Conus striatus.

La famille des Conidae se constitue de 145 genres validés regroupant aujourd’hui 2 323 espèces différentes de cônes, selon le World Register of Marine Species (WoRMS)(3). Bien que cette famille soit typique des eaux chaudes des mers et océans tropicaux, certaines espèces se sont adaptées à des zones tempérées, comme la côte sud-africaine près du Cap de Bonne-Espérance ou les eaux plus froides de la Californie du Sud.

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Conus pennaeus attaquant un Cymatium nicobaricum à Hawaï

(1) La radula : sorte de langue munie de nombreuses dents chitineuses se situant dans la cavité buccale de certains mollusques. La chitine est le composant principal de l’exosquelette des arthropodes (crustacés, myriapodes, insectes, arachnides), également présent chez certains champignons et lichens. Le fameux chitosan en découle d’ailleurs.

(2) La conotoxine : peptide neurotoxique extrait du venin de Conidae. L’α-conotoxine (alpha-conotoxine) est une neurotoxine d’origine animale s’employant comme puissant anti-douleur aussi efficace que la morphine mais sans facteur d’accoutumance.

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(3) World Register of Marine Species ou WoRMS : base de données visant à fournir une liste à jour des noms de taxons des organismes marins. Créée en 2007, elle résulte du registre européen des espèces marines. Essentiellement financé par l’Union européenne, ce registre mondial des espèces marines siège à l’Institut Marine de Flandre à Ostende en Belgique. Le WoRMS a des accords conclus avec plusieurs autres projets concernant la biodiversité et les écosystèmes, dont le Global Biodiversity Information Facility (GBIF), le système mondial d’informations sur la biodiversité, ainsi que l’Encyclopedia of Life (EOL), l’Encyclopédie de la Vie. En 2018, le WoRMS recense 243 288 espèces marines approuvées, dont 95 % vérifiées.

USA : la Californie en feu

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Pendant presque deux semaines, cet État américain a connu une série de feux de forêt la plus meurtrière de son histoire. Cet incendie de grande ampleur affiche actuellement un bilan provisoire de plus de 1 000 personnes disparues et près de 80 morts. Plus de 60 000 hectares ont brûlé dans le nord de la Californie.

Des villes et des vies en ruine.

C’est surtout le cas de la ville de Paradise qui a été entièrement dévastée par les flammes. Baptisé « Camp Fire », l’incendie s’est déclaré le 8 novembre dernier et a réduit en cendres cette ville. Située dans le Comté de Butter au nord de la vallée centrale de Californie, à environ 24 km au nord-est de Chico, à 160 km au nord de Sacramento et à 280 km au nord de San Francisco, elle s’étend sur 47,3 km2 et sa population était de 27 000 habitants environ.

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12 000 maisons et plus de 61 1000 hectares ont été ravagés par les flammes. Mais grâce à l’intervention des pompiers qui sont parvenus à gagner du terrain au cours des derniers jours, le sinistre a pu être contenu à 70 % environ.

Le chiffre des personnes portées disparues reste encore imprécis. Il a été fourni à partir de données brutes, provenant notamment d’appels téléphoniques aux secours, de noms orthographiés différemment pouvant avoir été comptés plusieurs fois pour une seule et même personne, ainsi que de certains rescapés qui ne se sont pas signalés auprès de leur famille ou des autorités. Les autorités ont donc sollicité les proches des individus encore portés disparus à donner des échantillons ADN afin d’aider à l’identification des corps retrouvés.

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Le « Camp Fire » qui s’est étendu dans le sud de la Californie et ayant été nommé « Woolsey Fire », site de Paramount Ranch rendu célèbre par la série Westworld et situé au cœur des monts Santa Monica, a provoqué la mort de 3 personnes. Près de 200 000 individus ont été déplacés. 500 bâtiments proche de Malibu, ville côtière à l’ouest de Los Angeles, ont été détruits. L’incendie a pu être contenu à 94 % ce lundi.

