Inde : une fillette de 8 ans violée et privée de ses cordes vocales

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À la sortie de son école, un homme a tendu un piège à une fillette âgée de 8 ans avant de la violer et la laisser pour morte. Elle est encore aujourd’hui entre la vie et la mort.

Cette horreur sans nom qui s’est déroulée à la fin juin a donné lieu la semaine suivante à des manifestations dans les rues du district de Mandsaur dans l’État du Madhya Pradesh, situé au centre de l’Inde. Munis de pancartes, sur lesquelles se lisait « Donnez une peine exemplaire aux violeurs », les manifestants réclamaient la peine de mort pour le coupable du viol de la fillette de 8 ans le 26 juin dernier.

Selon les informations de la police locale, l’homme présumé a été accusé d’avoir emmené la fillette qui attendait son père à la sortie de l’école en prétextant que ce dernier l’avait envoyé la chercher afin de la ramener à son domicile. Le suspect l’aurait alors conduite jusqu’à un endroit isolé où il l’aurait violée puis tranchée la gorge et abandonnée.

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Bien que les habitants aient découvert la fillette à temps, le pronostic vital de celle-ci est toujours engagé, selon les médecins qui ont déclaré : « Elle reste dans un état critique dans l’unité des soins intensifs. Elle est dans l’incapacité de parler car ses cordes vocales ont été endommagées par une coupure profonde à la gorge ».

L’homme interpellé a été interrogé par les forces de l’ordre et risque des poursuites pour viol et tentative de meurtre, d’après les indications rapportées par le vice-directeur de la police du district de Mandsaur auprès de l’AFP.

En rappel, environ 40 000 viols auraient été signalés en Inde en 2016. Or, ce chiffre n’est pas représentatif de la réalité ; sachant que l’homme ayant une place prédominante dans la culture sociétale indienne, de nombreuses victimes se taisent et ne vont que rarement porter plainte à la police, par peur de représailles ou sous la pression du poids culturel.

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« Inde : sexe et amour au pays des interdits »

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Porte de l’Inde – New Delhi

L’Inde, pays souvent au cœur de l’actualité, s’est de nouveau retrouvée sous les feux des projecteurs avec ce documentaire diffusé le 22 avril dernier sur la chaîne de télévision M6.

« Inde : sexe et amour au pays des interdits » a été ainsi le nouveau reportage de l’émission Enquête Exclusive qui nous a plongés dans les racines profondes de la culture indienne où l’amour et le sexe demeurent tabous.

Pourtant symbole de l’érotisme par son célèbre recueil le Kāmasūtra(1) et de la romance exprimée par son tout autant connu Taj Mahal(2), partie intégrante de son identité et de son patrimoine, l’Inde montre un visage bien différent dans les relations amoureuses de la vie au quotidien.

Si l’économie du pays de son côté se développe à un rythme considérable, son évolution culturelle, elle, stagne figée dans le temps par des règles et des traditions ultra strictes où la femme reste soumise à l’homme. Pays aussi de la vache sacrée, il n’affiche pas le même statut à la femme qui croupit sous le poids des traditions où son rôle ne consiste qu’à être mariée.

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Taj Mahal – Agra

S’embrasser dans la rue, se tenir la main, avoir un petit ami, plus encore, se marier par amour, sont interdits. En cause, les différentes castes au sein de la société qui existent et ne peuvent se mélanger entre elles. Un homme d’une caste supérieure ou inférieure ne peut donc épouser une femme n’appartenant pas à sa caste. Et dans une même caste, le choix des futurs époux est du ressort de leur famille. 90 % des mariages sont arrangés en Inde.

Mais également, afin de s’assurer que le futur mari est bien sous tous rapports, certaines familles vont jusqu’à faire appel aux services d’un détective privé pour enquêter sur lui. Surnommé les « Love Detective », Rajani à Mumbai (anciennement Bombay) en a fait son gagne-pain. Tout passe au peigne fin, moralité, situation financière, fréquentations, etc., aucun écart n’est toléré.

