Chine : des animaux meurent dans les zoos sous les coups des visiteurs

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Dans un zoo de la ville de Fuzhoudu, sud-est de la Chine, une femelle kangourou, âgée de 12 ans, a succombé aux coups des visiteurs. Ces derniers voulaient qu’elle saute et lui ont lancé des briques et des morceaux de béton. Le kangourou a eu une patte cassée qui s’est retrouvée séparée de son corps et une pierre qu’elle a reçue aux reins lui a été fatale. Sa mort fut longue et douloureuse.

Quelques semaines plus tard, c’est au tour d’un kangourou mâle, âgé de 5 ans, de subir le même sort dans le zoo en question. Il semblerait que le lancer de pierres de la part des visiteurs à l’encontre des kangourous pour les forcer à sauter soit courant dans ce zoo.

Or, ce ne serait pas un cas isolé en Chine. Les zoos dans le pays sont souvent confrontés à ce genre de situation. Il apparaîtrait aussi que des mesures qui devraient s’imposer afin d’éviter ces massacres ne soient pas prises.

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Au vu de ce drame qui a été rapporté dans la presse internationale, le zoo de Fuzhoudu a prévu l’installation de caméras de surveillance afin d’empêcher ces comportements. La direction du zoo a même annoncé le souhait de faire empailler le kangourou maltraité et l’exposer au sein du zoo en vue de sensibiliser le public au respect des animaux. Pas sûr que cette prise de position ait l’effet escompté.

La Chine n’est tristement pas un bon exemple en matière de protection des animaux, que ce soit dans les zoos ou ailleurs. Le mauvais traitement des animaux dans les zoos de ce pays est souvent décrié. L’an passé, des visiteurs ont jeté un âne en pâture aux tigres.

Malgré une forme de bonne volonté s’affichant dans cette décision de mettre en place un système de surveillance, peut-être pour atténuer la colère des défenseurs des animaux, faudra-t-il que le personnel derrière ces caméras suivent ? Faudra-t-il également que les gardiens présents, s’il y a, fassent leur travail ? Un animal jeté en pâture ne passe quand même pas inaperçu.

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Bon dimanche !

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Chine : « La Ceinture et la Route »

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Le 14 et 15 mai dernier, 29 chefs d’États et de Gouvernements ont participé au Sommet de coopération internationale « La Ceinture et la Route » à Pékin organisé par le Président chinois Xi Jinping. Ce vaste projet consiste à ouvrir de nouveau les anciennes « routes de la soie » empruntées par les caravaniers du IIe siècle avant J.C. au XVe siècle après J.C. Par ce nouvel aménagement, la Chine souhaite redessiner le paysage géopolitique mondial et ainsi marquer son empreinte dans la mondialisation sans frontières en désenclavant une partie de son territoire.

Michel Foucher, géographe, ancien ambassadeur et directeur du CAPS (Centre d’analyse, de prévision et de stratégie) du ministère des Affaires étrangères, titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d’études mondiales de Paris, a apporté son analyse sur cet immense dessein aux sérieuses conséquences politiques et stratégiques.

Le Président chinois en a fait sa priorité diplomatique depuis 4 ans. Baptisé Yidai, Yilu, en chinois, One Belt, One Road (OBOR), en anglais, ce chantier implique plus de 60 pays en vue d’une nouvelle géoéconomie terrestre et maritime. En rouvrant tout en modifiant ces anciennes routes commerciales, la Chine veut d’une part retracer ces lignes terrestres, des convois de marchandises qui pourront se rendre par voies ferroviaires directement à Londres (Angleterre), Duisburg (Allemagne), Lyon (France), Madrid (Espagne), Belgrade (Serbie), Budapest (Hongrie), Varsovie (Pologne), ou voire encore jusqu’à Téhéran (Iran). Et d’autre part, réhabiliter ces voies maritimes qui n’étaient pas à l’origine des couloirs consacrés au commerce.

Le mot clé du projet est « connectivité » et il est déjà en marche en avançant même à très grande vitesse.

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Les routes terrestres

Concernant les routes terrestres réaménagées, en exemple, un train de marchandises en provenance de Yiwu (ville-district de la province du Zhejiang en Chine) est ainsi arrivé directement à la gare de Barking à Londres le 1er janvier 2017 après 19 jours de voyage  et un autre dans le sens inverse le 29 avril 2017.