Le « Camp Fire » est au-delà l’un des incendies les plus meurtriers qu’a subi la Californie. Il l’est aussi aux États-Unis depuis le début du 20e siècle. Il est comparable au « Big Burn » qui a causé la mort de 87 personnes en août 1910 dans le nord des Rocheuses. Mais il est loin du « Cloquet Fire » qui lui a comptabilisé 450 morts en octobre 1918.

Zen

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Après un samedi agité avec les gilets jaunes et les sans gilets, dont certains gilets jaunes seront encore dans la bataille aujourd’hui, un peu de zen attitude…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Bon dimanche !

Les blennies…

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Comme nous l’avons appris (ou pas) hier, ces poissons sont surprenants. Leur système de défense est parfaitement perfectionné. Les blennies en auraient à apprendre aux armées militaires de la Terre pour créer une arme offensive ou défensive, mais non destructive.

Pour clôturer cette semaine et se préparer à cet avant-dernier week-end de novembre, voici quelques magnifiques photos de ces poissons pas comme les autres…

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Ce poisson drogue ses prédateurs

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En cas d’attaque, ce poisson inocule un venin qui déboussole et affaiblit ses prédateurs.

Il s’agit des blennies. Une des espèces de petits poissons osseux marins benthiques, d’eau douce ou saumâtre, à longue nageoire dorsale et couverte de mucus, mesurant environ 5 cm. Les blennies sont très colorées et parfois striées. Certaines d’entre elles possèdent au niveau de la mâchoire inférieure deux énormes canines constituant de véritables crocs. Celles-ci, comme le Meiacanthus nigrolineatus qui vit en mer rouge, utilisent alors leurs deux dents pour injecter du venin et se défendre contre des prédateurs, essentiellement des mérous.

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À la différence de la plupart des autres poissons venimeux, plus de 2 000 espèces dont la majorité empoisonne via leurs épines dorsales, la morsure du Meiacanthus est indolore, selon des chercheurs australiens de l’Université du Queensland. Ils ont publié leur étude en 2017 dans la revue Current Biology.

Pour arriver à ce résultat, ils ont prélevé le venin de ces blennies ont leur faisant mordre des cotons-tiges. Ils l’ont ensuite administré à des souris qui n’ont senti aucune douleur. « Que le venin des blennies à crocs soit indolore chez les souris a été une grande surprise. La plupart des poissons venimeux provoquent chez les mammifères des douleurs violentes et immédiates », a expliqué Bryan Fry, l’un des auteurs de la publication.

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L’analyse du venin a révélé la présence de trois toxines, lesquelles ne sont présentes chez les autres familles de poisson. Un neuropeptide analogue à celui de certains escargots venimeux. Une enzyme qui se trouve dans le venin des scorpions et des serpents. Et un composé proche des substances opiacées pour soulager la douleur, comme le fentanyl ou l’oxycodone. Les chercheurs ont présumé qu’en cas d’attaque, ces poissons se défendent en mordant leur agresseur et leur injectant leur venin. Celui-ci provoque une chute de tension, rendant le prédateur dans un état d’ivresse et incapable de poursuivre sa proie. Cette dernière peut alors facilement s’enfuir.

Ah ces poissons ! Ils n’ont pas fini de nous surprendre ! Et les escargots aussi…

Les carassins synthétisent de l’alcool ?

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Sans oxygène, la plupart des vertébrés meurent en quelques minutes car ils ne peuvent pas répondre aux besoins en énergie cellulaire avec le métabolisme anaérobie. Mais pas les poissons du genre Carassius (carassin), les carpes crucifères (carpes communes) et les poissons rouges. Ces deux espèces ont développé un système métabolique spécialisé leur permettant de survivre de longues périodes, 5 à 6 mois, sans oxygène, en produisant de l’éthanol comme produit final métabolique.

Des chercheurs européens ont découvert de quelle manière ce phénomène est réalisable. Leurs résultats ont été publiés le 11 août 2017 sur le site Scientific Reports.