Quant à la femme choisie, si elle refuse, elle est battue, lapidée, brûlée à l’acide ou tuée, parfois même par sa propre famille. Les crimes d’honneur ont toujours cours. Maître Singh, avocat, en a fait sa spécialité. Il défend les criminels et sans aucune honte affirme sans détour devant la caméra qu’il n’hésiterait pas à tuer sa fille si elle avait une relation sexuelle avant le mariage.

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Jama Masjid – New Delhi

Or, une femme mariée n’a pas la garantie pour autant d’une sécurité. Elle peut être à tout moment répudiée par son mari sans qu’elle n’ait à dire quoi que ce soit.

En parallèle, bien que l’avortement soit interdit en Inde, il se pratique illégalement dans des cliniques privées, surtout si le futur bébé à venir est une fille. Afin de contrecarrer cette pratique, les autorités ont établi une loi de non-divulgation du sexe de l’enfant lors de l’échographie correspondant à la période de grossesse où le sexe de l’enfant peut être déterminé. Une loi qui dans les faits est un coup d’épée dans l’eau. De nombreuses filles sont abandonnées par la suite. Une Indienne y a d’ailleurs consacré sa vie. Elle a ouvert un orphelinat qui recueille ces filles délaissées parfois au plus jeune âge. L’une d’entre elles était à peine âgée de 4 ans lorsqu’elle a été retrouvée dans la rue. On estime en Inde que 63 000 femmes manqueraient au ratio homme/femme.

Il y a en plus les violences conjugales, les agressions sexuelles, les viols… qui gangrènent le pays. La plupart des femmes ne portent pas plainte, toujours par peur de représailles. Les autorités ont alors mis en place une milice composée essentiellement de femmes afin de lutter contre les harcèlements sexuels. Dans la réalité, cette police de « répression » est davantage une police des mœurs, dont les femmes se retrouvent finalement les cibles.

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Fort rouge – New Delhi

Cependant, une certaine jeunesse souhaite se libérer de ce carcan infernal du poids et de la pression sociale qu’imposent ces traditions. Certains ont décidé d’agir. L’association « Love Commandos » aide les amoureux de castes différentes à vivre leur amour et à se marier. Réfugiés dans un appartement où les couples s’entassent, ils ont fui leur famille pour échapper à leurs représailles, aux crimes d’honneur.

Dans certains quartiers aussi, des jeunes osent se prendre la main, s’enlacer et évoquer le désir. Ils vont se cacher dans des parcs comprenant des vieux édifices dans lesquels ils peuvent exprimer leurs sentiments hors des regards indiscrets.

Et quant à l’homosexualité, il est plus que tabou. Le prince Manvendra est l’un des rares Indiens à avoir assumer ouvertement son homosexualité. Il s’est même marié avec son ami américain et se bat aujourd’hui avec courage afin que la société indienne devienne plus tolérante.

Enfin, bien loin encore à ce que les braises de l’amour et du sexe puissent s’enflammer à nouveau, ces combats menés par ces quelques personnes sont porteurs d’espoir…

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Qûtb Minâr – New Delhi

(1) Le Kāmasūtra, se traduisant littéralement par « l’aphorisme du désir », est un recueil hindou traitant des activités de la « vie privée », expression actuelle utilisée pour évoquer l’intimité. Écrit par Vatsyayana entre les 6e et 7e siècles, il fait partie du Kamashastra qui symbolise les ouvrages spécialisés dans les arts amoureux et les pratiques sexuelles. Il était destiné aux classes aisées et ne contenait aucunes illustrations à l’origine. Ce ne fut qu’à partir du 16e siècle que celles-ci furent insérées dans les éditions, notamment pour celle de l’empereur moghol illettré Jalâluddin Muhammad Akbar. Traduit en anglais par Richard Francis Burton en 1876 pour la première fois, ce livre ne devint légal qu’en 1963 au Royaume-Uni. Principalement connu dans le monde pour ses 64 positions sexuelles, il ne constitue qu’1 des 7 livres de l’ouvrage original, 7 parties, 36 chapitres et 1 511 slokas, catégorie de strophe de la métrique indienne.