Or la Chine rencontre un problème, celui d’intégrer à son marché intérieur ses provinces de l’Ouest (Xinjiang, Tibet, Yunnan) en les faisant bénéficier de débouchés commerciaux. Pour ce faire, elle veut réduire les distances et par conséquent le temps sur le continent eurasiatique en permettant la circulation des trains entre le marché chinois et européen. La Chine étant en surcapacité de production dans de nombreux domaines, notamment l’acier, le matériel ferroviaire, etc., elle veut exporter ses biens industriels. La Banque mondiale évalue d’ailleurs cet excédent à 10 % du PNB. En exemple, le dernier train pour Duisburg (premier port fluvial d’Allemagne) était un convoi de 700 m de long parti de la province du Sichuan (Chine) comptant 50 conteneurs chargés de produits électroniques assemblés en Chine par Hewlett Packard, Acer et Foxconn, un sous-traitant d’Apple.

Cette idée d’utiliser le marché terrestre est venue de deux constatations. Près de 95 % du fret en provenance d’Asie et en direction de l’Europe sont transportés actuellement par voie maritime, laissant donc la place au transport terrestre mais sous deux conditions, baisser les prix et augmenter la vitesse. La seconde observation est du fait des industriels européens et américains produisant en Chine en voulant exploiter des voies ferroviaires plus rapides et plus sûres que les voies maritimes. Pékin a su alors habilement répondre à ces deux lacunes en introduisant rapidement cette idée de la remise en fonction de ces vieilles « routes de la soie » terrestres, initialement suivies par les caravanes de chameaux partant de Xi’an (capitale de la province du Shaanxi) qui contournaient par le nord ou le sud les déserts du Xinjiang (Taklamakan, région autonome ouïgoure du Xinjiang, désert surnommé « Mer de la mort », et Gobi, vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie qui englobe près d’un tiers la surface de la Mongolie) et allaient commercer vers l’Orient proche, l’Empire ottoman, l’Empire perse, Venise ainsi que le monde méditerranéen.

Aujourd’hui, des compagnies ferroviaires assurent déjà ces trajets, notamment la Trans Eurasia Logistics, une entreprise allemande qui collabore avec la Deutsche Bahn, la RDZ russe et la Temir Scholy au Kazakhstan. Quant à la France, la SNCF n’appréhende pas l’intérêt de ce projet, étant donné que pour le moment le pays n’a rien à mettre dans ses trains en direction de Chine, d’où un lourd déséquilibre commercial qui en découle.

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Les routes maritimes

La Chine veut dès lors s’affirmer aussi en tant que nouvelle puissance maritime.

Bien que les Chinois se targuent d’évoquer l’Amiral Zheng He (1371-1433), les routes de la soie maritimes n’ont jamais existé. Il a conduit 12 expéditions caractérisées de nos jours de « missions d’évaluation de la menace ». Il n’a donc jamais commercé. Ayant établi que la Chine à l’époque était en sécurité, les autorités avaient décidé de brûler l’ensemble de leur flotte et de refermer le pays sur lui-même.

Ce n’est que très récemment que la Chine a pris conscience qu’elle pouvait devenir une puissance maritime. Elle mène alors une politique dite la « politique du collier de perles », s’apparentant à la stratégie de la « route des Indes » conduite par les Britanniques au XIXe siècle avec leurs célèbres comptoirs maritimes de Gibraltar, Malte, Chypre, Alexandrie, Suez, Aden, Bombay, Colombo, Singapour ou encore Hong Kong. Les Chinois se sont juste contentés d’inverser le parcours. D’ailleurs en mer de Chine, ils sont en train d’aménager un grand port au sud du Sri Lanka ainsi qu’aux Maldives, à Suez et ont prévu la location longue du port de conteneurs du Pirée en Grèce. Il est à noter que 58 % des 50 premiers ports mondiaux de conteneurs appartiennent à la Chine.

Malgré le débat en Chine qui a lieu actuellement sur cette dimension de Terre et de Mer ; le huitième Livre Blanc de la défense insiste sur cette notion, la marine chinoise s’installe à Djibouti, ce qui inquiète fortement les États-Unis.

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L’intérêt réel de ces routes commerciales

Ce bénéfice est considérable d’un point de vue général, mais également et surtout dans le domaine du digital. Les Chinois s’intéressent de très près au vaste marché du digital de l’Union Européenne et veulent s’y connecter en raison de leurs intérêts conséquents dans ce secteur. Ils souhaitent en réalité s’affranchir du monopole occidental sur les câbles optiques sous-marins pour court-circuiter les réseaux américains et créer ainsi un grand marché informatique transcontinental avec des fleurons chinois, dont Huawei et China Mobile.