Ces poissons sont en effet capables de transformer l’acide lactique, sorte de déchet qui se forme dans les tissus lorsque les cellules manquent d’oxygène, en éthanol et de l’évacuer par la suite dans l’eau via leurs branchies. Ce processus évite alors l’accumulation d’acide lactique dans les muscles allant jusqu’à l’empoisonnement. Ce système alternatif permet non seulement la transformation de l’acide lactique afin d’éviter donc à ces poissons de s’empoisonner, mais aussi la survie durant plusieurs mois sans respirer.

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Cathrine Fagernes, l’un des auteurs de l’étude, a expliqué au magazine Sciences et Avenir : « Ces animaux utilisent le même mécanisme que les autres vertébrés pour respirer, celui qui requiert de l’oxygène. Cependant, sans oxygène, ils doivent produire de l’énergie autrement pour survivre. Alors au lieu de produire de l’acide lactique à la fin du processus métabolique, ils produisent de l’alcool […] ils diminuent, voire même stoppent certains processus qui consomment de l’énergie, comme par exemple la vision. » Par conséquent, même si ces poissons obtiennent moins d’énergie que lors de la respiration, ils restent en vie.

Ce procédé est possible grâce à la duplication d’une portion du génome codant pour une enzyme, appelée pyruvate déshydrogénase. Au cours de l’évolution, certaines copies de cette portion ont muté afin de coder une autre enzyme, la pyruvate décarboxylase. Cette dernière spécialisée dans la fermentation alcoolique permet de synthétiser l’éthanol.

Ces carassins ont d’ailleurs une alcoolémie très élevée en absence d’oxygène, comme l’a spécifié le Docteur Michael Berenbrink, un autre auteur de l’étude : « Durant la période où elles évoluent dans les eaux sans dioxygène des étangs recouverts de glace – ce qui peut durer plusieurs mois dans le nord de l’Europe – l’alcoolémie des carpes à la lune peut atteindre plus de 50 mg par 100 millilitres, ce qui est au-dessus de la limite autorisée pour conduire dans ces pays ».

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Au moins, ces poissons ne tuent personne sur les routes avec ou sans permis et avec ou sans points…

Paysages d’automne

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Vous avez dit automne ? Assez impressionnant d’y croire avec les températures, le ciel bleu et le soleil radieux que nous avons depuis des mois.

Cependant, comme je vous l’avais promis dimanche dernier, voici ces quelques paysages d’automne :

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Bon dimanche !

L’été indien

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Après un été exceptionnel, nous le poursuivons en automne, malgré des matinées un peu fraîches parfois. Nous sommes en plein été indien.

Expression d’origine nord-américaine, l’été indien ou été des Indiens prend l’appellation d’été de la Saint-Martin en France. Il s’agit, en rappel, d’une période de temps ensoleillée et radoucie, après les premières gelées de l’automne et juste avant l’hiver. Dans notre hémisphère, elle a lieu ainsi en octobre ou début novembre. Dans l’hémisphère sud, elle se situe en avril ou début mai. Aléatoire, elle peut durer de quelques jours à plus d’une semaine ou ne pas se produire du tout certaines années. Et elle n’a aucun rapport avec le changement annuel de couleur des feuillus correspondant à la même époque.

Malgré aussi un dimanche maussade aujourd’hui dans ma région, les 14°C s’affichent. La météo a prévu le retour du beau temps et une montée des températures tout au long de la semaine à venir. L’été indien est donc bien là. Qui s’en plaindrait d’ailleurs ?

Alors, en cette période de douceur, je vous propose ces magnifiques paysages d’automne qui se poursuivront dimanche prochain :

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Fire Tower Trail - Amber Lake

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N. B. : Ces photos ne m’appartiennent pas. Si elles sont soumises à des droits réservés et que leurs auteurs souhaitent qu’elles n’apparaissent plus sur ce blog, je les retirerai sur leur demande.

Bon dimanche !