(2) Le Taj Mahal, signifiant en persan « le palais de la couronne », est situé à Agra, au bord de la rivière Yamuna, dans l’Uttar Pradesh, littéralement « province du Nord », situé donc dans la partie nord du pays et État le plus peuplé avec 200 millions d’habitants environ. Il est un mausolée en marbre blanc bâti par l’empereur moghol musulman Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, connue aussi sous le nom de Mumtaz Mahal, en persan « la lumière du palais », qui mourut en 1631 en donnant naissance à leur 14e enfant alors qu’elle se rendait à la campagne. Une première sépulture fut construite sur place dans le jardin Zainabad à Burhanpur, ville dans le Madhya Pradesh, « province du Centre », État donc situé au centre de l’Inde, dont sa capitale est Bhopal, et chef-lieu du district du même nom. L’édification du mausolée démarra en 1631 puis fut achevée dans sa majeure partie en 1648. L’empereur décéda en 1666 et fut inhumé auprès d’elle. Ce mausolée est un joyau de l’architecture moghole. Il combine des éléments architecturaux islamiques, iraniens, ottomans et indiens. Ustad Ahmad Lahauri fut considéré comme son principal architecte. D’origine perse, il est né à Lahore, actuel Pakistan, et issu d’une famille du Badakhshan, région à cheval sur le Tadjikistan et l’Afghanistan actuels.

Inde : viol d’un bébé de 8 mois

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Le 28 janvier dernier à New Delhi en Inde, un homme de 28 ans a été arrêté pour le viol de sa nièce âgée de 8 mois.

Une monstrueuse affaire qui pourrait nous interroger sérieusement sur le titre d’humain que certains auraient perdu le droit de porter. Même les animaux les plus sauvages de la planète n’agissent pas de la sorte.

Relayé par plusieurs journaux de la presse internationale, le fait a eu lieu dans la maison familiale, a stipulé la police.

Les parents d’une fillette de 2 ans et d’un bébé de 8 mois avaient sollicité un cousin pour garder leurs deux filles pendant qu’ils travaillaient, a relaté The New York Times.

Le dimanche 28 janvier la petite fille de 8 mois a été admise aux urgences d’un hôpital de New Delhi dans un état grave après avoir subi des violences sexuelles, a rapporté de son côté la BBC. Elle a subi une opération de 3 heures et se trouve actuellement dans un état stable.

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Ce terrible drame a provoqué la colère dans le pays. Des Indiens indignés ont manifesté en grand nombre dans la Capitale en soutien à la famille, mais pour aussi afficher leur ras-le-bol de tels évènements qui s’amplifient.

La responsable de la Commission pour les femmes de New Delhi, Swati Jai Hind, a écrit ces commentaires sur Twitter :

« Que faire ? Comment Delhi peut-il dormir aujourd’hui quand un bébé de 8 mois a été brutalement violé dans la Capitale ? Sommes-nous devenus si insensibles ou avons-nous simplement accepté que ceci est notre destin ? Où est celui qui a attaqué un bus scolaire pour « protéger l’honneur » ? Personne pour poser des questions au système maintenant ? »

« Une survivante de viol âgée de 8 mois toujours sous assistance pour sa vie. Une rencontre encore dévastatrice qui a causé son cri de douleur. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du Mahatma Gandhi. S’il était toujours en vie, il vous dirait qu’il ressentirait la honte aussi. Le système est impuissant. Si le viol d’un bébé de 8 mois n’apporte pas de réformes, rien ne le pourra ! »

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Si cet homme de 28 ans est reconnu coupable de ce viol, il sera condamné à la prison à vie.

Selon les chiffres officiels, l’Inde détient le sombre record de 11 000 cas de viols d’enfants et de milliers d’autres types agressions sexuelles sur mineurs signalés en 2015. En 2016, la police a enregistré près de 20 000 cas de viols d’enfants. Une hausse de 82 %, englobant les viols et agressions sexuelles, a été répertoriée par rapport à l’an passé. Environ 50 % des agresseurs sont connus de leur victime. Rien qu’à New Delhi, 3 enfants en moyenne sont violés par jour.

Une culotte anti-viol ?