Hormis la Chine, aucun pays dans le monde n’est en mesure de proposer un projet d’une telle ampleur. Seules les entreprises du GAFA, regroupant Google, Amazon, Facebook et Apple, en Californie possèdent une telle offre de mondialisation, or il s’agit d’entreprises privées non d’États. Mais aussi, la Chine profite de l’opportunité de la nouvelle stratégie diplomatique américaine qui laisse suggérer qu’elle s’extraie des affaires du monde afin de prendre la position du leadership et relier les deux pôles de l’Eurasie.

Le projet de « la Ceinture et la Route » couvre près d’1/4 du commerce mondial et touchera 63 % de la population mondiale. La Chine y a investi plus de 50 milliards $ et construit près de 56 zones économiques. 220 milliards € ont déjà été engagés en 2016 et 2017 pour construire 2 200 km de voies nouvelles dans l’Ouest ainsi qu’au Kazakhstan, au Tibet et au Népal. Elle finance en parallèle des lignes à grande vitesse en Europe centrale entre Belgrade et Budapest.

Réf. « L’Euro-Asie selon Pékin », revue Politique Étrangère, Ifri, 2017 et « la Bataille des cartes, analyse critique des visions du monde », Michel Foucher, éditions François Bourin.

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Chine : la plus grande centrale solaire du monde

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Une ferme solaire flottante en Chine – SUNGROW

La société chinoise Sungrow vient de mettre en activité la plus grande centrale solaire du monde en plein cœur de la province d’Anhui. Un secteur agricole situé proche de la ville de Huainan à environ 200 km au nord-ouest de Shanghai. Cette région très pauvre jadis a prospéré à partir des années 50 principalement grâce à l’exploitation de ses gisements miniers et de son charbon.

C’est précisément dans l’une des mines de charbon à ciel ouvert, désaffectée et inondée que l’entreprise y a installé sa centrale en 2016, puis connectée au réseau du pays en mai 2017. Cette centrale composée de milliers de panneaux solaires cumulant une puissance de 40 MW (mégawatts) alimenterait en électricité près de 15 000 foyers, selon une estimation chiffrée des médias chinois. De part sa capacité, elle devient alors la centrale solaire flottante la plus puissante du monde. Elle détrône ainsi la précédente installation du même type, situé aussi à Huainan, mise en place par le fabricant chinois Xinyi Solar et dont la capacité est de 20 MW.

Or, cette première place risque d’être vite remplacée, étant donné que la société Sungrow a annoncé début juin la construction d’une nouvelle centrale flottante d’une capacité de 150 MW, dans la même région. Un projet qui devrait être achevé en fin d’année, selon le site PV-Tech.

Ce type d’installation sur l’eau présente de multiples avantages. Son étendue importante, 800 000 m2 pour la plus récente, ne nuit pas aux exploitations agricoles, bâtiments, etc. qui se trouveraient sur la terre ferme. La réverbération de l’eau ainsi que le système de refroidissement qu’offre l’eau amplifie l’efficacité des panneaux. Et la surface aquatique étant plate, aucun relief de terrain ne vient faire ombrage aux panneaux.

Enfin, depuis 2015, la Chine est devenue le plus grand producteur d’énergie solaire du monde, dépassant l’Allemagne. Elle a également atteint une capacité de plus de 77 GW (gigawatts) en énergie solaire fin 2016, selon le chiffrement de l’administration nationale de l’énergie. Et malgré que le charbon représente à 60 % la principale source énergétique du pays, les énergies renouvelables sont en progression. Elles atteignent aujourd’hui 11 % du mélange énergétique chinois qui pourrait doubler d’ici 2030.

De quoi peut-être donner à réfléchir à Donald Trump qui, lui, est dans la vision opposée, en voulant faire sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat…

SK-II : « Change Destiny »

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En Chine, être encore célibataire pour une femme ayant passé l’âge de 25 ans est presque inconcevable, voire même outrageant.

La famille, les amis, la société, tous, mettent une pression incroyablement forte sur les femmes encore célibataires à cet âge, mais surtout la famille.

Alors que chez nous, nous utilisons l’expression des « Catherinette » afin d’évoquer plus élégamment les femmes célibataires de 25 ans et plus, en Chine, c’est une autre beaucoup moins sympathique, « Sheng nu » signifiant littéralement « dont personne ne veut », et ces femmes sont parfois même considérées comme « rebut »

La marque chinoise de cosmétique SK-II a alors décidé de lancer une campagne à grande échelle appelée « Change Destiny », « Changer le Destin », en réalisant une vidéo dans laquelle les célibataires ont témoigné de la difficulté de vivre dans leur situation et de la pression inouïe qu’elles subissent de la part de leur famille pour les pousser à se marier ainsi que du poids des traditions ancestrales.