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Le mouvement des vêtements anti-viol n’est pas prêt de s’arrêter. Alors que nous avions eu le droit aux élégants collants à poils baptisés les « collants anti-pervers » créés en Chine et déjà diverses culottes anti-viol tout aussi charmantes, Seenu Kumari, jeune indienne de 19 ans, vient d’inventer une autre culotte anti-viol plus perfectionnée au prix de 50 $.

Les filles, accrochez-vous à vos bas !

Cette culotte comporte une ceinture électronique dotée d’un boîtier et située sur la partie supérieure. La ceinture sert à verrouiller la culotte et à la déverrouiller grâce à un code à composer sur le boîtier. Mais aussi, la culotte est munie d’un système de géolocalisation et d’une mini-caméra. Cette dernière s’active automatiquement en cas d’agression afin de prendre le ou les agresseurs en photo et permettre ainsi de les retrouver plus facilement.

Dans une vidéo explicative sur YouTube, la jeune femme donne la raison à son invention pour les femmes : « Elles n’auront pas besoin de porter constamment ce sous-vêtement. Elles peuvent le porter lorsqu’elles voyagent seule ou si elles se trouvent dans un endroit dangereux. J’espère que cela pourrait aider à sauver les femmes des agresseurs qui essaieraient de violer leur dignité ».

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Bien qu’il faille reconnaître que l’intention est louable, ce type de sous-vêtements est loin de signifier une évolution pour les femmes. Il faut se rappeler l’époque du Moyen-Âge. Ce genre de sous-vêtement portait le nom de ceinture de chasteté. Les grands seigneurs ou autres du même acabit contraignaient leur épouse à se vêtir d’une culotte en fer équipée d’un cadenas qu’ils fermaient avec une clé qu’ils gardaient lorsqu’ils partaient guerroyer afin d’éviter l’infidélité de celle-ci. Cette ceinture était de même conçue pour les hommes, notamment les moines, afin de les empêcher de pratiquer ce que vous imaginez bien…

Même si certains historiens remettent en cause l’existence de cette ceinture de chasteté, il apparaît en tous cas qu’aujourd’hui cette culotte en fait office.

Et inutile de préciser que le port de cette culotte n’est pas du tout en adéquation avec une robe moulante, ni un slim, ni tout autre vêtement des membres inférieurs près du corps. Quant au poids de ce vêtement ?

Vive la technologie !

Inde : la grenouille violette de Bhupathy

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Une nouvelle espèce de grenouille vient d’être découverte dans la chaîne de montagnes de Western Ghats en Inde. Il s’agit de la grenouille violette de Bhupathy (Nasikabatrachus bhupathi), connue également sous le nom de « grenouille violette à nez de porc » ou encore surnommée la « grenouille taupe ». Et ce surnom ne lui a pas été donné au hasard, puisque cette grenouille a la particularité de vivre sous terre.

Cette grenouille a été ainsi décrite en détail dans une récente publication scientifique.

Étroitement liée à une autre grenouille mauve (N. sahyadrensis) trouvée dans la même région en 2003, ces deux espèces représentent les seuls membres connus de leur famille.

Cette grenouille possède une peau violette et brillante, un nez pointu, des petits yeux et des membres courts formés à ses extrémités d’une sorte de pelle durcie lui servant à creuser des terriers. Elle est dotée d’une langue longue plissée afin d’attraper les fourmis et les termites souterraines.

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Lorsque la saison de la mousson débute, les mâles émettent des sons assez forts. Ce sont d’ailleurs ces « chants » provenant de leur terrier qui ont permis aux scientifiques de découvrir leur existence dans les montagnes. Les mâles et les femelles s’accouplent dans les cours d’eau où ils déposent les œufs fertilisés. Un jour ou deux après, ceux-ci éclosent et les têtards voient le jour. Ces derniers développent alors des bouches munis de dents minuscules pour s’accrocher aux rochers et se nourrir d’algues dans les cours d’eau créés par les fortes pluies. Ils vivront durant environ 120 jours dans ces cours d’eau avant de gagner la vie souterraine.

Les scientifiques savaient déjà que les grenouilles présentaient de formidables capacités d’adaptation, comme certaines espèces qui vont creuser afin d’échapper à des périodes de sécheresse. Mais cette grenouille violette a adopté ce mode de vie souterrain et y vit quasiment en permanence. Après études pour certifier la différenciation des espèces, la caractérisation moléculaire, l’analyse phylogénétique, l’examen morphologique ainsi que la modélisation acoustique ont prouvé que cette grenouille est bien une nouvelle espèce.

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D’autres études plus approfondies sont prévues pour déterminer avec plus de précision la zone géographique dans laquelle elle évolue de manière à mieux protéger l’espèce et son habitat naturel de la pollution et des nuisances humaines.

Enfin, chaque année des centaines de nouvelles espèces de grenouilles sont découvertes. Ce qui prouve que le monde des grenouilles demeurent encore inconnu…

Bon dimanche !

Des fleuves au statut de personne morale

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Fleuve Gange – Inde

À l’image de la Nouvelle-Zélande, les deux fleuves sacrés d’Inde, le Gange et la Yamuna, ont été dotés d’une personnalité juridique propre afin de permettre leur préservation.

En mars 2017, la Haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand au nord du pays a ainsi décrété ces fleuves comme « des entités vivantes ayant le statut de personne morale »,  en justifiant sa décision : « La situation requiert des mesures extraordinaires pour préserver et conserver ces rivières ».

Il est actuellement compliqué d’attaquer en justice lorsqu’un milieu naturel est dégradé en raison qu’il faille prouver que cette pollution a provoqué des dommages à la santé ou l’intégrité physique d’une personne. Fournir alors un statut juridique propre à celui-ci permet plus facilement de mener des actions en justice en son nom propre.

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Fleuve Whanganui – Nouvelle-Zélande

Le Gange, le fleuve le plus long et le plus sacré d’Inde, voit chaque jour dans ses eaux des milliers de pèlerins hindous y accomplir des rites traditionnels ou éparpiller les cendres funéraires de leurs proches. Mais aussi, il se trouve lourdement pollué par les rejets des industries et des égouts. Ce statut juridique donnera donc la possibilité à des citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves.

Sanjay Upadhyay, avocat spécialisé dans la défense de l’environnement à New Delhi a d’ailleurs déclaré à l’AFP : « Nous ne pouvons qu’espérer que la symbolique de cette décision se concrétise sur le terrain ».

Bon dimanche !

Inde : des masques de vaches contre le sexisme

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Sujatro Ghosh est une jeune artiste indienne de 23 ans qui a eu une brillante idée afin de dénoncer le sexisme bien trop présent et pesant dans son pays. Elle a invité des femmes de tout milieu à la rejoindre à porter un masque de vache et à se laisser photographier pour combattre ce sexisme.

Comme chacun le sait, la vache est l’animal sacré en Inde, lequel est même élevé au rang de demi-Dieu. Plusieurs États interdisent d’ailleurs son abattage. S’attaquer à une vache peut avoir de lourdes conséquences. Au Gujarat, par exemple, tuer une vache conduit à un emprisonnement à vie. Selon aussi la BBC, au cours de ces deux dernières années, 12 personnes auraient été abattues pour avoir blessé cet animal.

Quant aux violences à l’encontre des femmes, elles demeurent peu souvent punies par la loi. D’après la police de Delhi, en 2015, seulement 29 % des plaintes pour viol ont abouti à une condamnation et 12 % pour les cas de pédophilie. Il est cependant à spécifier que ces chiffres ne correspondent pas à la réalité, puisque la majorité des victimes se taisent sachant pertinemment que leur agresseur ne sera pratiquement jamais poursuivi.

Sujatro Ghosh a ainsi voulu montrer que la vache a plus de droits que la femme  : « Je suis perturbée, parce que dans mon pays les vaches sont considérées comme plus importantes qu’une femme, parce que cela prend plus de temps pour une femme violée ou agressée d’obtenir justice que pour une vache. », tel qu’elle l’a déclaré à la BBC.