Dans la vidéo intitulée « Mariage Market Takeover », « Prise de contrôle du marché du mariage », plusieurs jeunes chinoises âgées de plus de 25 ans témoignent.

Tandis que des photos d’elles petites filles défilent, des phrases, dont certaines se veulent humiliantes, se font entendre : « Trouve quelqu’un à épouser », « Tu es trop difficile », « Tu n’es plus aussi jeune », « Je ne serais pas en paix tant que tu ne te seras pas mariée », « Tu es banale. Pas très jolie » ou encore « Tu es un rebut », et ces phrases n’étant autres que celles prononcées par leurs parents ; parents issus d’une ancienne génération ne comprenant pas pourquoi elles sont encore célibataires et leur rejettent donc la faute en estimant qu’elles ont forcément un problème.

Les yeux en pleurs, ces jeunes femmes expliquent qu’elles souffrent terriblement de cette considération, car elles n’ont aucun souci majeur avec les hommes, mais elles cherchent tout simplement l’homme de leur vie, comme n’importe qu’elle autre jeune femme dans le monde. Elles racontent : « Les gens vous regardent bizarrement. Il y a tellement de pression pour se marier. Le Nouvel An chinois est la période la plus stressante de l’année. Tout le monde vous demande : Quel âge as-tu ? Pourquoi n’es-tu pas encore mariée ? […] En Chine, les gens pensent qu’une femme célibataire est une femme incomplète. On est marginalisée. »

Or, plus que la simple peur de ne pas fonder une famille ou trouver l’homme de leur vie, c’est surtout celle de décevoir leurs parents. L’une d’elle se demande même si elle ne devrait pas laisser tomber la recherche de l’amour et accepter d’épouser un homme correct que ses parents auraient jugé et choisi pour elle, comme elle l’exprime : « Chez nous, respecter ses parents est la chose la plus importante. Ne pas se marier est considéré comme le plus grand manque de respect possible à leur égard. »

Le mariage est d’une telle importance en Chine, qu’un véritable « marché de l’amour » existe. Tous les week-end, dans un lieu ouvert, les parents s’y rendent pour coller des annonces et regarder celles des autres afin de trouver un homme pour leur fille ou aussi une femme pour leur fils.

Cependant, la plupart de ces jeunes femmes, bien à l’aise dans leur époque, ont décidé de montrer à leur famille une autre image que celle d’être juste des « femmes à marier » et se sont rendues dans ce fameux lieu, affiches en main qu’elles ont placardées, sur lesquelles, autres des traditionnelles annonces prônant leurs qualités, salaire, biens matériels, etc., sont inscrites leur volonté de ne pas se marier.

« Être heureuse, épanouie, forte », voilà ce qu’elles veulent !

Cette vidéo, partagée plus de 100 000 fois en seulement 24 heures, se termine avec une phrase pleine d’espoir : « J’ai confiance en moi. Je suis indépendante. J’aime la vie. Je suis une femme exceptionnelle. »

La marque SK-II, très populaire en Chine, a ainsi donné un grand coup en s’engageant pour la libération de la femme par le biais d’une telle campagne et faire prendre conscience aux femmes en général que le pouvoir de décision leur appartient et qu’elles sont entièrement capables de se fixer seules leurs limites.

Le « défi des genoux »

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Décidément, les défis « minceur » les plus idiots les uns que les autres des adolescentes n’ont pas fini de se déchaîner sur le web !

Après celui du « #CollarboneChallenge » consistant à faire tenir une rangée de pièces de monnaie dans la salière, ce creux formé au-dessus de la clavicule, afin de vérifier sa bonne minceur, enfin sa maigreur, celui du « A4 Waist Challenge », reposant sur la stupide idée de réussir à couvrir l’entièreté de la zone du ventre derrière une feuille A4 sans qu’un bout de peau ne dépasse les bords horizontaux de la feuille pour correspondre au bon poids, la nouvelle tendance cette année, venue de Chine et complètement ahurissante, surtout tout autant dangereuse, est le défi du « iPhone 6 Knees Challenge » ou le « défi des genoux » !