Chaque cliché posté sur son compte Instagram qu’elle a pris de ces quelques femmes qui ont accepté de la suivre est accompagné d’une légende afin de rallier plus de femmes à son projet.

L’homme qui défiait l’infini

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Ce film britannique de Matthew Brown, sorti en 2016 aux États-Unis, relate la biographie d’un incroyable mathématicien indien.

L’un des plus grands mathématiciens du 20e siècle, Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan, était un génie autodidacte qui a révolutionné les mathématiques.

Né en 1887 dans une famille pauvre en Inde, il apprit seul les mathématiques à partir de 2 uniques ouvrages qu’il possédait avant ses 16 ans : La Trigonométrie plane de S. Looney, et Synopsis of Elementary Results in Pure Mathematics de S. Carr contenant une liste de plus de 6 000 théorèmes. Ces 2 ouvrages lui permirent d’établir une grande quantité de résultats sur la théorie des nombres, les fonctions elliptiques, les fractions continues et les séries impropres, tout en créant son propre système de représentation symbolique pour arriver à ces résultats.

Reconnu comme le génie du 20e siècle et de tous les temps, de sa particularité d’être issu d’une famille peu cultivée, il a trouvé quelques 3 900 formules mathématiques qui ont pratiquement toutes été démontrées comme exactes par la suite.

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Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan

Invité en Angleterre en 1914 par les scientifiques Godfrey Harold Hardy et John Littlewood, dont Hardy pensait qu’il s’agissait d’une supercherie à la base, il travailla essentiellement en théorie analytique des nombres. Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan devint célèbre pour ses formules sommatoires impliquant des constantes telles que π et e, des nombres premiers et la fonction partage d’un entier obtenue avec Godfrey Harold Hardy.

Souffrant d’une tuberculose sévère, il mourut à l’âge de 32 ans après être retourné en Inde en 1919.  Il laissa derrière lui des livres entiers de résultats non démontrés (Les Cahiers de Râmânujan) qui continuent d’être étudiés encore de nos jours.

Certaines de ses formules ont d’ailleurs non seulement servi à l’explication d’un trou noir, mais aussi à sa découverte.

Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan avait un raisonnement très rapide, ce qui le qualifiait par certains de ses contemporains tel un mathématicien « naturel », un génie.

À ce propos, Hardy qui se plaisait à classer les mathématiciens sur une échelle de 1 à 100, s’attribuait 25 à lui-même, 30 à Littlewood, 80 à David Hilbert et 100 à Râmânujan.

Interprété avec brio par Dev Patel (Srinivâsa Aiyangâr Râmânujan), très connu également dans le rôle principal du célèbre film Slumdog Millionnaire, et Jeremy Irons (Godfrey Harold Hardy), qui n’a plus besoin d’être présenté, ce film est tout simplement époustouflant !

Je vous invite sincèrement à découvrir L’homme qui défiait l’infini.

En Inde, les unions volontaires contre les unions forcées

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Bien que l’Inde interdise depuis plusieurs années les mariages précoces, en ayant fixé l’âge minimum pour le mariage à 18 ans pour les filles et 21 ans pour les garçons, cette pratique sévit toujours en faisant des milliers de filles toujours des victimes. Très ancrée dans la tradition, cette méthode, notamment dans les régions les plus pauvres, persiste, tel dans l’État du Rajasthan, nord-ouest de l’Inde, où les ONG ont constaté encore aujourd’hui que plus de la moitié des mineures, jusqu’à 65 % selon certaines ONG, était mariée de force.

Alors, afin de tenter à leur niveau d’enrayer le problème et de venir en aide à l’application de la loi, des vendeurs de chapiteaux de mariage se sont unis pour lutter contre les unions précoces en décidant de plus répondre aux attentes des familles qui organisent le mariage d’une mineure.

Ainsi, les commerçants fournissant les chapiteaux de mariage, membres de la Tent Dealers Welfare Samiti, association regroupant 9 000 vendeurs spécialisés dans ce commerce, ont appliqué un règlement pour repérer ces mariages. Ils exigent à chaque commande que leur soit présenté le certificat de naissance de la future mariée. Si celle-ci s’avère être mineure, ils tentent dans un premier temps de raisonner les parents, sinon dans un second temps, ils préviennent les autorités, comme l’a ainsi expliqué le président de l’organisation, à la Fondation Thomas Reuters, Ravi Jindal : « Nous voulons montrer aux gens que c’est mal et qu’ils ne devraient pas faire ça […] Nous les signalons auprès de la police et du chef du village pour qu’ils interviennent et fassent pression sur la famille pour qu’elle renonce. »

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Selon lui, grâce à la mobilisation de ces marchands, 80 noces de ce type ont pu être évitées ces deux dernières années.

Même si ce chiffre paraît dérisoire face à l’ampleur du problème dans cet État, cette petite action montre au moins une volonté de la part de certains citoyens indiens d’empêcher à des jeunes filles d’être privées d’éducation, d’indépendance, d’avenir…

Peut-être qu’également ce genre d’action insufflera une volonté équivalente chez d’autres vendeurs concernés par ce domaine. Car en Inde, l’organisation de cérémonies nuptiales représente un véritable fond de commerce, où même les familles les plus appauvries vont jusqu’à se ruiner pour organiser le mariage de leur descendance.

Et quoi qu’il en soit, c’est aussi grâce aux petites victoires qu’une guerre se gagne…

En Inde, la « ferme à bébés »

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Un fait divers récent a ressorti en plein jour cet effroyable trafic d’enfants en Inde. Pire ! Le trafic de bébés !

Les bébés concernés, fruits de grossesses non voulues, issus de relations hors mariage ou de viols ont été au cœur d’un odieux trafic.

Et c’est la police de l’État du Madhya Pradesh, en Inde, qui a révélé cette sombre affaire.

Une clinique privée de la région, après avoir persuadé les jeunes femmes de ne pas avorter, les a ensuite incitées à vendre leur bébé. Surnommée la « ferme à bébés » par les médias, la clinique comptait une trentaine de lits impliqués dans cet ignoble trafic.

Une machination bien rodée. Les administrateurs de la clinique, véritables manipulateurs, convainquaient les jeunes femmes arrivant au terme de leur grossesse de garder leur bébé jusqu’à la naissance, puis les vendaient jusqu’à 1 500 $ chacun ! Et ce qui donne aussi froid dans le dos ! Les bébés non vendus étaient échangés ! Un couple l’a d’ailleurs fait ; il a échangé l’un de ses deux fils contre une fille !

Selon la police, une jeune femme, ou les parents de celle-ci, qui se rendait à cette clinique était reçue par les médecins qui lui servaient alors deux arguments infaillibles afin de la convaincre de garder son bébé, un accouchement dans la totale discrétion et la garantie d’une bienveillance assurée à l’enfant par la suite. Un officier de police a ainsi confié dans l’anonymat au Times of  India : « Une fois que le bébé est livré et la mère déchargée, les autorités hospitalières commencent la chasse aux couples crédules qui pourraient vouloir les acheter. » Et la clinique engageait même des personnes à la recherche de femmes tombées enceintes de manière involontaire.

De plus, l’enquête menée par la police a conduit à un autre sordide constat, celui qui avait déjà été établi en 2007 par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime. Ce bilan avait révélé que la majorité du trafic d’être humains avait pour but l’exploitation sexuelle dans 53% des cas et le travail forcé dans 40%, démontrant ainsi que la volonté d’adoption par amour et pour cause d’impossibilité de procréer ne représentaient qu’un très faible pourcentage.

Le directeur de la clinique ainsi que plusieurs parents ayant acheté des bébés ont donc été arrêtés. Le directeur de la clinique a été entendu par la police. Ce dernier a prétendu ne pas connaître l’origine des nouveau-nés retrouvés dans les chambres. Quoi qu’il en soit, il est poursuivi pour esclavage d’êtres humains, commerce d’esclaves et vente de mineurs destinés à la prostitution ; des charges très lourdes qui pèsent sur lui.

L’enquête est toujours en cours afin d’identifier toutes les personnes compromises dans ce trafic et les autorités craignent que des opérations équivalentes se soient déjà produites dans cette zone.

Affaire à suivre…