Sur le réseau social Weibo, l’homologue de Twitter en Chine, ce nouveau défi connaît un véritable succès chez les adolescentes chinoises. Celui-ci suggère de poser l’appareil sur ses deux genoux, lequel doit entièrement les recouvrir sans qu’un gramme de peau ne dépasse de l’iPhone 6 (cf. la photo ci-dessus) affichant ainsi leur minceur. Ce nouveau challenge faisant l’apologie de la « minceur » pousse alors les adolescentes à maigrir pour relever le défi.

Cependant, bien que cette nouvelle mode « beauté » totalement absurde fasse littéralement fureur en Chine, elle n’a heureusement pas encore traversé les frontières.

Croisons les doigts bien fort afin qu’il reste ainsi et que ce phénomène disparaisse aussi vite qu’il est venu.

Le thé

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Cette boisson préparée à partir de feuilles de théier torréfiées après la cueillette (thé vert) ou  après avoir subi une légère fermentation (thé noir) est bien devenue incontestablement un produit de référence dans notre régime alimentaire. Boisson la plus bue dans le monde après l’eau, elle apporte de multiples bienfaits à notre organisme.

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Thé noir

Pas autant bienfaiteur que le thé vert, bien qu’il soit issu du même arbuste, puisqu’il possède moins d’antioxydants, pour avoir subi une oxydation lors du processus de la fermentation, il se révèle toutefois bénéfique pour la santé.

Il représente environ 78 % de la production mondiale de thé et le  produit le plus consommé dans les pays occidentaux. Des chercheurs britanniques ont observé de nombreuses études afin d’en évaluer son potentiel.

Selon cette observation, la consommation de 3 tasses de thé noir par jour, dont une tasse équivaut à 237 ml, aurait un effet positif sur la santé cardiovasculaire, baissant jusqu’à 11 % le risque d’infarctus du myocarde. Cet effet proviendrait des antioxydants qu’il contient.

En outre, les flavonoïdes présents dans le thé noir contribueraient à ralentir la progression de l’ostéoporose chez les femmes. Plus la consommation est grande, jusqu’à 4 tasses par jour, plus son effet protecteur est élevé. La consommation de cette boisson en Grande-Bretagne, notamment, permet de hausser de 3 % l’apport en calcium chez les femmes.

Les chercheurs attestent que ce thé participerait aussi à réduire le risque de fracture de la hanche chez les hommes.

La caféine inclue dans le thé noir, 17 mg par 100 ml, ne présenterait aucun risque dans une consommation quotidienne de 8 tasses, bien au contraire, elle améliorerait les capacités cérébrales et l’humeur ; sa teneur en caféine étant moins élevée que celle du café, 75 mg à 100 mg par 100 ml. Sa consommation aide à l’hydratation.

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Thé vert

Très riche en antioxydants, sous forme de polyphénol (famille de molécules organiques largement présente dans le règne végétal), le thé vert est reconnu comme étant le plus intéressant sur ce point. Le thé vert sencha (japonais) est de tous celui qui détient le plus d’antioxydants. 1 tasse apporte de 300 mg à 400 mg de polyphénol.

Il apporte également de la vitamine C, 250 mg pour 100 g en poids sec, ainsi que des vitamines B1, B2 et B6. L’activité des antioxydants se ferait dans les 2 à 3 heures qui suivent la consommation d’1 tasse de thé.

Des études épidémiologiques indiquent que chez les populations à risque de cancer du poumon, l’estomac ou l’œsophage, les buveurs réguliers de thé sont moins touchés, par exemple en Chine, le taux du cancer de l’estomac est réduit de 31 %. Les taux d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral sont de même plus bas dans les populations consommant du thé.

Le thé renferme aussi des phytoestrogènes (groupe de composés non stéroïdiens produits naturellement par les plantes) pouvant expliquer chez les femmes ménopausées en Asie qu’elles seraient moins atteintes d’ostéoporose. Il a été constaté une densité osseuse plus élevée d’environ 5 % en moyenne avec 1 tasse de thé par jour, ce qui correspondrait à une réduction de 10 à 15 % du risque de fractures.

Une étude montre enfin que boire du thé diminuerait l’apparition et la sévérité des caries.

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Conseils d’utilisation

– L’eau doit être frémissante, pas plus de 80°C, sinon elle dénature les antioxydants.

– Il est à noter que le polyphénol présent dans le thé se lient au fer provenant de l’alimentation, en particulier la viande, et les bloquent dans l’intestin, empêchant ainsi le fer d’être assimilé. Afin d’éviter ce désagrément, il est conseillé de respecter les limites raisonnables de consommation, de boire le thé de préférence en dehors des repas et d’ajouter du lait ou du citron.